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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
la Présidente, Madame la Première Ministre, le massacre de jeunes à une rave partie. L'exécution de bébés, de vieillards, d'innocents, le kidnapping d'otages, y compris d'enfants, n'est pas un acte de résistance. C'est un crime terroriste. Les actes du Hamas. doivent être condamnés comme leur projet politique, qui n'est pas la paix, et qui exclut toute coexistence avec l'État d'Israël. Notre condamnation est totale. Le terrorisme n'est pas un moyen d'expression. Aucune cause ne le justifie. Aucun contexte ne l'excuse. La fin ne justifie jamais les moyens. J'exprime ici. Au nom des socialistes, notre solidarité avec les familles des victimes et le peuple israélien traumatisé. Chacun le sait, désormais l'embrasement est possible. Il y a un scénario du pire qui s'écrit sous nos yeux. La tentation du chaos existe. Elle est portée par tous ceux qui, du Hamas à l'extrême droite israélienne, ont tout fait pour tuer les accords d'Oslo. La riposte ne peut donc pas être la vengeance aveugle. Notre soutien à Israël, comme à toute démocratie frappée par le terrorisme, est indéfectible dans les limites du droit international. Le droit humanitaire doit être respecté. Le siège de Gaza n'est pas acceptable. La déshumanisation des Palestiniens par le ministre israélien de la Défense est une insulte à notre commune humanité. Infliger une punition collective à des populations civiles est insupportable. Chaque vie compte. Notre conviction est inchangée. Il n'y aura pas de paix durable sans état palestinien et sans garantie de sécurité pour Israël. Nous appelons dans l'immédiat le gouvernement français et l'Union européenne à prendre une initiative diplomatique pour un cessez-le-feu avant de convoquer ultérieurement un sommet pour une issue politique. La guerre à ses trop nombreux partisans, la paix a maintenant besoin de ses combattants. Merci.
Merci Madame la Présidente. Une nouvelle question. Madame la ministre, nouvelle question sur la santé mentale, mais cette fois-ci avec des propositions. Aujourd'hui, nous sommes le 10 octobre et c'est la journée mondiale de la santé mentale. La pandémie de Covid-19 et ses multiples confinements ont accéléré la détérioration de la santé mentale de nos concitoyens. Or, notre pays n'est actuellement pas préparé pour affronter ce défi majeur. Conscients de cette situation, avec ma collègue Chantal Jourdan et moi-même, nous avons été chargés par le groupe socialiste de travailler sur ce qui apparaît aujourd'hui comme un angle mort de nos politiques de santé. Après six mois d'audition abdomadaire de tous les acteurs du domaine et des visites de terrain, les députés socialistes présentent dix mesures pour faire de la santé mentale une grande cause nationale. La santé mentale est le premier poste de dépense de l'assurance maladie avec 23 milliards d'euros. Cependant, nous sommes loin des coûts directs et indirects des troubles pour la société qui en 2018 représentaient 163 milliards d'euros. Il est urgent d'agir. Nous devons changer d'approche et aller vers un objectif, zéro contention, zéro isolement en psychiatrie, comme le préconise l'OMS. Nous devons faire évoluer les pratiques en psychiatrie vers le rétablissement des patients, en réorientant progressivement les moyens de l'hospitalier vers l'ambulatoire à moyen constant. Nous devons former davantage de professionnels, mais aussi mieux les former. En bref, nous devons remettre l'humain au cœur de la gestion de la santé mentale, qu'il s'agisse des professionnels. comme des citoyens. La santé mentale est tout aussi importante que la santé physique. Mais actuellement, nous constatons que la psychiatrie et la pédopsychiatrie sont les parents pauvres de notre système de santé, déjà affaiblis par des décennies de vision gestionnaire et comptable. Notre pays doit répondre à ce défi majeur et c'est pour cela que nous espérons que cette initiative trouvera un écho dans cet hémicycle. Madame la ministre, êtes-vous disposé à travailler avec nous et avec toutes les bonnes volontés de l'Assemblée nationale sur ce sujet essentiel ? Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Agnès Firmin-Lobodo, ministre chargée de l'Organisation territoriale et des professions de santé.