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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
que je monte sur scène parce que demain je me marie. 'épouse un milliardaire. Je suis contente. Est-ce que quelqu'un parmi vous gagne plus de 10 millions d'euros par an ? Encore une salle de pauvres. C'est pas grave, on est pauvres, on est pauvres, mais on est heureux. Alors, un milliardaire, j'explique, parce que pour les pauvres, les sommes peuvent paraître un peu floues. Un milliardaire, c'est quelqu'un qui a 999 millions. 1. Il y en a seulement 2668 dans le monde, c'est rien. Ce seraient des animaux, ce seraient une espèce protégée. C'est pour ça qu'on n'a pas le droit de les tuer pour leur fourrure et d'en faire des sushis. En France, on a 43 milliardaires. Les trois premiers, c'est Arnaud, Pinault et Françoise Bettencourt, celles qui possèdent l'Oréal. Elle, elle a 74 milliards. Entre nous, c'est même pas elle qui les fabrique les crèmes. Arnaud, il est troisième. Bettencourt, elle est quatorzième. Et François Pinault, il est soixante-cinquième. Sur sept milliards d'êtres humains. C'est pour ça que je voulais épouser un milliardaire, pour pouvoir dire bonjour, Audrey Vernot, enchantée, je suis comédienne. Et trente-troisième. Sur sept milliards. Je ne comprends pas pourquoi les jeunes filles fantasment sur les chanteurs et les acteurs, elles n'ont rien à la tête ou quoi ? La nuit dernière, j'ai rêvé que je sortais avec Jude Law. La loose ? Bon, est-ce qu'il y a des gens dans la salle qui pensent que millionnaire c'est riche ? Ok, vous êtes vraiment pauvre. Alors, on va faire un petit point, millionnaire c'est pas riche. Même multimillionnaire c'est pas riche. Un type qui a 300 millions, on se dit il est riche. Erreur. Il lui manque encore 700 millions pour être le plus pauvre des plus pauvres des milliardaires. Il ne le sera jamais. Pour vous donner un ordre d'idée, pour compter jusqu'à 1 million, il faut 11 jours. Pour compter jusqu'à 1 milliard, il faut 31 ans. Ça n'a rien à voir. À partir de ce soir, je veux que millionnaire dans vos têtes, ça rime avec prolétaire. Bon alors je vais vous expliquer un petit peu le concept de la soirée des super profits. Il s'agit d'élire le pic sous d'or, c'est-à-dire le PDG, le milliardaire qui grâce à la pandémie, à la crise, à l'explosion du prix de l'énergie a réussi à faire les plus beaux profits. Ce soir il va y avoir des travailleurs, des députés, des prolétaires qui vont venir vous parler de leur PDG ou de leur milliardaire. Et ce sera à vous de voter pour votre préféré. Alors pour voter c'est très simple, il faudra juste crier, taper dans vos mains, applaudir très très fort. Et il y a un huissier de justice, parce que nous la justice on y tient vraiment, qui va mesurer ça avec un petit appareil. Et à la fin, nous allons élire le pic sous d'or. Merci. Dans nos États, il y a une hiérarchie. Et pour que ça fonctionne, qu'on accepte d'être gouverné, il y a tout un paquet de lois, une police, des prisons. Alors je ne sais pas si vous savez, mais on a une chance sur mille d'aller en prison. Parce que nos lois, elles sont tellement compliquées, personne ne peut les comprendre, même Sarkozy. Et pourtant, il est avocat. Mais heureusement, il y a des députés qui votent des lois. Et moi, personnellement, les lois, je ne les comprends pas. Je ne sais pas si vous connaissez le premier article du Code civil. Vous ne le connaissez pas, je vais le dire à Darmanin. Nul n'est censé ignorer la loi. Pour présenter le premier profiteur, le premier pic sous potentiel, je vous demande d'accueillir François Ruffin.
Bonsoir. Bonsoir à vous. Mes premiers mots seront évidemment des mots de remerciements. Vous savez, quand on a la chance de venir parler en public comme ça, qu'il y a une sono, qu'il y a de la déco, que la salle a été réservée, qu'il y a eu de la com sur les réseaux sociaux, ça ne s'est pas fait par la grâce de la Providence ou par la main invisible du marché. Ça s'est fait parce qu'il y a des tas de petites mains qui s'y sont mises. Donc je voudrais qu'on remercie Louise, Emmanuel, Jalal, Robin, Justin, Raphaël, Loïc, Sylvain, les Fakiriennes, l'équipe du SNJ chez IT autour d'Emmanuel, grâce à qui on a la salle. Le théâtre d'hébergerie de Noisy-le-Sec pour le prêt du matos et de l'éclairage. La fanfare, les plaies mobiles. Et un grand merci à Audrey Vernon qui vient animer et mettre de l'humour dans cette soirée. Je vais commencer par une mauvaise nouvelle. La star de la soirée nous a lâchés. Oui, Adrien Cornet, de la CGT Total, nous a été piqué ce soir par Patrick Pouyanné. Il a été réguitionné pour des négociations avec Total. Et il faut le dénoncer de notre camarade Adrien Cornet, il a préféré aller avec l'argent de Total qu'avec nous et les gens ce soir. On peut le saluer, on peut s'en déluer la bagarre de tous les camarades de chez Total. La bagarre qui mène pour tous les travailleurs du pays, pour tous les Français. De toute façon, l'homme qu'il avait choisi, Patrick Pouyanné, était déjà déclaré hors compétition, prix spécial du jury, parce que c'était franchement trop facile de gagner avec lui ce soir. Je vais quand même m'en charger et le charger. Total, vous le savez, était au courant. des nuisances, des effets, de l'impact sur la planète depuis 1971, et ils n'ont rien fait, rien, pendant plus de 40 ans. Ils ont vécu dans le déni, jusque même d'un déni qui se poursuit, puisque Patrick Pouyanné nous dit, le débat sur le réchauffement climatique est trop manichéen, trop faussé. Et comme si ce n'était pas par lui d'abord que le débat était faussé. Alors je l'avais interpellé en commission des affaires économiques, notamment sur le projet d'oléoduc en Ouganda. Il m'avait rassuré. Il m'avait dit qu'il était très attaché à l'environnement. La preuve, c'est qu'il avait passé ses vacances au Rwanda pour voir des gorilles. C'est vrai, parce que les gens croient des fois que je déconne. Aujourd'hui, Patrick Pouyanné est le visage de l'obscénité dans notre pays. Quelle obscénité ! 10 milliards d'euros de profits en 6 mois pour total, plus 52% pour le PDG, 2 milliards, on demande d'être précis, 2,6 milliards versés en dividendes de manière expresse aux actionnaires, et ça met 10 jours, 15 jours à commencer à négocier avec les salariés. C'est-à-dire, j'y suis allé aujourd'hui, je suis allé à Gonfroville-Lorchy à la raffinerie, j'ai discuté avec des gars, ils étaient tous soucieux de me montrer leur fiche de paye sur leur téléphone portable pour me prouver qu'ils étaient à 2000 euros, 2300 euros, 2400 euros, et me racontant comment ils aspiraient de la merde, excusez-moi, mais c'est comme ça qu'ils le disent, toute l'année. Et surtout, j'ai eu aussi une pompiste qui a marqué Total là. Il y a le drapeau Total à l'extérieur. Elle s'élève à 4h30 du matin pour aller à 6h ouvrir la station Total pour nettoyer l'extérieur, nettoyer l'intérieur, nettoyer la toilette, faire la mise en rayon, accueillir les clients. Tout ça pour 1317 euros par mois. Elle n'est pas chez Total, elle est franchisée de Total, même si tout est Total à l'intérieur. Ça veut dire quoi pour elle depuis un an ? Ça veut dire que comme elle n'arrive plus à joindre les deux bouts, elle a trouvé un deuxième boulot dans d'autres stations-service. Elle y a passé tout sa mois d'août à raison de 55 heures par semaine. Et là, elle continue de CDD en CDD en plus de ses 35 heures dans une station Total. Ça veut dire que la prime Covid, alors que comme les raffineurs de chez Total, elle a bossé pendant toute la période Covid, pour elle, ça a été zéro euro. Elle n'a même pas eu les chèques cadeaux de chez Total. Et évidemment, nous, notre combat, ça veut dire quoi comme conséquence pour elle ? Ça veut dire que les sorties, ça n'existe plus, les restos, ça n'existe plus. Mais même, évidemment, sur la bouffe, elle se restreint de manière très concrète. Elle a acheté deux packs de lait quand elle est au supermarché. Elle a trois enfants, elle n'en achète plus qu'un. Et les enfants sont passés des Kellogg's au pain au petit déjeuner le matin. Un sondage paru la semaine dernière pour le secours populaire qui me paraît vraiment très éclairant. Aujourd'hui, dans notre pays, c'est 25% des Français qui se restreignent sur leur assiette. Moi, et chez les travailleurs, chez les conducteurs de cars scolaires, chez les assistantes maternelles, maintenant on me parle de repas sautés. Auparavant, ça n'était qu'exceptionnel et c'est comme si c'était quelque chose qui se banalisait, qui était entré dans l'ordre des choses, que un quart de notre population se restreigne sur son assiette. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est le gavage pour les uns et le rationnement pour les autres. Voilà l'époque d'obscénité dans laquelle nous vivons. Pour qui on est là ? Pour qui on est là ce soir ? On est là ce soir pour les invisibles du bas. On est là pour Hayat, accompagnante d'enfants en situation de handicap à 804 euros par mois. On est là pour Annie, auxiliaire de vie sociale à 843 euros. On est là pour Jeannette à l'Assemblée nationale qui fait le ménage tous les matins. On est là pour les ouvriers de l'industrie agroalimentaire, pour les travailleurs du bâtiment, pour les conducteurs de cars. On est là pour cet invisible du bas. Mais on a un souci. Politique pour nous, c'est que c'est devenu difficile de montrer les invisibles du haut. Il y a deux invisibles dans notre pays. Leurs jets, leurs yachts, leurs résidences sont souvent inaccessibles. On n'arrive à les voir que par un trou de serrure. C'est un souci politique. Dans mon coin à Flixcourt, dans le temps du textile, quand les ouvriers sortaient de l'usine, ils avaient autour d'eux, tandis qu'ils regagnaient leurs taudis, les châteaux des Frères Saints. Et les manifs se terminaient devant les châteaux et de temps en temps, il y en avait un qui cramait. Mais même quand ils allaient au cimetière, ils voyaient les tombes des frères saints qui étaient des chapelles, pendant qu'eux étaient enterrés à même le sol. Quand ils allaient à l'église, ils voyaient dans la chapelle des frères saints avec les petits sièges, vous avez, molletonnés, rouges, pendant qu'eux s'asseyaient sur des sièges en paille. C'est-à-dire que tous les jours, il y avait dans leur regard la division entre le capital et le travail. Et ils voyaient où allait leur argent, où allait leur salaire, où allait leur sueur. Et le souci politique qu'on a aujourd'hui, c'est que ça ne se voit plus massivement pour les gens. Donc nous avons ce devoir, d'où cette soirée. Vous savez, Dominique Seu, il fait son travail tous les matins. Et bien tous les matins, nous devons trouver le chemin pour montrer et répéter ça. Et proposer ce grand... clivage dans la société française, cette grande fracture, qu'elle ne cesse de se voir, elle est grosse comme une vache au milieu du couloir, mais il faudrait qu'on s'y habitue, qu'on passe par-dessous, par les côtés, qu'on fasse comme si elle n'existait pas. Nous avons le devoir politique pour que les gens soient avec nous, nous avons le devoir politique par des chiffres, par des statistiques, par des images, par des récits, tous les jours, de donner à voir aussi ces invisibles du haut, et c'est le but politique de la soirée, nous devons le marteler tout le temps, partout. sur tous les tons, y compris de manière enjouée. On a le droit à la joie et on entraîne aussi les gens par le rire. Vous savez, j'ai gagné ma campagne, je peux le faire ce soir avec vous. Est-ce que vous voulez bien faire ? Un, deux, trois. 10 000 euros pour Jeff Bezos, le patron d'Amazon, qui vient de gagner en trois secondes autant d'argent que ma suppléante Ayat, accompagnante d'enfants en situation de handicap, en un an. Quand vous dites ça... Vous avez les gens avec nous. Et c'est ce que je veux qu'on comprenne ce soir. Pour moi, on est comme dans un espèce d'apéro aujourd'hui. On ouvre une bataille, on s'ouvre l'appétit. Il va y avoir une marche dimanche. C'est une marche, mais aussi c'est une marche comme on monte un escalier. Il va y avoir des grèves mardi. Mais on sait qu'on part vraisemblablement sur un marathon. Ça va être des semaines de bagarres sur les salaires et sur les retraites. Aujourd'hui, c'est l'apéro. Il s'agit de nous animer avec cette conscience que, sur tout ça, chez les Français, on ne se replie pas sur notre entre-soi. Qu'on ne croit pas que les Français sont de droite, que c'est foutu, que c'est fini. Sur tout ça, les Français sont avec nous. Sur tout ça, nous sommes la majorité. Pour relever les salaires, chez tous les Français, nous sommes la majorité. Pour rafler les super profits, chez les Français, nous sommes la majorité. Pour défendre nos retraites, chez tous les Français, nous sommes la majorité. Il faut qu'on se mette ça en tête, que la difficulté, ce n'est pas d'être la majorité, nous le sommes. C'est de réveiller cette majorité. Que cette majorité qui peut s'enferrer dans la résignation, l'indifférence, aujourd'hui on la ranime. Animer, c'est un verbe que j'aime bien, ça veut dire réveiller les âmes. Voilà le deuxoir que nous avons dans les semaines, les jours et les mois à venir, c'est réveiller les âmes, réveiller les âmes des Français, réveiller cette majorité. Je vous remercie.
