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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir à toutes et à tous. Salut Léon.
Salut Julia. Bonjour à toutes et tous. Quel plaisir, quelle joie d'être ici, dans le Valenciennois, dans le Nord.
Ce soir, on joue à domicile et ce soir, on est chez Fabien Roussel. Ça nous fait chaud au cœur d'être là. Merci.
est à 15 bornes, à 15 minutes d'une ville, une ville que vous connaissez, une ville qui tient à cœur à Fabien Roussel. On en entend parler à longueur de temps dès que Fabien Roussel est à la télé. Cette ville, vous l'avez reconnue, c'est ?
et soir et c'est super parce que nous on est fiers d'avoir un candidat qui n'habite pas à Paris on est fiers d'avoir un candidat qui vit dans sa belle ville de Saint-Amant-les-Eaux et qui n'a pas un patrimoine de 10 millions d'euros de maisons à la bol c'est pas la France des jours heureux Non, Fabien Roussel, il vit ici, avec vous, dans le Valenciennoir. Et c'est parce qu'il est à vos côtés tous les jours qu'il défend aussi bien le monde du travail, la dignité des travailleurs. Lui, il n'a pas besoin de faire de storytelling ou d'histoire sur le monde du travail et sur notre quotidien. Il le vit et c'est pour ça qu'il en parle aussi bien.
Ici. Ici, on sait ce que c'est que travailler, mais on sait aussi faire une chose, peut-être plus qu'ailleurs, c'est faire la fête. C'est faire la fête le samedi soir, mais on sait aussi, dès le lundi matin, embaucher à 8h, parce que c'est ça qui est beau dans le Nord, c'est qu'on sait boire une bonne bière, manger un bon wedge, manger un bon maroilles, et embaucher à 8h du matin le lundi.
C'est vrai, c'est vrai qu'on sait faire ça. Et moi, je vais vous faire une confidence. Ça s'entend un peu, je ne suis pas vraiment du Nord. Vous l'aurez remarqué ? Je viens du Sud, il y a des gens très bien dans le Sud, sachez-le. Mais par contre, je vais reconnaître quelque chose. Dans le Sud, on n'aime pas trop faire les compliments, on est plutôt avant en compliments. Mais il y a une chose qu'on dit sur les gens du Nord, véridique, et c'est suffisamment rare pour que je vous le dise ce soir, c'est qu'on dit que les gens du Nord sont plus accueillants que les gens du Sud. Alors
on veut entendre la chaleur humaine dans cette salle, alors faites du bruit s'il vous plaît.
je veux pouvoir revenir à Perpignan et leur dire oui dans le nord, c'est des fous. Il y a la chaleur humaine, la fraternité et la solidarité. Alors je veux vraiment, vraiment vous entendre ce soir. Voilà, on le dit, on est heureux d'être là, on sait faire la fête, on travaille dur, mais aussi on sait résister, se battre et défendre la dignité du monde du travail. Et notre première intervenante, elle est de ce genre. Elle est ce genre de militante qui ne lâche rien. Elle se bat quotidiennement pour les droits des salariés, pour la dignité du monde du travail. On est très fiers de l'accueillir en ouverture de ce meeting. Elle aussi, elle joue ici, ce soir, chez elle. Je vous demande d'accueillir très chaleureusement Karine Trottin.
Merci, Julia. Merci. Merci beaucoup, bonsoir mesdames, messieurs, je suis très contente de pouvoir prendre la parole en ouverture de ce meeting ici dans le Nord. Chers amis, chers camarades, quel bonheur en effet de vous retrouver ce soir ensemble, unis dans cet arrondissement, ce Valenciennois si cher à Fabien. Pour ce premier des deux meetings qu'il tiendra dans notre département et je vous encourage déjà à venir nous rejoindre du coup le 7 avril également au meeting du Zénith, ça sera le dernier meeting de campagne. Parce qu'il y a du monde ici, il y aura du monde à l'île de cet avril. Nous sommes plus de 1200 personnes aujourd'hui. Et cela fait particulièrement chaud au cœur. Merci à toutes et tous. Du coup, j'en profite pour saluer les nombreux élus, ceux qui exercent leur mandat aujourd'hui, comme les élus honoraires ainsi que les maires, les parlementaires, les conseillers départementaux et régionaux présents ce soir à nos côtés et ceux dans leur grande diversité. Merci à vous. Je salue encore toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour la réussite de ce meeting et je pense que nous pouvons d'ailleurs les applaudir. Alors, en ce moment tout particulier, comment ne pas avoir une pensée, les yeux tournés vers l'Ukraine, où l'offensive russe fait rage au mépris du droit international ? La guerre est la voie du pire, la pire des solutions. Tout doit être donc mis en œuvre pour faire prévaloir la diplomatie. L'urgence est de faire taire les armes. pour que plus une seule vie ne soit perdue. L'autre urgence est bien évidemment la solidarité qu'il s'agit d'organiser envers le peuple ukrainien, victime innocente de ce conflit guerrier. Plus que jamais, il s'agit de faire primer les valeurs de paix, d'une paix si précieuse, d'une paix universelle. Au-delà, comment ne pas avoir également les yeux tournés vers toutes celles et ceux qui souffrent ? Comment ne pas avoir en tête les prix qui flambent, on le ressent bien à la pompe, le chômage endémique, les salaires qui ne progressent pas, la jeunesse sacrifiée, les retraités qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts, le démantèlement continu du service public, bien évidemment j'en passe. Comment ne pas être révolté quand tant de nos concitoyens se serrent toujours plus la ceinture, alors que dans le même temps, toute honte but, les richesses s'accumulent dans les mains de quelques-uns. Sans partage aucun, alors que la grande majorité d'entre nous compte au centime près. C'est bien ces enjeux qu'ils doivent être mis au cœur de cette campagne présidentielle. Grand moment de débat par excellence. Et nous pouvons nous féliciter de la présence de Fabien Roussel dans ce débat. Nous en sommes fiers, nous en sommes honorés. Car soyons francs et lucides, qui d'autre aujourd'hui pointe ces enjeux majeurs ? Qui ? Fabien le fait, sans retenue, avec ce courage du parler vrai, du parler franc, avec sincérité et espoir. Ainsi, plus qu'un programme, c'est un vrai projet de société qu'il nous propose. Les richesses sont là, nous ne demandons rien d'autre, qu'elles ne soient beaucoup mieux réparties. Contre ce capitalisme débridé et prédateur, il s'agit de bâtir des digues fortes pour que chacune et chacun puisse mieux vivre demain. Pour cela, soutenons Fabien, soutenons-nous en réserve. Soyons nombreux derrière lui afin de lui donner la force nécessaire pour porter haut ces couleurs qui nous sont si chères. des valeurs d'égalité, de justice sociale, de tolérance et de partage, pour porter haut l'humain d'abord, pour porter haut les jours heureux. Cher Fabien, sache que nous sommes à tes côtés, nous sommes là, nombreux donc, afin que ta candidature fasse écho, ici, dans ton Valenciennois, et aussi bien au-delà. Et nous avons confiance. Je vous remercie.
Merci, Karine. Merci beaucoup. Merci. Alors elle l'a dit, Fabien, il défend la voie du monde du travail et je ne sais pas si vous l'avez regardé hier sur TF1. Oui, vous l'avez trouvé comment ? Il a été excellent et ça a été une fierté pour nous de l'entendre briller autant et porter aussi bien notre projet de la France des jours heureux. Et s'il le fait aussi bien, je vous le disais, c'est parce qu'il vit parmi vous ici dans le Valenciennois, mais c'est aussi parce qu'il parcourt la France avec sa sincérité et son énergie, il faut le dire, incroyable, et qu'il puise toute son expérience de ces rencontres-là. Et il y a quelques temps de là, il y a deux semaines à peu près, nous étions à Avion, dans le bassin minier, dans le Pas-de-Calais. Je ne sais pas s'il y a des gens du Pas-de-Calais ce soir ici. Ils sont là un
peu, mais est-ce qu'il y a des ch'tis dans la salle ?
Vous leur avez fait peur, ils n'ont pas voulu venir. Non, mais on a été accueillis très chaleureusement dans le bassin millinier et on a voulu donner à voir ce qui s'était passé ce soir-là avec ce clip que vous allez découvrir maintenant.
veux vous dire que nous avons tant de choses à faire ensemble, à reconstruire ensemble, dans la sincérité. Nous pouvons faire de vos colères, de vos déceptions et surtout de vos espoirs quelque chose d'affinement plus utile, plus beau,
plus fraternel.
sommes la grande famille de la classe ouvrière et ma candidature, notre candidature, c'est celle-là, c'est la vote, c'est celle de la fierté ouvrière. Vive la France, vive la République et vive la République.
Alors le prochain intervenant, c'est un ami qui n'habite pas si loin, mais qui est quand même dans un autre pays. Vous allez le reconnaître. Un ami avec qui on partage pas uniquement le goût de la bonne bière, mais celle aussi des luttes pour les travailleurs, pour la dignité des travailleurs. Ils sont certes très bons au football, mais ils savent qu'ils ne gagneront jamais contre nous. Mais ils le prennent avec philosophie.
Et nous, on prend avec beaucoup d'humour les blagues qui font sur l'arrogance française.
vous demande d'accueillir Raoul Edbeau, président du PTB.