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Joël Averani. Je viens de le dire à votre collègue Guétiena, la promotion de la santé mentale fait partie des priorités de la politique menée par le gouvernement. Je vous remercie donc de cette question en cette journée internationale de la santé mentale, ce qui explique le petit ruban vert. Nous le savons à présent, la crise du Covid a notamment eu un impact très important en matière de santé mentale de nos concitoyens. Dès juin 2018, en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale de santé, le gouvernement a adopté une feuille de route santé mentale et psychiatrie reposant autour de trois piliers. La prévention, le parcours de soins et l'insertion sociale. Cette feuille de route a été enrichie en 2021 par les 30 mesures issues de la conclusion des assises de la santé mentale et de la psychiatrie. De nombreuses actions concrètes ont donc été conduites, avec la construction d'une stratégie nationale et de prévention du suicide, la création du dispositif Momsi, le renforcement de maisons des adolescents, l'amplification du déploiement du secourisme en santé mentale dans tous les milieux, avec plus de 70 000 personnes formées, ou encore la stratégie de déploiement des compétences psychosociales avec la création de la génération 2037. L'ensemble de ces actions s'appuie sur des moyens inédits, avec un budget total de près de 2 milliards d'euros entre 2022 et 2026, ce qui constitue une délégation de crédit pérenne à un niveau historique. Comme vous le voyez, même si vous omettez parfois de le rappeler, de nombreuses actions ont été entreprises. Beaucoup restent à faire, et vous le savez, le sujet de la santé mentale est bien plus global qu'un sujet de santé. en particulier sur le volet des ressources humaines. Il nous faut renforcer nos connaissances ainsi que les ressources disponibles dans le périmètre de la santé mentale de la psychiatrie. Il nous faut en particulier renforcer les coopérations et le partage des compétences. C'est pourquoi nous souhaitons par exemple accélérer le déploiement des infirmiers en pratique avancée ou encore des psychologues. Annoncé par le Président de la République, le lancement prochain d'un CNR en santé mentale doit nous permettre d'aller plus loin en faveur de plus de prévention, d'innovation dans la prise en charge globale de la santé mentale. Et nul doute que vos propositions y trouveront écho.
le Président, Madame la Première Ministre, Merci au Président Larcher tout d'abord pour ses paroles de solidarité. Nous avons le cœur brisé pour les victimes et leur famille et une pensée particulière pour nos compatriotes qui ont perdu la vie. ou qui ont été pris en otage. Nous n'avons plus de mots, et pourtant tout est dit. Tout est dit dans l'article 15 de la charte du Hamas, je cite « Face à l'usurpation de la Palestine par les Juifs, il faut brandir l'étendard du djihad ». Les scènes insoutenables dans les kiboutzim de Kfaraza et de Beheri résonneront à jamais dans la mémoire du peuple israélien, comme pour nous les morts de Charlie. de l'hyper-cachère, du Bataclan ou de la promenade des Anglais. Rafles, pogroms, shoahs par balles, décapitations aux couteaux de femmes et d'enfants relèvent sans nul doute d'une volonté génocidaire. Alors oui, comme Daesh, le Hezbollah, le djihad islamique ou Boko Haram, le Hamas est bien une organisation terroriste, une filiale de la mort. Ne pas clairement le reconnaître sous couvert d'explications vaseuses relève de l'indignité. Alors oui, comme n'importe quel autre état de droit, Israël a le droit de se défendre. Il doit le faire dans le respect des conventions internationales. Alors oui, le Sénat sème la terreur. et leur ramasse à horreur de nos valeurs. Démocratie, liberté d'expression, laïcité, droit des femmes à disposer d'elles-mêmes, ce prosélytisme de l'obscurantisme qui touche de manière protéiforme toute la planète, doit être dénoncé et combattu. L'Union européenne est-elle vraiment au niveau pour relever le défi ? Alors oui, le Hamas combat de toutes ses forces, toute idée de paix symbolisée aujourd'hui par les accords d'Abraham. Il faut aider le peuple palestinien de Gaza à se libérer des tyrans qui le poussent dans une impasse mortifère. Les progressistes des deux peuples doivent être encouragés, accompagnés, défendus deux États pour une paix durable. Il faut retrouver l'esprit des accords d'Oslo. Madame la Première Ministre. Vous avez indiqué à l'Assemblée nationale que la France tiendrait toute sa place et ferait tout pour trouver une solution politique. Quelles sont les initiatives précises que vous comptez engager, mes chers collègues ? Soutenir le peuple israélien aujourd'hui dans le drame indicible qu'il subit, c'est défendre une certaine idée de l'humanité.
