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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Les différents partis de gauche se sont alliés autour de la France insoumise en vue des élections législatives les 12 et 19 juin. Une union inédite depuis la gauche plurielle de 1997. Objectif visé, remporter la majorité pour imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. Et le pari n'est pas loin d'être remporté. La nouvelle union populaire écologique et sociale, à trois semaines du premier tour des élections législatives, requairait 27% des intentions de vote. Un point seulement de la majorité présidentielle est loin devant le parti de Marine Le Pen. Cette nouvelle composition politique devrait marginaliser les autres mouvements politiques et favoriser le vote utile. Une majorité d'électeurs de gauche à la présidentielle voteront très certainement pour une candidature NUPES. Reste également le taux d'abstention. Est-ce que les élections à répétition ne vont pas entraîner une lassitude chez les électeurs ? Et est-ce que l'union populaire avec Jean-Luc Mélenchon pourrait gagner les législatives ? On en parle ce soir dans Bonsoir le Gard.
Allez, je vous propose de démarrer le débat avec Nicolas Ferrière, bien évidemment, qui soutient la NUPES dans le Gard.
Je soutiens l'idée d'une union à gauche parce qu'elle était nécessaire, en espérant qu'elle permette à terme de porter aux responsabilités des élus qui y défendront. Les petites gens, le peuple, ceux qui... Jean-Luc Mélenchon, Premier
ministre, ça vous conviendrait pas ?
Écoutez, moi, c'est surtout que je vois les effets sur notre territoire des candidatures uniques. Et dans la circonscription dans laquelle je vote, on a des chances et on en est contents. Après, c'est une union qui a été nécessaire, mais qui est peut-être insuffisante. Elle est insuffisante parce qu'elle est tardive, parce qu'elle a été fondée rapidement. et qu'elle nécessite peut-être de redéfinir certains termes, en tout cas de clarifier certaines problématiques.
Vous êtes confiant ou pas franchement sur les législatives aujourd'hui Nicolas ? Ou vous pensez quand même que ce sera extrêmement difficile pour la NUPES de l'emporter
? J'espère qu'il y aura un élan, j'espère qu'il y aura une dynamique. On ne vous sent pas hyper optimiste. Si, je suis optimiste, mais je préfère... Déjà, je suis un peu superstitieux et je n'aime pas crier victoire avant l'heure. Ça, c'est la première des choses. Ensuite, je crois qu'il faut attendre de voir comment surtout les habitants, les électeurs reçoivent les
candidatures
diverses
sur les territoires. Et les signaux qui sont envoyés par Carole Delga, je vais donner bien évidemment la parole à Jean-Baptiste, les signaux qui sont envoyés par Carole Delga qui finalement reproche cette union de façade, cette union d'appareil. et qui est très loin finalement d'un accord programmatique, en tout cas sur des sujets sur lesquels il y a une vraie cohésion et un vrai partage. Est-ce que vous pensez que ça peut jouer contre la NUPES ? Je ne sais pas, mais en tout cas, Carole... Elle a du poids
quand même, ici dans le Gard. Évidemment, elle alerte sur des sujets qui sont de vrais sujets quand même, il faut bien le dire, qui sont des sujets de discussion entre nous, on ne va pas se mentir. Elle a raison de le faire parce que quand on veut une union durable, il faut qu'elle soit commune. et partagé sur tous les points essentiels. Et donc je pense qu'effectivement, il y a le temps des législatives, et viendra ensuite un temps où il faudra réfléchir à la suite. Jean-Baptiste,
comme on l'expliquait un petit peu dans la vidéo, est-ce que finalement ces trois blocs aujourd'hui qu'on voit se former, est-ce que ce n'est pas le risque de marginaliser les républicains que vous défendez ? Sur les six circonscriptions, ce
sera extrêmement difficile pour les Républicains cette fois-ci. Qu'est-ce que c'est la question ? La question c'est de savoir si Jean-Luc Mélenchon et l'alliance qu'il a constituée peuvent remporter les châtifs. Qu'est-ce que c'est aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon C'est la France à genoux. C'est la France qui perd son indépendance en matière énergétique. C'est la France qui baisse la garde face au communautarisme. C'est la France livrée à tous les séparatismes. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, c'est le plus grand danger qui menace la République française. Et je le dis avec beaucoup de calme et avec beaucoup de réflexion. Pour moi, aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont les deux plus gros dangers. et ils sont à égalité, ils menacent la République. Et donc si on veut aujourd'hui une alternative crédible, républicaine, forte, et enracinée, je termine ma phrase, enracinée, il n'y a qu'une seule voix, c'est les Républicains. Et c'est pour ça que je suis convaincu qu'ils ont une vraie chance d'avoir un groupe d'opposition. Je vois ce qu'il va en Lachaud sourcil un
