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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
qui commence, à vous et à vos familles. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première d'entre elles va être posée par le président Marlex pour le groupe Les Républicains.
La seule question que se posent les Français à la suite de votre nomination à Matignon, c'est est-ce que ça va changer quelque chose pour nous ? La France connaît toujours une dette abyssale qui la place au bord de la faillite. Les Français ont de plus en plus de mal à boucler leur fin de mois. Nos frontières sont toujours des passoires. La violence explose. On ne peut plus se faire soigner dans de nombreux départements. Nos EHPAD manquent de tout. Et on a désormais une crise du logement sans précédent, avec des salariés condamnés à dormir dans leur voiture. Vos défis, c'est peu de le dire, sont immenses. Le seul remède, c'est d'agir avec courage, même quand c'est difficile, même quand c'est impopulaire. Nous nous sommes quittés en décembre sur l'adoption de la loi immigration. Elle a suscité une crise qui a fait imploser votre majorité, qui a fait imploser le gouvernement de madame Borne. notamment sur la question de l'aide médicale d'Etat. Cette aide sociale, versée au bénéfice de 400 000 clandestins, coûte 1,2 milliard aux Français. Ces mêmes Français à qui vous demandez de contribuer de manière supplémentaire, de 50 centimes de plus par boîte de médicaments, ou ces Français à qui vous déremboursez un peu plus les soins dentaires. Votre prédécesseur, monsieur le Premier ministre, ainsi que le ministre de l'Intérieur, votre ministre de l'Intérieur, s'était engagé devant la représentation nationale à enfin réformer l'AME pour la recentrer sur des soins d'urgence et des soins vitaux. Allez-vous tenir cet engagement quand nous présenterez-vous un projet de loi
vous remercie, monsieur le Président. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Marlex. C'est la première fois que je m'exprime dans cet hémicycle en tant que Premier ministre. Et vous me permettrez de commencer en remerciant le Président de la République pour sa confiance, en remerciant les membres du gouvernement que j'ai proposés et qui ont été nommés de m'accompagner, en remerciant la représentation nationale pour son accueil. Parmi vous. Monsieur le Président Marlex, en choisissant de me nommer Premier ministre, le Président de la République a choisi de nommer un ministre du précédent gouvernement parfaitement lucide sur la situation que traversent notre pays et les Français. Oui, notre pays traverse de très grands défis, comme le monde. Oui, des Français traversent de très grandes difficultés. Oui, il y a des Français qui doutent, il y a des Français qui souffrent, il y a des Français en colère, des Français qui n'y croient plus. Et je le dis, je ne tomberai jamais dans le fatalisme consistant à penser que les problèmes des Français ne peuvent pas être réglés. Au contraire, parce que nous voyons aussi chaque jour dans notre pays. Des Français qui innovent, qui investissent, qui travaillent, qui s'engagent dans des associations en solidarité avec les Français. Des Français qui cherchent tout simplement à faire progresser notre pays et à répondre aux attentes de leurs concitoyens. Et je suis l'un d'entre eux et les membres de mon gouvernement le sont également. J'aurai l'occasion évidemment de présenter ma déclaration de politique générale et nous aurons l'occasion d'avancer sur un certain nombre de chantiers ensemble. Je le dis, je suis... Lucie, sur ses difficultés, est totalement mobilisée pour y répondre, notamment celle que vous avez évoquée. Vous avez posé une question s'agissant de l'immigration, de notre modèle social et de l'aide médicale d'Etat. Un texte a été débattu au Parlement, un texte a été adopté, le Conseil constitutionnel en est saisi et se prononcera prochainement. Dans le cadre de ce texte, un débat a eu lieu sur l'aide médicale d'Etat. Elisabeth Borne, ma prédécesseure, a effectivement adressé un courrier en prenant un engagement. Et cet engagement sera tenu, monsieur le président Marlex. J'aurai l'occasion, dans ma déclaration de politique générale, à revenir sur les chantiers à venir, sur la méthode de travail. Mais vous l'aurez compris, je souhaite avancer, avancer vite, avancer fort sur les préoccupations de nos concitoyens pour permettre à notre pays d'affronter les grands défis qui sont devant lui. Je vous remercie.
vous remercie, monsieur le Premier ministre. Monsieur le Président.
le Premier ministre, les beaux mots c'est bien, l'action c'est mieux. Je vous rappelle que l'AME c'est l'argent des Français. Ces Français à qui vous demandez un effort sur leurs dépenses de santé, il n'y a pas de raison que vous ne passiez pas très vite à l'action sur l'AME. On l'attend pour ce début de l'année, comme promis par votre prédécesseur.
Merci beaucoup. La parole est à monsieur Christophe Neiglen pour le groupe Lyot.
Merci madame la Présidente. Au moment où tout le monde souhaite des voeux de santé, cette dernière reste la principale préoccupation des Français, notamment dans les territoires ruraux. On constate un manque de médecins en médecine de ville, on constate un manque de médecins, de personnels soignants dans nos hôpitaux. C'est un constat dans les Vosges comme c'est un constat dans tout notre pays. Ce problème... prend son origine dans des décisions politiques datant d'il y a 40 ans. Mais depuis 7 ans, nos concitoyens ne voient pas de changement. La transformation du numerus clausus en numerus apartus n'a rien changé. Monsieur le Premier ministre, quand ? Quand, avec la ministre de la Santé, la ministre de l'Enseignement supérieur, allez-vous ouvrir plus largement l'accès aux études de médecine ? Quand allez-vous donner plus de moyens aux universités pour pouvoir former plus de médecins ? De plus, monsieur le Premier ministre, vous avez annoncé lors d'un déplacement 32 milliards d'euros supplémentaires pour l'hôpital. C'est en réalité une excellente nouvelle. Ce chiffre néanmoins est égal à la hausse prévue et votée de la branche maladie. Est-ce que cette hausse dont vous parliez est réellement une hausse de 32 milliards pour notre hôpital, pour ses personnels ? Est-ce un pur hasard si elle correspond justement à la hausse prévue par la branche maladie dans le projet de loi de finances ? Monsieur le Premier ministre, ces 32 milliards d'euros seraient réellement nécessaires pour notre hôpital public.
vous remercie. La parole est à madame Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités.
Madame la Présidente, mesdames et messieurs les députés, vous avez raison, monsieur le député Nejlen, c'est vrai que depuis 40 ans, notre pays a connu des difficultés en ce qui concerne le nombre de médecins, en ce qui concerne bien évidemment les personnels soignants. Mais vous l'avez dit vous-même, 40 ans. Depuis 2019, nos dépenses d'assurance maladie, l'ONDAM, ont augmenté de près de 55 milliards d'euros, dont la moitié, au bénéfice des établissements de santé. En réponse à la crise de Covid-19, le Ségur de la santé a apporté des réponses, aussi bien en fonctionnement, c'est la reconnaissance des revalorisations salariales pour l'ensemble des équipes soignantes, mais également des investissements. 9 milliards d'investissements sur la période 2020-2029. Alors, au-delà des chiffres, moi, ce qui m'intéresse, c'est de mettre en avant ces investissements du quotidien. C'est le travail de ce que vous avez voté, mesdames et messieurs les députés. Et c'est cela qu'aujourd'hui, nous allons mettre en place en ayant effectivement des hôpitaux qui seront des hôpitaux plus modernes, plus verts, mais également des investissements qui permettront, comme au CH de Remirmont, d'apporter... des réponses en matière d'offres de soins de qualité, la traduction concrète au service des bassins de vie, au service de nos concitoyens. Trois maîtres mots vont guider cette action. Accélérer ses investissements. Les crédits sont là, nous devons aller plus vite. Deuxièmement, concrétiser les modernisations. Troisièmement, donner aux professionnels de santé des conditions de travail meilleures. Voilà le chemin. La paix et la discussion, nous avancerons. Merci beaucoup Madame
la Ministre. Monsieur Neiglène.
Madame la Ministre, je ne remets pas en cause le Ségur qui était en réalité une très bonne chose et il faut le saluer. Je vous parle de former plus de médecins. C'est ça qu'on a besoin. Il manque, il en faut trois pour en remplacer un qui part en retraite. On a besoin de plus de médecins.
Merci beaucoup. La parole est à Monsieur le Président Maillard pour le groupe Renaissance.
Merci Madame la Présidente. J'associe à ma question le Président Matei. Monsieur le Premier Ministre. Je souhaite tout d'abord, au nom de toute la majorité présidentielle, saluer votre nomination comme nouveau chef du gouvernement. Votre nomination est le gage de la volonté d'audace et de renouvellement. que nous avons toujours incarné aux yeux des Français. Fidèle à ses valeurs et au projet qui est le nôtre depuis 2017, celui du président de la République, vous avez exprimé votre ambition d'un gouvernement centré sur l'action et les résultats, et ce, au bénéfice de tous les citoyens. Les chantiers, disons-le, sont nombreux. En premier, il y a bien sûr l'école de la République. dont vous avez fait une priorité absolue. Nous ne pouvons que le saluer, monsieur le Premier ministre. Mais il y a également le respect de l'autorité et du droit de la sécurité, la défense du pouvoir d'achat et des classes moyennes, la promotion de la valeur travail, oui, la promotion de la valeur travail, la préservation de notre modèle social, la maîtrise de nos finances publiques. ou encore l'accélération de la transition écologique. Tous ces défis, il est impératif que nous les relevions ensemble si nous voulons que la France de demain soit fidèle à elle-même, fidèle à son histoire. Dans cette perspective, Monsieur le Premier ministre, comment entendez-vous dérouler votre action pour les mois à venir ? Je vous remercie.
