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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir, bienvenue dans le débat national d'Europe Ecologie Les Verts pour son congrès 2022. Ce moment est un moment particulier pour notre démocratie interne et j'ai le plaisir d'animer ce débat avec Jérémy Crépel, secrétaire nationale adjointe d'Europe Écologie Les Verts. Bonsoir Jérémy. Je suis Léa Balagel-Mariqui, secrétaire nationale adjointe de notre mouvement. Je le disais, c'est un moment important. Vous allez pouvoir choisir la direction de votre parti, voter pour les motions d'orientation, les motions thématiques qui sont les plus importantes pour vous le 26 novembre dans vos régions. Et nous souhaitons ce soir vous présenter l'ensemble des six têtes de liste d'émotions d'orientation qui vont vous être présentées. Je voudrais tout d'abord remercier l'ensemble de l'équipe du siège d'Europe Écologie Les Verts, sans laquelle ce débat n'aurait pas pu se tenir. Je voudrais remercier aussi l'ensemble des régions qui ont contribué à faire vivre notre démocratie interne en organisant depuis de nombreuses semaines des débats et qui vont continuer à organiser des échanges. Alors justement, ces échanges, c'est pour parler du Congrès et comment ça fonctionne. Jérémy, le Congrès d'Europe Écologie Les Verts.
Écoute Léa, le Congrès se déroule en deux temps. Il y a d'abord les congrès décentralisés qui ont lieu le 26 novembre dans toutes les régions Europe Écologie-Les Verts. Ces congrès décentralisés sont ouverts à toutes les adhérentes et tous les adhérents qui sont à jour de cotisation en 2022. Lors de ces congrès décentralisés, on votera sur les motions d'orientation, mais aussi on élira les délégués des régions, 400 délégués, et ils seront élus à la proportionnelle des listes. Et on élira aussi les conseillers fédéraux, en tout cas les 4-5ème des conseillers fédéraux, qui sont désignés par les régions. Les adhérentes et les adhérents pourront aussi voter pour les motions thématiques. Si vous n'avez pas reçu votre convocation, mais que vous êtes adhérente ou adhérent, vous pouvez aller voter. Le lieu du Congrès se trouve sur la tribune ou sur elv.fr dans l'onglet Congrès 2022. Deuxième étape, c'est le congrès fédéral du 10 décembre. Il aura lieu à Rungis et il rassemble les délégués fédéraux élus le 26 novembre qui voteront pour les motions d'orientation et pour les candidates et candidats au bureau exécutif et le cinquième restant du Conseil fédéral.
Merci beaucoup Jérémy. Tu nous as montré cette tribune qui a été reçue normalement par l'ensemble des adhérentes et des adhérents de notre mouvement. Et vous pouvez bien entendu la retrouver dans vos lieux de congrès décentralisés le 26 novembre dans vos régions. Alors ce débat... Il permet aussi, tête de liste, je le disais, de pouvoir échanger. L'organisation de ce débat a été validée par l'ensemble des mandataires de ces listes, c'est-à-dire que les principes, les questions qui ont été posées, le déroulé de ce débat a été entièrement validé par les parties prenantes. Et ça aussi, c'était important pour l'organisation de ce temps d'échange. L'ordre de passage. De chacune d'entre vous est déterminée tout d'abord par le tirage au sort de l'ordre des motions. Nous allons commencer par la motion A. Et puis ensuite, nous allons avoir une succession avec des ordres inversés. On va vous faire des surprises. Les candidates auront toujours le même temps de parole. Une minute pour l'introduction, trois minutes pour répondre à chaque question et deux minutes pour la conclusion. Et bien entendu, c'est un débat serein, nous sommes dans la même famille politique, pas d'interpellation directe entre les candidates ce soir. Alors je vais te laisser maintenant présenter les candidates. Et alors comme on est très transparent au sein d'Europe Écologie Les Verts, le chrono est également affiché pour l'ensemble des candidates et pour nous, binômes d'animation.
Alors voici donc les candidates pour la motion A, Printemps Écolo, c'est Sophie Bussière. Pour la motion B, ce qui nous lie, territoire en transition, Claire Desmars. Pour la motion C, la suite, refondons-nous pour une écologie populaire, fédératrice et victorieuse, Marine Tondelier. Pour la motion D, l'Arche pour l'écologie populaire au pouvoir, Hélène Hardy. Pour la motion E, la terre, nos luttes, transmission, écoféminisme, rassemblement, radicalité, émancipation, Mélissa Camara. Et pour la motion F, rébellion, construction, Géraldine Boyer. Et maintenant, entrons dans le vif du sujet.
Merci beaucoup. Alors, on va commencer avec une minute d'introduction. Alors est-ce que chacune peut se présenter et pourquoi est-ce que vous êtes candidate ? Alors je vais commencer avec toi Sophie.
Sophie, bonsoir à toutes et tous. Sophie Bussière, je vis à Urugne, au Pays Basque, et je suis avocate à Bayonne. J'ai été secrétaire du groupe local Pays Basque, porte-parole aquitaine et membre du Conseil fédéral. Et depuis un peu plus d'un an à présent, je suis élue au Conseil régional Nouvelle-Aquitaine dans l'opposition. Aujourd'hui, je suis candidate pour être secrétaire nationale du parti parce que je veux le transformer, le refonder enfin. Il n'est pas admissible que notre parti soit dans cette situation actuellement. Nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux dramatiques du moment et de l'attente de la population. Trop longtemps, il y a eu des promesses de refondation qui n'ont pas été tenues. Et nous devons transformer profondément notre outil parti pour être en capacité de gouverner et de transformer la société. Je suis donc avocate. Comme avocate, j'ai défendu de nombreuses personnes. Je suis intervenue aussi dans le processus de POPI Basque. Et c'est avec détermination et avec une équipe autour de moi du Printemps écolo, une équipe renouvelée et diversifiée, que nous transformerons enfin ce parti.
Merci beaucoup. Une minute tout pile, une autre conseillère régionale. Et bien Claire, vas-y pour présenter ta motion et d'abord qui tu es.
Bonjour, je suis Claire Desmars, je représente ceux qui nous lient. J'ai 38 ans, j'ai une petite fille de 7 ans, dans la vie en dehors de l'espace politique parce que j'en ai une, je suis agricultrice bio. Moi j'ai étudié la science politique mais j'ai fait le choix assez tôt, il y a plus de 10 ans, d'aller faire de l'écologie pratique. J'ai donc monté cette ferme en propriété collective, j'ai créé un café librairie aussi sur cette ferme parce que je voulais que ce soit un lieu ouvert. et qui soient capables d'apporter de la transformation dans mon quotidien autant que dans la vie des gens du territoire où je vis, puisque je suis dans un territoire rural en Sud-Bretagne. Sauf que j'ai vu le désert gagner autour de notre oasis et que les événements climatiques des trois dernières années m'ont ramenée vers l'espace politique avec cette envie et ce sentiment d'urgence qu'il fallait agir rapidement, sinon même mon métier n'aurait plus de sens. J'ai commencé par les élections régionales il y a quelques mois et maintenant que je suis conseillère régionale d'opposition. je propose ma candidature pour le secrétariat national de LV à l'occasion de ce congrès.
Merci beaucoup Claire. Alors tu veux passer le micro à Marine qui va se présenter et présenter aussi sa candidature en une minute.
Donc Marine Tondelier de la suite. Moi ma candidature, j'ai envie de... d'en faire une déclaration d'amour à ce mouvement. Ce mouvement, c'est... Bien sûr, j'en connais les limites, on en parlera tout au long de ce débat, il faut qu'on améliore beaucoup de choses, mais c'est le seul parti de ma vie auquel j'ai adhéré très jeune, à 22 ans, en 2009. C'est un parti qui m'a fait grandir, qui m'a formée, qui m'a fait rencontrer des personnes très importantes aussi pour ma vie. Et puis, surtout, c'est un parti... qui m'a apporté toute la solidarité nécessaire à chaque fois que j'en ai eu besoin, dans un parcours compliqué, puisque j'ai été très jeune élue à Hélène Beaumont dans l'opposition, seul élu écologiste au Conseil municipal, seul élu écologiste dans mon agglomération des Nincarvins, et c'est le cas de beaucoup de militants dans ce pays, et sans doute que je n'aurais pas tenu sans vos soutiens, sans vos conseils, sans l'aide juridique, y compris bénévoles de copains, sans les ripostes improvisées sur les réseaux sociaux, bref, sans vous toutes et tous, et sans la force de notre collectif. Et donc cette candidature, elle rend hommage à ce mouvement, et moi je veux... rendre à ce mouvement toute la solidarité dont j'ai bénéficié en allant aider partout sur le territoire les militantes et les militants. Merci
Marine. Et alors une autre candidature, celle de Hélène qui doit prendre le micro qui est juste à sa main gauche.
ne mélange pas les torsions, on ne laisse arriver.
On ne mélange pas les micros simplement. Les
micros simplement.
Hélène, ta candidature en une minute.
Moi je m'appelle donc Alain Hardy, je suis adhérente depuis 1992 dans le Nord à Villeneuve d'Asque. Et professionnellement j'ai eu un parcours qui explique mes choix aussi politiques aujourd'hui. C'est que j'ai été pendant plusieurs années investi dans un mouvement d'éducation populaire qui s'appelle Culture à liberté, où j'ai intervenu dans les quartiers de Roubaix, de Tourcoing et puis dans certains du bassin minier. Et ensuite j'ai travaillé dans une mission locale pour l'emploi pendant une trentaine d'années. Et donc j'ai vu de près les difficultés des jeunes. et des moins jeunes d'ailleurs, parce qu'on s'occupait aussi des moins jeunes dans cette mission locale. Et dans ce parti que j'apprécie beaucoup, dans toutes ses dimensions, à la fois militante et programmatique, je pense qu'il y a un manque, c'est-à-dire, et je le dis depuis très longtemps, on ne se tourne pas assez vers les populations des quartiers populaires, on ne se tourne pas assez vers les territoires, et donc c'est cet investissement-là que je veux porter, parce que je l'incarne, parce que je l'ai connu dans ma vie professionnelle.
Merci Hélène. Alors Mélissa, une minute pour te présenter, présenter ta candidature.
Déjà merci pour l'organisation de ce débat. Je suis Mélissa Camara, j'ai 30 ans. J'ai grandi dans une cité ouvrière de la banlieue rouennaise. Aujourd'hui j'habite à Lille-Sud, c'est un quartier populaire de Lille et je suis élue conseillère municipale de Lille et conseillère métropolitaine. Moi mon combat vient de la justice environnementale, comment on lit exposition des règlements climatiques et lutte contre les discriminations. Aujourd'hui je suis... candidate pour incarner ce dépassement qu'on appelle toutes et tous de nos voeux. Comment on va vers d'autres CSP, comment on va vers d'autres populations, comment on va dans les quartiers, comment on va dans les Outre-mer, comment on va dans les milieux ouvriers. Et c'est ça qu'on doit porter dans les années à venir. On a fait 2,72 dans mon quartier populaire et l'un des grands chantiers à mener dans les trois prochaines années, c'est cet élargissement, cette ouverture sur tous les milieux. Merci.
Merci, Mélissa. Et alors, pour terminer ce tour de présentation en une minute, la parole est donnée à Géraldine.
