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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 18 juin 2026, une date célèbre entre toutes. Vous verrez cette vidéo avec quelques jours de retard, puisqu'il va falloir ensuite faire un petit montage. Mais enfin, je tenais à le signaler. Et j'ai eu le grand plaisir de recevoir quelqu'un que j'ai déjà reçu et qui est un ami. et que j'aime beaucoup, qui est Paul-Marie Couteau. Un vieil ami. Un vieil ami, un ami de 30 ans, même de plus. Attention,
on va bientôt dépasser le cap.
Oui, oui. Bonjour Paul
-Marie Couteau, comment allez-vous ? Bonjour mon cher François. Écoutez, aussi mal que possible, aussi mal que notre pauvre pays, mais justement, ça, voilà, c'est le 18 juin. Il ne faut pas s'arrêter pour nos propres vies, nos pauvres vies, ou pour la vie de la nation, sur ce que l'on voit. J'ai plusieurs fois développé cette idée, qui ne vous paraîtra pas incongrue, car vous avez des lettres, cher ami, je réfère beaucoup à la caverne de Platon. La vérité est ailleurs que dans la réalité. Et c'est beaucoup ça, le 18 juin. La réalité de la France était terrible, elle était souffrante, un peuple jeté sur les routes. en partie détruit, et surtout l'idée que cette nation qui avait su se défendre tout au long des siècles essuyait le plus grand revers de toute son histoire, au point de pouvoir disparaître, elle aurait pu disparaître. Il faut penser sans cesse que la France pourrait disparaître. Le général de Gaulle le répète, il ne faut pas croire que la France est une évidence de nature, comme peut l'être une île telle la Grande-Bretagne, par exemple. Bon, mais derrière la réalité, épouvantable du jour, et c'est ça le 18 juin. Il y a une vérité qu'il faut rappeler, qui est le caractère immarcessible, insubmersible des grandes nations. Et c'est ce pari-là qui est évidemment fondé sur des considérations matérielles, des rapports de force. Il explique qu'il y a des forces dans l'univers qui n'ont pas encore donné les États-Unis. Il pense aussi, bien entendu, à la Russie, car il sait que les Slavs et les Germains ne s'entendront jamais. Autre question d'une actualité terrible aujourd'hui, nous l'aborderons peut-être. Il y a derrière ce calcul des forces qu'ils n'ont pas encore donné, et qui pourront le faire en faveur de ce qu'on appelle un peu vite des démocraties, il y a une invocation d'ordre spirituel. Ça a été très commenté, y compris à Rome d'ailleurs, le 18 juin, par le cardinal Tisserand. La France n'est pas seule, elle n'est pas seule, elle n'est pas seule. Il y a une incantation en trois temps qui a une dimension, oui, je dirais assez spirituelle. Il invoque les forces qui n'ont pas encore données, mais il invoque aussi des forces spirituelles. L'idée, et ça c'est assez platonicien et ça deviendra chrétien, qu'il y a dans le monde invisible des ressources que nous ne connaissons pas, mais sur lesquelles on peut compter. Nous sommes en 2026, dans une situation, elle aussi, assez souffrante, et je pense que ce rappel du 18 juin, que je vous félicite de faire, d'ailleurs c'est la Providence qui fait que nous avons fixé la date au 18 juin, vous voyez, il y a peut-être des attentions malicieuses dans le ciel, mon cher François. Je suis heureux d'être avec vous en ce jour anniversaire. Il est bon d'ailleurs. Ce n'est pas anodin que 86 ans plus tard, nous célébrons encore cette date qui aurait pu passer la trappe. L'homme du 18 juin, je n'aime pas dire l'homme du 18 juin, Malraux dit quelque chose de formidable. Le miracle n'est pas le 18 juin, c'est que le 18 juin ait été fait par un homme qui soit constamment resté à la hauteur. du 18 juin.
C'est la ténacité, l'opinion. Et la constance du
coup d'œil. Mais je pense qu'on peut célébrer aussi dans ce jour-là l'idée d'un petit côté spirituel, métaphysique, tous les cas platonicien, qu'il y a derrière la réalité, aussi triste soit-elle, une vérité qui est de l'ordre peut-être de l'éternel. L'éternel ne veut pas dire grand-chose en soi, mais du moins de la très longue durée. Et la durée, c'est déjà un grand sujet.
— Alors le 18 juin, on risque d'être un petit peu... de refroidir l'enthousiasme. C'est aussi une autre date. C'est le 18 juin 1815. C'est Waterloo. Donc il y a dans ce 18 juin une ambivalence pour les historiens, si on veut le célébrer. — Mais la France se rétablit. — C'est à peu près... — Peu d'années plus tard. — Voilà. C'est vrai. De Gaulle, de toute façon, n'aimait pas beaucoup les Napoléons. Il disait que... Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? À chaque fois, que ce soit Napoléon Ier ou Napoléon III, ils ont rendu la France plus petite qu'ils ne l'ont trouvée. Mais je suis tout à fait d'accord, bien sûr, avec ce que vous dites. Il y a une dimension spirituelle chez de Gaulle. Et aussi, il y a des écrits de lui, même dans les mémoires de guerre. Enfin pour lui, la France, c'est un peu la Madone. Il y a une version à la Charles Péguy de la France. -ce que c'est encore d'actualité à notre époque ? Parce qu'il pouvait établer en 1940 sur le fait quand même d'éléments qui, aujourd'hui, manquent... Je dis ça un peu par provocation, parce que fondamentalement, tout le combat que je mène s'inspire de la geste de De Gaulle. Donc j'essaie d'être... — Je le crois pas, j'en suis sûr. — Voilà. Mais j'essaie aussi d'être lucide. Et il y a des éléments qui sont attristants, si l'on peut dire. Le premier, c'est quand même perte de l'enseignement, de l'enseignement patrimonial, etc. — Ah oui, la réalité est terrible. La réalité est terrible. — D'ailleurs qu'il y avait encore... En 1940, il y avait 2 ou 3 choses que nous n'avons plus aujourd'hui. D'abord, les Français savaient qu'on était en guerre avec l'Allemagne. — On commence à le comprendre, oui. — Aujourd'hui, quand on demande aux Français est-ce que la France est en guerre, vous en aurez un bon paquet qui dira « c'est la Russie qui nous fait la guerre ». Je dis pas tous, mais il y a quand même... C'est d'ailleurs une des phrases extraordinaires de De Gaulle, justement, contre les collaborationnistes, où il disait « Nous affirmons que l'ennemi est l'ennemi ». — Rappelez les choses à leurs principes, à l'ennemi et à l'ennemi. — Parce que le principe même des collabos, c'était de dire que finalement, l'ennemi, l'adversaire, c'était pas l'armée hitlérène. Finalement, c'était le monde anglo-saxon. Il y avait ça. Et accessoirement, si l'on peut dire, l'Union soviétique. Et donc c'est tout le principe même de la collaboration pour... — C'est presque la
justification de la collaboration. — La nouvelle Europe. Non, mais c
'est de ça qu'il s'agit. Or, lui, il dit l'ennemi est l'ennemi. C'est ça. Parce qu'il y avait eu cette inversion des responsabilités que l'on veut aujourd'hui. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des Français qui se sont laissés mettre dans la tête le fait que notre adversaire... C'est-à-dire ce que Bruno Le Maire l'a dit hier à la radio, que la Russie est notre ennemi.
Il faut être totalement derrière l'Ukraine. et comprendre que la Russie est devenue notre ennemi. C'est parce qu'il est exactement au Canada. — Non, mais Kenan, il explique différemment. — C'est ce que moi, je vous dis.
— Et donc il y a une inversion complète des chaînes de causalité sur comment ça s'est passé. Et notre ami, ça serait qui ? Alors ça serait les États-Unis, qui sont en train de détruire l'Europe, justement. Enfin le stratagème qu'ils ont mis en place avec la construction européenne après la Seconde Guerre mondiale donne à plein. Nous sommes devenus maintenant les vassaux des États-Unis. Et puis accessoirement, l'Allemagne, qui est quand même de plus en plus inquiétante – en tout cas, c'est mon point de vue –, qui se réarme à toute allure. Et ça, ce n'est pas notre ennemi. Les
États-Unis sont les ennemis de la France depuis le XVIIIe siècle. Il y a la guerre de Sept Ans. Il y a la première guerre d'une longue série de guerres, puisque c'est un État qui n'a pas cessé de faire la guerre, qui ne vit que par la guerre. Les États-Unis, la première guerre déclarée par les États-Unis, elle a été à la France. On l'oublie toujours, en 1798 et en 1799, une guerre qui a fait des morts, une guerre navale en grande partie. – Je voulais dire après le blocus des Antilles. – Non, je veux
dire
après l
'indépendance quand même.
Oui, après l'indépendance, mais déjà les rapports n'étaient pas bons, alors on met en exergue toujours Franklin, etc. Oui, et puis Lafayette et Rochambeau. Il y avait quelques solidarités plus ou moins maçonniques. Mais enfin, derrière, il y a des textes sur les jeunes États-Unis, terribles, qui émanent un peu de la doxa française, un peuple de sauvages qui a assassiné d'autres sauvages, c'est-à-dire les Indiens. Et ensuite, il y a le portrait, les portraits dans toute la littérature française du 19ème, les États-Unis, y compris Tocqueville qui pourtant... un point de vue assez contrasté, mais qui dit bien que c'est un peuple qui vit pour le commerce et qui est très loin de la civilisation.