Merci beaucoup Monsieur le Président. La parole est à Monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Sylvain Maillard. Quand j'ai été nommé Premier ministre, j'ai eu l'occasion d'indiquer quelles étaient mes grandes priorités. Oui, comme vous. Je veux agir pour tous ces Français qui sont toujours au rendez-vous de leur responsabilité, qui travaillent tous les jours, qui bien souvent se trouvent un peu trop au-dessus pour bénéficier des aides sociales et pas suffisamment haut pour s'en sortir tout seul. C'est à cette France-là, oui, que je veux m'adresser aussi et les accompagner. Oui, monsieur le président Maillard, je veux continuer à m'engager pour l'école de la République. J'ai eu l'occasion de fixer un cap, de prendre de premières décisions en tant que ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Ce cap sera évidemment tenu. Nous devons remettre de l'exigence et de l'excellence à tous les étages. L'école n'est pas un tapis roulant sur lequel on se pose et on passe de classe en classe sans vérifier si on a le niveau. Remettre de l'exigence et de l'excellence, c'est ce que nous devons. à tous les élèves de France en matière d'égalité des chances. Oui, nous allons agir, et la ministre vient de l'indiquer, sur l'accès aux soins et pour la santé de nos concitoyens, ce qui est une très grande priorité. Oui, nous allons poursuivre notre investissement pour la sécurité de nos concitoyens, pour les droits et devoirs respectés en tout lieu dans la République, pour des familles au rendez-vous de leurs responsabilités et de celles de leurs enfants. Et oui, Monsieur le Président Maillard, nous allons continuer à avancer aussi pour la planification écologique, cet immense chantier de transformation. Et je le dis, les résultats que nous avons obtenus en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre ces derniers mois n'avaient pas été connus dans notre pays auparavant. Nous allons poursuivre. A partir de là, Monsieur le Président Maillard, le Président de la République, s'exprimera, vous le savez, ce soir pour affirmer un cap. Il m'appartiendra ensuite de présenter devant la représentation nationale ma déclaration de politique générale. Cette déclaration de politique générale, je souhaite la construire et la nourrir avec l'ensemble des forces politiques représentées dans cet hémicycle et au Sénat. Et donc je recevrai l'ensemble des groupes politiques représentés au Parlement. pour construire avec eux cette déclaration de politique générale. De la même manière, j'échangerai avec les forces syndicales, avec les associations d'élus locaux. Je me déplacerai aussi sur le terrain au contact des Français pour nourrir cette feuille de route. J'ai proposé à la présidente de l'Assemblée nationale qu'en conséquence, la déclaration de politique générale puisse se tenir le 30 janvier prochain dans cet hémicycle, après ce travail de dialogue, de concertation avec l'ensemble de celles et ceux qui sont prêts à s'engager pour relever les défis au service des Français.
Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre. La parole est à Madame Laure Lavalette pour le Rassemblement national.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, le théâtre élyséen ferme ses portes ce soir, mais la nomination de votre gouvernement donne déjà une idée du grand rendez-vous promis par Emmanuel Macron. L'axisme judiciaire et place de prison non construite, Monsieur Dupond-Moretti reste à la justice. Croissance quasi nulle, déficit commercial record et dette qui explose, Monsieur le maire reste à l'économie. Débâcle sécuritaire et chaos migratoire, Monsieur Darmanin s'auto-reconduit au ministère de l'Intérieur. S'ajoute à la liste, Madame Oudea Castera, félicitée pour le mensonge du Stade de France, ce qui depuis semble d'ailleurs être une marque de fabrique. Ou encore, Monsieur Séjourné, exfiltré en catastrophe des élections européennes et qui nous explique qu'il est compétent parce qu'il a vécu à l'étranger. Mais bien sûr, en voilà un argument de poids. Alors il y a pire, monsieur le Premier ministre, que de vouloir tout changer pour que rien ne change. Il y a ne rien vouloir changer du tout. A commencer par la politique de saccage social, de fiscalité étouffante et de précarisation généralisée que vous menez depuis bientôt 7 ans. Voici qu'au beau milieu de l'hiver, vous annoncez la hausse de 10% des factures d'électricité pour les ménages. Monsieur Attal, une inflation en baisse, ça reste une inflation. Les prix de la nourriture, des services et des biens continuent d'augmenter. Et voici maintenant trois ans que les Français payent le litre d'essence près de 2 euros. Monsieur le Premier ministre, si le problème est structurel, la réponse doit être structurelle. La solution réside dans les taxes qui représentent une part démesurée des prix à la pompe comme de l'électricité. Il faut d'urgence baisser la TVA sur les produits énergétiques, maintenir le gel de la TIC. et instaurer enfin le taux zéro pour 100 produits de première nécessité ? Après la nouvelle hausse des prix du péage, des trains ou encore de la viande, allez-vous enfin prendre conscience de la gravité de la situation ou attendez-vous la ruine définitive des classes moyennes de ce pays ? Je vous remercie.
vous remercie. La parole est à monsieur Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Lavalette, le pouvoir d'achat est un sujet trop sérieux pour se contenter de déclarations péremptoires. Prenez la question de l'électricité et du gaz, qui est la principale raison de l'inflation dans notre pays depuis deux ans. Cette majorité a mis en place un bouclier sur l'électricité et le gaz qui a mieux protégé la population française que toutes les autres populations européennes. Quand l'électricité a flambé et que la facture d'électricité des Français aurait dû doubler, passant en moyenne de 1000 à 2000 euros, nous avons pris en charge la moitié de cette facture, 1000 euros. Vous, Madame Lavalette et votre groupe, vous proposiez la baisse de la TVA à 5%, ce qui aurait représenté 300 euros d'économie. Nous avons fait trois fois mieux que vous sur le pouvoir d'achat. Et je me permettrai de vous rappeler, Madame Lavalette, que nous n'aurions pas eu de problème de pouvoir d'achat. que nous n'aurions pas eu de problème de flamber des prix de l'électricité et du gaz si votre ami, monsieur Vladimir Poutine, n'avait pas attaqué l'Ukraine. Enfin, madame Lavalette, où étiez-vous ? Où était votre groupe, madame Lavalette ? Quand nous avons décidé de revaloriser les pensions de retraite pour suivre l'inflation, vous avez voté contre. Quand nous avons décidé de revaloriser les minima sociaux, vous avez voté contre. Quand nous avons décidé de revaloriser le barème de l'impôt sur le revenu pour que les classes moyennes ne payent pas davantage d'impôt sur le revenu, vous avez voté contre toutes les revalorisations de pouvoir d'achat. Alors un peu plus d'actes, un peu plus de décisions, et aidez-nous dans notre combat pour le pouvoir d'achat des Français.
vous remercie, monsieur le ministre.
Madame Lavalette. Monsieur le ministre, nous referons de la France le paradis énergétique. Elle devrait être pour les ménages et les entreprises. Vous avez éteint la lumière. Nous la ramulerons. Vivement le 9 juin. Merci
beaucoup. La parole est à madame la présidente Châtelain pour le groupe écologiste.
Monsieur le Premier ministre, en laissant Emmanuel Macron s'accaparer tous les pouvoirs, c'est notre démocratie qui est en danger. Vous n'avez entre vos mains ni votre destin, ni celui de la France. Vous êtes là par le bon vouloir du président. Votre nomination est le choix de la continuité. Rien d'étonnant alors que vous renonciez à demander la confiance de l'Assemblée nationale. Comme Manat Born, vous êtes condamné à rester l'exécutant zélé d'un président qui s'imagine souverain. D'un président qui depuis maintenant 7 ans ne peut constater la chute du soutien des Français à sa politique. Pourtant, de remaniement en remaniement, rien ne change. De la répression des gilets jaunes au passage en force de la réforme des retraites. Des soutiens aux prédateurs contre la parole des femmes à la connivence avec les profiteurs de la catastrophe climatique. Des menaces contre la ligue des droits de l'homme à la déchéance morale sur la loi immigration. De la promotion du séparatisme scolaire à l'ascension des corrompus. Par les riches et pour les riches pourrait être le slogan de votre gouvernement. Cette Assemblée nationale est née de la volonté des Français de mettre un terme aux privilèges, du désir de reprendre en main le contrôle de leur destin. Un exécutif qui s'attaque au contre-pouvoir, qui gouverne sans le Parlement et qui décide de décider sans les corps intermédiaires, cela a un nom, ça s'appelle un régime illibéral. En France, nos institutions sont une protection. Elles ont vocation à s'assurer que le président ne décide pas seul, qu'il décide dans l'intérêt général et qu'il décide dans l'intérêt de tous les Français. Alors, monsieur le Premier ministre, j'ai une seule question. Est-ce que vous fragiliserez notre démocratie dans l'intérêt et le privilège de quelques-uns ? Je vous remercie. La parole
est à monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Châtelain. Je vous remercie d'avoir rappelé ce qui est la lettre de la Constitution de la Ve République. C'est le Président de la République qui nomme le Premier ministre. Ça n'a pas changé pendant les fêtes. Madame la Présidente Châtelain, je pourrais répondre sur beaucoup des sujets que vous avez évoqués. Permettez-moi simplement de dire que j'ai été, et que je pense que beaucoup l'ont été aussi ici. Heurté d'un certain nombre de termes que vous avez employés. Opposer la France et la République française, l'opposer à la démocratie parler de régime illibéral, quel mépris pour tous les habitants du monde qui se battent pour les droits de l'homme, dans des pays où les droits de l'homme ne sont pas garantis. Madame la Présidente, si nous étions dans un régime illibéral ou dans une dictature, vous n'auriez même pas pu adresser la question que vous venez d'adresser au Premier ministre. Vous prétendez défendre les institutions, mais vous les piétinez vous-même avec ce type de propos. Oui, la France est une grande démocratie. Oui, notre pays connaît des difficultés. Oui, ces difficultés se traduisent par des débats politiques qui sont très souvent difficiles. Oui. Nous sommes amenés pour pouvoir agir, pour pouvoir avancer, à devoir utiliser, ça a été le cas, notre constitution, toute notre constitution, rien que notre constitution. En laissant entendre l'inverse, je le dis, vous ne respectez pas celles et ceux qui se battent dans le monde pour vivre en démocratie et vous pavez, je le crois, la voix à ceux qui sont les véritables ennemis de notre démocratie et de notre République.
