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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Nous ne sommes pas encore dissous, donc nous pouvons encore faire des conférences de presse, on en profite jusqu'au dernier moment. Et donc on est là pour présenter l'université des ruralités écologistes. Je remercie beaucoup toutes les personnes qui vont parler aujourd'hui puisque c'est un projet... qui est quand même en maturation depuis des mois, depuis bien avant le congrès écologiste, que Marie, on est très fière d'avoir des, je te l'avais dit, même avant que tu sois élue, qu'on était très très fière d'avoir des parlementaires dans la Drôme, en tout cas déjà des personnes issues de la Drôme qui aient relevé le défi dans des territoires dont on dit parfois qu'ils ne sont pas simples pour les écologistes, tu as démontré l'inverse, donc bravo, je pense que les gens... Titon et Lu sont aussi extrêmement fiers de pouvoir compter sur toi à l'Assemblée et d'avoir quelqu'un qui porte plus que la voix de cette circonscription, la voix de la ruralité et ce que les écologistes eux-mêmes et tout notre projet peuvent apporter à ces territoires. Vous savez qu'on a eu quelques petites rencontres malencontreuses dans la ruralité ces derniers temps, dans l'Aute-et-Garonne, dans l'Aude. Je vois qu'il y a une volonté de certains de faire le récit qu'il y a une rupture entre les écolos et la ruralité, que tout va au plus mal, que c'est vraiment très tendu et que c'est des personnes qui ne peuvent pas s'entendre. C'est faux, je vous le dis, parce qu'on le démontre au quotidien. Évidemment, on parle plutôt dans les médias de l'insulte du truc qui se passe mal que de tout ce qui se passe bien au quotidien. Mais quand on dit que ça montre bien qu'il y a un divorce entre les écolos et les agriculteurs, ça par exemple, moi je m'inscrive vraiment au faux et je le rappellerai autant qu'il le faut. On a d'excellentes relations avec les agriculteurs, y compris ceux avec qui on ne partage pas plein de choses. Évidemment, je vois Benoît Abiteau, donc tout se passe bien, ça on peut le dire. Mais quand par exemple on voit la présidence de la FNSEA au sein de l'agriculture, certains d'entre vous étaient présents. Certes, on n'est pas d'accord sur tout, mais on a quand même... Des choses qu'on partage sur le Mercosur, on rencontre des convergences et on continue à bosser ensemble là-dessus. Et pour moi, les méthodes, les deux exemples que je viens de vous donner dans l'Oté-Garonne-et-Lande, ces gens ne sont pas représentatifs de l'agriculture, ils sont représentatifs de l'extrême droite. Le malaise qu'ils viennent crier est réel. Nous, on passe notre temps à le dire, on l'a dit plusieurs fois sur l'agriculture, il y a 200 exploitations qui ferment toutes les semaines. En France, il y a un suicide paysan tous les deux jours, donc évidemment que... qu'ils ont une colère qui légitime. Après, ce que les écolos doivent être les publics émissaires de toute cette colère, c'est une autre histoire. La réalité, c'est que vous pouvez supprimer tous les écologistes de France et même du monde. Il y aura encore un problème d'eau, encore un problème de rémunération de la profession, encore un problème d'adaptation au changement climatique. La ruralité, ce n'est pas que l'agriculture, ce n'est pas que les paysans, mais je vous donne un exemple fait que certains partis politiques, certaines tendances politiques ont vraiment intérêt en ce moment à... démontrer qu'il y aurait une rupture et une incompréhension majeure et que vraiment ces gens ne peuvent pas se parler. C'est faux. Dans les états généraux de l'écologie, par exemple, peut-être que certains ont cru que tous ceux qui allaient nous répondre ce seraient des habitants bobos des grandes villes, comme on le dit parfois. Quand on regarde le nombre de gens qui ont répondu, à l'heure actuelle, il n'y a que 22% des répondants qui habitent des villes de plus de 100 000 habitants. Alors que 46% de la population française habite dans des villes de plus de 100 000 habitants. C'est bien la preuve que les messages qu'on donne, toi Marie, comme parlementaire, nous, le parti depuis le congrès, et je le dis, c'était toute motion confondue. Tout le monde a dit, on doit plus parler de la réalité, plus parler des quartiers populaires, etc. En fait, ce message commence à être entendu et on travaille peut-être plus qu'avant encore sur ces territoires. J'étais encore là avec un entrepreneur social, Nicolas Hazard, qui met beaucoup de projets justement dans la ruralité pour amener aux emplois du futur les gens qui ne trouvent pas d'emploi dans la ruralité. C'est notre quotidien en fait, le mien comme secrétaire national, mais celui de toutes celles et ceux qui vont prendre la parole maintenant. Donc je les remercie. Il y a sûrement des territoires où c'est peut-être plus des territoires d'adversité comme on dit parfois, mais parfois l'écologie c'est... justement la bonne réponse à l'adversité. Et donc dans le cadre des états généraux de l'écologie que je ne vous présente plus, il y a tout un travail dédié aux ruralités qui a été animé par le GT Ruralité du Mouvement. Donc ça s'est fait de manière indépendante, mais concertée, et c'est l'indépend qu'on vous a confié des états généraux. Mais c'est en totale solidarité avec le parti, et en totale solidarité du parti. Donc merci pour tout, je vais tout écouter pour bien avoir tout en tête. Et puis surtout, je vous souhaite bon courage.
beaucoup Marine et je vous propose de passer à Benoît qui interviendra.
