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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Venez, approchez-vous tous, ça fait bizarre, non ? Peut-être que c'est pour les caméras. Oui, mais on peut... On va se venir des... Oui, mais là,
parce qu'il y a des caméras.
Monsieur le président
de la République, bienvenue. Non, je t'interromps. Ça fait quand même bizarre comme dispositif, je ne sais pas qui a pensé ce truc-là, parce que... Oui, enlevez ces trucs-là et faisons une réunion à peu près normale où les gens peuvent interagir. Parce que sinon, ça fait... On a l'impression, soit nous n'êtes menacés ou vous êtes devenu l'écart. Vous êtes d'accord ? Oui.
n'a pas besoin de sécurité. Voilà, madame la préfète de région, je ne vous ai pas salué.
le Président de la République. Vous êtes ici, Monsieur le Président, chez vous. Ici, c'est l'État. Pas l'État dans l'État, l'État qui a su se montrer engagé ces derniers jours avec peu de 5 milliards d'euros que vous avez portés pour la ville de Marseille. L'État qui a su, il y a 30 ans... Quand on regarde de ce côté-là, s'engager pour faire une opération de rénovation urbaine exceptionnelle que la France n'avait pas connue sur 480 hectares. C'est au remède que chacun connaît ici. L'État qui s'était engagé il y a 60 ans à faire du grand port de Marseille-Fosse le hub d'entrée du pétrole pour accompagner la première révolution que nous avons connue sur ce territoire, c'était la révolution pétrolière. L'État qui s'est engagé il y a 40 ans pour la seconde révolution. celle de la chimie du pétrole, et qui aujourd'hui s'engage, Monsieur le Président, vous le savez mieux que personne, dans cette troisième révolution, celle de la décarbonation. Partout, à chaque instant, que ce soit à la pointe du port ici, regardant le Mucem jusqu'à Foss-sur-Mer, le grand port de Marseille-Foss est engagé. Avec les femmes et les hommes qui sont au quotidien engagés sur le port, ces entreprises, ces entrepreneurs, mais aussi ces salariés, ces dockers, ceux qui font la vie du port, sont engagés dans le combat pour la décarbonation. Monsieur le Président de la République, le grand port maritime Marseille-Foss, ce sont 42 600 emplois. Le Grand Port maritime Marseille-Foss, c'est 11,6% de la masse salariale privée générée dans les Bouches-du-Rhône. 11,6% qui tournent autour des enjeux du Grand Port. Ce sont 11 milliards d'euros qui seront engagés dans les 10 ans qui viennent sur l'ensemble de ce territoire. C'est au fond, M. le Président de la République, répondre aux exigences que vous avez posées à notre pays. Celles des reconquêtes des souverainetés. D'abord, la souveraineté logistique. Nous l'avons vécu pendant la crise récente. Le fait d'avoir de grandes entreprises puissantes, en particulier CMACGM, ont montré l'enjeu pour un pays comme le nôtre d'avoir une souveraineté logistique. De grands pays comme les États-Unis ont été confrontés à une réalité très différente et en ont vu les conséquences. Le deuxième enjeu de souveraineté, c'est la souveraineté logistique, la souveraineté numérique. Vous l'avez rappelé, M. le Président de la République, aujourd'hui, Marseille est le 7e hub mondial en matière d'interconnexion numérique. Et dans les 2-3 ans qui viennent, nous devrions être à la 5e place. Aujourd'hui, il y a ici, sur ce territoire, 43 pays, 5 continents, qui sont interconnectés directement. Souventé majeure et d'autant plus importante que la France est le seul pays d'Europe à avoir une double sécurité, à la fois côté Atlantique et côté Méditerranée. Aucun autre pays européen n'a cette capacité ou cette sécurité supplémentaire et on sait combien le risque d'attaque sur ce qui se passe au niveau sous-marin est toujours un sujet important. Et puis la souveraineté énergétique, là aussi. Les crises que nous avons traversées ont montré l'importance de la souveraineté énergétique. Vous avez fait le choix, M. le Président de la République, vous l'avez rappelé hier et vous vous êtes engagé personnellement, de faire en sorte que Marseille-Foss soit le hub européen de transit de l'hydrogène. Avec d'une part le Portugal et l'Espagne et d'autre part l'Allemagne et le reste du continent européen. Mais c'est aussi en matière de souveraineté des capacités de production, en particulier sur l'hydrogène vert sur notre territoire, avec des projets extrêmement audacieux, des projets majeurs, H2V, qui devraient être le premier en capacité producteur national d'hydrogène vert pour notre pays. Il naît sur notre territoire. De la même façon, le projet Gravity, qui consiste à partir de DRI, de déchets. à faire en sorte qu'on puisse produire du bas carbone. Ce sera aussi la plus grande unité de production de panneaux photovoltaïques, de la brique jusqu'au panneau avec carbone qui naît en ce moment même sur notre territoire. Le port de Marseille, M. le Président, c'est un lien. C'est évidemment un lien vers le monde, c'est un lien vers la Méditerranée, c'est l'évidence. Et le port, ces acteurs, ces entreprises, ces femmes, ces hommes, sont en train de porter, je l'ai dit, cette troisième révolution de la décarbonation. Avec des sujets de grande sensibilité, sensibilité parfaitement légitime, notamment sur la question des pollutions. Aujourd'hui, il y a 14 grands ports au monde qui sont électrifiés. Marseille fait partie de ces ports. Et nous allons évidemment poursuivre l'ensemble des équipements et je pense à l'électrification à quai. Nous allons commencer avec tous les départs vers la Corse. Nous sommes ici sur la future ancienne gare maritime sur les départs vers le Maghreb qui est déjà électrifiée et ce sera terminé cet été. Et nous accélérons encore pour faire en sorte que le terminal croisière le soit d'ici 2025. Et notre objectif c'est qu'en 2027-2028, l'ensemble des sites où nous accueillons des bateaux sur le port soient électrifiés. C'est aussi le GNL qui est une énergie de transition. La CMACGM a été certainement dans le secteur maritime la première entreprise à avoir l'intuition de la nécessité de changer de modèle et a su investir massivement. C'est une énergie de transition, mais c'est une énergie qui garantit 80% de réduction d'émissions de particules fines, près de 74% pour le NOX. Et ce sont des exigences portées par les élus, portées par nos concitoyens, qui sont absolument nécessaires. C'est tous les enjeux à venir, mais à chaque étape, à chaque étape de ces transformations en profondeur que nous vivons, nous sommes aidés. Évidemment, par l'engagement de l'État, ce qui est naturel pour un établissement public d'État, mais par les collectivités, le conseil régional en particulier, que ce soit sur les symboles comme les élégantes, chers à Renaud Muselier, mais aussi sur l'électrification à quai en particulier avec les autres collectivités locales. Mais l'enjeu de demain, c'est aussi de développer l'intermodalité. Et nous avons sur ces sujets des rendez-vous majeurs, notamment dans le lien Méditerranée-Ronson. Et nous nous sommes engagés sous votre impulsion et nous devrons agir sur ce sujet. Parmi les enjeux auxquels nous sommes confrontés sont ceux de l'ouverture. Et si l'on regarde ce qu'il va se passer dans les années qui viennent, que ce soit de ce côté du port, sur les bassins est, où nous arriverons petit à petit, en lien avec les collectivités locales, à ouvrir le territoire du Mucem jusqu'aux terrasses du port. Nous arriverons ici à renforcer notre activité. Marseille est aujourd'hui une des capitales de la Méditerranée en matière de tourisme, notamment sur les croisières. Nous avons la capacité d'accueillir à quelques mètres d'ici un terminal de croisière haut de gamme, avec des clients à haut potentiel dont Marseille a aussi besoin et nous y travaillons. Nous sommes aussi dans la force symbolique de l'ouverture. Et si on avait pu vous garder un quatrième jour, monsieur le président de la République, nous aurions invité à dîner ce soir sur la Dic du Large, qui sera ouverte dans le cadre d'un dîner insolite, et qui, au fil de l'été, retrouvera aussi son lien avec la ville, et ça nous paraît particulièrement important, et je sais combien les élus ici y sont attachés. Marseille, FOS, notre port, c'est l'ambition de l'accueil, et ça fait partie de tous ces sujets. Monsieur le président de la République, pendant ces trois jours, Vous nous avez invités à construire, je vous cite, une immense ambition. Je crois que ce qui est en train de se construire ici, sur le grand port de Marseille-Fauss, c'est la mise en œuvre de cette grande ambition. Soyez en sûr. Le port de Marseille-Fauss répond présent. Il le fait. Il le fera. avec l'ambition du développement, de la souveraineté et de l'écologie, sans jamais chercher à opposer l'un ou l'une à l'autre. Et je crois que c'est comme cela que nous avançons et que nous répondrons à ces exigences que vous portez, M. le Président de la République. Je vous remercie. si vous le permettez, M. le Président, je vais passer la parole à Jean-Michel Diaz. qui connaît l'industrie et cette histoire et ces révolutions que nous sommes en train de vivre.