Sans
compter ces phrases que l'on ressasse sans cesse, qu'on répète sans cesse, qui ne sont pas fausses, voilà bien la seule puissance qui est passée de l'inexistence culturelle à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. Phrase que l'on répète tout le temps. Il n'y a pas du tout... Peut-être que nous en parlerons parce que j'aimerais vous en parler. Il n'y a pas du tout fondamentalement les mêmes valeurs. Et je pense même qu'il y a une opposition d'ordre, à nouveau religieuse, très flagrante et très profonde avec les Anglais et avec les États-Unis.
La déclaration d'indépendance des États-Unis. Elle suit la partie 2T de Boston, c'est-à-dire que le phénomène déclencheur de la révolution américaine qui va mener à l'indépendance, c'est un problème de commerce extérieur et de droit de douane. — C'est une très bonne vidéo sur ce sujet. — C'est fondamental à comprendre. C'est pas du tout la liberté. Lorsque Washington meurt dans son lit le 17 décembre 1799, je crois, à quelques jours près, il n'a pas connu l'an 1800... Il meurt. Il a 200 esclaves noirs. — Pour autant, on n'a pas changé. On n'a pas, dans le cadre du walk culture, on n'a pas modifié la ville de Washington. — Ça, c'est le résultat de la
domination militaire et politique des États-Unis. — Voilà. Parce que ce qui est important,
c'est que ce sont des colons blancs riches qui lancent la Révolution américaine, parce qu'ils ne veulent pas payer les droits de douane pour importer le thé, justement, dont le monopole était la British East India Company, qui venait de Chine. — Alors que quelques années après, la Révolution française, elle est portée par des idéaux très différents. C'est la liberté... — C'est pas la liberté du commerce. — Non, non. C'est l'égalité. C'est surtout l'égalité. Le tiers-État qui en a assez de payer les impôts... — C'est la liberté du commerce. — Voilà. Et puis c'est le droit de chasse et que tout le monde doit payer les impôts. Et puis l'égalité d'accès aux emplois publics. Donc c'est vraiment des idéaux qui n'ont rien à voir. — Ne
négligez pas... Sans faire de théologie, on peut dire des choses très simples. La différence de conception du monde et partant de construction d'une société entre deux religions presque diamétralement opposées, qui n'ont pas l'air de l'être, le catholicisme et le protestantisme. Le protestantisme, c'est un peu la voie de sortie du christianisme. au bénéfice des marchands et de la marchandise. L'homme qui réussit chez un protestant, et l'homme qui peut se présenter devant l'éternel, fier de lui et apte à la rédemption, c'est celui qui a réussi. C'est celui qui a fait du business. C'est l'inverse chez les catholiques. Et vous savez, ça détermine deux conceptions du monde très, très, très différentes. Et je pense qu'il y a des jalousies entre les nations, comme entre les êtres, et que c'est un sentiment extrêmement puissant. Je pense qu'ayant sacrifié au tout fric les civilisations britanniques et américaines ont un regard d'une jalousie féroce sur la France qui ne devrait pas continuer à exister comme puissance parce que son peuple n'a pas fait le choix de la réussite. matériel, il a fait le choix de la parole, le choix de la pensée, le choix peut-être de la liberté des peuples, avec de Gaulle qui l'a incarné, et ce sont deux modes de représentation très différents. C'est d'ailleurs pourquoi je ne pense pas du tout que Churchill se soit dévoué au secours de la France. Je crois qu'on a eu une petite conversation avant que cette émission ne commence à propos d'un film récent. On voit Camper Churchill qui, malgré tout, fait ce qu'il peut pour aider De Gaulle. Non, il fait ce qu'il peut pour lui donner une existence, d'où la BBC, mais ensuite pour le manipuler. Et il se comporte avec De Gaulle. Manque de bol, il est tombé sur un os, parce que de Gaulle ne se laisse pas manipuler du tout. D'où l'opposition féroce, qui est une opposition de deux conceptions du monde. Ce n'est pas une opposition de deux monstres qui se font la guerre, parce qu'ils sont chacun à plein de leurs dimensions historiques. Non, il y a une opposition de fond. entre les deux représentations du monde. Et je répète, Churchill a essayé de manipuler De Gaulle, comme plus tard il essaiera de manipuler Giraud, et lui et les Américains, de manipuler Darland. C'est pareil. Ils veulent un Français qui certes puisse être dit représentant de la France. pour pouvoir, en le contrôlant, mettre la main sur les joyaux français. C'est la grande obsession de la Grande-Bretagne, c'est pour ça que j'ai parlé de jalousie, c'est le levant, ce sont les colonies, c'est la marine, etc. Il y a une hostilité foncière de Churchill. non pas sur la personne, mais sur ce que représente de Gaulle. J'aime pas trop la fantasmagorie qu'ont les Gaullistes pour Churchill.
Il suffit de relire les mémoires de guerre. De Gaulle écrit bien, je suis tout à fait d'accord, sur le fait que Churchill avait des arrières-pensées. Son objectif, c'était de maintenir... L'Empire britannique et l'Empire britannique. N'oubliez pas que l
'arrière-arrière rejetons. Alors d'abord, il était à moitié américain, Churchill, pour sa mère. Bon, c'est pas rien. Et en plus, il a adulé, au point de lui avoir consacré un très gros livre qu'il écrivait dans les années 30, justement, à son ancêtre Marlborough, qui, après avoir trahi le dernier roi catholique, Jacques II, se met au service des oranges, la famille d'oranges, qui est une famille haineuse, et qui elle aussi, comme les Allemands d'ailleurs, c'est la même bandouille, c'est ce que j'appelle l'Occident, qui ont toujours été liés contre la France, ces gens-là. Il ne faut pas que nous appartenions à ce monde-là. Et les oranges l'ont payé. pour détruire, et vous savez, à Malplaqué, ce n'était pas bien parti en 1710, pour détruire le royaume de France, qui est leur grande haine, leur ressentiment permanent. — Pardon, je vous ai coupé. — Oui, tout ça, je suis d'accord. — Je voudrais rétablir quelques vérités sur le cas de Churchill. Voilà. — Non, mais je suis d
'accord. Mais quand même, Churchill aurait pu aussi ne pas donner la parole à De Gaulle. — Il avait besoin de le hisser un peu. — Et Churchill a été... Il avait cette volonté certainement de dominer la France, mais il avait aussi une autre volonté. C'était de faire en sorte que... de ne pas passer totalement sous les fourches codines de Roosevelt et des États-Unis. Peine perdue, d'ailleurs, puisqu'il était écartelé. Parce que là-dedans, dans le film dont on parle, donc ce film qui est sorti, « La bataille de Gaulle », qui montre l'hostilité des anglo-saxons et notamment de Roosevelt, Roosevelt ne voulait surtout pas de De Gaulle. Il se dit... Je ne sais pas si c'est exact, mais il se dit qu'entre l'appel du 18 juin et l'appel du 22 juin, qui est le suivant, pendant 4 jours, De Gaulle l'explique, il a été barré d'avoir accès à la BBC. Et il se dit que c'était en fait des Américains qui interdisaient... à Churchill de donner accès à la BBC, comme actuellement, il y a des gens qui disent aux médias français de ne donner pas accès à Asselineau, si on peut dire.
— Et puis il y a aussi Mutatis 8 en 10, mais bon, ça vaut, la comparaison vaut. Il y a aussi l'idée que Churchill ne voulait pas que de Gaulle prenne une légitimité qui allait au-delà de ce qui lui était nécessaire. —
Voilà. Et c'est vrai qu'il est tombé sur un os, comme il dit, quelqu'un d'effectivement d'assez intransigeant. Mais je crois quand même que... — Inattendu. Les personnalités sont quand même complexes. Il y avait quand même dans le cadre de Churchill aussi une certaine fascination pour... Parce qu'il connaissait... Il parlait très bien le français, comme toute l'aristocratie britannique. Une certaine fascination quand même pour le caractère d'épopée de de Gaulle. Il paraît qu'il y a une soirée, un dîner ou un déjeuner à Londres où de Gaulle aurait donc dit à ses hôtes britanniques « Mais vous savez, je suis vraiment Jeanne d'Arc ». il y avait quand même cette fascination qui était... Il y avait une espèce de... Ce qui ne l'a pas empêché
de prêter la main à une tentative d'assassinat du général Lowe. Oui, mais oui, mais bon, ça fait partie des impédiments. Mais oui, on aime tellement quelqu'un, on l'admire tellement qu'on le fait assassiner. OK, mais je demande à réfléchir là-dessus.
Non, enfin, je ne suis pas là pour défendre Churchill, mais ce que je dis quand même, c'est que si Churchill... avait dit « no », pas d'accès à la BBC. Et ça, de Gaulle le reconnaît dans ses mémoires de guerre. – Oui, mais parce qu'il avait besoin qu'il existe, qu'il ait une certaine existence politique. – Il dit que malgré tout, malgré tout, malgré tout ce qui s'est passé, malgré le 18 juin, par exemple, ça a fait suite au 6 juin... – Et donc c'est
Giraud, pareil.
