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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
BFM TV, le 20h de Rukier. Laurent Rukier,
Julie Hamet. Bonsoir ou re-bonsoir, merci d'avoir choisi BFM TV. Nous accueillons sur notre plateau Alain Duhamel, que tout le monde connaît ici évidemment, à BFM, éditorialiste politique. Madame Joëlle Chevet, bienvenue historienne et auteure de l'Elysée aux féminins. Et bienvenue aussi à Valérie Trierweiler, qui nous rejoint pour la première fois, journaliste. Je ne sais pas si on doit dire ancienne première dame ou pas. Je ne
sais pas, parce qu'on m'a disputé cette appellation, donc appelez-moi comme vous voulez.
En tout cas, si vous êtes là, c'est évidemment parce que la première dame actuelle fait la une de... match aujourd'hui
que j'ai été journaliste à match en plus
et vous auriez pu faire l'interview à l'époque de madame macron sauf que là c'est catherine mais qui fait cette interview qui fait beaucoup parler
fait beaucoup parler on va peut-être revenir sur son agenda très chargé à la première dame depuis maintenant, rien que la semaine dernière. Voilà, elle a accompagné Emmanuel Macron hier en Suisse. Elle était dans le Pas-de-Calais au moment des inondations. Elle a pris la parole aux côtés de Mika contre le harcèlement scolaire. Elle a reçu la première dame d'Ukraine, Olena Zelenska. Elle fait donc maintenant la une de Paris Match. Première question, on va revenir évidemment sur cette interview, mais en tant qu'ex-première dame... — Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? — Eh bien, je pose une question à Valérie Trégaïla. —
Mais depuis combien... Depuis combien de temps vous êtes à BFM TV ? Mais pourquoi vous me dites ça ? Vous êtes arrivé en même temps. Alain Duhamel. On doit toujours commencer par Alain Duhamel. Moi, j
'étais attirée par Valérie. N'est-ce pas
Alain Duhamel ? Je connais bien les règles. On doit toujours commencer par Alain Duhamel. C'est vrai que je vais t'arriver en même temps que moi. Mais en
tant qu'ex-première dame, je me disais... Laurent, laissez la première dame de BFM parler. C
'est comme ça. Quand je suis arrivé ici, on m'a dit si tu as Duhamel sur ton plateau, tu dois toujours commencer par Alain Duhamel. Vrai ou faux ? C'est possible. Vous le mettez dans l'embarras.
Ça doit être une question de génération.
Ah, c'est ça. Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ? Alors, on vous donne la parole d'abord ? Non, non. Alors,
franchement, allez-y, donnez la parole à... Bon, alors, allez-y, je tranche.
Valérie Trinbayer, quel est votre regard sur ces six dernières années de Brigitte Macron dans ce rôle de première dame ? Est-ce qu'elle remplit bien son rôle
? Moi je trouve plutôt, après je laisserai peut-être Joël, je vais dire à quel point c'est un rôle difficile, de toute façon pour toutes les Premières Dames qui sont passées par là, c'est très difficile, très difficile. Quoi qu'elles fassent... Toutes, elles sont critiquées. Et Brigitte Macron l'est beaucoup. Alors que vous avez parlé de son agenda de cette semaine, moi j'ai regardé sur le site de l'Elysée son agenda de tout le mois d'octobre. Elle n'arrête pas. C'est quelqu'un qui n'aime pas rester en place, Brigitte Macron. Donc elle fait énormément de déplacements, elle rencontre beaucoup, beaucoup de monde. Parfois de façon éclectique, parce que là on voit qu'elle a rencontré le PDG d'AXA, qu'elle a rencontré Gauthier Capuçon sur la musique. Elle emmène aussi, elle en est la première dame de Mongolie, visiter le musée d'Or. enfin elle fait des tas de choses les pièces jaunes puisqu'elle a repris la fondation de bernard chirac lui prend beaucoup de temps beaucoup
elle n'est pas critiqué pourquoi dites vous au contraire elle est plébiscité elle n'est pas critiqué pourquoi dites vous qu'elle est créé alors Les deux.
Regardez les... Sur les raisons
sociaux, elle l'est parfois. Oui. Moi, j'ai regardé...
