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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
de grands événements et je remercie beaucoup Jean-Luc pour sa venue. Il faut savoir qu'ici vous êtes dans une ville où dès le lendemain du premier tour, des démarches ont été entreprises pour discuter les uns avec les autres et où aujourd'hui on a une belle démarche fédératrice pour soutenir la nouvelle union populaire écologique et sociale et vraiment le vent porteur se ressent vraiment ici. Bravo à tous les militants, j'en profite au passage. Alors, on est ici dans un lieu qui est particulièrement symbolique pour les écologistes de Poitiers. Depuis 1989, la date de la création du groupe local, les écologistes traversent chaque année ou presque à Guay-le-Clin dès que c'est possible. Il faut savoir que c'est possible chaque année. de plus en plus tôt. Quelques chiffres, ne serait-ce que dans les dernières années. En 2017, on a fait la traversée le 26 septembre. En 2019, on a fait le 26 juin. Et cette année, on l'a fait le 26 mai. Donc la semaine dernière, ça a un tout petit peu remonté parce qu'il a plu, mais ça ne doit pas... La situation s'aggrave clairement. Et là, aujourd'hui, dans la Vienne, on est en situation de seuil d'alerte renforcé. On est à des niveaux historiquement bas. Les cours d'eau ont des niveaux jamais atteints. Et surtout, les nappes ont des niveaux jamais atteints non plus. Et donc, alors qu'en 89, on était en situation de lanceur d'alerte où en gros, pas grand monde nous écoutait, à la rigueur, on était rigolo. Aujourd'hui, on sait de plus en plus les effets du changement climatique. On devrait engager toutes nos forces dans l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Et pourtant, encore aujourd'hui, en 2022, on doit faire face à des politiques nationales qui sont clairement à contre-courant de ce qu'il faudrait faire pour agir face à l'urgence climatique. La question de l'eau est particulièrement... Enfin, il y a l'urgence d'adapter... Il y a l'urgence d'engager un grand plan d'adaptation face au changement climatique. Parmi toutes ces urgences, deux urgences me semblent particulièrement essentielles du point de vue des territoires que je représente aujourd'hui. Il est urgent de reconquérir notre souveraineté pour les deux biens essentiels à la vie sur Terre. l'eau et l'alimentation. Et il est essentiel de reconquérir cette souveraineté à l'échelle nationale, mais il est essentiel aussi de redonner au territoire les moyens de garantir à la population qu'on puisse donner à tout le monde à boire et à manger en étant autonome et souverain sur ces questions-là. Alors la bonne nouvelle, c'est que lorsqu'on est aux manettes, on a les moyens d'agir. Par exemple, si je commence par la question de l'eau à Poitiers, depuis longtemps, nous sommes en régie publique de l'eau. C'était la première décision aussi du président de Grand Lyon, Bruno Bernard, lorsqu'il était arrivé aux manettes, remunicipalisait la gestion de l'eau. Enfin, en l'occurrence, redonnait la gestion publique de l'eau. Ça doit être le cas partout en France. Et c'est dans le programme de la nouvelle union populaire écologique et sociale. Et ça marche. Par exemple, ici, grâce à des investissements publics massifs en faveur de la réhabilitation des réseaux d'eau, on a pu gagner 10% d'eau dépensée en moins chaque année, soit 1 million de m3 d'eau économisée par an. Donc, lorsqu'on investit publiquement, ça marche. On a besoin, pour soutenir ces politiques de sobriété et des usages de l'eau, on a besoin de plus de police de l'eau en France, ce qui dépend de l'État. On a besoin de politiques nationales qui disent que face à la réréfaction de la ressource en eau, la priorité, c'est le partage de l'eau entre tous les usages et l'évolution des pratiques agricoles. Et je salue au passage les copains de Bassine Non Merci, qui se battent depuis longtemps pour dénoncer ces projets. Quand on parle d'eau, il n'y a pas que les bassines. Mais les bassines, c'est clairement le symbole d'investissement massif en faveur d'un modèle qui est amené à se fracasser et qui ne fait qu'entretenir le statu quo, qui fait qu'on recule pour mieux sauter. Ce sont des projets délétères. Il y a un rassemblement demain qui mobilise les candidats des quatre départements de Poitou-Charentes, je crois, de cinq départements, merci, j'en oubliais, pour affirmer notre mobilisation pour une évolution des usages de l'eau. L'alimentation ensuite. Là encore, localement, on a des moyens d'agir. Mais là encore, la situation est grave. Par exemple, à Poitiers, on estime qu'on a 4% d'autonomie alimentaire sur le territoire. 4%. La crise ukrainienne a montré combien on était dépendant des cours internationaux pour approvisionner nos habitants et habitantes en alimentation. On est en grande fragilité, on peut agir pour le coup. Lorsqu'on porte comme ici un projet alimentaire territorial engagé, par exemple, on peut remettre en place des outils de transformation pour mettre en place les maillons qui manquent entre les producteurs et les consommateurs. On peut engager des démarches structurantes sur la commande publique, mais... Là encore, on n'y arrivera pas. On n'arrivera pas à atteindre les 100% d'alimentation bio et locale dans nos cantines, par exemple, comme ce que vous souhaitez faire à l'échelle de la France. On n'y arrivera pas si on n'a pas des politiques nationales qui nous soutiennent, qui disent clairement qu'il faut refondre les aides à l'agriculture, par exemple, pour qu'ils soient plus avantagés pour les agriculteurs, de s'engager dans les circuits courts, de s'engager dans la vente... direct et notamment vers les collectivités d'approvisionner nos cantines plutôt que d'envoyer leur production à l'esport comme ce qui est le cas pour la majorité des grandes cultures dans la Vienne. On subventionne indirectement en donnant de l'eau qui est un bien commun à des producteurs qui ont des pratiques peu vertueuses. Et ça n'a aucune valeur ajoutée pour le territoire, ou presque, puisque ce sont des productions qui partent en Argentine pour nourrir des fermes-usines et avec tous les dégâts qu'on connaît. Donc nous avons besoin de politiques pour soutenir notre souveraineté en matière de gestion de l'eau, en matière de souveraineté alimentaire sur les territoires. Et j'ai toute confiance en le programme porté par la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale pour nous aider à faire ça lorsque nous aurons gagné une majorité à l'Assemblée et au gouvernement.