Maintenant que Patrick Pouyanné est passé et qu'il a été exclu de ce prix parce que trop populaire au sein de cette assemblée, je vais accueillir la première participante dans Challenge, le magazine de Bernard Arnault. Les journalistes appellent cela l'or gris. Et les journalistes disent de ces PDG qu'ils ont su adapter au grand âge les méthodes low cost de la grande distribution. Pour nous parler des PDG des EHPAD privés, je vous demande d'accueillir Siam Toisy, qui est infirmière dans un EHPAD.
à François Ruffin de m'avoir invité et ses équipes. Je l'ai croisé à une manifestation, bien évidemment, pour soutenir les soignants. Et il a pensé à moi pour ce soir. Donc, je m'appelle Siam Toisy. Je suis infirmière, mais je suis aussi déléguée du personnel et déléguée syndicale CGT. Donc, j'ai travaillé dans un EHPAD à vue très, très, très lucratif. Ça veut dire quoi ? Que les prix des chambres varient entre 3 500 euros et 7 000 euros. Dans cet établissement extrêmement luxueux où vous trouvez de l'or dans le papier peint, où vous trouvez du marbre partout, la misère est partout. Les résidents vont mal et le personnel va très mal. Nous avons tenté avec mes collègues d'essayer de rétablir à l'intérieur de cet établissement un petit peu de... De dignité. C'est ça. C'est vraiment le mot. C'est la dignité. Alors la plupart du temps, quand on fait grève, c'est pour des considérations financières, souvent. Alors nous, quand on s'est mis sur le trottoir de notre établissement un 3 janvier 2022, c'est parce qu'on n'en pouvait plus. On n'en pouvait plus d'être utilisé comme des sous-citoyens. On n'en pouvait plus d'être traqué. On n'en pouvait plus que nos résidents n'aient pas à manger. On n'en pouvait plus de leur refuser des fruits le matin et de leur limiter. à un verre de jus d'orange alors qu'ils nous suppliaient de leur donner plus. Voilà le principe des établissements à but très lucratif de ce pays. En fait, ces établissements sont tenus par des grandes entreprises comme Orpea, qui est le numéro 1 mondial. Donc on a de la chance en France, on a un numéro 1 mondial qui fait des milliards de bénéfices avec un président qui est nouvellement installé, qui a limité son salaire à 760 000 euros par an. C'est plutôt pas mal. Un deuxième groupe qui s'appelle Corian, qui rayonne dans le monde entier avec une présidente que vous avez certainement dû voir à la télé, extrêmement méprisante, avec un salaire à 900 000 euros. C'est plutôt pas mal. Et aussi des milliards de bénéfices. Et mon établissement, qui est un établissement qui est tenu par une riche famille bourgeoise compénoise qui nous... qui considère que les soignants sont des prolétaires. Elle nous a dit en négociation, vous pouvez quand même être heureux, on vous verse un salaire. Oui, ça existe en 2022 et elle l'a dit. Et elle l'a dit devant les inspecteurs du travail, qui étaient absolument horrifiés. Donc, nous avons fait 133 jours de grève. Nous étions des femmes ordinaires, tout ce qu'il y a de plus ordinaire, des mères de famille, des jeunes femmes. Nous étions dix. Pourquoi le reste des soignants n'ont pas pu suivre, celles qui n'ont pas pu suivre pour la plupart ? sont des femmes seules, sont des femmes isolées qui doivent élever leurs enfants seules ou des femmes qui sont dans des situations de grande précarité et qui ne pouvaient pas sortir avec nous. Donc en fait, celles qui sont sorties, c'est celles qui avaient encore cette petite liberté financière. Donc nous sommes sorties à la base en pensant que nous allions sortir pour 3-4 jours et nous avons tenu 4 mois. Nous avons tiré tous les leviers possibles. Et les leviers possibles dans une démocratie, ça commence par la presse. La presse qui est venue à... nombreuses fois, nous voir, nous écouter, faire des articles, faire des reportages. Mais même là, la presse, et j'ai un collègue qui va passer tout à l'heure, parfois... Elle transmet uniquement ce qu'elle veut et elle a un prisme. Et parfois, nous sommes tombés sur des journalistes formidables et qui ont pu retraduire notre combat parce que notre combat, ce n'était pas un combat pour avoir des augmentations de salaires. Et pourtant, nous étions sur des salaires. Très bas. Vous connaissez les salaires des soignants. Nous sommes autour du SMIC. Moi, j'ai 20 ans de diplôme et je suis autour de 1900 euros et je travaille un week-end sur deux complets. Donc, vous voyez que c'est un salaire très bas. Mais ce n'était pas ça. Et c'est ce que je disais à François Ruffin quand je l'ai rencontré. Ce n'était pas pour ça qu'on est sorti dehors. On est sorti dehors parce que moi, en tant que déléguée du personnel, j'ai été mise à pied deux fois dans la même année en vue d'un licenciement. J'ai été poursuivie dans différentes... instances. Pourquoi ? Parce que j'ai dit à un résident, si vous n'avez plus de fruits, dites à votre famille de se plaindre à la direction. Donc on a considéré que c'était de la déloyauté. Une autre fois, j'ai été mise à pied parce que j'ai photocopié des documents pour le CSE et qu'il y avait un mouchard dans la photocopieuse. On en est là. Les lois Macron, les lois travail, les lois M. Khomri ont permis à nos employeurs de sentir... complètement débrité et de penser qu'ils sont capables de faire ce qu'ils veulent. Et dans le fond, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Donc aujourd'hui, parce que mon temps est bientôt passé, aujourd'hui, ce que je dénonce et ce qu'on doit tous dénoncer, parce qu'en fait, il n'y a pas de clivage politique. On va tous devenir vieux et on aura tous des seniors autour de nous. On a nos parents, on a nos arrière-grands-parents et on veut qu'ils vivent et qu'ils vivent leur dernière demeure dans des... Bonnes conditions et vous avez des soignants qui sont qui sont là pour les accompagner et qui les accompagnent avec tout leur âme, avec le peu de ce qu'on leur donne, avec le peu de matériel qu'on a pu nous donner sur le Covid. Et malgré tout, on a encore la envie. Comment ma grève s'est terminée ? Parce que c'est important. C'est le fait du roi. On a tiré les leviers de la presse. Ça n'a pas fonctionné. On a tiré les leviers politiques. La gauche, globalement, est venue nous soutenir. Bien évidemment, les gens de droite ne sont pas venus. Et pourtant, on les avait sollicités. Les députés de notre territoire ne sont pas venus. Par contre, les députés de gauche, les maires de gauche, les maires d'agglomération sont venus. Mais ça n'a rien changé. Comment les choses se sont décantées ? Comment on a pu mettre fin à cette grève ? Le président de la République a été intercepté par moi le jour où il est venu au marché de Saint-Christophe. Il voulait venir voir l'électorat de Macron entre les deux élections pour que les législatives soient plus simples pour lui. Et à ce moment-là, je l'ai intercepté. Et il a intercepté le préfet. Et c'est le préfet qui est devenu notre négociateur. Et il a permis de nous faire sortir de cette grève. Donc on n'en est pas sorti la tête haute, on en est sorti en rupture conventionnelle. Mais il fallait ça pour sortir de là. Il y a eu des enquêtes, il y a eu une enquête qui a révélé que dans cet établissement, il y avait des écarts majeurs sur la sécurité. Donc ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est dénoncer, parce que c'est de l'argent public, il faut bien comprendre, parce que les livres Le Fossoyeur sont sortis alors que nous étions encore dans la rue. Donc on est des lanceuses d'alerte, on est sortis après. Et Vistor Castaner a vraiment... a vraiment décrit tout ce fonctionnement. C'est des capitalistes qui se font de l'argent avec notre argent. C'est encore pire que les autres. Je crois que c'est ce qu'il y a de plus dégueulasse. Donc aujourd'hui, je suis là pour vous demander de voter pour moi, parce que mesdames et messieurs, je vous demande d'élire Philippe Charrier, patron
d'Orpea. Madame Boissard, Sophie, patronne de Corian, et aussi Mouss Demia, mais pas trop. Monsieur et Madame Lejeu, comme une bonne équipe de Pixels d'Euro.
Merci beaucoup. Maintenant, je vous demande d'accueillir le second candidat. Alors là, c'est un milliardaire. Alors, je ne sais pas si vous savez, mais en Afrique, il y a très, très peu de milliardaires. Les Africains, ils n'ont pas chopé le truc. Il y a seulement 20 Africains milliardaires dans tout le continent, alors qu'on en a 43 en France. Et là, je vous demande d'accueillir un candidat qui va vous parler d'un milliardaire africain. Un des hommes les plus riches d'Afrique s'appelle Vincent Bolloré. C'est un Africano-Breton. Il adore les ports, pas les animaux, les infrastructures. Il aime aussi beaucoup les trains. Dernièrement, il a acheté une ligne de chemin de fer au Cameroun. Il a trouvé les wagons en Chine. D'occasion, il avait eu un lot. Le train a déraillé 78 morts, 600 blessés. Heureusement, il a été lourdement condamné. On lui a demandé de ne pas recommencer. C'est vraiment ça que j'aime beaucoup dans le système judiciaire des milliardaires, c'est que c'est vraiment basé sur le pardon. Pour parler de son milliardaire, je vous demande d'accueillir Emmanuel Vire.