Bonsoir, Géraldine Boyer. Je vis à Orange, dans le Vaucluse, terminé par les extrêmes droites. Je suis journaliste et designeuse graphique. Je suis adhérente depuis 1992, membre du bureau exécutif. Je suis écologiste. syndicaliste, pacifiste, collapso-libertaire, de gauche à gauche. Nous formons avec Didier Chérel, qui est ingénieur en maîtrise de l'énergie, le binôme tête de liste de Rébellion Construction. Alors, qui sommes-nous ? Issus de tout milieu, nous sommes pour la plupart adhérents, écolos de très longue date, mais aussi de jeunes militants radicaux activistes non-violents. Notre écologie est environnementale et sociale. Et pourquoi rébellion construction ? Mais parce que la terre brûle, les amis, et l'effondrement est l'horizon de nos générations, le début de notre avenir. Et comment ce sera demain ? Tout ça reste à imaginer ensemble, notamment avec les gauches et surtout avec les citoyens. Merci
Géraldine. Et donc nous allons passer maintenant à la première question de ce débat. Vous aurez trois minutes pour y répondre. Et comme on a commencé avec la motion A, cette fois-ci, on va commencer avec la motion B. Donc cette première question, c'est quel est votre projet politique pour Europe Écologie Les Verts ? C'est Claire Desmar qui commence pour trois minutes. Tu peux y aller, Claire.
constat qu'on fait et qui, je pense, sera assez partagé, c'est qu'on est face à l'urgence climatique et qu'en même temps, il y a un mouvement positif dans l'état de la société, dans l'opinion publique autour de l'écologie, mais un mouvement qui ne se transforme pas en action publique. Et on a vu avec la COP 27, là, à la minute près, qu'il y a encore énormément de travail à faire pour que le levier politique puisse permettre de faire les actions qui répondent réellement aux enjeux. Nous, on vise deux angles de travail principaux. La question des territoires nous paraît essentielle, avec Damien Desvilles, avec qui je mène cette... mission, cette motion, le lapsus c'est intéressant, on a travaillé sur la mission territoire pendant trois ans et on voulait vraiment que les territoires puissent devenir un angle stratégique du travail du parti alors qu'aujourd'hui on nous a souvent dit que c'était intéressant mais au moment où il y a eu des décisions importantes à prendre et évidemment avant toute autre chose la dernière séquence législative où on On a privilégié les centres urbains d'une manière un peu conservatrice en disant qu'il faut qu'on garde ces espaces-là où on a déjà fait du chemin. Nous, on pense qu'aujourd'hui, l'écologie doit être une écologie de conquête, en particulier dans les territoires ruraux et les quartiers pop, où on sait que si on n'est pas capable d'aller parler à ces publics, on ne gagnera pas les prochaines élections importantes, on ne gagnera pas les régionales, on ne gagnera pas la présidentielle et donc on n'aura pas les leviers qui nous permettront de faire l'action qui est nécessaire. Donc, revenir au fédéralisme, qui est censé être un des piliers de ELV, mais que le Covid a un peu entamé, on va se dire les choses, parce que travailler à l'échelle fédérale, c'est travailler en proximité et c'était difficile. Et donc, on s'est éloignés les uns les autres et on s'est éloignés aussi de nos territoires. Donc, on souhaite un réancrage. Et ça, c'est un angle important et c'est plutôt, on va dire, une approche méthode. Après, il y a la question de l'approche de fond, de qu'est-ce qu'est l'écologie et comment on se définit aujourd'hui en tant qu'écologiste. Et nous, on souhaite qu'il y ait une approche assez radicale qui soit prise. Moi, j'entends beaucoup. au sein de lv dire mais faut pas parler de décroissance que ça fait peur aux gens en fait je suis pas d'accord avec ça moi je pense sincèrement ce que ce qui doit faire peur aux gens c'est un monde à plus quatre degrés et qu'aujourd'hui ce que j'attends de notre mouvement c'est qu'ils portent un projet de transformation profonde la société parce que les des villes durables à plus à 50 degrés en été, même si elles ont des aménagements vélos de qualité, ça ne va pas suffire. Et je pense qu'il faut être capable de parler d'une transformation profonde de la société, de notre système économique. Et je le constate, moi, j'ai abordé ce sujet quand même pas mal depuis plusieurs mois. Et Jean-Yves Le Drian est amené à y répondre dans son dernière interview d'Ouest France. Et en fait, je trouve ça très bien qu'aujourd'hui, ce que ce soit ceux qui défendent la croissance, qui aient à expliquer en quoi ça nous apporte quelque chose, plutôt que ce soit nous qui ayons à expliquer qu'en fait, on ne peut pas produire. et consommer de manière infinie dans un monde dont les ressources sont finies. Et en plus, quand on sait l'impact et les inégalités que génère ce système capitaliste-là, je pense qu'on a apporté cette alternative, et c'est ce que nous souhaitons en tout cas, c'est qu'à la fois l'Europe, le fédéralisme et puis la question de la décroissance deviennent les matrices essentielles du logiciel écolo, qu'on le porte dans les séquences à venir, en dehors des séquences électorales aussi, ça nous paraît très important, et évidemment pour les élections européennes qui arrivent dans trois ans.
Merci Claire. Et donc c'est à Marine. Marine, tu as trois minutes pour exposer ton projet politique. Merci
Jérémy. Écoutez, on est à un moment qui est extrêmement grave, je trouve, de l'histoire. Un moment où on est en train collectivement, pas juste nous les verts, mais l'humanité, de choisir entre la vie et la mort. Et chaque jour qui passe, d'une action climatique, nous emmène... plutôt dans la mauvaise direction. La COP27 a été un échec. La Coupe du monde du Qatar, qui commence le lendemain, est quand même le signal le plus aberrant du fait qu'on est complètement à contresens de l'histoire climatique. Et d'ailleurs, je vous remercie par ce débat de nous permettre de la boycotter de la plus chouette des manières qui soient, c'est-à-dire, pendant le premier match de l'équipe de France, de débattre entre nous. Moi, j'ai vu la campagne présidentielle comme vous, j'ai fait le maximum comme vous, et je pense qu'on a été extrêmement naïfs. Extrêmement naïfs de se dire que puisque l'écologie, évidemment, était le sujet le plus important du monde... celui de notre survie collective, on n'allait pas arrêter d'en parler toute la campagne. Et que comme nous, on était les écologistes, on en parlerait mieux que les autres, et donc que ce serait simple. Et puis, j'ai vu autour de moi, nous toutes, se dire, c'est quand même pas juste. On ne parle que les sujets de droite, de droite extrême, d'extrême droite. Voile, laïcité, immigration, comme si c'était quelque part une fatalité, comme si c'était pas juste. C'était pas un hasard. La droite, pendant des années, a mené la bataille culturelle par leurs journalistes, leurs médias, leurs éditorialistes, leurs instituts de sondage. Et c'est pas... un hasard, c'est du professionnalisme quelque part de leur part, si ces sujets ont été au cœur de la campagne. C'est notre travail pour 2027 et pour toutes les élections qui nous séparent de 2027. Ça veut dire... Premièrement, qu'on doit réinterroger notre manière de travailler en interne. La démocratie interne, c'est à la fois notre force, il faut être extrêmement fier de nos fonctionnements, de la démocratie, c'est dans notre ADN, mais c'est aussi un peu notre faiblesse, parce que moi j'entends beaucoup de militants qui disent, à la fin, quand on fait le compte, je crois qu'il y a un outil interne qui avait montré que c'était 80% du temps qu'on passait en interne et 20% du temps en externe. Parce qu'on débat beaucoup, que ça prend du temps, mais là les gens nous attendent aussi sur l'action. Donc il faut qu'on trouve des manières de travailler ensemble, de manière collective, démocratique, mais qui nous permettent cela. Il faut aussi qu'on sache ce que j'appellerais cultiver notre jardin. Cultiver notre jardin... Ça veut dire, alors c'est une expression sûrement très écolo, les autres partis de gauche doivent le faire aussi à mon sens, parce que la NUPES ne sera jamais forte, les prochaines coalitions ne seront jamais fortes si chacun ne s'est pas renforcé. Alors c'est sans doute très adapté aux écolos, Fabien Roussel trouvera sa propre expérience, il pourra cultiver ses merguez. Nous on va cultiver notre jardin en mettant l'énergie nécessaire dans ce parti pour faire mener les chantiers qu'on n'a jamais pu faire par le passé. La formation, pas juste des cadres, mais de tous les militants et même de l'éducation populaire vers l'extérieur, aller renouer. renouer parce que le lien s'est distendu avec les ruralités, avec les quartiers populaires, avec la montagne. J'étais en Savoie ce week-end, 20% des Françaises et des Français habitent en territoire de montagne avec des problématiques écolo qui explosent. Beaucoup d'élus de droite et de centre droit n'y répondent pas. On doit vraiment montrer notre intérêt. Ça se fait avec des nouvelles incarnations, ça se fait avec une manière de parler qui est différente parce que non, on ne peut pas porter les problématiques de chasse de la même manière quand on a un maire rural qui a peut-être besoin des chasseurs aussi. certaines formes de chasse que contenir dans un centre-ville. Donc il faut énormément soutenir nos élus dans les grandes villes écolos et dans les plus petites villes écolos. Mais il faut aussi qu'on soit en mesure d'armer nos militants qui sont dans les territoires plus difficiles. Et je vous parlerai de la suite tout à l'heure.
Merci Marine Tondelier. Je passe la parole à Hélène Hardy pour trois minutes.
Merci. Quel projet politique pour l'écologie politique en général ? Situons le contexte, nous sommes dans la Ve République, qui fonctionne pour la période de cinq ans. Et tous les cinq ans, il y a une élection politique majeure qui est présidentielle et législative. Si notre ambition, c'est de gouverner le pays, il faut qu'on se rende capable de gagner cette élection. Et en fait, pour cela, il y a deux choses importantes à faire, si on ne veut pas tout citer. La première, c'est qu'on a un déficit d'implantation. Ça a déjà été évoqué dans les présentations. On est OK dans les villes-centres, on gagne du terrain, on a des grandes communes qui ont été gagnées en 2020. Par contre, dès qu'on passe au régional, les scores s'effondrent parce qu'en fait, on n'est pas implanté dans les quartiers populaires ni dans les territoires ruraux. Et ça, pour gagner une élection majeure comme celle de la présidentielle en 2027, pareil d'ailleurs pour gagner 2028 où il y aura les régionales, on ne peut pas rester comme ça. Et donc, ce que nous proposons à l'Arche, c'est qu'une orientation stratégique majeure, nous devons... nous implanter dans les quartiers populaires, nous devons nous implanter dans les territoires ruraux. La question, c'est comment ? Mais c'est un choix majeur que nous devons faire si nous devons être capables d'affronter les échéances politiques majeures qui s'offrent à nous. Comment, c'est dans chaque territoire, il faut prendre conscience qu'on a des problématiques particulières liées à la réalité de la ruralité, liées à la réalité des banlieues, à la sociologie des populations qui y habitent. Et donc, on ne peut pas avoir un discours uniforme. On ne peut pas développer des plateformes revendicatives uniformes sur l'ensemble du pays si on veut aller droit à toucher les populations qui y habitent. Et donc, il faut partir des réalités concrètes et trouver des manières d'agir qui soient... plus dans l'action que dans la réflexion ou le colloque, parce que c'est dans l'action qu'on rassemble les gens, c'est dans l'action que la réflexion des populations mûrit et qu'elle peut adhérer au projet écologique. Et donc, cela ne peut pas se faire de l'extérieur. On a des militants. qui habitent dans ces territoires. Et donc, il nous faut les aider, mettre l'accent sur le soutien financier et logistique pour faire en sorte qu'ils puissent mener ces actions. Et tout ça doit pouvoir s'inscrire dans la perspective des municipales de 2026, qui est un bon moteur pour agir dans les territoires. Le deuxième point. qu'il nous faut aussi attaquer très sérieusement, c'est qu'on a besoin de faire un effort programmatique. Nous avons un acquis, c'est le fascicule vivant qui a été produit en septembre. Nous devons faire passer ce projet écrit, ce petit livret, au stade d'un programme réel de gouvernement. Et pour ça, il faut un programme qui ait une cohérence globale. Il faut un programme qui soit chiffré, qui soit redénoncé dans sa réalisation. Et donc, c'est à travers le Conseil. programmatique, qu'il nous faut ouvrir largement à la société, que nous pourrons enfin mettre en place ce type de programme.
