Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir à tous, bienvenue si vous nous rejoignez, soirée spéciale sur France 3 Lorraine consacrée aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Coup de projecteur à présence sur la deuxième circonscription des Vosges, celle de Saint-Dié, 95 000 habitants. Dans cette circonscription, c'est le Rassemblement National qui est arrivé en tête lors des deux tours de l'élection présidentielle. Une circonscription où le député sortant Les Républicains, Gérard Cherpion, a choisi de ne pas se représenter. Les cartes sont donc... Pour ce premier tour, 8 candidats sont d'ores et déjà déclarés selon les règles de l'ARCOM ex-CSA. 4 d'entre eux sont avec nous ce soir pour débattre sur ce plateau. David Valence pour le Parti Radical, bonsoir.
Bonsoir.
Vous avez été investi par Ensemble pour la majorité présidentielle. Vous êtes également maire de Saint-Dié-des-Vosges. Caroline Privat-Massioni, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes la candidate à Les Républicains. L'Union de la droite et du centre rassemble
les Républicains. l'UDI. Merci
pour cette précision. Charlotte Moreau également sur ce plateau. Bonsoir. Vous êtes la candidate de la France Insoumise, investie par la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. Et enfin Gaëtan Dussosset, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le candidat du Rassemblement National. Au cours de cette émission, nous entendrons également Pierre-Jean Robineau, candidat d'hiver droite, soutenu par Reconquête, Debout la France et les Patriotes. Merci à tous d'être avec nous ce soir. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, de débattre plus en détail des enjeux de cette circonscription. On va s'intéresser à vos candidatures respectives. Gaëtan Dussaucet, je viens de le dire, le Rassemblement national est arrivé en tête sur cette circonscription lors de l'élection présidentielle. A priori, c'est une circonscription où vous pouvez nourrir des espoirs. Pourquoi un candidat parachuté ? Je vous rappelle, vous êtes conseiller régional en Ile-de-France plutôt qu'un candidat avec un ancrage local.
Écoutez, comme vous le dites, Tout le monde le sait parce qu'en réalité, moi je ne cache absolument rien et je pense que ceux qui nous regardent ce soir ont le droit de tout savoir sur moi. En effet, c'est peut-être l'un des seuls reproches que feront d'ailleurs mes adversaires ce soir sur le plateau et au cours de la campagne des législatives. Je ne suis pas du coin. Mais néanmoins, contrairement à la différence par exemple de M. Valence, moi je ne me cache pas et on sait pertinemment où est-ce que je siégerai à l'Assemblée nationale. Je siégerai aux côtés de Marine Le Pen pour faire passer les projets de loi conformément au projet du Rassemblement national. Projet, vous l'avez rappelé, que les habitants de la deuxième circonstance... des Vosges ont porté en tête de l'élection présidentielle à deux reprises. J'ai regardé un peu la documentation, par exemple, de M. Valence, que j'ai reçue dans ma boîte aux lettres à Saint-Dié-des-Vosges, et évidemment, j'ai été surpris de voir qu'il cachait volontairement l'étiquette de La République En Marche, qui pourtant soutient sa candidature, qui cache le visage d'Emmanuel Macron, alors que pourtant il rêve de devenir un de ses ministres, et encore, qui cache surtout les propositions qu'il va être amené à voter si malheureusement il est élu, à savoir par exemple la retraite à 65 ans.
Alors David Valence, vous allez avoir l'occasion dans quelques minutes. bien sûr de répondre, mais selon le tirage de sort qui a été effectué avant cette émission, Caroline Triva-Massioni, c'est à vous, vous êtes conseillère municipale, vous siégez dans la même majorité politique à Saint-Dié aujourd'hui que David Valence, et pourtant vous vous présentez l'un contre l'autre, c'est une divergence de fond ou d'étiquette ?
Alors déjà je suis aussi première vice-présidente du conseil départemental des Vosges, et vice-présidente à l'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges. Là, entre les... c'est pas du tout les mêmes élections, et moi je me présente pas. contre quelqu'un. Je me présente. pour un projet et pour les habitants du territoire.
Alors ce ne sont pas les mêmes élections, mais les électeurs peuvent se poser la question, comment deux personnes aujourd'hui qui siègent dans la même majorité dans une commune, finalement se présentent l'un contre l'autre à une élection législative ?
Vous savez, dans les communes, en règle générale, il y a différentes sensibilités. Tout le monde, c'est assez rare quand les communes ont vraiment une majorité de la même sensibilité politique. Donc dans cette majorité, il y a différents courants politiques.