Merci Monsieur le Président du Conseil de Surveillance. Vous avez déjà évoqué beaucoup de sujets liés à l'industrie et à ses décarbonations. Mais je tiens tout d'abord, Monsieur le Président de la République, à vous remercier au nom des industriels de la zone Foss-Étande-de-Berre, au nom du monde économique. au nom des organisations patronales et au nom de l'ensemble des fédérations professionnelles qui exercent de me permettre, en leur nom, de m'exprimer devant vous aujourd'hui. Je voudrais évoquer, bien sûr, l'histoire industrielle de ce territoire, pour en comprendre, d'une part, ses enjeux. Évoquer aussi... Ce moment qui est historique, ce présent historique et puis ce développement et cet avenir du déploiement industriel qui est devant nous. Alors, nous avons un territoire qui est pétri de cette culture industrielle qui a commencé au XIXe siècle et où nous avons, sur cette zone de fosses et temps de berre, 42 000 emplois directs, 200 000 emplois indirects sur la chaîne industrielle, ce qui représente un tiers des emplois des Bouches-du-Rhône. Un premier essor considérable a eu lieu sur ce territoire dans les années 30 avec l'arrivée des raffineries. Et puis il y a eu ensuite un essor complémentaire dans les années 50 avec l'installation de la pétrochimie et bien évidemment l'aéronautique. Et dans les années 70, la Syrie. Les terminaux de gaz LNG qui sont excessivement précieux aujourd'hui sur ce territoire et pour la France. Cette industrie, elle était accueillie à bras ouverts. Elle était génératrice d'économies. Elle était génératrice d'emplois. Et puis nous avons eu un changement de paradigme dans les années 80 où les populations ont commencé à s'intéresser à l'implantation de projets industriels. Avec des attentes légitimes de ces populations qui ont évolué sur les sujets de santé, sécurité et environnement. Et au cours des années... C'est développer, oui, à l'industrie, mais pas chez moi. Donc nous avons à faire face à un sujet d'acceptabilité sur deux points. Le premier, c'est la qualité de l'air. Et le deuxième, c'est tout simplement l'implantation d'activités industrielles. Ce territoire, il est dynamique. Ils jouent ensemble et ils apportent des réponses. La première, nous l'avons fait sur le sujet de la qualité de l'air, en créant un dispositif qui est unique en France, qui s'appelle Réponse. C'est une concertation continue sur 21 communes du pourtour de l'étang de Berre, où on travaille avec les populations, avec les citoyens, où on définit des actions pour améliorer... le sujet de la qualité de l'air. Et puis, sur le sujet de l'implantation d'activités industrielles, je ne reviendrai pas sur les derniers échecs dans ce domaine. Monsieur le préfet de région et monsieur le sous-préfet de l'arrondissement d'Istre ont lancé un laboratoire territorial industrie qui est là aussi une première en France avec cette volonté de travailler avec les populations, leur expliquer l'historique, construire la vision à l'horizon 2040 et définir avec eux les conditions de soutenabilité des projets. Et nous arrivons aujourd'hui à ce tournant qui est effectivement historique pour le territoire. En effet, après 40 ans sans implantation, D'usines à taille industrielle, 40 ans. La dernière étant Lyon-del-Bazel à Fos en 1985. Nous voilà face à des annonces de projets, comme ça a été évoqué par Christophe Castaner, qui atteignent des montants de 11 milliards d'euros. Là-dessus viennent se rajouter... des projets de décarbonation des sites existants. Et on peut comptabiliser encore entre 2 et 3 milliards d'euros. Et sur ce territoire, bien sûr, les industriels n'ont pas attendu pour y travailler. Je peux citer EDF à Ponto, qui, il y a 10 ans en arrière, tout juste 10 ans, a fait la mutation de sa centrale d'un combustible fuel à un combustible gaz. Sur la MED, et d'ailleurs qui vient de sortir un communiqué de presse il y a tout juste une heure, pour annoncer un nouvel investissement pour passer l'usine en traitement de 100% déchets, afin de travailler sur les biocarburants, notamment aériens. ArcelorMittal, qui a annoncé également des investissements massifs pour passer ses fours électriques. Devant vous. Ces projets font face à un certain nombre de freins potentiels. Qui sont de plusieurs ordres. Le premier c'est le sujet de l'aménagement du territoire. Au sens où pour rendre compétitif un projet industriel. Et pour qu'un industriel soit dans les meilleures conditions économiques pour prendre sa décision, il faut lui apporter un certain nombre de services et d'utilités. Et à ce titre, j'avais évoqué ce sujet, j'avais eu l'occasion d'évoquer ce sujet il y a deux ans avec vous, au fort d'Entrecastro. Vous aviez réagi immédiatement en demandant à vos conseillers de me recevoir et on avait évoqué le sujet d'un réseau. commun de vapeur sur Picto, plateforme industrielle et d'innovation de Caban Tonkin qui est située à Foss. Et votre action nous a permis de lancer une pré-étude qui s'est terminée la semaine dernière et qui démontre qu'en ayant un service commun de ce type-là, On décarbonerait la zone à hauteur de 500 000 tonnes de CO2 par an, auxquelles viendraient se rajouter encore 2 à 300 000 tonnes avec les projets que nous avons en portefeuille. Nous en avons une dizaine, dont certains sont plus sécurisés que d'autres. C'est un enjeu majeur de la compétitivité de ce territoire. Le deuxième élément, qui est un frein potentiel, c'est la capacité à fournir l'énergie pour que ces projets deviennent une réalité. On a évoqué ce portefeuille de 11 milliards plus 2 à 3 milliards, ça correspond à environ 5 à 6 gigawatts de besoin électrique. Allez, je fais un équivalent, 2 à 3 réacteurs nucléaires. Si on rajoute à cela... qu'il y a des délais administratifs qu'on doit respecter pour que ces projets industriels soient une réalité. Les industriels ont des plannings à respecter, des enjeux économiques derrière. On a un territoire qui fonctionne très bien aujourd'hui, mais on est dans un régime normal. Et là, vous le voyez bien, on va passer dans un régime qui est un régime qu'on n'a plus connu depuis la création de la zone industrielle au portuaire, il y a 50 ans en arrière. Et donc, ce territoire, il a besoin de se renforcer sur tous les domaines. J'ai évoqué 10 000 emplois. Il y a également un autre frein potentiel qui est celui de la compétence et de la formation. Sur ce sujet de la compétence et de la formation... Bien sûr, il faut agir pour permettre à des demandeurs d'emploi de pouvoir s'insérer dans ce monde de l'industrie, d'assurer pour ceux qui sont en activité la mutation de leurs compétences et aussi de tourner le regard de la jeunesse vers l'industrie. Sur ce sujet, il y a des opérations qui se font sur ce territoire. L'usine extraordinaire, notamment, qui avait été pilotée par l'industrie méditerranée. Il y a aussi un sujet où un comité de partie prenante réfléchit sur un dispositif qui s'appelle l'ECAD de l'industrie et qui deviendront ambassadeurs de l'industrie. Les jeunes qui parlent aux jeunes pour les jeunes. Bien évidemment, quand on parle aussi de 10 000 emplois, quand on parle de nouvelles activités industrielles, il y a le sujet de la logistique routière, il y a le sujet du logement. Je n'ai pas évoqué le projet H2MED, ou BARMAR, vous m'excuserez le terme, qui va nécessiter, probablement sur un territoire avec l'ambition d'être le hub, méditerranéen, voire européen, de l'hydrogène, au-delà de la transition énergétique et de la décarbonation, il nécessite des connexions avec son interland. Nous avons la chance d'avoir, pas loin de chez nous, dans les Alpes de Haute-Provence à Manosque, des cavités de stockage, et donc il y a des connexions à réaliser entre ces territoires. Vous voyez bien que... Nous avons besoin de fédérer l'ensemble des enjeux qui sont devant nous. Et nous avons besoin de le faire si nous voulons réussir cette réindustrialisation. Et je pense que nous avons peu de temps pour le faire. Le mûrissement optimal de ces projets et de ces investissements se joue dans les deux ans qui sont devant nous. Et pas au-delà. Et donc on a besoin d'un grand projet sur ce territoire, M. le Président. On a besoin d'un grand projet à l'image, j'allais dire, de Marseille en grand. On a besoin d'unir toutes nos forces. On a besoin des préfets de nos deux régions qui définissent l'interland de ce port. Et votre vision, Monsieur le Président, dans ce domaine, permettez-moi, est la bonne. Sachez, Monsieur le Président de la République, que l'ensemble des acteurs économiques sont engagés plus que jamais. pour construire avec vous le Rotterdam méditerranéen de la décarbonation et de la transition énergétique. On compte sur vous pour construire ce grand projet dont on a besoin.