Merci beaucoup d'être à l'initiative de cette conférence de presse sur le sujet de la ruralité. Je vais repartir sur ce que tu viens de dire Marine, c'est-à-dire qu'effectivement la ruralité ce n'est pas que les enjeux agricoles. Ça peut surprendre venant de moi qui parle souvent d'agriculture, mais les enjeux de ruralité c'est vraiment des enjeux qui dépassent le simple enjeu de l'agriculture, même si l'agriculture reste un enjeu particulièrement central sur le développement des territoires ruraux. Et le mot-clé qu'il faut retenir pour essayer de relancer des politiques publiques qui vont dans le sens de la ruralité, c'est l'attractivité. C'est-à-dire que ce qui manque et ce qui a été négligé depuis trop longtemps sur les territoires ruraux, c'est l'attractivité. Et c'est pourtant indispensable si on veut absolument attirer des gens qui reviennent vers la ruralité. Donc ça veut dire qu'il va falloir recréer des espaces... publics, des espaces de culture, des espaces de proximité comme La Poste, comme pourquoi pas le trésor public, comme des commerces de proximité et c'est ce qui manque. Je ne peux pas m'empêcher de faire la référence au plan France Le Realité qui vient d'être dévoilé par le gouvernement, qui me semble un petit peu anecdotique et en tout cas qui, pour moi, je pense, n'est pas l'outil de l'équité territoriale. Je trouve que la façon dont le gouvernement présente ce plan est une façon un peu misérabiliste de présenter la ruralité, comme si en ruralité on n'était pas capable de trouver l'ingénierie, comme si en ruralité on n'était pas capable d'imaginer nous-mêmes la façon de nous déployer. Ce dont on a besoin c'est de moyens, et de moyens qui ne soient pas anecdotiques justement. Et là je prends ma casquette de député européen, puisqu'on présente souvent la politique agricole commune comme une politique uniquement tournée vers l'agriculture. Or, en vérité, la politique agricole commune a un volet très important sur le développement rural. Et le fonctionnement des fonds européens, c'est d'être le levier d'autres logiques de développement, de mettre de l'argent disponible pour que ce soit des leviers du changement. Et ce qui se passe avec la façon dont la France traite la ruralité, c'est qu'elle n'utilise pas ce levier qui est mis à disposition par l'Union européenne de fonds très importants où elle l'utilise mal. Et là, on peut cette fois prendre l'exemple de l'agriculture, c'est-à-dire que préférer soutenir des investissements dans de la méthanisation, par exemple, pour essayer d'avancer sur des thématiques énergétiques, plutôt que d'accompagner, comme en ville, l'isolation des bâtiments pour que aussi les gens en territoire ruraux aient les moyens de vivre sans avoir recours à trop de coûts de chauffage. c'est complètement décalé. Utiliser des terres agricoles pour développer du photovoltaïque au sol, par exemple, et utiliser des crédits européens pour faire ça, est-ce qu'on n'est pas à côté d'un développement rural qui ne s'adresse qu'à des grandes entreprises productrices d'électricité photovoltaïque, plutôt que de s'adresser à des collectivités comme des mairies, comme des communautés de communes, qui pourraient porter des projets de développement rural pour rendre cette ruralité beaucoup plus attractive. Et puis on doit se tourner vers les jeunes. C'est-à-dire que pour que ces territoires ruraux soient attractifs pour les jeunes, je le disais, il faut des outils de proximité, il faut des outils de culture, il faut des outils de bien vivre en ruralité. Et ce n'est pas du tout ce qui est aujourd'hui au rendez-vous. Et tu parlais, Marine, des relations qu'on a avec les agriculteurs, et la SNSOR en particulier. Moi, j'entretiens d'excellentes relations avec le syndicat jeunes agriculteurs qui s'intéresse justement à la façon dont on va redonner du dynamisme à l'installation agricole. Et donc, si on redonne du dynamisme à l'installation agricole, on redonne aussi du dynamisme au développement rural. Et donc, on a des réponses qui sont favorables à ce que la ruralité retrouve un peu d'attractivité pour les agriculteurs et globalement pour les jeunes. Parce que quand on a des jeunes, on a des écoles, on a des crèches, on a tous les outils dont on peut disposer sur des territoires urbains et qui ne sont plus disponibles aujourd'hui sur les territoires bréraux. Donc voilà, je ne vais pas être plus long parce qu'on m'avait demandé de faire 5 minutes, donc je vais conclure là-dessus. Mais j'ai envie de dire qu'y compris à l'échelon européen, il y a des outils, il y a des enveloppes. Elles nécessitent des contreparties nationales. l'État et les collectivités locales les utilisent et les utilisent dans des orientations qui vont dans le bon sens. Et nous les écologistes qui sommes souvent présentés comme des adversaires de l'agriculture ou de la ruralité, et bien en vérité dans les propositions qu'on décline, dans les travaux que conduit Marie, notamment sur ce groupe de travail ruralité, et bien on fait la démonstration de l'exact inverse, que les écologistes sont les meilleurs alliés des territoires ruraux, sont les meilleurs alliés. de l'agriculture si on prend le temps de regarder en profondeur nos propositions. Voilà, merci de votre attention et je laisse Marie continuer et je suis à votre disposition ensuite si vous avez des questions.
