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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonjour à tous, qui sera le prochain député des quartiers nord de Marseille ? On le saura au plus tard le 19 juin prochain, à l'issue du second tour des élections législatives. Pour éclairer le choix des électeurs de cette septième circonscription des Bouches-du-Rhône, donc les 15e, 16e arrondissements et une partie du 14e, les quartiers nord de Marseille, voici un débat entre trois candidats, dont le député sortant, Saïd Amada. Bonjour monsieur, vous êtes ici, pardonnez-moi, vous représentez la majorité présidentielle, deux de vos challengers sont ici. Sébastien Delogu pour la Nouvelle Union Populaire, Écologique et Sociale. Bonjour M. Merci d'être avec nous. Et Areski Seloum pour le Rassemblement National. Bonjour M. Seloum. La Provence a fait le choix d'inviter les quatre principaux candidats de cette septième circonscription. Un poids politique déterminé en fonction de plusieurs critères. Les résultats de la présidentielle, l'implantation politique dans le secteur et l'historique des députés sortants. Le quatrième aurait dû être Lorenzo Longo pour Reconquête. Mais il n'était pas disponible à l'heure où nous tournions ce débat. Les autres candidats de cette 7e circonscription des Bouches-du-Rhône sont Karima Zerouali, Daniel Mireille, Lucienne Pécou, François Prové, Nadia Mersali, Sandrine Beauvais, Jacobine Meuch, Nordine Chabouni, Stéphane Pernis et Raymond Deleriat. On va attaquer Antoine Marigaud. Bonjour Antoine. Bonjour Nicolas. On va attaquer Antoine par le premier thème, la sécurité. Allons-y. Ma
première question s'adresse à Saïd Hamada. Les règlements de compte s'il y a toujours 5 ans après votre élection. Est-ce que l'État n'a-t-il pas failli dans sa mission de...
vous le disiez, bonjour d'abord à tous. Comme vous le disiez, ils existaient avant qu'on arrive. Et c'est vrai que ce fléau ne s'est pas arrêté avec notre élection et notre arrivée aux responsabilités. Moi, ce que je voulais dire en préambule sur la question de sécurité, si on veut, à mon sens, prendre le problème de manière globale et savoir de quoi on parle, il ne s'agit pas uniquement de problèmes sécuritaires. Personne, en tout cas de censé, ne pense que si on envoyait, je ne sais pas moi, 2000, 3000, 4000 policiers, le problème serait réglé. Le problème est plus profond. On est là sur les symptômes et pas sur les causes. Lorsque vous avez autant de jeunes, même si ça reste une minorité, qui dans ce territoire, comme dans d'autres, sont intéressés ou tombent dans le phénomène de la délinquance et des trafics, et malheureusement parfois perdent la vie, c'est qu'on a un problème sociétal. On n'est pas, vous savez, à une certaine époque où à Marseille, certains choisissaient de basculer dans le crime. Aujourd'hui, on est dans quelque chose qui est plus ancré, plus sociétal. Et on a tous, et là je dis tous, une responsabilité collective dans ce qui se passe dans ces territoires. Ça c'est un premier point. Et donc pour arriver à éradiquer tout cela, qu'est-ce qu'on propose et qu'est-ce que l'on a choisi de faire avant et qu'est-ce qu'on fera demain ? Il y a deux niveaux à mon avis qu'il faut avoir en tête pour arriver à éradiquer ce problème-là. Le problème c'est d'abord sur le moyen terme et le long terme. Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui on arrivera à faire en sorte que des jeunes ne tombent pas, ne basculent pas dans cette délinquance ? C'est le sens justement de Marseille en grand. Lorsqu'on met autant d'argent dans les écoles, qu'il y ait une compétence exclusive des mairies. Lorsque le président passe trois jours ici pour dire qu'il faut qu'on revienne à la moyenne, qu'on arrête ces écarts territoriales, ces fractures territoriales qui ont pour conséquence des morts à répétition. Ça, c'est un investissement de l'avenir. Permettre tout simplement à ces jeunes d'avoir le champ des possibles ouvert, le plus ouvert possible. Ça, c'est un espoir qu'on donne à ces jeunes, à ces futurs jeunes ou à ces futurs adultes, pour faire en sorte qu'ils ne tombent pas d'un délinquance et que comme moi, qui ai grandi à Félix Piat, on se dise qu'il y a un autre chemin possible. Ça, c'est l'investissement que l'on fait et on en parlera sur les transports, le fait aussi de désenclaver ces quartiers. qui est, à mon avis, une solution pour l'emploi et la formation. Mais sur le court terme, parce qu'évidemment, Marseille en grand ne va pas sortir ces gens de la délinquance. Ce qu'il faut qu'on arrive à faire, c'est lutter contre les trafics, faire en sorte qu'évidemment, ils ne se développent pas et même qu'ils baissent. C'est le sens d'ailleurs du fait qu'on ait rajouté 300 policiers supplémentaires à Marseille, du fait qu'on crée un commissariat sur le 13e et 14e arrondissement, qui est donc sur ma circonscription. 7-8 millions d'euros que l'État met tout seul pour faire en sorte que ce commissariat soit créé. Ce qui est une exception, ce qui est quand même relativement rare de créer des commissariats. De mémoire d'homme, je ne me souviens plus quand est-ce qu'on a créé un commissariat, peut-être celui de Noailles qui a été rénové, mais il n'y a pas eu de création ex nihilo de commissariat sur Marseille. Ça, ça a été le fait de ce que l'on a mis en place. Et donc, maintenant que je dis ça, il y a quand même un point dont on ne parle pas assez souvent, et je termine là-dessus. C'est le fait que quand même, dans ce pays, on est les plus gros consommateurs de drogue d'Europe. On consomme plus d'Europe en France que dans les pays qui l'ont légalisé. Et donc il va falloir qu'à un moment donné, on se pose la question quand même de savoir quelle est la responsabilité aussi de ceux qui consomment et qui viennent d'autres coins de Marseille, viennent dans ces territoires. enclavés, parfois barricadés, avec des murs sombres, achètent de la drogue, repartent et estiment qu'ils n'ont aucune responsabilité. Je pense qu'il faut quand même aussi qu'on ait cette réflexion. L'archevêque, d'ailleurs, l'a dit. Moi, je l'ai dit. J'espère que cette élection permettra aussi que les Marseillais prennent conscience qu'ils ont aussi une part de responsabilité dans ce qui se passe dans ces territoires.