vous remercie Monsieur le Ministre, Madame la Présidente.
Le fait d'avoir enlevé le président du corps pour avoir contesté et dit la vérité des Français sur la réforme des retraites. La volonté de vouloir dissoudre les soulèvements de la terre. Les menaces de retirer les financements aux associations qui vont contre votre politique. Le fait d'assumer de passer des lois qui vont à l'encontre de notre constitution, de notre règle commune, des valeurs.
Vous
ne voyez pas la déchéance que vous êtes en train de provoquer. Merci beaucoup Madame la Présidente.
La parole est à madame la présidente Panot pour le groupe La France Insoumise.
la présidente, nos pensées se tournent d'abord vers nos compatriotes réunionnais et voisins mauriciens frappés par un cyclone. Nous leur adressons notre entière solidarité. Monsieur le Premier ministre, ceci n'est pas un remaniement, c'est un effondrement. Artisan du malheur des Français depuis bientôt 7 ans, puis Premier ministre depuis 7 jours d'un gouvernement que vous n'avez pas choisi, vous étiez minoritaire en 2023, vous serez minoritaire en 2024. Car il n'a jamais été question de changer de cap, mais de servir la bourgeoisie. Votre arrogance de classe, monsieur le Premier ministre, vous la devez à une géographie exiguë. École asacienne, Sciences Po, cabinet ministériel. Mais vos ministres ont hué jusque dans le 6e arrondissement de Paris. Les instances internationales s'inquiètent des libertés publiques dans notre pays. La France est condamnée pour une action climatique. Des personnes sans abri meurent gelées dans la 7e puissance mondiale. Le président multiplie les gesticulations quand il ne sabote pas les initiatives qu'il a lui-même inaugurées de la Convention citoyenne aux rencontres de Saint-Denis. Le voilà qui veut renouer le débat avec les Français, qu'il commence par augmenter les salaires, baisser les prix de l'énergie, réquisitionner les logements vides. Monsieur le Premier ministre, vous avez déclaré entrer en politique pour soutenir Ségolène Royal. Vous finissez par recycler les ministres de Nicolas Sarkozy. Ceci n'est pas un remaniement, c'est un effondrement. Vous êtes Premier ministre, mais le monarque républicain gouverne seul. Ce soir, il présentera la politique générale du gouvernement à votre place. Ceci n'est pas un remaniement, c'est un effondrement. Au prix de toutes les compromissions, vous avez adopté une loi immigration avec les voix et les idées de l'extrême droite. Vous êtes le produit d'une faillite morale et idéologique. Pour la première fois de l'histoire, des invertébrés politiques sont au pouvoir. Monsieur le Premier ministre, allez-vous enfin respecter le Parlement ? Souhaitez-vous poursuivre l'oeuvre de Madame Borde en faisant de la France la risée démocratique ? Ou comptez-vous demander le vote de confiance, comme tous les premiers ministres depuis trois décennies ? Merci beaucoup Madame la Présidente, la parole est à Monsieur
le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Présidente Panot. Nouvelle année, nouveau Premier ministre, nouveau gouvernement, mais il y a des choses qui ne changent pas. Vous avez posé la question la plus politicienne depuis le début de cette séance de questions au gouvernement. Madame la Présidente Panot, vous choisissez de parler de ma vie, de mon parcours. J'ai vu aussi des expressions sur celles et ceux de membres de mon gouvernement. Moi je vais vous le dire de manière très claire. Et ça nous différencie manifestement, même si vous tenez souvent des discours qui sont différents. Moi, je ne regarde pas d'où les gens viennent, je regarde où ils veulent aller. Je ne regarde pas les gens pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font. Je ne me soucierai jamais en regardant mes ministres, les parlementaires, tous les Français qui veulent agir, de leur couleur de peau, de leurs origines sociales, géographiques. Je ne me soucierai jamais. De ces sujets-là, l'important, c'est de vouloir agir pour les Français. Vous avez abordé un sujet dans votre question qui est un sujet important, qui est effectivement celui du froid et de nos concitoyens qui sont sans abri. Évidemment que c'est un sujet, et là je crois que nous pouvons nous rassembler, humainement, socialement, qui nous indigne et pour lequel nous avons tous à cœur d'agir. Et Madame la Présidente Pannot, je vous mets au défi. de me citer une majorité qui, comme celle-ci, a sorti 550 000 personnes du sans-abris me leur permettant d'avoir un logement pérenne. qui a doublé le parc de l'hébergement d'urgence en le portant à 200 000 places. Nous avons doublé les places d'hébergement d'urgence. Encore il y a quelques jours, le gouvernement a annoncé des crédits supplémentaires pour créer des places d'hébergement supplémentaires pour nos concitoyens qui sont en difficulté. Oui, Madame la Présidente, c'est un sujet qui est très difficile humainement, socialement. C'est un sujet sur lequel nous allons continuer à nous engager par-delà les anathèmes, par-delà les critiques politiciennes, par-delà les blocages et les oppositions. de celles et ceux qui ne veulent pas que nous réglions les problèmes des Français.
Merci beaucoup Monsieur le Premier ministre. La parole est à Monsieur Guillaume Vutte pour le groupe Renaissance.
Merci Madame la Présidente. Mes chers collègues, ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer. Monsieur le ministre, des vents à plus de 170 km heure, des milliers de foyers privés d'eau, d'électricité, des milliers de personnes déplacées, l'île de la Réunion a frôlé le pire, le cyclone Bilal l'a fortement impacté. Les dégâts sont importants d'après les premières informations qui nous parviennent, mais il semble que le cataclysme qui était au cœur de toutes les craintes n'a pas eu lieu. Certes, la nature a peut-être épargné un peu et a été un peu plus clémente que prévue à l'égard de notre territoire, mais c'est aussi parce que ce territoire serait préparé avec méthode à affronter ces avènements qu'il a tenus. Je veux saluer l'esprit de responsabilité et de civisme des Réunionnais, l'action efficace et service de l'Etat, des forces de secours et de sécurité, des agents des collectivités locales et de leurs élus qui ont préparé, mis en oeuvre et respecté les mesures de protection. Celles-ci ont permis de préserver au mieux les vies, les équipements et les biens. Au moment où je vous parle, il semble qu'il y ait malheureusement une victime qui soit déplorée. Je veux transmettre notre soutien à sa famille et à ses proches. Je veux aussi, au nom de mon groupe, mais rejoignant cela l'ensemble de la représentation nationale, vous demander de transmettre notre salut fraternel aux réunionnais que vous allez rejoindre dès ce soir. Je veux le demander aussi à nos collègues députés de la Réunion qui sont sur leur territoire. Quand un territoire dans la nation est ainsi frappé, il n'y a plus de place pour les clivages, il n'y a que l'union et la solidarité. Monsieur le ministre, le gouvernement a décidé de mobiliser des moyens importants pour réparer ce qui doit l'être, accompagner nos compatriotes dans leur démarche. Il semblerait par exemple qu'à la demande du président de la République et du Premier ministre, des renforts de sécurité civile des gendarmes ainsi que des agents d'Enedis aient été envoyés sur place. Je souhaite donc que vous le précisiez à la représentation nationale, l'état de la situation et le détail de ce qui va être mis en oeuvre pour que l'île se relève au plus vite, après de cet épisode dans le contexte des changements climatiques et face des stigmates de cette catastrophe. Je vous remercie.
