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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir, bienvenue sur le plateau de France 3 Lorraine pour ce nouveau débat consacré aux élections législatives qui auront lieu les dimanches 12 et 19 juin. Ce soir, coup de projecteur sur la sixième circonscription de Moselle, celle de Forbach et de Frémin Merlebach, détenue depuis 2017 par La République en marche. 13 candidats ont déposé leur candidature en préfecture. Nous accueillons sur ce plateau cinq des principaux candidats. Christophe Arène, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député sortant, candidat d'ensemble majorité présidentielle. Également avec nous, Jonathan Outomouro. Vous êtes le candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale pilotée par Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir. Bonsoir. Nous accueillons également Kevin Feiffer. Vous êtes le trésorier du Rassemblement national et candidat du parti de Marine Le Pen dans cette élection législative de Fort-Vac.
Bonsoir.
Également avec nous, Eric Diligent. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le candidat de Reconquête le parti d'Éric Zemmour. Et enfin, avec nous, Florian Philippot. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le candidat des Patriotes, dont vous êtes également le président. Pour commencer cette émission, vous allez avoir chacun 45 secondes pour nous dire pourquoi vous souhaitez devenir député de cette circonscription de Forbach. Le tirage au sort a désigné Kevin Feiffer pour prendre la parole. C'est à vous pour 45 secondes.
Merci beaucoup. Je suis conseiller régional du Grand Est depuis 2015, conseiller municipal de Sien à Vindel. Ça fait dix ans maintenant que je suis engagé politiquement sur cette sixième circonscription de Moselle-Est. Dix ans que je suis engagé auprès de Marine Le Pen pour défendre son programme et faire progresser nos idées. Ces circonscriptions et ces habitants, je les connais bien. Ils ont dit majoritairement non à Emmanuel Macron et à sa politique de mépris et de casse sociale au second tour de l'élection présidentielle, en choisissant très majoritairement à plus de 56% Marine Le Pen. Donc aujourd'hui, je viens leur dire que cette élection présidentielle n'est pas terminée. Il nous reste encore une occasion de nous opposer fermement à Emmanuel Macron et à sa politique à l'Assemblée nationale. Et c'est ce que je souhaite faire en représentant les habitants dans le futur groupe de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale.
Christophe Arendt, c'est à vous. Vous avez 45 secondes pour vous présenter.
Alors Christophe Arend, j'ai 46 ans et je vis et travaille depuis 46 ans en Moselle-Est. Autant vous dire que ce territoire m'est chevillé au corps. Chirurgien dentiste de formation, j'ai eu la responsabilité et l'honneur de défendre les intérêts des citoyens de la 6e circonscription, celle de Fort-Bac, Frémain Merlebach, à l'Assemblée nationale les cinq dernières années. Responsabilité. assumé dans des moments compliqués, difficiles, je veux parler de la crise sanitaire. Et je veux continuer à mettre mon expérience et mon réseau au service de ce territoire qui mérite d'être connu comme il l'est aujourd'hui à Paris, à Berlin, mais dans l'Europe tout entière.
Jonathan Tomoureau, je me tourne vers vous. Vous avez également 45 secondes pour vous présenter.
mon parcours de vie en tant que père de famille, fils d'ouvrier, ancien ouvrier, aujourd'hui enseignant et élu local, je vois de plus en plus de personnes à qui on a fait croire qu'elles n'étaient rien et qui ne comptent pas dans notre société. Les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Je partage ces combats avec eux puisque je me rends compte que ces personnes se battent quotidiennement pour améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de leur famille. C'est ce que je veux. porté à l'Assemblée nationale. Je veux être aussi proche ici, dans ma circonscription, proche de mes concitoyens, afin de construire avec eux, grâce à leur réalité quotidienne et leur vécu, du bon sens pour tous.
Florian Philippot, c'est à votre tour, vous avez 45 secondes pour vous présenter.
Oui, donc bonjour, je suis, bonsoir Florian Philippot, je suis pour la troisième fois candidat dans cette sixième circonscription de Moselle, je l'étais en 2012 et en 2017, à chaque fois au second tour. Et je me présente tout simplement parce que j'ai à cœur de dire la vérité dans cette campagne et de défendre les gens qui en ont besoin. Il y a des gens qui ne vivent plus. Ils n'ont pas les salaires, ils n'ont pas les pensions nécessaires pour vivre, pour dépasser le 10 ou le 15 du mois. Et ça m'est insupportable. Je veux qu'on aille au fond des choses pour leur expliquer comment on peut réellement changer leur vie. Je veux défendre les libertés. qui sont mises à mal épouvantablement depuis au moins deux ans, et ce combat n'est pas terminé, et nous avons une épée de Damoclès au-dessus de nous, nous le savons avec ces passes, ces confinements, toutes ces folies, il faut que ça cesse. Et puis je veux remettre un peu d'éthique dans la politique. Il y a trop de corruption, il y a trop de conflits d'intérêts, il y a trop d'horreurs, et il faut prendre des décisions extrêmement claires, nettes, précises, pour mettre fin à ces dérives insupportables.
Merci Eric Diligent, c'est à votre tour, 45 secondes.
Alors moi je suis Eric Diligent, j'ai 50 ans, je suis marié, deux enfants. Je suis inspecteur des finances publiques. Je suis très investi sur mon territoire depuis fort longtemps, autant dans les associations. Mes racines sont profondément ancrées dans ce territoire que j'aime beaucoup. Je suis militant politique depuis de nombreuses années. Deux fois candidat aux élections municipales et une fois aux élections législatives. Je suis conseiller communautaire et conseiller municipal de Fort-Bac. Je suis un élu de terrain. Je suis un élu convaincu qu'il doit se battre pour son territoire et pour ses habitants. Je suis un élu de conviction. Et demain, si les électeurs me font confiance, je me battrai pour eux autant au local que je connais très bien qu'au national où je porterai les valeurs de la droite.
Merci. Alors, Christian Faret, je vais vous demander un exercice très difficile. Je vais vous donner une minute pour nous dire quel bilan vous faites de votre premier mandat de député.
oui, c'est très difficile parce qu'énormément de choses ont été faites. Je vais essayer d'être le plus synthétique possible. Au niveau international, j'ai porté un accord, un traité entre la France et l'Allemagne, comme il n'y en avait plus eu depuis 60 ans, le traité d'Aix-Lachapelle. Ce rayonnement international m'a aussi permis de faire venir des gens sur la circonscription, que ce soit depuis Tel Aviv, Startup Nation ou depuis le CES gouvernemental de Las Vegas. Au niveau national, j'ai été porteur trois fois d'un rapport budgétaire sur l'énergie, climat et l'après-mine, où notamment 2 milliards ont été accordés aux 40% les plus démunis pour rénover leurs bâtiments dans MaPrimeRénov'. J'ai porté deux réformes constitutionnelles qui malheureusement n'ont pas abouti sur l'inscription de l'environnement à l'article 1. Au niveau local, je me suis battu que l'ensemble des programmes d'aide gouvernementale de ce quinquennat ont été déployés sur la circonscription, depuis cité éducative jusqu'à en rue 2, en passant par terre d'industrie, en passant par cœur de ville, en passant par la réforme dans les écoles. Et puis, plus pragmatiquement, j'ai contribué à la mise en place sur le territoire de deux parcs photovoltaïques, dont le deuxième va être mis en service dans les toutes prochaines semaines. Mais comme vous le dites, c'est difficile d'être synthétique sur cinq années.