beaucoup Hélène et Mélissa Camara, c'est à toi pour trois minutes et dévoiler ton projet politique pour ELV.
tout le monde l'a dit. Là, on l'a vu, on a connu un été caniculaire. Les gens étaient dans leur passoire thermique. La vie est de plus en plus compliquée. Les gens ont du mal à boucler la fin du mois. C'est très, très complexe face à l'inaction climatique du gouvernement. On voit une jeunesse qui se lève et la vie des gens est profondément radicale. Et face à ça, on ne peut pas proposer un filet d'eau tiède ou être les moins disants. Ce qu'il faut aussi porter... c'est une forme de radicalité, de rupture. Comment, aujourd'hui, on porte un projet profondément anticapitaliste, antiraciste, féministe, qui se lève contre toutes les dominations. On est les héritiers directs des démantleurs de McDo, des faucheurs d'OGM, des luttes antinucs. Et donc, aujourd'hui, comment on retrouve aussi cet ADN ? Comment on retrouve notre place dans les mouvements de désobéissance ? On a vu avec Sainte-Sauline certaines y étaient, il y a des actes qui se montent partout, il y a des jeunes qui se lèvent. Il faut absolument être à leur côté. Ça c'est l'une des premières choses. Comment aussi on s'ouvre sur la société civile, comment on s'ouvre sur les syndicats ? Il va y avoir des mouvements sociaux pour la réforme des retraites, des mouvements pour la réforme de l'assurance chômage. Comment on travaille avec ces syndicats ? Comment on s'ouvre à la société ? notamment comment on est plus représentatif, on l'a toutes dit, on a la question des places d'ouverture, on a la question de la représentativité sociale au sein de notre mouvement, ça va être aussi l'un des chantiers. Il y a aussi les thématiques portées. Il y a une thématique qui nous est chère au sein de la Terre de nos luttes, c'est comment devient un grand parti écoféministe, comment on lutte contre les prédations, les questions intersectionnelles, on a la relève avec nous, qui bat le pavé contre l'inéaction climatique, mais aussi qui porte ces sujets d'intersectionnalité au cœur de la lutte écolo, et c'est en ça qu'on peut ramener aussi toute cette génération climat. qui ne nous a pas suivis pour la présidentielle. Enfin, je voudrais dire que face, on l'a dit, à une extrême droite qui mène une bataille culturelle sans nom, la fenêtre d'Overton qui va de plus en plus à droite dans notre société, comment on mène une bataille culturelle digne de ce nom ? Il y a une partie de la gauche qui a regardé ses pompes pendant des années face aux obsessions de l'extrême droite, que ce soit le voile, que ce soit le grand remplacement. comment on porte et on met à l'agenda nos sujets. La viande, le partage du temps de travail, les transitions à mener, l'égalité femmes-hommes, les droits LGBT, l'émancipation collective, c'est ça qui va falloir faire. Comment on peut être audible et la force motrice de la gauche. Merci. Merci Mélissa.
Géraldine Boyer, c'est à toi en trois minutes. Quel est ton projet politique pour Europe Ecologie Les Verts
Merci Jérémy. Alors, d'abord, effondrement et post-croissance. Europe Écologie Les Verts est en train de passer à côté du grand enjeu de ce début de siècle, l'effondrement. Les signes du dérèglement climatique et la chute de la biodiversité sont criants, je l'ai dit. L'effondrement est l'horizon de nos générations et le début de notre avenir. On n'est pas des survivalistes, on n'appelle pas à creuser des bunkers et à amasser du PQ. On appelle à anticiper et à accompagner cet effondrement. On est à l'ère de la post-croissance et ça ne veut pas dire écologie punitive. Ça veut dire réparer, recycler, relocaliser, ça veut dire de saison, moins consommer, mieux consommer, ça veut dire en réalité vivre mieux, ça veut dire entraide. Ensuite, écologie de gauche et nupes. Rébellion-construction assume un héritage libertaire. Nous rejetons l'autoritarisme politique. Nous nous levons contre les dominations. Nous défendons la liberté, l'émancipation, la démocratie permanente, l'autogestion. Je dis bien le mot, l'autogestion. Nous voulons que EELV soit à l'initiative partout. Autour des luttes de terrain, d'union des écolos et des gauches, laissant une grande place aux citoyens. L'écologie politique n'est aujourd'hui pas en situation de renverser seule la table. La NUPES est un levier pour résister aux extrêmes droites, pour peser, pour gagner. Soyons à l'initiative. Autre mot-clé, éthique et pratique politique. Il s'est installé à Europe Ecologie Les Verts des pratiques qu'on peut qualifier de malhonnêteté banalisée, adhésion de complaisance, carriérisme et manœuvre pour des places, démagogie, j'arrive plus à me relire. Manipulation, irrespect de la proportionnelle du fédéralisme des adhérents qu'on ne prend plus la peine de consulter. Et si notre appareil perd de sa radicalité éthique et politique, ce n'est pas le cas de la plupart des militants. Il faut qu'on travaille sur la mise en pratique de l'intelligence collective, qu'on réinterroge l'ordre social. Il faut qu'on soit des laboratoires territoriaux d'idées et d'initiatives. Alors le ton est mis, on est des rebelles et aussi on est quand même bienveillants. des rebelles bienveillants, on va dire comme ça. En résumé, nous sommes des activistes radicaux non violents qui alertent sur la nécessité absolue d'accompagner l'effondrement. Nous positionnons clairement EELV à gauche, nous défendons la lupesse, la nupesse pour faire face aux extrêmes droites notamment, mais pas que. J'en termine, nous dénonçons les dérives éthiques et démocratiques qui fourvoient l'écologie politique.
Pour terminer ce premier tour de parole, c'est à Sophie Bussière de nous donner son projet politique pour Europe Écologie des Verts en trois minutes.
Oui, avec le dérèglement du climat et l'effondrement du vivant, l'humanité est un point de bascule. Et pourtant, il n'y a aucun changement de cap politique de la part des partis au pouvoir actuellement, et ce en dépit des beaux discours et de la communication verte. Nous avons donc, nous les écologistes, une immense responsabilité. La responsabilité d'obtenir des victoires, la responsabilité de changer réellement le cours des choses. Dénoncer, contester, lancer l'alerte, c'est indispensable, mais ce n'est plus suffisant. Nous sommes au sein de la décennie critique et nous devons donc porter l'écologie politique aux responsabilités à tous les niveaux. Nous avons obtenu des résultats historiques aux européennes et des belles victoires aux municipales. Nous devons aller au-delà et très rapidement. Nous sommes convaincus de la centralité de l'écologie politique, c'est-à-dire que l'écologie politique offre des réponses systémiques aux crises sociales, environnementales et démocratiques. Nous devons consolider notre projet autour d'une ligne claire. Trop longtemps, nous nous sommes contentés d'être les supplétifs de partis dominants. Et donc, sur notre réflexion idéologique, par exemple sur le modèle économique, sur les sujets régaliens, nous n'avons pas tranché. Nous ne pouvons plus poursuivre ainsi, il nous faut travailler l'intégralité des sujets sur une ligne claire, nous devons l'affirmer et la porter. Nous proposons un projet d'avenir, le seul projet d'avenir, une nouvelle vision du progrès, de la prospérité, avec des solutions concrètes pour changer le quotidien des gens, la santé, l'alimentation. La transition énergétique que nous portons, on le voit en ce moment avec la crise, la préservation de l'environnement bien sûr, mais aussi une égalité réelle enfin entre les hommes et les femmes et une défense effective de tout le monde, des minorités. Nous devons également renforcer les services publics partout, sur tous les territoires, notamment dans les territoires oubliés. Nous devons enfin... Rénover la démocratie, qui est bien mal en point, avec un lien entre les lobbies et l'État à couper, et aussi un État de droit à préserver, il est en danger actuellement. Avec les Verts européens, nous portons une refondation écologique, démocratique et solidaire de l'Union européenne. Une Europe souveraine sur les plans militaire, alimentaire, énergétique, diplomatique. Cette Europe-là doit être forte pour peser dans la géopolitique environnementale et sur les relations internationales. Nous avons donc une vision purement européenne, profondément européenne, fédéraliste, qui nous distingue de certains partenaires à gauche. Nous devons assumer ces différences-là. Nous avons également un projet qui n'est pas productiviste, ce qui nous distingue également de notre partenaire. Le néolibéralisme appauvrit et tue le vivant. Nous devons donc absolument porter notre projet écologiste. Notre modèle, c'est la prospérité partagée. Notre slogan, qui date un peu, mais toujours d'actualité, c'est « Vivre mieux
Merci beaucoup à toutes les six d'avoir présenté votre projet politique pour Europe Ecologie Les Verts. Après le projet, maintenant, quelle stratégie pour les échéances électorales à venir ? Pour rappel, 2023, les sénatoriales. 2024, les européennes. Et bien sûr, la préparation de 2026, les municipales. Pour commencer, Marine Tondelier.
moi aussi, je suis une rebelle bienveillante. Je vais ajouter des élections que tu n'as pas citées. Parce que moi, j'espère qu'on sera bientôt en campagne législative, non pas par dissolution, mais parce qu'on a un copain qui s'appelle Arnaud Bonnet et qui attend un recours sur son élection. On espère, comme il a perdu à quatre voix, qu'on puisse la rejouer bientôt et aller tous et toutes faire sa campagne pour le faire gagner. Je pense qu'il faut aussi se préparer à l'éventualité d'une dissolution, même si ce n'est pas ça qu'on a envie de faire. Parce que quand on regarde bien les résultats des législatives, on a cinq copines et copains qui ont perdu, mais qui à cinq points près auraient pu gagner, dont... on a aussi cinq copains et copines qui ont gagné, mais qui, à cinq points près, auraient pu perdre. Et donc, je pense que c'est dix circonscriptions stratégiques sur lesquelles le parti doit, dès maintenant, préparer l'éventualité d'une dissolution. Sur les autres élections, sénatoriales, municipales, on a une règle qui est fantastique, qui s'appelle la subsidiarité. Et en fait, il faut qu'on fasse confiance au territoire. Bien sûr qu'il y a des territoires où des alliances sont pertinentes. même nécessaire et souhaité par les adhérents. Sur d'autres, elles auront un peu moins de sens et ce sera à nos copains localement de décider. Moi, je fais un tour de France en ce moment, ce n'est pas le premier, ce n'est pas le dernier, mais je rencontre en tout cas beaucoup de copains et de copines qui sont prêts, qui sont prêtes, qui préparent déjà les municipales. Et en fait, on va arriver à mi-mandat, donc heureusement que nos maires sortants préparent déjà leur réélection qu'on leur souhaite. Mais on a aussi des villes où on n'était pas candidés en 2026, où on n'a pas pu faire de listes autonomes ou collectives écolo, où on a des nouvelles personnes qui sont en train de se révéler, des collectifs citoyens qui se forment et qui viennent nous voir en disant « on va avoir besoin d'aide, est-ce qu'on pourrait venir travailler avec vous ? » Eh bien oui. Et du coup, je tiens à jour cette liste parce qu'on a plein de choses à faire pour préparer dès maintenant 2026 pour regagner des villes parce que c'est l'échelon quand même où on sait faire de belles choses et on peut transformer la vie de millions de Français. par l'échelon municipal. Il faudra préparer évidemment aussi les régionales et les départementales qui vont arriver vite. Et puis pour ce qui est des européennes, qui arrivent très vite pour le coup, parce que les comptes de campagne, je le rappelle, ouvrent en novembre 2023. Donc ça nous laisse une petite fenêtre pour mener les états généraux de l'écologie, la refondation dont on reparlera, j'imagine, toutes et tous tout à l'heure. Mais ces européennes, c'est la première. la première grosse élection qu'on va devoir mener dans ce nouveau mandat du bureau exécutif EELV. Pour les européennes, pour moi, les choses sont très claires, c'est autonomie. C'est autonomie parce que c'est l'élection proportionnelle à un tour. Et en fait, il y a plein d'élections où on peut défendre qu'on doit travailler ensemble. Moi, je l'ai fait au municipal à Hélène Beaumont, je l'ai fait au régional dans le Haut-de-France, je l'ai fait au législatif avec la NUPES. Je n'ai pas de problème avec les coalitions écologistes et de gauche. Mais si on ne fait pas une liste autonome aux européennes, alors ça veut dire qu'on n'en fera jamais. Et ce n'est pas possible d'être un parti politique écologiste singulier qui ne met pas de bulletin vert dans ce genre d'élection. Ce sera contre personne. Je ne veux pas que ce soit un échec de la NUPES, qu'on soit parti... pas partis tous ensemble. Et donc, ça veut dire qu'il faut que certains, pas forcément ici, arrêtent de dire que si on ne parle pas tous ensemble aux européennes, c'est la fin de la NUPES. Parce que c'est eux qui le disent, nous, on ne dit pas ça. C'est une parenthèse. Il faudra ensuite écrire la suite de la NUPES aussi, qui devra, à mon avis, changer de gouvernance, s'adapter un peu au nouveau contexte et trouver une nouvelle manière victorieuse de travailler.