vous remercie. La parole est à monsieur Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Guillaume Vilté. J'ai évidemment une pensée pour l'ensemble des réunionnais. Et malheureusement, nous avons découvert manifestement deux autres corps qui seraient ceux de 100 000 fils qui auraient refusé l'hébergement d'urgence. Il y aurait donc eu trois morts lors de ce cyclone à La Réunion. Je vais évidemment m'incliner devant leur mémoire et saluer comme vous l'avez fait les services de l'Etat en lien avec les collectivités locales et singulièrement le travail exceptionnel du préfet Jérôme Filippini qui, grâce à son action et à celle... de la sécurité civile, des pompiers, des policiers, des gendarmes et des élus locaux ont sauvé de très nombreuses vies à La Réunion. A la demande du président de la République et du Premier ministre, je me rends ce soir à La Réunion pour y être demain. D'abord pour pouvoir constater que les services de l'Etat, Météo France en premier, Monsieur le ministre Christophe Béchut, a su alerter à temps le travail pour cette île, mais aussi a pu protéger grâce à la vigilance rouge. et le confinement décidé par le préfet, de très nombreuses vrilles. Et grâce à ce que nous avons mis en place collectivement, le système FR Alert a permis à chacune et à chacun, partout sur le territoire de la Réunion, de pouvoir vivre dans des conditions évidemment très dégradées, mais qui permettent de sauver un maximum de vie et bien sûr un maximum de biens. Demain, je me rendrai à plusieurs reprises auprès des agriculteurs, des travailleurs, des habitants de la Réunion. Ce sera l'occasion pour moi aussi de répondre à leur demande de reconnaissance de catastrophes naturelles pour une partie d'entre eux et de répondre aussi aux questions de calamités agricoles qui concernent les agriculteurs en lien avec Marc Fainaut. Ce sera aussi pour moi l'occasion de dire... Au nom du gouvernement, notre solidarité avec l'île Maurice qui est touchée également. Je sais que le Premier ministre et le Président de la République pourront proposer dans les prochaines heures la sécurité civile et les moyens du ministère de l'Intérieur et des autres ministères du gouvernement de la République en protection des biens et des personnes à l'île Maurice qui est également touchée comme La Réunion. Je vous remercie.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. La parole est à Monsieur Fabien Roussel pour le groupe GDR.
souhaite à mon tour apporter la solidarité la plus totale à la population réunionnaise et que l'on soit à côté d'elle en ces moments très très durs qu'elle vit en ce moment. Conductrice de car scolaire, je fais 48 km par jour pour me rendre à mon travail. Je commence à 7h du matin, 5 jours par semaine. Je gagne à peine plus que le RSA. Je n'ai pas le droit à la prime d'activité car mon conjoint est agriculteur avec des revenus trop élevés. Et en plus, je dois faire mon plein pour aller travailler. Mon salaire, 687,67 euros. Je suis salarié d'une entreprise textile à Saint-Etienne. J'ai 34 ans d'ancienneté. Heureusement que ma fille de 27 ans vit avec moi et mette financièrement mon salaire. 1661,49 euros avec 34 ans d'ancienneté. Monsieur le Premier ministre. Voilà deux exemples parmi des centaines que nous recevons depuis que le parti communiste français a lancé cette campagne, opération vérité sur les salaires, et demandé aux salariés de leur envoyer leurs fiches de paye. C'est un déferlement, plein d'émotions, mais aussi de colère. Les Français placent depuis des années la question du pouvoir d'achat, de la fichère, de l'inflation en tête, de toutes leurs préoccupations. Et on les comprend. Tout augmente. hormis les salaires, hormis le SMIC. Tout augmente, sauf les salaires, hormis le SMIC. Et en plus... Aujourd'hui, vous voulez encore augmenter le prix de l'électricité au 1er février. Tout ça, c'est le fruit de votre politique. C'est celle d'une caste qui a très bien servi les plus riches à bien aimer nos services publics et attaquer nos acquis sociaux, comme la retraite. Monsieur le Premier ministre, les Français de l'Hexagone comme de l'Outre-mer ne demandent pas l'aumône. Ils veulent de la justice sociale. Et c'est ce que nous proposons. Indexer des salaires sur l'inflation. Diviser par trois les prix de l'électricité. de l'électricité grâce au nucléaire et investir dans les services publics comme l'école et la santé. Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous enfin changer de cap ?
Merci beaucoup. La parole est à monsieur Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances, de la Souveraineté industrielle et numérique.
Oui, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Roussel. Je vous rejoins totalement sur la nécessité d'avoir de meilleures rémunérations pour tous les salariés dans notre pays. La première condition pour cela, je pense que vous me rejoindrez, c'est qu'il y ait le maximum de salariés. Et l'une des grandes réussites de cette majorité, c'est d'avoir augmenté le nombre de salariés en ayant le taux d'emploi le plus élevé depuis 40 ans dans notre pays. C'est la première condition. Il faut des salariés pour avoir des salaires. La deuxième chose, c'est de protéger les rémunérations de ceux qui ont les salaires les plus faibles, c'est le SMIC. Et là, je suis en désaccord avec vous. S'il y a une rémunération qui a beaucoup augmenté au cours des deux dernières années, c'est le SMIC qui a augmenté de plus de 10% parce que nous sommes le seul pays où il est indexé à la fois sur l'inflation et sur la moyenne des salaires. Le SMIC protège bien l'ensemble de nos compatriotes. Troisième chose, monsieur Roussel, votez avec nous l'augmentation de la prime d'activité. Votez avec nous la prime Macron défiscalisée qui a profité à 5 millions de salariés pour une moyenne de près de 700 euros par an pour les salariés. Votez avec nous ce que vous avez toujours refusé, qui est pourtant une mesure de justice fondamentale pour tous les ouvriers et pour tous les salariés, la défiscalisation des heures supplémentaires qui fait plus de rémunération pour tous ceux qui travaillent. Enfin, monsieur Roussel, nous protégeons les plus modestes. J'ai rappelé tout à l'heure que nous avions fait le choix, avec le président de la République, avec le Premier ministre, d'indexer l'ensemble des prestations sociales et l'ensemble des minimas sociaux sur l'inflation. J'ai fait le choix hier, alors qu'il m'était proposé de baisser à un peu plus de 4,5% la rémunération du livret d'épargne populaire, de mettre cette rémunération à 5% pour que la rémunération de l'épargne des plus modestes soit supérieure à l'inflation. C'est une protection de l'épargne des plus modestes. Enfin, recréer de la dynamique salariale. Regardez ensemble comment est-ce que nous pouvons reprofiler des allègements de charges pour recréer de la dynamique salariale. Nous y sommes prêts et nous y travaillons.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. La parole est à Monsieur le Président Marc Angéli pour le groupe Horizon.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, le groupe Horizon et Apparenté tient tout d'abord à saluer votre nomination ainsi que celle de votre gouvernement. Je souhaite également saisir cette occasion pour saluer l'ensemble du travail effectué pendant 20 mois par votre prédécesseur, Madame la Première Ministre Elisabeth Borne. Je le dis sans triomphalisme, nous avons pris les décisions que les circonstances exigeaient dans le sens de l'intérêt général. Nous en sommes convaincus, la majorité présidentielle doit être au rendez-vous des espoirs et des attentes de nos concitoyens. Se conformer à cet impératif, c'est faire des années qui viennent un temps utile pour la France. Partenaires sérieux, partenaires loyaux, mais partenaires exigeants. C'est ainsi que nous concevons d'accompagner votre action résolue en ce sens. L'échec n'est pas permis, c'est pourquoi notre détermination demeure sans faille. Notre groupe fera preuve de constance dans la suite de nos débats parlementaires en restant particulièrement attentif à la poursuite du débat engagé sur les grandes priorités de notre temps. L'excellence à l'école, afin que chaque jeune ait les moyens de réaliser pleinement son potentiel. La réforme de notre système de santé, avec notamment la lutte contre les déserts médicaux. La revalorisation du travail, afin que celui-ci paye pour toute personne qui contribue à l'effort productif de notre pays. Le maintien d'une politique économique ambitieuse, qui ne perd pas de vue l'objectif de baisse de nos déficits, tout en étant garant d'attractivité, de compétitivité et donc de prospérité. La transition écologique sous l'autorité de monsieur le ministre Christophe Béchut ainsi que la transition énergétique. Monsieur le Premier ministre, les thématiques que je viens de citer correspondent aux préoccupations majeures des Français. Ainsi, pouvez-vous indiquer à la représentation nationale comment celles-ci vont trouver leur place dans la politique menée par votre gouvernement ? Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le Président. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Marc Angeli. Je vous remercie pour votre question et l'état d'esprit qui est le vôtre, comme celui des groupes Modem, du groupe Renaissance, de la majorité présidentielle, qui consiste tout simplement à se poser une question qui peut paraître simple, mais qui me semble être le B.A.B. Quelles sont les attentes concrètes de nos concitoyens et comment pouvons-nous y répondre ? Et dans la question qui est la vôtre, vous avez abordé... Ce qui constitue pour moi les attentes profondes de nos concitoyens aujourd'hui. Faire effectivement que le travail paye plus et que travailler soit toujours plus intéressant que ne pas travailler. Ça paraît là aussi une forme de béaba, mais malheureusement je constate régulièrement dans le débat politique que ça ne l'est pas pour tout le monde et que pour d'autres il s'agit d'un objectif annexe. Insister et continuer à le faire. Sur le fait que c'est le travail qui crée la richesse, qui nous permet ensuite de financer nos services publics et la solidarité. C'est le travail qui nous permet de redistribuer. C'est le travail qui nous permet d'investir dans les services publics. Certains manient la taxe, l'impôt supplémentaire, comme un préalable à toute chose. Et en faisant cela, finalement, il nuirait à la compétitivité de notre pays, au travail dans notre pays et donc aux recettes qui nous permettraient d'investir pour les Français. Nous sommes parfaitement alignés de ce point de vue-là. Sur les services publics majeurs que constituent l'école et la santé, oui, ce sont des priorités absolues sur lesquelles nous allons accélérer. J'aurai l'occasion là aussi dans ma déclaration de politique générale, après avoir rencontré l'ensemble des groupes parlementaires, les associations d'élus, les organisations syndicales. d'indiquer comment je souhaite avancer avec vous sur ces sujets. Et oui, sur la planification écologique. Grâce à Christophe Béchut, nous avons maintenant depuis plusieurs mois une planification qui a été dressée par le président de la République, la première ministre, déclinée par le ministre Christophe Béchut. pour continuer, je le dis, à faire de la France une nation en Europe qui s'engage encore plus que les autres sur la transition écologique. Et là aussi j'entends les débats, là aussi j'entends les critiques. J'attends qu'on me présente un pays qui, sur les questions énergétiques, sur les questions climatiques, sur les questions de transition, investit et agit autant que nous le faisons en France. Nous allons continuer à le faire et je me réjouis de le faire avec vous, monsieur le président Marc-Angeli et votre groupe.