Comment vous jugez le bilan de Christophe Arendt après un mandat
le juge assez sévèrement. C'est un député de Macron qui a voté les yeux fermés toute la politique terrible de casse sociale qui a été mise en œuvre pendant le quinquennat. C'est un député qui a soutenu le président qui a été extrêmement méprisant avec les Français pendant cinq ans. Aujourd'hui, c'est un député qui n'est plus en accord avec les habitants de sa circonscription. puisque les habitants de la circonscription ont placé Emmanuel Macron troisième au premier tour de l'élection présidentielle et largement battu au second. Donc je pense qu'il s'attribue là un peu dans son bilan des choses qui ne sont pas que de son fait, seulement de son fait en tout cas. Et il nous parle d'un traité qu'il a fait négocier entre la France et l'Allemagne, mais il a par exemple été bien incapable de faire appliquer une simple convention fiscale qui date de 2015 et qui empêche la double imposition des frontaliers. C'est des problèmes très concrets et très simples sur lesquels on n'a pas avancé. son influence a en marche et auprès du gouvernement n'a manifestement pas suffi à faire appliquer cette convention. –
Florian Philippot, est-ce que vous êtes d'accord avec l'analyse de M. Pfeffer ?
C'est-à-dire, M. Arendt, moi, je pense que son bilan est assez maigre, mais ce qui m'a le plus choqué, c'est, on l'avait beaucoup entendu au début du Covid, sur la défense des travailleurs frontaliers qui ont été extrêmement maltraités. par l'Allemagne, extrêmement, obligée de faire des détours de 40-50 kilomètres, traiter comme des pestiférés là-bas, faire des tests tous les jours. Et en réalité, on s'est rendu compte que l'Allemagne faisait absolument ce qu'elle voulait et le député Arendt avait envoyé des lettres à la terre entière et ça n'avait servi strictement à rien. Moi, c'est ça qui m'avait choqué. Mais je ne vais pas accabler M. Arendt. Je pense qu'il y a un problème plus structurel, d'abord avec la Macronie. J'ai lu aujourd'hui, là dans Le Monde, un article de l'un de ses collègues, M. Le Gendre. député En Marche, qui vient de déclarer, si nous gagnons les législatives, juste après, dès l'été, il y aura, je cite un, un tapis de bombe qui s'abattra sur les Français avec des réformes radicales. Alors moi, j'aimerais bien savoir ce que ce sera, ce tapis de bombe que nous promet la Macronie. Alors je sais qu'il y a la retraite à 65 ans et toutes ses horreurs. C'est quand même assez inquiétant. Et la deuxième chose, plus structurellement, au-delà même de la Macronie, je pense qu'il y a un problème, si vous voulez. Le Parlement ne bosse pas. Ils ne travaillent pas. Les partis d'opposition étaient complètement absents. Ils n'ont servi à rien. Le RN n'était même pas là quand il fallait voter contre le pass sanitaire. En Marche, on sait le résultat. On a voté contre. Après, quand on vous l'a dit, mais au début, vous n'étiez pas là. Peu importe. En tout cas, les gens vérifieront. Moi, je pense qu'il faut remettre de la démocratie directe le référendum d'initiative citoyenne.
Merci. Monsieur Diligent. Écoutez, pareil, je n'ai pas envie d'être trop cruel, mais il est vrai que le bilan n'est pas bien fameux. Autant au niveau national qu'au niveau local, on se demande un peu où ont été les grandes avancées, puisqu'on ne constate pas de grands progrès. Je dirais par exemple qu'au niveau de la sécurité, on a constaté que le gouvernement a énormément de problèmes à la maintenir, on l'a constaté au stade de France. Si on redescend au niveau local, on regardera pour notre circonscription qu'on est une des plus mal loties. Pas sur le papier, mais en réalité, en termes de sécurité sur les forces de l'ordre, puisque sur 120 d'effectifs qu'on a normalement, il y en a déjà 20 qui sont détachés, 10 qui sont entre mutations et déplacements. Donc on a en fait un quart des effectifs qui manquent. Le commissariat de Merlebach, qui ne sert plus qu'à prendre des plaintes en journée, globalement, déjà sur notre circo, on peut dire qu'en termes de sécurité, c'est un échec. En termes d'immigration, on sait qu'on a toujours le droit d'être les premiers à prendre. Et il y a d'autres sujets, comme le transfrontalier, où je sais que monsieur... On en parlera
tout à l'heure. Et du côté de NUP, quelle est l'analyse
Écoutez, déjà dans un premier temps, il faut chercher. Et bien chercher pour avoir un bilan du député Arendt. Il a brillé par son absence à l'Assemblée nationale. Lors de beaucoup de votes qui ont été très très importants dans la vie démocratique et économique ces cinq dernières années, il a souvent été absent. Malheureusement. Donc voilà. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de voir son bilan sous deux aspects. Sous l'aspect de l'urgence sociale qu'on traverse et de l'urgence écologique. Sur l'urgence sociale, on a un territoire qui a toujours un taux de priorité trop élevé. On a toujours beaucoup de chômeurs. On a beaucoup de gens en situation de précarité. On voit là qu'on a un gouvernement, pendant ces cinq années, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a amélioré le train de vie des plus riches, si je peux m'exprimer ainsi. Donc il a laissé une partie de la population sur le carreau. Nous, nous posons totalement à ça. Maintenant, sur le volet climatique, on sait bien que notre pays a été condamné, par exemple, pour une action climatique. Le gouvernement d'Emmanuel Macron avait pris des engagements, notamment pour le glyphosate, pour les nicotinoïdes, notamment. Et on voit bien qu'il est revenu dessus.
Christophe Arendt, on a entendu beaucoup de critiques à votre égard. Vous les comprenez, vous les rejetez, vous les
balayez. Comment vous réagissez ? Moi, je concède qu'on puisse avoir des avis divergents à cette table. Et je ne m'attendais pas à aucun instant. que mes quatre contradicteurs soient en phase avec le bilan que nous avons eu sur les néonicotinoïdes. Première chose, c'est faux, c'est juste sur les semences. Les betteraves. Voilà, sur les betteraves. Mais ce n'est pas juste sur
les
betteraves,
monsieur
Arène.