– On reviendra sur cette question-là, mais en attendant, Aris Kisseloum… La présence policière ne suffit pas, selon Amada, à régler le problème des trafics de drogue. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Alors, il y a une méthode qui a été mise en place à Marseille, notamment dans ces quartiers, donc dans les quartiers nord, plus généralement, par la préfète Madame Camilleri, qui a mis en place une méthode dite de pilonnage, qui consiste à harceler, si vous voulez, les points de vente de deals quotidiennement, afin de désorganiser les trafics. Et puis, au dire des policiers, ces trafics se réorganisent dès le lendemain, voire même... quelques heures après leur démantèlement. Ce qui prouve que cette méthode, finalement, est inefficace. Elle est inefficace parce que, comme le disait M. le député, il y a un problème de consommateur. Il est quand même assez étonnant de voir qu'on est dans un pays où on a autant de consommateurs. Alors cette consommation, il faut aller... Enfin, cette cause, cette surconsommation de drogue, de stupéfiants, il faut aller la chercher ailleurs. Elle doit avoir des origines sociales. D'autant qu'en plus, la France, le territoire, et plus particulièrement la France, C'est au carrefour de pays producteurs de drogue et de pays consommateurs, là Hollande. Et dans ces quartiers, évidemment, la nature des trafics tourne autour du trafic de stupéfiants. Ce qui prouve que la délinquance a énormément changé. Et on vend ce qui est le plus facile parce qu'on a les consommateurs. Ce qu'il faudrait faire pour vraiment mettre... fin à ces trafics serait de mettre en place des mesures en amont. D'abord, la drogue, elle vient bien de quelque part, elle est fabriquée. Je pense que si on veut mettre fin à ces trafics, il faut appliquer des solutions politiques. Lesquelles ? Lesquelles ? Déjà, identifier les pays qui sont producteurs de ces drogues. Et les pays qui sont producteurs de ces drogues, il faut les identifier. Et ensuite, mettre en place des mesures de rétorsion ou dissuasives pour empêcher justement qu'il y ait cette fabrication. La fabrication de drogue, parce que si on met fin à cette fabrication de drogue, elle ne parviendra jamais en France et peut-être que ça aura une incidence sur les consommateurs. D'autre part, il faut mettre en place d'un point de vue législatif de méthodes dissuasives qui seraient par exemple de remettre des peines planchers, de mettre fin aux aménagements de peines, de créer une perpétuité réelle, parce qu'aujourd'hui... Tous les règlements de comptes à Marseille, principalement, sont liés à ce trafic de stupéfiants. Ce qui n'était pas le cas pour les Marseillais qui ont connu le Marseille à une certaine époque, où les règlements de comptes étaient liés à d'autres, pour d'autres motifs, liés à d'autres activités. Ce qui frappe aussi, c'est l'extrême jeunesse de ceux qui décèdent dans ces règlements de comptes et de ceux qui causent ces règlements de comptes. Ce sont des mineurs, avec des dommages collatéraux, ce qui ne s'était jamais vu auparavant. Donc il y a une escalade de la violence liée à ces trafics. comme il y a aussi une escala de la violence qui commence à arriver avec le trafic, par exemple, de cigarettes illicites aussi. Il commence à y avoir des morts causées par ces trafics, qui sont aussi très présents dans les quartiers nord, dans les environs du marché aux puces, et dont on a du mal. – Je vous laisse conclure,
ensuite on donne la parole à M. Delogue. Il
faut mettre en place des mesures en amont, politiques, pour empêcher que cette drogue pénètre sur le territoire national. En plus, nous sommes malheureusement très mal placés, puisque nous sommes en bordure de Méditerranée, pas très loin de l'Espagne, du Maghreb. remettre aux frontières des contrôles plus importants, mettre davantage de policiers, ouvrir des commissariats si nécessaire, et une présence policière permanente, je dirais quasiment, et peut-être de taper non plus sur les points d'édile, sur les trafiquants, mais plutôt accentuer les contrôles sur les consommateurs à la sortie. – Merci, on
enchaîne. – Des solutions dissuasives, contrôle aux frontières, présence policière accrue, j'imagine que vous n'êtes pas d'accord avec ça, monsieur Delogu ?
n'est pas ça, c'est que je voudrais bien recentrer le débat. Le débat, c'est quoi ? C'est les gens, à l'heure actuelle, maintenant, ils sont en train de mourir de faim ou d'avoir des logements insalubres ou d'avoir des problématiques qui sont liées à ce que les gens se révoltent. Donc du coup, il y a un désinvestissement de l'État qui amène à ce que les gens ne se sentent absolument plus républicains et vont chercher un peu l'argent où ils peuvent. Bien évidemment qu'on n'est pas là pour accentuer et dire qu'on est pour tous ces réseaux et toutes ces problématiques-là liées au trafic d'armes et au réseau de drogue. Pour nous, c'est simple, c'est mettre de l'argent dans une police d'investigation, ce qui nous permettrait de pouvoir essayer, déjà le plus large possible, d'arriver à arrêter les trafics d'armes et les trafics de drogue. Après, j'entends ce que dit M. Hamada, j'entends ce que dit M. Seloum. C'est bien, mais ils sont là, ils n'ont pas compris du tout les problématiques, parce que le désinvestissement de l'État, c'est bien l'État et le parti politique de M. Hamada. Donc, on a ouvert un commissariat. Par contre, la France Insoumise a demandé une enquête parlementaire sur le suicide des policiers. Ça a été refusé par le gouvernement et par l'Assemblée nationale. Donc du coup, à un moment donné, c'est bien beau de dire oui, on va mettre des policiers, oui, on va faire ci, oui, on va faire là. Mais en fait, les gens, s'ils ont un emploi, s'ils ont un logement décent, s'ils ont ce qu'ils veulent, ils n'auront pas de problématiques et ils ne vont pas aller risquer leur vie à aller essayer de vendre de la drogue ou faire autre chose de leur vie que de juste s'occuper de sa famille et de soi. Donc je reviens sur l'enquête parlementaire qui est extrêmement importante au niveau de la police. Des fois, moi, je me fais taper par le syndicat Alliance, notamment après mon passage à BFMTV. Je me fais taper dessus parce que je dis qu'il faut faire de l'investissement sur la police d'investigation. Mais nous, les Insoumis, on a fait une demande d'enquête parlementaire pour les suicides des policiers. Ça a été rejeté par la République En Marche. Donc, à un moment donné, il y a une problématique. On dit qu'on va mettre de la police, mais les policiers eux-mêmes, ils se suicident dans leur commissariat. On parle des suspens
très concrètement. C'est quoi ? C'est combien ?
Combien ? Je ne sais pas. Moi, pour le moment, je ne suis pas parlementaire, monsieur. Moi, je suis un citoyen et je me présente aujourd'hui pour représenter la population. Donc, je ne sais pas exactement combien de milliers d'euros il va falloir investir, mais il faut investir plus largement dans l'investissement. Dans
les
salaires des policiers, dans le nombre de policiers ? Mais surtout pour aller à la base. Les armes, elles viennent où ? Sur le port. Mettons de l'argent et donnant les moyens à la police d'aller sur les ports et de vérifier ce qui sort de ces conteneurs. Et le trafic qui vient des GoFast, mettons l'investissement et les normes de policiers pour arrêter ces GoFast et que la drogue ne rentre pas à Marseille. Elle n'est pas produite à Marseille, la drogue.
Alors, Saïd Hamada a effleuré le sujet. Est-ce qu'il faut légaliser le cannabis pour lutter contre le trafic de drogue, selon vous, M. Delogu ?