– Oui, mais je sais bien. Mais le 6 juin 1944, c'était donc... C'est une autre date que l'on fait au mois de juin. Lors du débarquement, effectivement, de Gaulle n'est pas prévenu. Il raconte dans les mémoires de guerre qui se précipitent pour aller... Au tout petit matin, on lui dit que les anglo-américains ont débarqué avec les Canadiens et les Australiens sur la côte de Normandie. Et lui n'a pas été prévenu. Donc il file... — Il a été prévenu quelques heures. — Oui. Enfin il file chez Churchill. Il fait un scandale avec Churchill. Et là, le ton monte. Churchill... Ce sont des insultes. Il s'engueule, en fait. Voilà. Et c'est là que Churchill dit... Vous devez savoir contre... L'Europe est le grand large. Nous choisions toujours le grand large. C'est une évidence. Voilà. Donc c'est vrai. Tout ça est vrai. Mais quand même... Je
poursuis. Churchill est allé tellement loin. Pardon, François. Je suis en train d'écrire le deuxième tournement de Gaulle. Donc je suis en plein nom. Churchill a eu peur quand il s'est rendu compte qu'on était si près du débarquement, le lendemain, qu'il serait très... Alors on a pu laisser de côté les forces françaises et le général, mais qu'il serait inévitable qu'un jour ou l'autre, il prie pied sur le sol français. Et sans grande obsession, alors que quand même... La bataille n'est pas très décidée, les forces alliées en Normandie ont pataugé jusqu'à la fin du mois de juillet, jusqu'à Avranches, la percée d'Avranches, sinon ça n'allait pas si bien que ça. Il était obsédé par une idée que de Gaulle retarde autant que possible son arrivée sur le sol français, c'est au point qu'il se fait transporter à Bayeux, où de Gaulle prend pied, à côté, pour organiser les choses de telle sorte que de Gaulle peut avoir des contacts avec la foule, mais pas un discours. Pour le contrer, pour éviter qu'il soit le triomphateur, qu'il sera inévitablement quelques mois plus tard, le 26 août, en remontant les Champs-Élysées. Ça ne l'amusait pas du tout d'avoir un personnage pareil dans les pattes. Il l'avait beau le créer... l'avoir créée, et ils pensaient que c'était une marionnette, qui n'a pas été une marionnette, c'est parce qu'on est tombé sur encore une providence qui montre l'histoire de France. — Oui, mais
il
y avait quand même aussi... — Un don de Dieu de temps en temps paraissent des personnalités intraitables. —
Il y avait quand même aussi une solidarité franco-britannique face aux États-Unis au sujet de l'Empire,
au sujet des colonisations. — Ah oui, oui, oui. — Peut-être en Indochine, mais pas du tout au Levant. — Où les Anglais ont voulu le mettre à la masse. — Oui, je sais. Mais quand même,
quand même. De Gaulle a obtenu que la France devint membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Il l'a obtenu. Il a bien fallu quand même que les Anglo-Saxons lèvent leur véto. Il a bien fallu que ce soit ça. — Oui, mais c'est très étonnant, parce que les pays
latins ont beaucoup... Parce qu'il y avait... Au début, les Nations unies... Vous y tenez comme moi. J'étais en fonction d'un certain temps. La plupart des pays qui sont membres aujourd'hui des Nations Unies n'existaient pas. Ils étaient colonisés. Il y avait les pays d'Amérique
latine, en grand nombre. Oui, il y avait 41 pays au moment de la création, ou 39 ou 41 pays.
Et cela disait, mais où est la France ? Ils avaient besoin. Et alors, ça corrompore tout à fait ma Weltanschauung pour utiliser un grand mot allemand sur croix. Les latins... avait besoin de la France. Il n'y a pas que Churchill.
Et ça s'est reproduit pour l'utilisation du français. — Et puis Staline, ça m'intéressait aussi d'avoir une espèce de coin entre les Occidentaux, entre les Européens. — Que De Gaulle joue beaucoup en allant voir Staline en 1944. — Voilà. Mais les Anglais... étaient peut-être contents aussi. D'abord déjà, Churchill en plus avait dégagé assez rapidement. Mais les Anglais étaient également assez contents de ne pas être la seule puissance coloniale. Enfin les deux principales, c'était face à Roosevelt, je pense. Mais vous avez raison sur un
point. Et alors là, je voudrais vous raconter une anecdote. Je crois qu'elle est tellement parlante que je ne vais pas me priver de ce plaisir. En effet, la férocité américaine, états-unienne, je préfère dire comme vous le savez, les États-Unis, Parce que l'Amérique, c'était un grand continent, justement. Il y a une anecdote terrible. Le 10 juin, on revient à 40. Il s'est passé tellement de choses dans ce juin 40. Les anniversaires se bousculent. Il y a Bayeux aussi, les discours de Bayeux, bref. Paris est déclarée ville ouverte, le gouvernement s'en va. À Bordeaux, par le 10 et le 11, L'ambassadeur des États-Unis, j'ai oublié le nom de ce groupe-là, ne suit pas du tout le gouvernement en exil, ce qui devait être sa mission. Il rentre se mettre au vert en Pennsylvanie et il dit, il fait un rapport, enfin il y a un télégramme, comme on dit, au département, je pense que c'est la même terminologie partout. Je ne vois pas la nécessité de rester auprès d'un gouvernement français, quel qu'il soit, parce que la France a disparu. La France a disparu. Bon, il y a un chargé d'affaires qui reste et qui est Murphy, personnage qu'on retrouvera en Amérique du Nord qui joue un grand rôle, très anti-français. Et Murphy, le 14 juin 1940, est la grande vedette de la grande parade. que les Allemands, qui entre-temps sont entrés à Paris, organisent sur les Champs-Elysées. Et ensuite, au bas des Champs-Elysées, l'hôtel Crignon, qui existait déjà et qui existe toujours, Murphy, Sable de Champagne, avec les autorités d'occupation nouvellement installées, qui s'installent à Paris. Et je trouve que cette personnalité états-unienne accueillant les Allemands à Paris dit tout de la solidarité occidentale en ce qu'elle est jalouse et vouée à la perte de la France.
Ce qui est certain, c'est que l'histoire telle qu'on la présente aux enfants français, où on présente les Américains comme des libérateurs, est un pur scandale.
– Avec un film qui est un pur scandale, qui s'appelle « D'idées », je crois, qui envoie John Wayne, etc. Ce qu'on ne sait pas, que Branca a très bien établi, c'est un très bon historien de la période, Eric Branca, dans son dernier livre « Les 300 derniers jours de la guerre », Jusqu'à Avran, je le disais tout à l'heure, pendant tout le mois de juin et tout le mois de juillet, les Américains pataugeaient tellement, notamment dans le Cotentin, qu'ils ont failli rembarquer à plusieurs reprises. Bradley, qui est un des dirigeants, disait « il faut repartir ». En grande partie d'ailleurs, grâce à l'insuffisance des troupes allemandes qui attendaient le renfort de Das Reich, qui était la grande division formée en Ukraine, qui avait la responsabilité de la sécurité dans tout le sud-ouest, qui était basée à Montauban. Mais Das Reich, qui le lendemain même du débarquement reçoit bien entendu l'ordre de remonter vers la Normandie, empêché de le faire. Trois, quatre jours, le temps que les chars arrivent en Normandie et viennent en renfort des troupes allemandes contre ces débarqués qui pataugeaient. Et grâce à la résistance intérieure, parce que ça aussi, on l'enseigne très mal, la Das Reich, elle arrive au mois de juillet.
est bloquée de tous les côtés. Et c'est l'atroce épisode d'Oradur sur Glam. Et Doradour-sur-Glinde, c'est ce pédage. C'est Pierre
Tulle. Je ne sais pas pourquoi on parle d'Oradour, mais c'est terrible. Mais à Tulle, c'était effrayant, la répression, parce qu'il y avait des maquis partout. Il y en avait dans le Kercy, dans le Lot. Après, il y en avait en Corrèze. Je suis très férue de cette période-là, puisque je vis maintenant en Corrèze. Il y avait le Périgord. Il y a ensuite eu le Limousin. Dasrach n'avançait pas, et c'est par fureur qu'ont lieu des épisodes. Le mot est choisi, fureur. Ils étaient furieux, en tous les cas. Et je pense que le fureur était furieux aussi, parce que Dasrach n'arrivait pas à remonter.
Bon, alors...
— Et les Américains qui nous ont libérés, je pense à ça à propos de la... Selon la fantasmagorie enseignée dans les écoles françaises, ils ont réussi à le faire, parce qu'il y avait la résistance française qui a contribué comme plusieurs divisions.
— Oui. Et puis après ça, ils voulaient pas du tout libérer Paris. Ils voulaient aller directement en Allemagne. — Oh, Paris. Alors
Paris, c
'est... — Et donc De Gaulle raconte très bien ça dans les mémoires de guerre. Enfin vraiment, là, au passage, je l'ai souvent dit, mais les gens qui veulent bien comprendre... une partie de notre histoire contemporaine, et notamment bien comprendre ce qu'ont été vraiment le rôle des Anglo-Saxons pendant la Seconde Guerre mondiale, et notamment le rôle des États-Unis, qui en fait... De Gaulle avait dit... C'est rappelé dans Le Jean de la couture, je crois. Il avait dit de... — Il avait dit ses références. — Oui, mais il avait fait une somme, Jean de la couture, sur De Gaulle. — Oui, assez mensongère. — Ah ouais. En tout cas... Alors peut-être que ça, c'est mensonger. J'en sais rien. Mais enfin... — Ça ne vaut pas la biographie de Jean-Luc Barré, qui paraît... — D'accord. Mais en tout cas, De Gaulle aurait dit à un de ses proches ou à je sais pas qui, en parlant... Peut-être à sa secrétaire, je crois, qui avait rapporté... En parlant de Roosevelt... si vous saviez comme cet homme était méchant... Ça, c'est quand même une parole... Roosevelt aurait... — Il était haineux. — Haineux à l'égard de la France et de De Gaulle. D'ailleurs, c'est pour ça qu'ils voulaient que la France devînt sous occupation militaire, avec l'AMGOT, avec les billets de banque qui commençaient... — Mais il y a pire,
François. Il y a encore pire ! C'est que les plans de découpage de Roosevelt de la France étaient plus sévères encore pour la France que celles d'Hitler. Oui. Alors Hitler avait pris évidemment l'Alsace comme allemande. Alsace-Moselle, oui. Et ensuite, il y avait une zone d'occupation spéciale, puis pour tout l'Est, ensuite une zone d'occupation, la zone d'occupation par opposition à la zone libre. qui perdure jusqu'en novembre 1942, mais ça n'allait pas plus loin. Or, Roosevelt... voulait non seulement le dollar américain, etc. Je vous en avais montré une un jour lors de nos mémorables conversations sur TV. Je dis mémorables parce qu'on les écoute encore et elles me font grand plaisir. Vous avez sorti un billet qui ne devait pas avoir cours d'ailleurs, qui était totalement illégal, un billet américain. Il y avait évidemment les préfets formés à West Point, qui ne parlaient pas français, mais qui étaient supposés être préfets en France. ou un français approximatif, pour eux, ça n'avait pas d'importance. Mais il y avait surtout le plan de découpage. Vous savez que tous les départements à l'est du Rhône, il y en a une douzaine, je crois, c'est-à-dire la Savoie, les Hautes-Alpes, jusqu'à Nice,
étaient
destinés à l'Italie. que l'Italie, il savait très bien, l'Italie n'a pas eu de De Gaulle. Donc Roosevelt savait très bien que l'Italie serait, si on peut dire, sous la botte. Et elle l'a été, elle est encore aujourd'hui de toute façon. de façon mal connue des Français aussi, mais stupéfiante. L'Italie est contrôlée, c'est en Italie qu'il y a le plus de base
américaine.