Bon, c'était pas prévu, mais en tant que secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT et co-organisateur de la soirée, évidemment, je veux faire gagner Bolloré, vous allez voir tout de suite, et je vais gagner, j'en suis sûr. d'abord... D'abord, et l'absence d'Adrien pour nous est importante ce soir. Vous avez compris qu'on est en mouvement social. C'est très compliqué pour nous en ce moment. Vous avez vu l'attitude du gouvernement à de nouveau cibler la CGT frontalement. On a des problèmes de préavis dans l'audiovisuel public, dans le service public. Il nous faut cinq jours, donc ils n'auront pas les préavis pour mardi, etc. Vous avez compris qu'il va se jouer beaucoup de choses mardi. Donc on compte sur vous mardi pour soutenir les grévistes actuels. C'est très compliqué. Mais j'en viens au plus sérieux. Alors j'ai écrit, vous allez comprendre pourquoi j'écris pas souvent, mais là j'ai écrit parce que le moment est important. Je suis ici avec vous avec beaucoup d'humilité. Car oui, Vincent Bolloré n'est ni le plus riche, ni celui qui s'est le plus engraissé. Même s'il est pas mal quand même, vous verrez plus tard. Mais il est tellement différent des autres winners dont on va vous parler ce soir. Et je le sais d'autant plus que Vincent est mon patron depuis juin 2021. quand il a mis la main sur le premier groupe de presse magazine en France qui s'appelle Prisma Média. Alors Prisma, pour savoir, c'est Capital, Femme Actuelle, Géo, dont je suis journaliste. Voici, Télé Loisirs, enfin, il y a 22 titres. Et on peut dire qu'avec Vincent, on s'est trouvé tout de suite. Quand il a été harcelé par le sénateur gauchiste David Assouline, Lors de son audition au Sénat le 19 janvier dernier, Vincent a sorti un petit post-it. Et il a rétorqué à ce Hassoulin, je crois que vous avez reçu récemment un monsieur Vir. Monsieur Vir, c'est moi. Un monsieur Vir que je ne connais pas, mais qui a l'air très... Le connaît pas, c'est un peu pudeur entre nous. Évidemment, il me connaît, Vincent. que je ne connais pas, mais qui a l'air très gentil, et qui a indiqué lui-même que je n'étais jamais intervenu dans les médias que je possède. Alors, je n'ai pas encore réussi à me faire offrir ce petit post-it, mais je ne désespère pas, car Vincent aime les petits papiers qu'il conserve. Il aime les reliques, les images de saints qui épaississent son portefeuille. Son préféré serait Antoine de Padoue. Les médailles miraculeuses, celles qu'il porte au cou, celles qu'il peut offrir à des collaborateurs en marge d'un conseil d'administration. Et cette statuette de la Vierge de Lourdes qu'il montre aux visiteurs de passage dans son bureau. Il aurait lancé, selon des journalistes du Monde, Que la religion catholique est formidable. Deux points, ouvrez les guillemets. Je pêche, je me confesse, je recommence. J'ai une petite anecdote là-dessus, toujours, je crois que c'est la Croix, notre cher confrère de la Croix qui l'a. La scène se passe en novembre 2012. Un prêtre est en pleine réflexion quant au transport à Paris de quelques eaux de la main droite de Saint Jean Bosco, lorsqu'il reçoit l'appel d'un certain Vincent Bolloré. Vincent qui rêve que les reliques fassent étape au foyer Jean Bosco. Je ne sais pas si vous connaissez le foyer Jean Bosco. C'est un ancien couvent du 16e arrondissement, racheté par Vincent Bolloré, et qui accueille maintenant près de 200 élèves dans une ambiance saine, garantie. Que dit Vincent à ce prêtre ? Ce serait formidable, un signe extraordinaire. Si cela coûte de l'argent, ce n'est pas un problème, je finance tout. Le prêtre, un peu interloqué, monsieur, c'est impossible, le parcours des reliques est millimétré. Alors, je vais être très franc, répond Vincent. J'ai vraiment beaucoup d'argent. Les reliques finiront par passer à Jean Bosco et gratuitement. Voilà, la foi de Vincent, elle est un peu enfantine. Il l'a d'ailleurs lui-même qualifiée ainsi. Mais c'est aussi une foi de charbonnier, car Vincent n'a pas eu non plus la vie facile. Après avoir grandi, c'est vrai, avec une cuillère d'argent dans la bouche, il a expérimenté la disgrâce en voyant la papeterie familiale, alors que peut-être beaucoup connaissent entre vous, moi je la connais bien parce qu'il possède OCB, une fameuse marque de papier à rouler que j'ai... Aussi beaucoup utilisé dans le passé. Voilà. Alors, en voyant la papeterie familiale frôler la banqueroute, tandis que les amis d'hier se détournaient du clan Bolloré ruiné. Mais avec son frère, Michel-Yves, il reprend l'affaire familiale. Déjà en rachetant les parts de la banque Rothschild pour un franc symbolique, mais ça, on s'en fout. Et il parvient à la redresser en quelques années, avec déjà un truc formidable, c'est que M. Bolloré, et c'était il y a 40 ans, a inventé les fameux accords compétitivité-emploi. Pour redresser la papeterie, il avait juste baissé le salaire des salariés de 30% en échange du garantie d'emploi. Il n'est pas précurseur, Vincent ? Eh ouais ! Après, je vous rappelle, sa carrière continue. Il a été un des artisans du développement de l'Afrique. Commandeur de l'ordre du mérite de Côte d'Ivoire par l'ancien président Gbagbo. Une référence. Vincent est un vrai pilier de la France-Afrique. Huile de palme, chemin de fer, porc, son œuvre est gigantesque. Alors évidemment, terni par quelques affaires sorties par toujours les mêmes aigris et grincheux, traite d'humain, accident, corruption, chantage, mais ça on ne va pas en parler. L'Afrique doit beaucoup à Vincent. Et puis, évidemment, et ça on peut en être fier, il a décidé de nous débarrasser de la clique islamo-gauchiste qui s'est vissée à Canal+, ITV, Europe 1, le JDD, Paris Match, pour enfin pouvoir rivaliser avec un service public audiovisuel d'extrême gauche. Même si, c'est vrai, et là on peut être content, même si grâce au président Macron, avec la fin de la redevance, on est tous fiers de ne plus payer ces fameux 140 ou je ne sais plus combien d'euros. Ils sont enfin, je pense, ces gauchos de Salamé, d'Omeran, Enco, ils vont être un peu mal là. Ils vont être un peu mal. Et tout cela grâce à qui ? Grâce à Vincent. Et il nous a amené qui Vincent ? Personne ne s'y attendait. Zemmour ! Ça, personne ne dit rien. Alors oui, c'est vrai, la fortune des Vincent n'est passée que de 3,2 milliards en 2012 à 9,2 milliards en 2022, soit une progression seulement de 187%. Alors, mon bien-aimé n'est pas dans le top 10, il est peut-être 12e ou 13e milliardaire. Vous l'avez compris, Vincent Bolloré, c'est autre chose. C'est un précurseur en tout. Par exemple, les procédures judiciaires intentées contre les médias, les procès Bayon, c'est aussi lui. On peut saluer la... On va voir après notre camarade Antoine Champagne, mais on peut saluer l'attitude de Patrick Drahi face à ce site torchon-reflet.fo. On a vu que c'est un tribunal de commerce qui a réglé le problème. Normalement, ce site va arrêter de nous embêter. Lui, Vincent, honnissant les journalistes médiocres auxquels il ne daigne pratiquement jamais s'adresser, il a compris que le plus efficace était encore de détenir les médias pour diffuser ses idées où la famille voisine avec la promotion du travail et de la patrie. Vincent est le symbole du célèbre évangile selon Mathieu. Il est plus facile à un chameau. de passer par le trou d'une aiguille qu'a un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. Je n'ai qu'une chose à vous demander, votez Bolloré, Picsoudor !
Alors, je ne sais pas si vous savez, mais en ce moment, il y a beaucoup de grèves, beaucoup de mouvements sociaux, de choses un petit peu compliquées. Et mon futur mari, avec la crise, il ne comprend pas trop ce qui se passe. Donc la dernière fois, il m'a dit, dis-moi ma chérie, viens ici. C'est la crise, tu résones encore comme une pauvre, tu peux peut-être m'aider. Je ne sais pas ce qui se passe, c'est mon rôle. Les gens ne consomment plus rien. Ils préfèrent occuper des raffineries plutôt que de bosser pour rembourser. Dis-moi ce que tu Alors, comment vous avez fait votre compte ? mondiale possède 60% des richesses. Ça, c'est vous. Vous êtes plus riche que toute la population de l'Afrique. Bravo. Ah oui, à un tel niveau de concentration des richesses, on atteint le point de destruction du capitalisme. Vous avez fait buger le truc. Ah bah oui, à part vous, tout le monde est pauvre. C'est comme si dans une cour d'école, tu gagnes toutes les billes, plus personne ne joue avec toi. Bah, c'est exactement ce qui se passe. C'était les pauvres qui travaillaient, qui consommaient, qui payaient des impôts. Vous les avez tous mis au chômage, vous leur avez piqué leur argent. Je sais que c'est du vol légal, moi, j'adore. Mais là, il n'y a plus rien à voler. Si, pour que ça reparte, il y a bien une solution, mais ça ne va pas se plaire. Il faudrait faire moins de marge et mieux payer les gens. Les gens. Mais si tu vois un rond pour la tête, deux bras, deux jambes, c'est ça, des trucs dont la DRH s'occupe. Mon futur mari, parfois, il faut tout lui expliquer. Afin de vous parler des trucs dont la DRH s'occupe, je vais vous demander d'accueillir Nawel Dombrowski qui va vous lire un texte de Léonard Vincent qui s'appelle « Éloge de la grève ».
En soutien aux grévistes, éloge de la grève. Oui, vraiment, la grève nous dépasse, puisqu'elle vit depuis toujours tapie dans nos rêves. Image folle parmi les images de la folie, elle est transportée de génération en génération par la colère et par la joie. Par elle, nous montrons que nous ne sommes pas une multitude, mais un nombre, et que ce nombre pourrait, à l'instant, s'il le décidait, tout suspendre, tout chavirer d'un seul coup. Ils ont de la chance, les managers de la République. Les gens ordinaires n'ont pas encore ressenti l'intérêt de faire la grève et d'en savourer les fruits. Pourtant, il y aurait de quoi s'offrir de belles journées, il y aurait de quoi s'offrir à soi-même une belle émotion, libératrice, gentiment subversive, brève et forte. Faire la grève, ce serait, disons-le comme ça, une grande, une belle petite joie, j'en suis sûre, ne serait-ce que d'un petit point de vue personnel au ras du quotidien. Alors, pensons au matin d'hiver dans les grandes villes, au métro bondé, aux odeurs de cheveux, de déodorants, à l'étouffoir des petites angoisses, de la lassitude résignée des salariés qui ne sont rien, d'après ce qu'en dit le manager des Français. Coincé entre les épaules et les soupirs des inconnus, on se prend à rêver. Et si aujourd'hui, on ne se laissait pas faire ? Et si on n'avait pas à subir les mille servitudes du travail aujourd'hui ? Oui, on se prend à rêver et on repense, alors avec un peu d'anxiété peut-être, mais aussi avec une jubilation secrète, à nos journées d'école buissonnières. Il y a des jours comme ça, des jours où la farandole des imposteurs à la télévision, à la radio, au bureau, sur le chantier, exaspère plus que de raison. Des jours où on nous en demande trop, ou en tout cas plus que ce qu'on est en mesure de donner. Et d'un seul coup, c'est étrange, n'est-ce pas ? Le refus, la ruse, le demi-tour nous appelle et nous disent « là, vraiment, non ». Hier d'accord, demain je ne dis pas, mais aujourd'hui non. Alors parfois ce n'est pas de notre faute, un enfant est malade, la salle de bain du voisin fuit à travers le plafond, la neige encombre les routes, la grippe nous saute à la gorge. Alors on reste à la maison. secrètement libérés, secrètement rebellés contre les agendas partagés, les réunions hebdomadaires, les problèmes en suspens, les directions des ressources humaines, les premiers de cordée. La grève, au fond, il faudrait l'essayer pour voir. Allez savoir si perdre un jour de salaire, peut-être même plusieurs, n'en vaudrait pas la peine. Ne serait-ce que pour voir la tête de ceux qui trouvent ça fou ou bien irresponsable. Payé pour voir, comme un coup de poker dérisoire et drôle. Je me prends à songer à la puissance qu'aurait dans mon beau pays malade, une grève générale, faisant s'affaler en une journée tout l'ordre dominant, le gelant soudain, le faisant baisser d'un ton, le contraignant à l'immobilisme absolu, silencieux, fulminant, dans l'incompréhension générale, la stupéfaction et l'anxiété. Quel panache ! « Mais que veulent-ils ? » se répéterait-on alors partout, sur les plateaux de télévision, dans les cabinets, dans les salles de réunion du président. Enfin, la question serait posée et une réponse serait attendue. Quelle belle fiction ce serait ! Quel beau roman d'un jour ! J'en suis sûre. Quelle que soit la réaction du patron, des collègues, des confrères, au moins, avouons-le, nous souririons. Notre journée, notre semaine peut-être, et pourquoi pas notre mois d'école buissonnière aurait eu le mérite de tout chambouler en silence, de faire peur sans un geste de violence. Et imaginons alors Que nous ne soyons pas seuls à nous lever le matin, à nous rendre au travail, et plutôt que de mentir pour nous tirer d'affaires, à clamer haut et fort qu'aujourd'hui, on répondra non à tous les ordres et que la loi nous protège. Oui, vraiment, ils ont de la chance, les managers de la République.