Oui, mais en fait, si vous voulez, la légalisation du cannabis, nous on est pour, on le dit, il n'y a pas de problème. Mais le problème sociétal n'est pas là. Le problème, c'est le désinvestissement de l'État qui amène à ce que les gens, aujourd'hui, vont vers l'argent facile et se débrouillent comme ils peuvent. Ça
réduirait quand même ces marseillais dont parlait M. le député, qui viennent acheter de la drogue dans les... Oui,
mais M. Hamada, il dit ça aujourd'hui. Par contre, à l'Assemblée nationale, les ministres, ils ont dit non, non, non, on ne veut pas légaliser le cannabis parce que ça entraîne des maladies. Il n'a pas dit que vous voulez
légaliser. Il a dit qu'il y avait ce problème de consommation.
Oui, mais le problème de consommation, ça passe par la légalisation du cannabis. Ça, c'est un premier point. Qu'est-ce qu'elle permettrait justement ? Régir tout ça. Arrêter parce que nos frères et nos sœurs tombent dans l'argent facile. Quand ils descendent de chez eux, ils ont affaire à qui ? Au dealer qui leur dit, écoute, viens travailler, on va te donner 100 euros par jour. Mais on ne les gagne même pas, nous les travailleurs, avec les 100 euros par jour. Pourquoi ? Parce qu'il y a un désinvestissement de l'État, parce que ces gens-là, ils voient leur mère, leur père en train de se casser au travail et de ne pas avoir d'argent pour pouvoir subvenir à leurs besoins et remplir le frigo. Donc à un moment donné, ils vont vers l'argent facile. Moi, je les comprends, mais je ne suis pas d'accord.
La légalisation du cannabis, M. Sélou, je crois que ce n'est pas du tout un argument au Rassemblement National. – J
'y suis défavorable. – Pourquoi ? – Parce que ce n'est pas une solution. On ne va pas devenir un pays de drogués, entre guillemets. – Et comment vous
allez régir ça, M. Sélou ? Vous les laissez faire ? – Non, non, c'est une solution que j
'ai préconisée. Il faut s'attaquer aux pays producteurs de ces drogues pour éviter que… – Vous allez aller faire une guerre avec d'autres pays. – Non, il n'y a pas de question de faire la guerre. On est un des pays où les Français consomment le plus de stupéfiants. Europe. Donc ça devrait nous alerter. Il y a un problème. Il y a un problème concret qui se pose, qui s'impose à nous. Il faut le régler. Et dans ces quartiers, c'est la cause de, comme vous l'avez dit, de la misère. On a des gens qui touchent des sommes d'argent colossales qui sont liés à la drogue. On a des gens qui se font tuer, qui sont extrêmement jeunes. D'autres qui tuent, qui sont extrêmement jeunes. Il y a des dommages collatéraux. Monsieur, si vous
régissez ça, la drogue, ils ne vont pas fumer n'importe quoi. Il y aura une drogue qui sera peut-être, entre guillemets, encadrée par la société civile. par le gouvernement. Il y a un travail qui doit se
faire pour éviter que les gens ne fument et pour éviter que la drogue ne rentre en France et que Marseille soit le carrefour de cette drogue entre les pays producteurs et les pays consommateurs. C'est tout, il n'y a pas d'autre solution. Alors il y a des méthodes qui ont été mises en place, que j'ai citées par la préfète, qui consistent à... On ne peut pas mettre des policiers tous les jours H24 au pied des cités. Ce qu'il faudrait faire, c'est...
– Très bien, M. Hamada, justement, sur la légalisation du cannabis, quelle est votre position ? Vous avez été 5 ans député. – D'abord,
répondre rapidement à M. Delogui, parce que des fois j'entends des choses, j'ai failli tomber des investissements de l'État. Je peux vous dire que moi, à l'Assemblée nationale... Lorsque le président de la République a annoncé ce qu'il investissait sur Marseille, ce qui ne s'est jamais vu sur la Ve République, tous les députés pour les écoles, les transports, on pourra refaire, si vous n'avez pas d'affiche, je vous la ferai pour vous dire exactement ce que le président a fait. Mais jamais, jamais, l'État a autant investi à Marseille. Jamais. Ça ne s'est jamais vu et je peux vous dire que ça a même suscité des jalousies dans certains territoires. Par contre... Puisqu'on parle de sécurité. Moi, j'aimerais bien que M. Delaguille et ses amis aillent à la mairie, voire notamment le maire de Marseille, et dire « Bon, ils sont où les policiers municipaux ? » Parce que c'est bien beau de dire à l'État « Venez, mettez des moyens, etc. » « Les policiers municipaux à Marseille, les cartes noires, vous les voyez où ? » Jamais. Jamais. Ça, c'est un vrai sujet. Ça, c'est un vrai sujet. Donc, balayez déjà devant votre porte. Allez voir vos élus et ceux qui vous soutiennent pour dire « Mais non, on veut de la police ici aussi. » Sur, et d'ailleurs, plan grand Marseille, Marseille en grand, moyen exceptionnel, aucun député de la France insoumise la voter. Aucun. Pas un seul. Maintenant sur la légalisation du cannabis. Ceux qui pensent que la légalisation résoudra les problèmes de trafic à Marseille se trompent. Se trompent. Pourquoi ? Parce que, je vous le dis, c'est un symptôme. Si ce n'est pas le cannabis, ce sera autre chose. Non, c'est faux. Et donc si on veut arriver, si l'objectif c'est de dire... On veut que ceux qui consomment, ce que je peux entendre, moi je pense que sur ce sujet-là, il faut avoir un grand débat national, comme on a pu l'avoir sur la question de l'avortement, parce que c'est un vrai sujet sociétal. On est tous ici, soit parents, soit ayant des frères et des sœurs, qui potentiellement pourraient fumer, et on se pose la question humainement, est-ce que j'ai envie que mon fils, ma fille viennent demain, parce que c'est légal de dire, bon maintenant papa je fume, c'est légal, tu l'as voté, etc. C'est une vraie question sociétale, il faut qu'on s'interroge humainement, personnellement, pour savoir si on veut que ce soit légalisé ou pas. Par contre, il ne faut pas tromper les Français. Si on légalise en disant... on veut que les produits soient sûrs, et là je rejoins du coup ce qui a été dit, si l'idée c'est de rendre le produit plus sûr, si l'idée c'est de faire de la prévention avec l'argent qui sera récolté, si l'idée c'est de dire l'argent qui sera récolté restera dans ces quartiers-là, qui en souffrent, qui souffrent des trafics, pour faire en sorte qu'on rattrape les écarts à la moyenne, pourquoi pas ? Moi franchement, je suis prêt à l'étudier, je suis même plutôt favorable.