beaucoup Benoît. Marie Pochon, députée écologiste de la Drôme. Je voulais d'abord remercier Marine et remercier de manière générale Europe Écologie Les Verts pour nous... Nous avons accompagné sur ce travail-là qu'effectivement on a pu engager avec des élus, avec des militantes et des militants partout en France depuis pas mal de mois et qui aujourd'hui se concrétisent et ce qui vaut l'occasion de cette conférence de presse pour vous annoncer plein de choses. Du coup, pour commencer, la semaine dernière, la même semaine où le gouvernement, main dans la main, avec le Rassemblement national, tuait toute régulation, même minime, de l'installation des médecins, alors même que cette mesure était portée par plus de 200 parlementaires de manière transpartisane, Elisabeth Borne a annoncé donc un plan France Ruralité, comme l'a signalé mon collègue Benoît Biteau. Ce plan, ce sont des rustines, financées par des fonds de tiroirs. Loin d'être le choc promis, c'est une insulte à l'intelligence de tous les ruraux, des élus, des acteurs associatifs, culturels, agricoles, économiques de ces territoires et évidemment de ces habitantes et de ces habitants. Il ne répond ni à la désertification médicale, ni à l'explosion des prix de l'immobilier dans les zones rurales touristiques, ni à la disparition des services publics, ni à la crise du bio comme de nombreuses filières, de l'élevage de montagne à la culture de la lavande, ni à l'absence de perspective pour la jeunesse. Alors on pourrait se dire que si l'été dernier la NUPES avait gagné, on aurait fait différemment. Contrairement aux Républicains ou à d'autres, nous ne faisons pas d'un populisme rural. Pour nous, la ruralité, les ruralités plutôt, car de la jungle guyanaise aux montagnes vaugiennes, des îles finistériennes, au plateau du Larzac, quel point commun, ce sont les solutions, les futurs possibles, des territoires foisonnants d'initiatives et de réalisations plus que concrètes du monde de demain. le territoire sur lequel je suis élue, dans les 240 villages qui en font la vie, On y voit des innovations démocratiques comme à Saïan ou à Saint-Nazaire-en-Royen. On y voit des solidarités en actes, des assauts de recueil de la parole des femmes et même des services de gendarmerie qui se déplacent pour recueillir la parole des femmes victimes de violences. Aux associations œuvrant pour l'accueil et les droits des réfugiés. On y voit des agriculteurs qui s'engagent dans la transition vers le bio, des initiatives en circuit court ou en coopérative, des gens qui s'organisent sur d'immenses boucles WhatsApp pour s'organiser en covoiturage. Mais combien de députés et parlementaires ruraux pour les écologistes ou pour la gauche ? Je suis la seule élue NUPES d'une circonscription rurale qui n'est pas historiquement de gauche. Je suis aussi l'une des rares parlementaires écologistes rurales. Et je voudrais quand même mentionner ici mes collègues Sébastien Pétavi et Jean-Claude Roux qui sont absents ce matin parce qu'en réunion de groupe. Les écologistes sont conscients de ce défi. Tous les jours, nous parlons de modèles agricoles, de services publics, de biodiversité, de retour des trains de proximité, de lutte contre les violences faites aux femmes, qui ont en commun tous ces sujets. Ils concernent en premier lieu nos territoires ruraux. Oui, même les droits des femmes. Un rapport du Sénat nous apprenait qu'un féminicide sur deux a lieu dans les territoires ruraux, alors que seulement 30% de la population y vit. Et pourtant, nous n'arrivons pas à dépasser le mur du son dans ces territoires. Alors oui, bien sûr, nous avons des élus municipaux, même quelques maires, des élus régionaux ou départementaux, et parfois comme Guillaume Gontard, Joël Labbé, Benoît Biteau ou moi, des parlementaires. Mais bien peu. Et même si nous creusons nos sillons, depuis José Bové, l'écologie rurale, l'écologie des champs n'a presque plus d'incarnation. Pourtant, les écologistes sont partout. Et ils et elles sont nombreux dans les villages de France. A se préoccuper de la protection de la biodiversité, des accords de libre-échange qui tuent le pastoralisme. A se poser des questions sur notre modèle énergétique. A considérer que l'égalité, elle doit aussi être territoriale. A vouloir des services publics, à en avoir marre d'être enfermé dans des voitures individuelles parce qu'il n'y a tout simplement pas d'autre option qui leur est offerte. A vouloir manger sainement, à considérer que l'accès aux soins fait partie du pacte républicain. A vouloir faire de la question climatique un enjeu central. Qui répond aujourd'hui aux attentes des habitantes et des habitants comme des différents acteurs de la ruralité ? Qui propose des solutions de dialogue et