Bon, ça me plaît de venir au milieu de gens comme vous qui savez pourquoi vous êtes là. Et j'ai été heureux d'apprendre que ça fait aussi longtemps que vous êtes en état d'alerte, je veux vous en féliciter. Moi, j'ai mis plus de temps, mais quand j'ai eu compris, je me suis mis pour de bon. Je suis désolé de ne pas être arrivé à installer ce débat dans l'élection présidentielle. J'ai commencé mon premier meeting sur la crise du cycle de l'eau. C'était un meeting en réalité augmentée, je m'étais dit, bah tiens, comme il y a une petite trouvaille technique, ça va attirer l'œil. Bah pas du tout. Ça n'attirait rien du tout. D'ailleurs, dans cette campagne, pour arriver à avoir un débat sur quoi que ce soit de sérieux, c'était la croix et la bannière, si j'ose dire. On n'y arrivait pas. On passait à côté de tous les débats passionnants, le burkini, les choses comme ça, qui sont quand même autrement plus importantes que le cycle de l'eau. Bon, vous m'avez compris. Mais je n'y suis pas arrivé. Je suis désolé de ça. Et ce travail reste devant nous. Alors, il l'est de deux manières. D'abord, dans l'urgence, parce que, hélas, nous sommes immédiatement confrontés à une situation d'urgence. Et ensuite, dans le plus long terme. La jeune génération qui est ici est dorénavant héritière d'un monde qu'aucun d'entre nous ne connaît. Nous ne savons pas ce qui sera dans 10 ans, dans 20 ans. Précisément... en mettant de côté toutes les autres questions, si on part du cycle de l'eau. D'abord parce que le cycle fondamental des saisons est lié au cycle de l'eau, et le cycle de l'eau est lié, pour les deux continents qui se font face sur l'Atlantique, au fonctionnement des grands courants marins. De notre côté, c'est le Gulf Stream. C'est le tapis roulant qui est sous la mer, entre l'eau chaude et l'eau froide, et qui produit les saisons telles que nous les connaissons, avec les moments de pluie et les moments de sec. Plus ou moins sec, plus ou moins de pluie. Le tapis roulant Gulf Stream est en train de ralentir et certains climatologues disent la probabilité qu'ils s'interrompent existe. Ou qu'ils prennent une forme tellement différente que le cycle des saisons n'aura plus rien à voir avec ce que nous connaissons, si j'ose dire nous, depuis quelques millénaires. Pas tant de temps que ça, mais quand même quelques millénaires. Dans ces conditions, le monde qui sera le vôtre n'a absolument rien à voir avec celui-là même que vous avez encore sous les yeux. Dès lors, la communauté humaine, l'espèce humaine, quelle qu'elle soit, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa religion, quel que soit son genre, est confrontée au défi de durer dans un contexte naturel complètement différent. Nous, ce qu'on peut faire à cette étape, c'est prendre déjà les mesures d'urgence et puis un certain nombre de mesures pour la longue durée. Les mesures d'urgence, elles vont s'imposer à nous parce que cet été, nous allons être dans une situation de sécheresse sans précédent. A l'instant, Léonore l'a rappelé, nous sommes en déficit hydrique d'ores et déjà dans un quart des départements français et il manque. Et 60% des nappes phréatiques ne sont pas à leur niveau auquel elles devraient être aujourd'hui. Ça, c'est le premier aspect du court terme. Déjà, la bataille est commencée contre les mésusages et les gaspillages. Mais il va falloir qu'elles prennent une tournure de masse. Je ne dis pas que ce sera suffisant. Je ne dis pas que ce sera suffisant. Mais la lutte contre les mésusages, c'est tout de suite que ça va commencer. Parce qu'on n'aura pas le choix. Cet été, il va falloir trimballer de l'eau dans des camions, dans des dizaines de communes. Vous verrez que comme nous, on aura gagné, ils diront que c'est depuis qu'on est là qu'on a détraqué le climat. Non, je vous annonce déjà qu'il y aura une grande crise de sécheresse. Et donc, il va falloir amener de l'eau partout où on pourra et de toutes les manières possibles. Et l'eau qu'on amènera à ces endroits, pour les êtres humains, il faudra la prélever ailleurs. Il est certain que l'agriculture va être interpellée et nous aurons une discussion dont je suis prêt à admettre qu'elle ne sera pas forcément facile avec un mode de production. Mais nous devrons être assez intelligents pour ne pas attribuer des mauvaises pensées aux gens avec lesquels on discute. Je pense qu'une bonne partie de la paysannerie de notre pays est prête à travailler autrement. à condition qu'on ne lui mette pas sur le dos la charge des emprunts du passé pour correspondre à l'ancien modèle agricole et en plus de nouveaux emprunts pour l'agriculture de demain. Il faudra donc qu'il y ait une caisse de défaisance des dettes. Alors on fera une caisse de défaisance des dettes pour les paysans qui veulent bien travailler autrement. Le modèle actuel est condamné. Nous le condamnons. Il ne peut pas continuer. 