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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci mes camarades de la NUPES d'être là ce soir. C'est une chance. C'est une chance pour moi d'être accompagnée et soutenue par vous toutes et tous. Et d'avoir Gilbert à mes côtés. Merci Gilbert pour ton enthousiasme, ta bonne humeur et surtout pour ta combativité. Merci. Je suis très fière d'être à tes côtés ce soir. En réalité, si nous sommes réunis ce soir, c'est un peu pour moi, mais c'est surtout parce que vous êtes venus écouter celui avec qui j'ai siégé pendant cinq ans. avec qui nous avons usé les bancs de l'Assemblée à 17, avec Michel, que je salue, qui est présent ce soir parmi nous. Merci Michel. Ensemble, nous avons usé les nerfs des députés macronistes. Et ils nous détestent. Ils nous détestent, mais pour tout vous dire, ils ne nous détestent pas autant que les socialistes ariégeois dissidents, mais quand même, ils nous détestent. Vous êtes venus écouter ce soir celui qui m'a tant appris et à qui je dois beaucoup. Vous êtes venu écouter celui qui, malgré une actualité chargée, a trouvé le temps de traverser la France pour m'apporter son soutien. Vous êtes venu écouter M. Jean-Luc Mélenchon.
bon ? Mesdames, Messieurs, Chers amis pour un certain nombre d'entre vous, chers camarades pour beaucoup d'entre vous, c'est un bonheur, je peux le dire, de me trouver là. Je ne suis pas venu malgré les circonstances, mais à cause d'elles. Je ne suis pas venu dans une lointaine périphérie. Il n'y en a plus de nos jours. À cette heure-ci, nous sommes retransmis directement sur les réseaux sociaux, et nous sommes 4, 5 000, en plus de ceux qui se trouvent dans cette salle, et à vous tous là-bas, qui j'ai fait coucou tout à l'heure. Mais on m'avait dit, ils sont une poignée sur la terrasse. Mais c'est pas une poignée, ça, oh ! C'est comme ça, les poignées, ici, en arrière. Évidemment, j'y retrouve mon camarade Michel Larive. Je suis venu avec Sébastien Delogu, qui est député de Marseille, des quartiers Nord, et avec qui demain, je me trouverai à Marseille pour soutenir les actions d'un placable résistance populaire à laquelle je vous invite tous à vous associer, où que vous soyez, quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous militez. Inscrivez-vous dans la grande bataille qui est engagée, le plus grand mouvement social depuis 1968. Une page de l'histoire de France est en train de s'écrire et nous en sommes les auteurs, nous, les têtes dures, les résistants. Ceux qui, pour l'honneur de l'idée qu'on se fait de la République... n'accepteront jamais la domestication à laquelle les puissants qui vous considèrent comme des gens de rien, qui n'ont qu'à traverser la rue pour aller trouver du travail, parce que, paraît-il, il faut vous forcer à y aller. Ceux qui veulent nous parler sur ce ton butent sur cette croyance absolue que nous avons en nous-mêmes, en notre dignité de citoyennes et de citoyens, d'hommes et de femmes libres. contre ce projet de domestication. Je suis heureux d'être ici avec vous parce que, dans la Riège, vieille terre rebelle, et puis pas d'aujourd'hui. Tout à l'heure, on parlait d'histoire, cher professeur. Et je disais qu'ayant 12 ou 13 ans, je ne me rappelle plus, il passait à une émission, il y a quelques personnes qui ont des cheveux blancs comme moi, qui doivent s'en souvenir, ça s'appelait « La caméra explore le temps ». Il y avait le bûcher de Montségur. Le bûcher de Montségur, ça racontait une persécution religieuse. Eh bien, mesdames, messieurs, c'est là que moi j'ai appris qu'il n'y avait de France possible que dans la laïcité de l'État. et le strict respect de la liberté de conscience, ce qui inclut que même lorsqu'on est soi-même un croyant, on a le respect de la foi des autres dès lors qu'elle ne s'oppose pas à la loi, ce qui est le cas le plus général. Et c'est parce que j'ai appris cela, et que je vous invite à le défendre aujourd'hui, dans cette terre de France qui a connu trois siècles de guerre de religion. N'acceptez pas que nos compatriotes musulmans soient montrés du doigt à cause de leur religion. Ne l'acceptez pas. Vous autres arriégeois, vous autres qui allez à Montségur et qui ne passez jamais devant, sans vous souvenir que toute intolérance religieuse termine de cette façon. Parce que c'est ainsi. que chaque religion considère l'autre comme une hérésie et que si on lui lâche la bride sur le coup, elle ne s'arrête pas, comme le pouvoir des tout-puissants ne s'arrête pas si on ne leur reprend pas la bride. Rien n'arrêtera M. Macron, sinon vous-même ! Mesdames et Messieurs, Ne rabougrissez pas l'élection législative partielle que nous sommes en train de vivre. Non, la question qui se pose ici, en arrière, ce n'est pas le degré de sympathie que vous avez ou non pour Mme Carole Delga. La question qui est posée, c'est de savoir si ici, vous, qui m'avez mis en tête de l'élection présidentielle. Vous, qui par la même, avez créé la puissante fraction insoumise à l'Assemblée nationale, qui fait que de toute l'Europe, nous sommes un repère, nous sommes une référence, que nous ne connaissons pas l'humiliation qu'est celle des Italiens qui, après avoir eu le plus grand parti communiste d'Europe occidentale, non plus de gauche aujourd'hui. Non plus ce qui était cette force extraordinaire d'intelligence, de compréhension, de projection sur une autre organisation du monde. Ce qui se joue dans cette élection partielle, c'est de savoir si le peuple français, pas seulement les Ariégeois, le peuple français, que dit-il à travers vous, que vous représentez ? Car on n'est jamais l'élu d'une circonscription. On est élu par une circonscription. Mais on est l'élu du peuple français. De tout le peuple français. Que dites-vous de cette situation ? Et comme je vois qu'il doit y avoir ici pas mal de gens de gauche, je m'autorise à vous parler comme j'ai parlé toute ma vie. Et d'ailleurs, ici aussi, parce que j'y suis venu plus d'une fois. Voyez-vous, nous sommes dans un moment de fin de cycle. Le monde entier, vos jeunes, interrogez vos jeunes, vos gamins, vos enfants, vos petits-enfants. Demandez-leur ce qu'ils pensent de ce monde, même quand ils ne sont pas politisés. Ils savent que nous sommes dans une impasse, que continuer comme ça va tout détruire. Ils le savent. Ils le ressentent bien plus fort que nous qui avons le poids du temps et qui nous disons des fois, bon, on en a vu d'autres. Mais celle-là, vous ne la verrez pas deux fois, la destruction de la planète, parce qu'on n'en a qu'une. Parce que quand je lance l'alerte sur la question de l'eau, il est impossible d'avoir un débat dans l'élection présidentielle avant. que la sécheresse dont on avait aperçu les premiers moments ne se généralise. Parce que, sans jeter la pierre à qui que ce soit du passé, qui ont bien travaillé et ont cru bien faire en installant la puissante industrie nucléaire qui a été la nôtre, maintenant nous savons que nous sommes en danger. Parce que ces machines ont vieilli. Parce que le système de la sous-traitance généralisée nous met en péril. Et la France a 59 réacteurs dans un tout petit espace. Il suffirait d'un seul accident