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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
parole est à madame Marietta Caramanli pour le groupe socialiste. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'éducation. Madame la première ministre a annoncé des mesures en matière de lutte contre le harcèlement des élèves à l'école. Mais monsieur le ministre, ma question porte elle sur l'éducation et la prise en conscience d'autres mots qui menacent nos enfants. Des dispositions législatives existent. L'article 312.16 du Code de l'éducation dispose qu'une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles et établissements en raison d'au moins trois séances annuelles et par groupe d'âge homogène. L'article 542.3 du même Code énonce qu'au moins une séance annuelle d'information de sensibilisation sur l'enfance maltraitée, notamment sur les violences intrafamiliales à caractère sexuel et inscrite dans l'emploi du temps de tous les élèves. Enfin, l'article 312.18. du code dispose qu'une information est délivrée sur les conséquences de la consommation de drogue et sur la santé dans les collèges et lycées au moins une fois par an par groupe d'âge homogène. Le seul bilan quantitatif rendu public sur l'éducation à la sexualité montré en 2022 que moins de 20% des élèves y avaient accès dans la forme prescrite. Les moments de vie de classe sont évidemment utiles à faire vivre ces informations mais les enseignements estiment face à qui sont moins fermés, et la présence des personnels de santé ou psychologues au sein des écoles est contrainte par l'insuffisance de moyens dédiés. Donc ma question est simple, monsieur le ministre, quels moyens réels, en personnel, en temps et en compétence, non seulement pour la détection, mais aussi la prise en charge, allez vous engager en faveur de la lutte contre ces fléaux et de tous ces fléaux ? Je vous remercie. La parole est à monsieur Gabriel Attal, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Marietta Caramanly. D'abord, vous l'avez dit et vous l'avez souligné vous-même, la Première ministre a présenté un plan interministériel de lutte contre le harcèlement. Et je pense que c'est important de le noter. C'est la première fois que cet enjeu a été porté à ce niveau-là, ce qui nous pousse tous les ministères évidemment à nous mettre à la hauteur du défi et de l'enjeu que constitue ce fléau du harcèlement scolaire. Et vous avez raison. Sur ce sujet, il faut des mesures extrêmement claires et je crois que c'est ce que nous avons présenté dans tous les domaines, qu'il s'agisse de la prévention, de la détection ou de la réaction à ces phénomènes. Ça nécessite aussi des moyens et nous avons eu l'occasion d'annoncer, la première ministre l'a fait, des moyens effectivement pour renforcer nos rectorats, pour être capables de mieux prendre en charge avec humanité ces situations, mais aussi une ouverture sur une réflexion sur la médecine scolaire, puisque vous l'avez dit, sur beaucoup d'enjeux, on a besoin d'une médecine scolaire, de médecins scolaires. d'infirmiers scolaires. On y travaille aussi avec mon collègue Aurélien Rousseau. Il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises ces dernières années, notamment en termes de rémunération, avec des rehaussements de grilles, avec l'ouverture de la prime REPREP Plus à ces personnels dans les territoires concernés. Mais on voit qu'on a un enjeu aujourd'hui encore d'attractivité pour pourvoir les postes qui sont ouverts. Parce qu'il y a beaucoup de postes qui sont ouverts et qui ne trouvent pas preneur à ce stade. C'est donc qu'il faut être inventif et imaginatif, je pense, sur les réponses qu'on est capable d'apporter sur ces enjeux. Ces enjeux sont absolument essentiels à la fois sur la lutte contre le harcèlement mais aussi sur d'autres enjeux tels que ceux que vous avez évoqués. Sur ce sujet-là sur lequel vous m'avez interrogé, ce dernier sujet, mon prédécesseur avait saisi le Conseil supérieur des programmes sur cette question. Je recevrai les propositions en la matière et nous avancerons à ce moment-là quand j'aurai les propositions qui me viendront du CSP. Je vous remercie.
vous remercie Monsieur le Ministre. Madame Caramoli. Oui, Madame la Présidente, effectivement, les engagements, nous en recevons beaucoup. Des contre-rendus précis, quantifiés, des retours sur l'effectivité des mesures annoncées, très peu. Alors, Monsieur le Ministre, je remercie d'abord de ces éléments que vous venez d'apporter, mais je peux prendre un engagement, parce que la réponse n'est pas complète. C'est de vous réinterroger pour savoir si ces mesures jugées utiles par la représentation nationale sont mises en œuvre.
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