Mais
ça dépend de l'objectif qu'on veut atteindre. Si l'objectif c'est de dire, et là il ne faut pas tromper les Français, on légalise et du coup il n'y aura plus de trafic, je dis non, parce que ça ne fonctionnera pas. Si l'objectif c'est autre, c'est autre chose, ce que je viens d'évoquer, prévention, mettre de l'argent dans les quartiers qui viennent de là, créer de l'emploi, on aura de la TVA, et donc cet argent on le met où ? On fait les choix, là, moi je suis plutôt favorable à ce qu'on légalise. Mais je vous dis, c'est un sujet sociétal qui dépasse d'ailleurs nos clivages les uns et les autres. Très honnêtement, c'est quelque chose sur lequel on ne reviendra pas. Et il y a une vraie question à se poser, parce qu'aujourd'hui, on a des gamins qui ne sont pas suivis, qui fument. Ça a des conséquences, y compris neuronales, quelque part, c'est-à-dire conséquences en termes de santé. Et ce territoire, on en parlera peut-être, est extrêmement touché par la question de santé. Et donc, il faut qu'on mette les moyens là où il faut. Mais attention à ce qu'on ne trompe pas les Français en disant, puisqu'on va l'égaliser, ne vous inquiétez pas, demain, à partir du moment où on s'égalise, il n'y aura plus de trafic à Marseille, parce que ça n'arrivera pas. Et je vous rappelle quand même, parce qu'il y a un rapport qui est sorti là-dessus, et le rapport dit à peu près la même chose. On était des députés de tous bords à travailler sur cette question-là, et on était à peu près tous d'accord sur ce constat, qui était qu'une fois qu'on avait légalisé, les trafiquants, si la situation reste la même, se tournent vers d'autres trafics, et on n'arrivera jamais à rivaliser avec des trafiquants qui iront sur des choses plus fortes, sur du CBD plus fort. J'adore, j'adore,
parce que si la situation reste la même, ça veut dire qu'eux-mêmes, ils reconnaissent le désinvestissement de l'État. Eux-mêmes reconnaissent les investissements de l'État. Donc l'État a mis beaucoup d'argent. Qu'est-ce qui a changé, M. Hamada ? en cinq ans, dans votre circonscription, puisque, soi-disant, vous allez dans les quartiers. Vous y allez dans les quartiers ou pas ? Parce qu'il n'y a rien qui a changé, il y a tout qui a... Non, vous n'y habitez pas, monsieur, vous n'habitez pas à Marseille. J'habite à Marseille. Non, non, non, non. Bon, bref, c'est pas grave. Moi, je n'attaque pas la personne. Non, mais je ne veux pas parler de vous. Si on parle là-dessus avec votre suppléante qui est d'autres familles, on peut y aller. Elle n'est pas de ma famille du tout. Excusez-moi, je ne la connaissais pas avant qu'elle vienne. Mais ça, c'est différent. Moi, ce que je veux savoir, on va faire de la politique. Ce que je veux savoir, qu'est-ce qui a changé, puisque vous allez Qu'est-ce qui a changé pour vous ? Est-ce qu'il y a 5 ans, il y avait des poubelles qui bloquaient les quartiers Et donc ça, c'est la fin du président de la République ? Je vous pose la question. Non, mais je vous pose la question. Mais ce n'est pas la fin du président de la République. C'est vous qui me dites que l'État, aujourd'hui, a investi énormément et a investi des millions d'euros. Très bien. L'école, nous, on les a repeintes, les écoles. Non, mais je vous parle. Les écoles, on les a repeintes nous-mêmes avec les habitants. Vous avez parlé des questions, je peux y répondre ou pas ? Oui, oui, allez-y, allez-y, monsieur le député. Sur la question des écoles. On
passera au thème suivant. Je vais prendre juste un exemple. La question de la rénovation urbaine. Parce qu'on a mis là 600 millions d'euros alors qu'il y avait eu 300 millions en 15 ans. La question... Je termine. Laissez-moi parler, si vous permettez, c'est le débat politique. Si vous êtes un démocrate, ce dont je doute.
Quand
on met de l'argent sur ces 100 millions d'euros gérés par la métropole, qu'est-ce qui se passe après derrière ? Permis de construire, c'est la mairie. Elle n'en sort plus. La métropole a la compétence politique de la ville. Ils ne construisent pas. Ils ne font pas de rénovation urbaine. – Ce n'est pas l'État qui dit ça ? – Ah non, il y a une présidente de la métropole. Je vais vous apprendre comment fonctionnent les collectivités locales. – Mais je connais très bien Madame Vassal, parce que je la critique sans arrêt. – On a la présidente de la métropole qui est responsable de la politique de la ville. Ce n'est pas le président de la République qui signe les permis de construire. Ce n'est pas le président de la République qui lance les marchés publics. Et ce n'est pas le président de la République qui rénove les écoles. Et malgré cela, on a été obligés de venir à Marseille, parce que vos amis à la mairie de Marseille n'avaient pas les financements pour pouvoir les rénover. C'est nous qui avons pris la responsabilité historique. ça ne s'est jamais fait en France, d'aller mettre de l'argent sur une compétence exclusive des mairies, pour dire qu'il faut qu'on rénove parce que les enfants de Marseille méritent d'être bien traités dans cette République. Parce qu'il y avait 30 ans de politique de droite qui ont guidé complètement les caisses de l'État. Qui est maire de Marseille ? Qui
est maire de Marseille ? Mais c'est un homme de gauche, c'est pas un homme de droite, monsieur. S'il vous plaît, on va laisser M. Seloum dire un
petit mot pour conclure sur ce thème-là, et ensuite on passe au thème suivant. M. Seloum, vous avez un peu de retard sur le temps de parole, on
va essayer d'équilibrer tout ça. C'est un thème qui tourne autour du travail. On a beaucoup parlé des causes, des solutions, mais on n'a pas parlé des conséquences. Parce que les conséquences, ceux qui les subissent, ces conséquences, c'est d'où les habitants de cette circonscription. Ceux qui habitent dans les cités, ceux qui ont déjà des problèmes et auxquels s'ajoutent des problèmes d'insécurité liés à ces trafics. Vous avez des gens qui squattent en bas des cages d'escalier, qui mettent des poubelles à l'entrée, à la sortie, qui subissent les descentes des policiers, les nuisances sonores, les rodeos. Les habitants sont les premières victimes finalement. On parle des victimes chez les consommateurs, chez les trafiquants, mais les premières victimes, ça reste les habitants de ces quartiers, qui n'ont rien demandé, qui sont dans l'incapacité de pouvoir déménager parce qu'ils n'ont pas les moyens et qui sont acculés à toutes sortes de problèmes auxquels s'ajoute ce problème d'insécurité. Donc si on veut que d'autres mesures, comme monsieur disait, sociales, d'emploi, il faut pacifier ces quartiers, entre guillemets, pacifier, il faut ramener la tranquillité publique. Parce que si on ne ramène pas la tranquillité publique et la sécurité, on ne pourra rien faire. Quels que soient les domaines, le transport, l'emploi, les déserts médicaux, on ne pourra pas attirer, si vous voulez, et créer une sorte de mixité dans ces quartiers. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne souhaitent pas y aller à cause de cette sécurité et de ces trafics. Très rapidement, pacifier, ça veut dire quoi ? Très rapidement. Pacifier, ça veut dire ramener la tranquillité publique, l'ordre public. Très rapidement, comment ? Plus de police ? Plus de police, plus de commissariat, appliquer la loi. qui n'est pas appliquée, arrêter les peines aménagées, les travaux d'intérêt général, remettre les peines planchées, il faut des mesures dissuasives. C'est malheureux, mais il n'y a pas d'autre choix. Vous allez
donc les
matraquer. On passe au thème suivant, parce que sinon on ne va jamais en terminer avec ce thème. Très lourd, en effet, de la sécurité dans ces quartiers-là. On passe à la santé et l'environnement, Antoine.