pour que la vie de la patrie soit entièrement retournée. Toutes ces choses, nous les savons. Mais ce qui est plus fondamentalement en cause que tout, c'est le régime qui a permis tout ça. Le régime qui a permis tout ça, il porte un nom. Et nous n'avons pas à être gênés de le nommer par son nom. C'est le capitalisme, c'est-à-dire un régime de cupidité, de main libre, pour s'empiffrer, se gaver dans des conditions qui, à la fin, deviennent complètement folles. Demandez-vous ce que peut faire cet homme qui a gagné 30 milliards en une seule année. Pour quoi faire ? Lui-même ne sait pas quoi faire de cet argent. C'est le problème de tous les capitalistes de la planète. Où placer tout cet argent ? Ils le placent dans la sphère financière et à intervalles régulières. Des bulles, comme ils disent, crèvent. Et c'est par milliards que sont dévalorisés des capitaux. Mais ces milliards, c'est du travail humain. Mais ces milliards, c'est de la souffrance. Et voilà comment la peine du travail... Et réduite à néant par des gens pour qui la vie est une espèce de casino permanent. Voilà le contexte dans lequel nous sommes. Et c'est pour ça que les Français ont élu cette importante fraction du Parlement qui s'appelle les Insoumis. Je le dis en toute amitié et en fraternité. pour tous ceux qui sont avec nous dans cette NUPES. C'est vous qui l'avez créé. Parce que vous nous avez mis en tête, vous avez rendu possible l'union. Il n'y aurait jamais eu d'union si nous n'avions pas eu un programme de rupture. Et pour qu'il y ait un programme de rupture, il fallait que vous l'ayez décidé. Alors, chapeau bas devant ceux pour qui c'était le plus difficile de l'accepter. Oui, je m'incline devant mes camarades socialistes qui ont signé ces 640 propositions, parce que c'était plus dur pour eux que pour moi ou pour elles. Devant nos camarades écologistes et bien sûr communistes, nous avons fait de la bonne besogne. Nous sommes passés de ce néant qui était devenu la gauche à ce que nous sommes maintenant, fiers et dignes. intimidant tous nos adversaires, qui n'ont pas tort de nous accabler comme ils le font de tous leurs sarcasmes, de toutes leurs insultes, oui, ils ont raison d'avoir peur. Parce que... Quand nous allons gagner, et nous allons gagner, à ce moment-là, nous appliquerons le programme qui est celui de l'intérêt général humain dans ce pays. Et voici ce qu'est cette élection ici en Ariège. J'ai besoin, nous avons besoin, que dimanche soir, ils se disent qu'elle est en tête. Elle, très loin. Mais écoutez-moi, j'ai dit « elle » parce qu'elle n'est pour rien dans l'annulation de l'élection, mais surtout parce que c'est elle, et ils la connaissent, comme moi j'ai appris à la connaître, pendant ces cinq ans où je ne sais quel hasard a fait qu'elle était assise directement derrière moi. Et tous les deux, nous avions à souffrir des klaxons que sont certains de nos camarades. qui, quand il crie, j'aime mieux vous le dire que les premiers qui morfent, c'est ceux qui sont devant, c'est-à-dire, allez-moi. Bon. Ça, c'est pour la petite histoire. Mais comment oublier ces heures de fraternité totale ? Cette femme était professeure. Comme beaucoup d'autres. Ils arrivent là, ils se disent, mais qu'est-ce que je fais là ? Vous savez, c'est une chose de faire campagne, d'y aller, d'apprendre. Et puis tout d'un coup, c'est vous. Mais ça vous est arrivé, non ? Il y a un action syndicaliste ici. Au début, vous savez pas comment ça se passe. Ils sont là, toc, toc, toc, c'est toi qui te retrouves devant. Eh vas-y, t'as la langue bien pendue. C'est comme ça que ça a commencé pour moi. Je pense que je suis pas le seul ici. Et elle, la voici là. Et tout d'un coup, il faut, en très peu de temps, tout assumer. Le bouleversement de sa vie. Le chemin de la Riège jusqu'à Paris. Que en train, ça prend autant de temps que d'aller de la Réunion à Paris. Et ça, c'est les jours où le train part à l'heure et qu'il arrive à l'heure. Mais avec Béné, le nombre de fois on a eu... On est bloqué je sais pas où, le pont s'est effondré, il y a une bête sur la voie, etc. Je connais parce que moi, Marseille-Paris, c'était pareil. Et c'est cette personne-là dont vous avez maintenant reçu le dépôt, celle qui pendant toutes ces années a mené cette bataille avec courage. Elle revient devant vous. Elle n'est pour rien de l'annulation de l'élection. Vous aviez décidé qu'elle était votre députée. Ici, la majorité avait tranché. Et maintenant, nous voilà en pleine bataille, une nouvelle fois. Elle a les boules. Des retraites. Parce que la dernière fois, on était ensemble. Je vous signale que c'est la deuxième fois que cet homme-là essaye de nous faire un mauvais coup. La dernière fois, il a fallu tenir. Des jours, des nuits, des jours, des nuits, et encore, et encore, et encore. D'accord ? Jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Parce que c'est lui qui a craqué. Ils font les braves, hein ? C'est lui qui a craqué. Déjà, 1,493. Moi, je n'ai pas oublié. Et maintenant, je le revois, Beaumerle, qui vient là et dit « Nous allons sauver notre système par répartition ». Mais va raconter ça à qui tu veux, mais pas à nous, parce que la dernière fois, c'est toi qui voulais mettre par terre le système de répartition. Toi, pas un autre. Pas il y a 50 ans. Il n'y a même pas un an, deux ans. Nous avons de la mémoire. Pour qui nous prennent-ils ? Pour des enfançons. à qui on met une petite tape sur les fesses, allez roule bouboule, voilà ma nouvelle réforme de la retraite, eh ben t'as qu'à te taper deux ans de plus, et puis il dit rien, parce que, et puis parce que, parce que, ben il sait plus pourquoi. Pourquoi ? Vous avez écouté ? La première ministre, elle n'a pas l'air de savoir elle-même pourquoi elle fait cette réforme. Mais parce que cette réforme ne sert à rien, tout simplement, il prétend qu'il y a un déficit, il n'y en a pas. Mesdames et messieurs, mes camarades, il n'y a pas de déficit. Le système de la sécurité sociale était excédentaire de 2 milliards l'année dernière, 3 milliards cette année. Et vous savez ce qu'ils avaient prévu ? 10 milliards de déficits. Et c'est plus 3. D'accord ? Alors ces gens qui ne savent pas calculer 2 ans en avant prétendent qu'ils savent ce qui va se passer dans 20 ans. Raison pour laquelle vous devez tous aller travailler deux ans de plus. Mais allez raconter ça à qui vous voulez, pas à nous. Nous savons que c'est un mensonge. Cette réforme ne sert strictement à rien du point de vue comptable. Et puis vous autres tous, vous avez de la mémoire, quelques-uns parmi vous, avant la Sécu, c'était une seule caisse. Quand elle a été amenée à la libération, c'était une seule caisse. Et ce suivant commence à aller d'une année sur l'autre, le système était en équilibre. Alors pourquoi pas ? Une année où ça va mieux la santé, c'est normal que s'il y a durable, on le met pour les accidents du travail. S'il y a durable, on le met pour les retraites. Et puis à la fin, le système est en équilibre. Tous ceux qui font des comptes de la sécurité sociale savent qu'à la date dite sur laquelle se fixe le président de la République pour nous annoncer un déficit de 13 milliards, à cette date-là... Les caisses de sécurité sociale prises comme un ensemble en une seule caisse seront... Ils mentent ! Cette réforme est absolument inutile du point de vue comptable. Elle ne sert qu'à une chose, faire baisser le niveau des dettes prévisibles, parfois intermédiaires. de manière à convenir au plan de marche qui a été donné à la Commission européenne et à rien d'autre. Ce n'est fait que pour ça, mais aussi pour vous dissuader, pour vous dissuader de faire confiance à vos caisses de retraite, pour vous inviter, si vous êtes cadre moyen, à aller prendre des assurances privées. Les retraites, c'est un magot inouï, ils sont là devant. 