Alors David de Valence, c'est à vous, vous êtes le... suppléant du député Les Républicains sortant, Gérard Cherpion. Je viens de le dire, il ne se représente pas. Vous repartez en campagne cette fois, mais avec une étiquette différente, celle du soutien de la majorité présidentielle. Pour bien comprendre, aujourd'hui, vous défendez quel bilan ? Celui d'Emmanuel Macron, celui des Républicains
Écoutez, je crois d'abord que dans cette élection, il faut parler aux Vosgiennes et aux Vosgiens. C'est un Vosgien qui le dit. Certains vont avoir la chance dans les semaines qui viennent de découvrir notre beau département, mais c'est une élection qui se joue d'abord dans un rapport au terrain et dans une crédibilité pour incarner un projet politique par rapport au terrain. Je voudrais aussi dire que c'est un scrutin important. On va choisir la personne qui, pendant cinq ans, va représenter tout un territoire à l'Assemblée nationale. Ce sera le visage. de notre circonscription, de Pruy, Bruyères et Dossel, où j'ai grandi, jusqu'à Raon-sur-Pleine et à la Déodacie, où j'ai été élu depuis 8 ans. Et puis, je voudrais aussi dire une chose. On va avoir des candidats sur ce plateau, les 3 autres candidats sont dans ce cas, qui sont des candidats contre, puisque tous les 3, ils ont vocation à siéger dans l'opposition au président de la République. Moi, je suis candidat pour... pour un projet, pour un territoire. Oui, j'ai déjà présenté mes propositions. Oui, sur mes affiches, le logo de la majorité présidentielle figure bien, contrairement à ce qu'a dit M. Dussaucet, qui est inscrit sur les listes électorales de Saint-Dié depuis une semaine, donc on peut le lui pardonner. Et donc, être candidat pour, ça veut dire être candidat pour des mesures précises, on en reparlera, sur le pouvoir d'achat, être candidat sur des mesures précises sur les transports, et c'est un sujet que je connais bien et sur lequel je travaille depuis... 8 ans, être candidat pour des propositions concrètes en matière de transition écologique. On
va y revenir dans quelques instants. Mais est-ce que ça veut dire très rapidement aujourd'hui que vous défendez le bilan d'Emmanuel Macron et que vous ne reconnaissez plus chez les Républicains ?
n'ai jamais été membre des Républicains. J'ai toujours été membre d'un parti centriste qui s'appelle le Parti Radical depuis 14 ans, qui est le parti de Pierre-Madez France et plus récemment de Jean-Louis Borloo, qui est le parti, nous sommes ici à Nancy, de Laurent Hénard et d'André Rossino. Et ce parti a fait... le choix de soutenir le président de la République l'année dernière. J'ai suivi ce choix et je dois le dire, je l'ai suivi facilement parce que j'ai vu... ce qui a été fait pour Saint-Dié, notamment la réouverture de la ligne épinale Saint-Dié-des-Vosges, grâce à une mobilisation très forte de l'État d'Elisabeth Borne et du président de la République. Et même si en 2017, j'avais des réticences, aujourd'hui, j'ai été convaincu, comme d'ailleurs beaucoup à droite et au centre.
Charlotte Moreau, vous êtes la candidate de la nouvelle Union populaire écologique et sociale. Vous êtes nouvelle venue en politique, jeune militante. Un autre binôme avait été investi par le Parti communiste. Finalement, l'Union de la gauche vous a préféré. Pourquoi cette candidature aujourd'hui sur cette circonscription
Alors moi je suis candidate de la NUPES avec une étiquette plus France Insoumise. mais je représente aujourd'hui tous les partis qui ont signé un accord au niveau national. Donc je ne remplace personne, je suis juste la personne qui représente France Insoumise dans la NUPES. Les circonscriptions ont été négociées par des votes, donc la deuxième circonscription devait être à la France Insoumise. pour le rassemblement de la gauche et avec une femme pour l'équité. Et mes collègues des autres circonscriptions ont pensé à moi parce qu'ils m'ont vue sur le terrain en tant que militante et ils ont vu que j'étais quelqu'un qui pouvait correspondre à beaucoup de personnes, que beaucoup de personnes pouvaient se reconnaître en moi.
Charlotte Moreau, justement aujourd'hui on a l'impression que la gauche elle a du mal à parler à cette France rurale, à cette France qui se sont peut-être parfois oubliées, déclassées. On a l'impression qu'aujourd'hui cette France rurale elle est plus réceptive au discours du Rassemblement national. Comment est-ce que vous allez convaincre ces électeurs
Eh bien moi je pense que ces gens, voilà il y a une phrase que j'aime particulièrement, je pense que ces gens ils sont fâchés mais pas fâchaux. Et qu'en fait, il n'est pas dans leur intérêt d'aller vers des partis de droite, parce que les partis de droite, c'est le parti des riches. Les partis des riches, on voit très bien ce qu'a fait Emmanuel Macron pendant cinq ans. Pour moi, les tendances de droite ne sont pas dans l'intérêt des gens en ruralité, des ouvriers, des employés. On sait que dans notre circonscription, il y a beaucoup plus d'ouvriers qu'en France, en proportion. Et donc c'est très important pour ces gens-là d'aller voir les programmes, parce que notamment... dans l'augmentation du SMIC, on ne propose pas du tout la même chose et pas la même manière d'augmenter le SMIC. Nous, on veut garder les cotisations sociales pour garder du pouvoir d'achat, alors que la droite veut les enlever. Et c'est là la grosse différence et c'est là que les gens doivent se
positionner. Et on va avoir l'occasion, Charlotte Moreau, de reparler justement du pouvoir d'achat qui est un thème qui intéresse beaucoup les Français. Gaëtan Dussauce, vous allez avoir face à vous sur cette circonscription Pierre-Jean Robineau qui est candidat divers droite mais soutenu par Reconquête, Les Patriotes et Debout la France. ne traignez pas la dispersion des voix.
Écoutez, je ne le crois pas, c'est un peu ce qu'on avait d'ailleurs pu constater à l'occasion de l'élection présidentielle, à savoir que les électeurs qui veulent évidemment qu'on soutienne leur pouvoir d'achat, qu'on assure un service public accessible partout et pour tous, qu'on assure une sécurité sur l'ensemble du territoire, y compris les territoires les plus ruraux, et bien ces gens-là vont évidemment se tourner vers la candidature qui est la plus à même, non seulement de parvenir et de se qualifier au second tour, mais aussi de l'emporter face au candidat d'Emmanuel Macron. Donc je respecte évidemment les enjeux démocratiques. et je suis très content que tout le monde puisse se présenter à cette élection. Et je sais qu'on aura certainement plaisir à travailler ensemble dans le cadre du second tour pour le rassemblement, pour faire battre le candidat d'Emmanuel Macron.