La santé et l'environnement, la pollution de l'air pour recréer la mort prématurée de 100 000 personnes par an en France. Sébastien Delogu, vous vous présentez dans une circonscription où règne tout automobile, et les bateaux de croisière notamment. Est-ce qu'il ne faut pas changer radicalement de modèle ?
Écoutez, déjà, premièrement, nous, on fait partie des gens qui sont allés se mettre sur une jigue et mettre une banderole de je ne sais pas combien de mètres et aller se mettre en opposition avec des paquebots parce qu'ils polluent et ils envoient toute la fumée, ils crachent toute leur fumée sur nos quartiers, que ce soit l'Estac, Saint-André, Saint-André, mais aussi les autres quartiers et Marseille entièrement. Une banderole, ça suffit ? On voit que les gens sont amenés avec des associations à mettre des capteurs. pour pouvoir avertir les institutions et dire, oui, attention, aujourd'hui, on a dépassé un pic, aujourd'hui, on a dépassé un autre pic, etc. Donc, ce n'est même plus l'investissement de l'État qui est fabuleux, comme M. Hamada le dit, par rapport à la pollution. Aujourd'hui, on voit que c'est la deuxième ville de France la plus polluée. La France, elle a été condamnée sous le gouvernement d'Emmanuel Macron pour une action climatique. Ça a été le 14 octobre 2021. Donc, ça, c'est aussi important de le mettre en évidence. Il y a d'autres pollutions qui sont là. Les paquebots, ils viennent, ils se mettent dans les formes 10, formes 6, 8, 9, ils arrivent, ils crachent leur fumée, on demande à ce que ça soit électrifié. Le patron du port, il nous dit, oui, il faut que ça soit électrifié, mais ça sera électrifié quand on aura la demande. Donc, c'est-à-dire que maintenant, ce n'est plus le patron du port qui décide, ni les habitants, c'est les grands paquebots. Donc, on nous dit, oui, après, il y a une loi qui est sortie et tout, c'est bien, mais il n'y a rien qui avance, puisqu'il n'y a rien qui a changé.
Qu'est-ce qu'on fait avec ces paquebots de croisière ?
Il faut qu'ils passent à la bifurcation écologique et qu'ils soient électrifiés. Tout de suite. On
les empêche de venir dans le port de Marseille ? Je ne sais
pas. Est-ce qu'on va continuer à respirer tout ce qui sort de ces cheminées des bateaux de croisière ? Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi le transport maritime et le transport pétrolier. Est-ce qu'on continue ? Ou est-ce qu'on leur demande d'arrêter ? Mais il n'y a pas que ça. Parce qu'il y a beaucoup d'autres choses aussi qui sont importantes dans la circonscription. Parce que le transport, il est... Absolument mal fait.
On va y revenir sur le transport. Ok, ok, allez, je vous laisse. On va
enchaîner avec notre autre candidat. Justement, sur ce sujet-là, spécifique des bateaux de croisière et plus largement, quelles ont été les avancées pour la santé publique des habitants de la circonscription en 5 ans
Écoutez, quand je suis arrivé en 2017, le Grand Port-Maritime et les riverains ne s'étaient plus rencontrés depuis 4 ans. La première réunion depuis ces quatre années, que j'ai organisée en fin 2017 ou 2018, elle s'est faite du coup à mon initiative. J'ai réuni tous ces acteurs, riverains, responsables du port, en leur disant, maintenant, vous prenez des habitudes de travail. Ce n'est pas à moi, député, qu'incombe la tâche de vous réunir pour que vous discutiez, parce que même la discussion n'était plus possible. Depuis, ils se voient à peu près tous les trois mois, dans le cadre soit du conseil de surveillance, ou de gouvernance, je ne sais plus, au cadre du dialogue ville-port. Ça, c'est le premier point. Et j'ai fait d'ailleurs inscrire ça dans le Code des transports. C'est-à-dire qu'il y a l'obligation maintenant pour tous les grands ports maritimes de discuter avec les riverains ce qui n'était pas inscrit dans la loi avant mon arrivée. Ça, c'est un élément important parce que le grand port maritime est extrêmement imbriqué dans la ville, ce qui n'est pas le cas dans d'autres villes. À Marseille, vous avez le grand port et les riverains qui sont juste en face. Donc ce dialogue est extrêmement, extrêmement important. Moi, je suis rapporteur spécial. J'ai choisi d'être rapporteur spécial aux affaires maritimes, justement pour travailler sur ces questions de pollution. Pour quelle solution, du coup ? Donc moi, je vous dis déjà ce que j'ai fait et ce que je préconise déjà pour l'avenir, ensuite pour l'avenir. Ce que j'ai fait, ça a été de faire voter le seul amendement, le seul. Le seul allemand qui propose un dispositif fiscal qui permet aux armateurs d'acheter des navires verts. C'est le seul, il n'y en a pas d'autre. J'ai bataillé pendant un an et demi. À deux minutes du vote dans l'hémicycle, je n'étais même pas encore sûr de pouvoir le faire voter. Depuis, il y a eu un avant et un après. Vous avez eu la CMA-CGM qui, du coup, est partie sur des navires qui vont fonctionner demain au GNL. Tous les armateurs, maintenant, aucun ne conteste le fait qu'il faille aller vers du plus vert. Il n'y en a plus un seul. Grâce à l'amendement que j'ai fait voter, est-ce qu'on a pu avancer ? Et je le dis, j'ai pu le faire, pas juste parce que Saïda Mada, mes petits bras, etc. C'est parce que j'avais avec moi les riverains qui ont été une source. j'allais dire, d'études et de soutien extrêmement importants, se sont devenus malheureusement, malheureusement, parce qu'ils subissent des pollutions, des experts de la question de la pollution atmosphérique, et donc ils savent, parce que je les vois très souvent, qu'ils peuvent compter sur moi. Electrification à quai, on a poussé la région, on a travaillé avec elle pour qu'elle puisse le financer, mais vous savez que même si vous mettez l'électricité à quai, elle était à 20 euros le kilowattheure. J'ai fait voter le fait qu'elle passe à 50 centimes le kWh, justement pour ces questions environnementales. Pareil pour le GNL qui n'était pas disponible, ou en tout cas qui allait cesser d'être disponible à Marseille parce que le métanier de Foss allait fermer. J'ai fait baisser l'impôt forfaitaire du métanier pour qu'on ait du GNL et aujourd'hui en France. Le Havre et Marseille font du GNL, plus du fil lourd. La prochaine étape, c'est l'hydrogène. Du coup, on a poussé, notamment avec le ministre Le Maire et le gouvernement, à ce qu'il y ait un pôle allemand-français sur la question de l'hydrogène pour qu'on ait... de l'hydrogène produit de manière verte et complètement vertueuse, mais surtout européen, et de manière européenne avec des batteries européennes. Ça, ce sera la prochaine étape pour les Britanniques. Et je termine juste sur les éléments. Il y a un seul élu, un seul, qui a pris une position claire par rapport aux navires de croisière, et notamment à la sortie du confinement en disant « Moi, je souhaite qu'on régule les navires de croisière à Marseille pour que la pollution n'augmente pas et qu'elle baisse, et ça sera l'objectif que j'aurai, qu'elle baisse au moins de moitié sur les cinq ans qui viennent, jusqu'à présent. » Et vous pourrez interroger d'ailleurs les élus municipaux. Je ne connais pas la position de la mairie et des amis de M. Delogu. Je ne la connais pas. Personne ne la connaît. La position de la mairie de Marseille sur les questions de la pollution atmosphérique et des navires de croisière en particulier, on ne la connaît pas. Je connais la position de certains élus, je ne connais pas la position de la mairie.