Continuez, monsieur Arène.
Si on me coupe, non, je ne continue pas. Alors, juste sur les betteraves, la filière sucrière, vous irez voir combien d'emplois elle constitue. Ensuite, sur le bilan à proprement parler, j'aurais voulu vous voir. tous les quatre, à mes côtés, lorsque les frontières ont fermé en mars 2020. D'ailleurs, M. Outo-Moureau, vous avez été où pendant cinq ans ? M. Diligent, oui, s'est investi dans la vie locale. M. Pfeffer a été conseiller régional, conseiller municipal, on l'a vu, mais vous, où étiez-vous ? Donc, sincèrement, aujourd'hui... attaquer le bilan, oui, dites qu'il n'y a rien qui a été fait, mais c'est complètement faux, puisque même les Forbachois le voient et le sentent dans leur vie quotidienne. Sur la sécurité, monsieur Diligent, c'est 17 nouveaux fonctionnaires de police sur le secteur Frémins-Saint-Avold, et c'est 10 nouveaux fonctionnaires de police à Forbach, et c'est un nouveau commissariat sur Saint-Avold, qui n'est pas dans la circonscription, mais qui dépend de la zone police Forbach.
Pfeffer, Marine Le Pen est arrivée en tête de la présidentielle dans la circonscription. Comment transformer cet excellent résultat à la présidentielle lors des législatives, sachant qu'une partie de votre électorat risque peut-être de rester à la maison ?
c'est l'enjeu majeur de ces législatives. Vous avez raison, c'est d'intéresser nos concitoyens, de les faire se déplacer aux urnes. Moi, je leur dis qu'il faut savoir que la présidentielle n'est pas terminée dans notre circonscription. Je sais qu'il y a eu beaucoup de déceptions suite à la réélection d'Emmanuel Macron, qu'ils n'ont pas choisi. Ils ont choisi Marine Le Pen à plus de 56% au second tour. Donc on est déçus, oui, mais je leur dis qu'il y a encore aujourd'hui une autre occasion de s'opposer à lui, d'une autre façon de s'opposer à la retraite à 65 ans, de s'opposer à la casse sociale et à l'augmentation des taxes et des impôts qui, je l'annonce, vont arriver dans les 5 ans. à venir et cette occasion c'est d'aller voter aux élections législatives et d'offrir à la circonscription un député qui est en phase et en accord avec leurs idées et leurs aspirations.
Alors votre problème au premier tour en tout cas c'est que vous avez avec vous, à côté de vous, deux candidats qui convoitent directement votre électorat. Ces divisions peuvent-elles vous empêcher de vous qualifier pour le deuxième tour ?
Non, je ne le pense pas. Moi, je me réjouirais toujours de toutes les candidatures à une élection. C'est un engagement que beaucoup de Français devraient prendre localement. Je ne regrette pas leur présence, surtout qu'on défend tous, chacun ici, des programmes différents. Parfois très différents, parfois un peu moins différents, mais avec des accords quand même. Par exemple, que feront les députés reconquêtes sur la retraite à 65 ans, alors que M. Zemmour propose la retraite à 64 voire à 67 ans ? Moi, je ne suis pas en accord avec ça, je le dis. Donc, le premier tour, les électeurs jugeront. Et puis, au second tour, on discutera pour éventuellement se réunir et s'accorder sur certains points.
Florian Philippot avec un candidat du Rassemblement national, un candidat de Reconquête. Quelles sont vos chances d'être présents au deuxième tour de cette législative
? Mais c'est aux électeurs de le déterminer. Je veux dire, au bout d'un moment, regardez les programmes qui sont proposés et regardez si ça vous semble sincère, cohérent ou pas. Je veux dire, il y a certains partis politiques, le RN, qui disaient pendant 10 ans, il faut quitter l'Union européenne et l'euro, sinon on ne peut rien faire, ce qui est vrai. On ne peut rien faire sur les salaires, on ne peut rien faire sur l'immigration, on ne peut rien faire sur les services publics et pour baisser notamment les tarifs de l'énergie. Aujourd'hui, il disait l'inverse. Les Français ne le souhaitent pas.
Ce genre de
raisonnement, on va aller loin. On respecte la volonté
populaire. Monsieur Philippot, vous qui êtes attaché à la volonté populaire, je suis surpris de
vous entendre dire ça aujourd'hui. Bien sûr. Ça, ça s'appelle, vous pouvez déguiser tout ce que vous voulez, ça s'appelle de l'opportunisme, de l'électoralisme et de la petite politique politicienne. Moi, je pense qu'il faut faire de la politique avec des convictions. Quand on dit une chose pendant dix ans et qu'on dit l'inverse, le lendemain d'un sondage, c'est qu'on n'est pas sincère. Alors, la réalité, c'est que les électeurs doivent se dire qui s'est battu depuis deux ans réellement pour eux. Moi, je suis le seul, le seul en France à avoir organisé en entre-deux-tours une manifestation anti-Macron avec des milliers de personnes. D'ailleurs, on a appelé à voter Marine Le Pen en prenant nos responsabilités, quelles que soient nos divergences. On a pris nos responsabilités. Depuis deux ans, j'organise des manifestations pour la liberté, pour ces infirmières, ces pompiers qui ne travaillent plus à cause du gouvernement Macron, qui sont suspendus parce qu'ils ont refusé deux, trois, quatre injections d'un produit Pfizer. Je me bats aussi concrètement pour qu'on dise la vérité aux gens sur les salaires, par exemple. Non, si on reste dans l'Union européenne, il n'y aura pas d'augmentation des salaires. Parce que la Commission, je finis juste ma phrase, la Commission, c'est l'austérité. Si on a la retraite à 65 ans, c'est aussi parce que l'Union européenne l'exige de la France. Elle vient de le réécrire dans un document qui date du 22 mai 2022. Donc vous voyez, les Français ne sont pas bêtes, encore moins dans notre sixième circonscription. Ils regardent la vérité, la réalité, la constance, la cohérence des convictions et ensuite ils se décident.