d'avenir aux bergers qui viennent de voir le loup manger leurs moutons ? Aux lavandiculteurs qui arrachent leurs pieds de la vente face à la chute des prix ? Aux maires ruraux que l'on dépossède de leurs moyens et maintenant de tout pouvoir d'agir sur leur réseau d'eau ou l'aménagement du territoire ? Comment prétendre gouverner le pays quand on oublie 88% du territoire national ? Nous prétendons que l'écologie est une solution. Nous sommes conscients du travail à accomplir. Oui, les écologistes doivent changer. Parce que les chasseurs ne sont sans doute pas les premiers écologistes de France, mais nous, nous sommes bien les premiers alliés des ruraux. Face à l'incurie du gouvernement, qui a une vision misérabiliste des campagnes, et à un RN, un rassemblement national qui, sur 88 députés, en a 69 dans les sous-préfectures, il existe un autre chemin, celui d'une ruralité fière. Ceux d'arrière-pays qui peuvent devenir les avant-pays de demain. Alors, depuis presque un an, avec des centaines de militantes et de militants de tout le pays, nous nous relevons les manches avec le soutien, et je les en remercie, de Marine et de Benoît, et Guillaume Gontard, que j'excuse ce matin, notamment. Lors du Congrès fédéral, notre motion sur les ruralités a été la plus largement adoptée et plébiscitée par les militants qui se sentaient jusque-là un peu délaissés. Depuis, avec notre travail, nous avons créé une véritable dynamique, dont vous parlera Guillaume Edouin. Rien que le 3 juin dernier, dans les villages du Tarn, de Loire-Atlantique et du Doubs, on parlait écologie et ruralité. Avec un tour de France de l'écologie rurale, ces initiatives fleuriront dès les prochains mois. Cette dynamique n'est pas prête de s'arrêter, je vous le dis, l'écologie des champs est de retour. Avec Julien Mignaca, qui vous en parlera aussi, nous avons récolté des doléances des militantes et militants écologistes des territoires ruraux. Et nous continuerons. Parce que si nous souhaitons atteindre le million de sympathisantes et de sympathisants, nous devons prendre soin de celles et ceux qui s'activent là où c'est difficile. Là où plus qu'ailleurs on se fait mal regarder, voire insulter, parce qu'écologiste, c'est Marine Tandelier, on sait quelque chose. C'est là aussi où quand l'on est écologiste et que l'on fait des choses formidables, et bien personne n'en parle. Loin des polémiques dans les grandes villes, chaque jour des centaines d'élus écologistes ruraux s'activent pour la démocratie participative, pour la transition énergétique, pour le manger mieux, pour l'accueil des migrants. Rien que dans ma circonscription, à Biolfi, on lance une sécurité sociale de l'alimentation. Dans trois communautés de communes, on lance un programme d'accueil des exilés. Le premier en territoire rural. Dans le parc naturel du Vercors, on apprend à faire cohabiter élevage de hautes montagnes et présence du loup. Loin d'être des arrières-pays, nos territoires ruraux devraient être la fierté du pays. Parce qu'en matière associative, politique, économique, culturelle, agricole, ce sont des avant-pays. Alors l'idée a émergé d'un grand temps où nous pourrions célébrer les ruralités. celles qui s'engagent, celles qui construisent concrètement l'avenir de l'écologie politique et les solutions de demain. Ce temps, ce sera les universités des ruralités écologistes. Du 6 au 8 octobre, le temps d'un grand week-end, des centaines de militantes et de militants, des acteurs et actrices de la société civile, et l'on espère de journalistes, se rassembleront à Dix, dans la Drôme, au plein cœur de ma circonscription, pour montrer que l'écologie rurale existe, qu'elle est forte, qu'elle est fière, et qu'elle est déterminée à construire l'avenir de l'écologie politique tout entière. François Tuolet, impliqué dans la programmation de l'événement, vous en parlera plus en détail. Élaboré avec des partenaires, notamment Génération.S, Région et Peuples Solidaires, la fédération des partis régionalistes avec laquelle nous travaillons au Sénat et au Parlement européen, mais aussi à l'Assemblée, et la fédération des élus verts et écologistes, ces trois jours seront l'occasion de se former, d'échanger, de débattre, de construire des positions politiques qui répondent aux enjeux des ruralités du XXIe siècle. Des perspectives offertes à la jeunesse rurale. A la pression touristique en zone rurale, de la lutte contre l'extrême droite qui surfe sur les renoncements de la droite, de la gauche et du gouvernement, à la lutte contre les incendies et la mort de nos forêts, tous les grands sujets seront traités. Ces trois jours seront l'occasion aussi de visites de terrain, de moments conviviaux pour faire du lien, alors que nous sommes toutes et