Merci. Merci Monsieur le Président. Madame la Première Ministre pour vous répondre.
Merci Monsieur le Président. Mesdames et Messieurs les sénateurs, Monsieur le Président Patrick Cannaire. Tout d'abord, je veux à mon tour rendre hommage à la sénatrice Victoire Jasmin, disparue la semaine dernière. Par ses combats et ses engagements, c'était une figure forte et respectée de notre vie politique en Guadeloupe comme au Sénat. Au nom du gouvernement, je tenais à lui rendre hommage. Vous l'avez dit, Monsieur le Président, samedi dernier, l'horreur du terrorisme a frappé Israël. Depuis samedi, chaque jour, de nouvelles monstruosités commises par les terroristes du Hamas et du djihad islamique sont découvertes. Et aux tirs de roquettes, aux enlèvements y compris de personnes âgées et d'enfants, se sont ajoutés une série de massacres. lors d'un festival à l'est de Gaza ou dans les kibbutz de Béry et de Kfaraza. Et vous avez dit, Monsieur le Président, combien ces drames font écho à d'autres drames survenus sur le territoire national. L'horreur, c'est le seul mot qui convient pour décrire ces attaques terroristes et notre soutien doit être total. Au nom du gouvernement, je veux dire à nouveau toute ma solidarité envers le peuple israélien, envers les victimes, leurs familles et leurs proches. Je veux avoir une pensée particulière pour les victimes françaises et pour nos compatriotes disparus dont la situation est extrêmement préoccupante. Parmi eux, plusieurs enfants, probablement enlevés. Nous sommes en lien constant avec les familles. Je veux adresser toutes mes pensées à la communauté française en Israël qui vit dans l'angoisse. Le centre de crise du Quai d'Orsay et notre ambassade sont pleinement mobilisés pour les accompagner. Par ailleurs, nous travaillons activement aux côtés d'Air France pour que des solutions de retour soient proposées à tous nos ressortissants qui le souhaitent. Un vol spécial a d'ores et déjà été confirmé demain et nous travaillons à différentes options jusqu'à la reprise des vols réguliers. Nous soutenons Israël dans cette épreuve et comme l'a fait le président de la République, je le dis sans ambiguïté, face au terrorisme, Israël a le droit de se défendre. Face à la barbarie, personne ne peut remettre en cause ce droit. Je veux aussi dire aux Juifs de France, choqués par cette attaque et inquiets par ses répercussions sur notre sol national, que nous sommes à leur côté. L'antisémitisme n'a pas sa place en France. L'antisémitisme n'a pas sa place dans la République. L'antisémitisme est un délit. Nous ne laisserons rien passer. Le ministre de l'Intérieur a immédiatement passé des consignes de vigilance aux forces de l'ordre et aux préfets afin notamment de renforcer la protection des lieux les plus sensibles. Monsieur le Président Cannaire, la France n'oublie pas son histoire et sa responsabilité pour la paix. Nous devons tout faire pour éviter l'embrasement de la région, permettre la désescalade, la protection des civils et le respect du droit international. C'est le sens des échanges constants que mènent le Président de la République et la ministre des Affaires étrangères avec leurs homologues depuis les attaques. Monsieur le Président Cannaire, dans un tel moment, nous avons le devoir collectivement de faire vivre les valeurs de la République et de défendre la cohésion nationale. Je me réjouis de voir que dans cette Assemblée, cette conviction est partagée par toutes et tous sans exception. Je vous remercie.