5 milliards d'années à accumuler la couche de terreau qui s'y trouve pour être cultivée. En 35 ans, ils en ont réduit de moitié la fécondité. C'est clair ? On ne peut pas continuer comme ça. Donc on va arrêter. Et on va arrêter et passer à autre chose, évidemment, en réfléchissant, en partant de l'expérience, mais il faut dire aussi qu'une bonne partie de l'expérience est perdue. Au demeurant, si j'étais encore plus direct, je vous dirais, même les savoirs traditionnels sont pris à revers par le changement des cycles de la nature. Même les savoirs traditionnels. Ceux qui m'ont raconté ça, alors c'est loin, pardon, ça fait un peu exotique, c'est des paysans boliviens. Ils m'ont dit, ben nous, il n'y a plus rien qui se passe comme avant, donc nous, on n'en sait rien. Qu'est-ce qui va se passer ? On ne sait pas. Parce qu'avant, quand les grenouilles avec des petites taches rouges arrivaient, ça voulait dire qu'il fallait labourer parce que la flotte allait arriver. Mais maintenant, les grenouilles, elles viennent, il n'y a pas de flotte. Ou bien il y a de l'eau, il n'y a pas eu les grenouilles. Et donc, nous, on ne sait pas. Mais ils me le disaient, braves, parce qu'ils sont braves eux. Leur problème, ce n'est pas de faire les malins, c'est d'arriver à récolter. Alors après, puisque le savoir traditionnel est pris à revers, Meuvel a parti à discuter avec des gars qui avaient installé sur le lac une station pour mesurer la flotte, le vent, tout ça. Formidable, hein ? Formidable. Ils me disent, ah, c'est formidable notre truc. On arrive à savoir des tas de trucs qu'on ne savait pas avant parce qu'on avait mis notre base sur la Terre. Alors là, tous les 5 minutes, tous les 5 minutes, couicouic, ils savent quelle est la température de l'eau au fond et à combien tourne le vent et tout. Alors là, vous voyez, grâce à la science... Nous allons pouvoir savoir davantage. Attendez, j'arrive à la science après. Déjà alors, tâchez de faire des métiers honnêtes les jeunes. Bon, allez à l'enseignement professionnel, apprendre à faire marcher toutes les machines dont on a besoin et à inventer les suivantes pour qu'on puisse mesurer, étalonner, travailler différemment. Parce que je rappelle que... Prométhée et le progrès technique, c'est aussi pour alléger la peine de l'être humain. Pas pour tout saccager, mais pour alléger la peine de l'être humain. On ne va pas dire qu'on a plaisir à souffrir, ce n'est pas le mot, d'accord ? Alors, bon, c'est tout parti sur le travail humain, je vais dire... Hein ? Quoi ? Alors, la science. Alors la séance, je dis au gars, ben formidable, puisqu'on ne sait plus par le savoir traditionnel, on va le savoir par la science. Il me dit, ah oui, vous avez tout à fait raison, monsieur Mélenchon, pas quand il y a la Covid. Ah bon ? Pourquoi ? Ben parce que, dit-il, pour faire des prévisions de notre finesse, on a besoin de récolter toutes les données. Et alors, qu'est-ce que ça a à voir avec la Covid ? Ben il dit, ben les gens malades, ils ne récoltent pas les données. Et puis des fois, c'est interdit de sortir et de se balader parce qu'il y a une épidémie. Bon, bref, on est guère plus avancé. Alors, ils feront le boulot s'il n'y a pas la Covid. Déjà, il faut empêcher qu'il y ait la Covid. Donc, empêcher les zoonoses. Il y a encore 1500 virus qui attendent chez les bestioles pour passer aux êtres humains. Donc, il faut arrêter avec les fermes-usines. Je préfère le dire. Il y en a 3000, on me dit « vous n'allez pas faire ça ». Ben si, je vais le faire. Enfin, je vais le faire. Peut-être lui d'ailleurs ou toi, j'en sais rien. Quelqu'un va le faire dans ce gouvernement. Mais ça ne peut pas continuer comme ça non plus. On ne peut pas. J'essaye de dire que aucun argument comptable ne tient sur, à la fin, la conséquence d'une zoonose et d'une pandémie. Aucun argument comptable ne tient. C'est tellement vrai qu'ils ont failli ficher par terre leur propre système avec la Covid. Et d'ailleurs, ce n'est pas fini cette crise. Vous voyez ? Tout ça se tient. Et tout à l'heure, Léonore disait, il faut que les territoires, moi je ne