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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonjour, c'est la suite des débats du mercredi sur France 3 Côte d'Azur consacré aux législatives. Cet après-midi, on va parler de la quatrième circonscription du Var. On va tout d'abord la découvrir, cette quatrième circonscription du Var. Vous la voyez sur la carte, elle part du littoral, puis elle remonte vers le nord du département du Var, avec comme ville principale Saint-Tropez, le Lavandou, les Arcs, Sainte-Maxime. Et puis, pour la population de cette circonscription, c'est un petit peu moins. de 140 000 habitants. Voilà, cinq invités avec nous cet après-midi pour débattre. Saurine Mauborgne, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes la candidate ensemble, donc de la majorité présidentielle, et vous êtes la députée sortante. Philippe Lottiot, bonjour. Bonjour. Vous êtes le candidat du Rassemblement national. Sabine Christophanie-Viglion, bonjour. Bonjour. Vous êtes la candidate de NUP, c'est la nouvelle Union populaire écologique et sociale. Marie-Christine Hamel, bonjour. Bonjour. Vous êtes la candidate investie par LR. par les Républicains. Éric Zemmour, bonjour. Vous êtes le candidat de Reconquête. Il y a d'autres candidats à cette élection dans cette quatrième circonscription du Var. On les découvre tout de suite. Je vous lis leur nom. Sabrina Ribeiro-Texera. La nuance que lui a donnée la préfecture du Var, c'est écologiste. Pascal Morel, DXG, ça veut dire divers extrême gauche. Valérie Terrazzoni, écologiste également. Et Chantal Saru, écologiste également. Vous allez voir maintenant et vous verrez plusieurs fois pendant l'émission un QR code. Vous pouvez scanner avec l'appareil photo de votre téléphone. Il vous renvoie un dossier sur les législatives en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Voilà, c'est une tradition maintenant. On commence toujours cette émission par des réactions qui ont été recueillies dans la circonscription. Je vous propose de les écouter et on débat ensuite.
chaque fois, on n'a jamais eu les trucs qu'on voulait, c'est-à-dire les infrastructures au niveau des mairies, tout ça. Ils devraient plus aider les mairies, les gens qui sont dans les régions, plutôt que d'aider ceux qui sont au gouvernement.
On marche sur une mauvaise pente, je pense. Après, là, je ne sais même pas si on va voter. On hésite parce qu'on est complètement dégoûté.
doit voir ce qui se passe. Un mec, il est à droite, il va à gauche. Un type, il est à gauche, il va au centre. C'est n'importe quoi. Moi, je ne suis pas politique. Voter, je vais voter. Ça s'arrête là.
faut tout rénover. Il faut faire quelque chose pour tout. Mais ils sont incapables de faire quelque chose. Voilà. Donc, ça ne changera pas. Ça ne changera pas.
bien sûr, ce n'est pas forcément représentatif de ce qui se passe, mais est-ce que ce sont des réactions que vous entendez quand vous faites campagne, quand vous tractez en ce moment en sereine au bord
bien sûr. D'abord, les législatives ne sont en général pas une élection qui draine énormément d'électeurs au bureau de vote. Et je crois que c'est important de leur parler du rôle du député, parce que pour eux, c'est assez lointain, en fait, Paris. Donc, c'est important de dire qu'en fait, la loi, elle s'exerce dans tous les domaines de la vie et que par voie de conséquence, que ce soit sur la santé, sur le pouvoir d'achat, sur beaucoup de domaines qui intéressent les varois, la loi intervient. Donc, effectivement, c'est à nous aussi d'aller vers eux pour les convaincre de l'utilité du vote. Oui,
c'est quelque chose qu'on entend. Il y a une inquiétude, il y a une insatisfaction et on sent les gens se disent à un moment, on nous a tellement promis. Et on nous a tellement menti parfois qu'il y a un certain ressentiment, et c'est pour ça qu'il va falloir canaliser tout ça, il va falloir pouvoir exprimer tout ça de manière démocratique à l'Assemblée nationale. Sabine Christophanie
Oui, bien sûr, j'ai également entendu ce genre de paroles, mais ce que je constate également, c'est que de nombreuses personnes ont rejoint les groupes d'action pour nous aider, pour nous donner un coup de main durant cette élection. Donc il y a également une dynamique.
Ce que j'entends avant tout dans ces revendications-là, c'est surtout l'expression d'une désorientation. On sent que les gens sont désorientés, ils ne savent plus où ils en sont, soit par la difficulté à identifier les partis politiques en présence, soit surtout par le manque de proximité sur les territoires.
Éric Zemmour ? Écoutez, je vais vous étonner, je n'entends pas trop ce genre de discours. Les gens ne me le tiennent pas trop, ils viennent me voir. C'est pour ça
que je dis au début que ce n'est pas forcément un présentatif et que je vous pose la question. Je vous pose
une question, je vous réponds. Sans doute que ça existe, je ne dis pas que ça n'existe pas, je l'ai entendu ailleurs. Mais moi, on vient plutôt me voir parce qu'on me demande... d'exprimer, d'incarner des idées, des convictions à Paris. On me connaît, on sait ce que je pense et je dis moi au Varroa, le Parlement en vérité, Madame dit qu'il fait la loi, en vérité c'est un leurre, il ne fait pas la loi. La loi est décidée soit à Bruxelles, soit dans les ministères à Paris. Madame Mauborgne n'est là que pour enregistrer en tant que membre du parti majoritaire les décisions de Bruxelles et de Paris. Donc moi, ce que je leur dis, c'est qu'il faut à l'Assemblée nationale quelqu'un qui incarne leurs idées, leurs voix, qu'ils soient leurs porte-voix. Et tout de suite, c'est pour ça qu'ils viennent me voir, ils me disent... exprimer à Paris ce que l'on pense. Et c'est ça que je ferai tout de suite, dès que j'arriverai à l'Assemblée nationale.
Alors, ça appelle quand même une réponse sur Anne-Maudevance, c'est toujours compliqué, parce que la législative, c'est une élection à la fois nationale et locale. C'est assez compliqué d'ailleurs pour nous à traiter, du coup. Est-ce que, comme dit Eric Zemmour, vous n'êtes que le relais de ce que décide le gouvernement ?