Mais qui
ne l'est pas ? Voilà,
qui ne l'est pas. Effectivement, moi, j'ai regardé les commentaires sous le compte Instagram de Paris Match qui annonçait cette couverture. Et il y a à peu près autant de critiques que de compliments, qu'elle est belle, qu'elle est élégante. Après, les gens se fichent à peu près de ce qu'elles font. Ce qui compte, c'est l'allure. C'est l'image. C'est vrai, ça ? Oui. Quand même, les causes, l'aspect caritatif. Bien sûr. Bien sûr, Bernadette Chirac avait réussi à faire passer sa cause les pièces jaunes. C'est la première à avoir fait vraiment quelque chose. Sinon, elle n'était pas première dame. Elle était encore à l'hôtel de ville. Mais ça a vraiment pris d'ampleur à l'époque de
l'Elysée. Ce n'est pas un privilège de la première dame, les pièces jaunes. J
'ai l'influence qu'une femme peut avoir sur son mari. C'est la phrase qui a été choisie pour la une de ce Paris Match. L'influence qu'une femme peut avoir sur son mari, ça veut tout. Et rien dire cette phrase à l'heure du Hamel.
C'est l'influence que la première dame peut avoir sur un président. Donc c'est peut-être une femme sur son mari, mais c'est pas n'importe quelle femme et pas n'importe quel mari, c'est évident. Et ce qui est intéressant, c'est quel type d'influence concrète elle peut avoir. Alors chacun a sa doctrine. Moi je pense qu'elle a deux rôles, elle a un rôle personnel, alors toutes les Premières Dames l'ont eu, avec plus ou moins d'efficacité, plus ou moins d'originalité, et qui sont ce qu'elle a choisi de faire, continuer à enseigner ici, s'occuper particulièrement des problèmes dans les collèges, etc. Et puis il y a le rôle qu'elle joue sur son mari, avec son mari. Et là... Je dirais que je pense que parmi les Premières Dames, elle est une de celles qui a un rôle non pas politique, mais je dirais que c'est elle qui est chargée de sa part d'humanité, d'élargir la part d'humanité. Je pense que c'est elle qui essaye de donner une dimension d'affectivité dont les Français pensent visiblement que lui manque. Non,
mais je suis assez d'accord, moi, avec cette analyse. Est-ce que souvent, d
'ailleurs ça n'est pas le cas, à part peut-être Chirac, où Mme Chirac était sûrement plus à droite que Jacques Bernadette, mais Daniel Mitterrand était plus à gauche que François Mitterrand. On s'en souvient très nettement. Je crois que vous étiez plus à gauche que François Hollande. Je crois aussi. Voilà. Carla Bruni était plus à gauche que Nicolas Sarkozy. Et est-ce que Mme Macron est plus à gauche que Mme Macron ? Et Mme de Gaulle était plus à droite. que le général.
Et parfois plus à gauche. Vous pourrez y revenir. Revenons à la première dame. Je vais mettre ma théorie
là-dessus. D'abord Alain Duhamel et après Valérie Traveilleur, parce que je sais que vous l'avez rencontrée à plusieurs reprises, Brigitte Macron. Elle a même organisé un déjeuner avec toutes les premières dames. Oui,
non pas toutes, avec juste Carla Bruni, elle et moi. Ah, ça veut dire que
Julie Gaillet n
'était pas ? Non, elle n'était pas invitée. C'est vous qui
avez répondu à cette histoire. Non, non, non, je n'ai rien demandé. En tout cas, est-ce qu'elle est... Effectivement, plus à gauche Brigitte Macron qu'Emmanuel Macron.
je ne dirais pas qu'elle est plus à gauche, non. Au bout du compte, si je devais dire quelque chose, je dirais même qu'elle serait plutôt plus à droite. Mais il y a le côté affectif, l'intérêt pour les gens qu'elle rencontre, ça sert, ça se voit très bien. Et une disponibilité, elle a une attente vis-à-vis des gens, elle aime les gens et elle a une part d'humanité qui est plus visible que celle de son mari. Oui, je crois
aussi qu'elle n'est pas plus à gauche que son mari. Je pense qu'ils sont plutôt sur la même ligne. Mais c'est vrai qu'elle a envie de se rendre utile. Et ça, c'est vrai. Moi, je lui ai déjà demandé un service qui ne me concernait pas, mais pour une classe d'enfants handicapés, quelque chose qui allait fermer. En moins de 24 heures, elle avait réglé le problème. Franchement, tout ce qui est les personnes handicapées. Elle est allée aussi à la maison de l'autisme au mois d'avril sans caméra. Elle fait énormément de choses sans les caméras. Elle fait un repérage pour son mari. Elle a cette fonction-là. La maison de l'autisme, elle y est allée en avril. Le président y est allé hier ou avant-hier, je ne sais plus. Donc elle prépare les choses pour lui, tout ce qui est social.
