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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Monsieur Eric Bottorel, c'est à vous Monsieur Bottorel.
Merci Monsieur le Président. Deux questions, mais avant, vous avez, Madame Le Pen, évoqué le Bataclan tout à l'heure pour vous situer en 2015. La façon dont, d'après vous, spontanément, il y avait quelque chose, un élan naturel à vouloir se rapprocher de la Russie comme étant le partenaire idéal pour lutter contre le terrorisme islamisme. Les Russes venaient de commencer à s'illustrer en Syrie puisque leur intervention démarre le 30 septembre. semaine avant le Bataclan. Et ils vont prêter main forte à quelqu'un dont vous refusez de qualifier qu'il soit un barbare. Mais les décomptes ne sont pas finis des oppressions qu'il a fait vivre à son peuple. Il est aujourd'hui à la tête d'un narco-État. Et je veux dire ici, de manière assez forte, Il n'y a pas de position unanime dans la classe politique à penser que la Russie était le seul acteur possible, encore moins aux côtés de la Syrie, pour lutter contre l'islamisme radical. Et si Daesh n'existe plus au sens du proto-État et de son projet initial, malgré des résurgences qui continuent d'exister et qui sont des menaces, on le doit probablement moins au baril qu'a rajouté Bachar el-Assad sur son peuple. à la main invisible ou parfois très visible de la Russie à ses côtés, qu'à d'autres forces qui se sont battues pour lutter contre ce fameux terrorisme islamisme. J'ai maintenant deux questions. Comment expliquez-vous que votre eurodéputé Jean-Luc Schaffoseur, intermédiaire du prêt russe de 9 millions d'euros en 2014, à peine élu au Parlement européen, se voit dicter sa première intervention en sciences plénières au sujet de l'Ukraine par ses contacts russes de prêt ? Je repose une question qui vous a déjà été posée tout à l'heure, mais peut-être que vous y répondrez différemment. Comment expliquez-vous les troublants SMS d'un responsable du Kremlin révélé par les hackers russes d'Anonymous International en 2015 ? qui n'a jamais été contesté par le Kremlin et qui indique que vous devriez être remercié financièrement en échange d'une déclaration de soutien sur l'annexion de la Crimée. De quoi, Madame Le Pen, devriez-vous donc être remercié
Alors, monsieur Bottorel, vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Moi, je suis juste en train de vous dire qu'après le Bataclan, l'ensemble de la classe politique pensait que la Russie était un allié important pour lutter contre le fondamentalisme islamiste. J'ai même des déclarations de monsieur Mélenchon félicitant les Russes. Non, mais je vous le dis. Mais c'est un fait. Je vous le dis. Félicitant les Russes. félicitant les Russes pour le combat qu'ils mènent pour éradiquer Daesh. Et il y en a eu d'autres, il y en a eu d'autres, et vous le savez bien, donc vous avez le droit de penser que c'est étonnant. Moi je vous dis que l'ensemble de la classe politique à l'époque a fait des déclarations considérant que la Russie était un allié dans la lutte contre le fondamentalisme islamiste et le non. président de la République en chef. Le président de la République en chef, je viens de vous lire encore une fois la déclaration en question. Je ne suis absolument pas au courant de mails qui auraient été envoyés à monsieur Schaffauser. Monsieur Schaffauser, et je pense que vous avez pu vous en rendre compte tout seul d'ailleurs, est un homme très libre. Très libre. Il fait exactement ce qu'il veut. Et lorsqu'on envisage de le contraindre dans ce qu'il a envie de faire, en général, il vous en fait le reproche de manière assez vif. Et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle il n'était pas membre du Rassemblement national. Parce qu'en réalité, il était député sur la liste au titre du rassemblement. Donc il venait aussi du rassemblement sur l'analyse des européennes, mais il est libre. Il est libre. Il est libre en paroles, il est libre en actions, il est libre en analyse. Et voilà, je ne me sens pas tenue d'ailleurs par l'intégralité des analyses qui sont faites par Jean-Luc Chapauser, avec lesquelles j'ai parfois et même souvent été en désaccord. Ceci ne pose aucune difficulté. Donc voilà que vous répondre de plus. l'échange que vous évoquez. Je n'en avais pas connaissance. En revanche, lorsque ces SMS, depuis quelques jours, ont commencé à sortir, j'ai regardé cela. Vous voyez, je ne m'intéresse pas obligatoirement toujours à tout ce qui est révélé sur ce sujet. Vous dites qu'elle a été reméciée financièrement. Il me semble que dans l'échange, il y a marqué « financièrement pour intégration ». Non. C'est ce que j'ai cru voir. Donc je vous reconfirme pour la énième fois que le seul lien qui existe entre le Rassemblement national et moi-même d'ordre financier... est un prêt qui a été signé en 2014, que nous remboursons chaque mois et que nous rembourserons jusqu'à sa date d'échéance, à savoir 2018. Que je suis libre de toute influence et c'est bien mal me connaître que de penser l'inverse.
Madame Le Pen, je ne vous demande pas de juger s'il était bon ou pas qu'on puisse faire dicter sa question au Parlement européen. Mais vous avez la liberté d'avoir aussi une opinion sur le fait que... La question était ouverte, Madame Le Pen. Est-ce que c'était le rôle d'un chef de parti, d'un quelqu'un qui n'est pas membre de ce parti par ailleurs ? La question était très ouverte. Je vous posez juste la question de savoir que pensez-vous. Du fait que quelqu'un qui a participé à la négociation d'un prêt se voit dicter les termes d'une question qu'il va adresser sur l'Ukraine au Parlement européen. Vous trouvez ça anormal ou pas normal ? Je peux faire une question fermée. Au Parlement européen
trouve ça parfaitement anormal. Et il existe des règles d'ailleurs au sein de cette Assemblée. Lorsqu'un amendement vous est dicté par un lobby quelconque, il faut l'indiquer. Et ça me paraît tout à fait légitime. Ça participe de la transparence et de la liberté que doit conserver un député et qu'il peut conserver à accepter ou à ne pas accepter de déposer d'ailleurs le dit amendement ou de faire la dite déclaration. Un lobby peut parfaitement demander à un député de déposer un amendement. Le député peut dire oui, je trouve que l'amendement est très bon. La seule obligation qu'il a, c'est de le faire savoir. Donc je suis encore une fois contre toute forme d'influence et particulièrement de ce type. Se faire rédiger une intervention ne m'apparaît pas être digne d'un élu de la nation.
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