vous remercie, monsieur le Premier ministre. La parole est à madame Valérie Bazin-Malgras pour le groupe Les Républicains.
Merci, madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, vous venez d'annoncer 32 milliards d'euros supplémentaires pour le système de santé. C'était une annonce spectaculaire, sauf qu'en réalité, ces 32 milliards d'euros ne sont pas nouveaux et ont déjà été votés. Au vu de la situation de notre système de santé, on ne peut pas jouer avec les hospitaliers et l'ensemble des acteurs du monde de la santé en leur jetant de la poudre aux yeux. Vous ne faites qu'accroître la déception et le désarroi de nos personnels soignants, à qui je veux d'ailleurs rendre hommage. Car oui, la réalité de la France de 2024, c'est que l'hôpital est en crise et que nos EHPAD sont dans une situation financière dramatique. Les personnels soignants, malgré leur dévouement et leur travail, sont à bout de souffle, trop souvent débordés, et ce sont les résidents et leurs familles qui en paient le prix fort. Enfin, sur tous les territoires, les EHPAD sont au bord de l'asphyxie financière, incapables de boucler leur budget, et vous le savez bien. Monsieur le Premier ministre, à l'heure du vieillissement de la population, votre gouvernement doit faire de la question de l'autonomie et du grand âge une priorité pour notre pays. Depuis 2017, le président Macron nous promet le financement de la cinquième branche de la sécurité sociale et nous ne voyons toujours rien venir. Alors, contrairement à vos prédécesseurs, allez-vous enfin être le premier ministre des promesses tenues ? Il y a urgence à ce que vous répondiez rapidement aux demandes de nos hôpitaux et de nos EHPAD. Je vous remercie.
vous remercie. La parole est à madame Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Valérie Bazin-Malgrin. Madame la députée, votre question est évidemment l'occasion de répondre aux professionnels de santé en leur rendant hommage à la fois pour leurs compétences et leur engagement. Qu'ils soient libéraux... Qu'ils soient libéraux ou qu'ils soient hospitaliers. Parce qu'effectivement, l'hôpital c'est notre trésor national. Et que nous allons très concrètement investir massivement pour l'hôpital. Et que nous allons précisément accélérer ces investissements. Les crédits sont là. Il y a une seconde, Madame la députée, vous faisiez allusion à des crédits votés. Et je pense que nous allons nous retrouver sur le fait que c'est bien de voter des crédits. C'est encore mieux de les... Et donc l'enjeu aujourd'hui c'est très concrètement d'accélérer cette démarche pour que ces crédits deviennent réalité, que nos établissements de santé, qu'ils soient hospitaliers, médico-sociaux, voient effectivement l'évolution. Ce sont les chiffres que j'ai déclinés tout à l'heure. Et si je reviens sur ce sujet, je voudrais rappeler l'importance de la coopération entre les professionnels. Nous l'avons vu avec monsieur le Premier ministre à Dijon samedi. où nous avons visité des urgences qui étaient des urgences pédiatriques qui venaient d'être refaites. Une déclinaison tout à fait précise. Et quelque part, c'est le secret d'un système de santé qui soit à l'échelle du bassin de vie. Car ce que vous venez de décrire, Madame la députée, n'est rien d'autre que l'attente de nos concitoyens, qu'ils soient en ville, qu'ils soient dans la ruralité. Alors mon objectif, ma feuille de route au bout de trois jours est extrêmement claire. Je vous le dis très calmement. Madame la députée, vociférer ne sert à rien. L'objectif, c'est de garantir une offre de soins dans tous les bassins de vie à chacun, quel que soit l'âge de la vie. Je vous
remercie, Madame la députée. Madame la ministre, j'ai bien entendu votre réponse. Vous nous avez fait part de votre feuille de route. Maintenant, allez-y, vous avez les clés, vous avez le budget. Donc, on vous attend, Madame la ministre, pour nos EHPAD et pour nos hôpitaux. Merci.
La parole est à présent au président Vallaud pour le groupe socialiste.
la Présidente, Monsieur le Premier Ministre, vous vous présentez devant nous, après la loi immigration, grave et coupable faillite politique et morale, normalisant comme jamais l'extrême droite et ses idées. Vous vous présentez devant nous avec un gouvernement qui fait figure d'aveu. Fin du « en même temps » et cohabitation assumée avec la droite dure. Après la préférence nationale, voici la préférence Sarkozy. Vous vous présentez devant nous avec un gouvernement incomplet où sont les ministres du logement, des transports, de la fonction publique, tandis que messieurs Darmanin, le maire, le cornu se sont nommés eux-mêmes et que d'autres vous ont été imposés par le président de la République. Vous vous présentez devant nous avec une ministre de la famille qui a combattu le mariage pour tous et s'est opposée à la protection de l'IVG devant le Conseil constitutionnel. Avec une ministre de l'éducation qui méprise l'école publique et ses professeurs. Avec une ministre de la Culture dont tous les votes à la ville de Paris témoignent du peu d'intérêt qu'elle porte à la culture populaire. Vous vous présentez devant nous avec une ministre mise en examen et la part des femmes dans le gouvernement réduite à la portion congrue. La République exemplaire et la grande cause du quinquennat attendront encore. Vous vous présentez devant nous sans avoir prononcé votre déclaration de politique générale. Attendant que le président de la République, dont vous ne cessez d'être le collaborateur, donne son interview et ses instructions au mépris du gouvernement. Monsieur le Premier ministre, êtes-vous le chef du gouvernement ? Êtes-vous le chef de la majorité ? De quelle majorité ? Êtes-vous responsable devant la représentation nationale
vous remercie Monsieur le Président. Vous avez terminé ? Oui, Monsieur le Premier ministre. Comme vous preniez une deuxième feuille, je me suis dit continue, continue plus tard.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Boris Vallaud, je rectifie mon propos de tout à l'heure, c'est en fait vous qui avez posé la question la plus politicienne depuis le début de cette séance, et vous décrochez pour ça la médaille d'or qu'avait Mathilde Panot jusqu'à maintenant. Monsieur le Président Vallaud, j'assume totalement. J'assume totalement de considérer, d'avoir considéré depuis 2017 et de continuer à le faire, que face aux défis que rencontre notre pays, face aux difficultés que traversent les Français, nous devons nous retrousser les manches avec des personnes qui viennent d'horizons politiques différents. Et moi, monsieur Vallaud, je le dis et je l'assume aussi de manière très claire, vous me reprochez mon gouvernement et des personnalités qui font partie de ce gouvernement. Moi je vais vous dire, je préfère travailler avec Rachida Dati, Catherine Vautrin comme moi, qu'avec Jean-Luc Mélenchon comme vous. Voilà, ça nous différencie. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, pas les mêmes objectifs. Chacun ses priorités, chacun les personnalités avec lesquelles il souhaite s'associer. Pour le reste, monsieur Vallaud, pour le reste, je l'ai dit tout à l'heure. L'important pour moi, ce n'est pas de regarder d'où viennent les uns et les autres. C'est de garantir qu'ils veulent aller dans la même direction et c'est le cas de cette équipe gouvernementale et de cette majorité. L'important pour moi, ce n'est pas de demander à mes ministres de vider leur poche pour regarder quelle est la carte du parti politique dans lequel ils étaient parfois il y a plusieurs années. L'important c'est de regarder ce qu'ils ont dans le ventre et ce qu'ils ont envie de faire pour notre pays. Je l'assume totalement. L'important, monsieur Vallaud, ce n'est pas de se jeter des anathèmes à la figure, encore une fois. L'important, ce n'est pas d'enfermer les uns et les autres dans des positions qu'ils ont pu tenir. J'ai envie de vous dire, encore heureux qu'il y ait des Français qui puissent changer d'avis. Il y en a eu des millions qui ont changé d'avis sur un certain nombre de grands débats que vous avez évoqués. Ça s'appelle une démocratie, ça s'appelle la liberté de conscience et c'est un trésor pour notre pays. Et moi, je continuerai à le défendre.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Monsieur le Président.