C'est-à-dire que vous êtes compatible avec, finalement, Pierre-Jean Robineau au second tour, mais pas au premier ?
verra, on discutera à ce moment-là. Il aura très certainement des sensibilités, des particularités, des spécificités qu'il voudra défendre lui de son côté. Je laisserai évidemment vous dire lesquels et pour quelles raisons. Mais je tends la main évidemment à tout le monde, y compris à ceux qui seraient tentés de travailler. M. Jean-Pierre Robineau ou alors même avec les Républicains, tous ceux qui ne veulent pas qu'on ait un député, qui ne correspond pas à ce que veulent les gens du territoire vaugien, qui aillent aux gens des Audaciens, etc., de se tourner vers nous, vers la candidature capable de l'emporter au second tour.
Caroline Préva-Massioni, est-ce que vous, vous ne redoutez pas non plus une dispersion des voix avec finalement deux candidatures, la vote, celle de David Valence autour d'enjeux assez similaires et avec des étiquettes, vous vous revendiquez aujourd'hui de l'union de la droite et du centre, David Valence est centriste, il a... était en union avec les Républicains. Est-ce que vous ne craignez pas aussi finalement que les électeurs aient du mal à trancher, à se dire finalement quelle est la différence entre ces deux candidats
différence entre les deux candidats, elle est assez simple. Moi, je ne siégerai pas dans la majorité présidentielle, très clairement. Pourquoi ? Parce qu'il y a des choses qui ont été faites, et en particulier, je pense à une entreprise qui a été fermée grâce à une modification d'ordonnance et qui a mis 220 salariés sur le carreau. Pour ne pas la citer, c'est une téva. Il y a une multitude de choses comme celle-là. Donc, moi, je reste sur ma ligne. J'ai toujours été sur cette ligne-là et je n'ai pas changé.
Alors vous avez tous commencé à aborder les thèmes sur cette deuxième circonscription. La campagne présidentielle, je le disais, a été marquée par une fracture entre la France des villes et la France des campagnes, avec des territoires qui se sentent aujourd'hui oubliés. Une préoccupation pour les habitants, comment accéder aux services, comment se déplacer. Le train, la desserte ferroviaire, c'est forcément aujourd'hui un enjeu lorsque l'on vit dans un territoire rural. Des petites lignes souvent menacées ou remises en question. Alors Caroline Priva-Massioni, que faut-il faire pour maintenir ? ces petites lignes, et surtout, est-ce qu'il faut les maintenir à tout prix ?
le train, c'est primordial, certes, mais c'est vrai aussi que ça ne doit pas être les seules mobilités qui existent dans les Vosges. On ne peut pas se déplacer que par le train. Donc il faut vraiment qu'il y ait un maillage avec toutes les autres possibilités de mobilité. Actuellement, la ligne Saint-Dié-Épinal a été rouverte avec un réellement, et on le sent sur le terrain, d'arrêt dans les gares. puisque vous faites en une fois, alors c'est vrai que le temps du coup est réduit, mais beaucoup de gens prennent la voiture pour aller jusqu'à leur gare, pour reprendre le bus, pour aller jusqu'à l'autre gare, pour prendre le train. Il y a un vrai sujet. Est-ce qu'il y a vraiment beaucoup de personnes qui prennent ce train ? Donc les mobilités, ce n'est pas que le train.
David Valence, justement, vous êtes aussi vice-président à la région en charge des transports. La question ferroviaire, vous la connaissez bien. La ligne Epinal-Saint-Diel a rouvert après trois ans de travaux en décembre dernier, avec des arrêts en moins, Cheny-Ménil, Dossel, Saint-Léonard. Est-ce que vous comprenez l'inquiétude ou la colère parfois des habitants dont les gares ne sont plus desservies ?
Écoutez, d'abord, je suis celui qui s'est battu, en fédérant d'ailleurs beaucoup d'élus autour de moi, pour que cette ligne rouvre. Et avant cela... puisqu'on parlait tout à l'heure des autres moyens de transport, pour que les tarifs du tunnel Maurice-Lemaire entre la Lorraine et l'Alsace baissent en 2016. A l'époque, il y avait d'ailleurs eu une communication officielle des autoroutes Paris-Rhin-Rhône pour reconnaître le travail qui avait été le mien pour obtenir ces baisses de tarifs. Alors, ça a été un combat, le retour du train. Et dès le départ, on l'a mené avec Daniel Grumillet, qui est sénateur LR et qui partage très exactement ce que je vais dire dans quelques instants. On l'a mené dès le départ en disant que, dans un premier temps, il fallait non pas aucun arrêt, comme cela vient d'être dit de façon... mais deux arrêts entre Epinal et Saint-Dié, c'est-à-dire Bruyères. Et le train est revenu à Bruyères, il n'y avait plus de train. On a ramené le train dans ce territoire grâce à une mobilisation exceptionnelle. Et puis... Arches, d'autre part. Et on a toujours dit aussi qu'avec une deuxième phase de travaux qui aura lieu dans 4 ou 5 ans, on réussirait à remettre au moins deux arrêts. L'un à Dossel-Cheniménil, il se trouve que c'est un territoire que je connais bien puisque ma mère y vit et que j'y ai grandi. Et puis l'autre à Saint-Léonard dans la communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges. Il y aura un débat sur le terrain, bien sûr. pour, si nécessaire, changer ses arrêts. Mais il faut bien comprendre que l'une des raisons qui fait que les personnes prennent le train, c'est d'abord que ça aille vite et avoir une durée, un temps de parcours qui est beaucoup plus long. en train qu'en voiture, c'est la garantie de n'avoir absolument personne dans le train. Alors pour le moment, c'est vrai que la fréquentation n'est pas encore spectaculaire, elle est meilleure qu'en 2018, au moment où le train s'est arrêté. Mais les objectifs que nous avons sont partagés par l'ensemble de la majorité régionale, sont partagés d'ailleurs par Jean Rotner, qui soutiendra ma candidature de façon officielle. Et donc aujourd'hui, ce travail sur le train, ça ne doit pas être un travail isolé. On doit travailler sur le vélo. Moi, ce matin, j'étais sur le marché de Bruyères. Et j'échangeais avec des citoyens qui me disaient que le vélo en ruralité, la capacité à se déplacer à vélo dans nos communes rurales, c'est aujourd'hui un sujet. Il y a 5 ans, on pensait que c'était un sujet de bobos. Aujourd'hui, c'est un sujet de ruraux aussi. Et puis... Il y a le sujet, bien sûr, de se déplacer en voiture. Aujourd'hui, on a un coût très élevé du déplacement en voiture. Et c'est la raison pour laquelle le plafonnement, la limitation, même si ça reste trop élevé des prix du carburant, que la France est la seule à pratiquer, ça permet de préserver le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. Je me permets de vous couper, David Valence, que chacun
puisse aussi respecter son temps de parole. Charlotte Moreau, justement, ces petites lignes, ces desserts ferroviaires, est-ce qu'il faut les maintenir à tout prix, même si parfois il y a peu d'usagers dans un wagon ?