Avant qu'on en vienne au contenu de l'article et qu'on donne la parole à tout le monde sur ce plateau, j'avais une question précise à poser à Alain Duhamel parce que ça, j'aurais aimé... avoir son avis là-dessus. On a parlé... J'en ai parlé ici même il y a deux jours parce qu'on évoquait évidemment la décision du président de la République de ne pas être allé à la fameuse marche contre l'antisémitisme dimanche dernier. Ici, il a dit mais au fond, peut-être là où le couple a raté le coche, c'est que lui aurait pu dire je n'y vais pas mais Brigitte Macron va me représenter à cette marche. Pourquoi elle n
'y était pas ? Moi, j'avais donné mon avis avant. Je suis là pour ça aussi. Et j'avais dit que moi, ce que je souhaitais, c'est qu'il y aille avec... avec elle à son bras. Vous vouliez les deux. Vu qu'il avait décidé de ne
pas y aller. Depuis, on le sait. Est-ce qu'elle aurait pu y aller seule?
Moi, je trouve que le couple... C'était bien. C'est une dimension de solidarité.
Oui, mais moi je pense qu'elle pouvait y aller seule et je pensais vraiment qu'elle allait y aller. Parce qu'en fait, elle est quand même sa représentante personnelle. Alors c'est vrai qu'il y avait la première ministre, il y avait tout le gouvernement. Mais symboliquement, c'est autre chose, Mme Macron. C'est son prolongement. Elle le représente vraiment personnellement.
Est-ce qu'on apprend beaucoup de choses dans cet article, cette interview de Catherine Ney ? Est-ce que vous pouvez me le dire ? Très peu. Ah, mais parce que vous vous connaissez tous sur les premières dames. Non, pas les deux. Non, non, je parlais sur le bien. Bien entendu qu
'elle fait des choses nouvelles, alors elle a un agenda en effet très dense et qui n'est d'ailleurs publié que le mois suivant. pour qu'elle puisse justement se déplacer la plupart du temps. Alors sinon, elle est connectée tôt, en tout cas avec l'expression, c'est-à-dire qu'on ne sait pas à l'avance les déplacements qu'elle va avoir. Mais moi, ce qui m'intéressait, c'était de revenir sur cette influence dont vous avez parlé. Et c'est un thème qui traverse absolument toute l'histoire de la monarchie comme l'histoire des Premières Dames. 'influence occulte des femmes sur leur mari. Alors pour la monarchie, c'est plutôt l'influence des favoris royales et non pas des reines. Pourquoi vous me regardez ? pas du tout. Et par contre, en effet, pour les présidentes et pour la République, l'influence des épouses. Et qui a eu alors le plus d'influence ? C'est un thème qui traverse vraiment là pour le coup nos 200 ans de République, ces femmes suspectées. d'influencer leur mari, et c'est toujours une influence qui est néfaste, bien entendu. Pourquoi ? Si, si, tout au long de la République, vous le voyez, chaque fois qu'il est question de l'influence des femmes, elle est néfaste. Puisqu'il y a, je crois qu'il y a un cerveau reptilien chez encore beaucoup de Français. pour lesquels la femme est particulièrement... Vous reconnaissez dans ce cerveau reptilien ? Non, pas du tout. Non, mais ça n'existe pas. Le cerveau reptilien, c'est une façon de parler. Non, mais... On a
bien compris. Alors, Diamel. Non, Et après, Délès. C
'est vrai qu'on parle... D'ailleurs, c'est normal qu'on se pose la question. On parle pour chaque épouse ou femme ou... d'un chef d'État. Je voudrais juste
préciser une chose, les femmes en politique, c'est tout. J'entends bien.