parle pas comme ça parce que moi je représente les populations, mais j'ai compris ce que tu voulais dire, on dit pareil. Oui, mais là où je te donne un million de fois raison, c'est qu'on ne peut pas faire, parce que l'autre jour j'ai vu notre triomphe idéologique à la une du monde, sur six colonnes, penser la planification écologique. Inutile de vous dire que moi, je baignais ce jour-là. Mais justement, puisqu'il paraît qu'ils veulent penser, mettons, il faut s'y mettre. Mais il ne suffira pas de penser, comme disait un... Un activiste célèbre, hein, jusque-là on a pensé le monde, maintenant il faut le transformer. Eh bien, il s'agit de savoir comment on va la mettre en œuvre. Et là, c'est là qu'elle a raison, Léonore. C'est le goutte-à-goutte de la commune qui nous permet de savoir le point où on en est et ce qu'on doit faire exactement et précisément. La commune est la structure de base de la démocratie dans notre pays. Et nous la conforterons. Et la commune pourra s'associer librement avec d'autres communes. La commune, c'est vous. C'est comme on est là. On se réunit, tcha-tcha, on blague et tout, on dit les choses, on s'engueule, on se réconcilie, et ainsi de suite. Donc, la planification écologique, on a besoin, comme tu l'as dit, de se savoir faire de près. Et le savoir faire de près va entraîner un certain nombre de mesures. Par exemple, les régies publiques de l'eau. L'eau est un bien commun. Donc, ça reste un bien commun depuis que c'est de l'eau jusqu'à ce que ce soit encore de l'eau. D'un bout à l'autre, c'est un bien commun. Et tu as parlé des réparations de tuyaux, nous savons faire les tuyaux, mais au moins sous le bras pour les tuyaux. On les fait avec des tuyaux Saint-Gobain. Ils sont là-haut, dans la Meurthe-et-Moselle. Je suis allé voir, à une année, ils voulaient la vendre, à des Chinois. D'accord ? Je veux bien que les Chinois viennent regarder comment on fait nos tuyaux, mais on aimerait bien garder nos tuyaux. Donc on va mettre des tuyaux partout. Il y a un ballot qui me dit, vous perdez 20% de l'eau, c'est pas grave, ça rentre dans la terre et ça va dans la nappe. Ben, elle n'a rien compris, parce qu'au passage, ça traverse. La terre. Et dans la terre, qu'est-ce qu'il y a ? Du glyphosate. Et vous, après, quand vous buvez ça, vous buvez du glyphosate. Et vous tombez malade. Et on ne sait pas que c'est à cause du glyphosate. Et vous savez pourquoi on ne sait pas ? Parce que personne ne cherche. Il n'y a pas une équipe dans ce pays qui fait une étude sur la manière dont le glyphosate, s'étant décomposé, passe aux êtres humains et les rend malades. Eh bien, je peux vous dire que la recherche fondamentale va redémarrer. Quand vous en entendrez parler, vous ne vous direz pas, mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? à dépenser des sous pour de la recherche fondamentale, que rien que de comprendre le sujet, on a déjà mal à la tête. Oui, mais on me l'a déjà fait, c'est pour ça que je vous le raconte comme ça. Il y a des gens qui m'ont dit ça, ils sont de bonne volonté, il faut expliquer. Vous vous trompez, on ne sait pas. On ne sait pas, donc on est obligé de chercher. Et c'est pour ça que ces jeunes gens vont à l'université, à l'école et au reste. Voilà. Voilà tout ce qu'on peut tirer comme enseignement de la petite rivière, là, qu'on vient de traverser, et où, en dépit de nos bottes, il y avait quand même assez d'eau, je suis obligé de faire la remarque, pour me mouiller le pantalon. moi, on m'avait dit qu'il y en aurait plus. Oui, d'accord, mais je suis quand même mouillé. Alors, bon, voilà, je me suis mouillé. Non, mais parce qu'il y avait une blague avec Bayou, dans le train, je me moque de lui, je lui dis, ah, au moins, j'ai amené mes bottes. Alors il me dit, oui, oui, les miennes m'attendent à l'arrivée. Toi, tu avais amené tes bottes ? Oui, ben toi, tu es plus maligne que nous. Alors lui, en fait, de bottes, il n'en avait pas. Il a remonté le pantalon, il a traversé avec ses pauvres pompes, là, qui maintenant sont définitivement pourries, et il s'est mouillé jusqu'au genou comme moi qui ai des bottes. Bon, le résultat n'est pas fameux de nos précautions. Ah bon ? Oui, ben, les bottes, c'est bien. Alors, bon, je vous ai dit comment j'ai essayé de le faire à la blague, parce que si jamais je vous raconte tout ça, je vous fais pleurer, hein, qu'il n'y a plus d'eau, que si, que là, que le monde va changer et tout. Mais des fois, moi, j'ai le cœur qui se sert, parce que je