Moi, je pense que la question des mobilités, ce n'est pas seulement le train. Le train, on en parle parce que c'est le sujet de M. Valence. Moi, je pense que c'est la mobilité en général. Il faut faciliter l'accessibilité aux transports en commun. Et c'est un sujet national. Ce n'est pas un sujet que dans les Vosges. Et l'accessibilité et le train, ça ne doit pas être que pour les voyageurs, ça doit aussi être pour les marchandises. Donc en fait, ces lignes, elles doivent aussi être pensées pour transporter les marchandises. Parce que ça, c'est une vraie solution aussi écologique. Et l'autre chose que je voulais dire, c'est que ces lignes, ces petites lignes, elles ne sont pas que... créées par les élus, elles sont aussi avant tout défendues par des gens, par les cheminots, par la CGT, par les communistes, par les voyageurs. Et ensuite, à force de pression, les élus finissent par faire ce que les citoyens ont vraiment envie. Mais c'est des combats. Et nous, ce qu'on a envie, avec la NUPES et avec le Rassemblement de la Gauche, c'est de justement donner toute cette accessibilité aux gens. sans qu'ils aient besoin d'aller le demander pendant des années.
Gaëtan Dussosé, on prend l'exemple de la ligne Épinale-Saint-Dieu, c'est une ligne qui devrait être ouverte à la concurrence d'ici les prochaines années. Vous y êtes plutôt favorable, est-ce que c'est un moyen de les sauver ou pas du tout aujourd'hui ces petites lignes ?
Alors non, nous ne sommes pas totalement favorables à l'ouverture à la concurrence. Il se trouve que malheureusement c'est une directive des traités européens qui a été d'ailleurs appliquée dès les deux premières années du premier quinquennat d'Emmanuel Macron par la ministre des Transports de l'époque, Elisabeth Borne, actuelle première ministre, et qui oblige justement à l'ouverture à la concurrence. que certains conseils régionaux, puisque c'est la région qui a la charge des transports, décident d'accélérer plus ou moins le calendrier pour arriver à échéance. Il se trouve que dans le Grand Est, sous la responsabilité de M. Valence, ils ont décidé d'accélérer. Voyez-vous, je pense que sur la question du transport, c'est une question, il y a une différence autour de la philosophie générale. Ce que je veux dire, c'est qu'un service public, que ce soit les transports, que ce soit l'hôpital, que ce soit l'école, que ce soit la sécurité, n'a pas comme finalité... à chercher la rentabilité à tout prix. Le principe d'un service public, c'est de pouvoir accorder un certain nombre de droits, un accès à ces droits, à l'ensemble de nos compatriotes, où qu'ils se trouvent, et y compris dans les territoires les plus reculés des grands centres urbains. Parce que contrairement à Emmanuel Macron, nous ne prenons pas une politique qui veut juste tout concentrer pour les grandes villes, comme Epinal et Saint-Dié, en sacrifiant évidemment tout le reste. Un collectif d'usagers de Saint-Léonard nous informait qu'en effet, c'était près de 14 000 personnes qui avaient été sacrifiées dans cette volonté, cette décision qui a été prise, de ne pas remettre... en place un certain nombre d'arrêts entre Saint-Dié et Epinal. Enfin, juste pour faire une petite parenthèse, si vous me le permettez, sur la question des autres mobilités, moi j'entends qu'on veuille soulager le pouvoir d'achat des Français, notamment sur les véhicules. Mais j'aimerais que dans ce cas-là, que M. Valence nous explique pourquoi, notamment à la région, ils se sont empressés, toujours à des fins de rentabilité, toujours à des fins budgétaires, sans prendre en compte la nécessité du cadre de vie et du pouvoir de vie des gens, pourquoi ils se sont empressés d'augmenter les taxes sur les certificats d'immatriculation. Tout ça, quand on dit... Je pèse les tarifs d'un côté, mais j'augmente de l'autre. Finalement, ce que l'on vous donne de la main droite, on vous le reprend toujours de la main gauche. C'est une philosophie un peu générale de la Macronie.