Merci M. Philippot. Eric Diligent, en vous présentant, vous n'avez pas peur d'aider le candidat Mélenchonis qui est à côté de vous à se qualifier pour le deuxième tour
? Alors je voudrais juste répondre d'abord à M. Pfeiffer puisqu'il m'a interrogé sur la retraite. Je rappellerai tout de même... que nos points ne sont pas si différents que ça, parce que dans les faits, puisqu'on parle du langage de vérité, la retraite à 60 ans, ça ne concernera qu'une partie des gens, puisqu'il y a plein de gens qui se retrouvent avec des trimestres qui vont leur manquer, ils vont être obligés de travailler beaucoup plus longtemps, donc c'est une belle promesse. 60 ans, 40 annuités, pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, une grande majorité, une grande partie des Français. Pour la deuxième partie sur laquelle vous étiez, non, effectivement, il faut qu'on puisse se présenter pour défendre nos idées. Nous, on a proposé l'alliance, on a appelé à voter Marine Le Pen au premier tour, au deuxième tour aussi, on l'a soutenue. On n'a pas mis de candidat face à elle, ni à M. Ciotti, ni à M. Dupont-Inan. Donc, je veux dire, nous, on a montré l'exemple pour l'Union. Pour la question concernant les alliances et les rapports de force... malheureusement pour M. Toumoureau, quand je regarde le nombre de candidats de gauche qui se présentent, lui aussi a un sérieux problème, puisqu'il y en a au moins 8 à 9 qui sont tendance gauche ou centre-gauche et qui risquent de lui prendre des voix. Donc non, il y a effectivement... C'est justement la
question que j'allais lui poser. Ça tombe bien, on va lui poser. Alors, pléthore de candidatures à gauche, ça va vous gêner aux entournures ? Oui,
je vais répondre, mais juste un instant sur l'interpellation de M. Arène, sur où j'ai... où j'étais pendant ces deux dernières années, c'était ça ?
Cinq ans
Cinq ans ? Ben écoutez, je faisais mon métier, déjà. Confiné ou pas confiné, je faisais mon métier, je suis enseignant. Vous avez écouté la
France Insoumise, n'est-ce pas ?
Il ne faut pas écouter tous les ragots, monsieur Arendt. Il ne faut pas écouter tout ce qu'on dit. Pour rappel, j'ai encore soutenu l'année dernière aux élections régionales l'appel inédit qui était soutenu par la France Insoumise avec Aurélie Fétip et Caroline Fiat. Donc arrêtons avec ces fake news et soyons à la hauteur, comme je l'ai dit tout à l'heure, des débats. Donc voilà, qu'est-ce que j'ai fait pendant ces deux dernières années, lorsqu'on a été confinés ? Moi, je suis enseignant, vous le savez, donc j'ai fait mon métier. Ensuite, j'ai oeuvré à l'intérieur de mon conseil municipal à Cocheraine, et à l'agglomération de Fort-Bac aussi, avec les moyens qu'on avait. Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir autant de moyens que vous. Ça, non, ça ne serait pas juste. Maintenant, pour en revenir à la question de l'union de la gauche... L'union de la gauche, c'est clair, il y a eu un accord qui est historique entre les principaux partis politiques. Vous avez notamment
un candidat PS dissident, Anthony Thiel, l'ex-directeur de cabinet de Laurent Kalinowski, qui va vous prendre des voix, qui peut vous empêcher potentiellement d'être... Oui, tout à fait, qui est un
ancien collaborateur de M. Arendt aussi, il faut le souligner, parce qu'il a tendance à oublier de le dire. Il n'y a qu'un seul candidat unique de la gauche, des différents partis, c'est moi, c'est moi qui les représente, c'est moi qui ai été désigné. Monsieur Thiel, par exemple, n'est pas candidat du PS, puisque celui qui a mandat pour être candidat du Parti Socialiste, de la France Assommiste, d'Europe Écologie Les Verts, du Parti Communiste et de Génération, c'est moi. Alors j'entends aussi beaucoup de beaux discours sur... sur les luttes de chacun, moi j'aimerais rappeler que je me bats un petit peu aussi pour tous les invisibles. Je me bats par exemple pour des vassants qui sont sortis du système scolaire, qui sont sortis de Pôle emploi, qui sont un petit peu oubliés, qui méritent une deuxième chance dans la vie. Je me bats pour des Fatimas qui sont à ESH, dans les écoles, qui ont un statut précaire, qui sont payés une misère. Je me bats pour Mohamed, qui est à la retraite, qui s'inquiète de l'avenir de ses petits-enfants. Je me bats pour Martine aussi, qui est auxiliaire de vie sociale, qui arrive à un certain âge, qui commence à avoir mal aux épaules, qui fait un métier extrêmement important, un métier du lien, dont par exemple mon ami François Ruffin avait proposé une loi qui a été vidée, mais complètement vidée de sa substance par tous les députés de La République En Marche. Merci, il faut qu'on avance. Oui, juste que M. Ruffin n'a même pas voté pour cette loi.
On avance puisque le thème suivant c'est le pouvoir d'achat, un thème central dans cette campagne des législatives. L'inflation a continué d'accélérer au mois de mai avec une hausse annuelle de 5,2% en France, un record depuis 37 ans. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a annoncé qu'il n'y aurait pas de rattrapage l'année prochaine sur les factures d'électricité des consommateurs. Christophe Arendt, est-ce qu'il est difficile de faire campagne lorsqu'on a une telle inflation
oui, première chose, l'inflation aujourd'hui en France est la plus faible d'Europe. Alors, ce n'est pas une concentration pour les citoyens. Elle est quand même élevée. Elle est à 6%. Elle est à 6% lorsque, dans les pays voisins, elle affleure au mieux les 10%. Mais avant de répondre sur l'inflation, moi, je voudrais quand même dire que je salue M. Philippot qui, lui, a vraiment une colonne vertébrale idéologique et qu'il a raison lorsqu'il dit que les électeurs doivent se retrouver dans des gens qui ont de la constance. Pour le pouvoir d'achat, énormément de choses ont été faites. Sur le pouvoir d'achat, on a augmenté les salaires durant le mandat avant, qui est la crise inflationniste. On a diminué les impôts de production des entreprises. On va aujourd'hui, avec le bouclier tarifaire, avec beaucoup d'autres mesures, on a réussi à soutenir la consommation française à tel point qu'aujourd'hui, dans notre région, sur notre circonscription, les Allemands viennent faire leur cours chez nous, les Allemands viennent faire le plein chez nous, dès notre réélection. Si cela devait se faire, nous voterons une loi dans laquelle nous indexerons les retraites sur l'inflation, nous augmenterons le point d'indice des fonctionnaires, mais nous supprimerons aussi la redevance audiovisuelle, notamment. Et
on parle aussi d'un chèque alimentaire.
Il y aura un chèque alimentaire, il y aura également le maintien du bouclier tarifaire, comme vous l'avez indiqué, M. Gaumont.
Florian Philippot, je voulais vous entendre sur cette question du pouvoir d'achat. Qu'est-ce que vous proposez en la matière pour contenir les prix de l'énergie et les prix de l'alimentaire
? Tous les prix, en réalité, sont en train d'exploser. C'est dramatique, vraiment. C'est au plus haut depuis 36 ans. Et encore 5 ou 6%, c'est l'inflation officielle. Quand on la vit, c'est parfois beaucoup plus. D'abord, il faut augmenter les salaires. Moi, j'entends des gens dire, le gouverneur de la Banque de France, l'autre jour à la télévision, dire qu'on ne peut pas augmenter les salaires parce que ça va augmenter l'inflation. Je me suis renseigné, lui il gagne 30 000 euros par mois, ça va, si vous voulez, ça va. Quand on gagne, on peut effectivement se permettre de ne pas augmenter son salaire, quoique je pense que le sien augmente quand même. Donc il faut augmenter les salaires et moi je suis pour l'augmentation du SMIC, massive. On n'est peut-être que deux sur le plateau pour l'augmentation du budget.