Parce qu'il n'aime pas les latins, il faut comprendre ça. Il y a une guerre de religion derrière tout ça. Mais peut-être qu'on y en aura plus tard.
Je finis là-dessus.
Il y avait aussi la Grande Belgique, qui prenait tout le nord-est de la France, jusqu'à y compris Nancy. Donc le but était vraiment, vous vous rendez compte, vous enlevez toute la rive gauche du Rhin, vous enlevez l'Est, et il reste un petit moignon de France, qu'enfin on a réussi à découper. Vieux rêve anglo-saxon. Vous avez trouvé où ces informations ? Je viens de citer Jean-Luc Barré, il est très précis là-dessus. Très bien. Très belle biographie. Belle, elle est pleine de détails, mais il faut dire qu'il y a trois tombes de 900 pages. Ce qui est fascinant,
c'est que ça rappelle quand même Furieux. ce qui sous-tend la guerre en Ukraine, c'est-à-dire le projet américain de découper en fait la Russie en morceaux. De
découper. C 'est ça. Et il y avait bien un projet américain. Et pareil ensuite pour la Chine d'ailleurs, pour
découper les adversaires stratégiques des États-Unis. Diviser pour
régner, c'est vieux comme le monde, ils sont pas toujours fut-fut, mais enfin ça au moins ils ont compris.
Bon, on peut pas parler tout le mois de juin parce que le mois de juin... Divider
et imperare.
Voilà. Le mois de juin... — En date. — En date. Effectivement, le 12 juin... J'ai fait un tweet là-dessus. C'était le 85e... Qu'est-ce que je veux dire ? Le 80e anniversaire du discours de Bayeux... — C'est 46, oui, oui. — De 1946, le 12 juin 1946, où Dougal a fait donc son 2e discours de Bayeux. Enfin il y a eu un premier en 1944 où il a pris la parole, malgré ce que vous avez choisi. — Et ils se sont débrouillés pour qu'ils prennent pas la parole. Et c'est plutôt la visite de Bayeux. Et le grand discours de Bayeux, c'est le 12 juin 46... — Mais il l'avait rentré, parce que
Tcharsine l'avait empêchée... — Et le 12 juin 46,
où De Gaulle pose les fondements de ce qui deviendra la Vème République, mais qui, entre-temps, passera par le purgatoire et de sa traversée du désert à Colombes, les deux églises d'une part, et de la IVème République d'autre part.
'est donc du chef de l'État. élu par un collège électoral qui englobe le Parlement, mais qui le dépasse largement de manière à en faire le président de l'Union française, en même temps que celui de la République, c'est du chef de l'État que doit procéder le pouvoir exécutif. A lui la charge d'accorder Les nécessités générales concernant le choix des hommes avec l'orientation qui se dégage du Parlement. A lui, la mission de nommer les ministres. Et d'abord, naturellement, le premier qui a la charge, lui, de diriger l'action, la politique et le travail du gouvernement. Au chef de l'État. la fonction de promulguer les lois et de prendre les décrets, parce que c'est vis-à-vis de l'État tout entier que ceux-ci comme celles-là engagent les citoyens. A lui l'attribution de servir d'arbitre, d'abord normalement par le Conseil, et puis dans les cas de grande confusion, en habitant le pays. à faire connaître par des élections sa volonté et sa décision souveraine. A lui encore la tâche de présider les conseils du gouvernement, de manière à y assurer la continuité au milieu dont une nation ne se passe pas. A lui enfin ! Si le péril extérieur devait une fois de plus peser sur la France, a lui le devoir 'être cette fois le garant de l'indépendance nationale et des traités conclus par la France.
Gaulle avait donc été poussé, j'en le crois profondément, aussi, même s'il y avait des calculs militaires, géostratégiques, politiques, etc., de toute manière, mais il y avait aussi effectivement une dimension religieuse dans le combat de De Gaulle. Vous citiez tout à l'heure,
pardon de vous couper, mon cher François, mais c'est trop flagrant pour ne pas être dit alors que ça ne l'est jamais. La libération de Paris, c'est une succession, pour le catholique que je suis, c'est une succession d'interventions divines. Hitler voulait, le premier but de guerre, foutre la France par terre. Je ne sais pas comment ça en est sorti, parce qu'à un moment, il avait tous les moyens de le faire. Il avait au moins tous les moyens, en 1944, de détruire Paris. Alors il était furieux parce que les monuments de Paris représentaient pour le monde entier, chacun son symbole, le Sacré-Coeur, la Tour Eiffel, etc. Notre-Dame, son... Goleiter, je ne sais pas s'il avait ce titre, enfin le... Otto Abetz. Non, Otto Abetz c'était l'ambassadeur. Et lui était un peu franco-fi. Ah, le Wilhelm von Stuhlknagel peut-être. C'était plus Auberg, je ne sais plus comment il s'appelait. personnage qui torturé parce que Hitler lui téléphonait tous les jours pour lui dire « faites sauter, faites sauter, faites sauter ». Et il y a eu l'entremise improbable d'un consul, question en ligne je crois, d'un consul suédois pour essayer de lui dire « attendez d'abord, de façon assez rusée, qu'on trouve des accommodements pour que les troupes allemandes… » quitte Paris sans trop de dommages et puisse se replier. Donc, dans l'immédiat, n'appuyez pas sur les... Les détonateurs étaient prêts, les explosifs étaient prêts dans une douzaine de... c'est Barré qui raconte ça, de monuments parmi les plus importants de Paris. Ça serait arrivé si les Américains étaient allés au bout de leur projet. Il y avait une sécession dans Paris, il y avait évidemment l'instigation des communistes, mais pas seulement d'ailleurs. Ils ont commencé à bouillonner, Paris commençait à se libérer par lui-même. Et les Américains disent, Bradley toujours, et Eisenhower, le grand chef, hésitait, on va aller... Au nord de Paris, on va passer au nord de Paris pour aller plus vite en Belgique et dans la Roux et arriver avant, si possible, avant les Russes à Berlin. On ne va pas perdre de temps avec Paris. mais pas perdre de temps avec Paris, ça veut dire que pendant ce temps, Paris sautait.
Et
heureusement que De Gaulle et Leclerc même, d'ailleurs, désobéissant, se lancent à la conquête de Paris et précipitent les choses avant que Paris ne saute. Autre
miracle ! C'est une succession de miracles. Il explique dans les mémoires de guerre, justement, qu'il voulait éviter, pour parler, le sort de Varsovie, où les Russes avaient attendu que les Allemands détruisent la ville pour ne pas y entrer.
général von Scholtitz vient de mourir. Von Scholtitz, commandant du Grand Paris, qui avait reçu de Hitler l'ordre de brûler la capitale et qui ne l'a pas fait. Les raisons de son geste restent très controversées. A-t-il eu conscience de la vanité d'une opération sans portée militaire ? Lorsque les actualités françaises lui avaient rendu visite il y a deux ans, il s'en était expliqué autrement.
de brûler Paris, les ponts, les usines. C'est le gramme signé Hitler. Stupuler, Paris sera brûlé. Si pour la première fois j'ai désobéi, c'est parce que je savais qu'Hitler
'y résonnait. Hitler au bord de la folie, mais aussi la bataille de Paris, perdue d'avance. La colonne du général Leclerc volait déjà vers la capitale et rien ne pouvait arrêter les alliés. Sur place, la résistance hissait le drapeau tricolant. Dans ces conditions, beaucoup pensent que le général von Scholtitz, incapable d'empêcher les chars français d'arriver à l'hôtel de ville, a voulu éviter à son pays la responsabilité d'un nouveau brasier gratuit.
Et peut-être qu'il y avait le calcul d'Eisenhower, si méchant qu'il était. De Roosevelt ou d'Eisenhower ? Pas d'Eisenhower, de Roosevelt. Eisenhower a arrondi des angles, heureusement. de laisser détruire Paris comme Staline avait laissé détruire Paris. C'est
ce que de Gaulle laisse entendre dans les mémoires de guerre. Et
de Gaulle dit quelque chose d'extraordinaire, qui devrait rebattre le caca à tous les gens qui nous disent « les Américains nous ont libérés », etc. Mais tout le monde a ça dans la tête. C'est effrayant à quel point l'idéologie est dominante. — La phrase de De Gaulle est terrible. Roosevelt se souciait de libérer la France autant que Staline se souciait de libérer la Pologne, c'est-à-dire pour la
contrôler. — C'est ça. C'est exactement ça. — Elle est
terrible,
cette phrase,
François. — Enfin
De Gaulle descend les Champs-Élysées et va à Notre-Dame.
oui ! Parce que De Gaulle, il disait, mes antennes m'indiquent, De Gaulle était bergsonien, De Gaulle marchait beaucoup, Dieu merci à l'intuition, et cette intuition-là, c'est quelque chose de surnaturel, on ne peut pas le dire autrement.