Caroline Prévin-Mationni, un dernier mot sur ce transport ferroviaire. L'ouverture à la concurrence, plutôt une bonne ou une mauvaise nouvelle pour vous
n'est pas une mauvaise nouvelle. Ça peut être favorable. Après, il faut vraiment que ce soit bien cadré. Il ne faut pas que l'on perde d'un autre côté. Dans l'ensemble, comme ça, je pense que ça peut être une bonne nouvelle. Ça
peut être une solution, en tout cas, pour préserver certaines lignes.
Le problème en matière ferroviaire, si vous voulez, c'est qu'on est obligé de faire des énormes travaux qui ont coûté très cher aux contribuables récemment parce qu'il n'y a pas eu de maintenance. Donc maintenant, ce qu'il faut faire, c'est vraiment que l'on ait une maintenance qui soit suivie. Qu'on ait à avoir une maintenance et donc de ne pas fermer, c'est une ferroviaire, pourquoi pas ? Mais encore une fois, il faut vraiment cadrer les choses.
Aujourd'hui, en matière de préoccupations pour les habitants, il y a également l'accès aux soins. Dans les Vosges, ce sont aujourd'hui 19 communes qui sont considérées comme des déserts médicaux, certaines sur la seconde circonscription. Mais ce qui inquiète surtout les habitants, c'est le départ à la retraite d'ici quelques années d'une centaine de généralistes, sans compter un manque de spécialistes sur certaines communes. Charlotte Moreau, est-ce qu'il faut obliger aujourd'hui les jeunes médecins à s'installer dans les zones rurales ? C'était l'une des propositions de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il faut être coercitif aujourd'hui pour que ça fonctionne ?
solution, ce n'est pas vraiment l'obligation. La solution, c'est la facilitation de ces médecins de s'installer. En fait, maintenant, les communes créent des maisons de santé qui sont vides, parce que personne ne veut venir s'installer pour travailler de 6h du matin jusqu'à 22h, surtout les jeunes médecins. Moi, je les comprends, on est jeunes. On n'a pas envie de reproduire ce que nos parents ont fait, de se tuer à la tâche. On a envie aussi de pouvoir travailler. gagner notre vie dignement. Et quand l'incitation
financière, justement, ça ne fonctionne pas. On le voit, l'incitation financière, aujourd'hui, ça ne suffit pas. Est-ce qu'il faut les obliger, finalement, à s'installer dans ce désert médicaux
? Je pense, en fait, que l'incitation, elle n'est pas financière. L'incitation, elle est dans le cadre de vie. Donc, ça veut dire peut-être employer des médecins au niveau public. Donc, moi, je sais que ça existe dans ma commune d'origine en Bourgogne. C'est-à-dire les salariés ? La mairie a salarié. un médecin et demi, donc à un mi-temps et demi, de médecins dans un centre de santé, donc pas une maison de santé. Et là, des personnes sont venues directement, alors que la commune d'à côté 'a toujours pas de médecin, alors qu'ils ont mis une banderole au milieu de la nationale. Donc en fait, la solution, c'est aussi de donner vraiment un cadre aux médecins, un vrai cadre de vie pour qu'ils aient envie de venir.
David Valence, aujourd'hui, la suppression du mérus clausus, c'est une chose, mais il va falloir du temps pour former ces jeunes médecins. Comment on fait dans un village, le dernier médecin généraliste part en retraite ? Concrètement, comment on fait aujourd'hui
Alors écoutez, moi je suis président de conseil de surveillance de l'hôpital. Madame Mathioni me seconde d'ailleurs à l'agglomération comme vice-présidente à la santé. Et ça fait longtemps que je m'occupe de ces sujets d'offres de soins qui sont difficiles à résoudre. Je porte un certain nombre de propositions. prescription et les actes les plus simples, les actes médicaux les plus simples pour les infirmiers et pour les pharmaciens, qui sont un tissu plus dense que celui des médecins le plus souvent. Ensuite, il faut en effet soutenir les maisons pluriprofessionnelles de santé. Il y en a une qui a ouvert à Raonlo-Étapes il y a trois ans. Il y en a une qui est en projet à Saint-Dié-des-Vosges. C'est un projet qu'on suit évidemment de très près. Pourquoi ? Parce que, comme le disait Mme Moreau, cela permet de vivre dans une communauté médicale et de travailler autrement. Aujourd'hui, qu'on soit médecin, infirmier ou même dans d'autres métiers, quand on est jeune et qu'on rentre dans la vie professionnelle, c'est d'abord les conditions de travail, le salaire aussi, mais c'est d'abord les conditions de travail qu'on regarde. Et puis, la troisième proposition que je porte, c'est également de poser la question, en transparence, de la liberté d'installation. Non pas en empêchant... en obligeant des médecins à s'installer dans les zones les moins denses, mais peut-être en se disant que... comme la régulation peut exister pour les pharmacies, eh bien, on aura moins de facilité à s'installer en région parisienne ou dans le sud-est de la France, qui sont les deux régions les plus denses en matière d'offres médicales, et on ne sera plus conventionné quand on sera un jeune médecin qu'on voudra s'installer là. Ce sera une façon de tenir, parce qu'il va falloir tenir 4 ou 5 ans, jusqu'au moment où les médecins, formés grâce à la suppression du numerus clausus, vont arriver dans nos territoires.
