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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
La parole est à monsieur Jean-Charles Larsonneur pour le groupe Horizon.
Merci Madame la Présidente. Ma question se passe à monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Mes chers collègues, l'Assemblée se déchire et nous dansons sur un volcan. Les points chauds se multiplient autour du continent européen. Situation difficile en Ukraine, guerre à Gaza, attaque contre des navires français et alliés, civils comme militaires, en mer Rouge. C'est sur ce dernier point, monsieur le ministre, que je souhaiterais revenir aujourd'hui. Le canal de Suez, c'est la colonne vertébrale des échanges entre l'Europe et l'Asie. Depuis le mois d'octobre, les agressions se multiplient. Nos marins sont en danger. Les grands armateurs, sensibles à la sécurité de leurs équipages et à l'impact sur leurs opérations, en matière d'assurance notamment, ont annoncé qu'ils suspendaient jusqu'à nouvel ordre le franchissement du canal de Suez. A eux seuls, CMA, CGM, Apagloid, MERSC, MSC, Evergreen représentent près de 60% du trafic mondial de conteneurs. Le contournement par le cap représente 15 jours de navigation supplémentaires. Ces délais et ces surcoûts, ajoutés à la hausse du baril, font peser de réelles inquiétudes pour l'économie européenne et sur la vie quotidienne de nos concitoyens, déjà durement éprouvés par la vie chère. Le 9 décembre, la frégate Languedoc a riposté à des attaques de drones en provenance des côtes du Yémen. Hier en Israël, le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Lloyd Austin, a annoncé la création d'une opération en coalition baptisée gardien de la prospérité afin de contribuer à assurer la liberté de navigation dans la zone. Comment la France entend-elle réagir et contribuer au rétablissement de sécurité et au trafic maritime dans la zone ? Quelle articulation proposez-vous avec les opérations internationales et européennes déjà en cours, en particulier à Génor et à Talente ? Je vous remercie.
vous remercie. La parole est à monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Armées.
Oui, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Larsenner, j'aimerais déjà, au nom du gouvernement, et j'en suis certain, au nom de la représentation nationale, rendre hommage à nos soldats de la marine nationale, de l'armée de l'air et de l'armée de terre qui rendent actuellement leur mission dans des conditions particulièrement difficiles aux Proches et au Moyen-Orient. On le sait, les risques d'escalade sont là. La ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était au proche au Moyen-Orient. Milice chiite en Irak. Présence d'un contingent français de 700 soldats à la finule au Liban. Et bien sûr, l'action de la Marine nationale en mer pour les libertés de circulation, comme vous l'avez rappelé dans votre question. Et sur l'ensemble de ces bancs, nous devons évidemment nous mobiliser. Nous mobiliser puisque la France, monsieur le député, est déjà largement présente dans cette région, la mission ingénieure à Télente. qui est une mission de lutte contre la piraterie maritime, qui n'est pas tout à fait l'objet des menaces de sécurité que nous connaissons aujourd'hui. Évidemment, les projections depuis l'Hexagone, dans notre groupe aéronaval, la frégate, la Languedoc, qui a dû effectivement, en légitime défense, ouvrir le feu, il y a de cela maintenant plusieurs jours, pour défendre un tanker. Donc oui, les grandes compagnies maritimes sont inquiètes. Le secrétaire d'Etat Hervé Barville les a de nombreuses reprises au téléphone. Et donc évidemment, nous devons avoir une stratégie. L'initiative américaine est intéressante parce qu'elle permet d'optimiser, de partager les différents renseignements et options sur l'ensemble de la région. Elle rappelle d'ailleurs aussi les propositions du président de la République sur les nécessaires coalitions sur mesure que nous devons développer contre les différents groupes terroristes, contre les différentes menaces que la région peut donner. D'emmener des partenaires régionaux. voire à Paris, nous aurons l'occasion d'en discuter. Et nos échanges continuent avec le partenaire américain dans le cadre de notre autonomie et notre liberté d'action, monsieur le député, dans l'ensemble de la région. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le ministre. Monsieur le député ?
Puisqu'il me reste quelques secondes, monsieur le ministre, merci pour nos militaires, merci pour les armes de la France. Et je veux avoir une pensée pour Djibouti, un partenaire important dans la région avec lequel nous renégocions un traité et qui souffre déjà de la situation dans la zone. Je vous remercie.
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