Merci Marine. Alors je vais maintenant passer la parole à Hélène sur la stratégie électorale pour les échéances à venir.
Alors, stratégie électorale, en fait, je vais vous parler de quatre élections. Pour les sénatoriales, dans l'ordre chronologique, évidemment qu'il faut trouver les moyens d'avoir des élus, nouveaux sénatrices et sénateurs. Et donc, ça passe par des alliances à l'échelle départementale qui doivent être appuyées par des négociations nationales, parce que nos partenaires ont cette logique de négociation nationale. Et il faut très vite commencer. Ça a déjà été fait dans un certain nombre de départements, faire le compte des grands électeurs qui peuvent nous être acquis. Pour les européennes, c'est simple, c'est comme l'a dit Marine. La nature du scrutin, c'est une élection proportionnelle intégrale. Et donc, il n'y a pas matière à faire d'alliance avant l'élection. Les alliances se font après, une fois que chaque force politique a obtenu ses élus. Les députés européens peuvent nouer des alliances au sein du Parlement. C'est d'ailleurs le genre de démocratie que nous aimerions bien avoir en France, avec un Parlement élu à la proportionnelle également. Pour les municipales, évidemment, les alliances se nourront au niveau local. Simplement, on soutiendra évidemment nos maires sortants et nos équipes sortantes. Mais je l'ai dit, on doit avoir une stratégie de conquête de nouvelles communes, notamment dans les fameux territoires où nous sommes en déficit d'implantation. Cette stratégie de conquête, elle doit passer par toutes les stratégies que les copains dans les communes voudront, mais qui doivent être, à mon sens, privilégiées les collectifs citoyens qui ont... on l'a vu, ont bien fonctionné à différents endroits en 2020. Par contre, je voudrais quand même vous parler de 2027. C'est mon dada, excusez-moi. Mais 2027, on ne va pas recommencer le cirque qu'on a eu en 2022, c'est-à-dire une présidentielle où on a 4, voire 5 candidats à gauche et aux écologistes. On a un accord programmatique ficelé en 12 jours, ce qui n'est pas crédible. Et en fait, aux législatives, on n'a pas l'addition des différentes voix de la présidentielle. Les électorats ne seront... rejoignent pas. Et donc, notre mission, là, dans les trois ans qui viennent, c'est préparer le terrain à la capacité des forces de gauche et des écologistes à se rassembler à l'occasion de cette séquence majeure de la Ve République, parce que nous ne gagnerons pas seuls. Et pour le faire, pendant ces trois années qui vont être nos mandats, nous souhaitons mettre en place une discussion sur des éléments programmatiques avec l'ensemble des partis de gauche, et que ce travail qui repère à la fois les points de consensus et les points de dissension. puisse faire l'objet d'un approfondissement pour ce qui est des dissensus pour voir comment on peut les dépasser de manière à ce que tout ça fait publiquement. Il apparaît clairement que les gauches et les écologistes, avec un travail qui imprègne le plus possible ce travail de la pensée de l'écologie politique, aboutissent à la capacité qu'on aura le moment venu, 18 mois avant les présidentielles et les législatives, de créer et d'annoncer l'existence d'un programme commun de gouvernement qui nous permettront de passer et la présidentielle législative en gagnant l'élection.
Merci Hélène. Mélissa. Pour la partie stratégie électorale.
Pour aborder cette partie stratégie électorale, j'aimerais bien revenir sur la NUPES et l'élan d'espoir que ça crée. Je tenais un bureau de vote dans mon quartier et j'ai vu des gens venir qui n'avaient pas voté depuis des années, qui n'avaient même parfois jamais voté et pour qui la perspective de pouvoir avoir un gouvernement de gauche écologiste était quelque chose de formidable. On avait vécu cinq ans d'inaction climatique. On avait vécu aussi un rouleau compresseur libéral. Je vous parlais de la réforme de l'assurance chômage, de la réforme de l'assurance retraite. C'est tout ça qu'ont vécu les gens. Et donc, il y a un espoir qui s'est levé. Et c'est notre devoir, je pense, de ne pas casser cet espoir. Ça me permet de rebondir sur, finalement, l'échec du pôle écolo. Je pense que l'avenir aujourd'hui, il est dans l'alliance de ces gauches écologisées. Vouloir rassembler... les partis écolos, c'est une chimère. On voit que s'allier avec des micro-partis qui, par exemple, ne portent pas les mêmes combats que nous sur la justice sociale, c'est une chimère. On se retrouve après avec des députés européennes qui vont chez Emmanuel Macron. Pour les échéances à venir, je pense que les sénatoriales, Hélène l'a très bien dit, il faut qu'il y ait un accord national qui permette d'avoir le plus de sénateurs écologistes pour renforcer le groupe et notamment des femmes. On manque un peu de femmes dans le groupe. Pour les européennes, c'était ma première campagne, on a fait un score 13%, c'était génial. Mais en fait, moi, je veux plus, vu le cadre européen, vu l'enjeu et vu ce que... L'Union européenne doit apporter dans la transition. En fait, mon rêve, c'est qu'on fasse 30%. Donc aujourd'hui, on a le lead. On a le lead sur cette question. Et donc, si on part sur nos sujets, si on part sur une Europe fédérale, si on part sur notre vision de l'Europe, moi, je dis ouvrons les portes. Je ne sais pas ce qui va se passer. On doit construire cette NUPES, on doit la démocratiser, on doit la faire vivre sur les territoires. Mais je ne sais pas ce qui se passera dans deux ans. On l'a vu qu'en quelques mois, on a eu une guerre en Europe, on a eu 89 députés RN. On ne sait pas s'il y aura 10 solutions avant les européennes. Moi, je ne peux pas dire avec qui on sera aux européennes. Mais si on part sur un accord qui suit notre ligne profondément fédéraliste européenne... Voyons avec qui on peut partir pour faire le plus gros score possible. Pour les municipales, c'est effectivement dans les municipalités, dans les villes, qu'on va devoir voir quelles alliances on peut faire. On n'a gagné aucune municipalité sans union de la gauche et des écologistes, mais voyons ce qu'il est possible de faire dans les années à venir. On se prépare à Lille pour voir ce qu'on fera et on se prépare ailleurs. Donc, subsidiarité, effectivement.
Mélissa Kamara, Géraldine, 3 minutes sur la stratégie électorale.
Heureusement qu'on est entre nous, entre adhérents, parce que je pense que ce genre de conversation, ça ne passionne pas non plus les foules, la stratégie électorale. Alors, le vrai problème, à mon avis, c'est qu'on ne fait pas de bilan à Europe Écologie Les Verts, ni de nos réussites, ni de nos échecs. Et sans bilan, comment est-ce qu'on peut progresser ? Aucun bilan par exemple du pôle écolo depuis les municipales jusqu'aux législatives. Le pôle écolo est un échec cuisant et on ferme les yeux. Il a été porté à bout de bras comme un graal ridicule. En même temps, comment l'appareil d'Europe Ecologie Les Verts a-t-il pu imaginer deux minutes fusionner avec des petits partis centre-droit, environnementalots conservateurs comme l'AEI et Jean-Marc Governatori, qui ensuite nous a mis en procès ? Et puis aussi, comment on peut fusionner avec Cap 21 et Corinne Lepage, qui en fait se foutent complètement des questions sociales et sociétales ? Alors, il faut qu'on arrête avec ça. L'écologie politique... est et restera indépendante, mais clairement à gauche. Alors, il court une rumeur de dissolution de l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est de l'esbrouf ? En attendant, un sondage IFOP est sorti comme par hasard au même moment. Et c'était assez intéressant. Qui met Macron aujourd'hui à 26 %, le RN à 21, l'AFI à 11 %, comme la droite classique d'ailleurs, le PS à 8, EELV à 7 et le PCF à 3. Alors on observe que le RN poursuit son ascension, ça c'est dramatique, mais globalement que les trois blocs restent stables, relativement stables, et on peut quand même en conclure que diviser, gauche et écolo perdent, point barre. Je crois qu'il faut arrêter de se la raconter, on ne peut pas gagner tout seul les amis. La NUPES est une nécessité, même s'il faut rééquilibrer sa représentation, enfin la représentation d'Europe Ecologie Les Verts dans la NUPES. Oui, c'est ça que je voulais dire en fait. Mais il faudrait rééquilibrer sa représentation à l'échelle nationale également. Il y a beaucoup à dire sur le mode de désignation pour les législatives des candidats. scandaleux, je dirais humiliants pour les groupes locaux. Rébellion Construction interroge également la NUPES du point de vue de son organisation jacobine héritée de la France Insoumise. Et comme je n'ai pas le temps, je vais dire un truc, c'est que sur les européennes, c'est très simple, il est bien trop tôt pour se prononcer.
'était Géraldine Boyer. Ensuite, Sophie, trois minutes.