343 milliards ! D'accord ? Ouh, si c'est beaucoup ! Et ils sont là, ils tournent, ils toupinent, par où on va rentrer pour en prendre un morceau, un petit peu par-ci, un petit peu par-là. Et après, ça vous donne des caisses privées. Des caisses privées, j'aimerais bien que ça ne vous fasse pas rire. Parce que la caisse privée d'assurance, quand il y a un crash comme il y en a eu un en 2008 aux États-Unis d'Amérique, Toutes leurs économies, toutes leurs assurances, tout est parti par terre. Et en un seul jour, les gens n'ont plus rien. C'est ça, les assurances privées. Ça marche tant que ça marche. Mais quand ça marche plus, c'est fini. Et des crises, il y en a tous les 10 ans. En ce moment, nous sommes en train d'entrer dans une crise. M. Macron et son équipe. a pensé qu'il allait y arriver parce qu'on baisserait le nez. Il a pensé qu'il allait y arriver parce qu'il suffirait de nous accabler de calomnie, de dire que nous bloquons le débat, et aussitôt tous les perroquets et les répondeurs automatiques. Vous avez bloqué le débat, vous avez bloqué le débat, vous avez... Alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Tout le long, ça a été un viol de la démocratie parlementaire. Le texte arrive, tous devenus constitutionnalistes, vous avez remarqué depuis, 47.1. Qu'est-ce que c'est 47.1 ? 47.1, ça dit que vous avez 50 jours pour voter le budget de la sécurité sociale. Pourquoi ? Pour que l'année d'après, il y ait un budget. Donc comme on commence en octobre ou en novembre, il faut que ça soit fini en décembre. Parfait. Eh bien très bien. Mais là c'est quoi ? Rappelez-moi. Ça s'appelle comment le mois dans lequel on est ? Janvier, c'est pas novembre, ça. Février, non plus. Et mars, non plus. Donc ce type transporte le temps et décide que nous avons X jours. Et c'est à nous qu'on vient dire qu'on bloque le débat. Il y a 20 articles dans sa loi. Il en voulait pas 20. Il avait qu'à en mettre 19. Et s'il voulait que 19, c'était trop, il avait qu'à en mettre 7. Mais une fois qu'il en a eu 20, il ne peut pas nous demander à nous, les parlementaires, de dire « nous, on s'en fout ». Article 1, voilà, passons à la suite. Non, non, pardon, c'est les régimes spéciaux. Les régimes spéciaux, c'est de la lutte, c'est du combat social. Ce sont des conquêtes sociales. Jamais aucun d'entre eux ne nous a rien donné. Des conquêtes sociales, ces régimes spéciaux. Et c'est une certaine idée qu'on se fait de la France, qui sait reconnaître le travail, qui sait reconnaître la souffrance au travail. Si vous trouvez que c'est partir trop tôt quand vous êtes à la RATP, je prends cet exemple parce que comme ça c'est loin de vous, vous ne savez pas dans quel état elle est. Eh bien, allez, tournez toute la journée dans le noir et venez nous raconter pourquoi c'est trop tôt d'en avoir fini à 60 ou à 57. Venez nous le dire. Allez faire un tour, et ainsi de suite. Dans combien de métiers ? Où c'est comme ça ? Les statistiques font qu'on sait que les gens meurent plus tôt. Pas parce qu'ils ont le mauvais code génétique, mais parce qu'ils ont explosé pendant toute leur profession à des nuisances de toutes sortes. Si vous prenez un égouttier, eh bien il meurt 10 ans avant les autres. J'arrondis parce que je ne veux pas faire trop dramatique. Pourquoi, à votre avis ? Parce que ce qu'on respire dans les égouts, c'est des acides. Et que ça vous brûle. Et que ça vous pourrit le sang. Et bien, dans la grande loi de M. Macron, ce qu'on aura retiré de la pénibilité, c'est l'exposition aux produits chimiques. Et après, il revient nous dire, c'est un progrès. Pour qui, s'il vous plaît ? C'est un progrès. Cette loi est inutile. Cette loi est injuste parce qu'elle aggrave le sort de tous ceux pour qui c'était déjà pénible, à commencer par les femmes. Et ces gens-là ne vivent pas dans le même monde que nous. Parce que si quand moi, je suis venu parmi vous dans les années 50, parmi vous, il y en a quelques-uns avec moi aussi, là, eh bien, 10% des femmes avaient un emploi salarié. Aujourd'hui, c'est presque 80%. Ça n'a rien à voir. C'est le même monde. Vous ne pouvez pas dire « Ma foi, ça a toujours été comme ça ». Ben non. Ben non. Ça n'a pas toujours été comme ça. Ceux qui travaillent, ceux qui contribuent au bien-être de la patrie ont le droit d'être reconnus. Et je vais vous dire qu'il est anormal que qui que ce soit... est une pension inférieure au seuil de pauvreté. Parce que si vous acceptez, ça veut dire que vous acceptez la pauvreté. Et nous, nous la refusons. Personne en dessous de 1 000 et quelque chose. Et maintenant, si vous êtes retraité et que vous avez fait tout, vous avez payé vos cotisations toutes les années nécessaires, dites, ça commence à faire beaucoup. Aujourd'hui, on en est à 43 ans. C'était 37,5. Quand on avait la retraite à 60 ans, quelqu'un a entendu dire que le pays était ruiné par ça ? Jamais de la vie ! Jamais de la vie ! Le contraire ! Les gens étaient libérés plus tôt et participés, car il n'y a que vraiment des gens qui n'ont rien vécu ni qui ne connaissent personne, qui pensent qu'un retraité ne fait rien. Eh bien, je vais vous en parler, si vous voulez. C'est jamais aussi actif que quand on est à la retraite, parce qu'on vient les chercher tous les 5 minutes. Les petits-enfants, les petits-enfants, ben oui, on ne les choisit pas, hein, donc voilà. Eh ben non, mais il y en a des nerveux, hein. Alors, les petits-enfants, les associations, la mairie, d'accord, 40% des maires des petites communes sont des gens qui ont plus de 60 ans. C'est le moment, le temps libre. Il est libre par rapport au temps contraint. Moi, si je veux, je m'en vais. Là, je vous lâche, je m'en vais, je sors, terminé, la soirée est finie. Je fais ce que je veux. Je suis libre. Mais oui, mais comme vous, c'est pareil, vous êtes libre, là, en ce moment. Pas tout le reste de la journée, mais là, vous êtes libre. Ils me disent souvent, mais vous êtes encore là, vous ? Oui, parce que j'ai choisi d'être là. Ben oui, je suis encore là. Et j'en connais plein là-dedans, qui sont comme moi. Le temps libre, c'est un temps de possession de soi-même, où l'on est entièrement son maître. Et dites-moi voir, si nous faisons autre chose, nous autres, ceux de la famille de l'humanisme politique et philosophique, que de dire que chaque être humain est le créateur de sa propre existence, et donc le maître de lui-même. C'est ça notre devise dans la vie. Qu'est-ce que l'émancipation ? Sortir de la domination de quelqu'un. Pourquoi avons-nous le bonnet phrygien sur la tête ? Nos Mariannes dans nos mairies. C'est le bonnet des esclaves affranchis. Esclaves, on l'est de ses préjugés, on l'est de ses manières de vivre, mais surtout de rapports sociaux qui créent des dominants et des dominés. Et ceci jusque dans les rapports entre les êtres humains, sous la forme du patriarcat et de la domination des hommes sur les femmes. Par conséquent, toute notre existence est une lutte pour cette émancipation qui est aussi bien face à la société que face à soi-même. Voilà tout ce qui est en jeu dans le temps libre. Mesure inutile, mesure injuste, mesure cruelle. Cruelle parce qu'il y a des gens qui savent. qui ne verront jamais leur retraite. Ils le savent. Et si M. Macron se demande pourquoi nous sommes si enragés, c'est que nous ne sommes pas seulement dans une bataille politique contre quelqu'un qui nous a mal parlé et mal traités, mais nous sommes dans une situation où des millions de gens se disent dans ce pays que deux ans de plus, c'est deux ans de trop, et qui se disent qu'ils ne vont pas arriver à les supporter. et qui savent que comme ils n'arriveront pas à les supporter, il faudra qu'ils s'en aillent avant, soit du fait de la maladie, soit parce que la mort les aura frappés, soit parce qu'ils auront dû démissionner. Et que ce n'est pas un hasard si d'ores et déjà, il y a tant et tant de personnes d'âge qui sont au chômage. Et tout le monde sait que 64 ans, ça voudra dire 67 pour avoir le taux plein pour tout un tas de gens. Et 67 ans, il y en a beaucoup d'entre nous qui pensent que ce n'est pas moralement acceptable pour soi-même que d'être servi par quelqu'un de plus âgé que soi. Beaucoup le pensent. Monsieur Macron arrive après avoir trafiqué le temps et tordu le bras du temps. Il arrive à l'Assemblée nationale avec ses 20 articles. On en était à peine arrivé au numéro 2. Vous mettez trop d'amendements, ben ça nous regarde. Nous avons été élus d'opposition, vous ne l'avez peut-être pas noté, mais c'est marqué opposition. Savez-vous ce que fait un opposant ? Il s'oppose. Et nous, on ne trafique pas, on ne truande pas, on ne s'arrange pas. On ne fait pas coucou, c'est dimanche, votez pour nous qu'on est la gauche, et puis lundi, ben, on a oublié, hein. La quoi, tu dis ? Voilà. Non, non. Opposition frontale. Nous ne voulons pas de la retraite à 64 ans. Point final. Alors, nous tâchons de le faire intelligemment. Il change la règle, il arrive à l'Assemblée, on est à l'article 2, il se prend une tôle, l'article 2 n'est pas voté. Il s'en fout, hein, tout ça est passé avec le 49.3, croit-il. On est à l'article 2, on nous dit, allez, allez, il faut aller à l'article 7 pour qu'on vote. Ben non, on est à l'article 2. Alors on a déposé, pourquoi on savait très bien ce qu'ils voulaient. Ils voulaient qu'on aille à l'article 7, et puis qu'on soit à toutes les télés. L'Assemblée nationale a voté la retraite à 64 ans, rentrez chez vous, fermez vos grandes bouches. On n'est pas des gosses. Donc oui, on s'est organisé pour faire ce qu'il fallait. Pour quoi faire ? Pour libérer le chemin, pour que le 7 mars se produise la bascule qui s'est produite ce jour-là. Tout le monde y a été. 3,5 millions de personnes. Allez, j'en enlève un pour montrer qu'on est modeste. Nous voulons avec 2,5 millions. 2,5 millions. La plus grande mobilisation populaire. Des millions de gens à la maison discutant de ça. Vous êtes tous là-dedans. Des gens à prévu qu'ils ne s'occupent pas de politique le reste du temps, parce que ça ne les intéresse pas ou parce qu'ils se donnent un genre, parce que c'est une unité parlementaire. Il arrive au Sénat. Là-bas, les sénateurs de la NUPES ont fait du bon boulot aussi. Ils ont déposé leurs amendements, etc. Ça recommence là-bas. Oh là là là là là là, tout ça avec vos amendements. Article 38, un pour, un contre. Et je te fais un paquet de 100. Vas-y, un pour, un contre. 100. Un pour, un contre. 100, comme ça. Alors il en est descendu des paquets. Mais encore, ça ne suffisait pas. Alors, Mme Borne, M. Dussop. qui craque à différents degrés, comme vous l'avez tous vu. Alors, il dit, ah ben non, ça ne peut plus durer, cette histoire, ça suffit. Donc, vote bloqué. Vous ne savez pas ce que c'est un vote bloqué, alors, vous avez appris depuis. Le gouvernement prend le texte et dit, bon, alors voilà, c'est mon texte, ton amendement, oui, ton amendement, non, ton amendement, oui, toi, non, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non plus, toi, non Mais qu'est-ce que vous avez dit ? Ah, ça va, c'est d'histoire. Alors, par exemple, il y avait un amendement que le gouvernement a amené qui faisait 7 pages. Il dit, c'est un amendement de coordination. Je ne vais pas raconter ça à d'autres, mais pas à nous. 7 pages de coordination. Oui, parce qu'entre-temps, les calculs n'étaient plus les mêmes. Entre ce qu'on avait donné ici, gros tiré là, etc. 7 pages. Vous savez combien de temps avant c'est arrivé, avant que la séance soit ouverte ? 5 minutes. Mais mettez-vous, tout le monde ici a un métier, imaginez-vous que dans votre métier, 5 minutes avant que vous vous mettiez en route, on vous dit « Attends, on a tout changé ». Vous diriez « Mais oh, je te crois où ». La vie, ça ne se règle pas comme ça. Quel que soit le métier, quel que soit... Alors en plus, 7 pages à apprécier. Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, l'insoumis Éric Coquerel, a commencé par dire, mais attendez, qu'est-ce que vous nous racontez ? Vous nous avez dit l'autre jour que vous ne vouliez pas de cet amendement parce qu'il coûtait 10 milliards. Aujourd'hui, on vous voit revenir et vous dire que ça ne coûte rien. Et maintenant, vous revenez avec un 7 pages dans lesquels vous nous dites que ça coûte 300 millions. Alors vous devez me dire combien ça coûte. Tiens, est-ce que tu vas aller regarder les détails ? Voilà, mesdames, messieurs, comment ça s'est passé. Je vous le présente en y mettant de la blague et de l'humour. Mais je vais vous dire, c'est offensant. Pour qui nous prennent-ils ? Nous ne sommes pas comme eux. Nous, nous croyons à la République. Nous ne croyons pas à cette Constitution pour beaucoup d'entre nous, mais nous croyons à la République, à la dignité. D'être les élus du peuple. Ça revient à l'Assemblée nationale. On réunit une commission mixte. Il y a là 14 personnes qui sont dans la salle. Sort un texte. Et le texte, il arrive pour être discuté par le parlementaire. Stop ! Vous avez bien suivi ? Le temps a été contraint. On n'a pas voté librement au Sénat, ça arrive à l'Assemblée nationale, on n'a pas tous les éléments, et à ce moment-là, ils se mettent à compter. Est-ce qu'ils vont gagner ou pas ? Nous, on dépose une motion de rejet. Rejet ? Et tout d'un coup, ils ont la trouille. Parce que dans une motion de rejet, vous ne pouvez pas amener des procurations. C'est comme ça, c'est le règlement, on ne le raconte pas en détail, ça n'intéresse pas. Mais ça, ça intéresse. Donc ils se disent, on n'a pas la majorité, donc on vote pas. C'est pas génial ? On n'a pas la majorité, donc on vote pas. Et ils se sont dit, si jamais on vote sur la motion de rejet, ils vont gagner. Donc on vote pas. 49-3, avant même qu'on ait