Mais un peu de pub ne nuit pas. Monsieur le Président, vous l'avez vu, beaucoup de choses qui avancent, notamment sur une maîtrise du foncier. Et je voudrais saluer un énorme travail qui a été engagé ces dernières années sous l'autorité d'Hervé Mattel et du préfet de région sur l'OASIP de Foss, qui permet aujourd'hui de répondre présent. Les choses ne se font jamais par hasard et c'est cette anticipation dont Jean-Michel Diaz voulait parler. Il nous a semblé nécessaire. Si nous voulons porter cette ambition de la Méditerranée, du Rhône et de la Sonne, aussi de solliciter de nos voisins et acteurs économiques lyonnais qu'ils contribuent aussi dans nos échanges pour porter cette ambition. Monsieur le Président, là je vais vous présenter, Philippe Valentin, président de la CCI Lyon Métropole.
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre des Transports, Monsieur le Ministre Président du Conseil de Surveillance, Madame la Préfète de région Auvergne-Rhône-Alpes, Monsieur le Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Mesdames et Messieurs les élus, en vos grades et qualités. D'habitude, je fais un discours sans papier. mais comme on l'a écrit à 6-7 mains, par respect par rapport aux personnes avec lesquelles on travaille, parce que c'est des messages forts, chaque mot est choisi, posé, et ça va montrer un petit peu l'engagement de notre part et de l'écosystème et de la volonté d'aller de l'avant. Donc je vais faire un exercice qui ne sera pas dans la même mouvance que précédemment. Mais c'est important parce que ça contribue aussi à montrer cette cohésion. La région, la préfecture, Marseille, Lyon, tout le monde a co-écrit cette belle page d'histoire. Donc le 2 septembre 2021, vous avez annoncé, M. le Président de la République, dans le cadre du projet Marseille en grand, l'ambition d'un port de Marseille modernisé, mieux relié avec des investissements. important, nouveau, structurant, pour assurer le lien entre le port et l'interland européen au travers des infrastructures intégrées nouvelles. L'axe méditerranéen Rhone-Saône est un territoire économiquement fort, je dirais même très fort, avec une riche tradition industrielle. Ça représente... le tiers du PIB des métropoles en France, hors Île-de-France, et qui plus est avec une façade maritime de plus de 500 km. Et tout cela bénéficie d'un bassin de population avec plus de 16 millions de personnes. L'axe présente des atouts structurels, géographiques et historiques, majors, pour construire un espace économique puissant, ouvert pour l'Europe et aussi pour le monde. Merci. Les transformations profondes qui engendront le changement climatique, la sortie à moyen terme de l'énergie fossile, sont des opportunités de repenser collectivement l'aménagement du territoire pour réindustrialiser intelligemment et en faire une place de marché où circulent les idées, les marchandises, les matières. l'énergie nouvelle, et repenser l'outil portuaire dans une approche plus intégrée au service du territoire qui est complexe, suppose adhésion à une ambition partagée de tous les acteurs. C'est ce qu'on est en train de bâtir. C'est pourquoi a été choisie la voie d'une alliance qui unit les territoires et les acteurs sans les fusionner. autour d'un projet commun ambitieux, élaboré au sein du Conseil de coordination interportuaire et logistique, sous la présidence de la préfète Fabienne Bussiot, merci Christophe. Et en moins d'un an, ce dernier a démontré toute sa pertinence, en mettant en place sur les rails des actions aussi structurantes que novatrices sur le foncier, le développement fluvial, des containers et le numérique. Notamment à la fin du premier semestre 2024, un schéma directeur d'aménagement partagé permettra d'identifier les ténements à réserver aux besoins des portuaires et de la filière économique. Des mesures seront prises pour accroître le transport fluvial, des containers notamment, et je pense notamment à la Compagnie Nationale du Rhône et au Grand Port Maritime de Marseille, qui ont annoncé des mesures financières de soutien très fortes sur ces filières-là. Le flux container a été développé fortement entre le port de Marseille, le port Édouard et Rio de Lyon, mais également sur l'ensemble des autres ports dans l'Axe, et le développement d'une symbiose entre les grandes régions économiques. de Lyon et de Marseille apparaît comme une évidente de nécessité. Pour Marseille, l'axe Ronson et sa connexion à Lyon constituent une richesse et confirment sa vocation de carrefour européen. Cette ambition de faire l'axe, un axe élargi autour d'un projet portuaire, peut se résumer en une phrase, c'est construire un espace économique ouvert sur l'Europe et sur le monde. Aujourd'hui, tous les ports maritimes européens sont engagés dans l'accroissement de leur compétitivité, qui passe notamment par leur rôle d'ouverture sur les terres, donc sur le corridor fluvio, qui devront assurer un rôle central pour avoir un relais économique maritime. Le développement du grand port maritime de Marseille passe notamment par le FLOV et je salue le rôle actif de Christophe Castaner pour tourner les pages. Donc la CECI Lyon Métropole est totalement engagée dans cette dynamique. Elle participe pile au COTEC du port Lyon-Édouard-Ariot. Elle travaille en interaction avec nos CECI, nos régions, la CECI de région Aura, la CECI Lyon Métropole et la CECI ex-Marseille-Provence. J'ai hésité à mettre le... Gardez la casquette, mais bon, ça ne se fait pas apparemment. Donc il y a une vraie connexion, une vraie volonté de travailler ensemble qui représente à El Sol 300 000 entreprises. En gros, c'est moitié-moitié. Travailler en synergie pour construire des réponses nécessaires et développer économiquement des territoires reliés aux fleurs. La CSI Lyon Métropole se mobilise pour anticiper les évolutions des enjeux de développement des territoires. Nous avons lancé en 2022 une étude prospective sur toutes les thématiques du développement économique, les mobilités, le foncier, les transitions énergétiques, qui sont des enjeux forts de l'avenir. Ces enjeux dépassent les frontières administratives. Et ils peuvent être appréhendés sans développer des projets en lien avec les territoires autour de l'axe Lyon-Marseille ou Marcel-Lyon. Le monde économique est pleinement conscient de tous ces enjeux et souhaite résolument s'engager aux côtés de l'État. Et ces deux CCI travailleront et travaillent déjà en lien étroit en coordination avec l'ensemble des acteurs de ce magnifique projet. Donc pour conclure, Monsieur le Président de la République, nous sommes... convaincu que le renforcement de l'attractivité de Marseille et son grand port maritime passe par un lien fort avec Lyon en tant que hub européen, interconnectable, avec l'aérien, avec le réseau ferré, dont le Lyon-Turin, les axes routiers aussi. Et cela contribuera à renforcer le rôle du grand port maritime de Marseille en permettant aux Rhônes d'absorber une grande partie du fret en irriguant la plaine Saint-Aix-Nord-Est, qui est la plus grande zone de développement économique de la région Aura. Et puis une petite touche personnelle, c'est osons et faisons. Je vous remercie.
rapport à ce qui a été dit, quelles sont les préoccupations, ce que vous voulez rajouter ? Non ? Allez-y, M. le député.