Alors d'abord, ce n'est pas du tout vrai, mais je m'attendais à ce type de réaction. Je crois qu'un député, non seulement, il est là pour amender, effectivement, pour... la loi colle dans une certaine mesure à son territoire mais il est surtout là pour faire l'interface entre le territoire et les ministères justement être dans la majorité présidentielle c'est très important dans ces cas là parce que par exemple moi ma première action en 2017 ça a été de déclencher le dossier avec les concessions autoroutières pour l'an l'autoroute à 57 au lucan provence et je pense que En fait, quand on est dans la majorité, c'est l'énorme avantage que l'on a, c'est qu'on a un accès bien plus simplifié au ministère et accessoirement aussi en local avec les administrations centrales.
Je note que Mme Mauborgne change tout de suite de son fusil d'épaule. Elle avait dit qu'il fait la loi. Maintenant, elle dit servir d'interface entre les administrations et le local. Déjà, c'est plus juste. Sauf que Mme Mauborne est un parmi 300 députés. Moi, je pense que je suis connu non pas des administrations, mais des ministres. C'est-à-dire que moi, quand j'appelle, j'appelle le ministre, je n'appelle pas l'administration. Mme Mauborne, malheureusement, est une députée parmi d'autres d'une masse de députés de En Marche, qui maintenant s'appellent, que sais-je, Ensemble, Renaissance, ou elle trouvera un autre nom dans six mois. Donc, vous voyez, c'est ça la différence. Mais je note qu'il y a déjà une inflexion du discours.
Alors moi, je ne suis pas connue des ministres. Je ne me suis pas connue des hautes sphères politiques. Je suis surtout connue du territoire de la 4e circonscription. Ça fait maintenant 4 ans que je sillonne ce territoire, puisque je suis déléguée de circonscription. Sur les 28 communes, j'ai un référent par commune, 4 délégués de canton, et je peux vous assurer que ce que demandent les gens, c'est avant tout de la proximité. Quand Mme Mauborne dit que c'est le Parlement qui fait les lois, et qu'elle est totalement indépendante, et qu'elle n'est pas là que pour lever le doigt... Ça pose question, parce que, madame, vous avez quand même signé une charte auprès de votre parti pour abonder toutes les
lois et tous les textes qui vont vous
être... Je précise, parce que
tout le monde n'est pas forcément... C'est une charte d'engagement qui a été signée par les candidats ou les candidats d'ensemble. Après, honnêtement, ça existe aussi dans d'autres parties, cette histoire de charte. Pas à ce niveau-là. Ce n'est pas forcément une particularité d'En Marche.
Pardon, mais elle n'a pas besoin de signer cette charte. On parle de Godillot depuis les années 60, au temps du parti gaulliste. Ce n'est pas un reproche d'ailleurs personnel que je fais à Mme Maubonne, c'est tout à fait normal. Elle est membre du parti majoritaire et elle doit obéir au Premier ministre et au gouvernement, et donc au président de la République. Mais du coup, à quoi sert l
'Assemblée ? À
quoi sert l'Assemblée ?
Mais
je vous l'ai dit... Elle ne sert plus en vérité à faire les lois puisque les lois sont faites ailleurs. En revanche, elle doit servir d'agora politique. C'est-à-dire qu'il faut que les gens reconnaissent leurs idées politiques en lien avec les médias. C'est en cela où je pense que je dois avoir et je peux avoir un rôle dans cette Assemblée en tant que président du Parti européen, en tant que représentant des habitants de la 4e circonscription du Var, parce que Madame dit qu'il faut de la proximité. J'entends beaucoup ça. Mais en vérité, la proximité, madame Hamel, pardonnez-moi, vous confondez l'élection municipale et l'élection législative. L'élection municipale s'est séparée maintenant. Il n'y a plus de cumul des mandats. On peut le regretter d'ailleurs. Moi, j'avais proposé dans ma campagne présidentielle de le rétablir. Vous voyez, je ne suis pas hostile à ce cumul, mais ça n'existe plus. Donc moi, ce que j'ai fait, c'est que j'ai rétabli par moi-même le cumul des mandats. C'est-à-dire que je suis, avec mon suppléant, monsieur Lansade. qui est maire de Cogolin, et je propose d'être député de la circonscription. Et à nous deux, nous ferons ce travail et de proximité. Ce que vous voulez dire, c'est pour
recréer ce qu'était le député maire avant. Absolument. Alors, vous savez qu'on doit respecter une équité de temps de parole, donc il faut vraiment que tout le monde parle. On va rester sur ce débat deux minutes. Philippe Lottiot et Sabine Christophanie, comment vous concevez ce rôle du député par rapport à ce que vous venez d'entendre ?
Oui, j'écoutais de manière un peu surprise. D'un côté, en effet, on a une députée qui va simplement appliquer ce que dit le gouvernement, et de l'autre côté, on dit « je connais les ministres, je vais leur passer un coup de fil pour régler le problème ». C'est une vision politique. Excusez-moi, qui est quand même un peu ancienne et qui est peut-être un peu dépassée. Moi, ce que je veux dire simplement, c'est qu'un député, c'est quoi ? Il doit faire le lien, finalement. C'est un porte-voix peut-être. Encore pour porter une voix, encore faut-il avoir un groupe. Faut-il être présent à l'Assemblée nationale ? On passe pas son temps. Et on passe pas son temps. Et c'est difficile. Et enfin, toujours est-il qu'il faut être prêt. Et il faut avoir un groupe puissant parce qu'on va être dans un quinquennat de combat. On le voit bien, on voit ce qu'attendent les gens. On va être dans un cabinet de combat sur les retraites, on va être dans un cabinet de combat sur le pouvoir d'achat, sur l'identité, sur la sécurité, sur la ruralité, sur énormément de choses face à la métropolisation voulue par M. Macron et bien d'autres choses. Pour ça, il faut une vraie opposition. Et l'Assemblée sert aussi de caisse de résonance pour pouvoir... pour qu'une vraie opposition s'exprime. Cette proposition, quelle est-elle ? faut qu'elle ait un groupe, c'est mieux, pour se faire entendre. Il faut qu'elle n'ait pas appelée à voter pour M. Macron au deuxième tour de la présidentielle, ça peut aider aussi pour être un petit peu crédible. Voilà, donc c'est nous ce qu'on veut faire, c'est pouvoir porter la voix. des électeurs et la porter de manière concrète, la porter de manière crédible, la porter de manière cohérente.