eu le temps de dire ouf, ou même d'aller, puisqu'ils aiment tant les votes. Ils n'avaient qu'à y aller à la motion de rejet. Ils n'avaient qu'à nous battre. Ils n'avaient qu'à dire « la motion de rejet a été rejetée, on a gagné ». Non, 49-3. On passe donc sans vote un texte qui vous rajoute deux ans de travail, sans savoir combien tout ça rapporte et coûte. Voilà. Et pour terminer le tableau, quand ils ont fini ça, M. Macron leur dit « il faut raconter partout que c'est une victoire ». Tous les perroquets d'un seul vol, du sop, machin, truc. C'est une victoire. M. Mélenchon ne peut pas nous dire qu'un vote qu'on a gagné est une défaite d'un si. C'est une défaite. Une défaite parce qu'un texte de cette importance passe de force. Une défaite parce que le peuple français vous a dit non, vous redira non. Mais regardez bien, mesdames et messieurs, et là... Tous, il faut qu'on rentre en nous-mêmes. C'est une grande responsabilité quand on est dans cette situation. Et pour moi, c'en est une particulière avec mes camarades de la nupèce et des insoumis. Que dois-je faire à ce moment ? Cet homme a mis le feu et fermé toutes les issues. Élire des députés d'opposition, ça ne sert à rien, puisqu'il y a le 49-3. Faire la grève, il s'en fout, il y a les réquisitions. Allez à la manifestation ? Mais à quoi ça sert ? On vous met en cabane le soir. 300, ils en ont mis en cabane l'autre nuit. Je ne vous la raconte pas, vous avez tous suivi ça. Qu'est-ce qu'ils veulent nous dire ? C'est quoi leur message ? Eh bien alors, je leur dis, nous avons entendu parfaitement ce que vous nous dites. Et puisque nous n'avons pas pu passer par le chemin qui était le chemin normal de la démocratie parlementaire que vous avez empêché de fonctionner, alors si la censure parlementaire ne passe pas, nous passons à la censure populaire. Et maintenant, c'est la lutte ! Quel genre de peuple seriez-vous si vous acceptiez comme ça de marcher au fouet ? Vous l'avez entendu ? Il faisait le quéqué l'autre jour. Si vous votez pas bien, je dissous. Ben vas-y. Ah ben puis il a changé d'avis. Non, non, il va pas dissoudre. Et le référendum non plus. Alors quoi ? Alors qu'est-ce qu'on fait ? Nous qui aimons la démocratie, nous qui sommes prêts à aller dans des votes, nous qui sommes prêts à aller à une dissolution, s'il y en a une, et à un référendum, et qui acceptons d'avance le vote du peuple français. Eh bien nous, nous y sommes prêts. Qu'est-ce que vous nous laissez comme perspective, M. Macron, à part de vous admirer vendredi à Versailles avec le roi Charles je sais pas combien, que nous autres ici c'est la République ? Écoutez, monsieur le roi, on n'a rien contre vous. Vous êtes le roi des Anglais, c'est votre affaire. Mais nous autres, Versailles, ça va, quoi. Hein ? Alors, c'était pas le bon moment. Bienvenue au nouveau roi des Anglais. Mais quand même, voilà comment on va finir la semaine. Voilà comment on va finir la semaine et on dirait rien. Alors, je le redis, parce qu'on a dit Mélenchon cherche l'attention. d'habitude, c'est toute ma faute. C'est tout juste, ils m'ont pas collé le Covid sur le dos, de l'avoir refilé aux autres. Alors, vous avez pas vu, vous avez pas vu ce qu'il a dit dans le Chicago ? Tout ça est une pièce écrite d'avance par M. Mélenchon. M. Mélenchon, il apporte la lueur de ses conseils et de son expérience. Voyez-vous, l'âge n'a pas que des inconvénients. Il y a aussi l'avantage que vous avez vu. Et alors on ne vous attrape pas aussi facilement. Voilà. Donc oui, nous avons fait ce qu'il fallait pour que ce texte n'ait pas de légitime parlementaire. Et si quelqu'un a gagné, c'est nous. Parce que ce texte n'a aucune légitimité parlementaire. Aucune ! Zéro, M. Macron ! Zéro ! Et vous avez un moyen très simple. De dire ce Mélenchon parle fort, mais je m'en vais lui montrer ce qu'il est vraiment. Faites voter ! L'article 10 de la Constitution dit que vous pouvez repasser un texte avant de le promulguer. Allez-y ! Ramenez-le pour qu'on voit. S'il n'y a toujours que 9 voix d'écart. Parce que comme c'est parti, je me dis que ça serait peut-être bien beaucoup moins. Et peut-être qu'on pourrait virer votre gouvernement dans l'Assemblée même. Et regardez que c'est extraordinaire que des gens... qui ne se sont jamais fait le moindre cadeau, et vous nous connaissez, hein, c'est pas le genre de la maison, le compromis, la tripatouille et tout ça, si nous avons décidé, nous, de retirer notre motion de censure pour soutenir celle du groupe Liotte de M. de Courson, mais pas un ami idéologique. Tout ce que nous avons en commun, c'est l'amour de la patrie républicaine avec lui, parce que c'est un descendant de résistants et qu'il l'est lui-même dans son esprit. Mais pour le reste, non, il est de droite et nous, non. Nous, on est des collectivistes. Voilà. Mais on a voté avec et on a dit on va signer. Et à qui on a demandé de signer ? À ceux d'entre nous qui étaient des figures de la lutte populaire, dont on a mis les noms dans cette affaire, pour montrer au nom de quoi on faisait tout ça. Au nom du peuple qui travaille, au nom de ceux qui souffrent. Au nom de ceux qui ont vécu la dureté du combat, comme à Rachel Kéké. 22 mois de grève. Ces pauvres femmes avec des salaires relancières. Nous l'avons fait. Parce que nous avons organisé, nous autres, insoumis une caisse de grève qu'on a rassemblée là-dedans, 500 000 euros, et que tous les jours, les camarades vont porter des chèques dans les sections syndicales pour aider les camarades à tenir le coup. Parce que nous continuons à faire du ramassage de produits alimentaires pour l'emmener à nos camarades. Voilà comment ça se passe. Allez, allez, votons si vous voulez. Nous y sommes prêts. Cet homme a un projet de domestication du peuple français, je vous l'ai dit au départ. Résistez, tenez tête, luttez, n'acceptez pas. Nous n'acceptons pas, et oui, j'assume, de vous dire et de dire devant tous ceux de nos amis qui nous regardent, bravo les travailleurs de fosse sur mer, vive les syndicats ! Bravo ! Insoumis des Bouches-du-Rhône, demain matin, votre devoir est d'être avec les travailleurs des Bouches-du-Rhône qui vont aux abords de Fosse-sur-Mer. Ne laissez pas sortir une seule citerne de Fosse-sur-Mer. Filez les syndicats ! Voilà qui va donner des jolies photos. Pour la dépêche du midi. Je vais être là, le cheveu fou, la bouche grande ouverte et le poing fermé. On va pouvoir me bestialiser. Écoutez, je vous dis ça parce que la seule photo de moi qui m'ait fait peur dans la vie, je l'ai vue dans la dépêche du midi. Le gars, écoutez, je vous jure, c'est vrai, hein. Le gars s'est couché par terre pour me photographier. Comme ça. Alors vous imaginez, vous aviez une vue imprenable sur mes amygdales. Et les trous de nez permettaient de voir mon cerveau. Et tout ça, je ne sais pas comment ils avaient fait, c'était tout jaune. Mais sinon, il y avait du rouge. Affreux. Affreux, moi-même. J'ai dit, mais c'est qui, ça ? Eh bien, c'était moi. Alors, mais maintenant, vous savez, au bout de dix ans, j'ai pris l'habitude, hein. Je parle fort, et oui, je suis un Méditerranéen. Je parle avec passion, oui, oui, c'est vrai. Et d'ailleurs, vous