Oui, sur la stratégie électorale. Pendant ce mandat, il est fait référence à la question aux sénatoriales, aux européennes et municipales. Je rajouterai la présidentielle et les législatives parce que ça doit être abordé, réfléchi, anticipé pendant ce mandat-là. Il nous faut refonder le parti pour être prêtes et prêts la prochaine fois puisque ce sont des élections majeures dans la Ve République. Sur les sénatoriales, on va faire comme d'habitude, c'est une élection... que nous connaissons. Là où nous pourrons partir en autonomie, nous le ferons. Et sinon, nous discuterons dans d'autres territoires avec nos partenaires habituels à gauche. Pour les européennes, c'est une échéance extrêmement importante. Et la question doit être tranchée dès ce congrès. Pour nous, la ligne est claire. Il y aura un bulletin vert aux européennes. La NUPES a permis, nous l'avons dit, d'avoir un groupe à l'Assemblée nationale, enfin. Mais c'est un carcan dans lequel il ne faut pas s'enfermer. Pour les européennes, ça n'a pas de sens. au regard d'une part du mode de scrutin et d'autre part des différences de fond considérables avec la France insoumise, notamment sur les questions européennes. Attention toutefois aux européennes. C'est une élection dans laquelle on se sent peut-être plus à l'aise, en tout cas que la présidentielle. Mais attention, il va falloir muscler notre projet européen, l'actualiser par rapport à l'actualité. Nous sommes en guerre. Il y a également les questions géopolitiques du climat. Il y a des questions nouvelles. Nous devons faire attention à cela. Et nous avons aussi, je pense, une responsabilité collective parce que c'est une élection qui ne mobilise pas forcément l'électorat. Et c'est pourtant une élection majeure, un échelon majeur, ce que nous avons dans nos assiettes. dépend aussi de Bruxelles. Donc nous avons à faire de la pédagogie sur l'importance des compétences au niveau européen et nous pensons que notre parti peut tout à fait le faire et mobiliser la population pour aller voter à cet échange-là. Sur les municipales. Tout d'abord, je tiens à revenir sur une séquence postérieure à 2020, dans laquelle il y a eu une instrumentalisation très claire de LREM et LR sur nos mers, avec des polémiques montées de toutes pièces. Nous devons absolument faire corps avec nos élus, les défendre lorsqu'ils sont attaqués, organiser au niveau du parti des ripostes, parce que ça nous a très clairement coûté au niveau de la crédibilité dans les séquences 2021 et 2022. Très clairement, il y avait un lien. Nous devons faire cela. Nous devons également... organiser au niveau du parti le fait de relayer le travail de nos élus locaux, les maires en particulier. Ils travaillent beaucoup sur les territoires, ils changent le quotidien des personnes et leur travail n'est pas assez mis en valeur. Nous devons vraiment porter cela. Pour préparer l'échéance de 2026, nous devons dès à présent nous atteler, c'est-à-dire renouer le lien avec la société civile en général, avec les collectifs, avec les luttes locales sur les territoires. poursuivre les dialogues avec les partenaires de gauche, pour dès à présent nous mettre en mouvement, pour porter de belles listes citoyennes écologistes de gauche au municipal, pour bien sûr conforter et consolider les villes dans lesquelles nous avons gagné, mais également emporter d'autres communes dans la ruralité partout en France.
La dernière à intervenir sur la question de la stratégie électorale, c'est Claire Desmars.
alors on va essayer de prendre les choses dans l'ordre. Les sénatoriales, dans l'optique où il n'y aurait pas une législative, bien sûr, au printemps, je reparlerai de la NUPES après. Les sénatoriales, alors la première chose, c'est que j'ai l'impression qu'on n'en parle pas ou qu'on se dit que c'est un jeu à somme nulle. Moi, clairement, j'ai de l'espoir pour les sénatoriales, déjà parce que c'est une élection des territoires qui est intéressante. Et puis pour vous donner un petit exemple, en Nile-et-Vilaine, j'étais candidate sur la liste avec Daniel Salmon il y a 7 ans, ou 8 ans maintenant. On avait fait 180 voix à l'échelle du... du département d'Ile-et-Vilaine. Et puis, il y a deux ans, il a été élu grâce à un score de 508 voix. Et en fait, ce basculement, c'est un basculement qui n'est pas seulement lié à des nouveaux élus écolos dans l'agglomération rennaise, c'est aussi plein de petits maires ruraux qu'on est allé voir, que je suis allé voir, et dont j'ai fait le truc un peu de manière scolaire et sincère, mais je n'attendais pas forcément d'eux que ça marche. Et c'est hallucinant de voir comment des gens qui étaient sans étiquette, qui étaient loin de nous au départ, ont fini par nous soutenir. Donc, j'invite vraiment... à ce qu'on ait une stratégie là-dessus et à ce qu'on se fixe comme objectif, un groupe paritaire au Sénat, ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui, et un groupe qui représente mieux la société en général, parce que je pense que c'est un enjeu très important dans la manière dont on doit traiter les objectifs qu'on se met en termes de séquence électorale. Ensuite, il y a évidemment la question des européennes, pour lesquelles je fais partie des gens qui défendent une liste autonome, évidemment, mais nous souhaitons, avec ce qui nous lie, que soit proposée une alternative. aux militants et que ce soit discuté, débattu avec les adhérentes et les adhérents et pas seulement un choix du bureau exécutif ou un entendu au consensus. Je pense que c'est important qu'on ait les différentes alternatives et qu'on arbitre. Ensuite, ce qui nous paraît essentiel, c'est la séquence municipale. Bien sûr, on peut se dire les législatives, la présidentielle dans cinq ans. Certes, c'est la Ve République, mais nous, on considère qu'il ne faut pas tout focaliser sur la présidentielle. Et à même sens, aujourd'hui, il y a un échelon très intéressant et très important. C'est celui des municipales et en particulier dans les petites villes moyennes, dans les villages, dans les quartiers pop où aujourd'hui on n'est pas suffisamment implanté. On peut accompagner des copines et des copains militants écolos pour monter des listes citoyennes et de gauche. Et puis on peut accompagner des gens qui ne sont pas issus de nos mouvements et leur donner le savoir-faire et faire du mentorat pour qu'ils puissent monter des listes qui transformeront la société. Et ça je pense que c'est un savoir-faire dont on dispose et qu'il est important de transformer. et qui correspond à notre corpus idéologique. Pour finir, la question de la NUPES, je pense que c'est important que chacun se positionne là-dessus. Donc nous, on n'était pas défavorable à une union de la gauche ou une discussion avec les gauches, surtout après la séquence présidentielle qu'on a connue. Mais par contre, on était tout à fait en désaccord avec la stratégie choisie par notre mouvement au sein de la NUPES, à la fois sur le fond, parce que l'approche jacobine programmatique ne nous convenait pas du tout. La question des langues régionales, par exemple, est un sujet qui n'a pas été abordé. C'est pourtant... quelque chose qui est essentiel pour les écologistes, et la question du sacrifice des territoires ruraux. Et j'espère que s'il y a des solutions, on pourra rediscuter et rééquilibrer ça.
Merci Claire. Et maintenant Léa, c'est l'heure d'une petite récréation. qu'on a abordé des sujets bien sérieux jusqu'à présent. Alors on avait envie de sourire un peu. Et puis pour mieux vous connaître, on vous a posé une question. C'est quel est à vous votre meilleur souvenir en tant qu'écologiste ? Donc, chacune des candidates dispose d'une minute pour nous raconter son meilleur souvenir. Et donc, je ne veux pas me tromper, on commence par la motion D. Et donc, c'est Hélène. Hélène, raconte-nous quel est ton meilleur souvenir ? Une
minute. J'aime bien raconter longtemps. Août 1983, sur le plateau du Larzac, dans un amphithéâtre naturel, 30 000 personnes assistent à un concert du quartet Tocédrone. Je suis avec ma fille de Marion qui a un an, qui en a 40 aujourd'hui. Et je réalise à ce moment-là, par ce moment magique, avec un ciel étoilé, une nuit magnifique, qu'en fait, la victoire des socialistes deux ans auparavant, qui nous avait un peu assommés quand même, en disant, ils ont toutes les manettes, comment on va pouvoir les empêcher de... de continuer dans leur logique productiviste. Je m'aperçois, je prends conscience qu'en fait, on a la force et que je n'ai né en moi cette volonté qu'à partir de ce moment-là, on va construire une nouvelle force écologiste et qui gagnera un jour.
Merci Hélène. Merci. Alors Mélissa, c'est à toi. En une minute, ton meilleur souvenir.
Alors, c'est un souvenir assez personnel. En fait, c'est ma première intervention au conseil municipal à Lille face à Martine Aubry. Et donc, je suis toute contente d'aller chez mon père et de lui montrer cette vidéo. Je suis intervenue en conseil municipal. Et il faut savoir que mon père, en fait, il est guinéat. Il n'a jamais voté en France. Et du coup, il y a Martine Aubry en face de moi, la dame des 35 heures et de la CMU. Et en fait, mon père, je vois que tout ce qu'il retient et tout ce qu'il rend fier... c'est que sa fille soit en fait face à Martine Aubry, élue de la République, et pas du tout ce que je raconte. Et ça nous a fait plutôt rire avec mes frères Martine Aubry et face à Mélissa Camara.
Mélissa. Géraldine, c'est à toi. Quel est ton meilleur souvenir école ?
On est en février 2000. Je suis enceinte de 8 mois de ma fille reine et je sonne chez René Dumont et Charlotte Paquet. Toc, toc, toc. Charlotte ouvre, adorable, bla bla bla, parce que je dois aller vite, parce qu'on n'a qu'une minute. Alors René est assis dans un fauteuil face à un buffet sur lequel trône seul un Bouddha en pierre grise. Il a 96 ans, ses jambes le trahissent, il ne voit plus rien. Et il passe ses journées à écouter Radio France Internationale en regardant son Bouddha. Et quand il m'aperçoit avec des tout petits yeux, avant même de me dire bonjour, il me dit... Géraldine, ne me dis pas que tu attends un enfant. Tu sais que la crise démographique va tuer tout le monde. Et voilà, René, il était cash comme ça. Alors ce fut sa dernière interview et j'ai eu l'honneur de la mener. Et ça aura conditionné mon engagement, je crois, jusqu'à la fin de ma vie.
Merci Géraldine. Alors c'est à toi Sophie, ton meilleur souvenir écolo.
J'en ai beaucoup puisque j'aime ce parti et j'ai beaucoup de souvenirs. Mais je vais dire la campagne des européennes de 2018 et 2019 qui a été longue parce que au delà du score. historique en nombre de voix pour notre parti, c'est pas ça, c'est surtout la rencontre en fait entre notre projet européen et puis des mouvements dans la société. C'était le début des marches climat, c'était la jeunesse, la génération climat qui se lève. Et ça nous a porté. Et pour la première fois, les gens, lorsqu'on tractait sur les marchés, partout dans la rue, nous couraient après et venaient chercher notre acte, au lieu des rejetés. Mais surtout, ils nous posaient des questions. Ça m'avait beaucoup interpellé. Ils entendaient le mot climat. Et c'était vraiment, pour moi, la prise de conscience générale dans la société. Ils nous demandaient c'est quoi, c'est 1,5 degré, c'est vraiment si grave que ça. Ils ne comprenaient pas. Ils nous posaient ces questions-là. Et donc, il se passait vraiment quelque chose. Et pour moi, je me suis dit, c'est bon, on va y arriver. Les gens ont compris. et on sera au pouvoir pour vraiment changer les choses. Malheureusement, il y a eu le Covid, la guerre, des choses compliquées qui ont arrêté cet élan-là. Mais j'y crois encore parce que c'est possible.
Merci Sophie. Et donc Claire, c'est à toi. Ton meilleur souvenir écolo.
Moi, je pense que je vais parler de l'annonce de l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Je suis adhérente depuis longtemps chez les écolos. Je suis adhérente depuis que j'ai 19 ans, depuis 16 ans. Donc c'est pas la lutte qui a constitué mon engagement dans l'écologie mais clairement elle lui a donné une force incroyable. Déjà elle a changé ma vie pour toujours puisque j'ai rencontré le père de ma fille dans ce combat et que ça a aussi permis pour moi de devenir agricultrice parce que l'espace de lutte que j'ai rencontré là-bas m'a ouvert à d'autres espaces que celui que je pouvais rencontrer quand j'étais étudiante en ville. Et puis simplement après presque pour moi trop... quatre ans de lutte dans la boue, dans les grenades de désencerclement, dans se dire qu'on avait réussi ça, qu'on avait réussi à faire entendre la nécessité de préserver le vivant. Il y a un slogan que j'adorais à Notre-Dame-des-Dandes, on disait, on dit, nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend. Et ça, clairement, c'est ce qui m'anime aujourd'hui.
Claire, et c'est à toi Marine pour terminer.
