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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci.
régiment d'important
Bonjour Monsieur le ministre.
Merci beaucoup.
le ministre des Armées, cher Sébastien, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Monsieur le chef d'état-major des armées, Madame la secrétaire générale pour l'administration, Messieurs les chefs d'état-major de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air et de l'espace, Mesdames et Messieurs les directeurs, Mesdames et Messieurs les officiers généraux, personnels civils et militaires de l'hôtel de Brienne. être ministre des Armées fut le plus bel honneur et la plus belle démission qui m'ait été confiée. Et je remercie le président de la République pour la confiance qu'il a bien voulu m'accorder tout au long de ces cinq années. Je quitte aujourd'hui ce ministère avec beaucoup d'émotion, de fierté et de reconnaissance. Avec Geneviève Dariussec, nous avons eu l'immense privilège de passer cinq années entièrement consacrées à la remontée en puissance de nos armées dans un contexte de crise inédit. La poursuite de la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Levant, la crise sanitaire, le retour de la guerre sur le continent européen, pour n'en citer que quelques-unes. Ce sont cinq années pendant lesquelles... Le chemin parcouru ensemble est impressionnant. Ce sont cinq années faites de souvenirs inoubliables, de moments intenses vécus dans nos forces et avec nos agents. Ce ministère, comme on dit, oblige. Il emporte une responsabilité particulière. On y comprend vite. que l'on n'est pas seulement en charge de la gestion des armées, directions et services. Le ministre des Armées est responsable d'hommes et de femmes exceptionnels engagés à protéger la France et les Français, au prix parfois de leur propre vie. La mission d'abord n'est pas une formule, c'est un engagement qui oblige. Sous l'impulsion du président de la République qui a décidé une hausse historique du budget du ministère des Armées, nous avons eu l'opportunité et les moyens de faire basculer pleinement notre outil de défense dans le XXIe siècle. Nous avons entamé le renouvellement complet des matériels et des équipements dans les trois armées. Nous avons enfin commencé à apporter des solutions à l'hébergement et au logement de nos militaires et de leurs familles. Et il était temps d'accorder plus de considération à ces domaines essentiels du quotidien de nos forces. Nous avons doté nos armées de stratégies et de doctrines qui sont clés pour faire face aux conflits d'aujourd'hui, mais aussi de demain, dans l'espace, dans les fonds marins, dans le cyberespace. la sphère informationnelle ou le domaine de l'énergie, nos forces, je le crois, sont désormais mieux armées. Nous l'avons accompagné d'un effort considérable en faveur du renseignement et soutenu les efforts de transformation de nos trois services qui jouent dans l'ombre un rôle si important pour notre sécurité nationale. Aujourd'hui, nous sommes à mi-parcours de cette loi de programmation militaire 2019-2025. Cher Sébastien, il t'appartiendra d'écrire la suite. Mais je sais que les 270 000 personnels civils et militaires peuvent compter sur ta détermination. En 5 ans, l'équipe France a remporté des victoires historiques à l'exportation. 200 rafales et 65 milliards d'euros de prise de commande. C'est un travail de long terme, de patience, de détermination et de diplomatie. Et c'est un travail indispensable pour la souveraineté française et pour l'efficacité de notre défense. Nous avons besoin d'exporter pour pouvoir construire nos propres équipements. En 5 ans, L'Europe de la défense a parcouru un chemin impressionnant. Il reste cependant tant à faire, mais la détermination en acier du président de la République permettra, j'en suis convaincue, de faire avancer cette aventure collective. Quant aux opérations menées par les forces, elles ne cessent jamais. Au cours de ces cinq dernières années, Nos soldats ont continué de montrer leur extrême professionnalisme, leur courage et leur sang-froid. Ils l'ont montré ô combien lors de l'opération Hamilton en Syrie, dans la lutte incessante contre le terrorisme, contre Daesh et Al-Qaïda, au Sahel comme au Levant, et depuis quelques mois, en conduisant une très