m'applaudissez, donc ça veut dire que vous aussi, vous ressentez la passion qui m'a mis. Je viens de vous parler de fausses sur mer. Parce que ce matin, après avoir dit que c'était moi qui avais tout calculé, vous vous imaginez. Pourquoi je vous dis ça ? C'est pour que vous mesuriez à quel point ce type est hors sol. Il croit vraiment que c'est une affaire personnelle ? Il n'y a pas de mouvement social dans ce pays. Il n'y a pas une unité syndicale qui n'a pas lâché prise. Il n'y a pas une situation où nous sommes tous appelés, et je le renouvelle ce soir, le 23 mars, celui ou celle qui reste chez lui au lieu d'être dans la rue, on ne lui parle plus. Le 23 mars, tous les syndicats... Vous appelle. Et le 23 mars, ça sera comme le 7 mars. tournant dans l'histoire de ce pays, si vous vous y mettez tous. Cette histoire-là, c'est vous qui l'écrivez, les amis. Et si vous le faites, ça va le faire. Moi, demain, je vais avec Delogu à Marseille. Lui, il va aller à Fosse-sur-Mer. Il est plus jeune que moi, il court plus vite. Non, mais ça m'a l'air piquant, là-bas, l'atmosphère, hein. Vous avez vu les vidéos aujourd'hui ? Qui est-ce qui en a vu ? Levez la main. Mais alors que ça, vous voyez les syndicats, les gars et les filles de la CGT, on ne peut pas savoir ce que tout le monde est à l'eau, ils avancent, et en face, il y a des messieurs avec des matraques qui reculent. Alors on s'est tous partagé la vidéo, parce que tout ça est pacifique. Pauvre chou. Des violences, t'as rien vu. Parce que hier soir, quoi, il y a 4-5 poubelles qu'on brûlait. Des violences, monsieur Mélenchon. J'en ai vu un journaliste. Il était couché par terre. Là, à nouveau. Mais il y avait un gars, je sais pas comment on l'a laissé faire, il était en train de foutre le feu à ça, d'accord, d'ordure. Il y avait un vélo dessus, et l'autre il photographiait. Je me suis dit, demain, on va voir le feu comme ça. Avec le vélo et tout ça. Ça va, cette comédie. Allez voir Alina, les images de mai 1968, sinon je vous en offre des photos. Vous allez voir les gens qui coupaient les arbres, foutaient le feu au bagnole et jetaient des meubles depuis les étages. Et il n'y a pas eu un mort qui prouve que tout le monde était habile, aussi bien ceux qui jetaient que ceux qui recevaient. Ça suffit, la comédie. À faire peur aux gens. C'est une des mobilisations les plus pacifiques qu'on ait vu dans notre pays qui a lieu en ce moment. Une des plus pacifiques. Et nos jeunes qui sont dans la rue, comme ils étaient hier soir, c'est pas des violents. Ils ont d'ailleurs toute une culture de non-violence. Alors évidemment, ici, là, il y en a qu'à l'une des feux, mais c'est pas ça que fait la masse. C'est pas ça qu'elle dit. C'est pas ça qu'elle fait. La masse de la jeune génération, elle veut tourner la page. Pas seulement de la retraite à 64 ans, mais comme nous autres, les plus anciens qui avons gardé la flamme intacte au cœur, tourner la page de ce système, de cette manière de vivre que nous ne supportons plus, de ce gâchis général, de ce saccage, de ces menaces qui, partout, pèsent sur nous et où jamais la voix de la raison n'est entendue. Alors on vous dit, élisez pas quelqu'un de l'opposition parce qu'il y a le 49-3. On vous dit, n'allez pas à la Manille, vous allez aller en taule. Ne faites pas la grève. Si, faites la grève. Mais combien de fois avons-nous lancé des alertes ? Vous souvenez-vous, j'ai parlé tout à l'heure de l'eau, mais dans la campagne présidentielle, quand j'expliquais qu'il fallait à tout prix en rier le cycle qui nous conduit à la guerre à partir de l'Ukraine. Et je disais, protégeons d'abord. Les centrales nucléaires, parce que nous aurons tous à payer de ça. Et j'avais dit, si vous m'élisez, nous proposerons que ce soit l'armée française qui aille sous casque bleu et sous commandement de l'ONU pour protéger les sites nucléaires et faire en sorte qu'ils ne soient pas un enjeu. Et si on commence à discuter des centrales nucléaires avec les Russes ? qui, dans cette affaire, sont nos adversaires. Eh bien, on commence à discuter des conditions qui nous ramènent à la paix, parce que c'est avec l'adversaire qu'on discute de la paix, pas avec les amis. Tout le monde comprend ça. Combien d'alertes ? Que faut-il pour qu'ils nous entendent ? Regardez, les syndicats du pays ont appelé à la journée du 23 mars, n'est-ce pas ? Ils savaient qu'il y avait le vote, le lundi ou le mardi. Ils le savaient. D'abord parce qu'on leur a dit. Il ne faut pas croire qu'on ne se parle pas. Des fois, le ton monte un peu. Mais on se parle. Les syndicats unis, toutes les centrales syndicales du pays, ont appelé à une mobilisation de masse du peuple français au-delà de la date du vote, ce qui signifie... que la question de la censure populaire a été posée par les organisations syndicales elles-mêmes, et que c'est notre devoir maintenant d'être à la hauteur de la situation qui nous est créée. Les Français défendent leur système. Les Français défendent leur République. Les Français défendent... Une certaine idée qu'ils se font de la vie entre eux. La France a largement les moyens de se payer la retraite à 60 ans. À 60 ans, mesdames, messieurs. Ne croyez pas que je suis en train d'exagérer. On en a parlé dans le cadre de la NUPES. On n'était pas tous d'accord sur le rythme. Je préfère vous le dire franchement. Et pas faire dire aux autres qu'ils n'ont pas envie de dire. Nous sommes tous d'accord pour dire pas de retraite à 64 ans. Mais nous sommes tous d'accord aussi pour dire dans un délai d'application, on arrive à 60 ans. Je ne vais pas maintenant vous refaire le total de où je trouve qu'elles sommes. Le pays n'a jamais été aussi riche de toute son histoire. Mais cette richesse s'est accumulée dans des conditions absolument folles à un bout de la société. Si bien que la France, qui était un pays plutôt de tradition égalitaire, avec de faibles différences entre ceux qui avaient beaucoup et les autres, mais ça n'a rien à voir avec aujourd'hui. C'est pas 500% d'augmentation de la fortune des particuliers en 4 ans, comme ça a été le cas. Ce pays est en train de se diriger vers un État où il y a des gens très pauvres. Il y a des gens très riches. Au milieu, il y en a qui tâchent de survivre. Ma génération et celle de quelques autres fait presque figure de privilégié face à ce que vivent tant et tant de gens. Et puis surtout, nous avons vécu, je le dis en pensant à ma propre petite fille, dans un monde où on pensait que demain, ça serait bien. Pas dans un monde où on pensait que demain, ça sera plus moche qu'hier. Et eux, ils le savent. Et donc, notre devoir, le devoir de notre génération, c'est de faire ce qu'il faut pour qu'ils puissent rebondir. Et ils le feront. Et si c'est à nous que la responsabilité est confiée à un moment ou à un autre, alors on appliquera le programme qui rend possible cette transition vers une autre forme de société dont je ne sais pas vous dire à cette heure ce qu'elle serait. Mais ce serait une société de l'intérêt général humain. Ce serait une société du respect et de la protection des biens communs, tels que l'air, tels que l'eau. Ah, mesdames, messieurs, vous autres, là, vous