Bon, jusqu'à 30 secondes, tout se passait bien. Je suis très content d'être là. Bon, camarades, c'est un honneur pour moi d'être présent ici ce soir. Comme vous l'entendez, je viens du sud. Sud de la Belgique. Oui, Liège, c'est dans le sud de la Belgique. On est toujours le sud de quelqu'un dans ce pays. C'est important pour moi d'être ici présent ce soir pour apporter tout mon soutien chaleureux à tous les camarades dans cette campagne. Parce que, qu'on le veuille ou non, nos deux pays sont très fortement liés et on n'est évidemment pas indifférents de savoir qui va diriger ce pays. Parce que vous avez comme tradition, vous les français, de nous envoyer ce que vous avez de meilleur. BNP Paribas qui rachète toutes nos banques. Engie qui rachète tout autre parc électrique. TF1, on se le bouffe tous les soirs. Et donc, dans toute cette générosité française, à travers TF1, on voit aussi autre chose. On voit aussi cette résistance de la classe ouvrière française qui est là. Et je pense que si j'ai un message à porter ici ce soir, c'est que nos combats sont communs. Les débats que vous avez aussi aujourd'hui en France sont exactement les mêmes que ceux qu'on a en Belgique. Rappelez-vous pour les camarades, on était venu à Lille soutenir les combats des travailleurs français contre la mesure de Macron de vouloir faire travailler les gens plus longtemps avec la fameuse pension à points. Vous vous souvenez de ça ? Oui, les points, ça valait pas un grand chouet, comme on dit chez nous, les points. Et on avait réussi à avoir une petite victoire là-dessus, en Belgique, parce que le gouvernement avait dû retirer cette mesure de la pension à points. Et c'était vraiment avec chaleur qu'on est arrivé à Lille, pour soutenir les camarades de la CGT, du parti ministre français, en combat, pour dire clairement que dans ce monde, il n'est pas normal de faire vouloir travailler les travailleurs de plus en plus longtemps. Alors qu'en même temps, on produit de plus en plus de richesses dans notre société qui permet aux anciens de plus se reposer et de donner du boulot aux jeunes. Ce combat commun, camarades, on va le continuer contre Macron qui veut vous faire bosser. Je suis 65 ans. Alors ce combat commun aussi... C'est le combat aussi que Fabien met en avant, je trouve, à cette campagne qui nous inspire très fort. Et je pense qu'elle dépasse même le cadre uniquement des élections en avril. C'est celui de rendre la fierté au monde du travail, de rendre fierté à la classe ouvrière. Et je trouve que ça, ça se ressent. Une fierté combative, une fierté de... Et on le sent quand Fabien intervient aussi dans les médias pour dire « Attendez, moi on ne me la fait pas ». Moi je suis fier, je suis fier de la classe de laquelle je proviens, de la région de laquelle je proviens, et de cette identité de classe qui doit nous rendre le rapport de force de demain. Pendant 30 ans, les puissants de ce monde n'ont pas arrêté de raconter en Europe que la classe ouvrière l'avait disparue, elle n'existait plus, on est dans la post-modernité, qui crée la richesse c'est les captains of industry, enfin on l'a fait toutes. Et au moment où le Covid est arrivé... Là, il n'y avait plus personne pour bosser là-haut. Et on a découvert ce qu'on appelait chez nous les métiers essentiels. C'est-à-dire tous ces métiers sans qui notre économie ne tourne pas. Dans cette campagne-ci, ce que j'aime bien, moi, dans la tchatche, comme on dit chez nous, c'est celui d'aller remettre au cœur du débat la fierté de la classe ouvrière. Parce que sans classe ouvrière, sans monde du travail, il n'y a pas de richesses qui sont produites. Et les puissants, ils doivent entendre, camarades. Et cette fierté, ça passe aussi par la fierté de ce qu'on est. On peut encore dire en France qu'on aime bien boire une bière. Parce qu'il y a toute la polémique chez vous. Qu'on aime bien la bière, attends, c'est pas possible, quelle bière, etc. On n'a rien compris moi. Moi ça fait déjà dix ans en Belgique que je dis que j'aime bien les frites, il n'y a pas eu de polémique. Non polémique. Mais si en France, le débat politique, on m'a voulu un steak. Boum, c'est bordel général. C'est quand même incroyable pour dire le niveau du débat parfois. Il était temps de relever cette affaire-là. Et donc je voulais vous donner tous mes témoignages, mon solidarité. Je suis content d'être ici dans la région parce qu'elle est frontalière. Donc on a aussi par main des camarades français qui travaillent dans les entreprises en Belgique, avec des délégués de la FGDB qui travaillent aussi en Belgique. Il y a quelques camarades qui habitent en Belgique ici ce soir. Non, non, ben voilà, ben voilà. Il ferait mieux de venir une fois. Mais si, mais si, on est un peuple vraiment chaleureux. J'ai vu les camarades d'avion qui sont dans la salle, les deux, trois qui nous ont accueillis la première fois qu'on est venus. Je pense que les régions frontalières, le Nord, le Pas-de-Calais, jouent un rôle important dans la fraternisation de nos deux parties. Je pense que les rendez-vous, ce n'est pas toujours à Paris que ça doit se passer. Les rendez-vous, ça se passe aussi ici. Et historiquement, que ce soit par les mines, que ce soit par les industries, que ce soit par l'identité de classe, c'est aussi dans des régions comme ici qu'on a construit la solidarité entre travailleurs belges et français. Parce qu'en face de nous, ils sont unis. Les Bernard Arnault, les BNP Paribas, toutes ces multinationales, les Renault, les Peugeot, tout ça, ils sont structurés au niveau européen. Et nous, la gauche, la gauche de la case ouvrière, on est trop divisés. On est trop divisés. On a un monde à se rattraper. Et ce monde, on va le commencer ici aujourd'hui. Donc c'est avec plaisir, franchement, camarades, que je vais vous apporter tout mon soutien. Lâchez rien du combat. C'est la dernière ligne droite, franchement. Il vous reste combien ? 26 jours, 3 heures et 2 minutes. De voir que c'est calculé. C'est ici que ça commence. On fait rendez-vous tous ensemble au bar pour encore s'en boire une. Bonne campagne à tous les camarades. La chérie du combat.
Merci beaucoup
Raoul.
Merci beaucoup Raoul.
rendez-vous à la fête de l'humanité en septembre. C'est à Paris, mais ça vaut le coup.
Merci beaucoup, tu l'as dit, l'importance de la solidarité ici. On a les gueules noires, le cœur rouge, mais surtout les bras grands ouverts dans le bassin minier. Et ça fait plaisir de voir cette ambiance ce soir. Alors, on le sait, le contexte international... La guerre est arrivée ici, sur notre continent, en Europe. Mais c'était essentiel pour nous d'être assemblés tous ensemble pour porter une seule et même voix, une voix de paix. Et ça tombe bien. Ça tombe bien car nous avons le candidat de la paix. Et Fabien Roussel s'est exprimé à l'Assemblée nationale avec un discours fort à ce sujet qui a été reconnu par toute la classe politique et plus largement par tout le pays. Et je vous demande de l'écouter. Nous avons un clip vidéo pour l'entendre.
ne peut pas d'un côté militer pour la paix et de l'autre côté continuer à vendre des armes. A qui vous les achetez ? La planète est une véritable poudrière prête à exploser si on n'y prend pas garde. Notre peuple, avec tous les autres peuples d'Europe, doit se lever, unis dans sa grande diversité, tendre la main aux pacifistes, unis pour la paix. Oui, c'est au peuple de se faire entendre, car ce sont eux qui sont toujours les victimes. Les Français vont subir la conséquence d'un tel conflit. Vous vous rendez compte que tous ces produits qui font partie de notre quotidien sont devenus des actifs financiers. Ils se jouent en bourse et donc il faut tout faire pour protéger le pouvoir d'achat des Français. Le président russe met en péril l'avenir de l'humanité. Il ne trouvera dans cette guerre que la désolation pour son peuple, l'effondrement pour son économie et le déshonneur pour son régime. Je vous aime et ensemble, on va marquer des points. On va faire respecter nos idées, le monde du travail, les retraités, la jeunesse. Allons-y tous ensemble.
ensemble. Alors au début de ce meeting, on a accueilli une militante, une femme forte et ça va être le cas aussi de notre deuxième intervenante. Elle est particulièrement engagée sur les questions de jeunesse et de la petite enfance. Et vous savez que c'est un des sujets qui est au cœur du programme de Fabien Roussel, au cœur de la France des jours heureux. Je vous demande d'accueillir très, très chaleureusement Virginie Tétigny.
Bonjour à toutes et bonjour à tous, mes chers camarades, mes chers amis, mon cher Fabien et ma chère future France des Jours Heureux. Quel honneur et quel bonheur de pouvoir prendre la parole aujourd'hui devant vous sur le thème de l'enfance au sein de la région, du département de la ville de Valenciennes qui m'a vu naître. D'ailleurs, vous n'êtes pas sans savoir que les Hauts-de-France sont le berceau de notre cher candidat Fabien. dans cette vie des mineurs, de l'industrie, de la dentelle, de la jeunesse, où les gens vous accueillent bien souvent avec peu de choses tant elles sont faites avec le cœur. Cette région qui reflète les valeurs de notre parti communiste, de notre candidat Fabien Roussel, la simplicité, la solidarité, le dynamisme, le courage et la transparence. Ces vertus chères aux camarades et aussi aux élus qui chantent haut, en chœur, l'international et le chiffon rouge, qui n'ont pas peur de battre le pavé, de sillonner le terrain, des plaisirs militants que j'ai eu la chance de découvrir lors de mes mandats auprès de Fabien Thiemé, notre regretté maire de Marly, aux côtés duquel j'ai beaucoup appris et à qui on doit beaucoup. Également, nous continuons ce combat avec mon amie Marie-Thérèse, aujourd'hui présente. J'ai fait mes premiers pas dans la politique alors que j'étais présidente à l'époque de l'association des parents d'élèves où nous avons combattu des fermetures des classes. Fermeture des classes, cette année il y en a eu encore pas mal. De porte en porte, de combat en combat, j'ai grandi avec mon équipe, d'abord conseillère, adjointe et aujourd'hui dans l'opposition. Et c'est là que le combat se joue et que les vrais restent. Ne jamais abandonner, c'est ce que j'ai appris auprès de mes camarades. Indépendant depuis 2012, en tant que directrice de micro-crèche, nous avons traversé tant bien que mal cette crise sanitaire. Notre petite entreprise, croyez-moi, elle a bien connu la crise et nous avons survécu. Mais ce n'est pas le cas de tous. Et à quel prix ? Nous sommes à bout de souffle, les petits indépendants. Pourtant, nous créons de la vie et nous créons de l'emploi. Car nous sommes tous essentiels. Sans parler de nos enfants, ils respirent enfin, aujourd'hui dans les cours de récré. Mais ils ont appris à intégrer dans leur vocabulaire le Covid-19 et aujourd'hui la guerre. Aucun enfant sur cette terre ne devrait subir ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine, en Libye. Au Mali, en Irak, la liste des pays en guerre et les dictatures est malheureusement bien longue. Et c'est notre mission de rassurer au maximum les futures générations d'adultes qui ont trop souffert des erreurs du passé, des conflits internationaux, des inégalités, en proposant des lois fortes, des projets et surtout en mettant plus de moyens. Tant oubliés dans cette crise sanitaire, par exemple, les assistants familiaux, les enseignants, les enfants foyers qui ont dû user de stratagèmes pour suivre les cours à distance durant le confinement. S'ils ont pu les suivre, bien sûr, puisqu'il n'y avait pas de moyens, des moyens de tablette, d'ordinateur notamment. Le constat sur le terrain est affligeant. « Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps », écrivait Alain Gillot. Cette main, les gouvernements l'ont lâchée, et ce, à plusieurs reprises. Comment ne pas s'insurger devant la diminution des budgets alloués à l'accompagnement et au soutien scolaire de nos futures générations ? Comment, en 2022, peut-on croire encore à cette supercherie budgétaire effectuée sur la tête de nos bambins ? Cette main parfois fragilisée par l'handicap, nous l'avons lâchée au fur et à mesure, là où justement nous aurions dû la serrer encore plus fort. Quel est le bilan des Piales, pôles inclusifs d'accompagnement localisé à ce jour ? Je pense qu'on connaît tous dans notre entourage une AVS, ces femmes ou ces hommes de première ligne qui remontent chaque jour le désarroi du quotidien, manque de moyens, de formation, de rémunération et de mutualisation des savoir-faire. J'écoutais hier encore le cœur serré d'une maman dont les deux enfants sont porteurs de handicap. complètement fatiguée par les méandres administratifs pour faire suivre et scolariser ses deux enfants en situation de handicap, une fois l'accueil en crèche terminé. Elle doit employer à domicile une éducatrice de jeunes enfants dont une partie reste à sa charge, parfois des enfants, malheureusement qui se tournent également vers la Belgique. Comment en 2022, nous ne pouvons pas offrir un accueil dans des structures adaptées à nos enfants de la République ? Il y a trop de familles, de mamans en détresse. C'est à nous de proposer des lois fortes, de faire naître des projets et de les voir s'épanouir. Quel beau cadeau que de voir sourire un enfant. Nous fêtions les droits de la femme dernièrement et nous célébrons également les droits de l'enfant le 20 novembre. C'est une bonne chose, mais c'est tous les jours les droits de la femme, les droits de l'enfant, c'est tous les jours qu'ils doivent être respectés. D'ailleurs, j'espère comme Fabien que tous les enfants de France puissent voir une fois la mer. D'ailleurs, le Parti communiste organise la journée à Malo. Une fois la montagne avant d'entrer au collège, ce n'est pas idyllique ou impossible. Je suis convaincue que la proposition de taxer sur les diètes privées avancées par notre candidat sera comblée ses manquements. Qu'ils aient accès à la culture, aux musées, aux écoles de musique, au sport, tant d'inégalités existent encore. Je rêve de ces jours heureux pour qu'un enfant ne se retrouve plus à la rue. Ces chiffres sont alarmants. 60% des SDVF sont des moins de 25 ans. arrivent des déplacements, des enfants, de l'aide sociale à l'enfance. Avoir atteint une majorité sans accompagnement sérieux, sans contrat jeune, sans famille d'accueil, acceptant parfois de continuer un parcours pourtant déjà bien fragilisé, pour ces jeunes, parfois c'est la rue. L'heure est à l'action, mes camarades. Comme disaient depuis les camps de concentration Martha Derumeau, née à Comines, figure emblématique de la résistance ouvrière, militante syndicaliste de la CGT, cadre du Parti communiste, chacun de nous est un embryon de résistance, une belle leçon de vie, de courage que cette grande dame qui nous a laissé faite prisonnière alors qu'elle voulait juste serrer son fils dans les bras. C'est tout un pays, tous les enfants du monde qu'elle aurait voulu sauver. Nous devons, tels que Martha et d'autres héros, l'ont fait résister à la guerre, être solidaires pour ne plus jamais que les bombes retentissent, les inégalités et les injustices subsistent. Nous devons tous semer l'espoir des jours heureux et cela, ce sera grâce à vous. Merci, vive la paix et vive les jours heureux.