Alors on va changer peut-être un peu du sujet, parce que... — Ah, mais on accorde
un grand sujet.
— Tout en restant dans le même et en quittant un peu De Gaulle. Mais moi, j'aime bien votre... Enfin c'est en tout cas un stimulant pour l'esprit. On peut être pas d'accord ou pas d'accord. Mais je crois qu'il y a quand même effectivement un conflit entre le monde catholique et puis le monde de protestants. Ça, c'est exact. — Un
conflit qui remonte à la réforme, qui remonte au 6e siècle. — Voilà. Et
on se trouve dans une situation que l'on n'avait jamais vue dans l'histoire. — C'est-à-dire un pape américain. — Américain, oui. Etats-Unis, pas tant que ça. — Oui, alors... Mais c'est intéressant. C'est intéressant parce que voilà un papier... — Il y a déjà eu un
pape américain, je vous dis. — Comment ? son prédécesseur était américain aussi. — Oui, d'accord. Mais
je dis « américain » au sens banal du terme, c'est-à-dire des États-Unis d'Amérique. — Il est très péruviens, hein. — Même s'il est péruviens aussi, c'est un ingénier péruvien, etc. Mais quand même ! Alors là, on est en plein dans l'actualité. D'une part, avec les oppositions... Je trouve que Léon XIV a pris... début, il est apparu assez discret, finalement. On a l'impression qu'il voulait un petit peu calmer le jeu, parce que le pape François avait quand même fait... — Il a pris son temps de prendre ses marques. — Il a pris son temps. Mais je trouve que là, depuis quelques mois, il a pris quand même des positions contre Donald Trump, qui l'ont fait apparaître au niveau mondial, quand même, comme une espèce de puissance morale contre Trump. Et puis donc là, il a pris un petit peu de temps. Il a publié la première encyclique de son pontificat, Magnifica Humanitas. que j'ai lue, vous avez certainement lu. Elle est facile
à lire, elle n'est pas
très longue. Ah si, elle est assez longue, elle est trois fois plus longue que l'Audatessi, je crois, qui était la tripe-feuille, pas François Brouille. Oui,
elle a connu plus long. Mais enfin, alors, je suis très content que nous parlions de ça, et qui attaque une civilisation entièrement remodelée par la machine, par la technique, et notamment par l'intelligence artificielle. Ça, ça me bouleverse, parce que je vois une lueur. à l'horizon, alors que j'en cherchais. J'ai toujours pensé ce qui advient petit à petit dans les esprits, je fais référence à une vidéo, je regarde certes à peu près toutes celles que vous faites, moi, cher François, mais j'ai des infidélités, et je regarde souvent celles de deux ou trois autres personnes, Caroline Galactéros, Edouard Huisson, et Emmanuel Todd. Emmanuel Todd, grand chercheur quand même, et assez honnête, qui quelquefois prend ses désirs pour des réalités, annonçant l'effondrement de l'Empire américain depuis 30 ans. Bon, ça va pas si vite. Oui, mais quand même, il y a quand même des idées. Oui, il y a des... Parce que là, on
sait quand même ce qui est en train de se passer. La Chine est en train de vraiment dépasser les États-Unis. La rencontre Trump-Xi Jinping est un tournant de ce point de vue-là. Donc peut-être qu'il a un peu accéléré le processus, mais il a bien senti le processus. Toujours
est-il qu'il fait un... aveu dans une vidéo qui s'appelle « Y a-t-il une vie sociale après la foi ? » Grande question. Est-ce qu'on peut vivre ensemble sans croire ? En tous les cas, partager un système de valeurs. Ce qui va à angle droit contre l'athéisme ambiant est obligatoire. Y a-t-il une vie sociale après la foi ? Et il dit, je ne me suis pas rendu compte tout de suite, alors il a maintenant 70 ans, il commence un peu plus, il commence à prendre du recul sur son œuvre, et il dit, je ne me suis pas assez vite rendu compte de l'importance du facteur religieux. Et il s'en est rendu compte à propos d'un élément accélérateur de la décadence états-unienne, on pourrait en dire autant même pire d'ailleurs, de la Grande-Bretagne qui est en très mauvais état. Un de nos amis communs, John Lowland, je fais une parenthèse, dans ma parenthèse, John Lowland dit et répète que, alors lui il est catholique, il est même catholique de stricte observance on peut dire. Il n'est pas intégriste, il est traditionnaliste. C'est Nicolas Duchardonnay, etc. Ah oui,
quand même, ah oui
! L'Hollande, il ne fait pas les choses à moitié, c'est un très puissant esprit, il dit « je suis consterné par ce que devient mon pays, la Grande-Bretagne, jamais je n'aurais cru qu'il puisse avoir une vie sociale sans jamais de référence, et il n'y en a pas, à la transcendance, à Dieu, à la foi, aux églises, etc. » Zéro ! C'est le degré zéro. Et Todd, je reviens à lui, qui est un peu britannique d'ailleurs, par sa mère, je crois, ou son père, par son père, par sa mère. C'est des appartenances très diversifiées. Il y a trois étapes, et je crois qu'il y en a une quatrième, qu'il ne mentionne pas, qu'il a oublié. dans le développement d'une société. Il y a d'abord une étape de montée en graines, de montée en sève, où la religion est active, c'est-à-dire qu'on partage. la France du Moyen-Âge, par exemple, jusqu'au XVIe. Tout le monde partage la même religion, un même système des valeurs, et c'est très propice au développement d'une civilisation, parce que tout le monde a confiance dans son voisin, étant donné qu'on partage la même chose, et surtout, la catholicité a ceci d'extraordinaire, c'est qu'elle ramène toujours les êtres. à leur poussière, c'est-à-dire qu'elle les convainque qu'il est inutile de se hausser du col. Ce n'est pas du tout la réussite à l'anglo-saxonne. Nous sommes toujours poussière et nous sommes voués à nous aimer les uns les autres parce que de toute façon, on n'est pas grand-chose. C'est une foi contre l'arrogance et contre l'orgueil. Et ensuite, elle dégénère, dit-il, c'est une seconde étape. La religion est commune et toujours commune, mais elle devient passive. Elle n'est pas le moteur de la vie sociale. On continue à communier dans certaines valeurs, mais on a vu ça au 19e, au 20e, mais ça n'est plus le moteur de la société. Et il y a une troisième étape. très dangereuse, dit-il, où on sort complètement de tout référent religieux et on arrive à ce qu'il appelle une société zombie, qu'il qualifie aussi de nihiliste. Et il pense d'ailleurs que le nihilisme anglo-saxon, anglais et états-unien est certainement un élément d'accélération de la décadence décisive. Et moi j'ajoute, j'en arrive à l'encyclique, pardon, j'ajoute une quatrième étape. C'est l'étape où le nihilisme est arrivé à un tel point, les êtres sont tellement perdus dans leur solitude, et dans la question angoissante, qu'est-ce que je fais sur Terre ? Tout ça pourquoi ? Tout ça pourquoi ? chacun devient très dangereux pour les autres, on le voit. L'homme devient un loup pour l'homme. Et le seul référent commun et la seule manière de communiquer, c'est la médiation technique. Qui va connaître un surcroît de puissance ? Alors évidemment la question technicienne a été très étudiée, y compris par De Gaulle d'ailleurs dans le discours d'Oxford, la machine a pris possession du monde, etc. Il est inquiet de l'agrégation des masses, du conformisme que la machine donne à la marge des sociétés. Et cette... bon, il y a Jacques Ellul, il y a Heidegger, la pensée de la machine est déjà présente au XXe siècle. Mais au XXIe, le développement de l'intelligence artificielle va encore plus corrompre les êtres et corrompre les sociétés, ne serait-ce que parce qu'on ne saura plus ce qui est vrai et ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, et a fortiori ce qui est vrai et ce qui n'est pas. C'est-à-dire que les êtres vont devenir, là, pour le coup, des zombies. Et c'est à ce moment-là, phrase qui chute après ce trop long développement, j'en suis bien conscient, que le pape se dresse. Alors, il se dresse à quelques mois d'intervalle, à la fois contre la guerre absurde des États-Unis d'Israël, contre l'Iran, et aussi... contre cet obsémisme béat qui est le fait des transhumanistes, on est entré dans le transhumanisme, on est en train de transformer l'homme. Ce n'est pas un superhumanisme, c'est un transhumanisme. L'homme sort de l'homme il rappelle l'homme à son humanité et à son humanité naturelle qui est tout l'objet de cette encyclique. Et je trouve ça bouleversant qu'au moment où tout est noir, une autorité spirituelle, une autorité politique n'en ont pas parlé. – Oui, alors c'est ce dont je
voulais parler, justement. – Donne-le là. – Pour résumer un peu, ce que vous dites, c'est le fameux discours de Harvard de Solzhenitsyn. après avoir été chassé du MSS... — Qui n'est pas russe par ailleurs. Pour rien. — Voilà. Qui va s'installer aux États-Unis et qui fait ensuite un discours. À partir de ce moment-là, d'ailleurs, il est devenu... Il est passé dans... — Bernard Lévy, il laisse tomber. — Voilà. Exactement. C'est-à-dire que du temps où il s'agissait de taper sur l'Union soviétique, c'était très bien. À partir du moment... où il vient s'installer dans le Maine, dans l'État du Maine, au nord-est des États-Unis, après 1974, et qui fait quelque temps après 1976, je crois, le fameux discours d'Harvard, où il dit que l'Occident, justement, n'a plus de transcendance. « Vous allez beaucoup souffrir », dit-il. C'est ça. C'est exactement ça. Et à partir de ce moment-là, d'ailleurs... — Je suis très content que vous
référiez au discours... — Oui, oui.