Merci. Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Président du Conseil de surveillance et puis Mesdames et Messieurs les élus et industriels qui étaient ici présents. Je ne veux pas trop allonger par rapport à ce qui a été dit. Monsieur le Président, nous connaissons évidemment tous et toutes, je crois, la situation du port. Moi, je voudrais vous parler des bassins ouest plutôt. puisque c'est la circonscription dans laquelle je suis élu. Ici, autour de moi, il y a un certain nombre de maires qui sont ici, de la circonscription et de ce golfe de Foss, qui est un territoire stratégique. Et nous sommes fiers que notre territoire soit un territoire stratégique. Ça a été évoqué à l'instant, un certain nombre de projets sont en train d'émerger. Le port industriel de Foss est en train de trouver un second souffle. Et donc il y a des défis énormes qui sont en face de nous. Et nous, nous avons des projets pour notre territoire. Nous avons des projets, nous voulons que la population de nos territoires soit respectée, nous voulons la faire respecter, et nous voulons y compris construire l'avenir avec l'ensemble de ces projets qui ont été évoqués. Et ces projets sont magnifiques, mais ils ne parviendront à émerger réellement, et tout ça ne fonctionnera que si les infrastructures sont au rendez-vous. Les infrastructures ferroviaires, pour commencer. Le doublement de la voie d'accès au port serait, je crois, une nécessité à laquelle il faudrait faire face le plus rapidement possible. Les infrastructures routières et autoroutières, nous avons une route départementale qui en réalité constitue l'accès au port. Nous avons un contournement de Martigues et de Port-de-Boue qui attend depuis 40 ans le premier coup de pioche. Nous avons la liaison Fossalon qui là aussi fait l'objet de démarches, de consultations, mais pour l'instant les choses ne viennent pas. Et nous avons également la nécessité de faire face à un certain nombre de besoins. Je crois que la puissance publique doit être stratège dans l'aménagement de notre territoire et du port. La puissance publique, c'est l'État, M. le Président, avec sa part de responsabilité. Mais nous souhaitons, nous, être pleinement associés dans ce qui va se construire, parce que nous avons des choses à dire, des choses à faire. Nous voulons être actrices et acteurs. Voilà, alors il y a beaucoup d'enjeux. On pourrait évoquer la question du logement. Si tous ces salariés viennent sur la zone, il va falloir qu'ils puissent se loger, qu'ils puissent aller au théâtre. Il va falloir que leurs enfants puissent aller à l'école. Il va falloir que nous puissions vivre dans de bonnes conditions. Je vois des collectivités qui sont parfois un petit peu en difficulté pour faire face aux enjeux déjà contemporains. Et donc voilà, les enjeux qui nous préoccupent sont ceux-là, et j'ajouterai celui qui a été évoqué tout à l'heure, important, celui de la formation, sur lequel notre territoire est aussi disponible pour accueillir un certain nombre de grandes infrastructures qui permettraient de faire face à ces enjeux. Voilà, Monsieur le Président, quelques mots que je voulais ajouter, me permettre d'ajouter un insistant sur cette question des infrastructures, sans lesquelles, en réalité, il n'y aura pas de décollage.
Merci beaucoup M. le député. Peut-être M. le ministre des Transports sur
ce sujet. Merci M. le Président, M. le député, cher Pierre Daréville. beaucoup parlé, y compris avec des élus de votre circonscription, avec le président de la région, et je crois que c'est une préoccupation totalement partagée par l'État. On doit accélérer sur un certain nombre d'infrastructures stratégiques, parce qu'on le sait ici, mais c'est vrai de manière générale dans notre pays, nos ports ont gagné beaucoup en attractivité, en compétitivité, on a encore un problème d'Interland souvent, et de connexion aux frettes, et donc sur la voie ferroviaire en particulier, sur la liaison fausse -salon, on a parlé avec le président de la région encore la semaine dernière, je crois qu'on a des moyens importants qui seront mobilisés dans ce contexte. contrat de plan État-région. C'est ici qu'on a signé la première préfiguration d'un contrat de plan la semaine dernière. Il y a des moyens importants qui vont encore être affinés en discussion avec les élus. Je fais confiance au président de région et à monsieur le préfet de région pour le faire. Mais on a une enveloppe qui est vraiment conséquente et qui, notamment sur Faussalon, permettra des avancées dès ce contrat de plan. Donc, noter sur les infrastructures, je ne vais pas faire le coup de la baguette magique, mais on a des moyens financiers importants qui sont engagés. On en a beaucoup discuté. Je crois que c'est une des améliorations qu'on doit apporter au développement économique du port et des bassins ouest en particulier.
J'ai rejoint le député, c'est la desserte finale qui... Martial Alvarez-Merde pour sa nuit du Rhône, pardon. Donc c'est la commune qui fait la jonction avec le Rhône, qui est avec la commune de Fosse. On voit les bassins ouest prendre leur essor. Il y a vraiment une problématique sur la desserte finale des bassins ouest. C'est une route départementale qui est sous-structurée. En dehors du fait que ma préoccupation de mer, c'est qu'elle dessert aussi ma commune et mes 9000 habitants qui sont régulièrement impactés lorsqu'il y a des embouteillages, des camions qui se renversent sur des ronds-points qui sont sous-structurés. Mais c'est surtout pour la compétitivité du port, pour tous les projets et tous les industriels qui sont là et qui viennent nous solliciter pour qu'on produise du logement. produise de l'école, pour qu'on produise du service. Mais cette route départementale, pour moi, je l'ai toujours considérée comme un enjeu national. Et sur lequel, avec le département, je suis aussi conseiller départemental, ma présidente est là, on est confronté à cette difficulté des enjeux environnementaux, des questions qui sont liées à l'hydraulique, et on n'arrive pas à la débloquer, cette situation. Mais je pense très honnêtement que si on arrive à faire faux salon, mais qu'on ne débouchonne pas cette liaison finale, ces derniers kilomètres, on est face à un vrai problème d'attractivité.
monsieur le président de la République, j'adhère entièrement à tout ce qui vient d'être dit jusqu'à maintenant avec les industriels, avec la chambre de commerce, avec l'ensemble des élus. Nous nous battons pour que justement nous puissions avoir ces desserts diverses et variées. Donc oui, c'est une route départementale. Oui, nous voulons la doubler. Appelons un chat un chat, on a certaines difficultés au niveau de certaines références environnementales qui nous bloquent complètement. Donc moi je pense que cette zone portuaire, il faut vraiment la sortir de tous les dispositifs et faire quelque chose à part, puisque c'est l'État qui en est responsable. On parlait de Pictou tout à l'heure, on n'attire pas des chefs d'entreprise avec du vinaigre. Donc il est important de pouvoir leur donner la possibilité et l'assurance d'avoir un terrain qui, lorsqu'ils arrivent, soit prêt. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, puisqu'on demande aux chefs d'entreprise de venir et ensuite on viabilise le terrain quand on peut. Nous avons perdu pas mal d'industriels à cause de cela, c'est un peu dommage, on a un peu mis la charrue avant les bœufs. Donc nous ce que nous demandons, l'ensemble des élus de ce territoire, c'est de pouvoir avoir sous la responsabilité du préfet, et on souhaite que le préfet ait beaucoup plus de responsabilité que ce qu'il a maintenant dans la décision, parce qu'effectivement il connaît très bien le territoire et il sait très bien... les difficultés qu'on peut rencontrer avec des services de l'État qui ne sont pas toujours très flexibles sur le fait que nous souhaitons aménager certains espaces.
