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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Monsieur le ministre, cher Gabriel, madame la ministre déléguée, chère Carole, madame la secrétaire d'Etat, chère Sarah, mesdames et messieurs, chers amis, vous trouverez dans le jardin de ce ministère un platane magnifique qui a connu tous les ministres de l'éducation nationale et avant eux ceux de l'instruction publique depuis 1830. Insensible aux vicissitudes politiques, cet arbre vénérable symbolise la transmission d'un ministre à son successeur, un passage de témoin républicain comme le ferait un professeur à son collègue à la fin de l'année scolaire, une passation qui consiste finalement à dire « prenez soin de nos élèves ». J'aime à penser et dire que le ministère de l'Éducation nationale et le plus beau ministère qui soit. Il est celui qui plonge au plus profond dans la nation, dans l'intime de la société et des familles. Il est le visage le plus bienveillant de l'État. Avoir servi ce ministère a été un grand honneur et je remercie le président de la République et la première ministre de leur confiance. En ces lieux, chaque matin, la seule question qui valait pour moi consistait à me demander en quoi je pouvais être utile aux élèves et donc aussi aux professeurs. C'est en effet aux professeurs que je pense en cet instant, moi qui en suis un, les professeurs qui sont si essentiels à notre pays, à son avenir. Nous les avons confortés matériellement, c'est l'objet des revalorisations qui sont mises en œuvre à partir de septembre. Et je crois aussi, en tout cas, nous avons commencé de le faire moralement et symboliquement. Je pense que les professeurs doivent retrouver une place centrale dans notre société, mais cette place respectable ne dépend pas que d'un ministre, c'est un choix collectif que nous avons la possibilité de faire. Nous avons beaucoup travaillé depuis mai 2022 en préparant des mesures qui entreront en application à la rentrée. Du côté des enseignants, je le disais, des hausses de rémunération pour tous, des pactes optionnels pour de nouvelles missions rémunérées. Du côté pédagogique, des travaux d'écriture, du calcul mental au cours moyen, la nouvelle sixième avec la généralisation de devoirs faits et l'heure de soutien et d'approfondissement en français et en mathématiques. Une heure et demie de mathématiques aussi pour le tronc commun des élèves de première. La priorité placée sur les savoirs fondamentaux doit aller de pair avec une politique d'égalité des chances. Voilà pourquoi nous avons lancé des travaux de révision de la carte de l'éducation prioritaire en lien avec le ministère de la Ville et du Logement. Voilà pourquoi nous mettons en place un programme de mixité scolaire et sociale à l'échelle des académies, ô combien utile et nécessaire aujourd'hui. Voilà pourquoi la réforme des lycées professionnels a été instituée. Tout cela s'est accompagné de l'insistance mise sur le respect strict des règles de laïcité avec la fermeté et le discernement nécessaires. J'ai une pensée à cet instant pour Samuel Paty, lui dont un portrait est présent dans le bureau qui est désormais le vôtre. Pour les élèves, l'émancipation par le savoir doit se faire dans un cadre laïque, sans port de signes ou de tenues ostensiblement religieux, sans refus de participation à tel ou tel cours. Les chiffres d'atteinte à la laïcité sont désormais publiés mensuellement. Nous avons intensifié les programmes de formation initiale et continu des personnels et renforcé leur protection. Nous avons aussi intensifié la lutte contre le harcèlement, priorité de la rentrée, contre les LGBT-phobies aussi, et posé les fondations d'un nouvel élan pour l'école inclusive. Nous avons enfin créé avec succès le CNR Éducation, notre école faisant-la ensemble, qui fait travailler des milliers de communautés éducatives, des professeurs, des équipes de direction, des parents, des élèves, des élus, des associatifs, dans les écoles, les collèges et les lycées. Des projets remarquables ont éclos et sont soutenus financièrement, des projets qui s'inscrivent dans le sens d'une plus grande autonomie des écoles et des établissements. au plus près des besoins des élèves, dans un cadre national qui doit rester solide. J'ai passé, mesdames et messieurs, du temps sur le terrain, une vraie source de plaisir et de réflexion stimulante. 