C'est notre sujet. On se pose toujours la question de l'influence réelle. Mais il y a deux types d'influence. Il y a l'influence qui pourrait être politique. Par exemple, moi, j'ai gardé un souvenir ému d'une scène dans le bureau de François Mitterrand. Daniel Mitterrand s'occupait des Kurdes et était au Kurdistan. Elle l'a appelé. Moi, j'étais dans le bureau. On était deux. Et il lui a passé le plus grand savon que j'ai jamais entendu un président passer à sa femme parce qu'il lui a dit... la diplomatie française, c'est moi, c'est pas toi, tu fais quelque chose qui est le contraire de ce que je veux faire. Là, c'est une dimension carrément politique. Et là, c'est carrément politique. Mais moi, je crois à tort ou à raison, je dis pas que je suis pas un spécialiste, mais je crois à tort ou à raison que l'influence essentielle de la femme, de la compagne, peu importe, de celle qui vit avec le président, c'est le rôle qu'elle joue sur son équilibre psychologique, sur son affectivité, sur sa vie personnelle. sur sa possibilité d'être autre chose qu'en permanence 48 heures par 24 heures le chef d'état avec 10 personnes l'appelant en permanence. Et là je crois que c'est très important. Il y a des influences sur certaines mesures.
Je pense à l'uniforme par exemple quand elle avait dit moi je suis favorable à l'uniforme à l'école. D'ailleurs vous avez pris sa défense en disant ce qu'elle avait été très critiquée à l'époque et vous aviez dit elle a le droit de donner son avis. Pour
l'instant, à ma connaissance, il n'y a pas de décision. Il n'y a pas
de décision, mais Emmanuel Macron est favorable à une expérimentation de l'uniforme. Il
est favorable à toutes les expérimentations.
Oui, moi je voudrais quand même revenir sur justement le fond. Nous disions qu'il n'y a pas grand chose dans ce papier. En revanche, le fait d'accorder une couverture entière et surtout, il fallait écouter aujourd'hui et Europe 1 et ses news. mais le service après-vente du numéro de Paris Match. Or, on se rend compte un petit peu. D'ailleurs, la première partie de notre émission a vu les questions... On n'a pas toujours dit ça du groupe
Bolloré par rapport au groupe Macron. Franchement, c'est un scoop que vous nous donnez là. Les
questions très graves qui travaillent la France aujourd'hui. Et là, mises en avant, et que Catherine Ness soit faite la complice, qui est une grande journaliste avec une autorité quand même importante, se faire la complice de cette couverture. médiatique qui est aussi une diversion par rapport, je vous dis quand même, à l'urgence des questions que nous avons à traiter. Et nous y contribuons en consacrant une demi-heure à cela. Mais je vous dis, ce matin, alors on avait la revue de presse d'Europe 1, après Pascal Praud qui nous annonçait qu'il aurait, Catherine Ney, à l'heure du déjeuner.
Alors là,
pardon, Bérenice, vous ne connaissez pas suffisamment bien le monde des médias, mais plus que la promotion... de Mme Macron, je pense que c'est la promotion de Paris Match, qui était faite par Europas, par Cellius, parce que c'est le même groupe. En tout cas, vous êtes d'accord avec moi
? Moi, totalement d'accord, et comme je connais vraiment très bien Catherine Ney depuis 1967, ça me donne certaines expériences, c'est ce que j'ai dit, c'est la première date de repas depuis...
C
'est une formidable journaliste. Et deux, j'aconnaissais pour le dire, peut-être qu'elle ne sera pas contente de m'entendre, mais on ne peut vraiment pas la suspecter de vouloir être aimable vis-à-vis des... Ce qu'elle a fait... Je la connais, c'est pour ça, puis j'ai lu l'interview. Oui, moi aussi, justement,
je voudrais citer une phrase. Je ne connais aucun journaliste qui aurait refusé d'aller interviewer. En plus, ça n'a pas
été une séance en passant, c'était un vrai travail. Non, mais
d'accord, mais attendez, je dis quand même, l'importance des questions qui se posent à nous aujourd'hui, et nous apprenons donc que M. Macron mange deux ce coq, et Catherine Ney aux écrits, Brigitte Macron ne précise pas si elle beurre les mouillères. – Vous
parlez de Paris Match, j'y ai travaillé, c'est un journal qui fait beaucoup de people. – La seule chose que l'on apprend, c'est
que… – Je ne
suis pas toujours d'accord avec Bérénice Levé, mais il y a quand même un point sur lequel elle a raison, c'est que ça ne va pas vraiment changer les jours qui viennent de savoir si oui ou non elle veut les mouillettes.
quand elle est de passage à Paris, Mme Erdogan... prend le thé avec Brigitte Macron, comme d'autres Premières Dames. Alors ça, en revanche, c'est un élément qu'elle trouve au demeurant fort amical. Nous n'en doutons pas, mais il est assez intéressant, en revanche, de savoir qu'il y a des rencontres entre Mme Ertigane et Mme Macron. Mme Duhamel, je ne pense pas
entre vous. Pardon, mais on est à la télévision, si vous pouviez ne pas parler entre vous pendant qu'on fait l'émission. Non,
mais on vous écoute. Parfait, merci.