tous éparpillés dans nos villages et nos vallées, et de grandes plénières. Nous y cultiverons notre jardin, bien sûr, l'écologie rendra la gauche plus forte quand elle retrouvera sa capacité à apporter la voie des ruralités. J'ai l'intime conviction que, plus que d'autres, les écologistes peuvent apporter des solutions pour sortir les ruralités du tout voiture, en faisant revenir services publics et modes de transport alternatifs, pour refaire vivre agriculture et biodiversité, pour répondre aux grandes craintes de dépossession et d'hypercentralisation des élus des territoires ruraux. Nous y cultiverons aussi le dialogue entre des acteurs atomisés, entre les grandes figures de la gauche et du camp progressiste rural et périurbain. Toutes les forces de gauche et des écologistes y auront leur place et seront partie prenante de ces initiatives, parce que nos idéaux de justice sociale, de justice environnementale, de justice démocratique et bien évidemment de justice territoriale ont toute leur place dans ce travail que nous initions. Enfin, et avant de laisser la parole à Julia pour qu'elle puisse vous décrire toute l'initiative que nous avons portée autour du recueil de Doléens ces derniers mois, je voulais vous dire que tout ce que nous allons vous présenter ce matin est disponible d'ores et déjà sur le site internet que nous lançons aujourd'hui, ruraliteécologiste.fr, sur lequel seront ajoutés au cours du temps le programme aussi des universités des ruralités écologistes, mais aussi du Tour de France. des ruralités écologistes et que vous pourrez sous peu nous retrouver aussi sur les réseaux sociaux pour suivre l'ensemble de ces actions. Je vous remercie, je passe la parole à Julien.
merci beaucoup Marie. D'ailleurs que je tiens à saluer pour l'incarnation qu'elle fait de notre travail d'Europe Écologie-Liver en ruralité à Marine Tondelier et puis à tous les collègues qui portent la lutte sur les territoires ruraux. Quand on a commencé notre groupe de travail sur les ruralités il y a effectivement à peu près un peu moins d'un an, on s'est dit comment ça se fait que 88% du territoire français est rural et que finalement dans l'espace médiatique... on n'entend que les grandes métropoles. Donc on a commencé à se dire, peut-être qu'on n'a pas de militants écologistes ou d'élus en territoires ruraux. La réponse était non. Donc on s'est dit, il y a quelque chose à faire, à construire et il faut laisser plus de place, donner plus d'espace et plus valoriser ce qui se passe concrètement sur nos territoires. Moi, je me suis occupée de la partie cahier des doléances, qui est toujours en cours, qui partait du principe qu'on s'est dit, puisque cette partie de la France, cette partie de notre parti, finalement, a peu d'espace, s'exprime peu, il faut qu'on lui en fasse et il faut qu'on fasse remonter, finalement, tout ce qui est à la fois beau et à la fois difficile pour militer dans ces territoires ruraux. C'est ça l'enjeu des cahiers d'oléances qui sont une grande enquête interne pour mieux comprendre à la fois la réalité de vie de tous nos collègues militants écologistes sur ces territoires-là, élus aussi, quelles sont leurs difficultés quotidiennes concrètement, comment le parti peut les aider à leur donner plus d'espace, quels outils on peut développer pour leur faire plus de visibilité. Mais c'était aussi l'idée de se dire, comme l'a très justement dit Marie, la ruralité, finalement, c'est un mot très générique qui recouvre beaucoup de réalités très différentes. Et nous, on parle des ruralités. Et la réalité de ça, c'est qu'il y a des identités, des particularismes très différents d'un territoire à l'autre. Et c'est aussi ce qu'on veut faire ressortir dans notre enquête interne, dans notre cahier des doléances. c'est finalement comment comment on parle de nos identités sans les laisser à l'extrême droite parce que nos identités territoriales elles sont inclusives on en est fier et en fait on veut les faire exister et elles sont au coeur de l'écologie politique voilà donc c'est tout ce vaste programme que souhaite mettre en valeur le cahier des doléances on est encore en cours de travail donc on rendra un peu tous les résultats plutôt à l'occasion des universités de la ruralité qu'on sait qu'ils seront très riches merci beaucoup