Monsieur le Président, juste un mot de complément. Sur les 11 milliards dont nous parlons, il y a 8,8 milliards qui sont liés à l'investissement économique et il y a du coup 2,2 milliards qui correspondent justement au financement de ces aménagements du territoire absolument nécessaires, à la fois ferroviaires avec l'engagement de la SNCF, à la fois routiers, à la fois aussi électriques avec ces enjeux de production, de connexion qui sont majeurs. Le 5 à 6 gigawatts qui a été évoqué correspond aujourd'hui à la totalité de la consommation. usagers de notre région sud pour donner la proportion et donc oui ce sont des rendez vous majeurs et dans cette cartographie à plat que nous avons fait en élaborant un atlas ça nous a permis effectivement de voir tous ces enjeux 11 milliards dix mille emplois ces quarante mille personnes avec tous les équipements effectivement qu'il faut prévoir pour accompagner et les enjeux énergétiques c'est ces combats là que nous devons mener tous ensemble
d'abord, M. le Président, merci beaucoup d'être venu à nouveau passer trois jours avec nous à Marseille, malgré votre emploi du temps extrêmement chargé. Au niveau du groupe CMA-CGM, nous entretenons d'excellentes relations avec le Grand Port Maritime de Marseille et de tous les acteurs du port. Dans le cadre de notre secteur, ce dont nous avons besoin, c'est de la compétitivité. En Méditerranée, il n'y a pas que Marseille-Fosse, il y a Barcelone, il y a Gênes. Et donc il faut continuer à investir pour que Marseille-Fosse reste un port qui soit compétitif par rapport à ce qui se passe ailleurs. Nous souhaitons continuer à nous développer et à partir de l'année prochaine, nous déploierons des cars carrières à Marseille-Fosse. Et nous sommes ouverts à discuter avec des acteurs qui sont déjà présents dans ce secteur. Mais nous aurons des cars carrières de 7000 véhicules qui viendront à partir de l'année prochaine. C'est un investissement important. Concernant la décarbonation, sujet très important que vous avez couvert hier soir au Mucem. Nous continuons à nous développer. Nous participons à différents projets. Je sais que le projet carbone est en cours. Je confirme la volonté du groupe CMA-CGM de participer à ce projet en investissant aux côtés d'autres investisseurs. Et ça me ferait plaisir de rencontrer la personne en charge. du gros carbone. Comme ça, on pourra continuer à discuter ensemble. Et si la valorisation baisse d'ici là, voilà. puis également, parler de connectivité, le rôle de Marseille-Fauss est primordial. Il y a énormément de choses qu'on peut faire avec le fulval et le ferroviaire. Si on pouvait essayer d'avoir davantage de desserts ou de navettes ferroviaires au départ de Marseille à destination de Lyon, ça nous permettrait de... de continuer à développer nos volumes au départ d'Asie et d'ailleurs. Merci.
Je vais cheminer jusqu'au maire qui a demandé la parole. Monsieur le maire.
Bien, René Raymondi, le maire de Foss-sur-Mer. Moi, je suis né à Foss. En 1959, donc l'époque où Foss était la Camargue. Je suis devenu adjoint au maire en 1995, maire en 2004. Donc je crois pouvoir parler effectivement de ce qui a pu se passer sur notre territoire. Je ne voudrais pas vous contredire, monsieur le ministre, mais... Je trouve que le CPER concernant les routes est bien faible. 90 millions alors que le projet Martic-Port de Bouc est de 180 millions et que celui de Faustalon vous aidera les 500 millions, il y a encore effectivement de la marge. Le réseau est déjà tout à fait saturé sur la 268, Martial en parlait tout à l'heure, c'est 10 camions pour 2 voitures. vous donner le niveau effectivement de difficulté qui est déjà le nôtre aujourd'hui. Lorsqu'on va accueillir effectivement et on va les accueillir avec grand plaisir les nouveaux industriels, il faudra pouvoir effectivement dans la phase de chantier qui est rapide dans les deux ans qui arrivent, pouvoir effectivement amener tout le matériel sur place et faire en sorte que les salariés puissent y arriver. Donc c'est véritablement un énorme chantier qui est devant nous et qui est d'une urgence capitale. Vous êtes sur un site où nous avons 17 sites Cveso avec un réseau routier qui n'est pas à la hauteur. Si jamais vous avez un accident industriel, en même temps effectivement que les heures d'entrée dans les usines, ça sera une catastrophe. Rajoutez à ça, rajoutez à ça la base aérienne d'Istre. qui elle aussi est sur le même réseau routier. Le FOS Salon desserre la base aérienne d'Istre, base aérienne effectivement, qui elle aussi a une importance capitale pour la défense de notre pays et qui compte elle aussi continuer à s'agrandir. Donc s'il y a un sujet, il est bien là. Après je terminerai rapidement et ceux qui me connaissent savent que je le dis souvent. Marseille, FOS, certes, n'oubliez pas, FOS, ça n'est pas, ça n'est plus. la réserve indienne qui a été celle qu'on a considérée pendant longtemps comme une réserve indienne, c'est-à-dire une grande carte à Marseille avec un petit drapeau et des indigènes là-bas qui font tourner effectivement des usines. Voilà, on a évolué, certains ont fait des études et on est prêts encore une fois, et on accueille les industriels volontiers, on essaye de comprendre et on essaye d'avancer. Mais voilà, considérez les habitants aussi de ces territoires qui se sont battus longtemps contre les pollutions et qui sont aujourd'hui. très fier d'annoncer que le FOS La Noire deviendra demain FOS La Belle, la FOS qui sera effectivement l'exemple de ce qu'il faut faire pour lutter contre le réchauffement climatique.
Merci M. le maire.
maire voisin, Gaby. Oui, merci Christophe. Merci M. le Président de la République d'abord de nous permettre de vous rencontrer déjà, tout simplement. Petit souvenir, voilà. Et puis, vous remerciez aussi de nous écouter. J'espère d'entendre. Je ne vais pas reprendre les derniers mots de René à propos de la mobilité et des transports sont, je crois, et de Pierre sont, je crois, essentiels. Sincèrement, je crois que c'est par là qu'il faut commencer. Et ça n'est pas le contournement. pardon Pierre, de Martigues et de Port-de-Boue, c'est surtout la desserte du port et de la zone industrielle au portuaire. Alors j'ai entendu, monsieur le président de la République, ce qui a pu être dit avec beaucoup d'attention et votre envie d'aller de l'avant. Je crois en effet que nous partageons cette ambition, l'ambition de faire. sommes pour l'industrie, pour un développement de cette industrie moderne, mais tout ceci a été dit par Jean-Michel, je n'y reviens pas. Je veux juste faire une proposition. Une proposition, nous avons besoin, au-delà de votre engagement, monsieur le président de la République, nous avons besoin peut-être d'un établissement public, peut-être d'un budget dédié, peut-être, puisqu'il s'agit d'un territoire d'exception, ça faciliterait le travail des villes. et donc des maires pour construire et accueillir de nouvelles populations, peut-être une loi d'exception qui élimine les injonctions contradictoires que nous pouvons parfois recevoir. Je pense par exemple au PPRIF, le plan de prévention des risques incendies de forêt, qui couvre toute ma commune, et qui m'empêche de construire, et de l'autre côté, les injonctions qui nous demandent de construire encore et toujours du logement. en accession et des logements sociaux. Voilà. Alors, nous comptons beaucoup sur vous, M. le Président de la République, parce que nous avons envie de vous accompagner et les populations qui occupent ce territoire constituent pour nous une richesse et on doit les entendre. Merci beaucoup, M. le Président.
On me dit, monsieur le Président, qu'il faudrait peut-être faire un premier retour, à moins que vous vouliez penser.
Alors du
coup, peut-être Benoît, pour conclure ?