pensez, quand on avait 18 ans, on se serait dit un jour qu'il faudrait parler de l'air et de l'eau comme d'un bien commun pour les défendre. Mais jamais on n'aurait imaginé une chose pareille. Aurait-on imaginé une nature où il n'y a plus d'oiseaux parce que 80% d'entre eux sont morts ? Pouvait-on imaginer qu'il n'y ait plus des insectes ? Pouvait-on imaginer que 90% de la population contiendrait dans son corps des glyphosates ? Et ainsi de suite, pouvait-on imaginer qu'on condamnerait des gens à dormir dans la rue et à y mourir par la rue de mille parents ? Pouvait-on imaginer que le nombre des accidentés morts sur le champ, sur le lieu de travail, passerait de 400 que c'était le cas quand M. Macron est arrivé à 600 depuis qu'il a supprimé les comités d'hygiène et sécurité, etc., etc. C'est à tout ça que nous mettons le haut là. Nous ne mettons pas tout sur la table. Pour l'instant, nous ne mettons pas de retraite à 64 ans. Mais tous autant que nous sommes. Quand nous militons, quand nous convaincons, quand nous expliquons, et c'est le moment de le faire, à nos voisins, nos amis, nos cousins, ce qui est en train de se passer. C'est à nous d'avoir tout ça à l'esprit. Si vous êtes venus m'écouter ce soir aux côtés de Bénédicte, c'est parce que je sais que vous pensez comme moi. Il y a des nuances entre nous. Moi, j'ai des nuances avec moi, alors. Vous pouvez en avoir. Mais oui, bien sûr. Il y a 640 mesures, je ne vais pas vous dire que j'en aurais pas rajouté 100 de plus. Et qu'il me cuit qu'il n'y en ait pas 100 de plus. Mais ce n'est pas le sujet. Voilà ce que nous avons fait ensemble. Je dis bien ensemble parce que si vous repartez du point de départ, on n'avait pas grand-chose dans les mains. On a construit une force. Le mouvement a soumis. J'ai eu l'honneur de porter cette couleur dans l'élection. Et de patience, on y est arrivé. À 420 000 voix près, on est arrivé au deuxième tour. J'ai dit qu'il fallait jeter la rancune à la rivière. Je pense que c'est mon devoir de parler comme ça. C'est pas moi qui vais venir 100 fois retourner le couteau dans la plaie des voix qui manquent. Il faut aller de l'avant, construire, imaginer, toujours, toujours, toujours, toujours, à quoi bon sans cesse tourner en rond dans les vieilles rancœurs. J'ai été militant socialiste pendant 30 ans, 32. Je n'ai pas rompu de gaieté de cœur. J'aimais ce monde, c'était le mien. Mais j'ai rompu. J'ai rompu. Parce que ce qui se faisait n'avait plus rien à voir avec l'idéal auquel moi je croyais. Et combien d'entre vous ici ? Parce qu'il y a des visages que je reconnais. Et nous sommes partis tout seuls. Et aussitôt, nous avons fait équipe avec les communistes. Rien n'aurait été possible si nous n'avions pas d'abord fait ensemble le Front de Gauche. Et à cette heure, je serais heureux qu'il existe encore. La vie en a décidé autrement. Parce que nous n'avons pas cédé à quelque arrangement que ce soit. Tant que nous n'étions pas capables de placer en tête le programme de la rupture, alors on ne pouvait pas faire l'union. Voyez-vous, c'est comme aujourd'hui. Pourquoi l'union syndicale, l'unité syndicale, refonde l'unité de la patrie ? Parce que pour faire l'unité syndicale, on ne peut s'entendre que sur les intérêts communs des travailleurs. On ne peut pas les tromper et les trahir. Alors on choisit ce qui fait le pot commun. Je vais évoquer Jean Jaurès parce que... Dans les jours qui m'occupaient, quand j'avais à prendre des décisions, à donner mon conseil à ceux qui maintenant décident de la conduite du mouvement, que ce soit Mathilde Panot, présidente du groupe, Manuel Bompard, qui est le coordinateur des uns soumis ou les autres, alors on me demande mon avis, je le donne et je l'argumente. Et je me disais, nous, qu'est-ce qu'on construit quand on parle d'unité populaire, d'union populaire ? On construit l'unité de la France. Jean Jaurès parle en Argentine, où il avait été faire un voyage, le malheureux, pour amener des sourds, pour faire vivre l'humanité. Et il dit aux travailleurs qui sont là, c'était tous des immigrés, hein, des Italiens, des Espagnols, ils avaient tué tous les Indiens qu'il y avait là, donc il ne restait plus qu'eux. Et Jaurès leur dit, ne vous regroupez pas par nationalité, ni par langue. Ne faites pas ça. Regroupez-vous sur vos revendications communes. Et si vous vous regroupez sur vos revendications communes, alors la nation surgira de l'union populaire que vous aurez constituée. Parce que vous serez tous d'accord pour dire que vous voulez travailler moins durement. Vous serez tous d'accord pour dire qu'il faut partager la richesse. Vous serez tous d'accord, etc., etc. Eh bien aujourd'hui, il en va de même. C'est l'unité populaire qui refonde l'unité de la patrie républicaine des Français. C'est parce que nous sommes ensemble dans la lutte contre la retraite à 64 ans qu'on ne s'occupe pas de la couleur de peau du voisin, qu'on ne s'occupe pas de sa religion, on ne s'occupe pas de son genre, on s'occupe de ce qui est en commun, de l'intérêt général qu'on porte tous ensemble. C'est ça le message. C'est pour ça qu'il faut élire Bénédicte. C'est pour le faire. Ne rabougrissez pas l'élection. Ne réglez pas je ne sais quel compte obscur de cette région entre différentes factions du Parti Socialiste maintenu ou supprimé. Nous n'en connaissons qu'un, celui avec qui nous avons passé un accord que nous respectons et qui nous respecte. Et je remercie Olivier Faure de l'avoir rappelé. Ah, c'était pas le plus facile pour lui, hein. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce que vous voulez ? Ceux qui ne veulent pas qu'elle soit élue, ils veulent quoi ? Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Nous avons besoin de donner la leçon à Macron, de lui dire cette élection a été cassée, résultat, elle revient. Voilà le résultat qu'on veut. Vous avez tous vu. L'autre série d'élections partielles, vous les avez entendues, tous jouaient la musique. Ah là là là là, c'est le Rassemblement National qui va gagner. Ah oui, vous avez vu ça ? Pas dans les sondages, pas dans les élections partielles. Ils ont perdu un siège de sortant. Et nous, on a gagné un. D'accord ? Donc pour l'instant, c'est nous qui avons la main. Mes amis, je vous rends co-responsables avec moi de cette situation. Si nous gagnons... comme nous le prévoyons. C'est un point d'appui énorme pour nous. Je ne sais pas, je ne connais pas les circonstances particulières Pierre-Paul ou Jacques. J'ai trouvé nul ce que j'ai lu des attaques portées contre Bénédicte. Alors je dis, qu'est-ce qu'on dit contre elle ? Elle est anti-vax, vous êtes complètement dingue. Qu'est-ce que vous racontez ? Tout ça parce qu'elle dit qu'il faut réintégrer les personnels qui n'ont pas été vaccinés. Mais vous êtes tellement bêtes ! Que vous ne connaissez même pas la situation dans ce pays, ai-je envie de leur dire. Vous ne vous occupez de rien, à part de vos petites baronies, vos villayas personnels. Occupez-vous de la France, et vous saurez que la France, elle est présente sur cinq continents. Que si nous ne réintégrons pas les personnels, il n'y a plus de services sanitaires qui fonctionnent, ni à la Martinique, ni