Bonjour à tous, donc Guillaume Edouin, je suis un normand et donc j'arrive directement d'un petit village qui s'appelle Saint-Ebremont-le-Bonfossé. Alors pourquoi je vous dis non mon village ? Bah tout simplement... Saint-Ebremont avec un D ! Pas un thé à la fin du nom. Pourquoi je vous parle de Saint-Ébremont ? Tout simplement parce que quand on travaille sur les états généraux de l'écologie politique et quand on travaille ensuite sur ce tour de France des ruralités, on se rend compte qu'il y a tout un tas de petits villages qui portent des noms qu'on n'a jamais entendus. Et pourtant, dans ces petits villages, qu'est-ce qu'on voit ? On voit les écologistes qui parlent de ces questions. de militer, de militer dans la difficulté, mais aussi de militer dans le succès. Parce que moi, ce que je voudrais quand même apporter, c'est que dans nos différents questionnaires, dans les manifestations qui ont pu se dérouler déjà sur les territoires, on a des solutions. Et en fait, cette écologie des solutions, elle existe déjà. On a de nombreux acteurs qui, aujourd'hui, la mettent en place. mais qui ont du mal à s'engager plus avant. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, c'est plus difficile pour un écologiste qui est dans un petit village, finalement, de revendiquer son engagement politique et de ne travailler qu'à travers son association, de ne travailler qu'à travers son métier, quelquefois, qui peut être la rénovation de l'habitat, qui peut être aussi tout simplement l'agriculture. Alors évidemment, comme le disait Benoît, l'agriculture, ce n'est pas le focus qu'on souhaite donner aujourd'hui, mais on a quand même de très nombreux agriculteurs qui agissent concrètement sur l'ensemble des territoires français. Alors au-delà de cette incarnation de ces écologistes qui sont dans les petits villages, moi je vais vous parler un petit peu de ce qu'on a obtenu maintenant sur les états généraux de l'écologie. Alors comme ça a été dit, ils ont eu lieu partout. Et ce qui est très intéressant c'est qu'on a pu avoir sur des villages de 200 habitants des réunions des états généraux d'écologie politique sur lesquelles il y avait 20 habitants. Alors ça peut paraître... peu, 20 habitants. Mais quand on est dans un petit village, réussir à se déplacer, à sortir de chez soi et aller à une réunion écologiste pour parler du devenir de son territoire, c'est pas rien. Et ça aujourd'hui, on l'a aussi, quand on va regarder les résultats de la consultation de ces états généraux de l'écologie, on a aussi des retours qui nous parlent de l'agriculture, de la ruralité, de la manière de vivre dans ces territoires. Donc c'est un mouvement de fond qui s'inscrit aussi dans le fait qu'aujourd'hui, il y a pas mal de territoires sur lesquels la gauche a disparu. Et là où la gauche a disparu, très souvent c'est l'écologie qui porte des nouveaux espoirs. Donc ça c'est aujourd'hui quelque part notre travail d'écologiste. d'aller redonner espoir, redonner des débouchés politiques à ce vote, qui parfois a été un vote de gauche, et qui aujourd'hui peut devenir un vote écologiste. Ça, il suffit de regarder un peu ces grandes tendances électorales pour se rendre compte qu'effectivement, ce sont finalement dans les terrains les plus difficiles, les plus à droite quelquefois, parfois même les terrains les plus à l'extrême droite, qu'on va voir progresser petit à petit, pas encore suffisamment, le vote écologiste. Et comme tu pouvais le dire, c'est aussi travailler sur la ruralité, travailler sur les particularités. Parce que c'est vrai que l'écologie, on a tendance à avoir des grandes bannières. Le climat, l'énergie, la biodiversité. Et quelquefois, travailler sur ces très grands maux, ça a du mal à s'incarner dans les territoires. Or, qu'est-ce qu'on voit quand on est dans un village rural ? On voit que la biodiversité, on va la traiter quasiment au quotidien, mais on voit aussi qu'elle est attaquée au quotidien. On voit que l'énergie, c'est quelque chose d'important quand la majorité de nos concitoyens se chauffent avec du fioul encore quand on est en milieu rural. Et donc, il y a des réalités sur lesquelles les grands mots des écologistes ont du mal à s'appliquer. Non pas parce qu'il n'y a pas de solution, mais plutôt parce qu'on se sent moins concerné quand on est habitant d'un territoire rural. Et pourtant, on fait de l'écologie très souvent du quotidien. Le nombre aujourd'hui de panneaux solaires qu'on voit sur les toitures des habitations rurales est largement plus important que ce qu'on a par exemple en ville. C'est quand même quelque chose d'assez notable. Alors je vais conclure avec tout simplement le début du Tour de France, et puis aussi pour excuser Grégoire Verrière, de Génération, qui est conseiller régional tout comme moi dans un autre territoire, et qui va pouvoir lancer, voilà exactement, en Normandie-Auvergne, alors on dit qu'on a les doigts crochus dans ces deux régions-là, mais évidemment c'est faux. Vous connaissez pas les doigts crochus ? Des Auvergne et des Normands ?
Tu t'inventes des préjugés sur toi-même. Non, non, c'est
exactement la radinerie. C'est l'esprit paysan en général. Ne vous inquiétez pas.