Alors justement, sur cette question de l'accès aux soins, je vous propose d'écouter Pierre-Jean Robineau, candidat d'Hiverdroite qui est soutenu. Nupar reconquête les patriotes et debout la France.
secteur de Saint-Dié, la deuxième circonscription des Vosges, souffre énormément déjà de sa désertification au niveau des entreprises. La vallée du Rabodeau, le Rave, tout le secteur de Rave, de plein fin, souffre. Et comment ramener des gens au pays si en plus de ça, on supprime des écoles ? Pour moi, le plus important, la pierre angulaire. de la ruralité, c'est l'école. L'école et tout ce qui va autour, le périscolaire. C'est-à-dire qu'il est très important aujourd'hui, vous savez, vous pouvez payer un médecin 10 000 euros pour lui dire, écoute, va dans ce secteur-là, s'il ne peut pas mettre ses enfants à l'école, s'il ne peut pas avoir un système de garderie, il ne viendra jamais dans votre département.
Gaëtan Dussaucet, est-ce que c'est juste une question de rémunération ? Comme le dit Pierre-Jean Roubineau, finalement il y a aussi un manque d'attractivité du territoire.
il est évident que pour répondre à la problématique des déserts médicaux, il y a un partenariat fort à passer entre les médecins d'un côté et l'État de l'autre. C'est-à-dire qu'en effet il y a des incitations à faire, l'incitation est toujours... plus enviable, on va dire, que la coercition et que l'obligation. Mais il y a par exemple des incitations en termes de rémunération. Là, aujourd'hui, il est vrai que les quelques incitations qui ont été mises en place, il fut un temps, par la politique d'Emmanuel Macron, sont d'une complexité administrative qui rajoute du coup énormément de travail administratif pour les médecins, comme s'ils n'en avaient pas déjà suffisamment assez. Ce que nous avions proposé à l'occasion de l'élection présidentielle et ce que nous porterons comme projet de loi durant ces cinq années à l'Assemblée nationale, c'était d'avoir des rémunérations qui soient modulables en fonction du lieu d'implantation. et du lieu d'exercice de l'activité. Des rémunérations qui seraient donc quasi automatiques et qui permettent d'éviter toute la paperasse administrative pour les médecins. Mais à côté de ça, il y a évidemment le cadre de vie. On en a parlé, M. Robineau en a rappelé d'ailleurs à juste titre. Et c'est pour ça que nous sommes les candidats, nous, d'une volonté de démétropolisation. C'est-à-dire de rendre attractif, de revitaliser, de redonner de la dynamique finalement à des villes qui peuvent paraître un peu plus éloignées que les grands centres urbains et dans lesquels on a tout intérêt à développer l'emploi. l'école et l'accès à tous les services publics nécessaires pour y grandir.
Caroline Préva-Massioni, aujourd'hui la problématique des déserts médicaux dans votre circonscription, dans les Vosges, elle est due à un manque d'attractivité du territoire
savez, c'est un sujet que je connais bien. J'ai mon fils qui est en cinquième année de médecine, donc ça m'a permis d'échanger avec les futurs médecins. Je voudrais simplement déjà revenir sur le numerus clausus, qui a donc été retiré, mais qui fait que l'on ne forme pas beaucoup plus de médecins actuellement que les années précédentes. Puisque lorsque vous fermez un médecin, il passe en stage, en internat, et quand vous fermez les lits d'hôpitaux, vous ne pouvez pas former plus de médecins. Donc ça c'est une première chose.
C'est-à-dire que c'est quoi aujourd'hui ? C'est un manque de lit plutôt ? Dans les hôpitaux par exemple ? En fait
ça se complète. Vous ne pouvez pas former des médecins si vous n'avez personne ni d'endroit pour les former. Donc ce n'est pas parce que vous ouvrez le numuscosus que ça va changer la donne. Donc il y a déjà ce problème-là. Il y a quelques temps Olivier Véran nous avait dit qu'il ne fermerait plus de lit et continue à le faire. Donc il y a déjà ce problème-là. Ensuite la deuxième problématique si vous voulez c'est aussi Parcoursup. Parcoursup, à l'heure actuelle, vous ne pouvez plus redoubler votre première année. Alors il y a des passerelles qui existent, mais vous ne redoublez pas votre première année. Donc la personne qui va en première année, beaucoup, hélas la loupe, va être obligée d'aller faire une autre année pour pouvoir repasser. Ce n'est pas parce que vous voulez payer votre première année que vous ne serez pas un bon médecin.
Donc ce n'est pas juste une question aujourd'hui d'attractivité du territoire. Ce n'est pas des jeunes médecins qui n'ont pas envie finalement d'aller s'installer à
Bruyères ou à Dossel. En fait, il y a plusieurs problématiques. Il y a un, on ne forme pas assez de médecins. Donc vous pouvez faire ce que vous voulez, mais si on n'en forme pas plus, ça ne marchera pas. Et la deuxième problématique, c'est maintenant comment faire que les médecins viennent à tel ou tel endroit. Moi, je ne suis pas vraiment pas pour le fait qu'on les oblige. Pourquoi ? Parce qu'ils partiront. Ils partiront à l'étranger. On leur fait faire 10 années d'études. C'est compliqué après de leur dire, écoutez, vous allez vous installer là. Il faut vraiment maintenant qu'on arrive et se poser à savoir pourquoi. Ce que je propose, c'est vraiment qu'on parte des centres hospitaliers qui existent, et bien vraiment les conforter et non pas les fermer. Et par rapport à ça, faire une toile d'araignée. Gardez ce centre hospitalier comme plateau technique et vous pouvez faire ensuite des maisons de santé. Il faut savoir aussi qu'un médecin à l'heure actuelle, il a un quart de son temps en administratif. Donc ça fait un quart de son temps qui ne passe pas. à faire la consultation.