lourde opération logistique de désengagement du Mali, avant de reprendre, sous une autre forme, la lutte contre le terrorisme en Afrique de l'Ouest. Mais c'est aussi l'engagement de nos soldats aviateurs et marins à l'est de l'Europe, dans les Pays-Baltes et en Roumanie, dans le cadre de l'OTAN, pour dissuader la Russie de toute agression. Il nous faut aujourd'hui tirer toutes les leçons stratégiques de la guerre en Ukraine. en termes d'économie de guerre, de délai de production de nos industriels, de réduction de nos dépendances et de constitution d'une industrie européenne de défense puissante, d'adaptation de nos modes d'action, de montée en puissance des drones, de complémentarité entre l'Union européenne et l'OTAN. Bref, tu le vois, les défis sont nombreux et les enjeux cruciaux. L'innovation est déjà... au cœur de ces défis et devra le rester. Il faudra toujours garder un temps d'avance pour rester au meilleur niveau opérationnel. Enfin, je ne pourrai pas ne pas mentionner les progrès significatifs accomplis en faveur de la mixité au sein du ministère des Armées. Les choses évoluent dans le bon sens. Cela n'en reste pas moins un édifice jeune et encore fragile. Je compte donc sur toi pour prendre le relais. Ici, tu pourras t'appuyer sur des équipes solides à l'état-major des armées et dans les états-majors des trois armées, à la direction générale pour l'armement, au secrétariat général pour l'administration, dans nos services de renseignement. toutes animées par un seul et même objectif, protéger la France et les Français grâce à des armées efficaces, entraînées, équipées et commandées. Tu pourras aussi t'appuyer sur une équipe à l'hôtel de Brienne entièrement dévouée à l'atteinte des objectifs fixés par le président de la République. Pendant cinq ans, J'ai pu m'appuyer sur une équipe exceptionnelle et je voudrais ce soir rendre hommage à Martin Briens, qui doit être quelque part, mon directeur du cabinet civil et militaire et un submersible bras droit. Je voudrais aussi rendre hommage à tout mon cabinet civil, dont certains auront accompli cette traversée de cinq années à mes côtés. Je souhaite également saluer tout le cabinet militaire, dirigé par le général Mandon, que je remercie du fond du cœur pour son travail et son engagement. Et bien sûr, je remercie tous les agents de Brienne qui rendent possible notre engagement au service de la France et des Français. Ce ministère est celui du temps long. À la fin de ce siècle, vaugueront encore certains navires que nous commençons tout juste de construire. Ce ministère est celui de la permanence de l'action. Jour et nuit, le ciel français, les côtes françaises, le sol français sont défendus par nos militaires, vaillantes sentinelles de la protection de la République. Ce ministère est celui des crises, qu'il sait gérer comme nul autre pareil. les Français n'oublieront pas le rôle des armées lors des moments cruciaux de la pandémie. Les premières évacuations de malades en réanimation, par avion militaire, par navire, la construction d'un hôpital de campagne qui accueillait des patients en réanimation, le test des masques, l'aide à la vaccination. Au fond, dès que la population a eu besoin des armées, Elles ont répondu présentes. Ce ministère est aussi celui des drames et du don de soi. Ici, servir la France a un sens au-delà de tout. C'est un ministère où l'engagement et les valeurs prennent corps, parfois brutalement, sur le champ de bataille. Et mes derniers mots seront pour tous les militaires morts en opération au cours des cinq dernières années, et bien sûr pour leurs familles. Ils sont allés au bout de leur engagement pour défendre ce que nous sommes en tant que nation. Ce ministère est celui des armées, des armées de la République, dont elles sont l'ultime rempart. Monsieur le ministre, cher Sébastien, créer les conditions pour permettre aux hommes et aux femmes de ce ministère de vivre pleinement leur engagement, c'est ce que je me suis toujours efforcée de faire pour toujours garantir la défense des Français. Je te souhaite beaucoup de réussite et beaucoup de succès. Et je suis certaine... que tu seras un grand ministre des armées. Les 270 000 personnels civils et militaires de ce ministère le méritent. La France le mérite. Vive la République, vive la France.