Il devient un personnage gratin dans les médias. Voilà. On n'en parle plus. Après, d'ailleurs, on retournera au... En fait, il a un parcours à la Dostoïevski. C'est un peu la même chose, Dostoïevski qui était nihiliste et qui, sous Nicolas Ier, se fait envoyer en camp de travail, etc., et qui termine sa vie en étant chrétien orthodoxe. C'est pour ça que ces
deux peuples ne peuvent pas se supporter, les anglo-saxons. Alors les Anglais, déjà au XIXe, qui ont toujours été anti-orthodoxes, farouchement, ils le sont encore dans l'affaire ukrainienne. — Heureusement, d'ailleurs, parce que c'est comme ça, soit dit par parenthèse, que Talleyrand réussit à sauver ce qu'il peut au Congrès de Vienne en s'appuyant sur Alexandre contre l'Angleterre. — Contre l'Angleterre. — Parce que la haine des Anglais et des Slaves est inexpiable.
— Oui, d'autant qu'Alexandre Ier avait beaucoup d'admiration pour Napoléon Ier. — Voilà. Et vous avez tout à fait raison. — L'ambassadeur d'Alexandre Ier était, je crois, un Pozzo di Borgo, d'ailleurs. — Ah bon ? — Oui, il a dit Pozzo di Borgo, que vous connaissez peut-être. — Oui, bien sûr. — Lui, un jour, je lui en ai parlé. On était ensemble au Conseil de Paris. Et donc je le salue, il est de cette grande famille de corps, parce que beaucoup des ambassadeurs russes du temps du Dzedza étaient des diplomates venus de France ou venus d'Alman... — Enfin qui parlaient français impeccable. — Exactement. Tout le monde parlait... — Comme Alexandre. — Mais je voudrais revenir sur l'essentiel de ce que vous avez dit, que là aussi, je partage totalement. c'est que ça paraît un peu, à notre époque, parler des encycliques du Vatican. On a l'impression que c'est un truc d'experts, de gens qui sont... Mais franchement, ça vaut le coup, parce que 'ai lu cette encyclique, qui est un peu longue, mais qui se lit très très bien. Il y a des choses qui sont vraiment... Beaucoup d'impact. Comme j'avais lu, j'avais beaucoup aimé Veritatis Splendor et puis Fides et Ratio de Jean-Paul II. Dans cet encyclique-là de Léon XIV, il pointe le vrai sujet. Parce que ça sort au moment même où il est question que de l'IA. Et quand je vois les candidats à l'élection présidentielle, ils sont tous là à dire « On va faire des programmes, décider ça », par exemple... — Sans réfléchir aux conséquences. — Sans réfléchir. Quel est l'objectif poursuivi crois que c'est Édouard Philippe qui dit qu'on veut fabriquer 100 000 spécialistes de l'intelligence artificielle par an en France. Il y a 600 000 naissances. C'est absurde. Mais pourquoi ? — C'est l'idéologie. — Alors bien sûr que je suis d'accord. Faut pas faire de... Comme disait De Gaulle, c'est plus le temps de la marine à voile et de la lampe à huile. Bon, bien sûr qu'il faut... — La splendeur des équipages. — La splendeur des équipages. Bien sûr qu'il faut vivre avec son temps. Mais à aucun moment sur la scène politique française, il n'y a ce recul par rapport aux événements. Où est-ce qu'on va ? Or, c'est effectivement extrêmement inquiétant. Vous avez dit quelque chose qui est exactement mis noir sur blanc dans l'encyclique de Léon XIV, en magnificat humanitas, qui est qu'on ne sait plus distinguer ce qui est vrai et ce qui est faux maintenant. Avec cette intelligence artificielle, on voit des vidéos, on ne sait plus, en fait, si c'est vrai, si c'est faux. Voilà. Donc on est dans un monde tout à fait nouveau... — Mais qui javire, du coup. — Voilà. Et on est aussi dans quelque chose... Moi, qui me terrifie, c'est qu'on a quand même un peu l'impression que c'est presque... Ça peut amener à l'abdication de la pensée humaine, en fait. — De l'humanité. — Voilà. C'est-à-dire que les gens... Maintenant, je vois à toute allure... Et en l'espace de quelques années... Qu'est-ce qu'il en sera dans 200 ans ? C'est-à-dire qu'en l'espace de quelques années, maintenant, tout le monde est là, que dit Chad GPT, que dit Claude, etc. – Et ça va encore plus
loin dans les pays asiatiques. – Pour se former une opinion. – On ne se marie pas, mais on achète un chien virtuel, et on vit avec ce chien. Et il fait exactement ce qu'on veut. Il est aussi intelligent que vous, d'ailleurs. Et quand on s'en va, on ferme sa maison, mais on a un écran dans à peu près chaque pièce. pour, quand on est au bureau, quand on est en voyage, converser avec son chien ou son chat ou sa chatte pour savoir comment ça va, et elle répond comment ça va dans la maison, les plantes poussent, tout est tranquille. Et ça devient un couple, machine homme ou femme. Il paraît que c'est surtout des femmes d'ailleurs qui utilisent ce procédé pour être en couple sans être avec un homme. C'est le cas en Corée, par exemple. Bon, alors là, que le pape... Aucune autre autorité politique ne l'a fait. Rappelle l'humanité de l'homme. Ça me rappelle d'ailleurs une querelle, une phrase du général de Gaulle que je n'avais pas comprise, que je trouvais un peu niaise pendant très longtemps. « La seule querelle qui vaille, c'est celle de l'homme ». Je trouve ça un peu cornichon. Mais là, j'ai compris, la seule, aujourd'hui, la grande querelle, c'est celle de l'humanité de l'homme, du maintien de l'humanité de l'homme. Et que le chef de l'Église catholique argumente à ce point, c'est très intéressant, il y a des chapitres sur le rappel du corps, par exemple. du corps humain et de la faiblesse du corps humain, qui nous empêche justement d'aller dans la démesure du pouvoir et de la toute-puissance, parce qu'un corps humain, ça tombe, c'est faible et ça nous ramène, nous tous d'ailleurs, à notre humanité fragile. Un texte qui, pour l'humanité du XXIe siècle, peut indiquer une voie pas du tout opposée à l'utilisation de la technique, mais à sa maîtrise. Et ça change tout.
Oui, il dénonce le paradigme technocratique dans cette formule. J'ai même vu une phrase formidable
qui nous ramène au général de Gaulle. Il cite Bernanos, alors on dit que c'est Moriac, mais Moriac l'a pris chez Bernanos. Vous savez, cette phrase, le monde moderne est une conspiration permanente contre la vie intérieure. Il fait appel aussi à la vie intérieure, qui est la vie spirituelle. Il dit, laissez vos machines quelques jours de côté pour redevenir un homme. indépendant des machines. Et la phrase d'ailleurs est de Bernanos, le monde moderne est une conspiration permanente contre la vie intérieure. On le sait, quand on manie ces petits instruments-là, la vie intérieure s'évapore assez vite. La vie intérieure de nos enfants, elle augure mal de la suite. Et c'est amusant d'ailleurs, parce qu'on parlait de la libération, et il y a deux écrivains, il y en a trois en fait, sur lesquels De Gaulle a voulu s'appuyer. C'est Mauriac, bien entendu, qui à ce moment-là a joué un grand rôle, notamment pour... limiter les dégâts de l'épuration, il y a Malraux et il y a Bernanos. Et cette phrase de Bernanos, d'ailleurs ce sont tous les trois plus ou moins, enfin Malraux c'est un peu à part, mais enfin Mauriac et Bernanos c'est plus ou moins royalistes, ils faisaient appel à une très vieille tradition chrétienne, française et chrétienne, et vous voyez qu'on est dans un univers qui n'a plus rien à voir avec l'univers anglo-saxon. Il y a une guerre de religion. Dans le conflit, dans la sortie de l'OTAN, il y a l'effet d'une guerre de religion. Nous ne sommes pas du même monde.
ce qui est bien dans cette encyclée, c'est accès libre pour ceux d'entre vous qui seraient intéressés par la lire in extenso. C'est accès libre sur un certain nombre de sites, notamment sur le site du Vatican. C'est d'ailleurs traduit dans toutes les langues, et notamment en français. C'est vraiment intéressant. C'est classé par numéro. Donc on trouve toute une série de numérotations. Il y a des moments, des accents qui sont... Enfin qui sont... dans la lignée de la doctrine de l'Église, qui se méfie de la richesse, qui se méfie de l'accumulation des richesses, il parle du bien commun, que l'ensemble des biens sur Terre, en fait, appartient à tout le monde. C'est terrible pour
les anglo -saxons. C'est pour ça qu'ils sont tellement haineux vis-à-vis des papes, et notamment, il y a eu toute cette fantasmagorie contre Pie XII, montée à grand renfort de films et de livres. aux États-Unis. Ils ne supportent pas la papauté. —
L'idée, c'est ce que dit cet encyclique, justement, qui dénonce l'accaparement par une toute petite minorité des richesses et aussi du pouvoir de décision, et notamment dans les institutions supranationales. — C'est du Asselineau
dans le texte.