134 déplacements dans l'Hexagone et les Outre-mer m'ayant permis de visiter une bonne centaine d'écoles, collèges et lycées. A toutes celles et ceux qui m'ont accueilli, parfois de manière émouvante, je pense par exemple à l'inauguration du nouveau lycée Schulcher de Fort-de-France, merci. Aux élèves et personnels avec lesquels j'ai échangé pour recueillir les points de vue, les suggestions, entendre les difficultés, merci. Dans six semaines, Monsieur le Ministre, la rentrée s'annonce satisfaisante. Nous avons tout fait pour qu'il en soit ainsi, en dépit des difficultés persistantes de recrutement, moindres que l'année dernière toutefois. L'ensemble de ce travail a été réalisé grâce à l'administration du ministère, l'administration centrale, celle des académies et des directions des services départementaux. Parfois décriés, parfois caricaturés, je veux souligner la qualité éminente, la compétence et le dévouement. de notre administration de l'éducation nationale, de celles et ceux avec qui j'ai eu l'honneur de travailler et les en remercier chaleureusement. Le ministère est en ordre de marche. Le secrétaire général, le directeur général de l'enseignement scolaire, celui des relations humaines, de l'encadrement, des affaires juridiques, du numérique, celle des affaires financières, de la communication, de la statistique, des relations internationales, la chef de l'inspection générale, le bureau des cabinets, tous sont d'admirables serviteurs de l'État. J'y associe ô combien les rectrices et les recteurs, les responsables des établissements publics sous tutelle de l'éducation nationale et les présidents et présidentes des conseils attachés au ministère. Je tiens aussi à remercier nos partenaires, organisations syndicales, fédérations de parents d'élèves, associations avec qui le dialogue a toujours été constructif. Du côté du pilotage politique, je veux d'abord remercier, si chaleureusement, la ministre déléguée à l'enseignement et la formation professionnelle, Carole Grandjean, et la secrétaire d'Etat, qui s'apprête à quitter ses fonctions actuelles, à la jeunesse et au SNU, Sarah El Haïry, avec qui j'ai travaillé en confiance et en amitié. Merci du fond du cœur, ce fut un grand plaisir et un honneur de travailler avec vous. Il faut que je mentionne maintenant mon cabinet, mon autre famille, Jean-Marc, Anastasia, vous me permettrez de les appeler par leur prénom, Laurent, Pierre-Gaël, Julie, Lila, Anne, Chloé, Thomas, Nicolas, Guillaume, Luc, Brigitte, Bérénice, il y en a deux, Dimitri, Morgane, Fanny, Mao et Jules. Ce fut un plaisir, un honneur de travailler avec vous. Je suis fier de vous. de ce que nous avons accompli ensemble au service de notre pays. Merci aussi à Julien et Grégory, Fabienne et Stéphane, Marie, Gauthier, Didier et Jérôme d'avoir veillé sur moi, d'avoir veillé sur nous. Merci enfin à ma famille sans qui rien ne serait possible pour moi. Permettez-moi, en guise de conclusion, quelques réflexions de portée plus générale. Le temps de l'école, mesdames et messieurs, n'est pas celui de l'information continue, des réseaux sociaux, des réactions épidermiques, des indignations surjouées et des petites phrases qui claquent. Face au diktat de l'instantané, liké ou détesté, il doit rester de la place pour la réflexion, pour le dialogue, pour la prise en compte de la complexité du monde. C'est le temps de l'école. Le temps de l'école, c'est celui de la lecture patiente, du moment que l'on prend pour écouter la musique des alexandrins. C'est le temps de l'équation qui donne du fil à retordre, le temps des premières brasses dans la piscine municipale, le temps des répétitions hésitantes pour le concert de fin d'année, le temps des cartes de géographie et des frises chronologiques. Le temps de l'école, c'est celui de la force de l'intelligence, du pouvoir de la nuance face aux slogans et aux propos à l'emporte-pièce. Au fond, l'école doit rester aux antipodes du temps politique que nous vivons et qui met sans doute un peu étranger parce que justement, mon temps... et celui de l'école. Mesdames et messieurs, vous le savez, vous le comprenez, j'ai servi l'éducation nationale avec ma sensibilité, mon histoire personnelle, mes engagements de toujours contre le racisme, contre l'antisémitisme et les discriminations, contre les forces obscures et les marchands de haine. Avoir été visé à dominem trop souvent depuis mon entrée en fonction a certes été une avanie pesante, mais j'ai aussi été réconforté et encouragé, et c'est tellement plus important, par le soutien des équipes éducatives à leurs ministres partout dans le pays. Cette année fut sans doute la plus intense. peut-être la plus âpre de mon existence. Mais je n'ai aucun regret, je quitte le ministère serein, car j'ai servi du mieux que je pouvais en y consacrant tout ce que j'avais d'intelligence, d'âme et de cœur, la cause de l'école. Monsieur le ministre, cher Gabriel, je vous souhaite le meilleur sur le chemin qui s'ouvre devant vous. Il n'est pas le moins escarpé, mais c'est le plus beau, c'est le plus inspirant de tous, parce que c'est le chemin de l'école. A toutes et tous. Bonnes vacances et bonne rentrée. Vive les professeurs et leurs élèves. Vive l'école de la République.