1 500 euros ? Nous
verrons, il faut négocier, en tout cas substantiellement. 1 500 euros, on va vite y être. Je ne sais même pas si c'est tout à fait à la hauteur. Mais les salaires et les retraits doivent être réaugmentés massivement. Parce que là, il y a des gens qui sont en train de crever la faim. On parle de ça. Et qui ne peuvent pas offrir à leurs enfants leurs études, un avenir, des livres, etc. Ce qui est absolument scandaleux dans notre pays. Deuxièmement, il faut évidemment lutter contre la hausse des prix. Alors la hausse des prix, on a tout mis d'abord sur le Covid, puis l'Ukraine, etc. Bien sûr, il y a beaucoup à dire là-dessus, notamment l'énergie. Mais il n'y a pas que ça. Vous savez, même Michel-Edouard Leclerc a révélé que c'était à 90% la hausse des prix, c'est la spéculation mondiale. Alors tant qu'on laissera la grande finance dicter la politique de la France, effectivement on aura une hausse des prix qui sera due aux spéculateurs.
Je veux juste ajouter un troisième
point et j'aurai terminé. Nous avons un problème avec l'Union européenne. Elle organise le dumping social par le travail détaché, par les grands traités de libre-échange. On va chercher du poulet brésilien, du bœuf américain, etc. Et ça, ça tire les salaires vers le bas dans l'agriculture, dans l'industrie, dans les services. Donc, le problème, c'est que tant qu'on est dans cette structure-là, qui par ailleurs nous demande de baisser les salaires, on ne pourra pas s'en sortir.
Merci. Éric Diligent, je reviens vers vous sur cette thématique du pouvoir d'achat. Éric Zemmour, pendant la campagne de la présidentielle, n'a pas été le plus offensif des candidats, on peut le dire. Est-ce que vous n'avez pas laissé la main au Rassemblement national sur cette question très importante pour nos concitoyens ?
Moi, je ne trouve pas du tout. Par contre, effectivement, souvent les médias ont préféré toujours nous ramener sur des thématiques très importantes. C'est la faute des médias,
en fait
? Non, ce n'est pas la faute. C'est qu'effectivement, la campagne... a démarré sur des thématiques fortes d'immigration et de sécurité, et que les médias sont restés là-dessus de bout en bout, et à chaque fois qu'on parlait de pouvoir d'achat, finalement, on passait à autre chose. Moi, je veux juste répondre à monsieur Philippot. Alors certes, on n'a pas milité pour l'augmentation du salaire en lui-même. Je ne le trompe pas. Non, mais que l'entreprise, elle, devra prendre en charge. Nous, par contre, on a proposé des mesures qui permettent à l'entreprise de payer plus ses salariés sans qu'elle soit pénalisée. C'est différent. Mais c'est de l'incitation. Non, non, non, non. Je connais votre programme, très honnêtement. Il y a parfois des choses intérieures. C'est intéressant, je ne dis pas. C'est purement de l'incitation. Ce n'est pas vous qui allez parler de mon programme, monsieur Philippe. Donc, le 13e mois, pour les gens qui ont le SMIC, en baissant les charges, ça n'impactera pas. Et c'est mécanique. Vous ne pouvez pas dire que ce sera à la volonté de l'employeur. Vous, vous parlez de la prime zéro charge, où l'employeur décidera s'il donne les trois... Décidera, oui. Mais les heures supplémentaires défiscalisées, ça, ce n'est pas l'employeur qui décide, c'est nous, à ce moment-là. Je crois que ce n'est plus à la hauteur de la gravité de la crise.
Très honnêtement, ce sont des mesures très 2000 ou 2010, mais pas liées à la gravité de l'inflation.
Tout va compter. Je veux dire, chaque mesure compte. On en a toute une palanquée des mesures pour le pouvoir d'achat, pour les retraites, 600 euros de plus pour les petites retraites. M. Arène vous
dira la même chose, n'est-ce pas ? Il dira qu'il a beaucoup de mesures. Sauf que la réalité, c'est qu'une somme de mesurettes, ça ne fait souvent qu'une mesurette. Effectivement, on ne
résout pas un problème avec une seule solution. Ça me semble un peu maniché, M. Philippot. J'ai donné trois grands axes. Je vais passer la parole
au candidat de NUP. Donc Jean-Luc Mélenchon propose une augmentation du SMIC qui était à 1 400, maintenant qui est passé à 1 500 euros, et également un gel des prix des produits de première nécessité. Alors le défaut de cette proposition, c'est que cela va davantage profiter, peut-être davantage aux classes aisées, non
Alors déjà, j'entends beaucoup parler ici d'augmentation des salaires, ce qui est plutôt une bonne chose. Mais après, il faut voir de quelle manière on augmente les salaires. C'est ça aussi qui est important. Si c'est par une baisse des cotisations sociales, il faudra récupérer ailleurs. Si c'est par une baisse de la TVA, il faudra aussi récupérer le manque à gagner pour l'État ailleurs. Nous, déjà, ce que nous proposons, c'est agir sur deux leviers, que l'État peut agir sur deux leviers, sur le salaire minimum. signant un décret, et sur le gel de l'indice du point de fonctionnaire.
Laissez
-moi finir, merci. Lorsque j'entends M. Harren dire qu'il est pour le dégel, ça fait quand même très longtemps qu'on attend le dégel. C'était une période glaciaire interminable. on verra de combien.
On verra de combien.