– Sabine Christophe ?
– Alors moi je vois que le débat est tout de suite posé, vous vous posez vous en opposant au niveau de l'Assemblée nationale, alors qu'avec Mme Mauborne nous opposons pour voter des lois et pour exercer le pouvoir, vous dans le cadre d'une majorité, ou moi si jamais les députés de la NUP avaient la majorité à l'Assemblée. Donc un Premier ministre qui lui corresponde. Et voilà, donc je pense que nous sommes dans le cas de personnes qui souhaitent diriger le pays, voter des lois, et les autres personnes sont dans l'opposition.
Pardonnez-moi deux choses. Un, Madame, je sais bien que Jean-Luc Mélenchon a la finesse et l'habileté. de faire croire qu'il sera le prochain Premier ministre, alors que tout le monde sait bien que c'est faux. Et que vous n'aurez pas la majorité, contrairement à ce que vous croyez, et que les Français vont voter pour une majorité. Parce que l'élection importante, contrairement à ce que dit M. Mélenchon et vos amis, c'est l'élection présidentielle dans la 5e République. Je sais que vous souhaitez la 6e, mais on n'y est pas encore. M. Lotiot, vous dites qu'il faut un groupe puissant pour s'opposer. Là, vous avez tout à fait raison. Seulement, encore faut-il que Mme Le Pen l'ait voulu. Or, Mme Le Pen n'a pas fait. justement contre monsieur mélenchon il n'a pas ce que monsieur mélenchon lui a fait une grande alliance Donc, il aura un groupe puissant d'opposition. Vous n'aurez rien. Vous aurez 20 députés, 30 députés. Parce que vous avez refusé. En tout cas, Mme Le Pen, vous avez refusé la main que je vous ai tendue. Et Mme Ahmed, c'est la même chose. Les LR ont refusé aussi de faire le rassemblement des droites. Ce qui fait que personne n'aura de groupe puissant, en vérité, à part le groupe NUP.
C'est la partie que je veux aborder. C'est la partie que je veux aborder, justement, donc en avance. On va voir des chiffres qui sont les résultats du premier tour de la présidence. présidentielle dans cette circonscription, dans la circonscription du Var, dans la quatrième. Marine Le Pen est arrivée en tête avec 32%, Emmanuel Macron, 24%, Éric Zemmour, 15%, Jean-Luc Mélenchon, 12%, et Valérie Pécresse, 5%. Si vous voulez, on prend cinq minutes un petit peu didactiques pour comprendre tout ça. On en arrive au débat que vous étiez en train d'aborder. 32%, Marine Le Pen, 15%, Éric Zemmour, ça fait 47%. La question que je vous pose, vous me répondez rapidement à tous les deux, pourquoi vous n'êtes pas ensemble ?
Il y a plusieurs raisons, enfin. M. Zemmour parle de l'union, l'union, l'union. L'union, il fallait peut-être y penser au moment du premier tour de la présidentielle, déjà. Si vous êtes si fanatique de ça, de l'union, il ne fallait pas venir diviser le camp national. J
'ai appelé, mais je n'ai rien venu diviser. Je ne viens pas du Rassemblement National, moi, monsieur.
Non. Je n'ai trahi
personne. Et j'ai appelé à voter pour Marine Le Pen parce qu'elle était l'opposante de M. Macron. J'entends bien. Merci.
Mais bon, vous voulez l'union. Mais l'union qui... qui arrive, j'allais dire. J'entends voir, il y a des choses extraordinaires, j'entends dire, le Rassemblement National a présenté quelqu'un contre Marie Zemmour, c'est un scandale. Je vous signale que vous avez débarqué ici, on était investis, on était là, moi j'étais candidat en 2017, je travaille dans le département. Et après, je lis des choses aussi de vos lieutenants, ah mais si on additionne le Rassemblement National, reconquête, LR, on a la majorité au premier tour. Enfin, comme le disait une ancienne maîtresse d'école, c'est additionner des choux et des carottes, si vous voulez. Oui, parce qu'excusez-moi, si on additionne, nous on s'en va, vous arrivez, vous débarquez ici, on s'en va, on vous tapisse le sol de rose. Vous, vous avez des gens de droite un peu chez vous parfois, donc il faudrait peut-être partir aussi. Et puis peut-être que vous, ça sera plus difficile. Peut-être que vous arrivez à 80% si vous êtes quasiment tout seul. Bon, il faut être un peu sérieux. Je vais juste terminer. Je vais juste terminer. Je vais juste terminer. Je vous laisserai terminer avec plaisir aussi.
Rapidement, parce que, bien sûr, on surveille les temps de parole, vous êtes très en avance.
Pour faire l'union, il faut avoir confiance. Vous n'allez pas vous marier avec quelqu'un qui n'a de cesse de vouloir vous tuer. C'est quand même un peu ce qui ressort de vos paroles sur un certain nombre de temps. Non, non, mais je parle par rapport au Rassemblement national. Voilà. Donc, à un moment, écoutez, les électeurs trancheront. C'est une élection à deux tours, je le rappelle. Alors, j'arrive au
troisième. Je vous pose une question, Éric Zemmour. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que vous êtes venus vous présenter sur votre lieu de vacances ?
Ça fait 20 ans que je prends mes vacances ici. Oui, ça prouve que j'aime ce département. Vous savez, cette notion de parachutage est complètement illusoire. M. Lotiot assumait le parachutage quand il était à Avignon. En 2016, il disait lui-même, je suis un parachuté et je vais rester à Avignon. Et puis un an plus tard, il était candidat ici. Mme Mauborgne, elle, était candidate au début, en 2001, au Mans. à gauche d'ailleurs. Vous voyez, donc cette notion de parachutage...
Ecologiste et je suis native du Mans, pardon.
