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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
La parole est à madame Nadia Hay pour le groupe Renaissance.
la présidente, monsieur le ministre de l'éducation nationale, paraît qu'on s'habitue à la pire barbarie et pas plus aujourd'hui. Paraît qu'on s'habitue aux horreurs qu'on vit là, mais l'innocent qu'on tue, je ne m'y habitue pas. Quand Gauvin Serres écrivait ses mots pour Samuel Paty, nous étions loin d'imaginer qu'il ne serait en fait que le premier. Malgré le plus jamais ça, l'idre islamiste a encore frappé à Arras en déillant à nouveau la communauté nationale. Tant chacun de nous a pu revoir dans les visages de Samuel Paty et de Dominique Bernard, les visages de nos professeurs. C'est cet espoir de l'unité que le terrorisme islamiste souhaite atteindre en faisant régner la peur, la terreur, la fatalité. Mais il se trompe lourdement. La peur n'est pas dans la grammaire de la nation, le renoncement non plus. C'est cet espoir et cette unité que nos enseignants transmettront encore et toujours à nos enfants. Et nous, représentants de la Nation, souhaitons leur exprimer ici et maintenant notre profonde reconnaissance. Hier, nous avons tous pu constater le dévouement et l'engagement du corps professoral. Nous les avons vus au collège Dubois-Dolne à Conflans-Saint-Honorin. Je les ai vus au collège Montaigne, dans les larmes dignes des professeurs. Hier, à leur côté, j'étais l'élève, l'élève de ceux qui portent en eux la force nécessaire pour aider nos enfants à traverser cette épreuve et permettre à la vie de reprendre son cours. Cette communauté éducative a besoin de ressources, celles qui vont permettre de dépasser les souffrances psychologiques, a fortiori lorsqu'ils doivent faire face à des provocations indignes. Monsieur le ministre, comment ces moments de recueillement ont-ils été observés ? Et quelles sont les ressources mises à disposition des équipes éducatives pour traverser cette épreuve et montrer que la France aime ses enfants et qu'en France, personne ne doit avoir peur ? Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Gabriel Attal, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la Ministre, Madame la députée Nadiaé. Vous êtes élue des Yvelines et nous étions ensemble hier à Conflans-Saint-Honorin avec la Première Ministre. Vous savez peut-être plus que tout autre, parce que vous avez vécu l'assassinat de Samuel Paty dans votre territoire, combien ce traumatisme est lourd pour les enseignants. Et hier c'est une nouvelle onde de choc qui est arrivée à Conflans-Saint-Honorin et combien nous devons être à leur côté. Sur la question de l'accompagnement psychologique, j'ai répondu à Madame Roche tout à l'heure. Et vous savez aussi combien il est important pour eux de sentir la nation tout entière à leur côté. C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité qu'hier, à 14h, la nation tout entière retienne son souffle. En hommage à Dominique Bernard, en hommage à Samuel Paty, en hommage à tous les enseignants de France. Parce que ce moment est important, j'avais été extrêmement clair et extrêmement ferme à la veille de ce moment, en indiquant qu'il y aurait une tolérance zéro pour la moindre contestation ou la moindre provocation à l'occasion de ces moments. Et je veux le dire, dans l'écrasante majorité des cas, dans la quasi-totalité des cas, Ce moment de recueillement, ce moment d'hommage s'est déroulé dans la plus profonde dignité et le plus grand respect. Je veux saluer les enseignants et les élèves. Mais je dois le dire aussi, 179 élèves ont fait un autre choix, celui de perturber ce recueillement. et de provoquer l'école et d'insulter la mémoire de nos professeurs, notre nation et notre école ne peuvent en aucun cas tolérer cela. Et donc, conformément aux engagements que j'avais pris devant les Français, ce sont 179 saisines du procureur de la République qui partent ce jour pour engager des poursuites contre ses élèves. 179 procédures disciplinaires qui partent également. Et pour les cas les plus graves... Plusieurs dizaines d'entre eux qui relèvent de l'apologie du terrorisme. Je le dis, j'ordonne ce jour l'exclusion de ces élèves dans l'attente des procédures disciplinaires qui se tiendront. À un moment, la tolérance, ça va. La bienveillance, ça va. Et le pas de vague, c'est fini.
Merci, monsieur le ministre.
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