Donc je reviens, on va augmenter le SMIC aussi. Donc nous, ce que nous proposons, c'est le SMIC à 1 500 euros net. Alors, on est conscient que ça va poser des difficultés, notamment aux très petites entreprises. Je rappelle juste déjà qu'augmenter le SMIC est une mesure féministe, puisque les trois quarts des salariés au SMIC ce sont des femmes, il ne faut pas l'oublier, qui sont très mal payées, et que c'est aussi une mesure d'une certaine manière de santé publique, puisqu'en augmentant les salaires, les gens pourront s'alimenter meilleurs. – Kevin Feiffer sur
le pouvoir d'achat, Marine Le Pen, on a parlé très tôt dans sa campagne présidentielle avec une inflation qui dure, que doit faire le gouvernement de façon
immédiate ? – Moi j'entends les belles promesses du côté de La République En Marche, j'entends aussi nous vanter un bilan qui soi-disant a fait des miracles en termes de pouvoir d'achat et de niveau de vie des Français, mais c'est un peu comme le sentiment d'insécurité, on tente de nous vendre un sentiment d'os du pouvoir d'achat. Ça n'existe pas, l'insécurité a augmenté et le pouvoir d'achat a baissé. Tous les Français s'en rendent compte, tous les Français pourront vous le dire. Sur l'indexation des retraites, sur l'inflation, il était temps. Il était temps parce que les députés En Marche, dont vous faites sûrement partie, M. Arendt, je n'ai pas vérifié ce point précis, mais... ont voté contre toutes les propositions qui allaient dans ce sens les cinq dernières années. On le regrette beaucoup parce que les retraités, eux, ne peuvent pas faire des heures supplémentaires ou attendre une augmentation du SMIC pour voir leur pension revalorisée. Donc ils sont complètement bloqués et ça pose de gros problèmes de pouvoir d'achat. Marine Le Pen, dès septembre 2021, dès le début de la campagne présidentielle, elle a mis ce thème central au cœur du débat. On a entendu par-ci par-là M. Zemmour qui disait que ce n'était pas un point essentiel, que c'était la civilisation d'abord et les fins de mois on verra après. Non, les fins de mois... c'est le problème concret de nos concitoyens aujourd'hui. Tout augmente, on l'a rappelé autour de la table. Nous, on propose deux mesures très simples, mais très efficaces pour rendre du pouvoir d'achat tout de suite, pour faire baisser les factures. C'est la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur toutes les énergies, gaz, électricité, fuel et carburant. Et c'est une mesure qui sera pérenne et qui fera baisser tout de suite le prix à la pompe et tout de suite le prix des factures énergétiques. Mais aussi la TVA à 0%, donc la suppression de la TVA sur un... panier de produits de 100 premières nécessités. tant qu'en tout cas que l'inflation sera à ces niveaux. Et là aussi, ça permettra aux gens qui ont le plus de mal à faire leur course aujourd'hui, et il y en a de plus en plus, particulièrement dans notre circonscription où le taux de pauvreté et le taux de chômage est plus élevé que la moyenne nationale, voire départementale, de pouvoir un peu mieux vivre leur train de mort. Christophe Parent,
on voit que toutes les oppositions ont beaucoup d'idées sur la question du pouvoir d'achat.
Moi, j'ai juste une chose à dire. La meilleure moyenne de lutter pour le pouvoir d'achat des gens, c'est de leur donner du travail. Et le chômage, qui il y a cinq ans, M. le dirigeant, M. Philippot, M. le sujet numéro un, aujourd'hui n'est plus la question qui préoccupe les Français. C'est bien que nous avons résolu de ce côté-là une problématique qui était importante à savoir. Il y a la taxe d'habitation qui a été donnée aussi sur le pouvoir d'achat, sa suppression, son dégrèvement, pardon, durant ce mandat. Et puis, je voudrais vous dire, si c'était simple, cela fait longtemps que toutes ces choses-là seraient faites et que l'un après l'autre aurait pu... sont chargés.
autre thème très important dans cette campagne des législatives, c'est celui de la santé. Christophe Faren, vous soutenez la construction d'un nouvel hôpital dans l'agglomération pour remplacer l'hôpital Marie de la Madeleine vieillissant. Une demande a été déposée au ministère de la Santé. C'est une absolue nécessité ?
Alors oui, c'est une absolue nécessité. Alors, ce n'est pas un dossier qui date de la semaine dernière. Ça fait un an et demi qu'on y travaille avec la direction de l'hôpital et la commission médicale d'établissement. C'est une absolue nécessité. Un, pour fixer les excellents médecins que nous avons sur le site dans des services de pointe, comme un soin intensif de cardiologie, une unité neurovasculaire, une maternité de niveau 2B avec une réanéonate, et j'en passe, et des meilleurs. Il leur faut une infrastructure moderne, il leur faut une infrastructure qui leur donne envie de rester. Ça leur prend 10 ans. On a vu. Ça va prendre entre 7 et 10 ans. On a vu sur la crise sanitaire qu'à un moment donné, nos hôpitaux avec des chambres doubles, ça ne va plus. Quand on a affaire à une pandémie, il faut mettre les gens seuls en chambre. Et donc quand on a un hôpital, on ne peut pas pousser les murs. Et donc aujourd'hui, le territoire nécessite un investissement, un équipement moderne aussi pour attirer. des médecins libéraux. Vous voyez qu'aujourd'hui le problème des urgences n'est pas celui de l'hôpital mais celui de la connexion entre la médecine de ville et l'hôpital. Et en construisant un hôpital moderne, moi personnellement qui travaillais en libéral et dans l'hôpital, je vous dis que ça attire de jeunes praticiens. Kevin, fait faire
pour ou contre la construction d'un hôpital à Forbach ?
Pour, pour, évidemment. J'entends dire là que c'est un dossier qui ne date pas de la semaine dernière. En tout cas, il y a eu une communication un peu opportune à quelques jours des élections législatives. C'est un dossier, je regrette que vous n'y êtes pas intéressé un peu plus tôt parce que l'hôpital de Forbach est très vieillissant. Certains services sont très vétustes et ça nécessite des rénovations urgentes qui ne pourront pas attendre les 10 ans dont on nous parle et qui ne pourront pas attendre 10 ans d'études et de cabinets. et d'expertise pour savoir où est-ce qu'on va placer le nouvel hôpital qui, en plus, sur ce site-là, est idéalement placé. Sur la santé, un peu plus largement, moi je voudrais juste... On reste
sur l'hôpital, on va demander à M. Philippot ce qu'il en pense. Je
suis évidemment favorable à la construction de cet hôpital. Je suis effaré par le bilan de la Macronie. Je rappelle que M. Macron a fermé 17 100 lits en 5 ans à l'hôpital, dont 5 700 l'année de la pandémie du Covid, qui a aujourd'hui 15 000 soignants qui attendent de bosser. Je le disais, qui sont suspendus. Et hier, M. Macron a dit en déplacement à Cherbourg, oh non, on ne va pas les réintégrer. Non. Donc ils vont bosser en Suisse, etc., en Belgique. C'est un gâchis et c'est en plus totalement inhumain. Pendant ce temps-là, il y a des services qui ferment, il y a des gens qui meurent à l'hôpital parce qu'ils ne sont plus pris en charge à temps aux urgences. Il y a des gens qui meurent, y compris une fillette récemment. Je veux dire, tout cela, c'est juste absolument scandaleux, ça me dégoûte. Et je pense qu'il faut remettre des moyens considérables dans l'hôpital. en commençant par notre circonscription qui est un vaste désert médical, faire que des médecins aussi viennent et des spécialistes s'y réinstaller en rendant le territoire plus attractif pour eux, parce que c'est vraiment compliqué aujourd'hui d'avoir des rendez-vous. Et puis au-delà de ça... Notre santé en France, le système de santé, est gangréné par les conflits d'intérêts et la corruption. Oui, je le dis, la corruption avec des labos américains. Et là-dessus, il va falloir que la Macronie rende des comptes parce que nous avons commandé des produits qui se sont révélés finalement plus dangereux que ce qu'ils devaient apporter. Par exemple, le dernier médicament, il y a eu un scandale qui est sorti de Pfizer. Et nous avons mis 250 millions d'euros là-dedans. Merci, merci, monsieur Philippe. Voilà, donc si vous voulez, c'est tout un programme global pour la santé des Français et des habitants de Nouvelle. Monsieur
Didigeant, je me tourne vers vous. Qu'est-ce que vous en pensez de la... – Écoutez, moi je trouve que ça tombe
effectivement de manière opportune au moment des élections, c'est sûr, ce type d'annonce. On a déjà malheureusement eu de mauvaises expériences en termes d'installation, à l'époque c'était le PTU, où on a bien vu qu'on aille beau nous promettre une structure hospitalière de pointe, avec les meilleurs services, tout le regroupement, et puis finalement, pour des raisons internes, ça ne s'est pas fait. Ce qui me fait un peu peur avec les promesses à long terme, c'est qu'elles sont à long terme. – Des raisons
politiques qui concernaient le parti dans lequel vous étiez à l'époque, monsieur Diligent. – Oui, mais ça… Excusez-moi, le PTU, c'était des problèmes internes
à votre famille politique. Mais écoutez, de toute façon, je veux dire, les problèmes internes à la famille politique, ça c'était une chose, mais vous savez même qu'au niveau des financements, c'était un problème. C'est pas
que c'est des problèmes
internes à l'hôpital, c'est des problèmes internes à votre famille politique. Vous avez des problèmes internes dans vos familles politiques aussi. Le problème, c'est que vous ne nous parlez pas des financements, on ne sait pas d'où ça vient.