Eh ben oui, ben justement, donc vous n'êtes pas native d'ici. Monsieur Lotiot non plus, il était en plus avec... Enfin, ça fait juste 15 ans que j'y ai mis à levage. Donc un règlement avec cette histoire de parachutage. Une dernière
question
très rare. Non, non, non, je tiens à répondre à monsieur Lotiot sur l'union des droites. Moi, monsieur Lotiot, j'ai décidé en tant que président du parti Reconquête de ne pas présenter de candidat contre madame Le Pen, contre monsieur Ciotti. Et contre M. Dupont-Aignan. C'est pour ça que mes lieutenants, comme vous dites, disent que le Front National, le Rassemblement National aurait pu faire de même avec moi. Mais n'en parlons plus. N'en parlons plus. Vous avez raison. C'est une élection à deux tours. Vous n'avez pas voulu un accord global. Le LR non plus. Vous en payerez chacun les conséquences. Moi, je note qu'il n'y aura pas de groupe d'opposition puissant à l'Assemblée, sauf une... Les NUP, le parti et le groupe formés par M. Mélenchon. C'est le seul groupe qui aura de l'importance et qui sera à l'opposition. Vous avez
tous les deux énormément d'avance. Je vous pose une dernière question. Vous me posez des questions, je répète. Très rapide, il y a eu un article dans le Figaro, beaucoup de gens l'ont repris sur Twitter, qui signale que vous... Alors est-ce que c'est exact que vous êtes hébergé à la mairie de Cogolin ?
Monsieur, non. Le journaliste a fait une erreur. Je suis logé par le maire de Cogolin, chéri, mais pas du... Voilà, parce que
sinon ça aurait pu poser un problème. Merci de la précision. Donc vous êtes tous les deux très en avance, on continue à débattre et ensuite on revient vers tous les autres candidats. Soren Mouborn, on a montré les résultats du premier tour dans la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes. Il y a eu une poussée de... du candidat Le Pen et du candidat Zemmour. Est-ce que ces résultats vous inquiètent pour la législative ? Ou selon vous, ces deux élections sont totalement différentes
'est évident que ces deux... J'allais vous répondre en même temps qu'à la fois ça m'inquiète et à la fois les deux élections sont très différentes. Ça m'inquiète parce que je pense que cette crise, la sortie de crise, est en tout cas extrêmement délétère sur le résultat et la poussée des extrêmes dans notre département. Je pense que les gens sont assez fatigués de cette situation, ont considéré qu'ils avaient des choses à dire au président de la République, qu'ils l'ont exprimé par leur vote. Et en même temps, cette élection législative, on n'est pas du tout dans le même cas de figure, puisqu'on élit quelqu'un qui est sur le terrain depuis 4 ans. Si on veut reparler de la charte d'engagement, c'est une charte de probité. Je m'attache à être exemplaire dans mon mandat sur tout un tas de sujets, et notamment sur l'engagement à l'Assemblée nationale, puisque je fais partie des 72 députés qui siègent le plus. Et qui ne vote pas toujours comme le groupe. Donc, pardon, mais moi, je respecte particulièrement l'article 27 de la Constitution qui dit que le vote de chaque député est libre. Et c'est cet article qui sera
le guide de mon mandat. Donc, vous disiez, vous comptiez sur votre ancrage local. En revanche, vous exprimiez une inquiétude. Quelle est-elle ?
'inquiétude, c'est que je pense que les Français nous appellent à un renouveau démocratique, à un nouveau mode de discussion avec eux, et que depuis deux ans que nous sommes privés, tous et chacun, des relations avec les autres, pour nous protéger d'un virus qui a quand même fait énormément de morts, qui a beaucoup sollicité nos hôpitaux, et en tant que soignante, je ne peux que leur reconnaître d'abord leur investissement et l'aspect extrêmement raisonnable qu'ont eu les Français dans cette crise. Néanmoins, il manque de dialogue. Et donc, je pense que c'est cinq ans de mieux qu'il nous faut pour dialoguer de nouveau avec les Français.
Alors, deux dernières choses avant de passer à la suite. Je viens vers vous toutes les deux, Sabine Cristofanini. Qu'est-ce qui permettrait à cette nouvelle Union ? de réussir, alors qu'elle n'existait pas au premier tour ?
Justement, le fait... Dans un
département, je précise, qui ne vous est pas forcément favorable, on va dire ça comme ça. Oui,
mais en fait, le fait que cette nouvelle union soit faite autour d'un programme commun, très fourni, et on voit dans les sondages, elle n'existait pas encore lors des élections présidentielles, mais on voit dans les sondages qui sortent petit à petit... qu'il existe un réel engouement autour de cette nouvelle union parce que les gens se retrouvent dans les propositions. Beaucoup de candidats, de candidates de la vie citoyenne ont été investis. Par exemple, je suis une militante de terrain. Les gens me connaissent et pas uniquement durant cette période. Et ils viennent vers nous facilement. Donc vraiment, moi, je sens un véritable élan. Et je pense que les résultats de l'ANUP seront bien meilleurs que ceux de Jean-Luc Mélenchon lors des élections présidentielles.
Marie-Christine Hamel, pour terminer ce tour de table sur les forces politiques en présence, une question de clarification. Vous savez que les Républicains, sur la Côte d'Azur, Var, Alpes-Maritimes, c'est un peu compliqué en ce moment. Vous êtes LR, quelle tendance suis LR,
investie par les Républicains, investie également par le parti à droite, Éric Ciotti, par Nouvelle Énergie, David Lysnard et Laurent Wauquiez. On peut appeler ça LR historique ? J'ai été, monsieur Zemmour, si vous permettez, sans rire, j'ai été RPR, UMP et LR. Je n'ai jamais varié, je n'ai jamais changé d'appartenance politique. Mes convictions et valeurs, je les ai en moi, je continue à les porter, je suis clairement identifiée et clairement identifiable. Pour revenir sur le parachutage de deux minutes, je pense que je dois être une des seules ici qui est issue de la circonscription.
Pardon ?