suis vieux, comme vous le savez, donc j'ai connu un autre monde, et je vais vous dire, il était fameusement beau. Il était fameusement beau. Et je voudrais vraiment que vous aussi, vous ayez un super beau monde à votre tour, hein, parce que ça vaut la peine de vivre. Et ça vaut la peine quand le soleil se lève de voir comme c'est beau, parce que la beauté, c'est gratuit, et puis ça vous traverse, et la beauté vous transforme. Et cette beauté, elle nous vient souvent de notre capacité à être en harmonie avec la nature. C'est pour ça que la devise qu'on a en commun, alors vous allez sûrement faire la même chose, mes potes socialistes, mais avec les écolos, on a une formule, on dit l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. L'harmonie des êtres humains entre eux, quelqu'un me dit « Ah Mélenchon, on croyait que t'étais pour la lutte des classes, t'as changé d'avis et tout ». Précisément, si vous voulez qu'il y ait une harmonie entre les êtres humains, il faut abolir les discriminations. Les discriminations de genre, les discriminations sociales, les discriminations racistes, etc. Le programme de l'harmonie des êtres humains entre eux, c'est un programme socialiste pour le coup. C'est un programme communiste parce qu'on prend en compte les biens communs. Et c'est un programme insoumis parce que ça veut dire qu'on n'accepte pas l'état du monde. Et pour terminer, le tout est écolo. Mais c'est une belle formule pour décrire le monde, la méthode à laquelle nous aspirons. Et notre harmonie avec la nature, nous sommes un certain nombre à avoir compris qu'il n'y a pas d'harmonie possible pour les êtres humains en dehors de leur harmonie avec les cycles de la nature. Quand nous disons la règle verte, c'est un principe philosophique, c'est un principe technique, c'est un principe technique, il ne marche plus ? Eh bien, j'ai une bonne voie, vous inquiétez pas. Mais je vais essayer. C'est un principe... Ah oui, ça remarche. C'est un principe philosophique et c'est un principe technique. Ne pas prendre à la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer... Bon, déjà, il y a une ruse, hein. On s'est bien débrouillés. Puis comme nos adversaires n'ont pas beaucoup d'idées, hein, alors ils nous cherchent sur des sujets qui n'existent pas. Mais honnêtement, prendre plus à la nature que ce qu'elle peut remettre, hein, virgule, en combien de temps ? Ben ouais, c'est la question clé. Mais depuis le temps que je lis des articles contre nous dans le Figaro et d'autres journaux, il n'y en a pas un qui a pensé à se poser la question de ce que ça pouvait vouloir dire. Comme ils ne prennent au sérieux aucun concept, ça ne m'étonne pas. Alors, bref. Ah, pardon, il y a le gars du Figaro qui est là. Excusez-moi, monsieur, j'apprécie tout à fait. Ça vaut 3,20 euros. Bon, vous n'apprenez rien en le lisant, mais vous êtes content, ça vous situe socialement. Non, mais cet homme, il ne travaille pas pour rien, quoi. Si vous lisez le Figaro, ça fait quand même plus chic que l'humain. L'humain, c'est utile, mais c'est pas chic. Bon, voilà. Le magazine, achetez-le, il y a ma photo dessus. Là, cette semaine. Il est très bon, le numéro. Voilà. Je vous ai à peu près tout dit, mais la règle verte et des choses comme celle-là, pardon, c'était de la blague, mais c'est pour vous dire, ce sont des principes nouveaux dans l'action politique. Mais pourquoi on met des principes nouveaux comme ça ? Parce que le monde est entièrement neuf. C'est comme si là on venait d'arriver sur la planète Mars, sur notre propre planète. Ce monde est en train d'être un autre monde. Et celui que nous voulons faire et celui que les autres vont laisser faire n'a rien à voir l'un avec l'autre. Ça m'a fait plaisir de vous dire tout ça en sachant que la plupart d'entre vous n'ont rien raté de tout ce que je raconte parce que ce sont des thèmes qui vous sont familiers. Mais c'est important que la parole publique le porte. Moi je sais très bien que je ne vous apprends rien. Mais je l'aurais dit. Et ça compte. La parole a une fonction sacrée. Et puis, on a été traverser l'eau. Avec lui, avec elle. Parce que les deux, t'as pas cité, Léonore, t'as pas dit avec Julien, t'as dit merci à Jean-Luc. Ah, ben voilà, non, mais Julien, regarde dans quel état il est déjà. Et elle, elle a tout prévu, donc ça va, elle est venue en short avec des tongs, alors. Les socialistes, quand même, ils pensent, hein. Bon, voilà, j'ai assez dit de choses. Maintenant, c'est à qui la parole ?