Merci Monsieur le Président. Mes interrogations s'inscrivent dans le prolongement du propos du Président Bruno Retailleau. Depuis 4 ans, nous attirons l'attention de l'exécutif sur les menaces des présidents Aliyev et Erdogan. Ce dernier déclarait en 2020 vouloir, je cite, « continuer d'accomplir la mission de nos grands-parents ». Il a fallu 24 heures, 24 heures à l'Azerbaïdjan pour faire disparaître et tuer la démocratie d'Artsat. Je tiens à saluer les actions de solidarité des diasporas, notamment françaises, de nos collectivités territoriales, des fondations et associations. Je salue aussi la capacité de mobilisation des Arméniens de la ville de Goris, qui font tant à de besoins et de détresses. Je salue la résolution du Parlement européen, qui souligne entre autres que les principes internationaux ont été bafoués par l'Azerbaïdjan. Enfin, je salue, Madame la Ministre, vos propos. Tenue à Erevan, oui, la France doit aider l'Arménie à assurer son intégrité territoriale, notamment en renforçant sa capacité de défense. C'est ce que suggérait la deuxième résolution du Sénat votée il y a un an. C'est une condition nécessaire, pour autant insuffisante. Trois interrogations. Qu'envisagent la France et son gouvernement pour obtenir la libération des dirigeants du feu de la République d'Artsart, arrêtés comme terroristes alors qu'ils ont dirigé et incarné au Caucase Sud les valeurs démocratiques que nous entendons comme les nôtres ? Qu'envisage la France sur le plan européen pour faire arrêter cette fourniture de gaz par l'Azerbaïdjan, gaz provenant de Russie ? Le temps n'est pas aux sanctions, a déclaré notre président à Grenade. Quand sera-t-il temps de sanctionner et de faire mettre fin à cette hypocrisie insupportable
Dans ces jours particulièrement difficiles pour l'Arménie, nous sommes pleinement mobilisés à ses côtés et aux côtés du peuple arménien. Madame la Première ministre a redit notre engagement, notre engagement constant. Et c'est aussi celui que nous portons auprès de nos partenaires, au Conseil de sécurité et jusqu'à Yerevan où je suis allée en effet la semaine dernière. Personne ne fait autant pour l'Arménie que la France. Madame la Première ministre a rappelé les grandes lignes de notre action pour aider l'Arménie et pour empêcher toute remise en cause de son intégrité territoriale. Je veux vous dire que tous les engagements que nous avons pris seront tenus. Les 12 millions d'euros et demi d'aides humanitaires sont en cours de distribution sur le terrain à des acteurs engagés auprès des réfugiés et déplacés en Arménie. Nous avons pu évacuer ce week-end quatre blessés graves. qui sont accueillis désormais dans les structures hospitalières d'Île-de-France. Des discussions sont en cours, Madame la Première ministre l'a confirmé, pour permettre à l'Arménie d'acquérir du matériel militaire à vocation défensive. Au niveau européen, nous avons proposé, avec l'Allemagne, un ambitieux plan de soutien à l'Arménie qui sera évoqué à notre prochain Conseil, le 23 octobre, avec notamment l'objectif de renforcer la mission d'observation européenne dans ses moyens comme dans son mandat. Et à l'ONU, enfin, M. le Sénateur, après avoir obtenu une réunion du Conseil de sécurité, demander la libération des personnes arrêtées, rappeler le droit des Arméniens à vivre dans le Haut-Karabagh. Nous allons continuer de rappeler le Conseil à ses responsabilités en vue de progresser vers un projet de résolution. Et vous le voyez, nous sommes aux côtés de l'Arménie et nous ne permettrons pas que son avenir soit déterminé par la force ou par la menace de l'usage de la force. Je vous remercie.