C'est le Président de la République qui va conclure. Oui, j'ai bien compris. Non, merci, merci, monsieur le Président de la République. Et évidemment, messieurs les ministres, les élus qui sont ici, les industriels qui sont ici. Monsieur le Président, vous l'avez dit hier soir. la question de ce qu'on doit faire du port est une ambition avant tout nationale. Les maires qui viennent de s'exprimer vous disent, le député l'a dit aussi avec force, qu'il y a la question de l'État stratège, capable de réorganiser son territoire et capable de mettre les moyens sur les bassins ouest, parce qu'on a bien compris que le port, le président de la Chambre de Commerce, Ronalp, voit bien qu'il y a ici un port qui a une dichotomie. qui porte une histoire commune, M. Diaz l'a dit, qui par des années 30 pour arriver à aujourd'hui, c'est un siècle d'histoires, qui ont façonné, pas simplement la ville de Marseille, elle a toujours été un port, qui ont façonné un territoire. Et donc l'enjeu aujourd'hui et la question aujourd'hui, et les maires ont parlé aussi d'acceptabilité, est la question de savoir à quoi sert le port pour son territoire, pour ses habitants, pour le développement économique de ce territoire, pour les chefs d'entreprise et pour les salariés, mais aussi pour le pays. Hier soir, vous avez esquissé... La volonté de puissance étrangère, vous l'avez très bien dit, et moi je parle par exemple de la Chine, ce que vous n'avez pas fait, qui investit massivement sur les ports de Méditerranée et qui est en train de tenter de damer le pion à la France qui peut rester et qui doit rester une puissance maritime extrêmement importante. Et la question de ce qu'on fait du port et de la manière dont on l'invente demain me paraît être une question... Oui, il y a une question d'infrastructure, elle se pose à l'ouest, il y a une question de réflexion différente qui se pose à l'est. Ici, dans le cœur de cette ville, c'est plusieurs hectares qui sont fabriqués, qui ont été développés par des industriels absolument incroyables, qui ont amené une richesse absolument incroyable, et puis aussi des industriels comme Rodolphe qui est ici aujourd'hui, qui lui a apporté une réponse encore différente. Il a été probablement, et je crois que tu l'as dit Christophe, le premier industriel sur la planète, à décider d'un changement de paradigme dans la manière dont ces navires... C'est-à-dire, il a dit, je vais investir massivement pour moins polluer. Je vais passer au GNL. Et ça, c'est une grande fierté pour nous. D'autres, ils viennent. Des compagnies locales, ils viennent. Et c'est très bien. On électrifie. Et c'est très bien. Il faut aller plus loin. La question de l'ouverture, pour moi, aux populations est maintenant aussi cruciale. On l'a dit, c'est très bien. Il faut de l'industrie. Il faut un développement économique. Mais ça ne peut pas se faire. Et ça ne peut plus se faire sans les populations. René disait qu'on a été considérés comme des Indiens pendant longtemps. Depuis, on a été à l'école. Il se trouve que les Marseillais aussi, depuis, sont allés à l'école. Pardon, pas moi. Oui, il faut qu'il en reste un. Mais les Marseillais aussi sont en demande de réappropriation du port. Si on a besoin et si on veut que les choses soient acceptées, M. le Président de la République, si on veut comprendre l'outil industriel, si on veut essayer de le transformer, alors on ne pourra plus opposer. Le port et la ville, les villes et le port, les populations et le port. On devra réfléchir à la manière de réouvrir tout ça. Il y a des enjeux complètement différents. Entre l'Ouest où il y a une industrie, et elle a besoin de se transformer, M. Diaz a dit, les investissements pour la décarbonation, et ici où il y a du vrac, où il y a du conteneur, où c'est une toute autre histoire. Et donc on a aussi besoin de penser ça. Bien sûr qu'il faut dire que Fosse-Marseille, Marseille-Fosse, c'est le même port. Mais il y a des stratégies différentes à mener. Il y a des approches différentes à mener. Et il ne peut pas y avoir de développement de port sans la ville. Il ne peut pas y avoir un espace aussi important, autant d'hectares, autant de kilomètres, autant de littoral sur ma commune, sans que les villes y soient associées. Et je sais que la volonté du président du conseil de surveillance, celle du ministre des Transports, mais aussi des présidents de collectivités qui sont ici, et même s'il peut nous arriver de ne pas être d'accord sur certains points, je crois que sur la question de l'électrification, monsieur le président de la région et madame la présidente du département, on peut mener des choses. Et donc là-dessus aussi, il faut qu'on montre qu'on est capable de faire des choses. Mais encore une fois, il n'y a pas de port sans ville, il n'y a pas de ville sans port et sans sa population. Et là-dessus, monsieur le président de la République, moi personnellement, j'attends beaucoup. J'attends beaucoup de vous. Je connais votre vision, je sais qu'on la partage. Il faut travailler l'axe pour aller vers le Rhône, vers la Saône. Il n'y a pas d'alternative. Et c'est ainsi qu'on développera les choses. C'est ainsi qu'on deviendra compétitif. Et que la France... retrouvera la place qui est la sienne et qui doit rester la sienne. Je vous remercie.
Bonjour, moi, José Noldin, je suis un porteur du projet. Donc, je voudrais partager une vision, nous. Je pense que je soutiens tout ce qui était dit jusqu'ici. Donc, il faut optimiser beaucoup de choses. Je pense qu'on a l'opportunité. Mais on a vraiment, pour renouveler la France, on a une fenêtre d'opportunité. Et cette fenêtre d'opportunité, elle ne va pas rester ouverte tout le temps. Donc, il faut la profiter. Et il y a une chose qu'on n'a pas beaucoup parlé, que je pense, c'est électricité. Aujourd'hui, pour réindustrialiser la France, ça passe pour électrification. Ce sont des quantités massives. Chez nous, Gravity, c'est 1 gigawatt. Je suis allé rencontrer M. Bruno Bonnel, il a oublié mon nom, mais il a regardé et il a dit « Monsieur Gigawatt ». C'est vrai, on est 1 gigawatt pour un seul projet. Donc c'est électrification pour décarboner l'industrie, pour réindustrialiser la France et pour la France mener cette révolution vertueuse, c'est électrifier. Donc moi, j'ai trois défis. électrification, électrification, électrification, et je n'ai pas une séquence préférée. Merci beaucoup. Merci Monsieur Gigawatt.
monsieur le président de la République, d'abord merci pour venir régulièrement et pour nous poser une vision et pour nous aider à la mettre en œuvre. Moi je voudrais vraiment vous remercier là-dessus, vous dire ensuite que je partage 100% de ce qui a été dit par mon homologue et ami de la CCI de Lyon Métropole. Mais je voudrais rajouter, et vous l'avez évoqué, dans cette ambition, vous nous avez dit hier soir qu'il faut oser, il faut voir grand, et vous avez posé un sujet sur lequel il faut vous encourager à nous aider et à aller jusqu'à l'Allemagne. 17% des marchandises sont transportées en Europe par les grands corridors fluviaux européens. 3% sur l'axe méditerranéen Ronson. Pourquoi ? Parce que même si on augmente notre Interland, même si on fait plus... On n'arrivera pas à 17% si on n'est pas capable de se relier au grand corridor fluvio européen. Et donc on a besoin, vous l'avez dit hier soir à plusieurs reprises, et je le salue parce que cette ambition il faut la porter, et on sera à votre côté pour la porter monsieur le Président, même si ça va être une ambition qui sera peut-être à inscrire dans une durée peut-être un peu différente des autres, c'est de se connecter au réseau fluvio européen, de rejoindre l'Allemagne, parce que là on ouvrira notre Interland, là on gagnera la compétitivité nécessaire, là on... obligatoire, donnera une vraie solution aux investissements étrangers dont vous avez parlé, tout autour de la Méditerranée. Voilà, M. le Président de la République, je pense qu'il faut garder ça en cap, il faut poser ce cap très lointain, pour pouvoir travailler, et je souhaite qu'il soit le plus près possible. Merci, M. le Président de la République. Merci.