On est beaucoup moins drôle de ce côté-là, dans nos souvenirs. moi je vais continuer, c'est un souvenir plutôt émouvant, mais un beau souvenir, c'est les victoires des municipales en juin 2020. Parce qu'on était 4500, 5000 à être adhérents de ce parti encore en 2017, que beaucoup de gens nous donnaient pour finir en fait. Terminado, certains la direction se voyaient peut-être finir par mettre la clé sous la porte et éteindre nous-mêmes la lumière en partant. Et par la force de ces 4500, 5000 militants, dont vous faites toutes partie, on a tenu. Et cette victoire de juin 2020, après les mois de Covid, etc., était vraiment... Moi, j'ai trouvé ça... Je n'y ai pas cru tout de suite, en fait. C'était trop, trop tout de suite. Je me rappelle qu'on était plusieurs à être émus aux larmes en suivant ces résultats ensemble. On s'était retrouvés avec la direction dans un bar à Paris. Et je me suis dit, en fait, on a gagné ensemble. C'est-à-dire que vous militez dans un droit complètement pourri, où vous dites qu'on va gagner peut-être dans 40 ans, ou dans des grandes villes écolo, on a gagné ensemble. Ce n'est pas un... si toutes ces villes sont tombées en même temps, et puis pour tout ce qu'on y fait depuis, et t'as raison Sophie, faut qu'on soit extrêmement solidaires de ces mères aussi dans l'adversité. Voilà, c'est un très très beau souvenir.
Merci. Merci. Alors, vous avez parlé du mouvement, du parti, vous avez parlé de refondation, de réinvention. Alors, si vous gagnez, comment est-ce que vous souhaitez organiser notre parti ? Quel sera le fonctionnement du parti pour les trois prochaines années, les années à suivre ? Alors, tout d'abord, Mélissa, c'est toi qui vas commencer.
La refondation en tant que telle, je pense que le débat doit avoir lieu. Mais avec qui, quand, comment ? On l'a vu depuis plusieurs années, il y a eu des volontés de refondation, il y a eu les assises de l'écologie. Donc on n'est pas opposé, mais ce n'est pas notre ligne motrice, je dirais. Ce qu'on porte pour ce parti, c'est d'abord une ouverture, une massification. Aujourd'hui, on l'a dit, il y a des règlements climatiques majeurs, il y a une jeunesse qui se lève. Il y a des gens qui vivent une crise économique majeure. Et face à ça, on ne peut pas rester 11 000. On a des solutions. Un parti de 11 000 écolos en 2022, c'est anachronique. Donc comment on fait pour s'ouvrir et se massifier ? Donc on pense notamment qu'il faut réintégrer plus de places d'ouverture, dépasser l'émotion aussi dans les... dans les élections externes. Comment aussi on amène d'autres gens ? Aujourd'hui, il y a des militants partout, aux Antilles, dans les quartiers populaires, dans la ruralité, qui mènent des combats écolos. Pourquoi ils ne sont pas dans nos groupes locaux ? Pourquoi ils ne sont pas à nos côtés dans nos groupes d'élus ? Comment on leur laisse une place ? On pense notamment que le BE doit avoir une personne qui se charge directement. de ce recrutement, comment on va vers d'autres populations. On pense aussi qu'il y a une question d'incarnation. Je parlais de la génération climat tout à l'heure, qui n'était pas à nos côtés pour la présidentielle. Comment on fait pour leur donner une place entière, notamment par des systèmes de quotas dans les élections internes et externes, par un financement aussi plus massif peut-être des jeunes écolos. Il y a la question aussi de la formation qui est centrale. Il y a à peu près 100 000 personnes. qui ont été adhérentes de ce parti mais qu'on n'a pas su retenir. Comment, en formant sur les fondamentaux de l'écologie politique, sur les fondamentaux aussi du système social français, sur la lutte contre les violences sexuelles, comment on devient un parti qui forme et qui émancipe et qui permet aux gens de rester avec nous. On porte notamment cette question de l'école militante. Il y a le parcours responsable écolo qui est très bien, mais comment... on permet à tous les militants de se former. Aussi, on pense que cette question des territoires, comment on aide les territoires qui, peut-être, sont dans de l'adversité, qui ont moins de militants, comment le BE aussi peut se charger de cette question et aider ces territoires qui, finalement, on connaît un grand nombre d'écolos qui ne sont pas restés parce qu'ils se sentaient seuls dans leur territoire. Comment on leur donne une place ? J'étais à Nantes la dernière fois et il y avait une jeune femme qui milite en centre-Bretagne et qui se sent profondément seule. Comment on peut mettre en place les outils pour que les gens se sentent moins seuls ?
Merci beaucoup, Mélissa. Géraldine.
Alors, Mélissa, nous ne croyons pas à un grand parti de masse et ce n'est pas l'enjeu, d'après nous. Pourtant, nous pensons qu'il faut ouvrir grand les fenêtres, comme disait Félix Guattari. Mais un parti politique ne doit pas se réduire à une entreprise électorale et il doit être avant tout un lieu d'émancipation, y compris intellectuelle, un lieu d'éducation populaire, un lieu de réflexion, de partage et de mise en œuvre des idées, d'émulation et de mobilisation. Les adhérents ont besoin d'outils pour mener à bien les luttes de terrain. Rébellion Construction propose la mise en place d'un outil indispensable aujourd'hui, l'installation à l'intention des groupes locaux d'une cellule juridique nationale composée de militants, experts et professionnels, pour accompagner dans des délais les plus rapides possibles les militants sur les questions juridiques. Travaillons à améliorer EELV, mais avec les adhérents et pour plus de démocratie. Le chemin est aussi important que le but. Nos statuts et règlements intérieurs sont l'héritage d'années de pratiques militantes. Ils ouvrent une porte sur une manière de changer le monde et ne sont pas à jeter. Parce que c'est quoi l'engagement politique, sinon l'insatisfaction du monde dans lequel on est et l'envie, le besoin irrépressible de le changer ce monde. Alors quelques propositions concrètes. D'abord, consulter les adhérents sur toutes les grandes orientations stratégiques sans chercher à les orienter. Informer les adhérents en favorisant la circulation des points de vue, y compris contradictoires. Introduire un quota de tiré au sort dans nos instances, sur un collège de volontaires bien sûr. Repenser tourniquet pour que deux fois plus de personnes puissent à la fois se former et puis exercer le pouvoir, si on peut appeler ça comme ça. Instaurer la proportionnelle intégrale partout et notamment au BE. Interdire le cumul des mandats dans l'espace et dans le temps, les conflits d'intérêts. Par exemple, des membres du BE national, candidats à des élections nationales. Aussi, nous sommes pour la création d'une nouvelle instance essentielle, complètement déconnectée des enjeux internes. On parle d'un Haut Conseil écologique de SAGE dans lequel pourraient être imaginés des quotas. Je pense qu'il faut qu'on travaille sur cette question. Je voudrais enfin dire un mot sur notre nom, Europe Ecologie Les Verts. Marine Tondelier a déjà, avec Julien Bayou, déposé à l'INPI le nouveau nom du nouveau parti, Les écologistes. Ah, alors c'était Julien, d'accord. Nous pensons que c'est une grosse erreur de supprimer les verts. Nous nous inscrivons dans une internationale verte, une fédération mondiale dont la charte est magnifique. Et nous pensons également que la dimension européenne du nom EELV fait sens. Alors avant d'asséner un nouveau nom, débattons-en avec ceux qui font l'écologie, les militants. Merci
Géraldine. Sophie, trois minutes pour le fonctionnement. De
ce parti. Oui, nous avons fait au sein du printemps écolo un constat, celui de la faiblesse structurelle de notre mouvement. Et nous avons une volonté farouche de le réformer enfin. Les promesses non tenues de refondation, ça suffit. Nous avons constaté que nous faisons des bons scores électoraux dans les centres urbains, nous connaissons notre électorat et c'est aussi d'ailleurs la sociologie de notre mouvement. Il va falloir changer et faire qu'à la fois les membres du parti mais également les élus représentent la diversité de tous les territoires et de la France. Nous avons fait le constat d'un outil parti assez faible, il va falloir le refonder. Nous tirons pour conséquence des deux rimes le fait que la plupart des militantes et militants souhaitent la refondation, donc nous allons la faire, mais avec une méthode démocratique. Nous pensons qu'il faut consulter l'intégralité du mouvement préalablement à cette refondation. Nous pensons également que sur la... que le préalable à cette refondation doit être un bilan. On n'a pas le temps, on ne prend pas le temps dans ce parti de faire des bilans. Ça doit être un bilan coopératif et il ne faut pas hésiter à se faire aider par des personnes extérieures. Il y a des spécialistes, des associations, des experts qui pourront nous aider à faire les bilans de nos échecs, mais aussi de nos réussites pour pouvoir enfin se restructurer. Nous n'avons pas des choses très précises parce que nous allons consulter l'intégralité du mouvement pour cette refondation. Nous avons quand même des grands objectifs. un mode de gouvernance efficace et adapté. Il va falloir aussi remettre les motions à leur place, c'est-à-dire avoir une réflexion collective sur le rôle des motions, qui sont des courants d'idées, mais qui ne doivent pas spécialement faire... L'appui et le beau temps sur les désignations internes et externes. En tout cas, nous devons sérieusement avoir cette discussion-là. Bien entendu, nous renforcerons le fédéralisme au sein du mouvement. Nous le portons à l'extérieur. Il faut que nous l'appliquions en interne. C'est quelque chose, vous l'imaginez bien, à laquelle je suis très attachée. Et également le rôle des régions ULV. Et à ce sujet-là, un grand merci aux secrétaires régionaux qui ont porté et qui portent à bout de bras le mouvement. Nous devons, je l'ai dit, mieux représenter la diversité de la société et nous avons beaucoup à faire à ce sujet-là. Nous avons concrètement quelques engagements. Les personnes qui seront élues au BE ne pourront pas candidater aux élections pendant le mandat parce que nous estimons que nous avons de nombreux chantiers à mener, beaucoup de travail et donc nous devrons nous consacrer à cela. Nous avons également un gros travail à faire sur la formation. La formation, il existe des formations, mais nous devons bien rappeler les fondamentaux de l'écologie politique. Et également, nous avons une histoire à transmettre. Il y a parfois un manque de transmission, même à l'oral, j'allais dire dans les expériences, les victoires passées. Il y a aussi quelque chose au niveau intergénérationnel à travailler dans le mouvement. Et je pense que ça peut beaucoup aider les personnes qui se sentent mieux accueillies et mieux formées. Nous avons également, puisqu'il me reste quelques secondes, au niveau... du Congrès des efforts au niveau de la démocratie. Ce n'est pas normal de faire 200 km aller-retour pour aller voter. Donc ça, il y a quelque chose à réformer très rapidement. Sophie, la parole est à
Claire. Sur le sujet du fonctionnement interne d'Europe Ecologie, les Verts.