Soulager les médecins, ça c'est aussi une autre piste. Alors si vous le voulez bien, on va aborder le dernier enjeu. Il nous reste peu de temps avant de terminer cette émission. C'est bien sûr un enjeu qui concerne tous les Français, c'est le pouvoir d'achat. Une priorité pour beaucoup en ce moment face à l'inflation, mais également à la hausse des prix de l'énergie. Le gouvernement va prolonger certaines mesures au-delà du mois de juillet, David Valence, je pense notamment au bouclier énergie, où elle a remise de 18 centimes par litre de carburant à la pompe. Quand on voit que le prix de l'essence continue d'augmenter, est-ce que ça suffit ?
parti. que je défendrai au sein de la majorité présidentielle, si je suis élu, c'est d'abord la suppression de la redevance audiovisuelle. C'est un impôt injuste, 138 euros payés par tous, et redonner ce pouvoir d'achat aux Français, c'est une priorité. La deuxième chose, c'est que je défendrai la création d'un chèque alimentaire dès cet été, pour permettre aux ménages les plus modestes de compenser les effets de l'inflation par un chèque qui leur permettra d'acquérir des produits de première nécessité en complément de leur budget habituel. Troisième mesure. que je propose, le fait que plus aucune retraite pour des carrières complètes ne puisse être inférieure à 1 100 euros. C'est encore trop souvent le cas. Et puis, dernière mesure sur laquelle je voudrais insister aussi, le fait qu'on ait une revalorisation des retraites dès le 1er juillet, si ce sont les candidats de la majorité présidentielle qui l'emportent.
Gaëtan Dussault, est-ce que ce sont des mesures suffisantes ? Le bouclier sur les prix de l'énergie, la remise à la pompe ? Parce que pour vous, ce sont des mesures qui suffisent aujourd'hui.
Non, bien sûr que non. La plupart des études et des spécialistes ont montré que c'était largement en deçà. de ce que coûtait en réalité aux Français. Et ils le voient, ils le sentent bien au quotidien. On n'a pas besoin de leur expliquer ou de donner des chiffres. Ils le voient quand ils passent à la caisse, ils le voient quand ils font le plein. Systématiquement, tout augmente, sauf évidemment leur pouvoir d'achat. Et ils ont de plus en plus de difficultés pour finir les fins de mois. Alors comment on y remédie justement ? Nous, nous avons toujours proposé, c'était d'ailleurs l'une des premières mesures de Marine Le Pen dans le cadre de la campagne présidentielle, de baisser la TVA sur... Toutes les énergies, et je précise bien toutes les énergies, à savoir l'électricité, le gaz, le fuel et les carburants, diesel et essence, de 20 à 5,5%. Et de la même manière, nous proposons, quand nous avons des risques d'inflation, comme on va en connaître dès cet été à la rentrée, de supprimer la TVA sur un panier de 100 produits de première nécessité, comme le riz, les pâtes, les protections hygiéniques pour les femmes, etc. Tout ça pour redonner du pouvoir d'achat aux Français le plus rapidement possible. Parce qu'il faut savoir que sur tous ces prix-là, évidemment, et on parlait du carburant, parfois 60% du prix de ce que paient les Français correspondent à des taxes. Donc il est normal que lorsque les prix augmentent, l'État rende l'argent aux Français directement.
Alors il nous reste vraiment très peu de temps. Charlotte Moreau, si demain vous êtes élue, comment vous agirez sur le pouvoir d'achat concrètement ?
Eh bien moi j'agirais plus concrètement que mes concurrents parce que moi je n'irais pas chercher dans les taxes pour redonner du pouvoir d'achat parce que ces taxes elles servent aussi à financer d'autres choses qui permettent d'avoir justement cette... avec cette marge de manœuvre pour les gens. Nous, ce qu'on propose, c'est d'augmenter le SMIC sans toucher aux cotisations sociales. Donc ça veut dire... Un SMIC
à 1 500 euros, c'est ça ? 1 500
euros, exactement. Parce que vu qu'il a augmenté début mai, on estime que 1 500 euros, ce serait beaucoup plus juste pour les gens. Ensuite, nous, ce qu'on veut faire, c'est bloquer les prix. Donc bloquer les prix, ce n'est pas enlever la TVA, c'est... Aller demander à toutes les firmes qui se gavent depuis le début du Covid, qui sont des profiteurs de crise sanitaire, aller leur demander qu'ils fassent un effort et qu'ils revoient leurs prix à la baisse. Parce qu'en ce moment, si les prix sont chers, c'est de la spéculation. Tous les prix sont chers en ce moment, l'huile, la moutarde, à cause de la spéculation. Donc en fait, on n'est plus du tout dans la réalité des prix. Et c'est la finance qui... les prix dans les supermarchés, pas l'agriculture, pas la réalité des ressources.
Caroline Priva-Massioni, le gouvernement prévoit un projet de loi après les élections sur l'amélioration du pouvoir d'achat. Si vous êtes élue, est-ce que vous voterez pour
je n'ai pas eu le temps de l'étudier vraiment, donc il faut déjà vraiment savoir. Moi, très honnêtement, qui que ce soit propose un projet de loi, s'il est bon, il faut le voter. Par contre, qui que ce soit propose un projet de loi, s'il n'est pas bon... Il ne faut pas le voter. L'avantage, c'est que je ne signe pas de charte en disant que je voterai tous les projets de loi qui seront présentés par mon
parti. Concrètement, sur quel levier on agit pour le pouvoir d'achat ? Très
concrètement, le pouvoir d'achat, c'est aussi la valorisation du travail. Il faut que l'on défiscalise sans aucun plafond les heures supplémentaires. C'est une première chose. C
'était une des mesures de Valérie Pécresse ?
C'était une des mesures de Valérie Pécresse. Jusque-là, c'est assez logique que je puisse reprendre ce qu'elle propose. Ensuite, on avait aussi la double taxation sur les énergies qu'il faudra enlever. Il y a plein de choses que l'on peut mettre en place.