M. le Président du Conseil Régional.
alors... Monsieur le Président de la République, merci bien sûr pour votre présence et ce temps passé pour ce poumon industriel, économique, social, d'importance sur l'ensemble de notre territoire, dans la capitale régionale. J'ai en charge effectivement tout le développement économique et la formation et les négociations avec l'État dans le cadre des contrats de plan à l'État région. Pour répondre à monsieur Diaz, on a fait beaucoup de choses ensemble et je crois qu'on est en face partout. Le développement que tu as bien voulu souligner dans le cadre des implantations proposées par le président du port fait en sorte que ça correspond à la stratégie que nous avons et nous appuyons sur l'État pour avoir, grâce à France 2030 ou à la stratégie globale, ces résultats que vous avez présentés les uns et les autres. Tant mieux, bravo, je pense qu'on est en phase et je crois que c'est important à rappeler. Moi, je sais aussi que quand je discute avec mon ami M. Ruffenac à l'époque, et maintenant M. Le Maire et Jean-Philippe, ils nous sont passés devant parce qu'ils ont fait la liaison entre Paris-Le Havre. C'est ça la réalité économique sur ce dispositif. Et depuis longtemps, on a essayé de nous connecter avec Lyon, de façon à pouvoir, justement dans cette connexion, ne pas perdre cet avantage structurel pour notre territoire. Et on l'a perdu en termes de place, puisque grâce à cette liaison qui était plus facile à faire, ils ont en tout cas considérablement avancé. Donc vous le savoir ici aujourd'hui est une très bonne nouvelle. Et donc ça, c'est plutôt très positif. Sur le positionnement des mers, qui sont essentiellement sur le bassin ouest, je dirais que là, nous avons la globalité. de leurs demandes qui sont légitimes, leur évolution structurelle. Et nous avons apporté un terme de réponse avec M. le ministre. Il y en a d'autres à apporter. Et heureusement que nous avons signé la semaine dernière notre contrat de plan avec toi en ce qui concerne les transports. Sinon, on en aurait pris d'autres. Là, il y a encore des choses à faire évoluer, c'est évident. Mais incontestablement, nous avons apporté des réponses considérables. Après, il y a les bassins est, monsieur le maire. Il a raison, Benoît Payan, mais je me souviens, moi, quand j'avais en charge, j'étais président de l'euro-militaire, on est ici. Il y avait des hangars partout, il n'y avait pas ces quai-là, il y avait une passerelle qui était dessous, on n'avait pas accès au port, on a recousu quand même ville-port. Aujourd'hui, on a la grotte Cosquer, on a le Mucem, on a cet état-là, on a juste derrière, bien entendu, tout ce qui a été refait avec l'accessibilité sur la population dans le cadre de ce centre commercial. qui marche très bien, et les docs qui ont été refaits dans leur globalité. On a ramené de la vie. Mais là où il est très clair, c'est que dans le cadre de l'organisation du port, qui est maître financière de tout ça, on est co-financeur, on est le premier financeur du port après l'État. Donc on a mis nos mots. On a chargé ce qui concerne l'électrification à quai, puisqu'on a été les premiers à le faire. On le fait dans les trois villes de la région. On a mis plus de 30 millions d'euros. Vous êtes engagé à mettre 170 millions d'euros supplémentaires dans cette démarche-là. Tant mieux, bravo, merci. Et parallèlement à ça, je parle sous le contrôle de M. Saadé, il y a un engagement. globales de toutes ces compagnies de taille mondiale qui veulent justement modifier la totalité de leur motorisation ou en tout cas de leur alimentation. Donc là, je crois qu'on est, il faut accélérer bien entendu, mais je pense qu'on est dans un bon processus qui nous permet de voir plus loin. Là où il y a quand même un vrai problème de contradiction, je dis, on a, moi je salue le travail du monsieur le préfet de région et du sous-préfet d'Istres, on a quand même un problème, on a le roi similitaire français à Istres. On a le développement du port sur les bassins ouest et on a des injonctions contradictoires un peu difficiles. C'est le grand port maritime qui prend un peu en charge cela. Si on a une organisation structurelle qui nous permet de dire « bon, mais voilà, dans le cadre de ce développement humain, social, technologique, environnemental, on peut trouver des solutions pour passer à la tâche », je pense que là, effectivement, votre présence ici peut apporter une réponse d'accélération sur tous ces process, puisque de toute façon, tout est légible dans ce que vous avez fait dans le cadre de France 2030. Donc on a les outils, on a le territoire, on a les hommes, on a la volonté, et on a la capacité dans le cadre de la structuration. la région apportera toute sa contribution à cette démarche.
Merci beaucoup. Merci beaucoup, merci, monsieur le président, mesdames et messieurs, pour à la fois les remarques, les propos, la contribution. Moi, je vais être très court dans la conclusion. J'ai en effet hier décliné la vision, et tout ça ne peut se faire que si tous les acteurs et actrices qui sont autour de, pas de la table, mais au fond, ici, sur ce toit, tous ensemble, sur cette terrasse, oeuvrent ensemble. Et je vous remercie d'avoir d'ailleurs plutôt imprimé cet état d'esprit aujourd'hui. D'abord, on est là parce qu'il y a déjà des femmes et des hommes qui font tourner ce port, et je veux vraiment remercier les équipes du port, l'ensemble des services de l'État qui permettent de le faire fonctionner, de le contrôler, à la fois les dockers, celles et ceux qui sont engagés dans la sûreté, et toutes les entreprises qui le font tourner chaque jour, en même temps que les industriels multiples qui, dans la tradition de ce port, le font vivre aux côtés de leurs élus. au fond, réagir au carré. Vous avez très bien décrit l'histoire des 40 dernières années. On a à réinventer... une ville, ce qu'on contribue à faire depuis maintenant plusieurs années, parce que le port est en plein milieu, et je pense que c'est impossible de penser Marseille sans le port. On a à réinventer tout un espace, et vous avez parfaitement raison de dire fausse, jusqu'à les temps de berre même, on a à réinventer cet espace, et le connecter en effet à Istres, puis à Lyon, et donc qui est un espace de vie, aussi un espace économique, mais aussi social, d'infrastructure, etc. Et de le penser en réconciliant pour moi cet axe, ces trois grands axes fondamentaux. La souveraineté, la réindustrialisation et l'écologie. Ça veut dire qu'il ne faut pas le penser avec les instruments de dire, on ne va pas faire de la réindustrialisation ou davantage de volume. En le faisant comme hier, uniquement par le routier, c'est aussi pour ça qu'on doit faire des priorités et que dans les priorités modales qu'on se donne, le ferroviaire ou le fluvial vont être évidemment priorisés. Mais en réglant également les problèmes du quotidien. Donc si je fais la liste des choses qu'on a à faire autour du développement du port et au fond de cette ambition de 2030 qu'on doit viser. Un, on a un sujet d'aménagement de la ville. Et donc je veux qu'ensemble, dans les prochains mois, on pense justement comment rouvrir au maximum, continuer d'ouvrir le port sur la ville en étant, je pense, il faut accepter d'être beaucoup plus audacieux qu'on ne l'a été jusqu'alors. On peut s'en donner les moyens et penser les activités. Il y a une identité industrielle, y compris à Marseille, qui est importante. Et je pense que tout ça doit se faire en concertation profonde avec celles et ceux qui le font vivre. et de se dire jusqu'où on est prêt à aller, jusqu'où on veut aller, quelles activités on veut développer et déployer, mais comment, en quelque sorte, on recoue, en effet, la ville avec son port et avec la mer. Sinon, je peux venir dans 10 ans, je vous ferai des très beaux discours sur Marseille et la mer. Enfin, il suffit de regarder une carte et de se déplacer pour comprendre que c'est pas vraiment connecté quand, à partir d'ici, jusqu'au nord, on y habite. Donc... On doit vraiment penser ce sujet, être très audacieux, aller au bout. Et regarder quelles sont les activités qu'on veut garder ici. Et dans son unité assumée, d'ailleurs le maire l'a dit, au fond l'hétérogénéité de vocation et ce que les uns les autres sont prêts à faire et comment on le développe. Ça c'est le premier sujet, aménager le port et la ville, le port et la métropole dans son ensemble. Deuxième sujet, comment on continue à développer des activités industrielles. Et c'est un sujet