...
De temps en temps, en tant que femme de milliardaire, parfois je culpabilise, je me dis les pauvres, les pauvres. Mais comme dit mon futur mari, les riches et les pauvres, c'est comme la chaîne alimentaire. Le plancton est mangé par le poisson qui est mangé par le pêcheur. Ça ne te choque pas quand c'est les animaux ? Eh bien là, c'est pareil. Le plancton, c'est les très très pauvres, le poisson, c'est les travailleurs et le pêcheur, c'est nous. Voilà, comme dit mon futur mari et Emmanuel Macron, il faut prendre l'argent là où il est, chez les pauvres. Ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres. Alors, pour vous parler d'un super pêcheur, je vous demande d'accueillir la députée européenne Leila Chavi.
Je vous rassure, ce sac, je ne l'ai pas volé à un livreur, il m'appartient. C'est un cadeau, c'était mon anniversaire il y a quelques jours, et on m'a offert un sac Uber Eats. Il y a des gens, quand ils ont 40 ans, on va leur offrir un sac Louis Vuitton, et bien moi, mes potes, à moi, ils m'offrent un sac Uber Eats. Il faut que je change de pote, je sais. Et alors Uber, vous avez déjà entendu parler d'Uber ? Bon. Est-ce que vous connaissez le nom du patron d'Uber ? Ah ouais, là vous faites moins les malins là. Personne sait comment il s'appelle ici. Ouais mais toi tu triches. C'est vrai qu'il faut avouer qu'on dirait que ce mec, il a pris exprès un nom pour passer incognito. Pour pas se faire emmerder. Parce que ce nom, il est super galère à prononcer. Il s'appelle Dara Kroskovshaï. C'est encore pire quand on l'appelle. K-H-O-R-S-R-O-W-S-H-A-I. Kroskovshaï. Je vous dis, avec un peu d'entraînement, ça passe. Dara Kroskovshaï. C'est le nom du patron d'Uber. Et des super profits, Dara Kroskovshaï, il en a accumulé beaucoup ces derniers temps. En 2021, il a gagné plus de 20 millions d'euros et quand on rapporte ça à l'heure, ça fait 3000 euros de l'heure. Dara, il a trouvé un moyen de ne pas payer ses impôts alors même que Uber, c'est 8 milliards de dollars de chiffre d'affaires par trimestre, pas par an. Et vous savez sur qui il le fait, sur le dos de qui il fait ses super profits. Il le fait sur le dos de tous ces gens qui portent ce sac-là, mais pour qui ce n'est pas un cadeau d'anniversaire, mais c'est l'outil de travail au quotidien et que vous voyez dans les rues galérer pour livrer des sushis, pour livrer des pizzas qu'ils vantent, qu'ils pleuvent ou qu'ils neigent. Et ces livreurs-là, ils ne gagnent pas 3 000 euros par heure. La course, elle est à 2,70 euros. Je ne sais pas si tu te souviens, François, quand on était allé à Bordeaux. On avait vu ces livreurs qui faisaient la queue devant les restos du cœur, en attendant que leur téléphone sonne pour avoir une course. Donc des gens qui livrent de la nourriture, mais qui n'ont pas de quoi se nourrir eux-mêmes. Et alors, Dara Kroskofchahi, le patron d'Uber, il nous dit, ces gens-là qui portent des sacs comme ça avec mon logo, les chauffeurs Uber, moi, je ne suis pas leur patron. Je ne suis pas leur patron, ce n'est pas mes employés. Alors là, tout le truc, le code du travail, les règles de sécurité, tout ça, je n'en ai rien à faire. Dara Cross-Croft-Chahi, il veut des gens qui bossent pour lui, sous ses ordres, mais il n'a pas trop envie de s'embêter avec le droit du travail, les indemnités pour accidents du travail, les cotisations sociales, les obligations d'un employeur, tout ça, tout ça. Alors il s'est dit, eh bien tiens, on va faire croire que ces travailleurs sont des indépendants. Mais il avait quand même envie de leur donner des ordres, de les sanctionner, de les contrôler. Donc il a eu une idée. Il a dit, le lien de subordination, je vais le déguiser en algorithme. Il n'y a pas de patron. Tu te fais te virer, ce n'est pas la faute de ton patron, c'est l'algorithme. Ce n'est pas l'algorithme qui décide. Tu n'as pas livré assez vite, on te donne les courses les plus pourries, ce n'est pas le patron qui a décidé, c'est l'algorithme. Genre le code informatique, il s'est écrit tout seul, comme ça, par l'opération du Saint-Esprit. Oui, oui, oui, oui, Dara, tu nous prends vraiment pour des jambons. Alors forcément, toute cette histoire, ça a bien plu à Emmanuel Macron. Macron, il s'est dit, waouh, il y a des gens, ils ont réussi à contourner le droit du travail à une échelle de masse sans que ce soit illégal. Mais en fait, il faut trop qu'on fasse ça partout, pas juste pour la livraison de sushis. Et Dara Kroskov-Chahi, il est malin, il a financé la campagne de Macron pour en faire son meilleur lobbyiste. Vous en avez certainement entendu parler dans les Uber Files il y a quelques mois. Et franchement, pour les avoir vus à Bruxelles, il faut voir la manière dont les lobbyistes regardent Macron. Moi, ça m'a fait penser, je ne sais pas si vous vous rappelez de cette émission, le bachelor, le gentleman célibataire. Vraiment. Vous voyez les lobbyistes, ils sont plus à fond que les prétendantes les plus à fond vis-à-vis du bachelor. En plus, il faut dire que Macron a un petit côté bachelor. Non, vous ne trouvez pas gentleman célibataire. Mais ils sont là avec leurs yeux qui brillent, en train de se trémousser sur leur fauteuil quand ils parlent de Macron. Macron, c'est assez dingue. Et à Bruxelles, il y a quelques mois, Dara Kroskhoff-Chahi, le patron du Baird, on l'a mis mal. Il n'était pas bien. Au Parlement européen, on a obtenu une victoire. On a réussi à arracher une proposition de directive de la part de la Commission européenne qui fait que si elle est adoptée, quand elle sera adoptée, 4 millions de travailleurs en Europe auront droit au même droit qu'à n'importe quel salarié, au droit du travail, etc. C'est sympa d'applaudir. C'est sympa d'applaudir. Après, il faut dire qu'on n'a pas encore gagné. La bataille, elle n'est pas encore gagnée. Et là, ils sont vraiment, vraiment, vraiment à fond énervés, les lobbyistes. Alors, on les entend tous les jours nous expliquer que si on les force à respecter le droit du travail, eh bien, on va tous finir par crever la dalle parce qu'il n'y aura plus personne pour nous livrer des sushis, des pizzas. Oui, oui, oui, ils nous font un chantage à l'estomac. Alors Dara Khosrowshahi, il mérite le pic sous d'or. S'il vous plaît, donnez-le lui. Parce que c'est peut-être la dernière fois qu'il peut candidater à ce prix. Avant-hier aux USA, avant-hier aux Etats-Unis, la valeur d'Uber, elle a perdu en quelques heures 10%. Vous savez pourquoi ? Parce que Biden a annoncé qu'Uber allait devoir appliquer la loi. on leur annonce qu'ils vont devoir respecter la loi, et bien leur valeur, leur action, perd 10%. Ça sent la panique chez Hubert, et on le comprend, Dara Kroshoff-Chahi, il a des raisons de paniquer, ce monsieur. Parce que quand on vole dans les caisses de l'État, quand on casse le droit du travail, quand on ne respecte pas la loi, où est-ce qu'on va ? On va en prison. Et dans cet endroit qui s'appelle la prison, On se fait livrer, pas des pizzas, mais des... Voilà, donc ce sac c'est aussi super pratique pour amener des oranges à Dara Crosscroft-Chailly. Alors
pour toutes ces raisons, mesdames et messieurs, je vous demande de faire beaucoup de bruit pour élire Dara Crosscroft-Chailly, le patron du baird, comme pique-soudreur de cette soirée. Faites du bruit !
Dara, super, il touche 25% par course, il fait exactement le métier que je voulais faire. Rien. Alors, le candidat suivant, je l'adore parce qu'il est marseillais, je suis marseillaise aussi. Son objectif, c'est de faire partir des portes containers à moitié vide vers la Chine pour les ramener plein et remplir les linéaires de supermarchés. C'est une citation, c'est un bel objectif de vie. En deux ans de pandémie, sa fortune est passée de 7 milliards à 41 milliards. Elle s'est accrue de 34 milliards, ce qui est l'équivalent de la fortune de Nutella, à titre de comparaison. Voilà, et donc pour vous parler de lui, c'est Gilles Raveau, qui est professeur d'économie, qui va vous parler de CMACGM.