à toutes et à tous. C'est un peu difficile d'enchaîner après Jean-Luc Mélenchon. Je vais me concentrer sur quelques points. Mes camarades s'adresseront d'autres points. Je crois que c'est vrai que Jean-Luc a raison sur le fait que c'est un sujet crucial et qu'on a beaucoup de mal à intéresser, à faire campagne sur cette question-là. On a la chance de vivre dans un pays développé, en zone tempérée, et donc la question de l'accès à l'eau, ce n'est pas vraiment une question qu'on se pose habituellement. Moi, je suis réunionnaise, alors j'ai des souvenirs d'enfants, de problèmes récurrents, de coupures d'eau. Je sais que dans les Outre-mer, dans d'autres territoires des Outre-mer, ça continue à être le cas, notamment en particulier en Guadeloupe. Mais ce sont d'abord et avant tout des problèmes d'infrastructure, parce que l'eau tombe quand même du ciel pas mal et donc on n'a pas l'impression qu'il manque d'eau. Et donc c'est un petit peu comme l'accès à l'air. L'accès à l'eau, on n'y pense pas au quotidien, sauf quand on fait face à des désastres de pollution ou quand il y a des situations particulières, comme des situations de sécheresse intense ou à l'inverse, dans les questions de dérèglement climatique, des inondations qui sont de plus en plus brutales et de plus en plus fréquentes. Et donc c'est bien l'enjeu, comment intéresser nos concitoyennes et nos concitoyens avant que le désastre devienne impossible à réparer et à prévenir. Parce que, effectivement, Jean-Luc l'a dit, l'eau c'est un bien commun, c'est une ressource précieuse et nous avons... plusieurs enjeux majeurs d'abord bien sûr l'accès à l'eau potable pour toutes et tous en tout lieu du territoire bien sûr français mais aussi parce que ça va être un enjeu géopolitique important dans toutes sur toute la planète et c'est une ressource essentielle effectivement pour l'agriculture et donc une agriculture qui doit être capable de se transformer et donc ça demande un accompagnement de nos agriculteurs pour aller vers une agriculture qui est parfaitement respectueuse de nos ressources naturelles Cela veut dire respecter. et protéger nos ressources en eau en milieu naturel. Sur ce sujet, je vais vous présenter quelques-unes de nos propositions. Nous avons un programme partagé sur lequel nous avons beaucoup travaillé avec les quatre parties. Je dois reconnaître que c'est d'abord le programme de l'Avenir en commun et celui des écologistes qui étaient les plus étoffés sur ces questions-là. Mais chez personne, ça n'a fait aucun débat. Ça fait partie des chapitres sur lesquels nous avons peu débattu. Nous avons plutôt enrichi et accepté de tous soutenir ce projet. Sur cette question de... protéger nos ressources de
l'eau. La mesure principale, la mesure phare qu'on porte, c'est celle des premiers mètres cubes d'eau gratuits. C'est un combat aussi qui avait été mené avec Marie-Georges Buffet, qui avait fait une proposition de loi à l'Assemblée nationale. Nous, on veut le mettre en place tout simplement parce que l'accès à l'eau, c'est un droit qui doit être un droit fondamental, quels que soient ses revenus, et donc, gratuité des premiers mètres cubes, fin des coûts d'abonnement. Mais on pense qu'on peut aussi... poser la question d'aller encore plus loin avec un volet écologique de cette tarification. Aujourd'hui, la règle générale en France, à quelques exceptions, c'est la dégressivité du tarif de l'eau. Ça veut dire que plus vous en consommez, moins vous la payez cher. Et de fait, ça veut dire que quand vous remplissez votre piscine individuelle, pour ceux qui en détiennent, vous payez moins cher cette eau que l'eau à boire pour un ménage modeste. Donc vous voyez le ridicule de cette tarification. L'idée, ça pourrait être d'aller inverser cette règle, mais aussi d'aller interroger, parce que là, je parle des particuliers, des familles, mais aussi la question des entreprises. Et c'est une question d'équité territoriale. Et c'est pour ça qu'il faut le cadrer, notamment avec la question du haut commissariat qu'on souhaite instaurer quand on aura le pouvoir dans quelques soins alimentaires qui est bien présent et où, en fait, ils payent très peu cher l'eau. Et c'est les habitants qui ont souvent un pouvoir d'achat qui est limité. Ben oui, c'est notamment les ouvriers de l'agro. alimentaires qui, eux, payent cher leur mètre cube d'eau pour que l'entreprise le paye moins cher. C'est aussi une question d'éguité territoriale, d'aller vers un prix de l'eau qui est cadré, aussi empêcher que