Monsieur le Premier ministre, vous avez un cap à droite toute. Vous êtes, comme dirait Clémenceau, la gauche en peau de lapin. Vous prétendez écouter les Français et les oppositions ? Voici quelques suggestions. Augmentez l'établir, rétablissez l'ISF, gelez les tarifs de l'électricité, rétablissez les postes que vous avez supprimés dans l'éducation nationale pour que votre ministre, peut-être, consente à y inscrire ses enfants.
vous remercie. La parole est à madame Sandrine Jossot pour le groupe démocrate.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues. C'est avec beaucoup d'émotion que je reviens parmi vous aujourd'hui. Je tiens à tous vous remercier pour votre soutien et particulièrement vous, Madame la Présidente. Le 14 novembre dernier, je suis allée chez un ami, le cœur léger, pour fêter sa réélection. J'en suis ressortie terrorisée. J'ai découvert un agresseur. Je comprends alors que j'ai été droguée à mon insu. C'est ce qu'on appelle la soumission chimique. Ce fait de société est un fléau qui fait des milliers de victimes. Du berceau à l'EHPAD, du bureau à la maison, de la boîte de nuit à la soirée entre amis. Tout se trouve dans votre armoire à pharmacie. Neuf fois sur dix, la victime est une femme et dans 70% des cas, elle subira une agression sexuelle. Aujourd'hui, je ne vous parle pas en tant que femme victime, mais en tant que députée de la Nation qui s'indigne que ce sujet ne soit pas pris à bras-le-corps. J'en appelle le gouvernement et plus particulièrement vous, Madame la Ministre. La France est grande quand elle est juste. C'est un slogan des années 90 qui a toute son actualité aujourd'hui. Caroline Darian et le collectif Mandorpa ont interpellé à l'automne dernier les pouvoirs publics pour que la lutte contre la soumission chimique fasse l'objet d'un travail conjoint, car ces violences sont devenues à la fois des questions d'ordre public, de santé, de justice et d 'éducation. Alors, Madame la Ministre, Que répondez-vous à leur cri du cœur ? Seriez-vous d'accord pour mettre les moyens de l'État au service du combat contre ce phénomène ? Pour mieux le cerner et enfin trouver le moyen de sortir toutes les victimes de l'oubli ? Je compte sur vous.
beaucoup Madame la députée. Merci beaucoup. La parole est à madame Aurore Berger, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre la discrimination.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, et permettez-moi de vous dire, chère Sandrine, merci. Merci pour votre courage d'abord, le courage de vous lever dans cet hémicycle et le courage de parler, le courage de témoigner et de vous exposer. Le courage surtout de faire de ce combat non pas juste le vôtre, mais celui qui doit être celui de toute notre société, car c'est désormais un combat dont vous vous êtes emparés et un combat dont vous voyez que l'ensemble de cet hémicycle s'est emparé. Les droits des femmes, vous le savez, nous le savons, méritent des combattants et des combattantes. Je crois que vous êtes résolument une de ces combattantes. La question que vous soulevez de la soumission chimique est un sujet qui ne mérite nulle polémique, mais qui mérite une mobilisation de la société toute entière. Pendant trop longtemps, nous avons cru que la soumission chimique, c'était uniquement ce qui pouvait arriver au détour d'une soirée. C'était du GHB versé dans un verre. Ce que vous avez traversé, ce que Caroline Darian au travers de sa mère a traversé, c'est que ça peut arriver dans la plus parfaite intimité. Ça peut être un compagnon. Ça peut être un conjoint, ça peut être un parent, ça peut être prétendument un ami. La loi a changé, le garde des Sceaux en est le garant, de manière à ce que justement, évidemment, toutes les victimes soient considérées, car depuis la loi 2018, c'est bien un fait aggravant pour la question du viol, et c'est même devenu un délit à part entière. Mais oui... Oui, nous devons aller plus loin. Aller plus loin pour mobiliser l'ensemble de la société. Aller plus loin pour mieux former. Aller plus loin pour mieux accompagner les victimes. Parce que nous le savons, les dégâts qui existent, psychologiques notamment, peuvent faire durer des semaines, des mois, voire des années après, au travers de l'amnésie et de l'amnésie traumatique. Pendant trop longtemps, nous n'avons pas écouté les femmes lorsqu'elles parlaient. Aujourd'hui, la société les écoute. Non seulement nous les écoutons, mais nous leur disons que nous les croyons et que nous sommes à leur côté.
Merci
beaucoup
Madame la Ministre. La parole est à Monsieur Alexandre Loubet pour le Rassemblement National.
Merci Madame la Présidente. Au nom du groupe du Rassemblement National, permettez-moi tout d'abord d'avoir une pensée pour nos compatriotes réunionnais en ces jours difficiles. Ma question s'adressait initialement au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui brille malheureusement par son absence en ce premier jour de séance de questions au gouvernement. Je vous interroge donc, monsieur le Premier ministre. Vous avez nommé monsieur Séjourné à la tête du Quai d'Orsay pour représenter et défendre les intérêts de notre pays. Pourtant, les Français doivent savoir que le 22 novembre 2023 au Parlement européen, monsieur Séjourné... à appeler à la fin de notre souveraineté nationale en votant pour le rapport Verhofstadt. En effet, par ce vote symbolique de votre ministre et de vos députés, vous soutenez la mise en place d'un président, d'un gouvernement et d'une armée pour l'Union européenne. Vous voulez soumettre notre droit national à l'arbitraire des juges européens. Vous souhaitez renforcer les pouvoirs de l'Union européenne, au détriment des États, en matière de santé, d'écologie, de sécurité. de défense ou encore de politique étrangère. Et surtout, par ce vote, vous voulez mettre fin à la règle de l'unanimité, dernier garant de notre souveraineté au Conseil européen. Monsieur le Premier ministre, vous voulez donc priver la France de son droit de veto. Droit de veto qui, pourtant, nous protège de toute décision qui porterait atteinte à nos intérêts vitaux. Par ce vote, monsieur le Premier ministre, votre gouvernement dévoile son intention. Il dévoile l'intention d'Emmanuel Macron de dissoudre la France dans un État fédéral européen. Ma question est donc simple, monsieur le Premier ministre. Comment prétendez-vous vouloir représenter et défendre notre pays alors qu'il y a deux mois seulement, votre ministre des Affaires étrangères a voté pour la disparition de la France ?
vous remercie. La parole est à madame Priska Thévenot, ministre en charge du Renouveau démocratique et porte-parole du gouvernement.
Merci madame la présidente. Monsieur le député Loubet, j'avoue... Être un peu étonnée, je ne sais pas trop à qui je m'adresse aujourd'hui. Est-ce que je m'adresse au député national ou au directeur de campagne ? D'un homme en campagne en ce moment. Parce que oui, vous voulez parler des votes. Parlons des votes. Je pourrais parler en long et en large de vos votes au sein de cet hémicycle. Vous le savez très bien, j'ai été plus haut dans cet hémicycle pour témoigner du non-travail et de l'incompétence qui règne parmi vos rangs. Mais parlons plutôt de vos votes au niveau de l'Europe. De vos votes parce que oui, vous votez. Vous votez contre les... soutien à l'Europe. Vous votez contre le fait de dénoncer la mainmise en ce moment de Poutine sur l'attaque qu'il est en train de mener contre l'Ukraine. Vous votez contre le projet qui permet de défendre nos frontières européennes avec le pacte asile et migration. Mais tout ça, vous ne le savez pas et c'est vrai, je ne peux pas vous en vouloir. La raison est simple, c'est que justement la personne pour laquelle vous faites campagne en ce moment est bien plus souvent en train de faire campagne pour elle-même que pour travailler pour les Français.
vous remercie Madame la Ministre. Monsieur Loubet.
la Ministre, vos accusations sont fausses et le 9 juin aux élections européennes, les Français bloqueront votre projet fédéraliste.
Je vous remercie. La parole est à madame Charlotte Parmentier-Lecoq pour le groupe Renaissance. Merci, merci madame la présidente.
question s'adresse à madame la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Madame la ministre, je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre nomination à la tête de ce grand ministère et en tant que présidente de la commission des affaires sociales. Je me réjouis de notre collaboration sur ces sujets majeurs qui touchent en profondeur la vie de nos concitoyens. Depuis près de 50 ans, grâce au courage de Simone Veil, les femmes en France ont le droit de disposer de leur corps et de faire le choix d'une interruption volontaire de grossesse. Et je veux ici saluer les professionnels qui les accompagnent dans cette épreuve souvent vécue douloureusement. La liberté de recourir à l'IVG est un droit fondamental et je remercie le président de la République d'avoir pris la décision forte de protéger ce droit en l'inscrivant dans la Constitution. Vous savez que notre majorité est extrêmement engagée à la préservation de ce droit et à en garantir l'effectivité pour toutes les femmes. Je rappellerai que c'est notre majorité qui a allongé le délai légal d'IVG de 12 à 14 semaines. C'est notre majorité aussi qui a élargi l'accès à l'IVG médicamenteuse et étendu les compétences des sages-femmes pour pratiquer des IVG instrumentales. Madame la ministre, l'engagement des professionnels est une condition sine qua non pour garantir la réalité de ce droit et une juste reconnaissance est attendue de leur part. Or, depuis 2016, les tarifs de l'IVG n'ont pas été revalorisés et ne reflètent plus la réalité des coûts. Aussi, Madame la Ministre, je souhaite savoir quelles mesures vous entendez prendre pour remédier à cette situation et réaffirmer la reconnaissance des professionnels pour garantir l'accès à l'IVG pour toutes.
vous remercie Madame la Présidente. La parole est à Madame Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités.