Avant de terminer sur cette partie du pouvoir d'achat, je vous propose tout de suite d'écouter Pierre-Jean Roubineau, candidat d'hiver droite soutenu par les Patriotes. Debout la France, c'est reconquête.
plus grosse problématique aujourd'hui, effectivement, c'est le pouvoir d'achat et c'est le prix du carburant. On est beaucoup plus taxés que les cidadains, puisque quand vous voulez travailler, vous voulez vivre dans un village, inévitablement, vous allez mettre justement, on a aujourd'hui un problème, vous allez mettre vos enfants dans la ville d'à côté, vous travaillez dans la ville d'à côté, donc dès le matin, vous prenez votre voiture et vous êtes taxés sur les carburants. Et avant de démarrer, quoi que ce soit, vous avez perdu 15 à 20 euros tout le matin. Alors ce que je propose, c'est de geler déjà les prix sur les carburants et de supprimer la TBA sur la taxe patrouillière.
Moreau, un dernier mot sur le pouvoir d'achat. Si demain, Jean-Luc Mélenchon est Premier ministre, en tout cas c'est l'un de ses souhaits, qu'est-ce qui sera mis en avant au niveau du pouvoir d'achat ? Quel levier vous allez actionner
Eh bien, c'est ce que je disais tout à l'heure, nous en fait on a… Beaucoup de choses pour redonner du pouvoir d'achat, donc le SMIC, le blocage des prix. On propose aussi une allocation pour les jeunes étudiants ou les jeunes apprentis. Moi, ça ne fait pas si longtemps que ça que je ne suis plus étudiante. Moi, je me suis retrouvée au RSA il n'y a pas si longtemps que ça à cause du Covid. Moi, je pense que ce qui est très, très important là maintenant, c'est aussi de se dire qu'on retourne un système. beaucoup plus égalitaire et qu'on arrête de... Qu'on arrête d'aller prendre chez les pauvres et jamais aller prendre chez les riches. Et donc il faudrait rétablir aussi l'ISF et rendre l'impôt beaucoup plus juste. Et ça, ça rendrait vraiment du pouvoir d'achat à tout le monde aussi.
Charlotte Moreau, ce sera le mot de la fin sur ce thème du pouvoir d'achat. Mesdames, Messieurs, on touche déjà au terme de ce débat. Je vous propose de conclure chacun votre tour. Vous avez 30 secondes et pas plus. Gaëtan Dussossé, on commence avec vous. C'est ce qu'a décidé le tirage au sort. Pourquoi ? Votez pour vous.
bien écoutez, Madame et Monsieur, les 12 et 19 juin, vous serez amenés à voter pour votre futur député sur les cinq prochaines années. Comme on l'a rappelé lors de ce débat, vous avez à l'occasion de l'élection présidentielle placé Marine Le Pen et son projet en tête à deux reprises lors du premier tour, lors du second tour. Donc vous avez la possibilité d'avoir un député qui sera là pour vous servir vous et non pas servir ses propres intérêts. Pour ça, je vous invite évidemment à soutenir ma candidature pour pouvoir soutenir votre pouvoir d'achat, rétablir la sécurité partout, contrôler l'immigration et vous redonner. une voie démocratique, notamment par le biais du référendum d'initiative citoyenne.
Caroline Priva-Massioni, même question, vous avez 30 secondes, pourquoi voter pour vous ?
Élu, vous aurez une femme députée, de cœur, d'action, d'accessibilité et à l'écoute. Je mettrai en place la démocratie active. Sur mon site internet, vous aurez la possibilité de voter les textes de loi qui sont débattus à l'Assemblée. J'irai à la rencontre des habitants des 115 communes de la circonscription. Je légiférerai en tenant compte de la vie des habitants. Je légiférerai en tenant compte des spécificités des territoires ruraux.
bien. David Valence, vous avez également 30 secondes pour conclure.
crois que la question à laquelle on va être confronté les 12 et 19 juin, elle est simple. Qui connaît le mieux les dossiers de notre territoire ? Qui connaît le mieux le projet d'investissement de la Syrie-GUEF à Chanduc ou le projet de création d'un centre de formation métier de la sécurité à Annoult ? La deuxième question, c'est quelle va être la personne qui nous amènera le plus de poids ? comme Christian Poncelet le faisait pour les Vosges, pour défendre les Vosges à Paris. Et la troisième question à laquelle on a à répondre, c'est quelle va être la personnalité qui, au quotidien, défendra son mandat avec le plus d'intégrité ? Et je crois qu'à ces trois questions, ma candidature répond. J'ai envie de continuer à rester sur le territoire et à me mettre à son service.
Le temps est écoulé, Charlotte Moreau. Il vous reste également 30 secondes pour conclure. Pourquoi voter pour vous ?
moi déjà je voudrais rappeler à tout le monde de bien aller voter le 12 et 19 juin parce que c'est très très important. Les législatives sont des élections très importantes. Ensuite, moi je voudrais vous dire qu'en laissant une majorité au président, nous sommes sûrs de foncer dans le mur parce que maintenant la solution c'est la bifurcation écologique avec toutes les mesures sociales et économiques qui peuvent être mises en place. pour faciliter et améliorer votre qualité de vie.
Charlotte Moreau, merci, le temps est écoulé. Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Je vous rappelle que 8 candidats sont pour l'instant déclarés sur cette deuxième circonscription de Saint-Dié, des Vosges. Vous voyez les noms des autres candidats s'afficher sur votre écran. Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Merci à vous de votre fidélité. Très belle soirée sur France 3.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.