le ministre, cher Pape, mesdames les ministres, chère Sarah, chère Carole, chère Prisca, chères rectrices et recteurs, chères directrices et directeurs, chers agents du ministère, vous que je suis ravi de retrouver, mesdames, messieurs. Au moment d'entrer dans ce ministère à nul autre pareil, je me suis remémoré ce jour d'octobre 2018 où j'y suis entré pour la première fois en tant que secrétaire d'Etat. Et ce qui m'est revenu, c'est le sentiment que j'éprouvais à l'époque d'une profonde humilité face à la tâche à accomplir. Je prends mes fonctions de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse avec cette même humilité qui m'étreint aujourd'hui. Humilité alors qu'entre ces murs résonne encore l'écho des voix et la force des décisions de tous ceux qui nous ont précédés. Jules Ferry. Jean Zay, bien sûr, mais aussi Jean-Pierre Chevènement, Lionel Jospin, Jack Lang ou François Bayrou. Tous furent des artisans acharnés de l'instruction de nos enfants et donc de l'avenir de notre nation. Humilité aussi, alors que c'est dans ce ministère que se sont prises les grandes décisions qui ont forgé notre éducation nationale. La création du lycée, du baccalauréat d'abord, l'instruction laïque, gratuite et obligatoire ensuite, qui ancra la promesse républicaine de l'école. Et à la fin du siècle dernier, c'est ici que furent décidées la mixité ou la création des lycées professionnels qui forment aujourd'hui un tiers de nos lycéens. Et j'entre dans ce ministère. Avec l'humilité surtout face à la plus belle et à la plus noble des missions. Servir la nation et son avenir. Car l'école est et doit rester avant tout la promesse d'un avenir meilleur. Mais l'école c'est aussi le trésor fragile d'une nation qui doute autant qu'elle espère. Une nation qui espère le meilleur pour l'avenir de sa jeunesse et qui a un rêve simple. que la vie de ses enfants soit meilleure. Une nation qui espère que le potentiel de toute une jeunesse puisse construire un pays toujours meilleur. Mais bien qu'elle espère, notre nation doute, j'en suis parfaitement lucide. Chaque jour, les Français nous posent une question simple. L'éducation nationale pourra-t-elle encore être en mesure de garantir à leurs enfants, à nos enfants, qu'ils auront la vie qu'ils souhaitent, la vie qu'ils méritent ? Comment s'adaptera-t-elle aux enjeux d'aujourd'hui et de demain, irruption de l'intelligence artificielle, école de demain, défi climatique ou nouveau savoir ? Cherchez des réponses et apportez surtout des solutions à ces préoccupations. C'est au fond cela le cœur de notre action depuis 2017, rendre à l'école la mission qui est la sienne, construire le futur de chacun de nos enfants, sans exception, et donc bâtir l'avenir de la nation. A chaque enfant, sa place. Depuis six ans, nous menons une action résolue dans cet objectif. Cher pape, je veux ici saluer ton action, avec mes amis Carole Grandjean et Sarah El Haïry à tes côtés. L'engagement, la rigueur, l'intelligence, le courage aussi avec lesquels tu auras marqué cette maison. Jamais un ministre de l'Education nationale, tu l'as dit, n'aura obtenu une telle hausse de rémunération pour les enseignants de notre pays. C'était nécessaire autant que c'était juste. C'est un engagement du président de la République. Il est tenu grâce aux revalorisations et aux pactes enseignants. Nous ne pouvions plus fermer les yeux sur ce problème ancien de la rémunération de nos enseignants. Ces six dernières années... avec le président de la République, avec Edouard Philippe, avec Jean Castex, Elisabeth Borne et Jean-Michel Blanquer, avec toi, Pape, nous avons apporté des réponses concrètes à des problèmes qui persistaient parfois depuis des décennies. instruction obligatoire dès 3 ans, dédoublement des classes pour permettre à près de 400 000 élèves de mieux lire, de mieux apprendre à lire, écrire et compter, petit déjeuner gratuit à l'école pour 300 000 élèves, recrutement de plus de 30 000 accompagnants d'élèves en situation de handicap, création du SNU, objectif du million d'apprentis, transformation