Ou peut-être vous également, madame ? Ah oui, je suis née à l'aide au banc. Voilà. Écoutez, donc, nous sommes très peu à ne pas être parachutés. Non, madame, je ne suis pas née ailleurs. Désolée. Revoyez vos fiches. Revoyez vos fiches, madame. Bon, donc, ce que je voulais dire par là, c'est qu'avant tout, certes, le député a un rôle de législateur. Mais il n'y a pas que Il y a la circonscription, il y a les attentes des gens. Moi, je serai la députée du peuple et non pas la députée qui sera sur les plateaux télévision, excusez-moi, en permanence ou dans l'Assemblée nationale. On peut faire ce
débat deux heures parce que c'est aussi des députés de la nation, donc c'est pour ça que c'est un petit peu compliqué. Et ensuite, pour revenir également sur,
en quelque sorte, la... la proximité avec d'autres partis politiques c'est très curieux de voir que monsieur Zemmour donc qui fait du tourisme électoral à l'heure actuelle puisque je le vois traverser les villes pendant une demi-heure et puis il s'en va moi ça fait cinq ans quand même que je travaille avec des réunions dans ces villes ça c'est ce que vous dites mais vous voyez très bien qu'il y a quand même une transpiration entre votre parti, ou du moins celui dont vous vous réclamez, et le Front National. Puisque M. Marc-Étienne Lansade est Front National au départ. Vous êtes d'accord ? Bien sûr, mais madame,
il y a plus qu
'une transpiration. Les électeurs du Rassemblement National, je les appelle à voter pour moi, et j'appelle les électeurs de LR, ils sont libres chez moi déjà.
Mais il n'y a plus personne chez vous, madame. Vous êtes tous chez Macron, madame, voyons. Alors,
là, je vais tout de suite vous répondre. En ce qui concerne, donc, je reviens à la voix du peuple, parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est le peuple. Ce n'est pas les connaissances des ministres, je n'en ai pas. En ce qui concerne la voix du peuple, le peuple ne comprend plus rien. À l'heure actuelle, on a LREM qui devient le parti socialiste. Retour vers le futur, Hollande bis. Monsieur Macron... prend une première ministre socialiste, Mme Elisabeth Borne, qui ne s'en cache pas, et Mme Sereine Mauborgne prend un suppléant socialiste, M. Alain Parlanti. Comment voulez-vous que le peuple s'y retrouve, monsieur ?
– Là, on a fait une partie politique importante, je voudrais qu'on prenne Philippe Lothiou. Rapidement, vraiment rapidement. – Je voudrais juste dire deux mots, parce que j'entends,
j'appelle les électeurs de l'Assemblée nationale à voter pour moi. Enfin, vous les avez appelés au premier tour de la présidentielle, ils ont été 23% par Marine Le Pen, vous avez eu 7%, et Marine Le Pen ici a fait 32%. – Je ne le reviendrai pas sur les circonstances. – Mais ce que je veux dire, c'est que l'union des droits dont vous prévalez, à mon sens, c'est une escroquerie intellectuelle aujourd'hui, avec qui a 20 ans de retard. Vous, vous refaites le jeu d'Emmanuel Macron qui veut une sorte de grand magma au milieu, une gauche un peu commutariste d'un côté et une droite dure de l'autre. Marine Le Pen, elle veut un rassemblement des Français, union des Français et sortir justement de ce... de cet impasse où Emmanuel Macron fait 60% au milieu, il se dit je vais avoir deux personnes qui vont faire 20% à côté, vous rentrez dans ce jeu-là, et il faut sortir de ce paradis, et vous revenez sur un paradis que je vous laisse répondre. Après j'arrête parce que les gens me parlent du pouvoir d'achat.
Tout à fait, mais je voulais juste préciser ce point-là. Allez-y, et après on prend un exemple précis.
Monsieur Lotio, si moi j'ai 20 ans de retard, vous, vous en avez au moins 30. C'est-à-dire que ce que veut faire Marine Le Pen, c'est ce qu'on appelait dans les années 90 l'Alliance des Républicains des deux rives. La gauche patriote et la droite patriote. Encore eut-il fallu qu'il y eut une gauche patriote, cher M. Lotjou. C'est ça l'erreur de fond de Mme Le Pen. Il n'y a plus de gauche patriote. La gauche est islamo-gauchiste désormais. C'est terminé. Il n'y a plus de gauche patriote. Les derniers patriotes de gauche sont chez M. Macron. M. Chevènement a rejoint M. Macron. Valls a rejoint monsieur Macron, etc. Donc il n'y en a plus. Donc c'est un mythe. Il n'y aura pas d'électeur. D'ailleurs, vous l'avez vu à la présidentielle. Moi, j'ai perdu le premier tour, monsieur Lottio. Vous avez tout à fait raison et je le reconnais volontiers. En revanche, vous avez perdu le second tour. C'est-à-dire que les électeurs de monsieur Mélenchon n'ont pas voté pour vous, contrairement à votre mythe. Et c'est d'ailleurs pas le vote, monsieur Lottio. C'est d'ailleurs pas le vote, monsieur Lottio. En fait, c'est le mythe de madame Le Pen. Vous êtes dans un parti qui bascule à gauche, qui se rêve de gauche. Vous-même, vous êtes un parti de droite. Et en vérité, tout le monde bascule à gauche. Vous avez raison. Madame Mauborne retrouve ses amours de jeunesse avec la gauche. Tout le monde se soumet à M. Mélenchon et à l'islamo-gauchisme de M. Mélenchon. Mais si vous aussi, vous couvrez après. Ce n'est pas un débat
entre le Rassemblement National et la Reconquête. On va avancer. On vous la donne. Vous voulez apporter une précision et vous répondrez sur l'islamo-gauchisme. Mais assez rapidement, parce que je ne veux pas qu'on fasse toute l'émission là-dessus. Moi, j
'aimerais juste qu'on sorte... des tableaux Excel, des livres d'histoire et des calculettes pour juste parler des problèmes des varois. Parce que moi, ça fait 4 ans et demi que je laboure ce terrain dans tous les sens et que j'ai plein de choses à leur dire.
Et également, le terme d'islamo-gauchisme, importe. Moi, je préférerais parler du programme, de ce qu'on propose. Voilà, c'est ça qui est important après tous les invectifs. Je vous
propose qu'on prenne un thème de campagne et un thème qui touche la circonscription. C'est la santé et les déserts médicaux. Une des solutions, ce sont les maisons de santé pour faire face à cette désertification médicale. On va débattre là-dessus et on va prendre deux exemples et on va commencer par Vide au banc. C'est un reportage d'Ali Martiniqui et Nicolas Carme.