Merci Monsieur le Président. Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, ma question porte sur le bilan de votre rentrée scolaire. Car derrière votre plan de communication permanent, il y a des chiffres, des constats, des réalités et ils sont cruels. Cruels pour vous, mais surtout cruels pour les élèves, leurs enseignants, les personnels éducatifs qui en paient tous le prix. Cette rentrée scolaire, c'est la rentrée de l'impréparation, c'est la rentrée des engagements non tenus. Fin août, vous annonciez un professeur devant chaque classe. Il n'en est rien. Dans des académies entières, des enseignants ont été nommés et affectés plusieurs jours après la rentrée, quittant du jour au lendemain leurs classes et leurs élèves pour aller retrouver leur affectation définitive. De même, des milliers de lycéens, souvent en voie professionnelle ou technologique, attendent encore le 11 octobre une affectation. Enfin, alors que 288 000 enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire ont besoin d'un accompagnement, la moitié d'entre eux n'a aucun accompagnement. Le 3 octobre dernier, les AESH étaient d'ailleurs en grève. Voilà un tableau bien noir face à des urgences qui s'accumulent. Que répondez-vous aux parents et aux élèves qui font face à la chaise vide de leurs enseignants, aux enseignants qui méritent plus que des primes conditionnées à l'exercice de mission complémentaire ou aux AESH qui veulent enfin être reconnus pour leur travail indispensable
parole est au ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, monsieur Attal.
Merci monsieur le Président, mesdames et messieurs les sénateurs, madame la sénatrice. Vous abordez la rentrée scolaire dans votre question et pour vous répondre, je voudrais commencer, vous n'avez pas jugé bon de le faire, par remercier et saluer les enseignants, les chefs d'établissement, les agents des rectorats qui ont organisé cette rentrée au service des élèves et des familles. Madame la sénatrice, évidemment il y a des difficultés. Évidemment qu'il y a, oui c'est vrai, des difficultés dans notre système scolaire. Évidemment. Simplement, je veux rappeler quelques réalités. La première réalité, c'est que depuis 2017, il y a 300 000 élèves de moins dans notre système scolaire et que si on avait suivi cette démographie, on aurait supprimé autour de 20 000 postes. On en a créé 2 000. 300 000 élèves de moins, 2 000 postes en plus. 300 000 élèves de moins depuis 2017 et pourtant une augmentation du budget de 30%, ça ne s'était jamais vu dans les précédents quinquennats. Oui, il y a des difficultés, mais nous investissons comme jamais pour l'éducation nationale. Vous avez abordé la rémunération des enseignants. Oui, c'était dû cette revalorisation des enseignants, mais elle n'est pas, comme vous l'avez dit, conditionnée à des missions supplémentaires. Tous les enseignants ont connu une revalorisation sans contrepartie encore à cette rentrée. Si vous comparez la rentrée 2022, septembre 2022 à septembre 2023... C'est entre 125 et 250 euros net de plus pour tous les enseignants, de rentrée à rentrée, entre le point d'indice et la revalorisation choc qui a eu lieu en sept rentrées. Vous parlez de l'école inclusive et des AESH, nous avons quasiment doublé le nombre d'élèves qui sont accueillis à l'école. Et nous avons recruté 40 000 AESH, nous les revalorisons de 13% encore en cette rentrée. Évidemment, on n'est pas au bout des problèmes. On doit maintenant améliorer qualitativement l'accueil des élèves. Et c'est le travail qu'on a engagé avec mes collègues, Fadila Khatabi, Aurore Berger, pour continuer à avancer. Oui, il y a des difficultés, mais oui, nous investissons comme jamais, et je suis absolument convaincu que nous viendrons au bout de ces difficultés avec les enseignants, avec les chefs d'établissement, les AESH, avec les familles, parce que nous voulons tous, je le crois, la réussite de notre école au service de nos élèves. Madame
Brossel.
Merci Monsieur le Président. J'ai trop de respect pour cette Assemblée pour céder à la démagogie. Jasmine, Abderrahman et Louise, ce sont des enfants qui n'ont pas fait leur rentrée car ce sont des enfants en situation de handicap qui ne sont pas rentrés à l'école en cette rentrée. Guillaume, Abdel, Fatoumata sont des lycéens qui n'ont pas fait leur rentrée parce qu'ils n'ont pas eu d'affectation à cette rentrée. Et tant que le gouvernement considérera que ce sont des sujets de statistiques, nous continuerons à porter la parole de ces enfants, de ces élèves, partout et y compris dans cet hémicycle.
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