Oui, alors on parle beaucoup de statut, de choses. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que j'ai du mal à demander à des gens que je connais d'adhérer à ELV. Parce que je sais qu'en fait, la façon dont ils vont être accueillis, la façon dont ça va se passer dans les réunions de CPR auxquelles ils vont assister, ça ne rend pas tout à fait hommage à ce qu'est l'écologie. Et par exemple, j'ai fait une campagne des régionales où j'ai mobilisé plein de gens dans la séquence de campagne. Et après, j'ai eu du mal. à leur dire, tu peux venir sur une campagne présidentielle ou sur une campagne législative, mais j'ai du mal à leur dire, viens dans le parti, parce que quand je leur demande qu'est-ce qui leur fait peur ou qu'est-ce qui leur ferait peur ou qu'est-ce qui les limiterait, ils disent, moi, je ne veux pas de bisbilles entre les gens, je ne veux pas de tension, je ne veux pas de violence, je veux un truc positif, je veux apprendre des choses. Et en fait... Il faut se rendre à l'évidence, c'est plus ce que fait notre parti. On est dans un contexte de tension permanente, on a des mises sous tutelle de certaines régions, on a des invectives dans l'espace public. Ça n'est pas normal. Si on a choisi ce qui nous lie comme terme, comme titre de motion, c'est parce qu'on a envie de retrouver profondément ce qui fait de nous un collectif. Alors on a des positions, et on le voit ce soir, qui sont parfois différentes dans l'espace, mais en fait ça, ça se débat et ça se construit. Surtout, on doit nourrir ce qui fait commun. Et ça, je pense qu'aujourd'hui, ça n'est pas suffisamment fait. On a un vrai problème de compétence militante, c'est-à-dire qu'on a un turnover qui est structurel au sein du mouvement. Marine le disait, au dernier congrès, on était 4000, aujourd'hui, on est plus de 11 000. Oui, mais tous ces gens qui sont arrivés aujourd'hui, ils n'ont pas été formés, en fait. Moi, je vois des gens qui se retrouvent secrétaires régionales sans avoir aucun accompagnement pour l'être, en fait. Et du coup, qui sont perdus sur, justement, les gestions des conflits interpersonnels, sur la gestion de la structure, sur la capacité... à proposer sur comment est-ce qu'on fait une motion, à quoi ça sert une motion. Et en fait, il y a un vrai sujet de formation militante, de reprendre des savoir-faire, des savoir-faire qui soient adaptés à faire quelque chose de notre espace politique de la manière la plus positive possible, et vraiment à reproduire des idées aussi, je le dis, je pense qu'un parti qui ne produit pas d'idées produit des tensions entre les gens, parce qu'il faut avoir un adversaire en interne pour pouvoir exister en tant que collectif. Ça, c'est vraiment pas bon, quoi. Donc on a besoin de redevenir un espace qui... Aujourd'hui, on a besoin de redevenir un espace qui partage. Moi, j'étais responsable de la commission agriculture il y a des années. Et en fait, j'avais tous les référents de ces sujets-là dans la France entière, dans la mailing list. Ils n'étaient pas tous adhérents et adhérents, mais ils contribuaient. Aujourd'hui, ces gens, ils sont à la France insoumise, ils sont ailleurs, c'est plus chez nous qu'ils travaillent. Et en fait, ça, ça m'inquiète. J'espère qu'on arrivera à regarder notre mouvement pour avancer, pour arrêter avec le turnover, pour remettre de la communication non-violente dans notre mouvement, pour redécentraliser, donner des moyens à nos groupes locaux et aux petites régions. Et ça, ça demande de mutualiser, de faire de la péréquation, c'est-à-dire de donner des moyens de ceux qui ont un peu plus de sous à ceux qui en ont moins et d'accompagner vraiment toutes celles et ceux qui ont envie de s'investir pour l'écologie pour qu'eux aient envie de rester, pour qu'ils donnent à d'autres envie d'entrer et qu'on puisse devenir un mouvement bien plus large et bien plus fort qu'il n'est aujourd'hui. Merci
beaucoup Claire. Marine. Donc j'ai une breaking news. Il y a plein d'écologistes en France qui ne sont pas chez Europe Écologie Les Verts, qui n'ont pas la passion statut, qui n'ont peut-être jamais distribué de traque de leur vie, mais qui sont écologistes et avec qui on pourrait travailler. D'abord, partir d'un constat, c'est qu'il y a un Français sur deux aujourd'hui qui ne vote plus, qui pourrait voter, qui ne vote plus. Et donc si on ne leur parle que de stratégie électorale, l'élection, on rate déjà la moitié du sujet. Moi, je veux qu'à la fin de ce mandat, on soit un million de sympathisants dans notre nouveau mouvement de l'écologie. Un million. Quand on compte les parents et les grands-parents inquiets pour leurs enfants, celles et ceux qui sont émus par des promenades en forêt, celles et ceux qui regardent des documentaires animaliers en se disant que c'est quand même beau le vivant, celles et ceux qui sont des paysans, l'écologie qui se défend, tu le disais clair, qui sont dans des luttes locales à côté de chez eux, c'est pas normal qu'on soit 11 000 adhérents chez Europe Ecologie Les Verts. Et on peut dire tout ce qu'on veut, si on ne change pas, il n'y a pas de raison que tout d'un coup, tout le monde nous trouve fantastique et vienne cliquer sur notre site pour nous rejoindre. Donc oui, il faut envoyer un signal d'humidité. d'écoute et de détermination pour leur montrer qu'on a compris ce qu'on ne faisait pas bien et leur offrir un espace où ils puissent venir nous expliquer comment on fait mieux ensemble. Pas juste les adhérents dans les groupes locaux ELV, évidemment qu'on va le faire, mais le peuple de l'écologie, celui dont Bruno Latour nous dit que cette classe écologique est majoritaire dans ce pays, potentiellement, mais elle n'est pas consciente d'elle-même, pas structurée, pas organisée, et c'est ça notre travail. Si on n'arrive pas à faire ça, c'est quelque part notre dernière chance, alors on n'y arrivera jamais et alors on n'aura servi à rien. On vous propose... des états généraux de l'écologie, dès le mois de janvier, partout sur le territoire, de manière décentralisée, avec aussi peut-être des questionnaires nationaux, par exemple, pour que tous nos électeurs d'un jour ou de toujours puissent venir nous dire pourquoi ils ont voté pour nous à ce moment-là, pourquoi peut-être ils n'ont pas refait les fois d'après, qu'ils nous interpellent. qu'ils aient cet espace-là pour nous dire ce qu'on pourrait faire bien mieux, ce qu'ils attendent de nous et qu'on construise ce nouveau mouvement de l'écologie à partir de ces constats. Je pense qu'il faut qu'on se fasse accompagner. On a travaillé à la suite ce plan-là avec Léonore Monconduit, qui est la maire de Poitiers, qui, il y a à peine 30 ans, a gagné cette ville en faisant de la démocratie participative, en écoutant et qui la gouverne comme ça aussi. Sûrement peut-être des personnes de l'extérieur qui puissent nous aider, des tiers de confiance dans ce processus et qu'on refonde notre parti avant l'été 2023. Chère Géraldine, je te rassure, tout ça sera... discuter collectivement, et si ça doit être en septembre, ce sera en septembre. Pour le nom, c'est pareil. Moi, je considère, j'habite dans une ville où quand j'appelle la mairie pour réserver une salle, on me dit, c'est la dame de l'écologie des verts. Notre nom ? Pour plein de gens, on comprend chaque mot, mais on voit bien qu'il y avait Europe Écologie, Les Verts, qu'on a collé les deux, et les gens nous disent, c'est bon, on a compris, vous étiez Europe Écologie, Les Verts, passez à la suite, quoi. Et je pense que les écologistes, c'est une bonne idée, je ne l'ai pas déposé à l'INPI, je pense que ça a été déposé au moment de la primaire écologiste Géraldine, mais voilà, je pense que ce serait plus simple pour tout le monde, plus accessible, et qu'ensuite on puisse faire des règles compréhensibles par tous les militants, du fédéralisme qu'on doit réinventer, du réarmement doctrinal, c'est la seule chose qu'on veut réarmer chez Les Verts, du lien avec la société civile. bien sûr, du lien avec nos élus, du service après-vente et avant-vente militants, qu'on les aide vraiment quand ils sont en difficulté et pas que juridiquement, et puis surtout de la communication non violente pour que les gens viennent mais que les gens restent. Merci Marine.
Alors la parole est à Hélène avec son micro.
Alors, refondation, rénovation, rassemblement, en fait, c'était dans la feuille de route déjà du mandat précédent. On ne l'a pas fait parce que ce mandat, ça ne nous a pas échappé, a été égrené tous les six mois d'élection ou de préparation d'élection qui faisait qu'on n'avait pas l'espace-temps parce que cette démarche, il fallait la faire correctement et que c'est le moment et on va le faire en 2023. tranquillement et avec beaucoup de sérieux, à partir d'états généraux, puisque c'est un point que nous avons en commun avec Marine, de mettre en place des états généraux. Tout à fait comme elle a décrit, c'est-à-dire qui d'abord interroge le parti dans l'ensemble de ses membres, dans ses groupes locaux, que les régions fassent des écrits synthétiques ou pas d'ailleurs de ce que les groupes locaux pourront avoir exprimé comme attente. Ensuite, il y a un travail de synthèse avec des experts sur l'ensemble qui aura été remonté pour qu'on ait une convention nationale d'abord de prise de connaissance de ces attentes, puis une deuxième convention de... conclusive de ce qui pourrait être envisagé comme mouvement. Et ensuite, on aura évidemment un congrès de refondation, un congrès extraordinaire qui pourra aller bien au-delà du périmètre que nous connaissons aujourd'hui. Puisque dans ce processus des états généraux, nous inviterons évidemment tous les écologistes non cartés ou même encartés dans d'autres partis qui souhaiteraient participer à la fondation de ce nouveau parti de l'écologie politique. Ça, c'est donc un acquis et on va avoir le temps de le faire. Enfin, on est nombreux à l'attendre. Quelques points de vigilance qu'on pourrait avoir en tête. D'abord, les groupes locaux. C'est là que les gens vivent leur investissement militant. Et donc, d'une part, ces groupes locaux doivent fonctionner de manière très ouverte. Ils le font en général, mais pas toujours. Et on a peut-être besoin de reconnaître un statut de sympathisant pour ceux qui hésitent à adhérer, mais qui agissent. Parce qu'en fait, les groupes locaux vivront d'autant mieux qu'ils sont dans l'action. Et c'est peut-être là aussi qu'on doit faire un effort dans l'organisation du parti pour que les groupes locaux bénéficient des moyens pour agir. Ensuite, les gens, quand ils adhèrent, tout le monde l'a dit, ce n'est pas nouveau, il y a un travail à faire sur l'accueil. L'accueil, il doit être bienveillant. On doit prendre soin des gens qui arrivent. On doit peut-être les parrainer pour qu'ils aient une personne référente. Et enfin, on doit mettre en place des formations, un système de formation. Jérémy Crépel, qui est là, a mis en route déjà un processus de formation pour un centre de militants. Tout ça doit être poursuivi et élargi. Enfin, il faut évidemment respecter les règles. respecter les minorités dans le parti, engager une logique de collégialité, décider ensemble et puis partager les responsabilités pour les jeunes, pour les personnes des territoires qui sont insuffisamment représentées.
A toutes et merci Hélène pour cette dernière intervention.
Merci vraiment à toutes pour la qualité de vos réponses à nos questions. Et maintenant, ça va être l'heure de conclure chacune. Donc vous avez deux minutes par candidate pour conclure. Et on commence cette fois-ci par la motion F, Rébellion Construction, avec Géraldine Boyer. Deux minutes.
ton est mis, nous sommes pour notre part des rebelles. L'écologie ou la mort, les amis, revisitons les fondements de René Dumont, sa radicalité politique comme son pacifisme. Après la COP27, nous nous accorderons toutes et tous ici pour dire qu'à l'heure où les conflits géopolitiques en Ukraine, mais aussi en Corée ou en Asie, s'intensifie et la crise économique mondiale pointe. Il faut maintenir à tout prix les enjeux climatiques au niveau national, mais nous sommes, le monde est sur une poudrière. Alors, rébellion construction. Rébellion contre la langue de bois, rébellion pour le pouvoir des militants, rébellion pour l'éthique, rébellion contre la normalisation des discours et des pratiques à EELV, rébellion contre les positions fades et molles. Parlons de ralentir, du droit à la paresse, du partage du travail, de la retraite à 60 ans, de la légalisation du cannabis. de la sécurité sociale alimentaire, du droit de vote des résidents étrangers, parlons de liberté, de paix, de désarmement, parlons de l'art et de la culture qui s'essouffle, s'institutionnalise ou crève, parlons de post-croissance et d'accompagner l'effondrement, parlons d'entraide. Parlons du droit de mourir dans la dignité, qui est un sujet très grave, qui me tient personnellement beaucoup à cœur, sur lequel il est grand temps qu'Europe Ecologie Les Verts se penche. Merci. À Rébellion Construction, nous pratiquons en notre sein la démocratie directe. C'est ce que nous appelons faire de la politique autrement. Nous sommes ce que nous disons. Alors bienvenue au pays des idées. Et ça rime avec convivialité.