peu. Vous n'êtes pas tout à fait d'accord sur l'alternative à Jean-Luc Mélenchon, monsieur Lachaud
Écoutez, je pense que... Moi, je ne suis pas suspect. Je ne vois pas trop ce que le PS... Aujourd'hui, moi, j'ai travaillé avec Denis Boit, j'ai soutenu Carole Delga par rapport au travail qu'elle avait fait. Je trouve que c'est une femme qui a piloté la région de façon remarquable et qui a été brièvement réélu. Et aujourd'hui, je suis rassuré de savoir qu'elle ne peut pas s'inscrire dans le programme de M. Mélenchon. Ce n'est pas possible. M. Mélenchon est un anti-européen. Donc comment voulez-vous que demain la France en sorte ? On le voit par rapport à l'Ukraine. Heureusement qu'on est dans une composition européenne qui a du sens, qui nous renforce. Et à l'échelle des... des enfants aujourd'hui, regardez les échanges qu'on a, regardez cette pratique commune qu'on a. Et je vois sur la circonscription, par exemple, Robert Crost, qui est un élu de centre-gauche au département notamment, il a dès le premier tour appelé à voter pour moi parce qu'il ne peut pas soutenir LFI. C'est ça la difficulté. Alors qu'il y ait une union, oui, mais il n'y a pas de fondement. Le programme de LFI n'a rien à voir avec le programme du PS. Moi, je suis un homme de centre-droit. C'est ce qui fera perdre l'union pour vous ? Ah oui, je pense aussi que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon est un représentant. Merci
Nicolas. Vous n
'avez pas de personnes qui trouvent où ça débarque. Non, non, mais j'ai l'impression que du coup, il y a une forme de cohérence en face, ce qui est assez étonnant. Qu'est-ce que vous
répondez quand Yvan Lachaud vous dit que le programme de LFI et le programme du PS, ce n'est pas la même chose ?
y a, et c'est acté dans un programme, il y a des divergences. On s'est entendu sur un certain nombre de points qui constituent un socle. sur lequel on va essayer de bâtir une proposition pour les gens. Mais comment gouverner, Nicolas ? Quand on
n'est pas d'accord déjà sur beaucoup de choses.
Quelles sont les deux urgences aujourd'hui ? Je crois qu'il faut en revenir là. Les deux urgences, c'est l'urgence écologique et c'est l'urgence sociale. A partir de là, ça constitue un socle fondateur de l'union qu'on défend. Après, oui, monsieur Lachaud, vous avez raison. Je n'aime pas plus que vous les outrances de monsieur Mélenchon, sincèrement. Et je partage avec vous l'idée qu'il faut se méfier de ceux qui gueulent plus fort que les autres. On peut quand même, à son corps défendant, lui reconnaître une forme de constance dans l'engagement
qui manque à beaucoup d'autres. Vous savez, moi, je combats les extrêmes des deux côtés. Regardez ce qu'a proposé Emmanuel Macron ou Édouard Philippe ou François Bayrou, c'est de rassembler des hommes et des femmes intelligents de gauche et de droite pour gouverner ensemble. Moi, je le dis, j'ai vécu en tant que président de l'agglomération, Denis Bois, président du Conseil départemental, je n'avais pas de désaccord avec lui. On a pu. On a pu co-créer, on a pu co-investir, on a pu vraiment travailler ensemble. Carole Delga, c'est pareil. Donc je pense que oui, s'il n'y a pas les extrêmes. Et ce n'est pas un problème de gauche ou de droite. Vous savez, si on va sur le fond, je pense qu'on n'a pas trop de différence. Mais franchement, pas d'extrême. Quand on entend ces discours-là... que ce soit de Marine Le Pen ou que ce soit de M. Mélenchon, c'est vraiment pour moi une catastrophe pour le pays. Et je crois qu'au deuxième tour des élections législatives, ce qu'il faut éviter, c'est le choix entre LFI, je mets le PS à part, c'est le choix entre LFI et le RN. Mais vous avez tort de mettre le PS à part, M. Lachaud
? Non, vous avez tort ? Parce que justement, le rôle du Parti Socialiste dans cette union, c'est aussi de ramener à une forme de modération. Et c'est là aussi l'intérêt d'avoir des gens qui sont ancrés dans les territoires, qui sont capables de connaître le terrain. C'est pas la
vision de Carole Delga quand même, qui est la plus grande représentante du Parti Socialiste dans notre région. Oui, Carole
Delga a pris une position, comme je l'ai dit, elle émet des doutes et on peut les comprendre, mais il y a d'autres exemples. Et partout dans les territoires, il y a aussi des gens qui sont responsables, des gens qui ne supportent pas les effusions et qui sont dans une volonté de s'inscrire dans une prise de responsabilité et qui se reconnaissent aussi dans cet accord parce qu'à un moment donné, l'électorat de gauche, en tout cas... Le peuple de gauche, lui, aspire à une union et on doit répondre à
cette aspiration. Sinon,
on est à
côté de la plaque. La question qui se pose, en fait, quand on dit le PS ou le FI, c'est aujourd'hui, dans l'accord qui a été signé, le parti socialiste, dans le report de force qui s'est installé, est complètement marginalisé. Jean-Luc Mélenchon n'a pas la moindre empathie, il n'a pas le moindre respect pour les socialistes aujourd'hui.