Merci beaucoup Virginie. Merci. On peut l'applaudir bien fort parce que des héroïnes du quotidien comme ça, c'est elles qui font la fierté de la France. Merci beaucoup, beaucoup Virginie.
Merci. Alors, on est dans le Nord. Et on a de nombreux soutiens. Les deux que nous allons écouter juste après sont Samir Dardari, il est ouvrier à Alstom, et Xavier Jouanin, il est maire de Haunin et vice-président de Sumseamove. Il y en a un qui construit les transports et l'autre qui veut les rendre accessibles et gratuits. Je vous demande de les écouter.
Bonsoir à tous, Joran Xavier, maire d'Onain, conseiller communautaire et vice-président au CIMOV. Pouvoir d'achat, accès à l'emploi et à la culture, réduction de notre empreinte carbone et fin du tout voiture, la mobilité ici, chez nous et ailleurs en France est un enjeu pour les jours heureux. La gratuité pour tous de nos transports en commun est une réponse à l'urgence climatique et à l'urgence de l'enjeu social. Ensemble, mobilisons-nous pour redonner du sens à ce service public. Un des points présents dans le programme des jours heureux. Pour cela, je fais appel à voter pour Fabien Roussel.
je me présente d'Ardari Samir je travaille chez Alstom dans un service souple à chaîne donc Alstom qui est un grand acteur ferrovia Le ferroviaire est aujourd'hui plus que jamais un acteur important en termes d'emploi dans les Hauts-de-France. Plus de 3000 salariés uniquement pour la construction des trains et des métros. C'est aussi un moyen de déplacement doux, donc un acteur à la transition écologique. Fabien Roussel est un élu engagé dans l'accompagnement et est très attaché à l'industrie en France et sa relocalisation. Les propositions du candidat à l'élection vont dans le bon sens sur la mobilité, comme la réouverture des petites lignes, les trains du quotidien, le fret ou la renationalisation de la SNCF vont dans le bon sens. C'est pour cela que je soutiendrai Fabien Roussel et que j'invite tous les gens sensibles à la question écologique à soutenir sa candidature.
des soutiens, il nous en arrive tous les jours. Au siège de campagne, il y en a un qui nous a fait très plaisir la semaine dernière. Et je me suis dit que je vous en parlerai parce qu'ici, ça a un écho particulier. Il chante les mains d'or, celui qui dit qu'on forge l'acier rouge avec les mains d'or. Et je pense qu'on peut applaudir Bernard Lavillier pour les mots qu'il a eus pour Fabien Roussel. Et je sais qu'ici, ça vous parle plus particulièrement. Et nous, ça nous a fait très, très chaud au cœur de lire ce qu'il a déclaré sur Fabien Roussel.
Alors le prochain intervenant. C'est un gars du coin, un ch'ti, comme on les aime, qui a marqué le territoire par son mandat de député, ses mandats d'élu. Il a, avec son frère, fait trembler les murs de l'ensemble des paradis fiscaux jusqu'au Bahamas. Je vous demande d'accueillir Alain Bocquet.
Mesdames, Messieurs, chers amis et chers camarades, mes premiers mots sont destinés évidemment au peuple ukrainien attaqué injustement, illégalement par ce dictateur Poutine qui a cyniquement bafoué et violé le droit international toute honte but. Tout doit être mis en œuvre pour en finir avec cette guerre monstrueuse et meurtrière au cœur de l'Europe. Elle a déjà fait trop de morts, trop de victimes innocentes, dont des enfants, trop de destructions, trop d'exilés. Il faut arrêter ce massacre, ce drame humanitaire. Notre solidarité avec le peuple ukrainien est totale. L'urgence est à un cessez-le-feu, comme le réclame Fabien Roussel, qui est le candidat de la paix, qu'il place comme une priorité absolue. est évidemment marquée par ce contexte lourd de guerre qui occupe tous les esprits et toutes les inquiétudes. Cela dit, le débat démocratique doit se poursuivre pour définir l'avenir. Le système de l'élection présidentielle, dans sa nature et ses modalités, nous avons, en ce qui nous concerne, toujours remis en cause. L'élection du président de la République au suffrage universel... a renforcé la prééminence d'une seule personne sur toutes les institutions. Nous avons pu en mesurer toutes les dérives depuis son instauration en 1965. Quant à la règle qui consiste à ce que seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour puissent rester en lice au second tour, cela fausse évidemment le débat d'idées et la démocratie des choix politiques pour les électrices et les électeurs. Privilège de l'âge, j'ai, avec d'autres ici, vécu toutes les élections présidentielles depuis 1965 sous cette forme qu'on connaît aujourd'hui. J'y ai participé à tous mes niveaux de responsabilité, bien entendu. Au lendemain du choc Chirac-Jean-Marie Le Pen de la présidentielle de 2002, Notre groupe communiste à l'Assemblée nationale avait fait une proposition de loi constitutionnelle qui pouvait permettre aux candidats ayant dépassé les 10% de pouvoir se représenter au second tour. Ça n'aurait évidemment pas réglé le problème sur le fond, mais à l'époque, Jospin aurait pu se représenter et sans doute serait changé la donne. D'ailleurs, quand on regarde la réalité de toutes les élections présidentielles depuis 1965, Trois ou quatre candidats auraient été à chaque fois en situation de pouvoir se représenter le cas échéant. Ça aurait pu être par exemple le cas en 1969, quand Jacques Duclos était arrivé en troisième position avec 21% des suffrages exprimés, juste derrière Alain Poher qui avait obtenu 23%. Et nous avons dû, en raison de ces règles restrictives, mises en cause, appeler à l'abstention au second tour, rappelez-vous, du fameux blanc-bonnet blanc et blanc-bonnet pour air pompidou. Cette campagne, avec Jacques Duclos, fut menée tambour battant, je m'en souviens. Et je me souviens surtout que lui, expliquant de sa voix rocailleuse des Pyrénées dans un discours d'un meeting qui se tenait à Lille, pourquoi il était utile et efficace d'avoir un candidat communiste à l'élection présidentielle malgré les vicissitudes. Je le cite, il avait dit, nous n'avons pas vocation à être des grégariaux, avait-il affirmé. Le grégario, pour ceux qui ne savent pas, c'est dans les équipes cyclistes le coureur de l'ombre au service du leader. On l'appelle aussi le porteur d'eau. Et il avait ajouté « Accepter un tel positionnement ferait de nous des révolutionnaires de pacotille ». La campagne de la présidentielle de 1981 avec Georges Marchais fut aussi une campagne tonique avec un résultat de 16% et qui permit au second tour une victoire historique de la gauche. Par la suite, nos difficultés... Et notre affaiblissement, on nourrit le syndrome de l'effacement et de l'impasse. Et cette fois-ci, le fait d'avoir cru en nous et d'avoir opté pour cette candidature de résistance et de renaissance avec Fabien Roussel, notre candidat, on mesure les avancées et l'élan nouveau pour une gauche véritable, authentique, qui fait grandir un espoir ayant tiré au passage les leçons du passé. Qui peut aujourd'hui croire encore qu'il n'eût pas fallu présenter de candidat ? Que nous ne soyons en fait pas sur le ring, mais au pied de celui-ci tenant la serviette éponge. Notre candidat, Fabien, on le connaît bien ici, ça a été rappelé, avec un esprit ouvert et franc. Il débat avec détermination et clarté pour défendre nos préoccupations, emploi, salaire, pouvoir d'achat, santé, sécurité, tranquillité publique, éducation des enfants. Il défend les services publics avec force et formule des propositions sérieuses pour la transition énergétique et le climat. Il porte haut les valeurs d'une République sociale, laïque, féministe, solidaire et universaliste. La France des jours heureux. Il est un vrai rassembleur, comme le montre d'ailleurs le ralliement et le soutien à sa candidature des radicaux de gauche, du mouvement républicain et citoyen, de la gauche républicaine et socialiste, ainsi que de la nouvelle gauche socialiste. Il nous reste trois bonnes semaines avant le premier tour. C'est maintenant que tout va commencer et que tout va se décider. Et nous pouvons et nous allons créer la surprise, si tout le monde s'y met. Pour ma part... Je crois surtout que rien ne vaut le bouche à oreille, même le bouche à bouche aussi, mais le bouche à oreille. Et que d'ici le 10 avril, il faut que tous s'y mettent pour faire en sorte que le maximum de monde se déplace avec le bulletin de vote Fabien Roussel. J'emprunterai à Paul-Éluard ma conclusion, je le cite. Nous fuirons le repos, nous fuirons le sommeil, nous prendrons de vitesse l'aube et le printemps et nous préparerons des jours et des saisons à la mesure de nos rêves. Bonne soirée.
beaucoup Alain. Tu fais une transition parfaite. Tu l'as dit, il nous reste trois semaines, un peu plus de trois semaines, 26 jours exactement avant le premier tour de l'élection présidentielle. Il nous reste 26 jours pour aller chercher voie après voie et convaincre les gens autour de nous que le bon bulletin, c'est Fabien. Et moi, j'ai une question. Est-ce que dans cette salle, il y a des militants des Jours Heureux prêts à se battre comme des fous pendant ces trois dernières semaines ?