154 millions d'euros financés sur l'hôpital. Aujourd'hui, il faut tenir compte, il faut refaire un petit bout de recherche. Oui, c'est financé. On mérite cet hôpital, tout simplement, parce que d'autres hôpitaux du territoire ont bénéficié du Ségur de la santé pour remplayer les déficits. Pour l'instant, vous nous promettez
un hôpital à 10 ans, M. Arendt. 10 ans. On verra bien. Moi, je suis assez d'accord sur le principe
que c'est très long. M. Diligent, vous faites quoi ? On ne fait pas d'hôpital et on attend 20 ans ? Non, il faut aller plus vite. – Mais il faut aller plus vite. Vous savez bien qu'il y a les temps administratifs. – Ils
attendent l'autorisation de Bakkin C.
– Oui, M. Tomereau, je voulais avoir votre avis sur ce projet d'hôpital à Fort-Bac. –
Alors comme tous ici, sur le papier, évidemment, on ne peut être que pour la construction d'un nouvel hôpital. Alors maintenant, si on regarde si on fait confiance ou pas, je tiens à rappeler quand même aussi que… Le gouvernement Macron n'a pas hésité à licencier 17 000 personnes dans le milieu hospitalier. Je rappelle aussi que, par exemple, pour le PTU, il y a quelques années en arrière, il avait été soumis à condition, c'est-à-dire qu'on était d'accord pour construire un PTU, à condition que l'hôpital Sainte-Barbe ferme et qu'une partie des services de Fréma Merlebach ferme. Et si on regarde ces dernières années, à chaque fois qu'il y a eu restructuration d'un hôpital, il y a eu soit... baisse du nombre de lits, soit perte des services à l'intérieur de l'hôpital. Moi, j'aimerais bien savoir justement si le nombre de services va être maintenu, si le nombre de lits va être maintenu, etc.
la grande question, c'est de savoir aussi comment ont fait venir les médecins pour travailler dans ces hôpitaux. Parce qu'on voit qu'actuellement, en gros, 20% des services d'urgence ne peuvent pas fonctionner correctement. Donc comment ont fait venir les médecins à Fort-Bac
? Tout à fait. Et puis au-delà des médecins aussi, il y a les infirmiers et les aides-soignants. Il faut impérativement réintégrer ceux qui ont été exclus. L'année dernière, c'est vraiment impératif, impératif.
Monsieur Diligent, comment on fait venir les médecins à Fort-Bac
Écoutez, déjà, il faudrait mettre en place des systèmes qui les amènent à s'engager, ne serait-ce que les sorties et les sorties d'écoles de médecine et autres, leur donner un contrat où ils s'engagent, on leur paye une partie des études, où on prend en charge certaines choses, ou d'installation. Les études médicales sont
gratuites en France, monsieur Diligent, je ne sais pas ce que vous voulez payer. Il y a toujours des charges pour les étudiants. Mais les études de médecine sont gratuites en France. Il y a toujours des choses à payer.
Nous, par exemple, nous sommes pour une allocation pour les jeunes étudiants de 1 063 euros. Ça leur évite de trouver un travail et de trop payer pour leurs frais de scolarité. Donc la
prise en charge, ça peut les arranger aussi pour certains qui n'ont pas les moyens. Donc on leur demande de s'engager à venir sur le territoire en contrepartie et il reste un coup de 10 ans. Il y a un tas de méthodes qu'on peut utiliser d'encouragement et d'incitation. Après, il faut aussi en embaucher, il faut aussi en former plus. Ça, c'est du moyen terme. Je veux dire, il faudrait effectivement augmenter le volume. Il est vrai qu'en termes de santé, la République En Marche vous a donné des exemples qui ont été cités, c'est-à-dire la fermeture du nombre de lits. Monsieur, je vous
interromps parce qu'il reste assez peu de temps, monsieur Feiffer, sur la question des médecins. Comment on les contraint en quelque sorte à venir à Fort-Bac
? Alors déjà, ça a été dit, il faut commencer par réintégrer les soignants qui ont été suspendus sans salaire par Emmanuel Macron. Moi, je voudrais quand même dire un quelque chose. J'ai lu votre tract, monsieur Arène, dans lequel vous osez écrire à propos de la santé. perspective double point, 15 000 recrutements à l'hôpital public. Ça tombe bien parce que les 15 000 soignants, on les a, ils sont disponibles, ils sont juste suspendus par votre faute et par la faute de monsieur Macron. Sinon, il faut investir massivement dans l'hôpital. Il y a aussi un problème de salaire. Il y a un problème de salaire pour les infirmières, pour les aides-soignants. Les salaires sont trop bas en France. Il faut investir massivement dans l'hôpital. Marine Le Pen a proposé pendant la commande présidentielle 20 milliards sur 5 ans, 10 milliards pour rénover nos hôpitaux, pour mieux les équiper et 10 milliards pour embaucher du personnel médical. réévaluer leur salaire. C'est une mesure d'urgence. C'est vrai qu'au-delà de l'hôpital, certains médecins et certains spécialistes viennent à manquer dans notre circonscription. Moi, je regrette qu'on ait attendu la crise du Covid pour lever le numerus clausus. On a encore perdu 4 ans, alors qu'on aurait pu le faire dès 2017. Parce qu'on sait que former des médecins, c'est long. Donc, en attendant, il faut les inciter. Je sais que beaucoup d'initiatives, de bonnes initiatives sont déjà prises par les agglomérations, par les villes. tirer les médecins, mais c'est vrai que c'est compliqué. Il faudra encore travailler sur ce sujet. pour que demain, tout le monde puisse avoir accès à un gynécologue, un dermatologue ou un autre médecin spécialiste à moins d'une heure de route. Merci. Un
dossier que nous suivrons de près. Avant de vous passer la parole pour votre conclusion, je vous propose de découvrir les 8 autres candidats qui se présentent dans cette circonscription de Forbach. Au total, 13 candidats vont briguer les faveurs des électeurs. C'est beaucoup, mais c'est moins qu'en 2017, où il y avait eu 17 candidats au premier tour. C'est à présent l'heure de votre conclusion. Le tirage au sort a désigné Kevin Feiffer pour s'exprimer en premier. Là encore, vous avez 45 secondes pour nous dire pourquoi il faut voter pour vous.