On n'a pas le sentiment que la santé et l'environnement sont les sujets primordiaux au Rassemblement national. Et pourtant, ça l'est.
Il faut savoir que la pollution, évidemment, les bateaux, comme l'ont dit nos collègues, participent à la pollution. Mais ce n'est pas les bateaux, ni les ferries ou les bateaux de croisière qui sont les plus polluants. Ce sont le chômage domestique, les produits agricoles et les produits qui sont utilisés dans le bâtiment. Mais c'est vrai, ils participent à cette pollution. Et à Marseille, Atmosud, qui est l'organisme qui prend la mesure de cette pollution, avait mis la précaution. de mettre des capteurs ces deux dernières années pour mesurer justement cette pollution. Évidemment, nous étions en période de Covid et ces bateaux, donc il n'y avait plus de croisiéristes, on a eu une concentration de bateaux pendant deux ans stationnés à quai qui continuent à faire fonctionner leur moteur parce qu'à l'intérieur, nous avions l'équipage qui continuait à vivre, à se nourrir, à se loger, à se chauffer. Et donc, il y a eu une augmentation de cette pollution. Il faut savoir que ces bateaux qui polluent, polluent parce qu'ils sont taqués. C'est un petit peu comme la voiture. La voiture, elle est polluante, mais elle est beaucoup moins quand elle roule. Ce sont les embouteillages qui ont cette pollution. Et pour les bateaux, c'est un peu pareil. C'est un peu la même dynamique. quand les bateaux comme ça se croisent et participent à des trajets, évidemment ils ne sont pas à quai, donc ils polluent beaucoup moins. Alors il y a des solutions pour remédier, évidemment, qui ont été données un petit peu ici même, pour remédier à cette pollution, mais il y a aussi des méthodes, il y a le scrubeur, ce sont l'équivalent des pots catalytiques que nous avons sur les voitures, qu'on pourrait mettre soit à la construction de ces bateaux, soit les mettre de façon mobile, une fois à quai. Après il y a l'électrification effectivement des quais, ce qui est déjà local. cas pour des bateaux qui font la navette entre Marseille et la Corse, on peut équiper tous les quais de façon électrique, mais qui sont très énergivores, donc tout cela va prendre un certain nombre de temps, et puis il y a le gaz naturel liquifié, qui est aussi la solution à long terme, et qui sera peut-être l'une des solutions les plus efficaces, qui évitera justement cette pollution qui est liée à cette consommation du carburant. du soufre qui dégage ces particules fines et qui contribue donc à cette pollution et qui est la cause de maladies, de cancers et d'allergies en tout genre. –
Question
par
les
transports. – On va passer à la week transport. Le tramway va être prolongé jusqu'au lycée Nord, mais à quand un métro vers l'hôpital Nord Saïd Hamada ? Est-ce que le plan Marseille en grand aurait-il dû le financer
Écoutez… On peut après rentrer dans le détail des projets. On va rappeler quand même quelques points sur le projet des transports. Marseille et Guy Toizier. On a sur mon territoire, sur notre territoire, des quartiers de Marseille, on a des ghettos, un apartheid social qui a été organisé. Rapidement monsieur, parce qu'on a des décalages
de temps de parole, vous avez beaucoup parlé, on va essayer d'équilibrer le temps de parole. Qui a été
organisé, donc on a un retard extraordinaire à rattraper. Quand on regarde la carte de Marseille et les endroits où les Marseillais habitent, on voit bien qu'il y a eu une discrimination sur la politique de transport à Marseille. C'est la raison pour laquelle, comme pour les écoles, le président de la République a souhaité mettre de l'argent sur les transports. Critère, cet argent ne doit servir qu'à désenclaver les quartiers nord de Marseille, qu'à ça. Après, discutons des projets, puisque là aussi la compétence, ce n'est pas le président de la République, c'est la métropole. On crée un établissement public, on discute des projets avec les habitants, avec les élus du territoire pour savoir quel est le moyen le plus efficace et le meilleur pour desservir les zones de vie. Et je rappelle qu'en plus du Marseille en grand, on a la LNPCA. SNCF, plusieurs milliards d'euros là aussi, qui vont de Nice jusqu'à Lyon, qui passent par les quartiers nord de Marseille. Et là, moi, mon rôle, quel était-il ? Il était de faire en sorte que ce transport qui va se développer, du coup un TER à la Marseillaise, si vous voulez, pour ceux qui connaissent Paris, va avoir trois gares, quatre gares sur les quartiers nord de Marseille, justement pour désenclaver le nord, en plus de Marseille en grand.
Alors,
monsieur Delogui, vous avez du retard, vous pouvez y aller, vous pouvez développer sur les transports. Sur les transports, notamment ce tramway vers les quartiers nord, est-ce que c'est une offre de transport lourd suffisant
j'ai l'impression qu'en fait, il y a une problématique qu'on n'arrive pas à comprendre. Monsieur Hamada, il me dit qu'il est, avec la population, dans le monde de la pollution, il y a une manifestation qui se tient le 11 juin. Donc, ça veut dire que les problèmes, déjà, premièrement, ils ne sont pas réglés. Je reviens sur les transports. Les transports, qu'est-ce qui a changé ? Il y a eu quoi ? Il y a eu de l'investissement de l'État qui sera là d'ici 2035, 2050, parce que ça coûte de l'argent. En fait, il n'y a rien qui est fait. Donc, ok, mes amis, comme il dit M. Hamada, ils ont voté pour amener le tramway jusqu'à l'hôpital Nord, jusqu'à le Colissé Nord. Maintenant, nous, ça fait à peu près 20 ans qu'on se bat pour avoir... Le métro jusqu'à l'hôpital Nord.
C'est aussi la métropole pour le
tramway. Oui, mais on leur a mis une certaine pression. Sinon, ça ne se fait pas. Sinon, ils investissent ailleurs, dans les beaux quartiers ou dans
les autres côtés du département.
— OK. Mais de toute façon, à vous entendre, M. Hamada, tout va bien pour vous. Vous avez investi... Non, mais attendez, attendez. Moi, je vous le dis sincèrement. Je vous le dis sincèrement. C'est les gens qui vous regardent là et qui vont vous regarder. Ils vont vous dire « Ah, mais c'est bien. Ils investissent. Ils ont fait tout. » Je comprends. Mais c'est vrai. Il y a eu de l'investissement qui a été fait de l'État. Je ne suis pas en train de dire le contraire. Mais l'argent, elle arrive à quel moment de notre vie ?