d'infrastructure du port. mais également de toutes les communes, et c'est le routier, le ferroviaire, le sujet des transports métropolitains et du RER régional. C'est tout ça pensé ensemble parce que c'est une desserte d'activités, évidemment, logistiques, mais aussi de mouvements humains, pendulaires, qui vont se faire dans tout le bassin de vie. Et donc ça, c'est tous les projets qu'on a commencé, pas commencé, qu'on est en train de mettre en œuvre. J'ai annoncé durant ce déplacement le doublement de nos crédits sur justement la mobilité et à la fois nos trams, puisqu'on fait avec tram BHNS. Il y a derrière les projets qu'on va faire sur 30-35 ensuite, avec les 3 milliards et demi quand même qu'on a sur le RER métropolitain, l'enfouissement de la gare. Mais tout ça est un ensemble parce que toutes les communes qui sont ensuite... sur fausse, la taux censure et qui vont aller après, justement, jusqu'à Istres et autres, elles sont dans ce projet qui sera ensuite opéré par la région. Donc ça, c'est notre deuxième sujet d'aménagement. Il est, je dirais, métropolitain, de vie, mais il est absolument essentiel. Troisième élément, on a un sujet énergétique. Vous l'avez très bien dit. Ces 4 centrales, ces 4 EPR, les besoins supplémentaires que vous avez définis. On a un déploiement. Il faut d'ailleurs qu'il y ait un élément de concertation pour voir. La loi ne prévoit pas aujourd'hui de déployer des EPR hors des sites existants. Or, il est clair qu'aujourd'hui, ce que nous sommes en train de faire, la décarbonation de notre industrie, l'explosion du numérique et les besoins d'électricité, vous l'avez très bien dit, vont supposer d'accélérer sur le renouvelable, mais aussi sur le nucléaire. Et c'est maintenant qu'on prépare l'après 35. Là, je vous parle du 35-50. Il faut regarder en concertation si d'ailleurs cet ensemble de bassins économiques est prêt à accueillir des tranches et des centrales. C'est une vraie question qu'il faut se poser en concertation. Et je pense que ce n'est pas une question absurde du tout. C'est un terrain qui a une vocation en la matière. Pourquoi ? Parce qu'on sait aussi qu'on a un immense sujet de refroidissement des centrales. Et les centrales à venir, elles auront vocation à être beaucoup plus près de la mer. quand on regarde ce qu'on est en train de faire. Dunkerque est un succès, je peux vous le dire aujourd'hui, entre autres. Et pourquoi on y met des batteries électriques ? Parce qu'on a décidé deux opérats Gravelines. Donc il faut se poser cette question sans tabou, elle est là, parce que les besoins que vous avez ne suffisent pas avec nos capacités existantes. Et donc on ne fera pas demain de l'énergie carbonée pour satisfaire ces besoins. Donc on va faire en effet plus de renouvelables. Enfin, le renouvelable a des limites qui sont des limites d'usage. Sauf si vous me dites que vous avez des projets massifs de déploiement de solaire, d'éoliens terrestres, d'éoliens en mer et que tout le monde est d'accord, il y en aura. Je ne pense pas à hauteur de 4, 5 gigas. Et donc il faudra regarder ce sujet sans tabou. Je pense que je le mets au pot de la concertation. Mais pour moi, ce sujet énergétique, c'est à la fois alimenter les besoins des industriels ici et des data centers qu'on veut développer, de toute la partie numérique, qu'on a moins réévoqué aujourd'hui, mais qui est clé, parce que c'est une vocation industrielle et numérique qu'il faut avoir. Mais c'est aussi celle du transport de l'énergie. Et donc ici, on doit pouvoir produire davantage, produire plus de solaire, d'éolien et produire la filière industrielle amont. Carbone a été cité, Raviti en fait partie aussi. Tout ça, c'est comment on arrive à remettre une filière industrielle derrière la production. Mais c'est aussi comment on l'achemine et on fait venir... On met Marseille au cœur des routes de l'hydrogène qui va nous servir à décarboner les sites industriels existants. Tous les industriels, plusieurs sont là, qui sont sur Fosse, ont des projets de décarbonation qui, dans France 2030, font l'objet d'investissements en milliards de l'État. Aujourd'hui, d'ores et déjà, vous le savez, sur Fosse, on met des centaines de millions, je pense que même si on additionnait entre Arcelleur et le reste. on est au-delà, pour décarboner. Donc on accompagne massivement nos industriels pour décarboner, avec des systèmes de chaleur différents, avec des changements des pratiques, avec l'hydrogène, etc. On va devoir aller plus loin. Il faut décarboner tout le bassin, décarboner la pétrochimie du sillon rhodanien et du bassin lyonnais. Et donc tout ça, c'est un formidable enjeu de production de renouvelables. De toute façon, de production nucléaire, soit ici, mais on sait ensuite qu'on a les sites existants, Tricastin-Buget, qui sont d'ores et déjà là et qui participeront de ce mouvement, et derrière, d'acheminement d'un hydrogène bas carbone qui sera absolument essentiel. Et puis c'est un enjeu, vous l'avez dit, d'interconnexion. Ces routes de l'énergie, ces routes du numérique, ces routes de la logistique et du transport ne pourront pas se développer. On ne sera pas compétitif. Et quand on regarde la stratégie génoise, athénienne ou autre, elle se fait avec son interland et dans la capacité à aller chercher le plus loin possible la capacité à cheminer de manière décarbonée. C'est pour ça que je me félicite de votre adhésion à ce qui a été lancé comme une idée vue parfois par certains comme un peu bravache il y a près de deux ans. la Méditerranée, Marseille, l'ensemble des ports du Sillon rhodanien, Lyon, la Saône, et qu'on aille chercher en effet ensuite l'axe Rhin-Danube. C'est pour ça que je parlais de la Bavière, parce que si vous regardez le développement qui va se structurer partout en Europe, c'est un développement qui prend l'axe Rhin-Danube, qui est déjà connecté par le Nord au Grand Port, qui est en train de se connecter au Sud, Et ça va être une course de vitesse avec d'autres grands ports logistiques européens. Et donc on doit avoir là une accélération de notre capacité à faire de la connexion fluviale, ferroviaire, de grâce à simplifier au maximum la gouvernance et les opérateurs qui gèrent. Et donc plus vite on aboutit à ce qu'on a su faire sur Aropa, de manière large, avec un rassemblement de toutes les collectivités, un établissement unique, un opérateur unique pour gérer. plus on sera efficace, plus on enlève des coûts de transaction, plus on convainc des gens de créer du mouvement. Et ça, c'est fondamental parce que c'est plus d'activités pour nos ports, plus d'activités industrielles aussi dans la région pour ensuite la propulser vers d'autres bassins d'activités dans le cadre des échanges, et c'est le faire de manière décarbonée. Et c'est penser ensuite la multimodalité et l'intermodalité, parce que vous l'avez très bien dit, on a des aéroports. on a le fluvial, on a le ferroviaire, on a des connexions qu'on peut ensuite déployer. Tout ça, maintenant, c'est un plan de charge. Je prends l'idée de dire qu'on doit simplifier là aussi la gouvernance et lever... Pour le deuxième espace qu'on a défini, c'est-à-dire au fond vraiment l'espace Marseille-Fauss au sens large, j'ai compris, il faut lever des contraintes pour aller beaucoup plus vite et clarifier soit des désenclavements, soit des connexions, soit des développements. Sur ce sujet, je propose que sous la haulette du ministre des Transports, d'ici à la fin d'année... on puisse regarder justement tous ces sujets pour voir sur les infrastructures, en investissement, en simplification, en clarification de gouvernance, tout ce qu'on peut faire. Vous êtes tous là. Moi, je n'ai pas entendu de voix dissidente. Si on peut, sur la base d'une vision qui est donnée, de l'expression de besoin et de l'engagement que vous avez tous témoigné, se dire on y va et on se donne jusqu'à la fin de l'année pour prendre... les lois d'exception qui vont bien, les simplifications de gouvernance qui conviennent, commencer à mettre un peu l'expression des besoins sur la table, et on se donne rendez-vous fin d'année, tout début d'année prochaine, pour se dire maintenant, on rentre dans l'exécution accélérée, on aura fait oeuvre utile. Donc pour moi, le grand port en grand, c'est ça. Et donc on y va. Merci à tous. Merci infiniment pour votre engagement, la vision qui a été portée, et merci à toutes celles et ceux qui vont permettre de la mettre en œuvre. Vive la République et vive la France
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