Merci Géraldine. C'est maintenant motion A, printemps écolo. Sophie Bussière de conclure en deux minutes.
Face au statu quo libéral et au péril fasciste, le seul projet politique d'avenir, c'est le projet écologiste. Nous avons donc la responsabilité de refonder notre mouvement, notre parti pour être à la hauteur des enjeux du moment. Notre parti doit être de nouveau audible. Nous devons faire attention à la parole collective, à notre unité. Nous sommes membres d'un parti, il ne faut pas l'oublier. Nous devons renforcer notre crédibilité, nous emparer de tous les sujets pour être en responsabilité partout, à tous les échelons. Il faut que notre parti devienne un outil efficace au service de notre projet. Nous avons donc un choix très important, primordial lors de ce congrès. Soit la continuité au risque de reproduire les mêmes erreurs et que le parti ne grandisse pas, soit... Faire que le parti soit au sein d'un cartel des gauches, avec les limites et les contradictions que cela emporte au risque de la dilution de notre projet et de la disparition de l'écologie politique, ou alors un renouvellement des personnes, des habitudes, pour enfin pouvoir nous dépasser, nous ouvrir, porter ce magnifique projet de l'écologie politique. Vous avez donc le choix, au sein de l'hiver politique, vous pouvez faire fleurir le printemps écolo. Nous comptons sur votre mobilisation le 26 novembre prochain.
Merci Sophie. Et donc maintenant c'est à la motion B, ce qui nous lie territoire en transition. Claire Desmars, c'est à toi pour deux minutes.
Oui, merci pour quelques mots de conclusion. On ne va pas se cacher que... Il y a une liste qui est très en avance dans la séquence et qu'on connaît peut-être même déjà le nom de la future secrétaire nationale ici. Mais je pense que c'est important pour les militantes et les militants qui vont voter lors de ce congrès, qui choisissent de quelle couleur ils ont envie de teinter notre force politique. Comment est-ce qu'ils envisagent les trois années qui viennent de la meilleure manière possible ? Et quels sont les angles à la fois stratégiques et de fond qui les animent le plus fort au cœur ? Et c'est l'essence. de ce premier tour qu'on aura dans les régions et des débats qu'on aura dans les régions en fin de semaine. Quoi qu'il arrive, personne ne gagnera seul. Je pense que c'est aussi très important de se rappeler et de rappeler ce qui fait commun entre nous aujourd'hui et de le préserver, de le soigner dans les jours qui viennent et dans les semaines qui viennent parce qu'il nous faudra trouver d'ici au 10 décembre une manière de faire ensemble le mieux possible. mener à bien le projet que les militantes et les militants auront souhaité qu'on mette en œuvre. Si vous voulez que les territoires soient justement représentés dans cette nouvelle séquence de trois ans, si vous voulez qu'on y parle d'une forme d'écologie qui s'assume, qui ne justifie ni de pouvoir porter une cravate, ni de pouvoir porter un drapeau en manif, mais qui est capable de revenir à ses fondamentaux fédéraux, à ses fondamentaux d'alternatives profondes de société. qui assume de parler de la décroissance je vous invite à rejoindre ceux qui nous lient à voter pour nous dans cette séquence mais aussi à rejoindre la dynamique qu'on a envie de créer sur cette question des territoires parce que parce que ça ne sera pas que pendant la séquence congrès dans les trois ans qui viennent le mettre en oeuvre on s'y engage dans la séquence des trois ans qui viennent et donc on vous invite à le faire tous ensemble tous et toutes ensemble merci beaucoup
Merci Claire. Et donc maintenant c'est Motion C, la suite, refondons-nous pour une écologie populaire, fédératrice et victorieuse. Marine Tendulé, c'est à toi pour deux minutes.
Tout d'abord, je suis ravie d'avoir boycotté la Coupe du Monde avec vous. C'était une manière très sympathique de le faire. Je voulais aussi vous remercier parce que je trouve qu'on mène un débat de congrès depuis des semaines dans les régions, etc. Très respectueux. Alors peut-être que c'est parce que nous sommes six femmes. C'est parce que c'est quand même bien un congrès de femmes aussi. Je suis extrêmement fière que la prochaine secrétaire nationale de ce mouvement soit une femme. Je suis extrêmement fière qu'elle compte parmi les six d'entre nous. Et pour connaître chacune des cinq autres candidates, d'avoir eu l'occasion de travailler avec chacune d'entre vous, je sais qu'on n'aura aucune difficulté. à travailler ensemble parce que ce sera un vrai défi après l'idée simple de fédérer et de se mettre au travail ensemble parce que oui, on a du travail. On a du travail, on a dit beaucoup de choses ambitieuses ce soir. D'ailleurs, il n'y a pas tant de différence que ça, très lourde entre nous sur l'ambition qu'on fisse à ce mouvement. Et ça tombe bien parce que du coup, on sera d'accord. Quand on devrait le faire, on mène un congrès à un moment de l'histoire qui est très dur, qui peut être déprimant, qui peut être un peu source d'éco-anxiété, parce que, je vous l'ai dit tout à l'heure, on est en tournant, on doit choisir collectivement entre le vivant et la mort. Nous, on sait ce qu'on a choisi, mais ce n'est pas le cas de tout le monde dans cette société. On a des combats assez durs à mener. Pour qu'on y arrive, il y a quelque chose qui est très importante pour moi, et c'est comme ça, je pense, que j'ai tenu aussi, outre la solidarité du mouvement, c'est le plaisir de militer. Ça veut dire que, quand vous avez des ennemis comme moi, j'ai Arina Beaumont, en fait, le Parti écologiste... c'est la famille. C'est là où on doit s'aider, on doit se parler bien, on doit travailler ensemble. Et on a parlé ces dernières semaines beaucoup de VSS, de notre cellule, etc. C'est important en fait. qu'on soit protégé quand on est dans ce parti. Mais en fait, protéger des violences sexuelles, du harcèlement, ça ne suffit pas. Il faut qu'on soit un parti bienveillant, inclusif, où les jeunes, où les femmes, où les personnes issues de la diversité, où les personnes issues des classes et des territoires populaires s'épanouissent. C'est ça notre défi et ce sera ça notre travail. Je voulais finir par vous donner rendez-vous demain soir, parce qu'on organise une soirée de la suite à 20h sur les réseaux sociaux. Vous aurez tout sur lasuite-elv.fr. C'est aussi là que vous pouvez nous rejoindre. Mais donc cette soirée s'appelle On vous dévoile tout sur la suite. Si vous voulez savoir ce que ça veut dire, il faudra vous connecter. Demain à 20h, il y aura 45 intervenants. Des interventions courtes, sinon ce sera une nocturne. Et ça sera chouette.
Merci Marine. Et donc maintenant, c'est le tour de la motion D. L'Arche pour l'écologie populaire au pouvoir. Hélène Ardiste, à toi pour conclure en deux minutes.
s'est terminé a montré la capacité des gouvernements à mettre le système à bas pour tenir les engagements des accords de Paris. Par ailleurs, l'écologie politique a grandi. Heureusement, elle est un point de bascule. Un point de bascule de lanceur d'alerte. Nous sommes à nos débuts, nous pouvons incarner l'écologie des solutions. Il est temps. À l'Arche, nous pensons que nous devons être une écologie ouverte, grande ouverte à la société, accueillante, sans crainte, et nous nourrir des apports des autres. Nous devons être une écologie actrice de toutes les luttes sociales, sociétales. environnementale et de solidarité internationale. Nous devons être une écologie stratège, une écologie stratège qui sait construire des alliances gagnantes des majorités dans les institutions. Pour l'Arche, pour l'écologie populaire au pouvoir, nous proposons d'être une force de rassemblement, rassemblement des écologistes, rassemblement des classes populaires et des classes moyennes, rassemblement des écologistes et des gauches. Nous voulons être une force de résistance, À chaque écrasement de la nature, à chaque domination, à chaque oppression, à chaque injustice, nous devons nous lever et lutter. L'Arche est là pour rassembler et pour résister.
enfin, pour conclure, la motion E, la terre, nos luttes, transmission, écoféminisme, rassemblement, radicalité, émancipation. Mélissa Camara, c'est à toi.
qui se joue pour les trois années à venir, c'est la ligne politique de ce parti, comment on peut proposer une véritable rupture face au système capitaliste, face aux prédations. Ce qui se joue, c'est notre capacité à catalyser aussi, à ouvrir ce parti, à le massifier, à rassembler à gauche. Ce qui se joue, c'est notre capacité à représenter enfin la société, comment on ouvre sur les territoires ruraux, sur les quartiers populaires, sur les milieux ouvriers. Nous proposons une nouvelle histoire de l'écologie politique. Il ne faut pas seulement incarner, mais faire avec, par, pour tous les territoires. Devenons le parti des oubliés, des invisibles, des laissés pour compte, de ceux qui ont besoin de l'écologie au quotidien, mais qui sont aujourd'hui laissés sur le bord de la route. Devenons l'espoir à gauche. Devenons l'espoir d'une aventure collective et d'un renouveau de la politique. Déplaçons le débat politique face à l'extrême droite, n'ayons pas peur de mener la bataille culturelle. Samedi, vous avez le choix. Vous avez le choix entre une forme de continuité ou un renouvellement des pratiques et des personnes. Vous avez le choix entre une ligne politique incertaine et une ligne politique plutôt claire. celle d'un parti qui donne beaucoup de place à l'interne ou qui veut ouvrir, ouvrir les portes et les fenêtres à la société, à l'ensemble des Françaises, des Français et de tous ceux qui vivent dans ce pays. Ensemble, nous pouvons construire la société d'émancipation que nous appelons nos voeux. Et je vais faire un appel aussi. Demain, vous pourrez poser toutes vos questions aux candidates et aux candidats au BE de notre motion. On fait un webinaire. Vous pouvez retrouver les informations sur la Terre, nos luttes. Et votez E comme écologie, écoféminisme, éthique, émancipation. La motion E.
Merci beaucoup à nos six candidates de s'être prêtés au jeu de ce débat. Merci à celles et ceux qui nous ont regardés ce soir, à celles et ceux qui nous regarderont pendant la nuit en replay et tous les jours qui suivent jusqu'à ce premier tour le 26 novembre. Vous allez pouvoir retrouver aussi les représentants des différentes listes qui se sont présentées ce soir, vos représentants et représentantes, lors de vos congrès fédéraux. L'adresse de votre congrès fédéral, elle se retrouve sur le site internet Europe Écologie Les Verts. Vous allez sur elv.fr rubric congrès 2022 et vous allez retrouver l'adresse. Vous pouvez aller voter le 26 novembre. Je voulais remercier encore une fois l'ensemble de l'équipe qui a permis l'organisation de ce débat. voulais remercier également Jérémy Crépel d'avoir co-animé ce débat avec moi. Merci à toi
Léa.
On refait ça dans trois ans, avec un autre plateau, ou pas. En tout cas, rendez-vous le 26 novembre pour voter. A très bientôt. Merci,
au revoir.
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