— C'est pas tout à fait du Asselineau, parce que pour que ça soit du Asselineau... J'aimerais quand même qu'il y ait un aggiornamento du Vatican sur la construction européenne, parce que là, il y a un véritable sujet sur cette affaire, puisque la construction européenne... — Il a été fait par Jean
-Paul II. Jean-Paul II, le discours du bouger est une condamnation sans appel à la supranationalité.
Oui, oui, mais bon, ça reste... C'est pas de l'Union européenne. La famille des
nations,
la nation institutrice des hommes, etc., etc., c'est pas du Jean
Monnet.
Non, c'est vrai. Mais l'Église catholique, l'épiscopat, par exemple, en France... Enfin, il faut avouer que lorsqu'on voit Mgr Ulrich autoriser ce qu'il autorise... — Vous pouvez dire « Monsieur les... Parait-il qu'il va être rappelé au Vatican ? — Oui.
De toute façon, j'allais dire que les gens sont comptés. Il a atteint l'âge... précanonique de 75 ans et il quitte le diocèse peut-être plus tôt que prévu ça devait être septembre ça peut être anticipé parce qu'il a laissé faire l'innommable offrir Et là aussi, ça me permet de dire autre chose. J'allais oublier d'ailleurs. Offrir les églises, qui ne sont pas faites pour ça, elles sont faites pour célébrer un certain culte catholique, à ces opérations bizarres, sous couvert de nuits blanches montées par la mairie de Paris, qui sont des opérations... C'est le dieu Baal ! C'est satanique.
Alors vous avez des gens qui disent « mais non, c'était pas dans l'Église, c'était sur le parvis, mais non, mais si ». Alors, à l'Église Saint
-Laurent, on entendait tout à fait les ricanements du diable. Et vous savez, dans l'étape 4, que je suis en train d'ajouter aux trois étapes de notre ami, je lui ai écrit d'ailleurs. pas encore répondu, en général nos correspondances sont plutôt équilibrées, mais à Todd, il y a un stade 4 où tout est possible, y compris le renversement complet des valeurs, qui s'appelle le diable. Et vous savez, derrière Macron, derrière Epstein, derrière, alors il y a une contention entre vous et moi, mon cher François, derrière Roy Keun, qui est la lame d'année de Trump, —
Non mais sur Trump... — Qui sont
d'ordre satanique. — Non mais
sur Trump, j'ai évolué comme beaucoup de gens, parce que moi, j'attendais de voir... le Trump élu me paraissait apporteur quand même, parce que Biden, c'était atroce, Biden. — Oh, Kamala, Kamala. — Non, non, mais les bio-là, les laboratoires vieux. — J'avais renversé la table lors de votre université. — Non, non, mais vous aviez raison.
— En disant Kamala. Kamala ne serait pas permis de faire autant de choses au Groenland, etc., que Trump. — Bon, enfin là, on change un petit peu de sujet. — Oui, oui, oui, non, non, non. Roy Cohn, pardon, pardon. Roy Cohn, quel grand inspirateur moral. amoral en réalité, de Trump, était une sorte de Jeffrey Epstein. Et vous avez négligé les soutiens qu'il y avait derrière Trump. Certains personnages comme André Bercoff, que j'aime bien, ont monté toute une opération, tout un livre, pour montrer que Trump était l'homme du peuple qui se levait tôt le matin pour aller parler à quelques petites assemblées dans le Wyoming, etc. Bref, un populiste, ça c'est... Derrière, il y avait déjà Palantir, il y avait déjà des grandes sociétés de la tech. Vous savez que Trump, la presse ne le dit pas parce qu'il ne fait pas son travail, Trump et Netanyahou sont devenus très amis à la fin des années 80, quand Netanyahou était à New York, vivait à New York pendant 4 ou 5 ans, comme ambassadeur d'Israël à l'ONU. Ils ont été très amis très tôt. Il y a un pacte. Je t'aide à conquérir à la présidence de l'Assemblée, dit Netanyahou, avec tous les relais possibles et imaginables. Président des États-Unis. Oui, Netanyahou a aidé Trump et Trump a aidé Netanyahou. Il y a un pacte comme ça. Et moi, je le connaissais, ce pacte. le connaissais, parce que je savais que leur relation était très étroite à New York et à l'ONU à l'époque. Oui, vous avez travaillé. Et j'ai vu derrière Trump l'IPAC et j'ai vu les guerres. que Trump mènerait au service d'Israël. lequel Israël et Netanyahou a servi la carrière de Trump pour arriver là où il est. C'est pour ça que j'invoquais Kamala, vous comprenez ? Un peu pour rigoler. – Oui,
un peu pour rigoler, parce que... – C'est une affaire entre
vous et moi de... – Oui, non, de toute façon, l'IPAC, donc
ce lobby pro-israélien qui est très puissant aux États-Unis... – Les deux tiers des parlementaires américains... – Il est aussi puissant du côté des Républicains que du côté des Démocrates. Là, puisqu'on est le 18 juin 2026, il s'est passé donc hier... Enfin ces jours-ci, parce que ça va être signé ou ça a été signé... C'est quand même un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. On a quand même le sentiment que Trump, il a quand même tenu des mots très durs contre Netanyahou. – Ecoutez,
s'il voulait tenir des mots très durs, d'ailleurs il ne peut pas tenir des mots très durs, il n'y a qu'à couper l'alimentation américaine de l'armée de Tzahal, et l'affaire sera réglée. C'est d'ailleurs ce qui va arriver, c'est pourquoi les jours d'Israël ne me paraissent pas si assurés qu'on le croit, parce qu'à un moment ou à un autre, les États-Unis en ont marre d'être... Comme disait un diplomate égyptien que j'ai connu à l'époque, c'est la queue qui est remue le poisson, vous comprenez ? Je pense qu'il y aura une réaction du peuple américain, peut-être, à moins qu'il soit complètement empathique.
Il y a quand même aussi des informations, parce que moi, je suis de ceux qui... J'ai vu que maintenant, c'est le discours officiel du gouvernement, d'ailleurs, parce que depuis des mois, je dis qu'il ne faut pas... confondre Netanyahou et l'extrême-droite israélienne avec l'ensemble des Israéliens et l'ensemble des Juifs. Je vois que c'est ce qu'a dit il y a deux jours, d'ailleurs, Jean-Noël Barraud. On a quand même... Vous avez eu ce sondage de Israël 24 News qui montre qu'il y a l'opposition à Netanyahou en Israël qui demande des élections législatives anticipées. D'après les sondages, Netanyahou serait battu avec toute sa coalition. — Oui, depuis longtemps. — Comment ? — Depuis longtemps. — Voilà. Donc... — Mais il se matière. Oui, il se maintient, oui, comme Macron, ou comme Starmer. Parce que Starmer aussi, il s'est ramassé quand même un désastre électoral. Ou comme Zelensky.
Ou comme Zelensky, oui. Ces démocrates ont des hommes de main qui sont haïs. par leur peuple... — Oui, mais ça, c'est un
paradoxe de la... — Qui parle d'une démocratie. — C'est un paradoxe de l'époque. C'est qu'on voit en effet... On a vu cette photo devant le 10 Downing Street il y a quelques jours, où il y avait Zelensky, Macron, Starmer et Merz des leçons de démocratie à la planète entière, etc., alors qu'en fait... Le plus populaire des 4, c'est Macron, ce qui est quand même pas peu dire. Tous les 4 sont détestés. Mais alors, merde, c'est Starmer, c'est dans des abysses. Et Zelensky aussi. Donc oui, on est dans un paradoxe insensé, un peu l'inversion dont vous parliez, M. Céphane. On a l
'impression que dans tout... — Mais il y a une lumière. Regardez l'Espagne, François. Regardez l'Espagne. qui a très bien accueilli le pape il y a quelques jours. Il a fait un triomphe. Et c'est pas rien l'Espagne qui a eu une position et sur la Russie, à la différence de l'Italie, et sur l'Iran, extraordinairement, j'allais dire gaulliste et idiot, enfin indépendantiste. Parce que c'est un pays très latin. Je crois à la latinité. C'est un point intéressant à noter, cette position d'Espagne. C'est un point intéressant à noter aussi que Mme Meloni a dû faire quelques concessions parce que l'opinion publique italienne était vent de boue et vent de boue contre l'impérium américain. Elle n'y peut rien. D'abord, ça a été l'instrument de cette résistance italienne, ça a été le Parti communiste, et c'était la démocratie chrétienne en ce qu'elle était chrétienne. Et quand la jonction a failli se faire avec Aldo Moro, là, à ce moment-là, l'Italie se serait émancipée de la tutelle américaine. On a tué, via les brigades rouges, c'est la CIA qui a... Oui, oui, oui, tout à fait, c'est les années de plonge. Il y a un monde latin qui résiste. moi, c'est un môle de résistance formidable à l'inhumanité de l'homme que l'on prépare, et avec des relents sataniques que l'on prépare dans certains cercles. Il y a une opposition, il y a une lecture à faire de l'histoire à partir des appartenances religieuses, qui ont été très niées par la philosophie ridicule, la laïcité, qui est un point...