à la Réunion, ni aux Antilles, ni en Guyade, ni dans combien de départements ? Vous vous en foutez aussi ? Il n'y a pas un argument bas et vil dont vous vous serviriez ? Quoi ? Elle est islamophile ? Vous ne la connaissez pas ? Ne lui parlez pas de religion. Je vous propose d'autres conversations avec elle. Mais elle respecte ses concitoyens et leur foi. Voilà ce qu'elle fait. Et tout le reste pareil. Toutes les bêtises que j'ai lues, ces méchancetés. Ben, Dieu, je ne savais pas qu'en Ariège, c'était possible d'être comme ça. Méchant comme des gals. Tous les jours, ils inventent un truc. Alors, tu la dépêches du midi. Il y a quelque chose qui traîne ? Où est l'égout ? Montrez vite qu'on prenne. Voilà comment ils sont. Il faut qu'elle gagne. Ce n'est même pas une affaire de l'affection, du respect que j'ai pour elle. Parce que je vous dis que j'ai assez d'expérience dans la vie pour savoir ce que c'est qu'un militant et une militante. Je l'ai vu quand il fallait résister. Vous savez, on avait une noria de trois jours, deux jours et demi des fois. On n'était que 17. Les autres étaient 350. Donc eux, ils avaient une noria d'un mois et demi. Noria, ça veut dire que tu reviens t'asseoir pour qu'elle ait la majorité. Nous, on n'était que 17. Sur les 17, il y en avait un qui met 11 heures par avion. C'est moi qui lui ai dit arrête, tu vas mourir. Il avait des yeux de lapin qui a la myxomatose. À Fort, ben oui, toutes les semaines, il venait. Jean-Hugues Rattenon, un gars de La Réunion, sérieux comme il n'y a pas. Il venait toutes les semaines. Je lui ai dit, mais arrête, c'est pas possible, tu vas mourir. Il n'est pas tout jeune, hein. Pas comme moi, il y avait 50 ans déjà. Bon. Et je vois les gens, je les vois au travail. Je vois, comme cette fois-ci, tel camarade qui est jeune mère de famille, tel camarade qui vient d'avoir l'enfant qui est né à la maison. Et c'est pas le moment d'aller ficher par terre son couple, c'est d'ailleurs jamais le moment, mais en particulier dans ce moment-là. Alors il faut s'organiser pour prendre le relais, pour que ci, pour que là. Nous sommes des êtres humains, rien d'autre que ça. Et c'est tellement dur de passer d'une chose à l'autre. Il arrive pareil à se dévouer nuit et jour, à faire le boulot et à me casser la tête avec la ruralité. Lui et elle, mais oui, c'était eux qui portaient ce discours-là, qui nous expliquaient. Parce que moi, j'étais élu de Marseille. J'avais le quartier le plus pauvre de toute l'Europe. Maintenant, c'est Bompard qui est élu de cette circo. Ben, nous, c'était ça notre bagage, quoi, ce qu'il fallait faire. Et alors, les copains en train de nous expliquer, attention, il y a ci, il y a là, voilà pourquoi le service public, c'est la question la plus importante, c'est pas que les gens qui vivent, qui sont dans la ruralité, on m'a dit, mais la plupart, ils sont pas paysans, la question du croire. Je le sais, j'en viens, c'est pas la peine de me faire la leçon. Bon, mais je sais de quoi on parle, mais ils portaient ça. Je les ai vus susés au travail. C'est pas toujours la reconnaissance, après. Il y en a même qui croient que c'est un privilège, mais dans les conditions qui étaient les nôtres et qui sont encore les nôtres. Je vous le dis, c'est dur. C'est dur. Il nous faut les éléments trempés. Nous avons besoin de ces 17 cadres, on a besoin de les avoir pour pouvoir faire le travail qu'on a à faire. Maintenant, ils sont en train de grandir tous, hein. Mais si on a une qui sait le faire, alors il faut la renvoyer là-bas, on en a besoin. C'est pas dur à comprendre. Voilà. Cette fois-ci, je vous ai tout dit. Primo, jeudi, vous mettez les chaussures de sport, tout le monde dans la rue. Segundo, vendredi, vous prenez votre petite feuille de papier. Vous notez dessus les 5 personnes à qui vous allez téléphoner. Je ne mets que 5 parce que vu le nombre de bêtises qui ont été dites, vous allez passer un temps au téléphone pour les détricoter. Mais c'est comme ça qu'on gagne aussi. C'est en convaincant, vous savez. Et un républicain, une républicaine, un citoyen, il n'a pas honte d'essayer de convaincre. La politique, c'est pas sale. C'est sale quand ceux qui s'en servent sont sales. Mais sinon, la politique, c'est le moment où je ne vous connais pas, madame, et toi non plus, devant. Et on est unis par quelque chose qu'on a en commun. C'est un grand moment. Et on se parle, on s'écoute. Je ne vous ai rien appris, je le sais très bien. Vous le saviez avant que j'ouvre la bouche. Mais mon boulot, c'est de porter la parole. Et en la portant, de créer ce qui nous rassemble et qui fait de nous, non pas une foule éparpillée, mais une force. Voilà ce qu'on a fait ce soir. Donc, vendredi, téléphone. Samedi, téléphone. Eh oui, vous avez le droit, hein. Vous appelez votre tata, votre cousin, si vous voulez. La campagne est terminée. On n'a pas le droit de distribuer des tracts, mais ce n'est pas interdit de téléphoner. On dit ce qu'on veut quand même, non ? Bon. Et dimanche, on va voter. Nous, on attendra un patient de savoir où on en est. C'est à vous de faire le boulot maintenant. Elle a fait le sien. Elle l'a bien fait, mes amis. Vous pouvez être fiers d'elle. J'ai fait mon boulot. J'espère que vous êtes contents de moi. Il fait le boulot. Michel a fait le boulot. Maintenant, je partage la tâche. Tout le monde s'y met. Voilà. J'étais content, vous savez, de venir en Ariège. Je ne vous dis pas ça pour vous faire plaisir. J'ai toujours vécu à moitié dans ce que j'étais en train de faire et dans l'histoire qui nous habite tous. Les arriégeois, ce n'est pas seulement les cathares. Les arriégeois, ils envoient cinq députés à la première assemblée nationale de ce pays. Et les cinq... ont voté de la même manière au moment où on a parlé de ce qu'il fallait faire du traître Louis Capet. Ah, c'était l'époque. Les méthodes étaient rudes. Tout le monde était rude. Mais la riège, c'est ça. Aujourd'hui, deux siècles après, ça paraît facile. Non, c'est jamais facile. Résister. Tenir tête. S'opposer. Quand tout va contre vous. C'est pas facile. Savoir doser. Là, je vous ai dit, il a mis le feu et fermé toutes les portes de sortie. Qu'est-ce qu'il attend ? Qu'on cède. C'est dur pour moi de trouver les mots qu'il faut pour appeler au combat, sans faire peur aux uns et sans ramollir les autres. Vous le savez bien, vous faites plus aval que moi. Tu peux rigoler, toi. J'en fais autant. Bon. On est d'accord. C'est ça qu'on a à faire. On est dans un moment de l'histoire de France particulier. C'est un grand moment de notre histoire. Nous recevons des messages du monde entier, mes amis, du monde entier. Des responsables, de petits syndicats, de branches entières, des camarades, de petits groupes, de moyens groupes, de gauche, partout dans le monde, qui nous disent « Tenez bon, bravo ! » Alors ils ont une idée de nous, s'ils nous connaissaient de plus près que nous avons et moi, mais bon. Ils ont une idée formidable des Français et de ce que nous sommes capables de faire. Alors voilà, c'est mon dernier mot. Soyons à la hauteur de nous-mêmes et de la patrie des Français.
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