Est-ce qu'il y a des militants qui collent des affiches dans cette salle ?
-ce qu'il y a des militants qui font du porte-à-porte dans cette salle
font des marchés
? Alors continuez, allez-y, parlez-en à vos collègues, à vos amis, à votre famille, à votre belle-mère. Allez-y, on a besoin de toutes les voix pour relever le défi des jours heureux, parce que vous savez... On a un candidat du feu de Dieu, tu l'as dit Alain, on a des militants qui sont fabuleux, mais notre force collective, c'est ce qui fait que le 10 avril, on pourra faire la surprise. Et c'est pour ça qu'on a voulu vous rendre hommage à vous qui vous battez tous les jours sur le terrain avec ce clip que je vous demande de découvrir.
ont essayé de nous y faire croire à leur mythe, à leur histoire.
Celle d'un capitalisme sauveur qui allait tout régler.
Il
fallait rentrer dans
le rang, ne pas entendre l'urgence écologique. Et surtout, surtout, se taire. Ils ont essayé de nous monter les uns contre les autres. Pour nous faire croire que nous
'existions plus. Mais vous savez quoi ? On ne les a pas cru à l'époque.
on ne les croit toujours pas aujourd'hui. Nous sommes une famille, celle d'un grand pays, la France.
Nous sommes cent,
mille,
des millions. Notre force collective est immense.
Notre dignité est notre plus grande richesse.
Et depuis quelques temps, on nous entend à nouveau, d'une seule et même voix. Celle de prendre en main l'avenir du pays. Pour nos emplois, notre pouvoir d'achat,
nos industries, notre énergie. Nos enfants, notre planète. Nous sommes prêts à construire une république sociale, écologique, laïque et féministe. Le futur est là,
entre
nos mains.
Et nous allons bâtir ensemble
la France des jours heureux.
se bat pour la France et jours heureux pour une République laïque, sociale et solidaire. Il est ici chez lui, mesdames et messieurs, Fabien Broussel !
ça fait du bien de jouer à domicile enfin la maison enfin à la maison enfin après un meeting je vais dormir chez moi à saint amant les eaux quel plaisir de se retrouver ce soir on avait dit qu'il fallait faire un petit meeting quand même dans la circonscription locale quoi un petit à regarder là Tout ça qu'on est, non mais... Bravo, merci à vous d'être venus si nombreux, ici à 11h. Je pourrais tous vous embrasser, j'ai l'impression de tous vous connaître. C'est incroyable. Voilà Valérie, enfin bon, je n'ai pas commencé à citer tout le monde, parce que alors là... On n'a pas fini. Merci en tout cas d'être venus si nombreux. Merci pour vos témoignages à toutes, à tous. Merci Raoul pour le voyage depuis la Belgique. Tu connais le chemin, moi aussi. On va continuer à se parler. Merci à tous ceux qui sont venus ici apporter leur soutien. Merci à Delphine Bataille, ancienne sénatrice, à Christian Bataille qui sont là, anciens députés. De la Vénois, merci pour votre présence. Merci aux amis d'Arnaud Montbourg, à ceux du MRC, à ceux de la gauche républicaine socialiste, à la nouvelle gauche socialiste. Merci à cet élargissement que nous sommes en train de construire pour la France des jours heureux. Cette candidature que nous portons ensemble, elle va au-delà de notre force politique. Merci à vous toutes et tous d'être présents dans votre grande diversité. C'est notre force, c'est cette richesse. C'est cette ouverture que nous avons, dès le début, voulu imprimer. Merci aussi. Je savais qu'en faisant ce meeting ici, à Valenciennes, dans le Valenciennois, que des amis viendraient, et ils sont là, je le sais, je ne les dénoncerai pas, ceux qui disent, ceux qui me disent qu'ils sont loin des idées communistes, mais qui aiment bien la personne que je représente, la manière dont je m'engage en politique, les valeurs que je défends, les valeurs que je défends pour mon pays. Je sais qu'ils sont là ce soir, et pour eux d'ailleurs, et pour certains d'entre eux, C'est peut-être la première fois qu'ils se retrouvent dans un meeting comme celui-là, dans un meeting politique, un meeting de gauche et d'une sacrée gauche, non de Joss. Et alors, je veux leur dire, je veux leur dire simplement et seulement, d'abord, que leur présence m'honore et qu'il faut l'avoir en tête. Ils sont là ce soir. Éloignés politiquement, mais ici présents, parce qu'ils l'ont dit dès le premier tour, ils s'engageront à voter pour la candidature que je représente. C'est la première fois qu'ils viennent ici dans un meeting comme ça, je leur dis, soyez rassurés, tout va bien se passer. Et vous allez voir à la fin d'un meeting comme celui-là... On chante et la marseillaise et l'international. Et certainement que l'international, vous ne l'avez jamais chanté, je ne vous demanderai pas de la chanter. Mais je vous demanderai d'écouter ces belles paroles qu'il y a dans ce premier couplet de l'international et peut-être que vous serez séduits pour la suite. C'est tout ce que je vous demande. Bienvenue donc à vous aussi, mes amis, qui êtes là ce soir, sincèrement. Cette internationale, d'ailleurs, et je commencerai par là, elle chante la paix. Elle chante la paix dans l'avant-dernière strophe, je cite, « la paix entre nous et la guerre aux tyrans ». Oui, elle est tellement d'actualité, notre internationale, quand nous voyons cette guerre aux portes de l'Europe. Le tyran... C'est Poutine. Il n'y a pas d'état d'âme là-dessus. Le responsable, il ne faut pas aller le chercher ailleurs. Bien sûr, comme vous, comme nous tous, je lis, j'écoute ces historiens, ces diplomates, ces anciens ministres des Affaires étrangères, de gauche comme de droite, Dominique de Villepin, Hubert Védrine, qui ont un peu d'expérience, un peu de bouteille quand même. Et qui raconte parfois comment l'élargissement de l'OTAN aux frontières de la Russie depuis les années 90 a toujours été vécu comme une humiliation pour la Russie. On pourra bien sûr toujours en parler, disserter entre nous sur cette situation. Mais aujourd'hui, il est trop tard pour savoir qui a commencé. Aujourd'hui, il y a un homme, Poutine. qui a décidé d'envahir un autre pays, l'Ukraine. Il a... Il a violé les frontières d'un pays. Il a bafoué la souveraineté d'un État. Il a fait le choix de la violence et de la mort. Il fait le choix des bombes qui tombent sur des civils, qui tombent sur des hôpitaux pour enfants. C'est l'ignominie, c'est l'horreur la plus totale. Rien, rien ne peut justifier cette guerre. Rien ne pouvait justifier cette guerre. Rien ne pouvait justifier... des bombardements sur une maternité, comme nous l'avons vu. Alors oui, notre objectif... Notre objectif de chaque minute, de chaque heure, y compris pendant cette période électorale d'élection présidentielle, ce sera avec tout le monde de toujours réclamer le cessez-le-feu. Et ce sera toujours, toujours de faire le choix de la paix, de privilégier toujours le choix de la paix. C'est bien sûr pour nous de dire que nous sommes totalement solidaires du peuple ukrainien. Nous sommes à ses côtés. Nous sommes là pour... accueillir aussi les réfugiés pour faire respecter le droit international et en exerçant toutes les pressions politiques sur Vladimir Poutine, toutes les pressions politiques, diplomatiques, économiques sur Poutine et les oligarques russes pour les faire céder, faire respecter le cessez-le-feu. La solidarité, elle doit s'exercer aussi en direction de tous les peuples et de toutes celles et ceux qui aujourd'hui exigent aussi la paix. Et je pense bien sûr... Aux pacifistes russes qui se battent eux aussi courageusement dans leur pays, qui osent braver Poutine, ne cédons pas au racisme anti-russe car là-bas, comme ici, comme en Europe, en France, il y a des Russes qui disent stop à la guerre et nous devons être aussi à leur côté. Oui, nous le disons, stop à la guerre. Parce qu'on connaît trop ici dans notre région le coût de la guerre, le prix des conflits mondiaux, la souffrance de l'occupation, l'exil, avec ces cohortes de familles qui quittaient la région pendant l'occupation pour aller vers le sud. Les deux conflits mondiaux ont particulièrement ravagé le nord de la France. Et nos monuments aux morts sont là pour nous le rappeler. C'est pourquoi notre pays a une grande responsabilité dans cette guerre et pour obtenir la paix. Celle d'abord de réussir à infliger des sanctions massives contre Poutine, mais aussi celle de porter la voie politique, la solution diplomatique. pour surtout éviter que cette guerre ne se développe et embrase toute cette région du monde. Faisons tout. Faisons tout pour éviter l'embrasement de ce conflit, de cette guerre. Ne cédons pas aux vattes en guerre qui, même en France, sont prêts à embarquer notre pays et les pays de l'OTAN dans une guerre dont nous connaîtrons les terribles souffrances. Nous voulons, nous, la paix. Et les vattes en guerre, nous n'en voulons pas. Osons la paix ! Osons la paix, toujours la paix. Car cette guerre a déjà fait beaucoup de dégâts, beaucoup de dégâts chez les civils, parmi les Ukrainiens, beaucoup de dégâts aussi économiques pour beaucoup d'Européens, de travailleurs de tous les pays d 'Europe, pour beaucoup de Français aussi. Parce que cette guerre que l'on voit tous les jours à la télévision, on commence à la voir aussi dans notre porte-monnaie. Et les entreprises françaises, elles aussi, commencent à la sentir. Il y a bien sûr des mesures à prendre importantes pour éviter cette inflation forte qui se lève sur les matières premières, sur le blé, le maïs, sur le pétrole, sur le gaz, sur l'essence. Il faut prendre des mesures rapides, fortes, d'urgence. Et d'abord, et c'est ce que nous avons dit très tôt, dès les premiers jours après ce conflit, il faut sécuriser les approvisionnements de la France et des pays d'Europe, en matière alimentaire, mais aussi en matière énergétique, en gaz comme en pétrole. Et d'ailleurs, il est particulièrement irresponsable aujourd'hui de demander, comme certains, de couper le gaz russe qui arrive en Europe. Des pays du Nord... en dépendent complètement. Nous seulement, je dirais, seulement à 17%, mais il y a des pays qui dépendent à 90-100% totalement du gaz russe. Alors, que faire ? Couper le gaz russe et laisser ces pays en Europe du Nord, sans chauffage, pour leurs hôpitaux, pour leurs écoles, pour les travailleurs, nous ne pouvons pas accepter cela. Il faut au contraire garantir cet approvisionnement et surtout garantir les prix. Et c'est aux États, comme ça se faisait avant, d'intervenir directement pour acheter ce gaz, pour qu'ils le sortent des mains des spéculateurs. Il faut sortir le gaz des marchés financiers. Il faut arrêter, stopper les profiteurs de guerre. Le gaz est un bien commun, sortons-le des marchés financiers. Et quand je dis ça, et qu'on me dit, mais comment vous feriez, monsieur Roussel ? Mais comment je ferais ? Mais je ferais comme c'était avant. Parce que c'était comme ça avant le traité de Maastricht. C'était comme ça avant les traités de Lisbonne. C'était comme ça avant, quand il n'y avait pas cette déréglementation du marché de gaz et de l'électricité, et les États achetaient directement... le