En conclusion, j'aimerais moi livrer un message d'espoir, un message pour dire qu'il n'y a pas de fatalité à la politique désastreuse qu'Emmanuel Macron continuera à mettre en place les cinq prochaines années. On peut envoyer à l'Assemblée nationale des députés qui se battront contre la retraite à 65 ans, contre l'augmentation des taxes et des impôts, qui se battront pour défendre votre pouvoir d'achat et votre sécurité partout. Ne vous faites pas avoir par cette alliance NUPES que vous propose M. Mélenchon, qui ont fait élire M. Macron à l'élection présidentielle et qui veulent effacer notre identité et nos spécificités locales. Je sais que M. Mélenchon se bat contre le droit local et notre concordat d'Alsace-Moselle, nous le défendrons. Le Pen est la seule opposition crédible et la leader de l'opposition aujourd'hui. Merci. On lui offrira demain un groupe important. Merci,
monsieur Feffer. Christophe Arendt, c'est à votre tour de vous exprimer pour 45 secondes, nous dire pourquoi il faut revoter pour vous, vous réélire député.
Alors parce que je suis profondément européen et que l'Europe aujourd'hui, c'est la condition sine qua non de la pérennité et de la paix. Et aujourd'hui, à cette table, vous avez un anti-européen, qui est monsieur Philippot, et un pro-européen. et d'autres qui naviguent à vue au gré de ce qu'ils pourraient obtenir comme voie dans le clientélisme. La seconde chose, c'est parce que je m'engage sur la stabilité de ce pays, et la stabilité de ce pays dépend des institutions de notre République. Et oui, il faudra les améliorer. Le troisième point, c'est que je suis résolument engagé dans les questions environnementales. Et je crois que l'environnement, c'est une préoccupation majeure parce que notre planète en dépend. Et le fait d'avoir déployé deux parcs photovoltaïques, d'avoir été deux fois rapporteur sur des questions importantes d'environnement, prouve que je sais me mettre en action par le travail et par les réseaux dont je dispose aujourd'hui.
Après Kevin Pfeffer et donc le député sortant, c'est au tour de Jonathan Automureau de nous livrer la conclusion.
Alors on voit bien que ces élections présidentielles n'ont rien réglé du tout. On fait face à trois blocs. Il y a le bloc populiste. Avec le Rassemblement national, qui est assez proche économiquement de ce que propose Emmanuel Macron, avec la stigmatisation d'une partie de nos concitoyens en plus. On a le bloc libéral, avec la République en marche, qui va poursuivre de casser notre modèle social, qui a été inactif sur le domaine climatique. Et il y a le troisième bloc, celui dont je suis candidat, celui de la gauche démocratique, républicaine, socialiste et écologique. Donc nous, nous sommes pour la retraite à 60 ans. Nous sommes pour l'augmentation des salaires, nous sommes pour une allocation de jeunesse pour permettre aux étudiants de travailler. Nous sommes pour une réelle bifurcation écologique qui va permettre de créer énormément d'emplois et pas des emplois avec statut précaire comme l'a fait La République En Marche ces dernières années.
Merci Florian Philippot, c'est à votre dose, vous avez 45 secondes pour conclure.
Oui, moi je suis un candidat d'abord qui ne navigue pas d'une circonscription à l'autre. Je suis candidat dans la sixième de Moselle depuis 2012. pour la troisième fois, par fidélité, parce que je crois au combat que je mène. Ensuite, vous avez le choix, c'est simple. Soit vous élisez un programme concret et sérieux qui ne vous ment pas. Nous sommes en situation gravissime du point de vue de notre liberté individuelle, notre liberté d'expression, et nous risquons une société de surveillance, et notre pays ne peut plus mener ses politiques. de sécurité, de pouvoir d'achat. Plein de promesses qui vous ont été faites ce soir sont interdites par le droit européen sur les taxes à 0%, etc. Donc vous ne laissez pas avoir une énième fois. Il faut maintenant viser vraiment la sincérité. Troisièmement, il faut des mesures concrètes, reconnaissance du vote blanc, l'inéligibilité à vie des élus condamnés pour corruption, la fin des allers-retours entre les cabinets privés et les cabinets ministériels, etc. Le RIC, évidemment, je le disais, le référendum d'initiative citoyenne. Je le fais de cette candidature en belle alliance souverainiste avec Debout la France et Nicolas Dupont-Aignan et Génération Sexite. J'ajoute juste deux points, la protection de l'enfance et la cause animale.
Monsieur Diligent, c'est à vous de conclure.
Moi je dirais, chers compatriotes, si vous souhaitez avoir un député qui défend l'union des droites au Parlement, votez pour moi. Si vous voulez un député qui porte les valeurs de la droite au Parlement, votez pour moi. Et si vous voulez avoir un député qui localement sera actif, mais qui portera nos valeurs, les défendra... Votez pour moi, votez pour un... Pour un candidat bilingue qui travaillera aussi avec l'Allemagne, voter pour un candidat, un élu de terrain qui se battra contre les problématiques de pouvoir d'achat, pour les problèmes d'immigration, de sécurité, voter pour quelqu'un qui est enraciné dans ce territoire, qui a toujours défendu
le territoire et ses habitants. Merci Eric Diligent, merci messieurs d'avoir participé à ce débat. Prochain rendez-vous avec les élections législatives ce soir sur France 3 Lorraine à partir de 23h20, un débat consacré à la cinquième circonscription. de Morte et Moselle, celle de Toul. Vous retrouverez Arnaud Salvini. Très bonne soirée à tous. Tout de suite, place à l'info.
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