Tu vends bien les vrais. Je vends bien les vrais. On a envie d'y aller. Savoir
être sobre et godo, c'est une qualité. J'ai de la famille au plus au vergnat, donc je ne dirai pas... Je ne dirais pas critiquer les deux dernières. En tout cas, Grégoire va lancer dans le Tarn, à Pamplone, ce Tour de France des Ruralités. Il s'agit d'avoir une série d'événements, en fait, un peu partout en France, de n'importe quelle taille, sur lequel on va discuter, justement, de ces sujets qui concernent la ruralité. Et on va faire se rencontrer différents acteurs. L'objectif du Tour de France des Ruralités, ce n'est pas d'être uniquement entre écologistes, on est un petit peu dans le même cadre que les EGE, mais c'est bien d'avoir des associations. des acteurs locaux, des experts aussi, puisque par exemple sur le cas de ce premier rendez-vous du Tour de France, on va discuter de l'habitat, habiter en ruralité, qu'est-ce que ça veut dire ? Et donc on va traiter de ces questions, et toutes ces questions vont nous permettre évidemment d'avoir des réponses qui vont irriguer nos programmes et nous permettront de mieux parler à ces ruralités. Et je vais laisser François sur la dernière question.
Bonjour. Tiens ton téléphone. Donc François Thiolet, je suis secrétaire national adjoint d'Europe Écologie des Verts et je suis conseiller municipal d'un village à côté de l'Oie qui s'appelle Valensis. Moi, j'ai découvert en étant conseil municipal là-bas, c'est qu'on ne fait pas de la politique de la même façon à la campagne qu'à la ville. Puisque quand on se fait lien à la campagne, on se fait lien avec des gens qui ne sont pas tous des écologistes ou pas tous de gauche. Et la question des compromis qu'on fait de façon très majorité-minorité dans une ville, là, ça s'aborde très différemment. Pour vous donner deux exemples, un combat que j'ai perdu, c'est sur projet d'implantation éolien, là où ça clive énormément. dans un petit village, et les clivages ne sont pas du tout ceux qu'on attend. Ce ne sont pas des gens qui sont forcément de droite, qui sont forcément opposés, et à l'inverse seulement des gens de rouge qui seraient très partisans. Il y a une réalité de comment c'est perçu par les gens localement. Et à l'inverse, un combat qu'on a plutôt gagné, c'est sur la question du déterrage des blaireaux. On a réussi à faire voter un conseil municipal, où à priori le maire n'était pas très favorable à ça, c'était plutôt pour condamner la pratique du déterrage des blaireaux par les chasseurs. Et ça, en fait, c'est plutôt la conviction un par un qui a fait que ça a basculé. Et ça ne bascule pas parce que les gens se sentent plus écologistes. Ça bascule parce que les gens voient des écologistes au quotidien qui ne sont pas forcément identifiés à l'EV, ou des gens qui ont des pratiques écologistes, et qu'on leur dit que ça, finalement, c'est quelque chose qu'on peut changer ici, localement. Et donc, on doit porter ça. Le fait que la ruralité n'appartient pas à un camp ou à un autre. Par contre, ce qui est très important, c'est nous de motiver les gens. pour aller se battre dans la ruralité. Et un des objectifs de cette université de ruralité, c'est aussi de donner ensuite envie à ce que des écologistes qui habitent dans les territoires ruraux, ils osent se présenter à des élections municipales. Parce que souvent, c'est ça la difficulté qu'on a, c'est en ville, on n'a pas de problème pour recruter des militants à la campagne. C'est vrai pour nous, mais c'est vrai pour plein d'autres mouvements politiques. L'engagement nécessaire pour des gens qui s'engagent sur des municipalités, il est disproportionné et on a besoin de militants qui s'engagent. Donc ces universités des ruralités écologistes, elles auront lieu 6, 7 et 8 octobre à Dix, donc dix villes d'un peu moins de 5000 habitants. L'objectif c'est de le faire dans une petite ville, évidemment plutôt miroirale. On est évidemment dans la circonscription de Marie Pochon. On le fait là aussi, c'est pas de faire un événement décement, c'est de le faire avec les militants locaux pour avoir, comme d'habitude, on aura des ateliers, on aura des universités, on aura des... des conférences, on aura des plénières, mais on aura aussi des promenades, des balades. Notamment, on aura une très belle sortie dans le massif du Vercors avec un naturaliste. L'idée, c'est qu'on puisse avoir une approche aussi concrète de ce qui se passe localement dans les ruralités, de faire venir des partenaires. Vous avez remarqué qu'on a R&PS, Génération, qui sont aussi co-organisateurs avec nous. Mais l'idée, évidemment, c'est d'élargir et proposer à tous les partenaires de la UPS et de la gauche en général de venir participer. et d'être présent dans ces universités des ruralités. Les plénières... Elles sont orientées assez politiques sur le fait d'assumer trois thématiques. La première, c'est le retour de l'écologie des champs. Quel discours ? Comment on raconte ça, l'écologie des champs ? Deuxième sujet, la question des ruralités des écologistes et de la gauche. Plutôt une approche historique, sociologique, politique. Et enfin, une plénière sur l'écologie rurale au pouvoir, puisque ça a été dit plusieurs fois, l'idée c'est aussi de faire émerger nos maires, nos élus en ruralité. pour montrer qu'il y a plein de choses qui se passent et qui se mettent en place concrètement et qu'on doit valoriser. En plus de ça, il y aura une trentaine d'ateliers sur tous les sujets. Benoît a parlé de l'Europe, la question de la riposte au Rassemblement National, la question de l'eau, la question de l'accès à la nature, notamment de la relation avec nos amis les chasseurs, la question des mobilités, la question des services publics. Voilà, tout plein de sujets. Et plutôt que de tous les détaillés, on va répondre à vos questions et je vais conclure là-dessus.