gaz russe avec leurs entreprises nationales et en France. C'était l'entreprise EDF-GDF qui achetait directement le gaz russe sur des marchés de long terme, sur des marchés de 20 ans à 30 ans. La France achetait du gaz pour 30 ans avec un contrat conclu et un tarif fixe. C'était comme ça, avant qu'il fasse cette Europe ultra-libérale. Mais depuis... Et voilà, depuis, ils ont libéralisé le marché de l'électricité. Depuis, la finance est arrivée. Ils ont tout libéralisé. Ça, ils savent faire quand même. Introduire de la concurrence, introduire en bourse, introduire les spéculateurs. Et à la fin, c'est qui qui introduit ? J'ai pas dit de gros mots. Chéri, j'ai pas dit de gros mots. Non, je ne me regarde pas comme ça, je n'ai rien dit. En tout cas, il n'y a personne qui va me contredire. Le gaz est devenu aujourd'hui un actif financier. Le gaz est devenu un actif financier que les banques proposent à des actionnaires en leur disant de parier dessus, de l'acheter parce que le cours va monter. Tous les pays d'Europe sont aujourd'hui concernés par cette inflation terrible et par cette spéculation indécente. Tous les peuples en souffrent. Tous. En Espagne, en Italie, en Allemagne, en Pologne, en Belgique. Tous. Et donc aujourd'hui, nous devrions être tous unis. C'est le sens de mon appel. Tous les chefs d'État de l'Union européenne qui se sont réunis pendant deux jours à Versailles. Qu'ont-ils fait pour décider ensemble d'acheter ce gaz russe à prix cloutant, de le sortir des marchés financiers et de garantir l'approvisionnement et les prix de cette énergie dont nous avons tant besoin pour nous chauffer ? C'est pour ça que je demande que la France prenne ce combat en main tout de suite, sortir le gaz, mais aussi les matières premières comme les céréales de cette spéculation folle. La bourse ne doit pas monter au son du canon. Et nous, entre la bourse ou la vie, on choisit toujours la vie. Et la vie, je parle des céréales. La vie, c'est d'abord de tout faire pour permettre d'évacuer les 14 millions de tonnes de blé et presque autant de maïs qui sont aujourd'hui stockés en Ukraine et en Russie et destinés à l'exportation. Ce blé, ce maïs, dans ces pays qui sont parmi les premiers exportateurs, est voué à l'exportation. Et c'est bloqué, y compris bloqué par le blocus en mer de Crimée. Les alertes de l'ONU commencent à pleuvoir. La famine guette plusieurs millions de personnes en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, si nous n'agissons pas au plus vite. Imaginez les conséquences. Alors, je demande que de la même manière qu'il existe des couloirs humanitaires pour évacuer les civils en Ukraine, Qu'il y ait des couloirs alimentaires pour permettre d'évacuer et de vendre à prix fixe en bloquant les cotations ces millions de tonnes de céréales pour garantir l'approvisionnement de tous ces peuples et pour éviter que la guerre et la famine ne s'exportent en Afrique. Il faut préserver les céréales et permettre à tout le monde d'y avoir accès. C'est ça, la paix aussi. Et avec les céréales et le gaz, on produit des engrais, les engrais azotés notamment, provenant des usines, fonctionnant avec le gaz russe. Eh bien, aussi ces engrais, il faut les protéger, car nos agriculteurs, y compris nos agriculteurs français, ne vont pas tenir avec cette situation. Je sais qu'ils sont là dans la salle, ils font oui de la tête. Il faut protéger l'agriculture française. Il faut les protéger et l'agriculture française et l'agriculture européenne. Il faut protéger la production de ces engrais, maintenir des prix fixes, permettre que ça vienne jusqu'à chez nous. Sinon, c'est nous aussi. qui allons souffrir de la perte de ces denrées alimentaires. C'est nos élevages qui ne pourront pas être alimentés. La faim peut aussi arriver en France. Et c'est maintenant qu'il faut agir dans ce sens. Et c'est pour ça que je demande encore une fois la tenue d'une conférence internationale sous l'égide de l'ONU pour protéger l'alimentation des peuples du monde et libérer ces céréales qui sont coincées là-bas, en Russie et en Ukraine. Protégeons l'agriculture européenne, protégeons l'agriculture française. J'ai très tôt parlé dans la campagne de la sécurité alimentaire, de la souveraineté alimentaire. Quand j'ai parlé de viande, je me suis tellement fait critiquer. Remarquez, j'ai aussi tellement été soutenu de l'autre côté que ça m'a même fait marquer des points, tant mieux. Oui, j'ai mis les pieds dans le plat en parlant de viande, j'assume. Et je dis qu'il est important et indispensable de soutenir nos éleveurs français, nos producteurs laitiers, mais aussi nos marins pêcheurs qui souffrent aujourd'hui de la hausse du prix du fioul. Alors aujourd'hui, tous ensemble et avec vous, je voudrais leur envoyer un message de solidarité à tous ceux qui nous nourrissent. Nous sommes avec vous et nous avons besoin de vous. Aujourd'hui, ceux qui souffrent de ces spéculateurs, de cette bourse qui monte au son du canon, ce sont les travailleurs, ce sont les entreprises, c'est l'agriculture nationale. C'est aussi notre industrie, nos entreprises dans plein de filières qui se trouvent impactées par la hausse des prix de l'énergie, de l'essence notamment. C'est par exemple cette entreprise du textile de Sailly-sur-la-Lys. J'ai eu son dirigeant au téléphone qui m'avait alerté comme il avait alerté l'ensemble des députés du Nord et j'ai été le premier, peut-être le seul à l'avoir appelé. Il me racontait que son entreprise qui travaille dans l'énoblissement du tissu a 40 salariés à Sailly-sur-la-Lys. Sa facture de gaz sur une année, le contrat venait à terme, en janvier, il était obligé de la renouveler, de renouveler son contrat. Sa facture de gaz va passer de 275 000 euros annuels à 1 900 000 euros. Ça représente 75% de son chiffre d'affaires. Autant vous dire que s'il alertait les députés du Nord et le gouvernement, C'était pour me dire que si dans les jours qui viennent, il n'y a pas une solution pour lui, il ferme son entreprise. Il ne peut pas la faire fonctionner. Et s'il m'alerte, c'est parce que le gouvernement ne va pas forcément penser aux entreprises du textile qui peuvent être impactées par cette hausse des prix. Et c'est pour ça que nous devons alerter le gouvernement et faire en sorte de bloquer les prix aussi pour nos entreprises. On ne peut pas laisser faire ça. On ne peut pas se battre, nous, partout, avec les élus, faire en sorte de réindustrialiser notre pays, de sauver des usines, de se battre ici pour Ascoval, défendre notre souveraineté industrielle et en même temps se laisser faire par des spéculateurs qui jouent aujourd'hui sur la montée des prix du gaz et du pétrole. Et donc j'interroge, que fait là aussi l'Organisation mondiale du commerce, l'OMC ? pour sortir les produits énergétiques des cours et de la volatilité des marchés. Les prix augmentent ou baissent tous les jours. Ce que nous voulons et ce que nos entreprises veulent, c'est la stabilité des prix. Alors oui, je demande à Joe Biden, je demande au chef d'État de l'Union européenne de bloquer les cours en bourse des produits énergétiques. Nous en avons besoin pour vivre et pour faire fonctionner notre économie. Et d'ailleurs, j'annonce ici que quel que soit le résultat des élections, je donnerai régulièrement les noms des fonds de pension, des fonds d'investissement, des banques qui spéculent sur les cours des matières premières et s'enrichissent pendant cette guerre. J'en ai un à vous donner aujourd'hui, je le ferai à chaque fois, ça sera chacun leur tour. Je vous présente aujourd'hui le fonds BGF. Il n'a rien de BG, ce n'est pas un beau gosse. BGF World Agriculture. Ce fonds est le fonds qui a été créé par BlackRock, bien connu, fonds de pension, et il a créé un fonds spécialisé sur la spéculation sur les produits alimentaires. C'est lui, BlackRock, qui fait partie des spéculateurs qui jouent avec les cours du céréal. Et vous savez où se trouve le siège de BGF World Agriculture ? Je vous le donne, Émile. À Luxembourg. Eh ben ouais, il n'y a pas de petit profit, parce que non seulement ils spéculent dessus, mais en plus, ils ne veulent pas payer d'impôts. Eh ben ceux-là, c'est des salauds. En période de guerre, il n'y a pas de profit, il n'y a pas de spéculation à faire. Là, j'ai dit un gros mot, mais bon, ils le méritent. Mon ennemi c'est la finance, avait dit un candidat et il avait rajouté derrière, mais cet ennemi n'a pas de visage et il n'a pas de nom. Eh bien si, moi les noms je vais les donner régulièrement et à chaque fois. Et on ira leur demander des comptes et ils devront rendre des comptes si rien n'est fait pour les arrêter. Je voudrais aussi dire que si tout augmente aujourd'hui dans des proportions insupportables, ce n'est pas forcément seulement et exclusivement à cause de la guerre en Ukraine. Ça serait quand même un peu trop facile de tout mettre sur le dos de la guerre comme si les prix n'avaient commencé à augmenter que depuis le 24 février. Il ne faut pas pousser quand même. Notre pouvoir d'achat, il est attaqué depuis le début de ce quinquennat. La liste est longue des mauvais coups qui ont été portés par le candidat Macron. Son bilan est lourd et il faut quand même s'en souvenir de tout ce qu'il a fait depuis 5 ans. Il a commencé au mois de juillet 2017, à peine élu, avec sa majorité, par baisser de 5 euros les APL. Souvenez-vous-en, tout de suite, il s'est attaqué aux plus pauvres. 