le manque d'investissement qui a été fait par les multinationales de l'eau crée des effets rattrapages qui viennent aussi augmenter la facture d'eau et qu'on les mette devant leurs responsabilités. Voilà la première mesure que le totalisme exploite deux choses, l'homme et la planète. S'il y a bien une ressource de la planète qui doit échapper aux logiques capitalistes, c'est bien... L'eau, on a dit à quel point elle était nécessaire à la vie, à la santé publique, à la biodiversité. Elle doit échapper à la logique marchande. Je veux saluer le travail qui est fait par notre camarade Christophe Lim, qui est président de France Eau Public, qui promeut cette gestion publique de l'eau. Et souvent, on entend dire, on entend cette petite musique qui consisterait à nous exposer que la gestion privée serait plus génère. on rend 100% du territoire français avec une gestion publique directe de l'eau dans le cadre d'un service public décentralisé. Et pour répondre tout simplement à ce que vous disiez tout à l'heure quand on a traversé la rivière, l'eau est un bien public, partageons-la. Et précisément, ils sont réorientés vers l'investissement pour le service public, de toute manière. Mais si on l'a fait à Rennes en dégageant 3,5 millions d'euros par an, imaginez à l'échelle nationale ce qu'on pourrait faire. Pour investir dans les canalisations, et Léonore en a parlé tout à l'heure, il faut savoir qu'on a plus de 30% de l'eau qui est produite dans les usines d'eau potable qui n'arrive pas au robinet. Donc la lutte contre le gaspillage, c'est notamment par là qu'elle passe, de faire en sorte qu'on fasse la chasse aux fuites sur nos réseaux d'eau. Et ça nécessite de l'investissement public. D'ailleurs, on pourrait solliciter aussi le financement des grandes entreprises qui parlent des métabolites. C'est l'effet cocktail des pesticides de synthèse qu'on a et de la dégradation de ces molécules. Quelque chose qui, effectivement, Jean-Luc, tu as raison, n'était pas mesuré jusqu'il y a peu. Aujourd'hui, on sait que la situation est pire que celle que l'on croyait. nécessite évidemment des travaux importants sur les usines, parce que c'est une question... qui pourrait empêcher la déforestation dans certaines parties du globe plutôt que d'avoir du soja qu'on apporte du Brésil, par exemple. Ça aussi, ça participe de la lutte contre le dérèglement climatique et faire en sorte qu'on développe toutes les alternatives aux pesticides de synthèse, le soutien au développement de l'agriculture biologique naturellement, je pense au développement, au soutien, au biocontrôle, au désherbage mécanique. Bref, il y a plein de choses à faire, mais c'est juste... Devant vous, je bois
un
verre d'eau.
Les plus anciens et les plus anciennes reconnaîtront la référence à René Dumont, premier candidat à la présidentielle écologiste. 74. Et donc à l'époque, les écologistes étaient lanceurs et lanceuses d'alerte. Tout précisément comme les écologistes de Poitiers qui, ça a été dit par Léonore, pour lancer l'alerte, pour matérialiser l'alerte, et ensemble un projet pour répondre à la crise de l'eau. Je peux vraiment vous dire à quel point ça me sert le cœur. C'est-à-dire que la crise est là, l'alerte est lancée depuis longtemps, tournée en dérision, humiliée, ou le plus souvent dans l'indifférence, et la crise est là. Et on a de quoi répondre. Et ça, c'est une immense fierté. C'est un immense espoir. Et c'est pas... Ce n'est pas dans l'éther, ce n'est pas dans l'abstrait. C'est le 12 et 19 juin, très concrètement. Ne comptez pas sur les autres pour faire quoi que ce soit. C'est le 12 et 19 juin que ça se joue pour engager ces solutions. Cette place commune où il y a des militants, des militantes, peut-être aussi il y a des curieux, des curieuses, des anciens, des anciennes. Un mélange très net des générations. Je peux vous dire que ça fait plaisir. Et puis que là, on a traversé ensemble, c'est métaphorique, mais on a illustré très concrètement ce que c'est que la crise de l'eau. Parce que souvent, on peut se dire que la crise du cycle de l'eau, ça ne me concerne pas quand je tourne l'eau du robinet, l'eau coule et tout va bien. Et non, on y est. Et les guerres de l'eau qu'on a pu... voire prédite dans certains romans post-apocalyptiques ou les crises à Barcelone ou en Afrique du Sud, on y est en fait. On a un problème absolu, bien sûr. Mais faire politique ensemble, militants, militantes, curieux, citoyens, citoyennes, école de mode, qui ont séché les cours, on ne vous félicite