Madame la Présidente Charlotte Parmentier-Lecoq. A mon tour, comme vous, de rendre hommage à Simone Veil, vous venez de le dire, la loi aura 49 ans demain. C'est une loi du 17 février 1975. Et vous avez tout à fait raison, il est absolument important que nous puissions accompagner les professionnels qui se sont engagés dans cette démarche. Votre question est extrêmement précise, je vais vous répondre de manière tout aussi précise. En vous disant que dans les toutes prochaines semaines, j'ose à peine dire les tous prochains jours, remplace la revalorisation des tarifs de l'IVG de 25%. Donc les choses sont claires, elles seront faites. Et d'autre part, bien évidemment, je veux en profiter pour dire combien avec mon collègue le garde des Sceaux, nous allons travailler avec l'ensemble des parlementaires. Et ce sera notre honneur, monsieur le garde des Sceaux, que d'être celui et celle qui auront la responsabilité d'inscrire le droit à l'avortement dans le marbre de notre Constitution. Je
vous remercie Madame la Ministre. La parole est à Monsieur Rodrigo Arenas pour le groupe La France Insoumise.
la Présidente, bonjour, chers collègues. Ma question s'adresse à Madame la Ministre de l'Enseignement privé. J'ai bataillé durant des années pour que l'école publique et laïque donne à nos enfants. à tous nos enfants, le meilleur de ce que la République peut leur offrir. Mes combats, je les ai menés aux côtés des milliers d'autres parents que vous avez méprisés, insultés en quelques déclarations. Vous vous êtes simplement moqué de ces élèves et de leurs parents qui voient chaque année des centaines d'heures d'enseignement, de mathématiques, de français ou de langues disparaître en prétendant avoir subi un paquet d'heures non remplacées en petite section de maternelle située dans l'un des quartiers les plus huppés de Paris. Toutes ces militantes et tous ces militants de l'école publique, toutes celles et ceux qui n'ont pas fait le choix de la réseaucratie méritent mieux. Alors vous, Vous et qui êtes une partisane du mérite, sans vous soucier d'ailleurs de ce qui relève du mérite de l'argent ou du mérite du talent, je vous le dis, vous ne méritez plus d'être la ministre de l'éducation nationale. Car, si l'on en croit ce que disait Voltaire, la politique, c'est l'art de mentir à propos. Manifestement, vous, vous avez manqué d'à propos. Donc ma question, madame la ministre de l'enseignement privé, est simple. Quand allez-vous clore ce chapitre ? Quand démissionnerez-vous
vous remercie. La parole est à madame Amélie Oudea-Castera, ministre de l'Education nationale, de la jeunesse, des sports, des Jeux olympiques et paralympiques.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Arenas. A peine nommée ministre de l'Education nationale, j'ai été interpellée par Mediapart sur les choix de scolarisation de mes enfants. J'ai voulu y répondre sans esquiver l'attaque. Je l'ai fait avec sincérité. Je n'aurais pas dû me laisser entraîner sur le terrain de la vie privée, ni me sentir obligée de me justifier. Aucun parent d'élève ne devrait l'être. Et je n'aurais pas dû non plus exposer l'école Littré. Je suis allée à leur rencontre ce matin pour m'en excuser et m'excuser de les avoir blessés. Ces excuses, je les leur devais. Alors depuis vendredi, j'ai tout entendu. Les leçons de morale sur l'école publique de la part de ceux qui mettent leurs enfants dans l'école privée. L'agressivité de ceux qui rêveraient de raviver une guerre entre l'école publique et l'école privée. qui n'existera pas. Et ce week-end, c'est mes valeurs éducatives de maman qui ont même été mises en doute. Dans mes propos de vendredi, je me suis appuyée sur le souvenir et le ressenti d'une expérience d'il y a 15 ans où notre famille, oui, a buté sur des problèmes d'organisation comme nous avons pu nous en souvenir avec l'enseignante de l'époque avec qui j'ai échangé. maintenant, avançons. J'ai de l'ambition pour l'école. Je veux soutenir toute la communauté éducative pour remettre l'ascenseur social en marche et faire grandir le mérite et le talent. C'est le sens du choc des savoirs et de l'exigence voulue par le Premier ministre, des concertations engagées pour le métier de professeur. Ce matin, j'ai échangé avec les enseignants de l'ITRE sur notre feuille de route pour l'école publique. Et la problématique des remplacements, nous avons commencé à la traiter. Nous irons jusqu'au bout car c'est un problème que les Français, des millions de familles, veulent que nous traitions. C'est en ce sens que je ferai des propositions au Premier ministre. L'école est la mère des batailles et je mesure l'honneur qui m'est fait de la servir. Merci beaucoup
Madame la Ministre. Monsieur Arenas, vous avez la parole.
Madame, cette affaire que vous avez mise sur la place publique n'est pas une affaire privée. C'est une affaire publique qui remet en question le fonction même de l'éducation nationale que manifestement vous ne connaissez pas. Entre les propos que vous avez tenus... En tant que ministre et non pas en tant que maire de famille, parce que vous avez le droit de choisir l'école que vous le souhaitez, c'est la loi qui vous l'autorise. Et les propos de cette enseignante qui n'a pas manqué d'ordre de cours, j'ai choisi mon camp, madame. J'ai choisi celle des enseignants qui mettent plus que leur salaire pour honorer le service public d'éducation nationale. Je vous en prie, allez chercher l'argent privé que vous avez pour faire en sorte que les Jeux Olympiques se tiennent dans notre pays et redonner à l'éducation nationale ces lettres de noblesse que vous avez abîmées en deux déclarations.
Merci beaucoup. S'il vous plaît, la parole est à monsieur Jean-Pierre Pont pour le groupe Renaissance.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. Monsieur le ministre, vous avez accompagné, mardi dernier, quelques heures après sa nomination, le Premier ministre Gabriel Attal dans le Pas-de-Calais et je leur remercie très sincèrement pour apporter le soutien de la nation aux sinistrés des inondations. Depuis des semaines, nous connaissons des épisodes pluvieux, intenses, provoquant des inondations exceptionnelles, touchant plus de 200 communes, 2000 habitations, une centaine de PME, une cinquantaine d'exploitations agricoles. Tous les moyens de pompage, nationaux et européens, étaient opérationnels dès le 6 janvier, mais la décrue est très très lente. Le président Emmanuel Macron avait annoncé une première indemnisation de 50 millions d'euros pour aider les communes à reconstruire les équipements publics. En commission des affaires européennes, nous avons également adopté un avis politique visant à solliciter le Fonds de solidarité européen. Les sinistrés de tous ces événements catastrophiques attendent des réponses précises sur les dédommagements possibles. Franchise pour les entreprises, perte d'exploitation pour les commerçants, PME et agriculteurs. Et la mise en route rapide des travaux à entreprendre pour que de telles situations ne puissent se reproduire à l'avenir. Le Premier ministre vient d'annoncer, en faveur de ces sinistrés des Hauts-de-France, Nord et Pas-de-Calais, le lancement d'un plan de résilience. Je vous serai fort reconnaissant de bien vouloir nous en détailler le contenu. Merci.
vous remercie, Monsieur le député. La parole est à Monsieur Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Jean-Pierre Pont. Oui, notre solidarité va évidemment aux réunionnais, mais elle continue d'aller au Pas-de-Calais, dans lequel, vous l'avez dit, la décrue est extrêmement lente, et dans laquelle le gouvernement, sous l'autorité du nouveau Premier ministre, est entièrement mobilisé. J'associerai de manière très rapide Marc Fénault pour les calamités agricoles. Bruno Le Maire au titre des franchises d'assurance et bien évidemment Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur au titre de la reconnaissance de la catastrophe naturelle de très nombreuses communes de ce territoire et qui pour près de 200 d'entre elles ont été reconnues deux fois en l'espace de deux mois compte tenu à la fois des pluies extrêmement fortes que nous avons eues en novembre et d'un nouvel épisode début janvier sur des sols gorgés d'eau qui a conduit à ce qu'une connexion de nouvelles crues. De temps monsieur le député. D'abord l'urgence. Dès hier, sur le canal d'Audruck par exemple, des travaux de curage par VNF ont commencé. Dès hier, du côté de là, des travaux là aussi pour enlever les embâcles ont été lancés et tout un plan de très court terme et d'urgence est lancé et il aboutira au début du mois de février sur la modification des règles concernant les curages dans notre pays. Mais en parallèle, il faut se préoccuper du moyen terme. Et le moyen terme, ça a été le premier acte administratif de notre nouveau Premier ministre, puisque le premier document qu'il a signé, c'est cette mission sur un plan de résilience qui vise trois objets. Le premier comment ? Quand on a des clés, des sages, des EPCI, des communes et qu'on a des territoires qui sont à cheval sur deux départements, on fait en sorte d'avoir un interlocuteur, un chef pour coordonner les travaux et donc ne serait-il pas souhaitable d'avoir un établissement public territorial de bassin pour mettre tout le monde d'accord ? Deux, comment on regarde en face ce qui s'est passé pour modifier le plan de prévention des risques et des inondations et pour constater qu'il y a peut-être des territoires où à terme on ne pourra plus habiter ? C'est le sens de ce plan de résilience. En mobilisant les moyens, ceux annoncés, ceux qui le seront, j'aurai l'occasion dans les prochains jours de retourner dans le Pas-de-Calais.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député.