Surtout que M. Duhamel va prendre la parole et on m'a dit, surtout pendant que M. Duhamel parle, personne ne parle.
y a un côté anecdotique, vie quotidienne... dont tout le monde dit que ça n'a aucun intérêt, mais sur lequel tout le monde se précipite quand même. Ah ben non, moi je l'ai lu parce que je suis sûr que je suis sûr que je l'ai lu ce soir. Le fait des deux oeufs à la coque, les gens vont se dire « ah, elle prend deux oeufs à la coque ». Mais il n'y a pas que ça, il y a beaucoup plus intéressant quand même. Alors quoi pour vous ? Ce qui m'intéresse, c'est ce que moi j'ai trouvé dans l'interview. Vous me direz que peut-être que c'est ce que je cherchais, je n'en sais rien. Mais ce que j'ai trouvé et qui m'intéresse, c'était le type de relation familiale qui existait entre lui et sa femme, entre lui et les enfants de sa femme, comment les choses se passaient, leur rencontre. Disons les choses carrément. Ce qui m'intéressait en lisant ça, c'était de savoir ce qu'était leur équilibre ensemble. On l'a déjà vu maintes fois. Il n'empêche que c'est intéressant à propos de quelqu'un qui doit... Présider dans une période où il y a 10 crises en même temps. Le savoir, ce qu'est son équilibre psychologique. En tout cas, moi, ça m'intéresse.
Pablo Pio, Vivian n'a rien dit et
après,
on redonne la
parole à l'ex-première dame. Voilà, j'allais vous faire une petite révélation. La
révélation d'abord. Vous regardez BFM TV, il est 20h53 et vous allez apprendre que Valérie Carveilleur, elle, beurrait les mouillettes de François.
Oui, ça s'est vu. Non, pas du tout. J'ai envoyé un petit texto à Brigitte Macron cet après-midi. pour lui demander ce qui l'avait incité à parler maintenant parce que c'est vrai qu'on est en pleine crise internationale et elle m'a dit qu'en fait l'interview avait été faite le 24 octobre et ça devait paraître la semaine dernière pour la promotion de son action contre le harcèlement scolaire et ça a été décalé pour une couverture sur le cardinal dont j'ai oublié le nom et donc effectivement il ya un décalage On a quand même décalé, voilà, Brigitte Macron, la première dame pour le cardinal. Et ça aurait été peut-être plus à propos il y a une semaine.
Moi, j'ai eu un gros problème à la lecture de cet article. Globalement, à tous les commentaires qui ont trait au rôle de Brigitte Macron depuis six ans, c'est très bien résumé par Alain Duhamel. Il dit, mais en gros, moi, ce que je cherche à savoir, c'est quel rôle elle joue sur l'équilibre d'Emmanuel Macron. Enfin, quel équilibre il y a dans le couple ? Quelle influence ? C'est d'ailleurs le titre de l'article. Quelle influence ? Une femme, et elle dit j'ai l'influence qu'une femme peut avoir sur son mari. Je suis désolé, mais on dirait une phrase du 19e siècle. C'est-à-dire que, d'ailleurs, tout l'article pour moi de Catherine Ney transpire en fait d'un espèce de sexisme complètement arriéré où la femme est mise à un endroit de faire valoir de son mari. Et je crois... pour suivre les actions de Brigitte Macron depuis maintenant 6 ans, qu'elle a autrement plus de choses à dire qu'effectivement, je lui fais des tartines le matin ou des œufs à la côte et je lui fais des trucs marmitons. En fait, elle a une action politique, comme ça a été très bien dit par Valérie tout à l'heure, et c'est ça qu'il faut mettre en avant. Elle a très très peur.