engagée du lycée professionnel, tout cela, ce sont des progrès concrets au service des élèves et de leur famille. C'est cela la réalité de notre action pour l'école. Pour atteindre l'ambition que nous nous sommes fixés, mais pour l'atteindre vraiment, tant reste à faire. J'en suis parfaitement conscient. Je fixe pour cela trois priorités sous l'autorité de la première ministre et du président de la République. Premier objectif, nous devons remettre le respect de l'autorité et les savoirs fondamentaux au cœur de l'école. L'école doit être pleinement le lieu où l'on forme des républicains et des esprits émancipés. Un lieu où s'exerce l'autorité du savoir. Car aucun enseignement n'est possible sans respect de l'autorité du savoir. Les savoirs fondamentaux sont une condition de notre réussite et tu as porté à ce titre des actions extrêmement importantes en la matière, tout au long de la scolarité, et j'insiste, tout au long de l'année scolaire. En ces temps troublés, et après ce que le pays a traversé au début du mois de juillet, il faut en revenir à des choses simples. Le respect du professeur et de son autorité, la maîtrise des savoirs fondamentaux, le respect de la laïcité, alors que nous sommes tous, et tu l'as dit, encore si douloureusement meurtris par l'assassinat de Samuel Paty. Je sais combien cette exigence pèse sur le quotidien de nos professeurs, combien ils ont été parfois marqués par le sentiment qu'une forme de pas de vague a pu les empêcher d'exercer pleinement leur mission. Et je veux le garantir. si on tente de bafouer l'autorité de nos professeurs, si on veut empêcher que notre histoire soit enseignée, si on veut s'en prendre aux valeurs de la République, je le dis à tous les enseignants, à tous les personnels des établissements, à tous les parents, je serai à vos côtés. Je serai toujours à vos côtés et toujours du côté de la République. Mon deuxième objectif, c'est de garantir que chaque élève, chaque jour de l'année, aura un professeur face à lui, parce que nous aurons des professeurs heureux d'être au travail et d'enseigner. Un pays comme la France ne peut pas laisser des élèves et leurs parents parfois démunis face à l'absence non remplacée d'un enseignant. Je le dis, les absences non remplacées sont difficiles pour la vie des familles. Elles seront ma priorité. Et mon engagement est clair. Il y aura un vrai changement concret et visible par tous dès l'année scolaire qui arrive. Je sais l'investissement que cela demande à nos enseignants, mais ils savent qu'il s'agit là d'une priorité absolue pour nos enfants. Nous y arriverons ensemble en faisant tout ce qui est possible pour améliorer les perspectives de carrière, adapter la mobilité, renforcer l'attractivité du métier. Je veux une véritable animation des ressources humaines. Enfin, l'école doit être un lieu où chaque enfant peut être heureux. Les écoles doivent rester l'asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas. Cette phrase de Jean Zay dit tout ce que doit être l'école, un sanctuaire qui protège et un sanctuaire qui instruit. Chaque petit Français aura affaire à l'école pendant 13 à 15 ans de sa vie. On y entre dès ses premières années et on y sort presque adultes. Cela nous oblige ministres, recteurs, professeurs, AESH, personnel de direction, CPE, assistants d'éducation et nous tous au sein de ce ministère. Cela nous oblige à leur offrir les meilleures conditions d'apprentissage possibles. Je pense notamment à l'enjeu de la rénovation thermique de nos écoles, pour que nos enfants n'aient plus trop froid l'hiver et trop chaud l'été. La lutte contre le harcèlement scolaire est une exigence morale absolue. Comment accepter que des enfants viennent à l'école avec la boule au ventre ? Comment accepter que des enfants se donnent la mort à cause de ce qu'ils vivent à l'école ? L'école se doit être pour tout le monde le lieu de l'insouciance, le lieu où les destins se réalisent. Voilà l'ampleur de la tâche devant nous. Le défi est colossal. Cette mission est difficile. Nous serons exposés aux critiques et aux attaques, y compris personnelles parfois. C'est le débat public et tu l'as très bien décrit. Alors oui, je suis jeune. J'ai 34 ans. Mais je veux rappeler qu'on peut avoir 34 ans et de lourdes responsabilités. Un professeur sur trois a moins de 40 ans et ils ont eux la lourde, la très lourde responsabilité d'instruire nos enfants. Oui, j'ai été à l'école privée. Je n'ai pas à renier ou à m'excuser pour ce choix qu'ont fait mes parents à l'époque comme des millions de parents le