Vous
serez encore...
Alors je vous rappelle, je vous annonce peut-être quelque chose, c'est pour ça que je me permettais de dire tout à l'heure... Non, non, je ne sais pas. Non, mais je vous le dis. Dites-moi, dites-moi. Parce que les députés de la France Insoumise n'ont pas voté, ça veut dire que nous, nous l'avons voté, donc l'argent est voté et débloqué. Il est débloqué, ce travail. – D'accord. – Les travaux des écoles… – Ça sera fait
quand ? En 2032 ? En 2050 ? Ça sera fait quand ? Oui, dites-moi.
– Les travaux des écoles ont démarré, vous êtes au courant quand même. – Mais bien sûr que je suis au courant, monsieur. Ma suppléante, elle fait
partie des gens qui justement… – Alors ne
dites pas qu'il n'y a rien qui a été fait. C'est là où je ne vous suis pas. Moi, je suis prêt à écouter vos propositions, je n'ai pas de souci. Je ne dis pas que tout a été bien fait. Je dis que ce qui a été fait, et après, discutons de ce qui reste à faire et comment le faire. Mais vous ne pouvez pas dire que l'État n'a rien mis, qu'il n'y a rien qui a bougé, que l'argent n'est pas disponible, qu'il y a On pourrait faire
mieux avec une bifurcation écologique et investir 200 milliards et faire créer de l'emploi, créer de l'emploi dans l'énergie, dans le transport. L'État pourrait faire mieux. Non, 200 millions. Et nous, on parle de 200
milliards, monsieur. Non, non, je ne dis pas le contraire. Je ne dis pas qu'on ne pourrait pas faire mieux. Je dis qu'il y a eu des choses qui ont été faites et le reconnaître, ce serait, à mon avis, vous grandir. Mais je vous
reconnais en vous disant qu'il y a eu les 200 millions. Pas de souci, mais nous, on vous dit 200 milliards.
Soyez avec moi pour aller voir la métropole et dire, mettons maintenant le paquet pour que le quartier Nord soit desservé le plus rapidement possible. C'est là où je voudrais vous alerter, et à mon sens, on pourrait tous se rejoindre. Cette compétence-là de construire, ça n'est pas l'État. Comme pour l'ANRU, comme pour les logements qui mangent à Marseille, ça n'est pas l'État. Je
veux
juste faire comprendre une chose. Moi, je ne suis pas parlementaire. Jusqu'à présent, c'est vous le parlementaire. Moi, je suis un citoyen qui vit dans cette circonscription et qui voit que rien ne change. On entend par le biais des médias qu'effectivement, il y a eu de l'investissement et que ça va faire telle et telle chose dans notre circonscription. Très bien. Mais c'est bien. Mais heureusement, vous faites votre travail, en fait. C'est tout ce que vous faites. Ça, c'est un premier point. Deuxième point. Oui, oui, c'est déjà bien. C'est déjà bien. Bravo, M. Hamada. Deuxième point, M. Hamada. Quand on parle de bifurcation écologique, vous me dites, oui, il y a eu un investissement de 200 millions, vous êtes intervenu. Je n'ai pas cité 200 millions. Bon, bref, peu importe ce que vous avez cité, mais vous avez cité des investissements sur l'électrification des quais, etc. Le patron du port, lui, il a dit, moi, je ne fais rien tant qu'il n'y a pas de demande. Donc, ça veut dire qu'on n'oblige pas, nous, les paquebots, à se mettre au électrique. Et nous, on appelle à un investissement de l'État de 200 milliards d'euros. pour passer à la bifurcation écologique et créer de l'emploi dans le secteur de l'énergie. Parce que les usines aussi, elles polluent. À Saint-Louis, Protech, ils utilisent du Chrome 6. Ils sont en train d'infester toutes les nappes phréatiques. Il y a 9000 habitants où j'ai ma permanence. Il y a 9000 habitants qui sont concernés. Les gens, qu'est-ce qu'on fait ? Une enquête de la préfecture, on regarde et tout. Non, non, il faut vite fermer parce que les gens sont en train de... Non, mais c'est des
grands mots, c'est la bifurcation écologique. Concrètement, vous faites quoi pour la pollution à Marseille ? C'est quoi vos mesures ?
Moi, je les ai
données. Les vôtres, c'est quoi ? Très bien, monsieur.
On prend la population qui est en train de se battre, que soi-disant vous êtes en train de parler avec eux, mais qui quand même font une manifestation le 11 juin. On ne comprend pas le contrario. Pourquoi ? Ce n'est pas incompatible. Si, ils font une manifestation, c'est que ça ne va pas et que ça n'a pas avancé. C'est vous qui représentez... Pas suffisamment avancé. Ce n'est pas suffisamment avancé, mais ce n'est pas vous, c'est vous qui les représ Donc s'il faut une manifestation, c'est qu'à un moment donné, il y a des problèmes encore d'écologie.
Vous n'êtes pas posé la question ?
En tout cas, la mairie, monsieur, c'est une institution. Là, on est en train de parler en tant que personne qui se présente des candidats aux élections législatives, qui crée la loi, monsieur. Révisez vos fiches. Non, je ne révise pas mes fiches, monsieur. Je ne vais pas réviser mes fiches, d'accord ? Moi, je n'ai pas révisé mes fiches. Je suis un habitant du secteur et je vois que... La position
de la mairie. Monsieur, monsieur, on va donner la parole. La mairie de Marseille.
Les transports qu'on a actuellement sur Marseille, ce sont le résultat de choix politiques et qui ont été faits par le passé. On a fait des choix, on n'a pas forcément fait des bons choix, ce n'est pas moi personnellement qui les ai faits, mais ce sont les municipalités. de gauche et de droite. On a eu un métro, très tardivement, comparativement à d'autres villes de France, en 1977, le tramway en 2007, quelques petites extraditions, et après, on n'a plus rien eu. Dans les séchois, on a privilégié le centre-ville. Alors, dans le centre-ville, vous avez trois modes de transport, les bus, les métros, les tramways. À quelques minutes, vous avez les trois modes de transport. avec des lignes de métro qui font doublon avec le tramway. Et on a isolé, on a assigné à résidence les gens qui habitaient dans les quartiers Nord. Ce sont des choix politiques, ce sont des choix qui ont été faits, qui ont été assumés, de ne pas vouloir mener les transports jusqu'au quartier Nord, puisque c'était quand même un quart de la population marseillaise dans ces quartiers. Donc ce sont des choix qui ont été faits volontairement pour pénaliser les habitants de ces quartiers Nord. Alors qu'on aurait pu, par exemple, mener des extensions du tramway plutôt que d'avoir des lignes qui font doublon. Donc il y a des projets qui ont été actés d'extradition du tramway, simplement il y a un problème de calendrier qui oppose à la fois la métropole et la municipalité actuelle, pour des raisons de calendrier et pour des raisons financières. Vous avez la métropole qui vous dit on va faire des extraditions du tramway vers les quartiers sud, la place des 4 septembre, les Catalans, la Gaille. et ensuite les quartiers nord en 2030 et puis vous avez la municipalité qui vous dit non la priorité c'est l'extension du tramway jusqu'à l'hôpital nord etc. Vous êtes
plutôt d'accord
avec
la
ville là dessus ? Ce qu'il faudrait, l'urgence, c'est de désenclaver ces quartiers et de commencer peut-être par la priorité. La priorité, c'est de donner des transports à ses habitants. Il ne faut pas l'oublier, pénaliser par ses transports. Parce que, par exemple, on a parlé du chômage qui est considérable dans cette circonscription. Et le manque de transport est un des facteurs, une des causes de ce chômage. Parce que l'entrepreneur qui préfère donner un emploi à un habitant va préférer le donner à un habitant qui habite en proximité de cet emploi, à une demi-heure. C'est très mal desservi, il y a des fréquences d'horaire. La plage horaire qui est très faible, on a les transports qui commencent tardivement et qui se finissent très tôt. Pas de transport la nuit, vous ne pouvez pas vivre dans ces conditions-là. Il faut rétablir le transport avec le centre-ville et en priorité amener le tramway. dans cette circonscription, dans le 14, 15 et 16. – Allez, on
dépasse à l'instant les 40 minutes de débat. On va terminer par quelques questions politiques, toujours avec vous, M. Seloum, d'ailleurs.