Installé ici depuis seulement trois semaines, ce médecin espagnol a choisi Vidoban pour la douceur du climat varroa. La
mer, la mer méditerranée, le climat, il y a beaucoup à découvrir, je crois. Dans
la salle d'attente, ces patientes ont rendez-vous avec un autre médecin, le deuxième généraliste de cette petite maison de santé.
J'ai vraiment appelé partout parce qu'aucun docteur prenait, c'était surchargé. Puis j'ai arrivé à avoir une place ici. Enfin, c'est toujours très très long, mais on est tellement
contentes de l'avoir. En deux ans, Vidoban a perdu la moitié de ses médecins généralistes encore en exercice. Face à cette pénurie de praticiens, la mairie a employé les gros moyens.
Nous avons pris d'abord deux chasseurs de tête pour être en recherche de médecins selon un cahier des charges très précis. On a affiché des banderoles sur les ronds-points qui voient beaucoup de voitures chaque jour. Et d'autre part, nous avons fait sur les réseaux sociaux et sur les magazines différentes publications pour dire que nous étions en recherche.
Avec 13 600 habitants, Vidoban espère en recruter six autres. Un pôle médical devrait voir le jour d'ici à 2024.
'hui c'est un parking en attendant que le permis soit délivré. Mais c'est un emplacement stratégique puisque l'entrée de ville d'un côté et de l'autre côté qui donne sur la nationale.
une vingtaine de kilomètres de là, Cabas, 2000 habitants. Pour attirer les professionnels de santé dans ce village agricole, la commune propose un loyer de 300 euros. Les 7 cabinets disponibles
ont déjà trouvé preneur. Toute une génération de médecins part à la retraite et les nouveaux qui arrivent sont moins nombreux. La demande est de plus en plus importante. On réagit en termes de territoire, c'est-à-dire que c'est un projet communal, mais on rayonne aussi sur le territoire. Un projet communal qui a coûté plus de 600
000 euros. Voilà, alors on a un problème très national, mais qui touche particulièrement cette quatrième circonscription dans le Var, c'est pour ça qu'on a voulu l'aborder. Je voudrais que tous les cinq vous débattiez là-dessus, en nous expliquant ce que vous pouvez apporter comme solution et ce qui est dans vos programmes.
'abord, je suis ravie que vous ayez choisi ces deux exemples. On aurait pu rajouter Cogolin, parce que la maison médicale de Cogolin, qui est une vraie réussite du maire de Cogolin, est née grâce au travail des professionnels de santé de la ville. piloté par un médecin qui s'appelle le docteur Xavier Crignon, une ancienne infirmière libérale du village qui s'appelle Sereine Mauborgne. Donc cette réussite immobilière, mais qui naît d'un projet interprofessionnel, en fait, moi je l'ai démultiplié dans la circonscription. Et c'est très intéressant de voir votre exemple à Vidoban, parce que d'abord le médecin que vous avez présenté à l'écran est depuis parti. que la nécessité d'union des professionnels de santé est faite aujourd'hui. Je considère qu'un bâtiment n'est rien sans l'union des professionnels de santé. C'est pour ça qu'en 2018, on a consacré la création des communautés territoriales de professionnels de santé pour qu'ils soient à l'initiative et qu'ils expriment aux maires ce qu'ils souhaitent. Moi, en tant que parlementaire et en tant que besoin au service de mes maires, je suis justement l'interface facile et... je dirais assez naturel entre les professionnels de santé avec qui je communique régulièrement et les mères et enfin on a vu l'exemple à Cabas alors à Cabas c'est pareil on a une médecin qui s'est installée de manière très temporaire et qui a disparu depuis et donc j'ai le grand plaisir de vous annoncer que depuis trois semaines nous avons le nom du nouveau médecin qui va s'installer à Cabas puisque c'est une médecin qui venait des Etats-Unis qui a eu toutes les peines du monde à obtenir son agrément. Et après six mois de bataille avec l'ordre régional des médecins, elle va s'installer à partir du mois prochain à Cabas. Donc vraiment, je suis très heureuse d'avoir vu ces exemples, sans le vouloir. Mais vous montrez de manière concrète à quoi sert un député sur le terrain. Après, il
y a pas mal d'autres exemples qui sont non résolus dans le territoire. Alors ça, effectivement, c'est des exemples de choses concrètes qui sont arrivées. Mais il y a des déserts ruraux, il y en a dans la 4e circonscription. Il y en a d'autres, ça que je veux dire. C'est
incontestablement un travail de longue haleine. Parce que d'abord, l'âge moyen des médecins, et ça, dans le nombre et les chiffres qu'on annonce, il faut vraiment tenir compte de l'âge moyen des médecins. puisque quasiment 60% d'entre eux ont aujourd'hui plus de 55 ans. Donc c'est un sujet qui va nous arriver très vite, qui est déjà un problème aujourd'hui. Mais on sait qu'à l'horizon de 5 à 10 ans, il va vraiment se majorer et que dans le même temps, notre population vieillit. Donc la demande en soins va exploser. Donc il est évident qu'on est vraiment sur le qui-vive, qu'on soit à l'hôpital, qu'on soit en libéral, sur la vigilance et les solutions concrètes à apporter sur le terrain.
Sabine Christophanie.
Alors tout d'abord, si vous m'avez vu autant sourire pendant le reportage, c'est que le cabinet médical, c'est celui où j'allais quand j'étais petite. Donc je le connais très bien. Et c'est vrai qu'à Vidoban, je crois là qu'actuellement, il n'y a que deux médecins pour une population de plus de 13 000 habitants. Donc maintenant, les solutions que nous proposons, ce serait déjà, il y a un manque de médecins. Les médecins, vous l'avez dit, vont partir à la retraite. Ça serait qu'il n'y ait plus de numerus clausus afin qu'il y ait une plus grande... l'arrivée de médecins. Ensuite, ce qu'on pourrait également faire, c'est... Après,
si vous supprimez le numerus clausus, un médecin, ça n'arrive pas tout de suite. Oui, bien sûr qu'il y a au moins une dizaine
d'années d'études, ça, j'en ai bien conscience. Mais, donc, il aurait fallu peut-être que ce soit déjà fait auparavant. Et puis...
C'est la même loi que je citais tout à l'heure.