5 euros de moins sur les APL. En même temps, il supprimait l'ISF des plus riches. Il a attaqué dans la foulée par augmenter la CSG pour tous les retraités. Souvenez-vous-en, il a fallu un an de mobilisation des Gilets jaunes pour qu'il y ait un petit bougé pour une part d'entre eux seulement. Mais il y en a beaucoup qui ont vu la CSG encore maintenue et élevée. Il y a eu le gel des pensions, des retraites, le gel du point d'indice des fonctionnaires. Franchement, le gel du point d'indice des fonctionnaires. Il est gelé depuis dix ans, le point d'indice des fonctionnaires. Et voilà qu'on est là, 25 jours du premier tour, et hop là ! Mais il faut qu'il nous mette une présidentielle tous les 6 mois, puis on va y arriver. Non mais quand même, c'est gonflé. Moi j'ai fait une proposition, c'est que le coût de cette augmentation pour le mois d'avril, il soit impacté sur son compte de campagne. Et si ça dépasse, c'est lui qui remboursera. Oui, son bilan est lourd. Il n'y a eu aucun coup de pouce pour le SMIC pendant toute cette période, à tel point que le SMIC qui a légèrement augmenté avec l'inflation commence à rattraper les salaires qui étaient juste au-dessus. Et puis il y a eu l'explosion des prix, loyers, des assurances, des mutuelles, autant de coûts qui ont été portés à notre porte-monnaie et que l'on ressent durement. Et c'est du coup des sacrifices que l'on fait, c'est le chauffage que l'on baisse et que l'on maintient à 17-18 degrés ici en plein hiver. C'est pas pareil qu'à Marseille quand on met le chauffage à 19 degrés chez nous. C'est des mutuelles qui dépassent les 110-120 euros quand on a plus de 65 ans. Et encore, avec certaines maladies, il nous reste un reste à charge. Quand même, à payer. Et puis, c'est les vacances dont on se prive, c'est les sorties au resto, au ciné, c'est tous les petits plaisirs de la vie dont on se prive parce qu'on n'arrive plus à boucler les fins de mois. A tel point qu'aujourd'hui, avec la hausse du prix de l'essence, que de faire son plein, ça ne coûte pas un bras, ça en coûte deux. Ça devient carrément un produit de luxe. Et c'est pour ça que j'ai dit que quand on va y aller avec son Géricane, on va pouvoir le sigler Coco Chanel, son Géricane. Bientôt, on va devoir faire un crédit pour aller chercher et faire son plein d'essence. Non, mais vous allez voir qu'il va y avoir des mairies qui vont distribuer des bons d'essence. Je me souviens du maire de Rheim, René Cher, qui distribuait des bons pour une bière. Maintenant, on va distribuer des bons pour un plein d'essence. C'est vrai qu'on a distribué des bons pour une bière, il y a longtemps. On ne le ferait plus aujourd'hui. Non, franchement, il faut qu'on maintienne notre combat pour la défense du pouvoir d'achat. C'est essentiel. Et même si cette guerre occupe beaucoup le débat politique. Et je dirais, mais fort heureusement, que l'on en parle et que chaque candidat à l'élection présidentielle dise comment il s'engage et quel est son choix et comment il gérerait cette situation. Et il faut que nous, nous disions que non seulement nous faisons le choix de la paix et de tout faire pour l'obtenir et obtenir ce cessez-le-feu, mais que nous ferons tout aussi pour prendre des mesures avec d'autres pays européens qui sont eux aussi confrontés à ça. pour protéger le pouvoir d'achat des Français, pour défendre notre souveraineté alimentaire, énergétique, industrielle. Et c'est important que le monde du travail sache sur qui il peut compter demain en période de guerre, et justement pour défendre le porte-monnaie de tous les Français. Alors, oui, nous nous disons, et nous le disons depuis un moment déjà, que nous baisserons les taxes. pesant sur le prix de l'essence, sur les factures de gaz et d'électricité, sur les produits de première nécessité. Sur tout ça, mettons la TVA à 5,5. C'est l'impôt le plus injuste qui taxe les plus pauvres. Nous demandons la TVA à 5,5 sur l'essence, le gaz, l'électricité. Et en faisant ça, bien sûr que le budget de l'État va perdre des recettes. Mais si le budget de l'État perd des recettes, il ne doit pas supporter donc seul l'effort que nous demandons. Et c'est pour ça que je demande que les multinationales, elles aussi, participent à l'effort, à la maîtrise et à la baisse des prix. Et je propose de faire adopter dès le mois de juin une loi pour taxer tous les profits de ces multinationales. C'est déjà honteux en période de paix qu'ils se gavent sur notre dos, mais en période de guerre, c'est inadmissible. 100% des dividendes au service de la baisse des factures. Au service des salaires, au service du pouvoir d'achat. Imaginez un petit peu. Total, qui vient de faire 16 milliards d'euros de bénéfices et qui va distribuer 7 milliards d'euros de dividendes, là, en ce moment. Il a gagné cet argent 2021 en pleine pandémie. Mais imaginez que nous nous trouvions dans les premiers jours de mars 2022 et que Total affiche ses résultats et qu'après cette période de guerre, on découvre qu'il a encore une fois gagné 15 milliards d'euros de bénéfices et qu'il va distribuer encore 7 à 8 milliards d'euros de dividendes. Mais ce serait scandaleux. On hurlera tous et on aura raison. Eh bien moi, j'anticipe. Je prends tout tout de suite. 100%. Comme ça, c'est fait. Et on ne râlera pas en 2022. Oui, nous augmenterons. Bien sûr, pour protéger le pouvoir d'achat, lutter contre la vie chère, il faut aussi augmenter les salaires et les retraites. Car ce n'est plus possible que dans notre pays, quand on travaille... Quand on travaille même parfois durement, on n'arrive pas à vivre dignement de son travail. Ce n'est pas normal non plus que quand on a bossé toute sa vie, et parfois durement aussi, on se retrouve avec des retraites de misère. On ne demande qu'une seule chose, et ça tient en un mot, la dignité. La dignité pour tous les travailleurs et pour tous les retraités. On veut vivre et tout simplement vivre dignement de notre travail. C'est primordial et c'est la priorité de ma France des jours heureux. C'est la France du travail et de la fiche de paye. La France du travail d'abord. C'est celle qui se fixe comme objectif d'en finir avec le chômage, en finir avec ce chômage qui mine toute la société. Et franchement, il y a tellement de besoins auxquels nous devons répondre dans notre pays pour donner du travail à tout le monde. Il faut que ce travail soit correctement rémunéré. C'est une question de justice pour ceux qui produisent les richesses. C'est une question d'efficacité pour toute la société. Alors oui, je le dis, je le répète, pour que ça infuse, oui, je porterai le SMIC à 1 900 euros brut, et ça fait 1 500 euros net. Et j'insiste bien sur le brut, et je demande à tout le monde... d'y penser et de le dire à vos voisins, à vos amis, ceux qui vous proposent, qui vous disent, qui vous promettent qu'ils vont augmenter les salaires en baissant les cotisations qu'ils appellent les charges. C'est des prometteux de bonjour, comme on dit ici. C'est comme les assurances, quand ils vous font signer un contrat et qu'il y a un petit astérique sur vous que vous n'avez pas vu. La hausse des salaires en supprimant les cotisations sociales, c'est que demain, il n'y aura plus de sécurité sociale, et que quand vous serez malade, vous serez obligés de vendre votre maison, votre voiture, de liquider vos prêts, parce que vous ne pourrez plus vous soigner. Quand même ! Notre sécurité sociale, ils vont finir par la tuer à force de taper sur les cotisations comme ils le font aujourd'hui. On en a tellement besoin. Regardez comment elle a été si utile pendant cette période de pandémie. Vous avez vu les reportages dans d'autres pays, en Angleterre, quand ils se faisaient tester au début de la pandémie, ils payaient des 120, des 150 livres. Le test, quand nous, ça a été gratuit, jusque presque la fin. Après, ils les ont mis payants. Mais donc oui, on a besoin d'un salaire brut et on a besoin de nos cotisations sociales. Le modèle qu'ils veulent nous imposer avec des salaires sans cotisation, nous n'en voulons pas. Non seulement nous augmenterons le SMIC. Mais nous augmenterons aussi l'ensemble des salaires des branches professionnelles et il n'y aura plus un seul salaire en dessous du SMIC, car aujourd'hui il y a encore 30 branches professionnelles qui ont des salaires inférieurs au SMIC, qui n'est déjà pas élevé. Nous voulons du salaire, du salaire qui cotise. Nous ne voulons pas des primes exonérées de cotisations qui servent surtout à éviter les augmentations de salaires. Regardez ce qu'a fait Stellantis, Peugeot, 13 milliards d'euros de bénéfices. Ils distribuent 44 000 euros de primes et ils augmentent les salaires de 2%. pour les ouvriers, des cacahuètes. Les 4 000 euros de primes, ils ne cotisent pas dessus les salariés. Ce qu'ils réclament, les syndicats, c'est des hausses de salaire pour tous les ouvriers de l'automobile. Nous sommes solidaires des gars de Peugeot, de Toyota, de Renault, de toute cette industrie que nous connaissons bien ici. La prime, c'est la déprime. Nous, on veut la France de la paie, de la bonne paie et du salaire. Nous voulons aussi, dans le même temps, et je le précise à chaque fois, l'égalité salariale femmes-hommes. Et pas dans cinq ans, pas dans cinq ans, en un an de temps, que les femmes gagnent le même salaire que les hommes. Vous vous rendez compte quand ? C'est un truc de dingue, ça. En campagne présidentielle, en 2022, Dans nos revendications, on est obligé de dire il faudra que les femmes gagnent autant que les hommes. Des fois on se dit mais on a un siècle de retard ou quoi ? Mais presque. 14 lois d'égalité salariale femmes-hommes en 40 ans depuis Yvette Roudy. Toujours des promesses. Rien d'arrivée pour les femmes aujourd'hui. C'est scandaleux. J'ai même eu un professeur à Sciences Po qui m'a dit, mais enfin, monsieur Roussel, augmenter les salaires des femmes, c'est pas possible, ça coûte cher. Un professeur à Sciences Po qui enseigne ça à nos enfants. C'est terrible. Enfin. Ah, il a reçu, lui, hein. Je veux dire... Ça coûtera ce que ça coûtera, mais c'est une question de justice. C'est une question de justice et nous le ferons, nous, en un an. Et puis, bien sûr, je porterai le niveau minimum des retraites à 1 200 euros nets. Je rétablirai la demi-part fiscale pour les veuves et les veuves. Et je baisserai la CSG pour tous nos retraités. En finir avec le chômage, c'est d'abord et surtout, Pour répondre aux besoins du pays. Pour répondre aux besoins du pays. Il y a tant d'emplois dans le privé à développer, mais dans nos services publics aussi. Ils ont été tellement affaiblis par toutes ces politiques d'austérité, nos services publics. Alors oui, je mettrai en place... Un grand plan de reconquête de nos services publics. Car les services publics, c'est la garantie de faire vivre la République, l'égalité des citoyens, partout, pour tous, dans nos villes comme dans nos villages. Et en 5 ans, je créerai 500 000 emplois dans les services publics pour nos écoles, nos hôpitaux, nos tribunaux, pour nos communes, pour être à côté de nos enfants. et de nos aînés et des personnes âgées. Et je voudrais en profiter ici avec vous pour saluer tous ces métiers essentiels, ces infirmières, ces enseignants, ces assistantes maternelles, ces aides à domicile, ces AESH qui s'occupent des personnes et des enfants en situation de handicap, les cheminots, les fonctionnaires de nos communes. Tous ces métiers indispensables. franchement, et qui sont aujourd'hui sous-payés, dévalorisés, et dont on a tellement besoin. Un trader, ça ne sert à rien. Une infirmière, c'est essentiel. Tous ces métiers, nous, nous les revaloriserons. C'est 30% d'augmentation pour le point d'indice des fonctionnaires. La France des jours heureux vous aime. En parlant de services publics, Je voulais ce soir faire un sort à part à la question liée à la tranquillité publique, à la sécurité et à la justice. Dans chacun des meetings, j'essaye bien sûr de présenter le programme des jours heureux. mais aussi de m'attacher à parler d'un thème en particulier qui me tient à cœur et que nous voulons mettre en avant dans cette campagne. J'ai eu l'occasion de faire un meeting, par exemple, sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles pour l'égalité salariale professionnelle femmes-hommes, c'était à Bordeaux, et je voudrais ce soir parler de la sécurité et de la justice. C'est un sujet important et on m'a reproché au début de la campagne de m'en être saisi pleinement. On m'a reproché d'avoir manifesté aux côtés des policiers. J'assume. J'assume pleinement. Car le droit à la tranquillité, c'est un droit fondamental qui doit être garanti à chaque citoyen, quel que soit son lieu d'habitation. Or, l'insécurité et les trafics en tout genre explosent, toujours dans notre pays. Ils gangrènent la vie de nos communes, celles des quartiers. Et je le redis avec force, il faut vraiment s'attaquer à ce poison mortel en s'en donnant vraiment les moyens. D'abord, en ne laissant pas les délinquants nous filer sous les doigts faute d'effectifs. Je me suis récemment rendu au Havre, dans le port du Havre. Et ce que j'ai vu là-bas, ce que j'ai entendu de la part des douaniers et des dockers est effrayant. Les dockers du Havre, comme ici à Dunkerque, vivent dans l'angoisse. Ils sont menacés au quotidien par les mafias locales, par les trafiquants de drogue. Ils sont kidnappés. et torturés. 