Bonsoir à tous, on a lancé un peu ennui avec des losers donc on va quand même parler de quelqu'un un peu sérieux. Rodolphe Saadé, vous le connaissez pas mais lui il vous connaît. Parce que grâce à qui vous allez pouvoir acheter des merdouilles en plastique à Noël pour vos enfants, faits par des enfants ? Grâce à Rodolphe. Parce que ça va aller sur ces petits bateaux. Et donc Rodolphe est effectivement le PDG de cette compagnie dont vous n'avez jamais entendu parler, la CMA CGM, qui veut dire, noter, prière de noter, la compagnie maritime d'affrêtement et la compagnie générale maritime. On est dans les bateaux. On nous mène en bateau. Petite blague. Et donc, l'année dernière, l'année dernière, quelle est l'entreprise française qui a fait le plus de profit ? C'est celle de Rodolphe. C'est pas Total. Il a battu Total. Moi, je pense que quand même, applaudissez pas tout de suite. Gardez-en un peu pour tout à l'heure, parce que je suis venu pour gagner. Moi, ce soir, je suis venu pour gagner. Donc attention, on ne rigole plus. En plus, Rodolphe, c'est un mec hyper sympa. D'abord, il est écolo. Il a créé la coalition pour l'énergie avec le soutien de vous, monsieur le président de la République. Une jolie coalition pour rendre, évidemment, le commerce maritime durable. Et il s'est mis avec des petites entreprises de l'économie sociale et solidaire. Airbus, Carrefour, Total et Michelin. Le gars écolo, qu'est-ce que vous voulez de plus ? Et justement, pour le féliciter d'avoir fait des profits complètement dingues l'année dernière, qu'est-ce que vous avez fait, monsieur le président ? Vous lui avez remis l'ordre national du mérite. Rodolphe est officier de l'ordre national du mérite. Donc Rodolphe, c'est quand même un des meilleurs fils, un des meilleurs enfants de la République, en plus d'être écologiste. Et tenez-vous bien, c'est un héritier de la CGT. De la CGT, messieurs, dames. Eh oui, la Compagnie Générale Transatlantique, fondée en 1855, c'était le nom de son entreprise. Et la Compagnie Générale Transatlantique, c'est celle qui a bâti le France. Vous savez, les vieux. Vous raconterez à vos enfants, Michel Sardou. Ne m'appelez plus France et tout ça. La CGT. Écolo, CGT, Horde National du Mérite. Mais la raison pour laquelle vous allez faire gagner Rodolphe ce soir, c'est que le cœur de Rodolphe y saigne. Eh oui, mais si. Et pourquoi ? Parce qu'il voulait recruter Jean-Baptiste. Jean-Baptiste Djébari, vous vous rappelez ? Le TikToker qui croyait qu'il était ministre des Transports, qui voulait nous faire des trains hydrogènes, qui faisait des vidéos toutes plus débiles que les autres. Jean-Baptiste, il a perdu son travail. Et vous êtes des gens de gauche. Vous aimez le social. Vous n'allez pas laisser Jean-Baptiste dans la misère. Et Jean-Baptiste, il voulait bosser pour Rodolphe. Et qu'est-ce qu'elle a dit, la haute autorité pour la transparence de la vie publique ? Elle a dit non. Elle a dit non. Et donc voilà, Rodolphe, il a son petit cœur qui saigne. Et en plus, Rodolphe, son entreprise du moins, elle a payé 370 millions d'euros d'impôts l'année dernière. Et vous ? Et vous là, vous tous, vous avez payé combien vous ? Combien vous avez payé d'impôts ? C'est ridicule. Non, c'est grâce à qui les services publics ? C'est grâce à Rodolphe. Donc je pense que l'affaire est pliée. On y va. Un tonnerre d'applaudissements pour Rodolphe Saadé qui, j'en suis sûr, va avoir le pic sous l'or ce soir.
Moi, je ne sais même pas ce que c'est. Je ne comprends absolument rien. Grosso modo, je crois que c'est des gens qui achètent des actions pour les vendre. Voilà, c'est un truc que fait Warren Buffett aussi. Et pour vous parler de ça, c'est Aurélie Trouvé, l'ancienne présidente d'Attac et députée française.
Ça fonctionne ? Je vous préviens, je suis venue pour gagner. Vous vous souvenez sans doute que le CAC 40 a versé en 2021 51 milliards de dividendes. Vous en souvenez ou vous n'en souvenez pas ? Je vous propose de décerner le pique sous d'or au premier bénéficiaire de ces dividendes. C'est qui ? BlackRock ! Alors, on se remet dans le contexte. Voilà, vous allez, c'est samedi, vous allez faire vos courses. Avant de partir, vous faites le plan chez Total et chez Total, Blackrock s'enrichit. Si en chemin, vous prenez une autoroute Vinci, Blackrock encaisse aussi. Autoroute sur laquelle vous roulez avec vos pneus Michelin, qui versera des dividendes à... Blackrock ! Eh bien oui ! Suivez donc après au centre commercial Westfield, par exemple, où Blackrock reçoit sa part des loyers. Et là, vous faites vos emplettes et vous irez peut-être chez Carrefour. Vous achèterez des produits Danone et vous paierez sûrement avec votre carte bancaire de la BNP ou de la Société Générale. Et devinez qui est au capital de Carrefour, de Danone, de la BNP et de la Société Générale ? Oui, oui, oui, c'est...
!
Voilà ! Alors quoi que vous fassiez, vous payez... bien oui, c'est du pur génie. Pour ainsi dire, en fait, BlackRock, c'est comme une gigantesque tirelire remplie de votre argent. Un peu comme l'État, sauf que vous ne votez pas pour savoir ce qu'ils feront du Grisby. C'est l'impôt sans la démocratie. Franchement, il fallait y penser quand même. Mais BlackRock... Ce n'est pas seulement des gros sous, c'est aussi de bons amis. Parce que pour devenir le premier super profiteur de France, il ne suffit pas d'avoir des parts dans toutes les grandes entreprises. Non, non, non, il faut aussi en avoir quelques-unes au gouvernement. Et là, c'est à se demander si BlackRock n'est pas l'actionnaire majoritaire du gouvernement. Parce que dès 2017, vous vous souvenez, l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, C'était Tapis Rouge, petit four à l'Elysée pour Larry Fink. C'est qui Larry Fink ? Le PDG de... Et en 2019, attention, alors là, légion d'honneur pour Jean-François Cyréli, patron de la filiale française, quand même, quand on aime, on ne compte pas. Mais ces menus honneurs sont la moindre des choses, quand on sait toutes les bonnes idées qu'a donné BlackRock, tous ces messieurs qui murmurent à l'oreille de nos dividendes, coupez dans les dépenses publiques, baissez les impôts des entreprises, faites la retraite par capitalisation. D'ailleurs, faites comme BlackRock, surtout, ne dites plus. casse du service public dite opportunité de marché. Autant de conseils tout à fait intéressés d'ailleurs qui venant d'un gestionnaire d'actifs dont les deux tiers du portefeuille sont liés à des plans d'épargne retraite. Et alors, quand on parle d'épargne-retraite, faire le choix de BlackRock, mesdames et messieurs, pour le pic sous d'or, c'est aussi faire le choix de l'avenir. Parce que les retraites publiques en France, savez-vous, c'est plus de 300 milliards d'euros par an sur lesquels BlackRock s'apprête à mettre la main. Si, évidemment, la réforme de Macron n'est pas stoppée à l'Assemblée et dans la rue et dans cette maudite marche à 14h, place de la Nation ! Attention, là, je suis BlackRock, je vais vous dire de surtout pas aller à la marche à 14h, place de la Nation. Alors, mesdames et messieurs, pour son entreprise tentaculaire sur le CAC 40, pour ses profits fabuleux réalisés malgré la pandémie et la guerre, malgré la crise ou plutôt grâce à elle, pour l'amour de notre gouvernement qui a déjà fait son choix, voté.
On sent que vraiment, c'est son temps. Alors, maintenant, je vais vous demander absolument de tous couper vos téléphones portables et de ne pas répéter ce que vous allez voir ici. Parce que le prochain Picsoudor a interdit à la personne qui va venir parler de lui de parler de lui. Il risque sa vie en venant ici. Il risque... Des millions de dommages et intérêts, alors ne faites pas de bruit pour Antoine Champagne.
merci. Et bien comme il a été dit, en fait je ne sais même pas si j'ai le droit de vous parler, puisqu'il y a quelques jours le tribunal de commerce de Nanterre... a pris une décision qui m'interdit et interdit à tous les gens de mon journal d'écrire quoi que ce soit la personne dont je vais quand même vous parler ce soir. Je suis là. Je vais essayer d'enlever ça parce que je suis trop grand. Je suis là pour défendre une personne ce soir pour que vous lui donniez un prix qui est ce pic sous d'or. J'ai confiance. Je sais que vous allez voter pour lui même s'il est un petit peu moins célèbre que les autres. Pourquoi ? Parce que si vous votez pour lui et que vous lui attribuez ce pic sous d'or, je vous garantis que j'irai en personne chez lui à Zermatt en Suisse dans son chalet numéro 7. Pour lui donner ce prix en main propre. Et ça... Ça, ce sera rigolo parce qu'on fera des images. Alors, je suis venu vous parler de Patrick Drahi. Alors d'abord, qui suis-je ? D'où est-ce que je vous parle ? Je suis donc Antoine Champagne, je suis le rédacteur en chef d'un journal sur internet qui s'appelle Reflet.info. On est généralement plus connus pour avoir révélé des histoires de vente d'un système avant Snowden, d'un système qui permettait de mettre sur écoute tout un pays, d'intercepter tous les flux internet, toutes les conversations. On est champions du monde, on est des grands vendeurs de vin, des exportateurs de vin, on est très forts. Mais on exporte aussi cette technologie-là, c'est nous qui l'avons inventée, le DPI. On a vendu à Kadhafi. Un système qui lui a permis d'intercepter les communications de ses opposants. Alors c'est pour ça qu'on est connus, mais aujourd'hui je viens de vous parler de Patrick Drahi. Pourquoi ? Parce qu'il s'est trouvé qu'au mois d'août, un groupe de pirates a publié sur internet des documents qu'ils avaient volés au groupe Altice. Altice, c'est le groupe de Patrick Drahi. Et ils ont publié... beaucoup, beaucoup de documents sur Internet. Nous, on regarde ça de très près, ce que font ces gens-là, ça s'appelle des ransomware, ce sont des logiciels qui piègent les entreprises, bref. On regarde ça de près, et quand on a regardé le contenu, on a été très étonné. Pourquoi ? Parce que ça s'est tombé exactement au moment où, d'un côté, tous les plateaux de télé interminables, creux, notamment de BFM TV qui fait partie du groupe Altice, passer en boucle des réflexions sur les super milliardaires doivent-ils arrêter de voler dans leur jet privé parce que c'est mauvais pour la planète ? Et puis juste après, le président de la République, Emmanuel Macron, est venu à la télé pour nous expliquer que c'était la fin de l'abondance. Alors je ne sais pas quelle est votre abondance à vous. Mais en tout cas, quand on a vu les documents d'Altis, dans ces documents, il y avait bien sûr les documents qui concernent le groupe Altis en tant que tel, mais aussi les deux family office de la famille Drahi. Vous ne savez pas ce que c'est qu'un family office. Un family office, c'est une entreprise qui est montée par un milliardaire pour gérer ses propres investissements en son nom propre. C'est là où ça va commencer à devenir intéressant. En fait, on a vu ce qu'était l'abondance, la vraie, pour un milliardaire de la trempe de Patrick Drahi. Et ce n'est pas du tout la même que la vôtre. Vous, on vous demande d'arrêter d'être dans l'abondance, mais lui, ça va continuer indéfiniment pour lui, ses enfants, etc. Alors je vais vous donner quelques exemples, comme ça. pour que vous compreniez mieux ce que c'est que l'abondance chez Patrick Drahi. Par exemple, il décide qu'au sommet d'un gratte-ciel de New York, au 66ème étage, l'appartement qui fait 1000 ou 2000 m², je ne me souviens même plus, est très sympa, il y a une vue vraiment très cool sur Central Park, et donc on va l'acheter. Alors comment on l'achète ? C'est un peu compliqué. Alors on fait plein d'entreprises qui détiennent des entreprises, qui détiennent des entreprises, etc. Certaines sont au Delaware, enfin bon. Et via ces entreprises, en fait, ces deux garçons, il a deux garçons et deux filles, ces deux garçons vont acheter l'appartement. C'est rien, c'est 54 millions de dollars. Bon, on fait quelques donations comme ça. Donc un des enfants, par exemple, va avoir sur un an 900 millions d'euros de donations. Hors succession. 