Mais c'est faux. Pour démontrer le contraire, M. Jouve, il suffit de regarder aujourd'hui un certain nombre d'analyses qui... démontre à quel point justement le LFI a besoin du Parti Solis justement parce qu'il est ancré dans les territoires je vais donner des exemples locaux dans la deuxième circonscription du Gard les nupes s un bébé c'est celle
qui nous intéresse ce soir les
nupes a investi une candidate qui qui manque d'expérience madame guérard à tout le moins personnellement
voyez
sur celle là je peux donner je peux émettre un désaccord moi j'aurais préféré que ce soit qu'à tue j'étais favorable à l'opposition de carole delga non j'étais favorable à ce que les accords parisiens et là si je peux vraiment finir sur le sujet c'est important les accords qui ont été passés à paris 'aurais préféré qu'il soit anticipé, discuté plus tôt. et qu'ils permettent d'aboutir à des candidatures qui sont censées avec les réalités du territoire. Moi, je me désole de voir que la première adjointe de Vauvert, conseillère régionale, ne soit pas
la candidate de l'Union de la gauche dans cette circonscription. Je vous comprends et vous partagez effectivement la même position qu'une grande présidente de région comme Carole Dalga, que le maire de Montpellier et que tous ceux qu'on vient d'évoquer.
Après les négociations à Paris, c'est parfois compliqué. Je ne sais pas si vous avez lu aujourd'hui en France dimanche, mais il y a quand même eu un sondage, Ipsos Soprasteria, qui dit que... 57% des Français pensent que le jeu est ouvert. Malgré votre désamour pour Jean-Luc Mélenchon, vous aussi Nicolas, ce n'est pas trop votre tasse de thé, mais est-ce qu'on ne peut pas quand même lui accorder ce crédit-là d'avoir lancé la campagne des législatives, de s'être placé en potentiel Premier ministre et finalement d'avoir donné du sens à ces élections législatives qui en avaient peut-être moins en souhaitant infléchir la ligne d'Emmanuel Macron à travers ce scrutin. J 'approuve totalement. Je vous ai vu.
Je suis complètement d
'accord avec vous. Il a fait très beaucoup politique, on peut le dire. A l'évidence, il a su effectivement lancer la campagne des législatives. C'est dommage qu'on lui ait laissé le terrain libre, je suis bien d'accord avec vous. Après, la question du crédit, on la verra le soir du second tour. Pour répondre à la question, moi je pense que Jean-Luc Mélenchon n'a pas la moindre chance d'être Premier ministre, et son alliance n'a pas la moindre chance de remporter les élections de cette semaine.
Je
pense même que la plus grande surprise des élections législatives, ce sera le faible score de l'Union de la Gauche.
on peut imaginer en tout cas probablement qu'ils seront peut-être la première opposition emmanuel macron ça c'est possible et je vous en prie
je crois pas que ce soit ce qui est pour ça que vous êtes là ce soir voilà je vous remercie parce que je veux pas non plus interrompre la séquence mais je crois pas que ce soit ce que disent les sondages d'une part et ensuite je me garderai de moi je prétends excusez moi je me garderai de son salon et d
'affirmation surtout quand on est dans votre position Je n'ai aucune prétention, justement. Je donne mon avis sur une situation. Oui, mais votre avis... Comment dire ?
Déjà, je remets une question. Et puis, je dévole sur la sincérité de cet avis. Il faut toujours regarder d'où on parle. Et quand on regarde
d'où vous parlez... Et ce qui me fait dire ça, c'est en réalité, la personnalité de Jean-Luc Mélenchon, il est de plus en plus agressif, de plus en plus acteur, de plus en plus refermé sur lui-même. Et je pense qu'au final, ce qui pouvait être objectivement une bonne stratégie, va peut-être se retourner contre lui. Si j'aurais préféré
Nicolas Pellegrini à la place de Jean-Luc Mélenchon, je vous dis oui.
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