20 d'entre eux, dont un a trouvé la mort, ont été kidnappés et torturés par ces mafias locales qui leur mettent la pression, leur montent des photos de leurs enfants, de leurs femmes, en montrant qu'ils savent où ils habitent, où leurs enfants vont à l'école, pour leur demander en retour d'ouvrir un conteneur la nuit pour aller décharger la cargaison de drogue. pour leur demander de leur ouvrir l'accès au port qui leur est interdit. Voilà ce que vivent nos dockers français aujourd'hui avec les douaniers. À Anvers, les douaniers, Raoul, à Anvers, les douaniers ont même trouvé un container. qui leur servait de salle de torture pour terroriser les salariés portuaires. Vous imaginez un petit peu l'organisation du crime jusqu'où elle va. C'est la loi de la jungle. Et pourquoi cette loi de la jungle se développe ? Tout simplement parce que les moyens de contrôle ne sont pas là. Tout simplement. Ils évoluent même, les moyens de contrôle, au sens inverse du volume des marchandises. C'est bien simple, en l'espace de 15 ans... Le nombre de marchandises qui transitent par le port du Havre est passé de 1,5 million de tonnes à 3 millions de tonnes. Dans la même période, le nombre de douaniers a perdu 100 postes. Comment voulez-vous qu'ils fassent ? Résultat, les trafics en tout genre explosent. Et en particulier, celui du trafic de la cocaïne. Les chiffres qu'ils m'ont donné sont terribles. Quand le Havre, quand les douaniers... met la main sur 5 tonnes de cocaïne par an au Havre, à Anvers, c'est 45 tonnes. Et ils nous disent saisir seulement 20% de la quantité qui arrive en Europe. Vous imaginez ce que vivent notre jeunesse, nos enfants dans les quartiers ? Vous imaginez ce à quoi justement les policiers doivent faire face quand il y a toute cette quantité qui arrive ? Mais c'est à la source. qu'il faut s'en prendre et il faut s'attaquer à cette pénurie de moyens. Et cette pénurie de moyens, elle existe aussi dans la police et plus précisément chez les enquêteurs, chez ceux qui peuvent remonter à la source. Il en manque près de 5 000 au niveau national, nous disent les syndicats des commissaires. Ici, dans le Nord, chaque enquêteur en bureau de police a en permanence... 100 à 200 dossiers à traiter. Rien à voir avec les films policiers, où ils mènent une enquête et ils font que ça. Là, ils en ont 200 à traiter en même temps. À l'arrivée, c'est tout le système qui craque. Et la qualité... Des enquêtes en plus ne dépendent pas que de la police, elles dépendent aussi de la capacité de la justice et du parquet notamment à travailler. Et bien moi je veux une police et une justice qui puissent agir au plus près des citoyennes et des citoyens, qui répondent à leurs attentes et qui s'en donnent les moyens. C'est la mission même de ces services publics qui sont essentiels. à la vie de chacune et de chacun. C'est l'esprit même de la République que je veux rétablir partout, au service de tous et de toutes, quelles que soient leurs situations, leurs origines, leurs territoires, là où ils vivent, tout le monde a le droit à la sécurité et à la justice. Tel est le sens de mon engagement en faveur d'une refondation de l'organisation des forces de police, comme de mon appel à de vrais États généraux de la justice, co-organisés avec les professionnels du droit et les associations. C'est d'ailleurs dans ce cadre que j'ai inscrit ma proposition de recrutement de 30 000 policiers. Mieux formés pour lutter contre l'indélinquance sur le terrain au quotidien et pour traiter au mieux toutes les procédures. Quand je dis 30 000 policiers de proximité sur le terrain et dans les commissariats, c'est aussi tellement nécessaire pour lutter contre toutes les violences et notamment les violences subies par les femmes, pour les protéger, pour recueillir leurs plaintes. Nous avons vécu tellement de drames, y compris dans notre Valencien noir. Pour se dire qu'il faut donner les moyens à la police de protéger les femmes des violences sexuelles et sexistes. Encore aujourd'hui, une femme meurt sous les coups de son ex-conjoint tous les deux jours et demi. Vous imaginez ? Tous les deux jours et demi. C'est pour cela que nous proposons d'investir dans la police, mais aussi... La justice, elle est là pour punir les coupables, pour entendre les victimes, pour traiter chacun équitablement, qu'on soit puissant ou misérable, comme on dit. Ça exige bien sûr des moyens suffisants, importants et c'est loin d'être le cas. Notre justice... Elle est exsangue, elle est à bout de souffle, à force d'être affaiblie par des politiques qui ont été exclusivement comptables. Depuis cinq ans, il y a eu une mobilisation inédite dans notre pays de la part de tous les personnels de la justice et des magistrats de toute la communauté judiciaire. J'ai d'ailleurs en mémoire, et vous devez vous en souvenir, je pense aux élus communistes que je croisais qui étaient présents, En mémoire ces rassemblements des robes noires qui manifestaient à Valenciennes, avant les Gilets jaunes. Ces robes noires, rouges de colère, comme je disais, qui protestaient contre la fusion des tribunaux et la réforme de Nicole Belloubet. C'était des avocats, des magistrats, des greffiers, des professionnels de la justice qui depuis ne cessent de tirer la sonnette d'alarme depuis cinq ans. Ils ont protesté sans relâche contre des réformes menées sans eux et même contre eux et sans tenir compte. ... ... ... ... ... Comme vous avez peut-être pu le voir avec cette tribune qui a été publiée dans Le Monde, signée, écoutez bien, par 7000 magistrats. 7000 magistrats sur 9000 ont signé cette tribune qui appelle à l'aide pour la justice française. Un ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait en 2016 posé un bon diagnostic, il avait dit... Il avait parlé de la clochardisation de la justice française. Si on se compare avec les autres pays européens de notre niveau, le bilan est terrible. Chez nous, il y a 69 euros par habitant consacré au système judiciaire. On est très loin de la Belgique, 83 euros par habitant. De l'Espagne, qui est un PIB plus faible que le nôtre, 97 euros par habitant en Espagne. Sans parler de l'Allemagne, qui consacre, elle, 131 euros par habitant à la justice. Nous, 69. Et c'est la même chose pour le nombre de juges. Nous avons à peine 11 juges pour 100 000 habitants, alors que la moyenne européenne... Et de 17,7. Bref, nous sommes parmi les cancres et notre justice craque de partout. Alors oui ! Il faut une loi de rattrapage budgétaire sur 5 ans qui soit à la hauteur pour arriver à un doublement du budget de la justice. Je m'y engage ici. Je veux restaurer une justice au service des citoyens, au service du peuple, au service de la République. C'est ça aussi la France des jours heureux. Et d'ailleurs, ici à Valenciennes, on en ressent les effets. Le parquet ne compte lui que 10 procureurs pour un arrondissement de 350 000 habitants. Entre nous, ça ne fait pas beaucoup. Il en faudrait au moins 4 supplémentaires pour être dans la moyenne et 10 en tout pour pouvoir fonctionner correctement. J'ai bien sûr fait ces demandes auprès du garde des Sceaux pour signaler l'inflation des dossiers en souffrance dans notre arrondissement. et pour répondre à ces milliers de plaintes qui sont en attente aujourd'hui, faute de procureurs. Un jour, une dame m'a raconté en permanence qu'elle a téléphoné, qu'elle avait porté plainte suite à un vol chez elle, et elle a téléphoné au commissariat de police de Saint-Amand, et on est très content d'avoir un commissariat de police à Saint-Amand, merci Alain pour le combat mené, on l'a eu, c'est bien. Mais c'est pas le tout de l'avoir, il faut des gens dedans. Et cette dame, elle téléphone et elle dit, je voudrais savoir où en est ma plainte. Alors la policière au bout du fil lui dit, mais vous l'avez déposé quand votre plainte ? Elle dit, ben en janvier. Ah ! Mais en janvier de quelle année ? Vous vous rendez compte ? Non mais vous vous rendez compte, il y a des plaintes qui traînent comme ça sur plusieurs années. Alors oui, le gouvernement a été loin de répondre à ces demandes et il est temps, nous, d'y répondre. D'ailleurs, au rythme du gouvernement, vous allez entendre le garde des Sceaux, le candidat Macron dire « il n'y a jamais eu autant d'augmentation du budget du ministère de la Justice ». C'est vrai qu'il a augmenté. Mais enfin, au rythme actuel de 50 créations de postes de magistrats par an, comme ça a été le cas ces trois dernières années, il faudra deux siècles pour combler notre retard. Deux siècles. Vous vous rendez compte ? On ne va jamais y arriver. Il faut véritablement doubler la mise. Il faut redonner des moyens à la justice aussi parce que nous voulons véritablement enfin nous attaquer à la fraude fiscale. La fraude fiscale est la corruption qui mine notre pays. Et pour cela, je m'engage à donner plus de moyens à la justice pour qu'elle puisse fonctionner correctement. Je peux même annoncer aujourd'hui, et comme ça, si je suis président de la République, ce sera inscrit dans le marbre de ce meeting de ce soir, je le ferai, je doublerai les moyens du parquet national financier, tout comme ceux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions. Oui, je leur fais totalement confiance pour lutter contre les délinquants en col blanc. Nous ne devons pas avoir peur d'eux. Au contraire, ils sont salutaires pour la République. Et d'ailleurs, la France a beaucoup de progrès à accomplir dans ce domaine. Notre pays, en 2021, était 22e sur 180 en matière de lutte contre la corruption. Nous, on est 22e sur 180, entre l'Uruguay et les Seychelles. La Belgique, elle est 18e. Vous êtes meilleure que nous. Comme quoi la monarchie, des fois. Le PNF, le PNF, le parquet national financier, qui est si important, ne compte que 18 magistrats. Et 18 magistrats pour traiter 600 affaires dont ils ont la charge. Comment voulez-vous qu'ils fassent ? Eh bien nous, avec la France des jours heureux... Nous voulons doubler le nombre de leurs agents, doubler leurs moyens. Nous voulons traquer l'argent sale. Ils iront éplucher les comptes des multinationales qui reçoivent de l'argent public et qui pratiquent la fraude fiscale. C'est fini la fraude fiscale. Chaque agent de Bercy, chaque juge