pas, mais vous en avez pris une petite leçon aussi quand même au passage. Citoyens, citoyennes. C'est extrêmement politique. Ne croyez pas que c'est juste un choix à laisser aux autres. On doit choisir. Il faut choisir. C'est ça la politique. Il faut assumer le chulateur. C'est du très concret. Quand on parle de l'eau, je ne peux pas ne pas penser à Rémi Fraisse, qui est mort. Une grenade dans le dos pour défendre la biodiversité et la renoncule dorée en particulier. Il était botaniste amateur. contre l'édification d'un barrage rigoureusement inutile à Syvins. Rigoureusement inutile. Parce que ce n'était pas un barrage pour stopper l'eau, pour la conserver, pour la redistribuer. C'était un barrage pour le fait de quelques agriculteurs. Maïs, dans le Tarn, déjà en stress hydrique. Et sans que c'était le conseil départemental qui avait voté ces dizaines de millions d'euros de votre argent, enfin l'argent du conseil général du Tarn. Exactement. C'est exactement pareil. Du coup, tu m'as fait le résumé. Mais c'est ça. Et donc, évidemment, on souhaite que ça ne se finisse pas par un drame humain comme à Sivins. et par un drame administratif absurde, puisque après l'édification, après le drame, après la destruction, le tribunal administratif a reconnu que c'était parfaitement absurde. Et donc, évidemment, avant, nous devons faire la démonstration que ces bassines, c'est non seulement pas une réponse, mais c'est alimenter le problème. Mais on est sur ce choix, ce choix entre les 99% ou les 99,9% et... La règle verte, ne pas prendre à la nature plus ce qu'elle peut régénérer. Et donc maintenant que Jean-Luc a interpellé Pierre Lepeltier du Figaro, on aura très prochainement. dans le détail et dans le Figaro, les éléments très précis, donc je vais m'abstenir de faire plus long, mais vous voyez l'esprit, et dans le Figaro, vous aurez des développements intéressants. Il y a la règle bleue, la déclinaison, qu'on confiera peut-être au monde. Il y a très peu d'eau potable et 75% des stations d'épuration sont obsolètes ou hors normes. Et dans tout un tas d'endroits, et en particulier en Bretagne, on sait que l'eau est parfaitement polluée aux nitrates et là encore c'est lié à l'élevage intensif. Donc règle verte, règle bleue, ce n'est pas que des mots, c'est très concret, ça se traduit par un eau commissariat à l'eau, la surveillance, la sanction, la prévention. Règle d'or climatique. C'est le fait que toutes les aides aux entreprises, il en faut, toutes soient passées au crible des critères environnementaux et sociaux. C'est plus possible d'aider des entreprises à compétences égales, salaires égales. C'est dans la loi depuis 1972. Il y en a pas mal qui sont plus jeunes. Il y a une manière de le faire advenir, c'est que les entreprises, on fait ça à l'islandaise, les entreprises qui ne sont pas en capacité de justifier l'écart de salaire, il n'y a plus d'aide. Plus de marché public, plus d'aide publique, plus de CICE, plus rien, etc. Tout est critérisé. Et une amende journalière, jusqu'à ce que ça soit corrigé. Et là, ça va aller beaucoup plus vite. Et évidemment, vous pouvez le faire sur l'eau, sur la qualité des emplois, plutôt, des CDI. Tente de rattraper le retard à Bordeaux, à Lyon, que à Rennes, ça soit mis en œuvre, que partout, les territoires, comme à Poitiers, se battent. Il y a besoin d'une majorité. Il y a besoin d'une majorité pour contrer les limites. Parce qu'au niveau d'un territoire, vous pouvez beaucoup, certainement, surtout si vous avez des élus de qualité, comme Léonore. avez du bol ? Mais néanmoins, il faut une majorité. Encore une fois, s'il y a un gouvernement qui s'en fout, c'est possible, au mois de juin, de changer le cours de la situation, de ne pas subir 5 ans d'inaction climatique, de casse sociale, de mépris pour ces biens communs. C'est un choix. Thomas Sankara, le résumé, il y a en 1986, il faut choisir, il faut choisir, entre le champagne pour quelques-uns et l'eau potable pour tous. Nous y sommes. C'est le 12 et 19 juin. Et on coule sur vous. Et maintenant je passe la parole, dans l'ordre, la première circo, Isabelle Loucot.
suis aussi élue locale, je fais partie de l'équipe de Léonore. Je remercie Julien, Jean-Luc, Corinne et Yannick d'être là ici parmi nous aujourd'hui. Ça nous permet d'avoir une tribune dans la presse parce qu'on n'en a pas beaucoup de la couverture presse en ce moment. Et on le regrette un peu. Donc merci d'être là, merci aux journalistes.
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