— Pour terminer peut-être cette conversation, on est resté quand même très très très dans le monde occidental. Mais il faut aussi prendre le recul avec cette arrivée dont je parlais tout à l'heure, avec la rencontre Xi Jinping-Trump ou Xi Jinping-Chitte. le piège de Thucydide faisant allusion à un essai géopolitique d'un type qui s'appelle Allison, qui a écrit ça – c'était le titre de son livre – montrant qu'en fait, lorsqu'une puissance dominante devient concurrencée par une puissance montante, dans 3 cas sur 4 au cours de l'histoire, ça s'est terminé par une guerre lancée par la puissance dominante contre la puissance montante. Et donc Xi Jinping a expliqué... Ben voilà, on sait que vous avez peur de nous. Il faut que vous sachiez qu'on sait que vous avez peur de nous. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que vous acceptez que la Chine vous dépasse maintenant ou pas ? Voilà. Et ça, c'est quand même un point tournant extraordinaire. Et puis il y a aussi... Puisqu'on parle de religion... Alors les Chinois, les peuples d'extrêmement, sont relativement peu religieux. Ils le sont. Mais ils ont plutôt des disciplines de vie, que ce soit le confucianisme, que ce soit le taoïsme. C'est plutôt que ce soit Confucius, que ce soit Lao Tzu. c'est plutôt des espèces de disciplines de vie, des conseils de vie, même s'ils imprègnent profondément la pensée chinoise. s'est développé le bouddhisme, c'est vrai, du grand véhicule, où il y a aussi le culte des ancêtres, des choses comme ça. Mais c'est quand même un pays qui est relativement peu religieux, avec une grande transcendance. En revanche, il y a un pays – et je voudrais terminer là-dessus – sur l'Inde. C'est que Narendra Modi, il a claironné... Enfin il a comme objectif – c'est ce qu'il dit – que l'Inde... va dominer le monde au XXIe ou XXIIe siècle par la religion. — Vous voyez ? — Parce que justement, alors lui... — C'est bien ce que je dis. — Alors là, vous savez que la religion hindouille, c'est une religion inclusive, elle est englobante. C'est-à-dire qu'elle récupère comme avatar, par exemple, notamment de Vishnu, elle a récupéré le bouddhisme, elle peut récupérer aussi le christianisme, etc. Il y a quelque chose d'assez fascinant dans le monde indien. — Alors j'ajouterais un point.
dans ces religions que vous connaissez si bien, notamment la religion hindouiste, c'est une admiration constante pour la beauté du monde. Todd dit, une des armes capitales du monde catholique, de la catholicité, c'est qu'elle, regardez les arts, c'est qu'elle la beauté du monde. beaucoup moins le cas des prédateurs que sont les occidentaux. Dans la conception du monde, les occidentaux, vous le savez, ça commence à Helsinki, ça finit hier. Et là aussi, la constitution d'un axe latin, d'un axe chrétien, parce que l'orthodoxe dit une bêtise, il dit il y a deux familles dans la chrétienté, c'est les protestants et les catholiques. Pas du tout, c'est les catholiques et les orthodoxes. Bon, et l'axe latin, à mon avis, il faut le prolonger jusqu'à Moscou. Parce que ce qui me soucie, c'est la pérennité de notre civilisation. Il faut trouver un espace. L'espace, il va de Valparaiso jusqu'à... Vladivostok. Vladivostok. Eh oui, parce qu'il y a aussi une autre menace, il y a quelques excités islamiques qui, au nom de la revanche, ne veulent pas du bien. Donc, il y a cet axe-là latin, orthodoxes, chrétiens. Je voudrais qu'on sorte de l'Occident et qu'on parle de la chrétienté contre, d'un côté, le Sud menaçant et le Nord menaçant. Et au fond, qu'est-ce que c'est que la France ? C'est la grande institutrice de cette troisième voie, c'est-à-dire contre le tout fric. anglo-saxon, et le tout religieux de quelques excités islamiques, islamistes, il y a la voix française qui est celle du logos. Benoît XVI a beaucoup insisté là-dessus. Le logos, hein, que les gens
comprennent bien. La référence, la référence. Le discours,
la raison, la conversation, le débat, le logos. Et c'est peut-être une... une voie salutaire pour l'humanité, parce qu'après tout, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. — Alors j'aime bien
l'idée de la beauté de la laideur. Ça me parait quelque chose très important à notre époque. — Ah oui. Jamais évoqué. — Il y a des religions... Alors dans l'islam, l'islam a aussi porté de la beauté. Il y a aussi de la beauté en terre d'islam dans les monuments, dans l'architecture. Il y a une beauté considérable, effectivement, dans le monde catholique. Enfin je ne veux pas... J'entame une carte de religion, mais... Ou chez les Indiens, vous avez des choses magnifiques. C'est vrai que quand on entre à Saint-Pierre-de-Rome et quand on entre après dans un temple protestant, voilà, il y a un monde, il y a un univers. Dans un cas, c'est les... Alors certains pourront dire c'est de la prétention, c'est ça, mais je suis assez d'accord avec l'idée, c'est que ça produit de la beauté, et la beauté pousse à la réflexion. C'est quoi la beauté ? Parce qu'il y a quelque chose que facilement... — C'est encore Dostoyevski. Seule
la beauté sauverait le monde.
— Oui, c'est ça. Il y a quelque chose qui est facilement, c'est que... Quelque chose qui est beau, le monde entier, tant que tous les êtres humains, reconnaissent que c'est beau. Voilà.
Et ça, c'est le doigt de Dieu.
Quand quelque chose est affreux, comme les trucs du style « Le vagin de la reine » de Jeff Kuhn à Versailles... Jeff
Kuhn qui est hollandais. Voilà. C'est un orange.
C 'est le nihilisme. Tout le monde reconnaît que
c'est... Il n'y a pas de jardin américain. Il n'y a pas de jardin états-unien. Ça existe. Non. Il y a le jardin à la japonaise. Il y a les jardins... arabe, il y a le jardin à la française, alors il paraît qu'il y a le jardin à l'anglaise, c'est quoi ? C'est touffu, on laisse tout pousser. — Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non c'est Storhead. C'est pas très loin, d'ailleurs, de Salisbury, qui était là où il y a beaucoup de militaires, bon, là où il y a eu l'affaire Skripal et compagnie. Storhead, c'est... On se croirait dans un tableau de Claude Lorrain. Mais Claude Lorrain, c'est une espèce d'Arcadie. Donc c'est en fait le monde gréco-romain, en fait. — Oui, parce que l'Angleterre a été un peu romaine. — Il y a un goût pour ça, quand même, effectivement, chez les... Mais vous avez raison. C'est beau, ça, cette idée... C'est encore assez fructueuse, cette idée des jardins, parce que... — Les jardins. — Les jardins à la française... — Jardins japonais. C'est toute une civilisation. — Ah oui. Les jardins à l'Indien. — À l'Indien. Enfin c'est des jardins perçants, en fait. Le tchat, comment ça s'appelle ? C'est comme on trouve autour du Taj Mahal, qui est en fait d'origine musulmane. Parce qu'il faut bien comprendre qu'en Inde, vous avez... — C'est perçant. — Oui, c'est perçant. En Inde, vous avez des monuments hindous, hindouistes, qu'on va trouver dans toute l'Inde, par exemple, je sais pas, à Boubaneshma, qu'on va trouver à Bombay, etc. Mais vous avez... Ou dans le sud de l'Inde, vous avez des monuments... qui ont été construits par des envahisseurs, en fait, qui sont des musulmans, et en particulier la période moghole. Mais quel que soit l'endroit, il y a effectivement de la beauté dans l'hindouisme, il y a de la beauté dans le monde, dans l'islam, il y a de la beauté dans le shintoïsme. Vous avez visité la ville de la Katsura à Kyoto. — Vous avez des jardins allemands,
vous
? Ma fiche, ça n'existe pas. Des jardins américains, ça n'existe pas. Il n'y a pas de civilisation. termine
là
-dessus ? Sur la beauté du monde ? Sur la beauté du monde. J'adore. J'aime beaucoup les conversations avec vous, François. C'est toujours un délice.
Merci de nous avoir écoutés. J'espère que ça va vous donner envie de lire l'Encyclique de Magnifica Humanitas de Léon XIV. Magnifique
Humanité.
magnifique humanité, de lire aussi, de vous documenter sur l'art des jardins, de vous documenter aussi sur les mémoires de guerre de Gaulle. Enfin on a parlé de beaucoup de choses en définitive. Si ça peut vous donner envie de regarder un peu plus haut, et puis de se dégager de cette campagne électorale présidentielle qui est minable, c'est absolument minable. C'est-à-dire que les candidats ne sont pas au niveau, en fait. Les candidats qu'on vous présente à la télévision ou à la radio ne sont pas au niveau de ce que doit être un président de la République française. — J'ajoute un point. Pardon.
Votre conclusion est belle. On coupera, si vous voulez. Mais ce qui est important, François, je tiens à vous le dire, c'est pas tant la présidentielle. Vous jouez votre parti. Je vous aiderai. C'est ce qu'il va y avoir après. Et protégez votre voix et tout ce dont nous venons de parler, parce que ça vaudra beaucoup pour nos concitoyens déboussolés après l'élection présidentielle. Quoi qu'il arrive, ce sera du grabuge. Je dis souvent, LFI, c'est comme le PSG. S'ils gagnent, il y a du grabuge. S'ils perdent, il y a du grabuge. Il y aura du grabuge l'année prochaine, en juin. Pareil pour le RN, d'ailleurs. Et pareil pour le RN. Dans tous les cas, la société française va s'enfoncer dans une succession, j'ose pas dire le mot, mais je crois qu'après tout, c'est elle qui fait l'histoire de violence sans fin. Et il importe au plus haut point, pour l'avenir de la France, de notre civilisation, de notre nation, qu'il y ait des considérations comme celles que vous m'avez invité à partager avec vous aujourd'hui, parce que ce sont des boussoles pour l'avenir.
Merci, Paul-Marie Couteau. Merci à vous tous. Et puis vive la souveraineté, l'indépendance nationale et vive la France.
Merci de soutenir l'EPR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Asselineau. Vos dons sont essentiels, votre mobilisation aussi.
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