900 millions d'euros. Juste en donation. Mais ça veut dire que ces 900 millions appartiennent à Patrick Drahi. Alors la société Altice appartient à Patrick Drahi. Mais la société Altice c'est quoi ? C'est un groupe qui repose sur 50 milliards de dettes. Alors pour que vous compreniez bien comment ça marche, je vais reprendre deux secondes Wikipédia parce que tout seul j'y arriverai pas. Bon Patrick, il a fait fortune en France, c'est un homme qui est parti de rien, c'est pour ça que vraiment franchement ce pic sous d'or, ce serait sympa de lui donner parce qu'il a un parcours, il est vraiment parti de rien. Il a fait fortune en France, puis à l'étranger grâce à une technique particulière de gestion d'investissement avec effet de levier appelé LBO. Je sais ce que c'est qu'un LBO, mais consistant à s'endetter pour acheter une entreprise cible, puis la restructurer pour en majorer ses profits. et rembourser les emprunts contractés par forte ponction sur la trésorerie de la dite entreprise. Dès 2003, il mise tout sur le secteur du câble et détient vite 99% des réseaux câblés de France. Bref, c'est un homme qui part de rien et qui arrive à beaucoup. Donc je vous ai parlé d'un petit appartement, 54 millions de dollars. Alors sa fille trouve que c'est sympa, donc elle crée des sociétés elle aussi. Et elle achète, mais au 25ème étage, c'est plus bas, la vue est beaucoup moins intéressante, puis c'est plus petit. Donc ça n'est que 25 millions de dollars, là aussi on va faire des donations. C'est pas grand chose, en fait, par exemple, quand Patrick... Alors, vous avez d'autres concurrents, quelque part, ils sont sympas, ils achètent de l'art. Et après, ils font des fondations. Et puis après, ils accrochent cet art pour que vous, vous puissiez aller voir ces beaux tableaux. Il y en a un vers le jardin d'acclimatation, par là-bas, au bois de Boulogne. Enfin bon, ceux-là, ils sont sympas. Le mien, il est un petit peu moins sympa, mon Patrick, parce que quand il achète de l'art, il l'achète avec son argent à lui. Et pour lui, il ne l'accroche pas. Si, il l'accroche. Il l'envoie dans ses maisons. Il a plein de maisons un peu partout dans le monde. Et quand il en achète de l'art, c'est pour pratiquement un milliard de dollars. Un milliard de dollars en toile de mètre et en table plaquée or. Ces chiffres, en fait, on ne peut pas comprendre. On n'a pas d'échelle, en fait, pour comprendre. Quand il trouve qu'il y a un endroit sympathique avec des plages vraiment charmantes, dans une île-État dont vous n'avez probablement jamais entendu parler, qui s'appelle Saint-Je-ne-sais-plus-quoi, Saint-Patrick-Enevis, un truc comme ça. C'est une toute petite île des Caraïbes. Il se dit que là il y a un truc à faire et donc il s'achète une maison. Alors il s'achète en fait une propriété, il développe sa maison pour 30 millions de dollars et il a la plus grande propriété de l'île. Alors très vite il devient un bienfaiteur de l'île. Qui est par ailleurs un État... C'est pas un paradis fiscal, mais c'est pas loin quand même. Et donc, il va par exemple offrir à ce pays, pendant la crise du Covid, le système qui permet de faire les tests PCR parce qu'ils n'arrivent pas à l'acheter. Je ne sais pas si c'est trop cher ou parce qu'ils n'arrivent pas à trouver le bon vendeur. Enfin bref, ils payent. Pour lui, c'est rien. Ces 70 000 dollars, c'est... Le prix d'un paquet de clopes, enfin même pas d'ailleurs. Peut-être un ticket de métro. Et donc il est vite vu comme un bienfaiteur. Et puis tout d'un coup on se rend compte, nous, quand on regarde les documents, qu'il a un projet sur l'île. Il veut rallonger la piste de l'aéroport qui est trop petite. On s'est demandé pourquoi, on a regardé et puis on s'est rendu compte que ces avions... Un Falcon 7X et puis un bombardier 7500, il ne peut pas ni atterrir ni décoller sur cette piste d'aéroport. Donc c'est un peu emmerdant en fait finalement. Ce n'est pas compliqué, il suffit d'allonger la piste. Je reviens au pic Soudor et puis je vais m'arrêter là. Quand il fait cet investissement, c'est un malin mon Patrick. Il en tire un petit profit quand même. Il va voir l'état. Ce petit état. Et il leur dit, écoutez, votre piste, elle est trop petite. On ne peut pas faire venir des gros avions privés avec des gens avec beaucoup d'argent qui pourraient profiter à l'île. Donc on va rallonger la piste. Et ça, je vais le faire moi en investissant peut-être 20 millions de dollars. Mais pas vraiment pour rien quand même. Donc on va faire un petit truc entre nous comme ça. où pendant un certain nombre d'années, c'est moi qui gère l'aéroport et c'est moi qui engrange les bénéfices de l'aéroport. Vous, rien du tout. Vous, vous payez le personnel. Vous payez un certain nombre de choses. Donc on va le mettre dans une liste. Et puis, je suis quand même un mec vraiment sympa, mon investissement, vous allez payer un taux d'intérêt dessus. C'est-à-dire que vous allez me rembourser mon investissement. Et quand il sera remboursé, vous me donnerez 2% en plus. Et in fine, ce qui va être vraiment sympa, c'est que vous allez m'accorder 10 ans d'exemption fiscale sur tous mes investissements sur l'île et toutes mes importations. C'est-à-dire que quand je vais allonger la piste, pas de TVA, rien du tout. Et on revient à l'histoire de l'art. Quand je vais importer des tableaux ou des œuvres d'art dans ma maison à Nevis, je ne vais pas payer des droits de douane. Ce sera exempté. Ça, on le marque bien dans le document. Au début, ils oublient le gouvernement. Puis on leur dit non mais hé, on a bien dit que c'est important pour Patrick. Les œuvres d'art, il faut qu'elles puissent entrer pour être accrochées dans la villa. Et il ne faut pas qu'il y ait de taxes parce que Patrick, son obsession dans tous les documents qu'on a vus, c'est toujours... de payer le moins de taxes possible. Pourquoi ? Parce que les taxes, après, à quoi elles servent ? Les impôts, à quoi ça sert ? À redistribuer. Et ça, Patrick, je crois qu'il ne veut pas, en fait. Vraiment pas. Donc voilà, je vous demande, s'il vous plaît, de voter pour Patrick et de me permettre de lui amener, la semaine prochaine, par exemple, ce trophée. Merci !
mais quand on épouse un milliardaire ou un pic sous d'or, il y a une chose très importante qui est apprendre à parler jet. Par exemple, on ne prend pas l'avion à Roissy ou à Orly. Ça, ça fait plouc. On prend l'avion au Bourget, pas à Beauvais. Et puis on dit, mon chéri, t'as pas vu les clés du Falcon ? Il faut que j'aille faire une course. Tant que j'y suis, tu ne voudrais pas qu'on change d'avion ? Je n'aime pas en avoir un de l'année dernière, j'ai l'impression de voler dans une vieille robe. Je viens de voir le dernier modèle de chez Bombardier, il est trop mignon, on dirait un porte-clés. 60 mètres carrés, tout en cuir. Et tu savais que c'est le seul jet capable de faire le tour de la Terre avec une seule escale ? C'est génial pour aller chercher les enfants à l'école. Quand je pense que le kérosène des avions n'est toujours pas taxé alors que le diesel des pauvres l'est, franchement, je n'ai qu'un conseil à vous donner, les pauvres. Roulez en jet ! Pour parler d'un grand amateur de jet privé, j'appelle Gabriel Masolini, des Amis de la Terre.
Ça va les gauchistes ? Je n'ai pas entendu. Ça va les gauchistes ? Un peu plus de bruit là, il faut faire du bruit. Ça fait plaisir d'être là. Je suis la caution écolo de ce soir. Vous n'y attendez pas. C'est comme ça. Je vais vous parler d'un personnage assez particulier que j'aime beaucoup, que j'affectionne, qui s'appelle Bernard Arnault. Vous connaissez Bernard ? On l'aime ! Bernard ! Bernard, Bernard Arnault, l'homme qui pèse 148 milliards d'euros pour 54 kilos de poids corporel. C'est le plus grand ratio de milliards par kilo de connard qu'on connaisse. Franchement, rien que pour ça, ça vaut le coup de voter pour lui. Un record vivant le mec. Et ce soir, je ne suis pas là pour vous parler de ces milliards que vous connaissez. Je suis là pour vous parler... de son poids en carbone. Oui, je suis la caution écolo. Parce que oui, à la grande surprise de quelques éditorialistes, il y a quelque temps, on a réalisé que non seulement plus on est riche, et moins on partage, mais en plus, plus on est riche, et plus on pollue. Pardon, excusez-moi. On pollue très fort quand on est très riche. Et si de l'argent de Bernard, il en ruisselle pas une seule goutte sur vos fronts, ces émissions, mes amis, Ces émissions carbone ruissellent allègrement sur vous pendant que nous parlons. Vous les sentez là, les émissions carbone ? Chemtrail. Mais alors comment pour l'utile, notre cher ami Bibi ? Voyons ça de près. Un couple de gauchistes, tout à fait extraordinaire par ailleurs, que je salue, a mis en place une page Instagram en pour style Big Brother stalinien, bien évidemment, pour espionner les déplacements du jet privé de notre héros et nous faire un certain nombre de révélations. Alors, oui. Bibi, comme je l'appelle. adore son jet, comme tous les milliardaires qui se respectent, mais il a une particularité. Bernard Arnault, c'est un très, très, très, très mania. Ça ne veut rien dire, ce que je viens de dire. C'est une très, très, très grande fortune, mais c'est aussi de très, très, très petits trajets en jet privé. Des trajets courts, efficaces, et surtout des trajets vraiment très polluants. Bernard et son jet, c'est un peu comme si vous aviez une Ferrari et que vous l'utilisiez uniquement pour aller chercher la baguette à la boulangerie. Ce que vous faites toutes et tous, n'est-ce pas ? Bernard, lui, le fait vraiment. Bernard, il a un grand remplacé, en gros, le train par le jet privé. Et donc là, je vais me faire un malin plaisir de vous mentionner son top 5 des parcours les plus courts de Bernard Arnault. Vous voulez l'entendre ou pas, le top 5 ? Vous êtes prêts ? Vous me faites des... Vous êtes prêts ? Au numéro 5 ! Paris-Milan, 850 km en 1h20. Olé ! Merci beaucoup. Je vais la faire à l'envers. Je vais faire le kilométrage et l'horaire et la destination. Vous êtes prêts ? 875 km en 1 heure et 4 minutes à la place numéro 4, Paris-Nice. Voilà, on s'est compris la famille. Vous êtes prêts pour le numéro 3 ? 775 km en 1h02, à la place numéro 3, Paris-Marseille. Elle est pas mal celle-là. À la place numéro 2, avec 479 km et 49 minutes de trajet, à la place numéro 2, Paris-Londres. C'est la place numéro 1. C'est le plus beau trajet que vous avez jamais fait. Londres-Ouest. Londres-Est.
En 17 minutes. 17 minutes. Applaudissements pour Bernard, s'il vous plaît. 17 minutes. 17 minutes.