Merci beaucoup, François. Peut-être pour compléter juste ce que tu viens de dire. C pas très... Vas-y, dis-le.
C'est pas très important. Inscription en ligne après l'île.
Et peut-être pour compléter, mais c'est effectivement la première édition de ces universités des ruralités écologistes. L'idée, c'est que ça puisse être réitéré dans les années à venir et que tous les ans, sur des territoires différents, on puisse avoir des universités des ruralités écolo pour faire dialoguer chercheurs, acteurs locaux, élus, militants et militants, citoyens, citoyennes intéressés par ces questions-là. Là, bien évidemment, dans un territoire comme le Diroir, on va s'intéresser beaucoup à des questions... très propre à des territoires touchés par notamment l'attractivité touristique, disons, ou la sécheresse. Dans d'autres territoires, ça va être plutôt des sujets de réindustrialisation, ou de désindustrialisation, qui vont être les sujets majeurs, mais c'est le lancement en tout cas d'une grande dynamique pour les années à venir, pour les écologistes. Je vais peut-être laisser le mot de la fin à Marine qui voulait ajouter un petit mot, et ensuite on est disponible pour vos questions.
C'était juste insister sur un chiffre, le fait que tu as dit que c'était 90% du territoire. Moi j'avais 88%. Ah bah on avait le même en fait, j'ai mal entendu. Mais donc c'est 88% du territoire mais c'est un tiers de la population française. Et moi c'est vrai que j'ai toujours, vu d'où je viens, on m'a dit toi c'est bien, t'es allé ce partout. Mais donc pendant la présidentielle j'ai beaucoup fait la Véron, la Creuse, la Corrèze, la Nièvre. Moi, je me sentais très à l'aise dans ces territoires. Et surtout, je dois vous dire qu'on est accueillis comme nulle part ailleurs. Parce qu'ils sont très sensibles au fait que vous veniez, qu'on passe des super moments. Et à chaque fois, ils disaient, on est un tiers de la population française. Et le délégué général de l'AMRF, l'association des maires heureux de France, que j'ai rencontrée il y a 15 jours, me l'a encore dit. Il dit, vous vous rendez compte, c'est un tiers de la population française. Quand ils regardent la télé, ils ne se voient jamais, en fait. Et donc, ce n'est pas un problème des écolos. Mais ils ne se voient pas dire, la société vous aime, on est ensemble et tout ça. Ils ne se voient jamais. On ne parle jamais de lui. Donc ça, c'est un truc qu'on prend à bas le corps. Et pour vous dire aussi, parce que tu as dit, c'est aussi des écologies, des succès, et ça, je tiens beaucoup à le mettre en avant, d'un autre déplacement dans l'Aude, sur cette sorte de golf, vous avez beaucoup entendu parler de nos charmants vignerons avec qui on a fait connaissance, et chez qui d'ailleurs j'ai prévu de retourner, puisque l'un d'entre eux, pas le plus désagréable, m'a invité à venir dans sa ferme de jour, ce qu'on fera. Mais il y a aussi des... Enfin, en fait, ce qu'on n'a pas du tout entendu parler de ce déplacement, c'est le maire de Luxurode, qui est donc juste à côté, le maire de Luxurode, qui est adhérent de LV, qui est vice-président de l'Association des maires ruraux de France, et qui nous a fait visiter, dans son village de moins de 500 habitants, sa centrale photovoltaïque citoyenne, qui permet de faire de l'investissement dans la ville avec... l'électricité qui est revendue et qui permet, ces 1500 hectares de panneaux photovoltaïques, ça fait vivre 70 foyers en électricité, en autonomie, son écoquartier intergénérationnel, le four à pain qu'ils sont en train de construire avec des lycées pros et des compagnons durs de France. C'est ça en fait la ruralité aussi que nous on voit. On a plus d'une centaine de petits maires ruraux en France qui travaillent avec l'EU élevé et c'est ça aussi qu'on a envie de mettre en valeur. C'est pas juste une déclaration d'amour à la ruralité, même si oui, on aime la ruralité et qu'on compte. On continuera de le dire tant que certains ont envie de raconter l'inverse pour servir de leur récit politique. Et c'est aussi très concrètement des choses qui changent tous les jours dans les quotidiens et des réseaux qui se créent aussi de petits maires ruraux qui 'échangent des trucs et qui s'entraident parce qu'on sait que ça ne doit pas toujours forcément être simple, pas parce qu'ils sont écologistes mais parce qu'être maire rurale sans moyens avec la désertification... Je vais rechercher les adjectifs, mais je peux commencer par médical, service public, puis en fait on peut ajouter plein d'autres adjectifs derrière, et eux, ils tiennent, ils font mieux ces territoires, et c'est quand même beau ce qu'ils font, donc on continuera à les aider, et merci pour tout ce que vous allez faire.
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