C
'est à l'horizon 2028 qu'on a 10 000 médecins qui arrivent. Donc il
n'y a plus de numéros classus. En revanche,
c'est évidemment...
Je l'entends. Je savais bien que les médecins étaient formés en 10 ans et pas en 2. Donc ensuite, ce qu'on pourrait faire, c'est inciter les médecins à venir s'installer dans les territoires où il en manque. Et par exemple, pourquoi ne pas donner une aide... une allocation aux médecins, par exemple, en quatrième année, en échange du fait qu'ils viennent s'installer dans les régions, dans les endroits désertifiés. C'est ce qui se passe pour les enseignants. Moi, j'ai passé mon concours pour suivre mon mari dans le Val-de-Marne et j'ai reçu une prime au départ parce que j'étais dans un territoire qui manquait d'enseignants. Et enfin, on pourrait continuer à... Créer des maisons médicales, des centres regroupant de nombreux professionnels de la santé, des maisons médicales publiques avec des médecins salariés. Ça serait une autre solution que nous proposons.
Marie-Christine Hamel. Je suis stupéfaite d'entendre les satisfaits sites en permanence de Mme Mauborne sur tous les plans. Parce que certes, il y a des maisons médicales, mais je n'étais pas plus tard que dimanche avec le maire de Vidoban qui me disait, oui, j'ai la maison médicale, mais elle est vide. Non, elle n'est pas construite. J'ai un espace, elle va être construite, mais je n'arrive pas à... C'est-à-dire qu'elle est vide, elle n'a pas de médecin ? Il n'y a pas de médecin, il n'arrive pas à recruter. Et il y a une autre problématique, dans un autre village de la 4e circonscription, je connais très bien, c'est le village de Ramatuel. A Ramatuel, le maire qui me recevait dernièrement, me disait qu'au-dessus de la pharmacie, il avait créé un espace pour le médecin. de village avec un superbe appartement vu sur le golfe de Saint-Tropez. Mais il n'y a personne qui vient chez lui. Il n'arrive pas à recruter. Donc, je lance un appel au médecin, s'il y en a. Ramatuel, c'est superbe. Qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion ? Alors, ce que j'en tire comme conclusion, c'est que ça fait cinq ans que rien n'est fait. Depuis 2021, le numerus clausus, effectivement, n'est plus en vigueur. Mais nous avons quand même une subtilité, Madame Mauborgne. C'est le numerus apertus. Désolée d'employer des termes latins, mais le terme révèle bien ce que ça signifie. Le numerus apertus reste... un numerus ouvert, ce qui signifie que c'est encore appelé à subir des modifications. Ce que je propose, c'est que nous avons beaucoup d'internes, encore des internes en médecine, qui viennent d'entrer dans les facultés, les deux dernières années d'internat. pourrait inciter ces jeunes internes à s'installer dans les villes où il manque de médecins et dans la ruralité également, dans les zones rurales, afin qu'ils puissent créer une patientèle et pourquoi pas s'installer. Il y a aussi un autre élément qui me semble intéressant, c'est qu'on parle de tous ces médecins qui partent en retraite. Je suis moi-même issue du milieu médical, j'ai dirigé une clinique pendant 20 ans, donc je sais également ce qu'il en est. Tous ces médecins de ville et du peu de la campagne qui partent à la retraite, on pourrait les maintenir en activité, beaucoup le veulent, mais ils sont affectés d'une double peine, c'est-à-dire que la caisse de retraite, la CARMF, caisse autonome de retraite des médecins français, leur impacte une retraite, alors qu'ils l'ont déjà payée, à fond perdu. Donc c'est totalement dissuasif. On a là une manne de praticiens très performants qui pourraient... pallier ce problème
au niveau national. Juste en
deux mots, Madame Hamel, pardon de vous dire que vous parlez de ce que vous ne connaissez pas. Première chose, sur la CARMF, on a exonéré de 80 000 euros les médecins retraités. qui continue à travailler. 80 000 euros d'exonération fiscale, madame. Je pense que c'est relativement incitatif. Première chose. Deuxième chose sur ce que vous citez sur les quatrièmes années de médecine, toutes les deux d'ailleurs. Ça existe déjà. 100% de la circonscription est en zone d'action complémentaire ou en zone d'intervention. Donc, dans tous les cas, les élèves, les étudiants en médecine qui viennent dans nos territoires sont éligibles à une bourse d'installation. La problématique majeure, c'est d'inciter les médecins à les recevoir. Et c'est ce qui se fait de plus en plus, grâce notamment à la promotion des CPTS. Pardon d'être encore dans le satisfait site, mais on a du travail en longueur qui infuse depuis trois ans et qui va marcher. C'est juste pour que tout le monde comprenne CPTS,
ça veut dire.
Pardon
? CPTS, précisez ce que ça veut dire.
Communauté territoriale des professionnels de santé.
termine sur ce dossier, Philippe Lottiot et Éric Zemmour.