Oui, merci, monsieur le ministre. La population, bien sûr, ne veut plus de projet, de promesses ou d'études. Elle veut, comme l'a dit le Premier ministre, et comme vous venez de le dire, de l'action, de l'action, de l'action.
beaucoup mon cher collègue. La parole est à madame Mathilde Paris pour le Rassemblement National.
Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à Madame la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Fin 2020, le hashtag « Balance ton stage » révélait les bizutages ignobles subis par les étudiants en soins infirmiers lors de stages en milieu hospitalier, clinique ou EHPAD. Bien que ces pratiques soient interdites et constituent un délit, malgré l'émoi suscité par tous les témoignages d'étudiants infirmiers il y a trois ans, aujourd'hui, rien n'a changé. Laure, Amélie, Sarah, derrière ces noms, ce sont des vies et des destins brisés. Elles avaient toutes les trois en commun de vouloir exercer un métier qui mettait au centre l'humain et dont la France a cruellement besoin. Peu avant Noël, au cours de son stage à l'hôpital, Amélie a fait une tentative de suicide. Elle ne supportait plus l'humiliation permanente, l'inhumanité avec laquelle elle était traitée, la charge excessive de travail incompatible avec des soins de qualité. Laure, en stage dans un centre hospitalier, vient de découvrir que son service dispose d'une cagnotte à remporter par celui ou celle qui arriverait à la faire pleurer en premier. Quant à Sarah, elle a fait un burn-out en plein stage et subissait à longueur de journée les humiliations. des autres soignants. Tu es nul, tu ne serres à rien, démissionne. On va fumer, mais tu restes là. Tu iras pisser à la fin de ta journée. On ne veut pas te voir. Entre 2019 et 2022, un tiers des étudiants infirmiers a abandonné ces études avant la fin du cursus. Une étude du journal du dimanche réalisée il y a un an révèle que 75% des étudiants infirmiers se disent épuisés physiquement. 33% confirment faire des crises d'angoisse. 26% estiment être en mauvaise santé psychique. Pour tenir, 28% des sondés ont pris ou prennent des psychotropes. Madame la ministre, que comptez-vous faire concrètement pour mettre un terme défini ? assez pratique, qui se répète et dont les victimes d'hier deviennent les bourreaux de demain. Notre système de santé a terriblement besoin d'infirmières et d'infirmiers. Nous devons prendre soin de nos étudiants pour qu'ils puissent être... A leur tour, les soignants de demain. Notre système de santé a terriblement besoin de moyens et pas de fake news comme celle des soi-disant 32 milliards supplémentaires pour la santé annoncée samedi par Gabriel Attal lors de votre déplacement conjoint.
La parole est à madame Catherine Bautrin, ministre du Travail, de la Santé et de Solidarité.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée. Ce que vous venez de décrire est évidemment totalement inacceptable et je pense que personne dans cet hémicycle ne dira le contraire. L'engagement infirmier à l'échelle du bassin de vie est totalement indispensable. Il est aussi bien indispensable à l'hôpital qu'il l'est dans nos structures médico-sociales, qu'il l'est également avec l'ensemble des infirmiers et infirmières libérales qui sillonnent l'ensemble du territoire et je pense particulièrement à la réalité. Donc notre sujet c'est l'offre de santé à proximité au service de tous. A partir de là, vous avez raison, le reconnaître, ça a été la revalorisation du Ségur pour les hospitaliers. Ce sont les mesures salariales là encore pour les hospitaliers. Vous savez qu'actuellement nous avons deux chantiers, celui sur la refondation du métier, celui sur la rénovation de la formation. C'est dire si quelque part dans la rénovation de la formation, il faut que nous regardions effectivement la manière dont les stages se passent, et particulièrement en milieu hospitalier. Enfin, je voudrais rappeler mesdames et messieurs les députés qu'après dix ans de gel des quotas, 6000 places de formation infirmière ont été ouvertes. Et quelque part, continuer à travailler avec les infirmiers libéraux hospitaliers à l'élargissement de leurs compétences, c'est une réponse qui est celle qu'attendent nos concitoyens. Parce que ne l'oublions jamais, la présence infirmière à proximité, c'est pour beaucoup, notamment de nos aînés, le maintien à domicile qui est assuré.
vous remercie Madame la Ministre. La parole est à Monsieur William Martinet pour le groupe La France Insoumise.
Madame la Présidente. Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre, car le président de la République n'a pas dénié nommer un ministre du logement de plein exercice. Monsieur le Premier ministre, la vague de froid qui traverse le pays provoque une hécatombe. Une femme dans le Vaucluse, un homme dans les Hauts-de-Seine, un autre dans le Val-d'Oise. En seulement quatre jours, trois corps gelés ont été retrouvés dans la rue, une cave ou un abri de fortune. Ces personnes n'ont pas été tuées par le froid, elles ont été tuées par la misère. Elles sont les victimes de votre politique. La baisse des APL, l'augmentation des loyers, la casse du logement social, l'accélération des expulsions. Vous êtes responsable de ces drames humains. On se souvient du vote de l'infâme loi Casbarian. Du nom du député, pressenti pour être votre ministre du logement. Cette loi réprime les sans-abri en les condamnant à deux ans de prison s'ils occupent un bâtiment vide. Vous avez fait de la haine des pauvres un critère pour devenir ministre. Scandale dans le scandale, celui des enfants SDF. Des enseignants occupent leur école pour mettre à l'abri des élèves qui sinon passeraient la nuit dehors. Quelle réponse leur apportez-vous ? Encore et toujours la répression. Je pense à cette institutrice convoquée par le rectorat de Toulouse pour se justifier de son acte de solidarité. Ces enseignants sont l'honneur de la France face à l'égoïsme social que vous incarnez. Eux, ils sont la République, ses principes, ses valeurs. Ils sont la fraternité inscrite sur le fronton des écoles. Gloire à eux et honte à vous. L'année écoulée a été celle d'un double record. Record du nombre de personnes sans abri, record des dividendes versés aux actionnaires du CAC 40. Alors les insoumis lancent un appel. Réquisition, vous entendez ? Réquisition des logements vacants qui sont plus dans 3 millions dans le pays. Si vous n'en trouvez pas, nous vous aiderons. A quelques centaines de mètres d'ici, métro Solferino, l'association droit au logement campe au pied d'un immeuble haussmanien vide. Vous n'avez aucune excuse. Voilà pourquoi les insoumis ont déposé plainte devant la cour de justice de la République. Votre inaction est coupable. Votre politique tue. Vous avez des comptes à rendre. A toutes les bonnes volontés, je dis rendez-vous Métro Solferino pour le droit au logement.
La parole est à monsieur Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.
la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Martinet, sincèrement, j'aurais aimé... Que de la même manière que cet hémicycle dans un moment de silence qui l'honore compte tenu de la gravité du sujet, quand la députée Jossot a pris la parole, au lieu de chercher à faire de la petite politique, vous essayez de vous mettre précisément au niveau de ce moment. Ce qui est historique et ce qu'est le record aujourd'hui, c'est quoi ? Ce sont les niveaux d'hébergement d'urgence historique qui ont été décidés dans ce pays. C'est plus du doublement du nombre de places. Chaque soir, ce sont 120 000 personnes hébergées en Ile-de-France, dans les dispositifs d'hébergement d'urgence. A cette réalité, la semaine dernière, comme le Premier ministre vient de le rappeler, ce sont 10 000 nouvelles places, pas avec de la gestion au thermomètre, 10 000 nouvelles places, 120 millions d'euros qui ont été débloqués. C'est depuis quelques jours l'intensification des maraudes. C'est la mise en place du plan grand froid dans près de 60 départements. C'est la réquisition de gymnases, d'écoles, la mise à l'abri de femmes et d'hommes. Et au milieu de ça, vous choisissez la polémique au lieu de regarder comment nous pouvons améliorer nos dispositifs. Au lieu de ça, vous choisissez le dépôt de plaintes au lieu de soutenir et vous essayez d'en faire un petit objet, sincèrement. Dans tous les pays d'Europe, quelles que soient leurs orientations politiques, la question de la gestion du sans-abris m'en est beaucoup trop complexe pour en faire un B.A.B. Montrez-vous à la hauteur de l'événement. Soyez dignes. Au lieu d'être dans le dépôt de plaintes, regardez comment nous pouvons, avec les collectivités locales, avec les associations, avec les uns et les autres, travailler. Hier soir... J'étais avec le SAMU social, j'étais en maraude avec un travailleur social, une infirmière, un chauffeur. Je peux vous assurer que dans leurs propos et dans ceux que nous avez rencontrés, il y avait bien plus de dignité que dans la façon dont vous tentez de polémiquer sur le sujet.
Honte à vous.
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