Il nous parle de l
'écoil financé par Arnaud. Il y a toutes les actions. Il faut arrêter de
parler de Brigitte Macron comme juste le bras. Le prolongement d'Emmanuel Macron, ce n'est pas vrai. Elle a très
peur du faux pas. Je sais quelque chose, un faux pas, ça coûte très cher. Elle a très peur du faux pas, donc elle fait très attention. Bien sûr qu'elle a des opinions sur des choses beaucoup plus importantes, mais ce n'est pas elle qui va répondre sur le conflit palestine-israël. Ensuite, elle est très amoureuse de son mari. Je trouve ça magnifique. Ils sont ensemble depuis 25 ans, je crois, et elle reste très amoureuse. Et un jour, elle m'a dit... Tu sais, tout le monde croit qu'Emmanuel est sous mon emprise, mais c'est l'inverse. C'est moi qui suis sous la sienne. Et quand elle le dit dans cet article, qu'elle l'admire, il n'y a pas un jour où elle ne l'a pas livré. Un garçon
si jeune, c'était rédhibitoire. J'ai été prise dans un ouragan intérieur. J'ai eu beaucoup d'élèves très brillants, mais aucun n'avait les capacités. Un ouragan intérieur, c'est vous comme Français. Vous êtes quand même
bien d'accord que ça sert précisément à un certain message politique. C'est nous dire, cet homme est admirable, je l'admire. et admirez-le au lieu de le contester. Il ne va pas nous dire qu'il est nul. Le fait que cet entretien ait une telle importance a bien une fonction... pleinement politique dans un moment où Emmanuel Macron est quand même démonétisé. C'est
le principe même de ce type d'interview où effectivement on apprend même davantage sur les éléments contextuels que sur les propos de fond, même si on a également des propos de fond sur les grandes causes de Brigitte Macron. Maintenant, elle ne veut pas perturber, ce qui est tout à son honneur, la politique de son mari, et notamment évidemment sur les aspects internationaux. Il était normal que... Ce type de questions n'aient pas été posées. On peut même imaginer que ça avait auparavant même été envisagé avec Catherine Ney. Les sujets sont toujours évoqués. C'est une interview en réalité qui arrive effectivement dans un temps particulier. Mais ce type d'interview se demande en réalité des mois à l'avance très souvent. Et puis ça reste sur un coin de table. Et c'est au moment opportun en général que la première dame donne suite. C'est normal, c'est comme ça que ça fonctionne dans ce type de situation. Et la réalité aussi c'est que le quinquennat de Macron... une succession de crises. Il y a eu, souvenez-vous, la réforme des retraites, grosse crise, il y a eu les émeutes, grosse crise. On n'imagine pas une interview d'une première dame dans Paris Match au moment où il y a une grosse crise sur le plan intérieur. Alors là, certes, il y a une crise sur le plan extérieur avec le conflit israélo-palestinien, mais c'était peut-être, effectivement, la dernière possibilité de donner cette interview avant de rentrer dans la campagne des européennes. Et donc, finalement, c'est aussi légitime au bout d'un moment qu'une première dame puisse s'exprimer. Quant à la polémique, Pablo, sur le sexisme présumé que vous voyez dans cette interview, moi je ne vois pas du tout du sexisme dans ce type de propos et je pense même que si jamais on avait été dans une situation inversée où on aurait eu une présidente de la République, on aurait pu avoir la phrase tout à fait inverse sur l'influence d'un mari. Mais je doute que le mari aurait
préparé les mouillettes pour les uncoques. Exactement, première chose. Et deuxième
chose, c'est précisément parce que ce n'est jamais advenu. Que notre société
est sexiste. Tu vois que c'est ce qu'on va retenir de cette interview ? C'est les oeufs coqs et les mouillettes. J'ai bien fait de neufs. Valérie Trerweiler, vous aviez un agenda aussi chargé que celui qu'on voit. Ça, c'est vrai. Manifestement, elle a un agenda très chargé. Vous aussi, c'était comme ça ? Oui,
sauf que moi, j'ai voulu avoir des missions à l'étranger. Je suis allée plusieurs fois en Afrique. Je suis allée en RDC deux fois. Je suis allée dans l'hôpital du docteur Mukwege en RDC, même dans le Nord Kivu. Je suis allée au Mali faire des... opérations avec la première dame du Mali. C'est sûr que ça plaît moins aux Français. Il faut mieux se cantonner à son propre pays, ce qu'avait bien compris Michel Obama, qui est vraiment resté. Moi, j'étais plutôt tendance Daniel Mitterrand. La grandeur politique en moi. On apprend d'ailleurs qu'elle
déjeune souvent avec des ministres. Gabriel Attal, Rima Boulmenac, ça vous le faisiez aussi
? Oui, ça m'est arrivé deux ou trois fois, mais il n'y a pas très longtemps, je suis arrivée dans un restaurant, un petit restaurant italien, et Brigitte Macron déjeunait là avec une ministre. C'était vraiment par le plus grand des hasards.