17 minutes, c'est à peu près le temps qu'il me faut pour sortir la jambe du lit le matin. Mais non, lui, il a déjà fait le tour de la City, il est vraiment trop fort, Bibi, je l'aime. Bon, il a fait aussi Paris-Paris, mais ça, c'est parce qu'il y avait des grèves, il fallait trouver une autre station au service, donc c'est comme ça. Et oui, les amis, vous avez galéré pour trouver un train Paris-Marseille sans y passer un tiers de votre salaire cet été ? Oui ou non ? Tout le monde ne veut pas Marseille, mais vous avez quand même galéré pour trouver un train. Ça va, ok. Bernard, il s'en bat les steaks. Avec son Paris-Nice, en jet, il émet 3 tonnes de CO2, soit près de 1000 fois plus de gaz d'effet de serre que le même trajet que vous faites en train, avec votre train écolo tout pourri, bien évidemment, en Ouigo, parce que vous n'avez pas de fric et il n'y a pas à manger sur les Ouigo. Je passe un petit message à l'SNCF. Et c'est un million de fois de plus d'émissions que le même trajet en char à voile. Bien évidemment, un outil que tout le monde connaît, sachant que les seules émissions du char à voile, c'est la production du char à voile lui-même, à moins que vous produisez du gaz en faisant du char à voile, parce que vous êtes un petit peu ballonné, je peux le comprendre. Mais c'est ça être végétarien. Je suis le seul végétarien, c'est ça ? Super. Bon, ça va le chauffage à 19 degrés ? Ça va le chauffage à 19 degrés ? Yes ! Bibi, il trinque à votre santé du haut de ses 167 tonnes de CO2, rien qu'en mai 2022. C'est environ ce que vous consommez en 17 ans. Alors, pour pas qu'on ne l'embatte pas trop, depuis qu'on a révélé son ruissellement climatique, Bernard a renoncé à son jet. C'est triste, non ? Moi, je suis un peu triste quand même, parce que j'aime bien le regarder sur Instagram. Et vous me direz, c'est pour se déplacer en train. Bande de gueux, bien évidemment que pas. Pour en louer, il a renoncé à son jet, bien évidemment, mais ce qu'il va faire, c'est qu'il va louer un jet auprès d'une compagnie privée pour que tout ça soit bien caché, parce qu'il a un peu le sens de la pudeur, notre cher Bibi, voilà. Mais vous inquiétez pas. Il a de quoi vous russeller à la tronche. C écrit ou pas ? Non, c'est pas écrit. Symphonie. C'est beau, non ? Symphonie. C'est tranquille, ça émet pas de CO2. Symphonie est équipée. Tenez-vous bien. d'un terrain de golf, mais aussi d'une piste de danse. Parce que Bernard va danser sur son yacht. Voilà, c'est comme ça. D'après les chercheurs, il émettrait environ 16 000 tonnes de CO2 par an, donc la moitié des émissions de Bernard Arnault sur une seule année. Donc le jet à côté, c'est peanuts. Ça va le tri des déchets ? Je ne veux pas vous dégoûter. Je suis mauvais comme écolo du quotidien. Mon écologie du quotidien, c'est un peu la cata. Je ne suis pas vraiment végétarien. Les légumes de la map, je ne termine pas vraiment. Ils pourrissent dans le frigo en général. J'ai acheté des pompes adidas. Et en plus, je garde tous les emballages plastiques des restos japonais. Parce qu'en ce moment, j'ai un petit projet. J'aimerais construire en plastique. Un petit jet privé comme Bernard Arnault. Allez, bisous. Et pour toutes ces raisons, je vous invite fortement à voter pour notre ami Bernard Arnault.
Alors maintenant, vous avez les deux derniers candidats. Et pour le prochain candidat, je vous demande d'accueillir celle pour qui je me suis inscrite sur les listes électorales. Oui, je l'ai fait pour elle parce qu'à l'époque, elle était porte-parole de Oxfam. Et c'est grâce à elle que j'avais tous les chiffres de qui étaient les mecs à Pêchaud. Donc quand elle s'est présentée comme députée européenne, évidemment je me suis inscrite sur les listes électorales, donc je vous demande d'accueillir Manon Aubry.
est tombée d'amour pour celui que je vais vous présenter. C'est ton préféré. Alors, j'ai l'impression que je vais partir avec un petit terrain d'avance. Cette coupe, elle va être pour nous. Celui dont je vais vous parler aujourd'hui, alors normalement, j'avais un magnifique bout de carton. Je l'ai oublié. Vous reconnaissez ? Amazon, bien sûr. Alors, au premier abord, Amazon, c'est plutôt sympathique, si je le mets dans le bon sens. C'est celui-là. C'est un sourire. Je ne sais pas si vous avez remarqué, je me suis fait cette remarque récemment. C'est un sourire. Et ce sourire, il est sur plus de 1,6 million de colis qu'il livre chaque jour aux quatre coins du monde. Et ce sourire, évidemment, son chef, son patron, il l'a aussi, au vu de sa fortune, vous le causez forcément, c'est... Vous êtes spécialiste des milliardaires, en fait. Alors, en matière de super profit, on peut dire qu'Amazon, ils en connaissent un rayon. Chaque année, ils arrivent à battre un peu plus les records. Alors Audrey, si vous avez vu son spectacle, tu vas le rejouer, parce qu'il est formidable. Comment épouser un milliardaire ? Avec Jeff, elle a du boulot, parce que ça va tellement vite, ça coûte 10 000 euros par seconde, qu'Amazon, c'est à peu près la même chose. En 2020... Ils ont doublé leurs bénéfices. Vous savez, quand on était tous enfermés chez nous, que c'était le Covid, ils ont fait x2 pour atteindre 21 milliards de dollars. Et l'année suivante, 33 milliards de dollars. On n'a pas encore les chiffres pour 2022, mais à mon avis, ils seront plutôt pas mal. Alors, la recette du succès de mon champion, c'est assez simple et ça tient en deux petites étapes. La première, et c'est le point commun avec le champion de Leïla, c'est l'algorithme. L'algorithme qui rythme les vies des employés. C'est simple, Amazon, ils ont remplacé leurs employés par des robots d'un côté. De l'autre, c'est les robots qui traitent le rythme de travail des employés. La deuxième étape, elle est assez simple, c'est d'écraser la concurrence avec la mise à mort des petits commerces. 4 emplois détruits pour 1, créer. Le tout avec des entrepôts, 4 coins de la France et plus de 1,2 million de mètres carrés artificialisés. Alors tout ça, ça participe à l'argent de qui ? Il y en a qui suivent. Et moi je vais vous dire, il y a une raison. pour laquelle vous n'avez pas le choix d'élire mon champion. C'est que niveau gros sous, il est le premier. Il est le premier de ce qu'on présente ce soir. Parce que, tenez-vous bien, il est la deuxième plus grande fortune du monde. Et je vais essayer de vous faire deviner la fortune de mon champion. Le patrimoine médian en France, il est de 117 000 euros. Qui possède ici plus de 117 000 euros dans la salle ? Bon, si jamais il y en a, n'hésitez pas à aller faire un don à la sortie de la salle. Je pense qu'il y a toujours moyen de prendre. Eh bien, imaginez ça, c'est le patrimoine médian des Français. Imaginez, je vais vous faire deviner maintenant combien de fois plus Jeff Bezos possède en patrimoine. À votre avis, combien de fois plus ? Beaucoup, oui, mais ce n'est pas un chiffre, ça. 47, 100, vous êtes petit joueur, je vous ai dit, attendez là, on est Lille-Pixou, hein ? 1 million, on s'approche, on s'approche. Ah, vous vous emballez, 6 millions, 1,5 millions de fois plus, avec, tenez-vous bien, 171 milliards de sa fortune personnelle. Alors, le Pixou d'or, il le mérite avec ses 11. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle il mérite un bon tissu d'or. Parce que notre ami Jeff Bezos, il vit littéralement sur une autre planète. Vous avez vu qu'avec ses petits copains les riches, notamment Elon Musk, ils sont envoyés en l'air. Enfin, dans l'espace. Et en s'envoyant en l'air, ils ont rejeté en l'espace de 10 minutes, à moins de temps que la présentation que je vous fais là, ils ont rejeté 37 fois plus de CO2 que notre budget carbone annuel pour respecter les accords de Paris. Et je pense qu'en plus du pic sous d'or, il pourrait avoir un peu le prix du foutage de gueule parce que quand il est parti dans l'espace, vous l'imaginez là dans sa fusée à regarder la planète et il s'est dit ce sont ses mots. que ça lui a rappelé la fragilité de la planète Terre. Et vous savez quoi ? À la COP suivante, vous savez la conférence des Nations Unies pour le climat, qu'est-ce qu'il a fait notre ami Jeff ? Il a pris son jet. Parce que la planète Terre, elle est vraiment fragile, vous savez. Alors, notre ami Jeff, il n'aime pas que s'envoyer en l'air, il aime aussi les grosses embarcations. Et la sienne, c'est 125 mètres de long. C'est tellement long, tellement gros que quand Jeff arrive au port de Rotterdam, il dit « Vous voyez ce pont historique-là ? Vous allez me le démonter parce que mon yacht, il ne passe pas en dessous. » Bref, pour finir de dresser le tableau et conclure là-dessus, mon ami Jeff... Et Amazon, j'ai une petite anecdote à vous raconter que vous pourrez ressortir, aller dans les dîners mondains, vous savez, et vous dire, je vais vous raconter la création de l'entreprise Amazon. Eh bien, en 1994, Amazon aurait dû s'appeler... Cadabra pour, vous l'avez deviné, abracadabra. Parce que notre ami Jeff Bezos, il est le véritable magicien de l'évasion fiscale et il fait disparaître ses bénéfices dans les paradis fiscaux d'un seul coup de baguette magique. Allez, je vous laisse deviner où est-ce qu'il envoie tous ses bénéfices ? A votre avis ? Malte le caïman, vous êtes des spécialistes des paradis fiscaux, mais un peu plus proche là, un voisin. Luxembourg, bien sûr. Luxembourg, du coup, il ne paye, il évite 58% des impôts qu'il devrait payer sur le sol français. Alors, mon ami Jeff et Amazon... C'est in fine le roi de l'évasion fiscale, le roi des super profits, le destructeur de la planète et des droits sociaux. Alors, qui d'autre que Jeff Bezos pour faire un carton au
sens propre du terme ?
Merci beaucoup. Pour les hommes présents dans la salle, j'aimerais rappeler que Mackenzie Bezos, la femme de Jeff Bezos, est entrée directement 30e position dans la liste de Forbes, le jour où elle a divorcé de son mari. Donc je rappelle bien que si vous épousez un milliardaire ou une milliardaire, toujours se marier sous le régime de la communauté. Bien sûr. Et enfin, pour notre dernier candidat, je vous demande d'accueillir Gérard Filoche.
