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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
L'Intégrale des questions au Gouvernement | 25/02/26
25 février 2026
suis heureuse d'abord en votre nom de souhaiter la bienvenue à monsieur Nico Pélechi, président du Parlement de la République d'Albanie, avec lequel je me suis entretenue ce matin. Bienvenue monsieur le Président. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par madame Elsa Faucillon pour le groupe GDR.
Merci, madame la présidente. Madame la ministre, demain se tiendra le huitième groupe de travail sur la protection sociale complémentaire dans la fonction publique hospitalière. Il y a déjà eu sept réunions et toujours aucun engagement clair de la part de l'Etat. Les représentants des personnels hospitaliers, on parle de 1,2 participent à une négociation sans garantie, sans arbitrage, autrement dit à une discussion à l'aveugle. Ce sont pourtant celles et ceux que la nation a applaudis, ces femmes et ces hommes essentiels qui continuent à faire vivre le service public de santé dans des conditions de travail toujours plus dégradées par vos choix politiques. L'enquête menée par l'IGAS et par la Direction générale des finances publiques sur la dette hospitalière renforce l'inquiétude. Les augmentations issues du Ségur ne sont toujours pas intégralement récompensées par l'Etat et continuent de peser lourdement sur les budgets des établissements. Dans ces conditions, comment envisager la mise en place d'une protection sociale complémentaire ambitieuse, à la hauteur de ses personnels à la fois essentiels, mais aussi très exposés, sans garantie que son financement ne reposera pas directement ou indirectement sur des hôpitaux déjà exsangues? Nous refusons une protection sociale au rabais, comme nous refusons qu'elle serve de prétexte à un nouveau désengagement de l'Etat. Plus largement, nous alertons sur une dérive, celle qui consiste à substituer l'extension des complémentaires à un renforcement de la sécurité sociale au profit d'acteurs lucratifs et de mécanismes inégalitaires. Cette méthode s'inscrit, hélas, dans la continuité d'un PLFSS 2026 qui n'a pas répondu aux besoins de l'hôpital ni à ceux de ses agents. Si aucun arbitrage clair n'est rendu, si aucun engagement n'est pris, ce sont encore les effectifs et donc les patients qui risquent d'en payer le prix. Surtout dans un contexte où nous n'avons plus non plus de ministres de la fonction publique. Madame la ministre, le gouvernement s'engage-t-il à garantir un financement intégral, pérenne et national de la protection sociale complémentaire des agents hospitaliers ? Sur quels chiffres ? Sans que cette charge pèse sur les budgets des établissements ni sur l'emploi hospitalier.
Merci, madame la députée. La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
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