Mais ça n'a rien d'exceptionnel qu'une première femme déjeune avec les ministres. Annemone Giscard d'Estaing déjeunait tout le temps avec les ministres, et en particulier les ministres femmes, que ce soit Simone Veil, que ce soit Françoise Giraud, c'était régulier, Daniel Mitterrand. Bernadette Chirac, visiblement. Mais Bernadette Chirac a été mise de côté. Elle a été mise de côté pendant tout le premier mandat. Elle s'est rattrapée un petit peu dans le deuxième. Elle avait ses chouchous. Le fait de déjeuner avec les ministres, et ce n'est pas n'importe quel ministre. C'est toujours des ministres qui sont en rapport avec les missions qu'elles ont. Alors soit pour l'école, soit pour la santé, le harcèlement pour Brigitte Macron. Et elle déjeune avec ces ministres-là. Mais ce n'est pas du tout une innovation. On dit toujours qu'elle ose. que ce soit pour cette tenue, que ce soit... Non, non, elle s'inscrit vraiment dans une lignée. Alors moi, je parle en historienne, j'ai essayé de voir ça dans la durée. Et là, pour le coup, elle n'innove pas du tout. Elle est vraiment dans des tâches très traditionnelles de la première dame, le care, la santé, le harcèlement, l'autisme. Oui, on est dans le care. Alors on appelle ça la charité ou les bonnes œuvres pour Yvonne de Gaulle. Mais on est absolument dans cette lignée-là, il n'y a pas de changement.
Je reviens un instant sur les tenues vestimentaires. et sur la durée du séjour à l'Élysée de Mme Macron. Normalement, elle va y rester 10 ans. C'est ce qu'elle dit. 10 ans, c'est long. Vous trouvez que c'est long quand on est là-bas à l'Élysée ? On est enfermé ? On est hors sol ou pas ? Oui, oui.
Alors, moi, je n'ai pas eu le temps de devenir hors sol. Mais bien sûr, on est enfermé. Et puis, elle le dit. Et ça aussi, elle me l'avait confié. Elle ne dîne jamais avant 22, 23 heures. C'est-à-dire qu'elle est seule. C'est le moment où elle téléphone, d'ailleurs, si on veut avoir une conversation avec elle. entre 20h et 22h. Donc elle l'attend tous les soirs pour dîner avec lui. Il faut peut-être nous appeler
Macron. Si vous êtes toute seule devant votre téléphone, n'hésitez pas.
Non, mais c'est vrai, il y a beaucoup de solitude en fait et puis beaucoup de courtisans. Donc il faut faire le tri entre tous ces gens. Vous vous dites que vous avez passé deux ans et ça vous a sauvé. Oui, c'est marrant parce que quelqu'un, une grande psychanalyste que j'ai rencontrée un jour dans un cocktail qui sortait un livre, elle me dit, vous savez, au fond. Dans quel état vous seriez sortie si vous étiez resté 5 ans ? Mais oui, mais cette phrase m'a fait réfléchir. Je me suis dit peut-être, effectivement, si vous me demandez si je suis plus heureuse maintenant, la réponse est oui. Donc oui, peut-être, ça m'a sauvée. Ça se voit, d'ailleurs.
Vous le dit Valérie Tréveille. Vous l'avez vue pour Carla Bruni ?
Oui.
Vous l'avez vue pour Carla Bruni ? Parce qu'elle en parle. Elle dit au début, j'avais des jupes trop courtes. Vous n'avez rien à me mettre parce que j'avais des jupes trop courtes. Il a fallu que je rallonge mes jupes. On fait attention à tout ça, sexiste
? Oui, alors moi au début, oui, mais tout est sexiste, bien sûr. Non mais ça je suis d'accord,
c'est vrai que c'est sexiste. Elle met ce qu'elle veut, et d'ailleurs elle aurait dû dire ça, je mets ce que je veux, et j'emmerde le monde. Moi je suis arrivée à... Non justement,
elle a le respect de ça. Je suis arrivée à l'Élysée en portant aussi. Il faut qu'on respecte les
institutions de la justice qui est très légitime, mais là l'institution de la République, elle respecte une tradition et une institution.