L'occurrence est rude pour le pic sous d'or. La dernière fois, j'avais gagné à la nuit des rapaces. C'était facile, j'avais mis en avant Laurence Parizeau. Alors tout le monde l'a eu. Ce soir, on m'a dit, tu attaques Sanofi. J'ai un atout dans ma manche. C'est que le PDG de Sanofi, c'est Paul Hudson. Et c'est son anniversaire. S'il vous plaît, faites-lui sa fête. S'il vous plaît, ne le ratez pas. Il mérite le pic soudeur parce que... Bon, ce n'est pas sa faute, son père a été comptable. Mais Paul Hudson, il sait compter. Il est PDG depuis 2019. Il a déjà 12 millions de raflés pour sa caisse personnelle. Il sait compter. Parce qu'en vérité, pour Sanofi, le chiffre d'affaires est de 37 milliards, plus 34% en 10 ans. Les bénéfices nets consolidés, c'est entre 3,8 et 6,2 milliards. Mais ça représente plus de 64% en 10 ans. Et il donne, c'est le record de tous ceux qui m'ont précédé, c'est pour ça qu'il mérite le PIXUDOR, il donne la moitié de ses profits en dividende. La moitié. La moitié. C'est une entreprise d'aide de santé, une entreprise d'aide de pharmacie, une entreprise d'aide pour vous soigner. Et la moitié des dividendes de ces chiffres d'affaires consolidés, la moitié va aux dividendes. Après, j'ai cherché ce qu'il peut faire. Son père est comptable, sa mère est décoratrice en vitrine de magasin. Ça lui va bien aussi à Paul Hudson, parce que pour la devanture, il sait faire, avec rien derrière. Ça, il s'est habillé, sa société, du point de vue des images, il fait du beau papier glacé, il vend des produits chics et chicos, mais derrière, il n'y a rien, il n'y a pas de pharmacie, il n'y a pas de santé, il n'y a que du fric. Que du fric. Si vous voulez chercher les origines de Sanofi, il faut remonter à El Fakiten déjà, c'est pas rien. Après, la chimie, branche à Toshem, c'est pas rien. Ensuite, ils achètent, ils achètent, ils achètent. Je vous épargne les dizaines de labos. Ils ne produisent pas, ils n'inventent pas, ils achètent. Et puis quand ils ont acheté, ils revendent. Avec des plus-values dessus. Ils ne produisent toujours pas et quand il est question d'arriver à produire, ils n'ont que des difficultés. Ils inventent un produit contre les serpents, les piqûres de serpents en Afrique et en vérité, les gens meurent plus du produit qu'ils reçoivent que de la piqûre de serpents. Ils essaient de faire un accord avec le Kazakhstan, ils se font prendre la main dans le sac par les USA, ils ont une amende de 13,8 millions d'euros pour avoir corrompu leurs données au Kazakhstan. Ils sont capables de faire des trafics en Syrie, en Jordanie et dans toute l'Afrique. C'est la constance du jardinier pour ceux qui ont lu le livre de John le Carré. C'est Big Pharma en action. Mais ils ne vendent pas parce qu'ils ne veulent que des produits qui ont la première place, qui ont la médaille d'or. Donc ils ne s'intéressent pas à des recherches autres. Quand ils en ont, que ce soit pour le diabète ou pour autre chose, ils les bradent, ils les vendent, ils les arrêtent. Ils ne gardent que ce qui rapporte, le doliprane, le malox, la lysopahine. Ça c'est des produits sûrs et c'est ce qui les intéresse parce que seul, seul le fric. les intéressent. Et alors, en fait, dans l'histoire, comme je n'ai pas beaucoup de temps, qu'est-ce qu'ils font ? Ils rachètent, ils empilent, ils revendent, ils cognent sur le personnel. Les DRH de Sanofi avaient inventé une façon de noter les plus mauvais salariés. Ils étaient obligés, quand ils recevaient dans les entretiens individuels les salariés, d'en trouver un minimum de 4 sur 10. Pour pouvoir les éliminer ensuite, c'était bien sûr interdit, ils ont été pris la main dans le sac, ils ont été obligés de renoncer à ça, mais c'est comme ça qu'ils voyaient les personnels. De toute façon, sur 100 000 salariés dans le monde, 25 000 en France au départ, il n'en reste plus que 19 640, quelque chose comme ça. Ils ont diminué le nombre de salariés dans toutes les branches, et ils ont fermé les laboratoires de recherche. Ça ne les a pas empêchés de toucher le CIR, le Crédit Impôt Recherche, ils ont touché 1,5 milliard en 10 ans, mais ils ont fermé, alors que je sache, c'était sur 15 laboratoires et entreprises de production, il en reste 3. Et l'année prochaine, si Mazarin va fermer, ah non, ils ne disent pas fermer, on déménage. Ils hésitent dans la façon dont ils font en permanence parce que c'est autant d'objets de spéculation. Les amis de Montpellier, que j'ai appelés cet après-midi, qui ont fait un document que je vous recommande qui s'appelle Sanofi pour les nuls, ils ont vécu là-dedans. Et à Montpellier, Sanofi et le PDG, ils ont fait des locaux tout neuf à un moment donné. Pendant deux ans. Tout, tout était beau pour plusieurs centaines de salariés. Puis ils ont changé d'avis, on ne sait pas pourquoi, et ils ont détruit ce qu'ils avaient fait, tout ce qu'ils avaient fait. Ça a coûté 100 millions d'euros. Ils l'ont tout détruit, puis comme ils ne savaient plus quoi faire avec les lieux, ce sont des gens qui ont si peu d'idées en matière de pharmacie, de santé, et il fallait bien habiller la chose, ils ont fait un jeu d'échecs géant, comme si c'était une attraction. Il y a un jeu d'échecs géant à côté de Montpellier qui est le produit de l'imagination de Paul Hudson. Et ça dissimule 100 millions d'euros d'avancées et de perdus dans des locaux. Les amis m'ont dit aussi, pense à dire quelque chose. Alors ça recroche une préoccupation actuelle. Je me bats parce que les Jeux Olympiques de 2024 devraient utiliser, tenez-vous bien, 75 000 bénévoles. Ils sont en train de les recruter. Ce ne sont pas des bénévoles. Ne confondez pas avec votre club de football, votre paroisse ou bien votre association. Ce ne sont pas des militants. Ce seront des gens qui se travailleront 15 jours à 3 semaines pendant les Jeux Olympiques et 15 jours dans les Jeux Paralympiques. 75 000. Ils ne seront pas payés. Mais ils vont être recrutés, ils vont être sélectionnés, ils vont être formés, ils vont avoir des horaires qui pourront aller de 5h à 2h du matin, ils porteront un uniforme, ils pourront manger sur le pouce, certes, mais ils ne seront pas logés, et ils seront bénévoles. Je trouve que quand on a 2,6 millions de chômeurs, et quand on a 25% de jeunes parmi ces chômeurs, faire 75 000 bénévoles aux Jeux Olympiques est quand même un sacré toupet. Parce que ça représente quand même un détournement d'une passion des gens pour en fait les utiliser dans un travail qui sera un contrat de travail dissimulé, qui sera parfaitement requalifiable et qui sera très dur. Et pourquoi je vous parle de ça ? Parce que Paul Hudson a une idée qu'il vient de lancer dans Sanofi, c'est que les 2 024 de ses salariés, sur les 19 000, qui se révélerait et se voudrait bénévole, il leur paiera la moitié de leurs vacances pour qu'ils puissent le faire. Et donc il a lancé une opération 2024 pour les Jeux olympiques parmi ses salariés pour les pousser à être bénévoles en leur proposant de payer en échange la moitié de leur congé, ce qui me semble très douteux du point de vue du droit du travail et du point de vue de l'intention IA. Mais il y a une cause, une clause, c'est qu'il faudra que les 2024 salariés portent un tee-shirt avec une des deux marques de Sanofi. C'est-à-dire qu'ils seront pendant la période des Jeux Olympiques, aussi bien Paralympiques, les porte-parole, les drapeaux, les porteurs de la marque Sanofi dans les Jeux. Vous voyez ce qui les intéresse en vérité à M. Paul Hudson et son conseil d'administration. Souvent on dit qu'il ne faut pas d'économie administrée. Les drômes ont administré l'administration chez Sanofi. Et comme leur but c'est l'argent, l'argent, l'argent, ils ont un peu changé quand même leur propre slogan. Ils avaient un slogan, que je ne me trompe pas, qui disait l'essentiel c'est la santé. Ça peut se comprendre. Ils l'ont changé pour dire pour sauver, pour suivre, pour suivre. Le miracle de la science pour améliorer la vie des gens. C'est les seuls qui sont capables de vous mettre miracle et science à deux mots d'intervalle. C'est les seuls qui sont capables d'annoncer qu'ils vont faire un vaccin. de ne pas le faire, de dire que les USA vont le leur acheter plus cher que l'Europe, d'être obligés de se rétracter, et ensuite d'acheter les vaccins des autres pour essayer d'être quand même dans le coup. En achetant des centaines de millions de doses de vaccins par-ci, par-là, parce que leur propre laboratoire de recherche, avant, ils l'ont fermé. Parce que les crédits impôts recherche, avant, ils les ont dilapidés. Parce que l'ensemble de la trajectoire qu'ils ont fait suivre à leur entreprise est le contraire des buts affichés de l'entreprise et de sa fonction. C'est comme ça que ces capitalistes-là arrivent à détruire toute industrie. Tout espoir pour ne réduire qu'au fric, à la finance, au fric, à la finance, pour pouvoir renier, renier, renier sur chaque local, sur chaque slogan, sur chaque personne, sur chaque salarié, pour pouvoir les traduire en dividendes. Et le mot « dividendes » devrait remplacer le mot « Sanofi ». Alors je vous demande de leur attribuer le pic sous d'or, notamment au PDG, notamment à Paul Lulson. Faites-lui sa fête ce soir !
Pourquoi est-ce que le président de la République ne tranchait jamais en faveur des travailleurs, des salariés ? Et il a eu la gentillesse de m'envoyer une lettre qui fait preuve de la même honnêteté vis-à-vis des travailleurs que le vicomte de Valmont, abandonnant sa maîtresse dans les liaisons dangereuses. Je vais vous la lire. Les actionnaires cherchent la rentabilité maximale dans le temps le plus court, c'est la loi du capitalisme. Ce n'est pas ma faute. Donc si les investisseurs se lassent aujourd'hui d'une entreprise qui les a fait vivre pendant de longs mois, ce n'est pas ma faute. S'ils ont envie de chercher plus de rentabilité à l'étranger, ce n'est pas ma faute. Nous leur avons donné de l'argent public, ils en ont profité comme ils l'entendaient, ce n'est pas ma faute. Aujourd'hui, le libéralisme que j'aime éperdument exige que je vous sacrifie. Ce n'est pas ma faute. sens bien que voilà pour vous qui m'avez élu une belle occasion de crier au parjure, mais si la nature n'a accordé aux hommes politiques l'amour du pouvoir tandis qu'elle n'a accordé aux travailleurs que celui du pain quotidien, ce n'est pas ma faute. Trouver d'autres emplois, comme nous irons nous-mêmes dans d'autres administrations, ce conseil est bon, très bon. Si vous le trouvez mauvais, ce n'est pas ma faute. Adieu, chers travailleurs. Je vous ai gouverné avec plaisir, je vous quitte sans regret. Je reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n'est pas ma faute. Maintenant, le résultat des pics sous d'or. Manon Aubry n'était pas loin. Ça s'est joué dans un mouchoir de poche. Mais le pic sous d'or attribuer
Merci vraiment, vraiment BlackRock, on est vraiment les meilleurs. Et vraiment, n'allez pas à la marche dimanche à 14h à Nation, surtout pas ! Voilà
grand bravo à Aurélie, et d'autant plus que là, elle va recourir à l'Assemblée pour défendre un amendement L214, donc grand merci à elle. Je vais vous dire, c'est la première fois que j'assiste à une réélection honnête dans cette salle. Et moi, j'étais pour truquer les résultats. On a un Siam qui tient le pays debout et qui bosse en maison de retraite. C'est la seule véritable travailleuse de Toulon
non, on va se le partager !
Il y avait un huissier scrupuleux et qui a tenu que, comme dans toutes les organisations politiques de gauche, le résultat soit transparent, clair et la véritable démocratie interne, ça a fonctionné ici ce soir. Donc moi, je vous dis simplement pourquoi on est là. Je rappelle, il y a une marche dimanche. C'est une marche, c'est comme un escalier à gravir. La température du pays aujourd'hui, elle n'est pas chaude, chaude, chaude, il ne faut pas se la raconter. Donc il faut faire monter. Il y a une marche à monter dimanche, il y a une deuxième marche à monter mardi, et les choses, quand la mayonnaise prend, ça peut aller vite, vite, vite. Donc notre boulot dans les semaines et les mois qui viennent, c'est de faire prendre cette mayonnaise, avec, je le dis comme je le pense, moi j'ai gagné sur cette fracture au bas dans un coin comme le mien. Je pense que c'est la seule manière dont on puisse gagner. C'est ce qu'on a fait ce soir. C'est montrer le haut, montrer le bas et dire « Est-ce que vous trouvez que c'est juste ça ? » Les gens éprouvent profondément ce sentiment d'injustice. Ils vont leur donner un canal par où ça se passe. On a une campagne en cours. C'est gratuit. C'est offert par Fakir et par Picardie Debout. Vous avez un 4 pages à la sortie qui, je pense, est vachement bien fait. pour vous, pour vos argumentaires, pour distribuer auprès de vous, sur super profit contre super retraite, et pour qu'à la fin, à la fin, à la fin, c'est les super retraites qui vont gagner. Et à la fin, c'est nous qu'on va ? Et à la fin, c'est nous qu'on va
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