font chaque année. Et je ne crois pas que le combat doit être de critiquer les parents qui font ce choix. Le combat, c'est au contraire de garantir que l'école, toute l'école, peut apporter aux parents, à tous les parents, l'essentiel de ce qu'ils attendent pour leurs enfants. Mesdames et messieurs, cette mission, je veux la remplir avec une méthode qui sera la mienne. La proximité et l'écoute, d'abord, des parents, des enfants, des personnels, des enseignants. Je me déplacerai sur le terrain chaque semaine et surtout chaque mois. Je délocaliserai l'ensemble de mon équipe et l'ensemble des directeurs d'administration et directrices de ce ministère pendant trois jours dans des établissements scolaires pour que nous restions au contact des acteurs locaux de la communauté éducative. C'est une exigence absolue que je me fixe. La simplicité, ensuite, je veux que nous concentrions autour de quelques grandes priorités, très claires et très simples, et que nous cessions d'adresser des dizaines de circulaires tous les mois à nos enseignants, à nos chefs d'établissement. Je sais que là aussi tu as fait un effort particulier en la matière. L'audace, enfin. Car nous allons tester de nouvelles choses, défricher de nouveaux terrains, proposer, innover, avancer ensemble au service de l'éducation de nos enfants, au service de notre jeunesse, au service de l'apprentissage, au service de l'avenir de notre pays. L'audace de tirer pleinement les leçons de cette expérience inédite qu'est celle du Conseil national de la refondation et que vous êtes des milliers dans ce ministère à alimenter. L'audace de regarder ce qui marche. dans ce que nous avons voulu expérimenter à Marseille, et de proposer à d'autres territoires de s'en saisir. Je veux conclure ces quelques mots en m'adressant directement au cœur battant de ce ministère. Aux enseignants et personnels d'éducation nationale, je veux le dire, vous faites le plus beau métier du monde. Votre métier compte plus que tout, car en changeant la vie même d'un seul élève, c'est tout le pays. que tout entier que vous faites grandir. Vous me trouverez toujours à vos côtés et je suis fier d'entamer ce chemin avec vous. Aux parents d'élèves, je sais combien vous comptez sur l'éducation nationale, car vous lui confiez ce que vous avez de plus précieux, vos enfants. Tout ne sera pas résolu en quelques mois, évidemment, mais je prends l'engagement que sur des choses très concrètes, j'évoquais les absences non remplacées, il y aura un avant et un après. A vous, famille de classe moyenne, qui constituez une grande partie de notre pays et qui attendez tant de l'école que vous financez par votre travail, je sais que vous perdez parfois confiance, vous qui pensez souvent être les oubliés des politiques, je veux vous dire que notre action est aussi pour vous. C'est à vous aussi que nous devons nous adresser. C'est aussi pour vous que nous devons toujours renforcer davantage nos services publics, au premier rang desquels l'école de la République. Enfin, aux élèves, je veux leur dire de toujours croire en eux. Vos professeurs croient en vous parce qu'ils voient votre talent, même si vous, vous ne le voyez pas toujours. Je sais ce que cela fait d'être élève, on est parfois perdu sans trop savoir où aller ni quoi faire dans la vie, mais vous verrez, il y aura toujours un professeur qui vous marquera, dont vous vous souviendrez, et à qui vous devrez tant de choses. Pour moi, c'est Madame Bellac, professeure d'histoire-géographie. C'est cela la beauté de ce ministère. Mesdames et messieurs, ce ministère, on n'y entre pas par calcul, par ambition, par stratégie, ses fonctions. On ne peut les prendre qu'avec envie et passion, car tu l'as dit, le chemin est parfois escarpé. Et donc je souhaite une fois de plus remercier le président de la République et la première ministre pour la confiance qu'ils me font et l'honneur qui m'est fait. Je voudrais terminer en remerciant une nouvelle fois Pape Ndiaye dans son action dans ce ministère et l'ensemble de son équipe. En vous disant l'honneur qui est le mien et qui, croyez-moi, n'est pas fin de revenir dans ce ministère à nul autre pareil. Je voudrais aussi te dire, cher Prisca, mon bonheur de te voir rejoindre le gouvernement dans ce ministère à mes côtés. Nous avons tant de choses à accomplir ensemble car la jeunesse n'attend pas. J'aurai besoin de chacune et de chacun d'entre vous, car une chose est claire, notre pays a plus que jamais besoin de son école. Je vous remercie.
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