– Comment c'est qu'il arrive, Seloum ? En 2017, Saïd Amada l'avait largement emporté face au RN de Sophie Grèche lors du second tour des législatives. Bis répétita en
2022 ? – Bis répétita, je ne sais pas. M. Amada avait été élu parce que derrière, nous avions eu…
que les Marseillons
ont voté. Non, les Marseillons ont voté, mais surtout il y avait eu une dynamique liée à l'élection d'Emmanuel Macron. Donc c'était quelque chose de nouveau, on ne le connaissait pas. On n'avait pas eu ces cinq années gouvernementales qui ont été un désastre pour les Français, de saccage social à l'égard de la santé, du personnel soignant, d'un laxisme en matière d'immigration, de sécurité. Donc si vous voulez, derrière, il y a eu un certain nombre d'élus qui ont bénéficié de cette dynamique. Évidemment, cette dynamique, à l'heure actuelle, je la mets en doute. Il n'est pas sûr que les candidats qui ont été investis par la République en marche puissent être réélus. Il a été réélu, mais il a été réélu. Nous connaissons les réseaux pour lesquels il a été réélu. Je suis beaucoup plus... Je serai beaucoup plus prudent
pour le scrutin prochain. Emmanuel Macron a fait ici, dans cette circo, son plus mauvais score, 14,06% à Marseille. Ne craignez-vous pas de même pas atteindre le deuxième tour ? de ces législatives
On verra ce que les Marseillais décideront. Moi, je suis assez serein. Je continuerai, ne vous inquiétez pas, à marcher la tête haute à Marseille quoi qu'il arrive. Je pense que le bilan, les Français aussi le voient. C'est-à-dire qu'on entend aussi beaucoup les perturbateurs ou ceux qui veulent casser le bilan du président. C'est pour ça que je rappelais qu'il a quand même été réélu et que, de fait, il a fait un meilleur score que tous les autres candidats. Et donc ceux notamment qui sont représentés par ceux qui sont ici, c'est la démocratie, c'est comme ça. Et donc on verra maintenant comment les Marseillais jugeront ce qui a été fait, notamment sur ce territoire nord. Moi je rappelle quand même des choses qui ont été faites par le président et que peu de personnes disent, mais quand même sur les minima sociaux. L'augmentation de l'allocation adulte handicapé, 100 euros par mois. Minimum vieillesse, 100 euros par mois. Gratuité des prothèses auditives et dentaires, gratuité. On était à 900 000 euros par personne et j'en sais quelque chose. Ça, ce sont des vraies avancées sociales, suppression de la taxe d'habitation. Donc on peut toujours faire mieux, mieux on peut toujours. Mais très honnêtement, sur la question sociale, on a eu des avancées. Et sur la question de la création d'emplois... Personne en 2017 n'osait même envisager qu'on puisse faire baisser le chômage. Aujourd'hui, notre objectif, ce n'est pas de le faire baisser, c'est qu'ils disparaissent. Très bien.
Une dernière question pour M. Delogu. Quatre circonscriptions gagnables pour la NUPS, l'Union de la gauche, et quatre candidats à LFI. Est-ce que LFI n'a pas trusté toutes ces circonscriptions gagnables à gauche ?
Non, mais... Les élections législatives, il y a eu une nouvelle union populaire, écologique et sociale. Ils ont négocié et chacun a dit « moi j'aimerais bien aller » ou « moi j'aimerais pas aller ». Donc du coup, ils se sont arrangés. C'est le hasard ? C'est purement du hasard. Nous, en tout cas, la France insoumise, avons demandé les circonscriptions. Ni Europe Écologie, les Verts, ni les communistes, ni le Part socialiste n'a peut-être demandé. Ou s'ils l'ont demandé, ils ont entamé des négociations. Mais ça, c'est un sujet qui est à part. Je reviens juste à une chose, s'il vous plaît, excusez-moi. Monsieur Hamada dit qu'il y a eu ça, ça, ça, ça, ça qui a été fait. C'est bien de donner de l'argent, de faire, mais si on donne du main et on reprend de l'autre... Avec l'augmentation des gasoils, quand nous on demande le blocage des prix, que ce n'est pas fait. Avec les pâtes qui prennent 40%. Avec des choses qui sont humaines, maintenant, tout de suite. C'est bien beau de donner aux gens, mais après en retour, on vous récupère le double, voire le triple, et on vous détruit de taxes. À un moment donné, ce n'est pas cohérent. Ça, c'est un point. Ensuite, pour la circonscription et pour Marseille, et pour la France, il y a eu trois blocs politiques. Le bloc de la République en marche, le bloc de Marine Le Pen et le Front National et le bloc de la nouvelle Union populaire. Si on prend la nouvelle Union populaire, nous on est premier. Si on prend que la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, on est à peu près à 20% de tous. Il y en a qui sont à 21, il y en a qui est à 22, il y en a qui est à 23, mais ça fait 20% quoi qu'il en soit. Donc en vrai, ce qu'il s'est passé, c'est qu'on a eu trois blocs et donc une élection qui s'est jouée à rien, à 400 000 voix. Donc on ne peut pas dire qu'Emmanuel Macron a été bien réélu. Il a été réélu, je l'accorde à M. Hamada, mais pas bien réélu du tout.
Merci beaucoup, merci à vous trois d'avoir participé à ce débat. On a essayé le plus possible de respecter les équilibres entre les forces politiques qui étaient représentées ici même sur ce plateau. Nous étions en direct évidemment. Rendez-vous dans les colonnes de la Provence demain pour la page complète qui nous racontera à nouveau ce débat. Et rendez-vous dès cet après-midi pour un prochain débat en direct du studio de la Provence. Nous serons sur la circonscription d'Aix-en-Provence. Bonne journée à tous. Au
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