Madame la ministre, chère Florence Parly, madame la ministre, chère Nathalie, mesdames et messieurs les parlementaires représentant les commissions de la défense des forces armées de l'Assemblée nationale et du Sénat, saluez l'ensemble des officiers généraux, officiers, officiers mariniers, sous-officiers, soldats hommes du rang, femmes et hommes du rang, et bien sûr les personnels civils. de ce beau ministère des Armées. Qu'il me soit permis, madame la ministre, de démarrer par un message de reconnaissance pour le travail que vous avez accompli ici pendant 5 ans, vous l'avez rappelé avec précision, les crises, j'y reviendrai, mais c'est un ministère de l'Humain, des grands enjeux de transformation sur lesquels... Le président de la République a décidé de manière quasiment historique de renverser la vapeur sur le terrain budgétaire et donc sur le terrain capacitaire pour défendre la nation française. Et vous l'avez fait, vous avez réussi, et vous l'avez fait aussi parce qu'on le doit à vos qualités humaines. Et je le dis puisque je vous ai accompagné comme collègue dans d'autres fonctions ministérielles pendant 5 ans. Vous êtes bienveillante, vous avez porté une attention, et je le dis ici, aux Outre-mer pendant ces deux dernières années, sur lesquelles je me devais publiquement de vous adresser ce message de nouveau de reconnaissance. Et vous l'avez dit vous-même, ce combat pour la mixité. Ce combat pour l'ouverture des armées au corps social et à la réalité de la nation française d'aujourd'hui est un combat que vous avez su mener sous l'autorité du président de la République et des deux premiers ministres avec succès et qualité. Je dois vous avouer, car je ne reviendrai pas sur l'ensemble des éléments de bilan, mais aussi qui constituent évidemment les défis, le plan de travail qui m'attend et qui attendent l'ensemble des personnels civils et militaires du ministère des Armées, je n'y reviendrai pas, mais deux sentiments, au fond, qui se rencontrent, s'emparent de moi au moment où nous sommes dans cette cérémonie de passation. La première, c'est une envie de servir mon pays comme jamais probablement je ne l'ai ressenti. Je l'ai pourtant ressenti jeune sous-lieutenant de réserve dans la gendarmerie nationale portant la première fois l'uniforme. Je l'ai ressenti jeune candidat des élections locales en allant avec humilité devant le suffrage universel. Mais ce soir, je dois avouer que cette envie de servir, elle est encore plus forte. elle trouve toute sa force dans celles et ceux qui ont choisi de servir en portant l'uniforme. Et de cela, vous l'avez dit, madame la ministre, cela nous oblige, et je sais comme ancien ministre des Outre-mer désormais, de là où j'étais auparavant, la force, le professionnalisme, la qualité de ce que sont les armées françaises, aujourd'hui, il faut le dire, à l'ensemble de nos concitoyens. Mais le deuxième sentiment, C'est un sentiment de profonde gravité liée bien entendu au contexte dans lequel cette passation de pouvoir s'effectue. Vous l'avez rappelé, les enjeux dans lesquels la France est engagée, notamment dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, avec des opérations logistiques importantes et bien sûr... Cette actualité, cette crise de haute intensité en Ukraine qui révise au fond l'ensemble, bien sûr, des doctrines sur lesquelles nous nous sommes fondés depuis maintenant plus de 30 ans et sur lesquelles le président de la République a demandé à ce ministère de recaréner en quelque sorte notre appareil de défense, nos moyens capacitaires, nos stratégies, nos systèmes d'armement. Je n'y reviens pas, vous l'avez cité. une envie farouche de servir plus que jamais dans un contexte qui nous oblige. La tâche va être rude. Elle va être rude puisque les circonstances le commandent, mais je sais qu'à ces défis qui ne manquent pas, je saurais trouver ici le secours bienveillant, l'appui bienveillant de celles et ceux qui ont choisi de servir. Permettez-moi, car je ne veux pas être long, de terminer ce propos par... Deux pensées particulières que je crois devoir dire ici devant vous. La première, c'est une pensée particulière effectivement pour les victimes, les familles des victimes dont la nation a un devoir de mémoire, de ne jamais oublier, mais aussi bien sûr... les militaires qui ont été blessés en opération au combat et donc sous bien évidemment l'autorité et à la demande du président de la République, je me rendrai dès demain à l'hôpital de Persy pour aller rencontrer et assurer la solidarité du nouveau gouvernement de madame Elisabeth Borne, toute la solidarité, toute la fraternité républicaine à l'égard de celles et ceux qui malheureusement ont vécu dans leur chair une blessure grave. Et puis le tout dernier mot... puisque c'est de là où je viens, de par mon grand-père résistant, d'une famille de résistants, je deviens aussi le ministre de la mémoire des anciens combattants. Et si dans l'intitulé du ministère les anciens combattants ne figurent pas, néanmoins j'en suis pleinement le ministre et une fois de plus on ne peut pas parler de moyens capacitaires, de lois de programmation militaire, de doctrine, si au fond on ne regarde pas de là où on vient puisque c'est un ministère d'identité, c 'est un ministère de racine sur ce qu'est l'histoire de notre pays. Pour le succès des armes de la France, comme le dit la très jolie formule que l'on adresse lors d'une prise de commandement, je m'y emploierai. Vive les armées de la République et vive la France. Merci à tous.
Merci.
Merci. ... Merci.
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