Très rapidement, en effet, on parlait des déserts médicaux, il y avait d'autres problèmes dont on aurait pu parler, l'hôpital et la dépendance qui va être un vrai problème aussi. Pour rester sur les déserts médicaux, en effet, on a l'impression que le Var est bien doté, il est au-dessus de la moyenne nationale, mais dans la circonscription, vous avez 17, à part quelques communes du Golfe, vous avez 17 des 28 communes qui sont en dessous de la moyenne nationale en termes de médecins. Et vous avez 7 communes où 100% des médecins ont plus de 55 ans. Vous le disiez tout à l'heure. Donc on a un vrai problème là-dessus. Alors construire des maisons de santé, c'est bien, parce que ça a un effet d'attractivité. Ça peut faire des gens pour des tâches administratives, pour décharger les médecins, qui justement auront plus de temps pour soigner, ce qui est leur métier premier, parce qu'il faut aussi penser à ça. Mais en effet, ça ne crée pas le médecin. Ça ne crée pas de médecins. Le problème, que fait-on pour attirer dans des zones aujourd'hui souhaitées des médecins ? Peut-être faut-il trouver des systèmes un peu plus souples, comme des rémunérations différentes, par exemple la consultation selon le lieu d'implantation. Ça peut être une solution. La deuxième solution, elle est plus vaste. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand un médecin s'installe, parfois il vient avec sa famille, avec ses enfants, etc. S'il n'y a pas de service public, s'il n'y a pas d'école, s'il n'y a pas de transport, etc., vous pouvez faire tout ce que vous voulez. Et d'ailleurs, il y a un risque aussi de concurrence. Vous citiez l'appartement remettuel, il ne faut pas non plus qu'on se lance une course à l'échalote entre toutes les collectivités pour aller chercher le médecin. Mais si vous voulez, il faut... à mon sens, et c'est une de nos propositions, un véritable plan d'action pour la ruralité, pour les petits villages. Et une fois que vous aurez des commerces, des écoles, des services publics, vous aurez beaucoup plus facilement des médecins qui viendront s'installer. Parce que c'est une part du problème aussi, le désert médical. Le médecin vient s'installer, si sa femme et ses enfants n'ont pas envie de venir, il ne viendra pas. Beaucoup de choses. Juste,
on était dit que quand on arrive le dernier, c'est normal. C'est le hasard. Mais je n'en reproche rien. J'en ai reproché. Au contraire, il y a des propositions très justes, il y a des analyses très justes. Donc je le dis, c'est tout. Simplement, je voudrais dire à Mme Beauborn on cite la maison de santé de Cogola, on peut quand même citer le nom du maire, M. Lansade, même s'il est mon suppléant. Non, vous ne l'avez pas dit. Non, non, j'ai bien écouté. Deuxièmement, je suis d'accord avec M. Lotiot sur l'analyse globale, c'est-à-dire que je l'avais moi-même proposée au cours de la présidentielle. C'est un problème global de la ruralité. Il faut évidemment un plan. énorme pour remettre des services publics. J'avais même proposé moi une prime de naissance de 10 000 euros pour justement remettre de la vie dans ces eaux. Évidemment, là, il y aura des médecins, etc. Dernière chose, j'avais proposé deux choses. Je continue à les proposer. Évidemment que la toile de fond, c'est la fin du numerus clausus qui va prendre 10 ans. Ça, c'est évident. urgence, j'avais proposé deux choses. L'une, sur le modèle du département de Saône-et-Loire, l'embauche de médecins salariés. Parce qu'il y a beaucoup de médecins qui veulent quitter le libéral et qui veulent se salarier pour des tas de raisons, les paperasses, etc. Et ça peut faire en urgence la jonction. Et deux, le rétablissement. de l'obligation de garde en médecine de ville qui a été abolie en 2003 sous les gouvernements de Jacques Chirac. Je pense que ça fera là aussi un plus dans ces déserts médicaux. Ce grand désert médical qui est devenu la France.
Il nous reste malheureusement très peu de temps. On va clore cette émission. Je vous demande à chacun de nous dire quelle serait, si vous êtes élu député ou député E, votre première mesure ou votre première proposition de loi, en tout cas. Je vous demande d'être assez rapide parce qu'il nous reste peu de temps. On commence par vous, Sabine Christophanie.
bien évidemment qu'il y a des points qui me touchent plus particulièrement, par exemple l'emploi des AESH avec un vrai contrat et pas un emploi précaire comme elles ont actuellement, ou la possibilité de mettre des canadaires efficaces pour combattre les feux de forêt sur le territoire. Mais ce que je voudrais avant toute chose, c'est participer à la loi, voter la loi du RIC, d'initiative citoyenne, parce que je veux remettre le peuple dans les décisions qui sont prises. –
Sereine Mauborgne
Ma
première loi, ce sera d'aller siéger pour voter le projet de loi de finances rectificative pour donner des chèques inflation aux Français et réindexer les retraites.
C'est bientôt donc du coup si jamais vous mettez. – Pourquoi vous prenez cette première ? Pourquoi vous prenez cet exemple ? –
Parce que je pense que c'est très attendu, très attendu par les Français et qu'ils ont besoin que ce soit concret.
Donc ce sera le premier. – Il sera voté.
– Mais je serai très heureuse de le voter. Et je le voterai.
Vous savez, quand j'entends les gens, je pense un peu parfois à leurs attentes. Je pense un peu parfois à une phrase de Baudelaire dans les petits poèmes en prose qui dit « la vie en beau ». Finalement, si on est élu, c'est peut-être un peu pour contribuer à ça. Et ce qu'attendent les gens aujourd'hui, on le voit, c'est la première loi, la plus urgente, c'est le pouvoir d'achat. Pas leur donner des chèques, vous savez, du style « grand seigneur, allez, je vous jette quelques prébandes ». Non, c'est vraiment faire baisser les prix pour pouvoir... Leur redonner du pouvoir d'achat, c'était ce qu'avait proposé Marine Le Pen, ça en fait partie. Et après, il y a 10 000 choses qui sont urgentes, ce plan pour la ruralité, les visages dont je parlais, et aussi ce plan parce que ça fait partie de la beauté des choses, de la beauté de la France pour préserver notre souveraineté et notre identité. Mais le pouvoir d'achat est vraiment la première priorité.
Éric Zemmour ? Écoutez, il y aurait beaucoup de mesures au-delà de la lutte contre l'immigration dont j'ai beaucoup parlé pendant la présidentielle de la baisse de la fiscalité. Moi, je m'engage à ne pas voter une seule hausse d'impôts parce que je pense que nous sommes à charger et submergés d'impôts. Prenons une mesure simple. Claire, d'urgence. J'en parlais hier avec le maire de Cogolin qui m'expliquait qu'on avait arrêté trois, quatre squatteurs étrangers qui avaient été libérés ce matin. Une loi qui était prévue dans mon programme présidentiel d'obligation d'expulser tous les squatteurs les 72 heures. Obligation pour le préfet de le faire.
On termine avec vous, Marie-Christine Hamel. Alors donc, outre effectivement le pouvoir d'achat, la santé et la sécurité, c'est un triptyque que tout gouvernement digne de ce nom devrait assurer à son peuple. Si j'ai une première loi à proposer, ce sera sur la fracture numérique, dont souffre énormément notre territoire de la quatrième circonscription, avec notamment les zones blanches et l'impossibilité d'appeler en cas d'urgence. Merci beaucoup à tous les cinq d'avoir participé à ce débat.
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