Mais c'est vrai qu'au début, c'est pas facile parce que personne n'est là pour vous conseiller. Moi, je suis arrivée aussi avec mes propres tenues, c'est-à-dire des robes achetées puisque je suis la reine de la débrouille chez les dégriffés ou même sur le marché. Et on m'a fait remarquer, enfin les journaux m'ont fait remarquer que j'étais pas assez élégante. Donc après, les couturiers vous appellent pour vous habiller. Donc j'ai accepté d'être habillée par les couturiers qui prêtent, ça ne coûte pas un sou à l'Élysée. Et après, j'ai eu des couvertures. dans le luxe donc voilà quoi que vous fassiez ça ne va pas oui c
'est vrai ça a dû amel quoi qu'on fasse ça ne va pas
ça c'est un peu classique Bon, moi, franchement, après avoir lu cette interview, je l'ai lu, puis je l'ai relu quand même. Nous aussi. Mais je n'en doute pas. Je ne prétends pas avoir le monopole de la lecture.
Et de Paris-Match.
Ni d'ailleurs de rien. Peut-être que vous étiez chez une même dentiste. Mais moi, ce que j'en retiens, un, c'est que c'est une femme intelligente et que quand on voit la façon dont on parle de ce qu'elle était comme professeur, par exemple, je trouve ça assez encourageant. Et deux, que c'est une femme qui joue un rôle positif auprès de son mari. Bon, écoutez, je trouve que c'est pas tellement mal comme bilan. Mais c'est une
femme qui a du cœur. Elle joue même un rôle positif
tout court, même pas qu'auprès de son mari. Mais oui, c'est ça.
Mais oui, c'est ça. Mais oui, c'est ça. Je défends Brigitte Macron totalement lorsqu'il faut le faire, mais surtout lorsque, à chaque fois, on veut lui dire qu'elle est un espèce de brade. Je déteste ça qu'on définisse les femmes. à travers leur mari, y compris lorsqu'il s'agit de Brigitte Macron.
on apprend aussi qu'elle rapporte à Emmanuel Macron absolument tout lorsqu'elle va déjeuner avec un ministre ou avec une autre personnalité. Elle lui dit tout, elle ne fait pas de filtre, il n'y a pas de censure. C'est une information aussi supplémentaire. C'est pas très
joli le terme que je vais employer, mais c'est comme une gare de triage. C'est-à-dire énormément de choses lui arrivent que le président n'a pas le temps de rencontrer toutes les associations. Elle rencontre aussi des écrivains, elle rencontre des gens de la culture, énormément de monde. Beaucoup de choses passent par elle et elle transmet
ensuite. Un rôle aussi d
'intercesseur
et de
facilitatrice.
Elle le rapproche de la société réelle. Oui, mais sauf que les
conséquences sont quand même minimes. Ça prouve qu'elle n'a peut-être pas assez d'influence.
Oui, exactement. Toute dernière question, vous me répondez s'il vous plaît en 20 secondes, puisque vous avez publié l'Elysée au féminin. Votre préférée, c'était laquelle ? Vous alors, Madame Chevet ? Allez-y, je n'écoute pas.
Non, alors je n'ai aucune préférée. Parce qu'incontestablement, chacune a été différente dans le rôle. Et une détestée ? Je crois que quand on prenne celle de la deuxième, alors celle de la deuxième, non, troisième, quatrième république, Michel Auriol est extraordinaire. Michel Auriol, on l'a bien oublié. Michel Auriol est extraordinaire. Non, mais non, mais c'est pas si loin. C'est pas si loin et c'est les premières qui ont façonné le rôle. Mais non, je crois que je prendrais Brigitte Macron. Non, non, Brigitte Macron. Écoutez, en tout cas, je ne sais pas si grâce à nous,
le groupe Bolloré vendra encore plus de Paris Match ce week-end. Mais merci à toutes et à tous d'avoir accepté de venir sur ce plateau pour nous en parler de cette interview signée notre consœur et camarade Catherine Ney, parce que c'est vrai qu'on aime bien Catherine Ney. Je vous dis à lundi prochain 20h.
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