du PNF nous rapporte des sous. C'est un investissement que nous faisons. Depuis la création du PNF en 2014, ce sont près de 10 milliards d'euros d'amende infligés par l'État que nous avons pu récupérer. Comme quoi c'est vachement rentable quand même d'investir là-dedans. Et puis, comme c'est dans l'actualité, parlons du patrimoine des responsables politiques, des élus. Oui ? Je mettrai fin à l'enrichissement de ces responsables politiques qui cumulent les émoluments comme certains cumulent les jetons de présence dans les conseils d'administration. Avec moi, ce sera terminé. On ne cumulera plus les émoluments. Dans les deux cas, ce sera terminé. Et il suffit de voir, parce que ça m'a interrogé quand même, et je vous invite à regarder le patrimoine des candidats à l'élection présidentielle. et de regarder leur parcours professionnel. Comment ils ont fait, ceux qui ont un patrimoine de plus de 1 million d'euros, et qu'ils n'ont jamais travaillé, et qui ont été élus toute leur vie ? C'est ça qui est anormal. Et bien avec moi, il n'y aura plus d'enrichissement en politique, comme nous, les communistes, nous reversons. Ce n'est pas chez nous qu'il faut aller regarder s'il y a de l'enrichissement. Et dans cet esprit, je mettrai fin au salaire à vie des présidents de la République. C'est populaire. Pourtant, vous n'êtes pas concernés, mais ça fait du bien. En fait, je ne me fais pas du tout de soucis pour le président actuel. Parce que s'il est battu, il retrouvera vite du travail dans une banque. Mais ce qui serait gonflé, c'est qu'il touche le salaire d'un banquier et un salaire de président de la République quand même. Vous voyez, il faut avoir des mesures comme ça aussi pour réconcilier les Français avec la politique. Et à ceux qui pourraient me dire que mon programme, hausse des salaires, investissement dans les services publics, coûte cher, moi je leur dis que ce qui coûte cher, c'est des cadeaux qui ont été faits aux plus riches. Ce qui coûte cher, c'est la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune. Ce qui coûte cher, ce sont les 100 milliards d'euros offerts par an aux multinationales et aux grandes fortunes. Ces 100 milliards d'euros par an qui manquent au budget de l'État depuis 5 ans à cause de ces cadeaux qui ont été faits aux grandes entreprises. Ce qui coûte cher... C'est la privatisation d'EDF et de GDF et nos factures qui s'envolent. Ce qui coûte cher, ça a été la privatisation de France Télécom. C'est la privatisation des autoroutes avec ces péages qui ne cessent d'augmenter. Ce qui coûte cher, c'est toutes les attaques contre la sécurité sociale et les déremboursements des médicaments qui fait que nos mutuelles n'arrêtent pas de s'envoler. C'est le libéralisme qui coûte cher. C'est le capitalisme qui coûte cher. C'est pour ça qu'on veut reprendre la main. Nous, sur l'économie, et mettre ces richesses au service de la population, au service de nos services publics. Ils ont tout privatisé. Même le foot, ils l'ont privatisé. Il y a des amateurs ici, je le sais. Quand je vois le prix des abonnements, rien que le prix des abonnements pour regarder les différentes compétitions. Alors que le foot c'est quand même un sport très populaire. Mais enfin avant, on regardait le foot en famille, avec les enfants, une bonne frite, une bonne bière, que pour les adultes. Et on regardait ça en famille, à la télévision, il y avait toujours un match diffusé en clair. Aujourd'hui c'est terminé, pour pouvoir regarder du foot, il faut au moins mettre 30 à 50 euros par mois. Quand est-ce que c'est populaire ? Ça coûte plus cher qu'une licence pour mettre son gamin à un club de foot. Et bien moi, avec ça, c'est terminé. Je ferai en sorte qu'il y ait au moins une diffusion en clair de chaque match, gratuit, pour toutes les grandes compétitions sportives, masculins et féminins. Vive VA, vive le Lost, vive l'Arcelance ! Bien pour tout le monde ! Je suis obligé ! Je suis obligé, je suis une habitude dans le Pas-de-Calais, j'habite à Saint-Amand-les-Eaux, je suis passé par l'île, bon... Vive tout le monde ! On est des pacifistes. Faut pas qu'on sorte à moi le couplet que c'est l'argent qui manque pour mettre en place ces réformes. Pas à nous. L'argent, on ira le chercher là où il est. Pour faire ça... Oui, je taxerai à la source les profits des multinationales avant qu'ils ne s'échappent vers les paradis fiscaux. Voilà la mesure claire et nette déposée à l'Assemblée nationale. Pour tout de suite s'attaquer à l'évasion fiscale. L'évasion fiscale, et nous avons mené des combats ensemble avec Raoul à la frontière belge, ça coûte à la France entre 80 et 100 milliards d'euros chaque année au budget de l'État. Et ils nous disent qu'il n'y a pas d'argent. Et qu'on ne vienne pas me parler, à moi, à nous, d'optimisation fiscale en faisant la différence avec la fraude fiscale. Parce que la différence entre la fraude fiscale... Et l'optimisation fiscale, c'est l'épaisseur d'un mur de prison. Alors pour moi, ils iront tous en prison. Ce combat contre la fraude et l'évasion fiscale, je continuerai de le mener avec acharnement. que dans ces derniers jours de cette élection présidentielle, on en parle beaucoup plus fortement. Je continuerai de mener ce combat avec toute la ténacité qu'il faut et avec tous les enseignements que m'ont donné Alain Bocquet et Eric Bocquet qui poursuit ce combat au Sénat. Merci à vous parce que vraiment là-dessus vous nous avez apporté beaucoup. Et je suis d'autant plus en rage contre la fraude et l'évasion fiscale que ceux qui la pratiquent sont les plus riches, sont les multinationales, ceux qui ont les moyens de se payer des avocats fiscalistes et qui leur permettent de faire transiter leur plus-value boursière au Luxembourg, comme je l'ai vu, et du Luxembourg, ça part aux îles Caïmans. Et ce qui me fout en rage, c'est que ces grandes boîtes peuvent le faire, mais les PME, les TPE, les commerçants, les exploitants agricoles, eux, ils payent tout rubis sur ongles. Et heureusement, je ne leur demande pas de faire l'évasion fiscale, surtout pas. Mais eux, dès qu'il manque un euro payé aux impôts, la patrouille vient. Et donc il faut maintenant remettre de la justice fiscale dans notre pays. que les gros payent gros et que les petits payent petit, y compris nos entreprises. Et c'est pour ça que je veux aider les petites entreprises, les aider à augmenter les salaires, les aider à investir, les aider à mettre en place l'égalité salariale femmes-hommes quand elle n'est pas mise en place. Il faut accompagner nos petites et moyennes entreprises, nos TPE qui sont bien souvent en première ligne et qui elles ne délocalisent pas. Elles ont besoin de notre soutien. Oui, nous les aiderons. D'abord nous baisserons les coûts de l'énergie, de l'électricité, du gaz. de l'essence. Et quand on voit ce que ça représente dans leur budget, c'est important. Nous protégerons les entreprises françaises de cette inflation sur les prix, avec notamment notre grand service public de l'énergie EDF-GDF, en investissant dans le nucléaire et dans les renouvelables. Mais nous voulons notre souveraineté énergétique aussi pour aider nos PME et nos TPE. C'est comme ça qu'on baissera leurs charges, leurs vraies charges de l'énergie. Accompagner les entreprises, c'est aussi baisser des charges financières qui pèsent sur elles, et notamment le coût des assurances qui ne cesse d'augmenter. Et puis quand on a besoin d'elles, comme pendant la pandémie, elles ne sont pas là pour prendre en charge les pertes d'exploitation. C'est la raison pour laquelle je nationaliserai une compagnie d'assurance, AXA, et je baisserai les cotisations d'assurance de nos entreprises. Et puis, comme les banques ne prêtent qu'aux riches et prêtent peu aux entreprises qui veulent investir, je nationaliserai la BNP et la Société Générale et comme ça nous accorderons des prêts bonifiés à ces entreprises. Enfin, il nous faut créer des emplois. Créer des emplois pas seulement dans les services publics, il faut le faire dans les services publics pour répondre à nos besoins. Mais nous avons besoin de réindustrialiser le pays. En même temps que nous augmentons les salaires, il faut aussi relocaliser les productions. Il faut imposer à des multinationales comme Renault, Peugeot, Alstom, Airbus de relocaliser leur activité en France et de faire travailler les PME et les travailleurs français. Allez donc parler aux salariés d'Alstom d'ici, de Petite Forêt et de Crépins que j'ai rencontrés il y a quelques jours. Il y a 3600 salariés qui travaillent dans ces deux sites d'Alstom aujourd'hui, avant Bombardier et Alstom, 3600 salariés répartis sur ces deux sites. Les carnets de commande de cette entreprise, de ces 3600 salariés, sont pleins. Ils ont du travail jusqu'en 2025-2026. Et pourtant, la direction continue toujours de privilégier la production dans des pays à bas coût comme la Tchéquie, la Pologne, l'Inde et le Bahreïn. Peu importe le coût social et le coût écologique que ça fait. Le coût social de ces délocalisations, c'est d'abord des pièces qui sont fabriquées en Tchéquie, en Pologne. Et le coût écologique, c'est que ces pièces, elles arrivent ensuite par camion. Elles traversent toute l'Europe pour arriver ici à Valenciennes. Des salariés m'ont raconté que des pièces de chaudronnerie sont arrivées d'Inde par bateau, qu'elles ont pris l'air marin et qu'elles sont arrivées rouillées. Il a fallu les refaire ici à Crépins. Pire, pour vous dire qu'on marche sur la tête, ils ont même dû affrêter un avion du Baraigne pour faire venir des pièces pour un coût de 155 000 euros le vol. Vous vous rendez compte ? Et ils viennent nous dire après à nous qu'il faut arrêter de prendre l'avion, qu'il ne faut plus prendre la voiture, qu'il ne faut faire que du vélo. Et ces grandes multinationales affrêtent des avions pour faire venir des pièces qui sont produites là-bas alors qu'on pourrait les produire en France. Eh bien moi je dis stop. Il faut relocaliser en France pour l'emploi, pour le climat. Ces pièces produites au Bahreïn étaient avant produites par une entreprise française, à Valenciennes, stratiforme. Donc pour vous dire qu'on a les savoir-faire, on a les machines, mais ils font le choix de... la réduction des coûts et de taper sur la masse salariale. Dans ce projet de société, pour nous, il y a le travail, l'industrie. Il y a une valeur centrale, ce travail que nous connaissons bien ici, dans notre belle terre du Nord-Pas-de-Calais. Cette valeur, ce travail, c'est notre bien le plus précieux qui a permis à notre pays de se redresser après le désastre des deux conflits mondiaux. Alors oui, je veux sincèrement, profondément promouvoir une France du travail, du travail pour tous, dans de bonnes conditions, avec un salaire digne. C'est une priorité absolue quand 6 millions de Français sont au chômage ou en sous-emploi. C'est comme cela, en investissant dans le travail, que nous investirons aussi dans la créativité humaine, que l'on répondra en même temps à l'urgence sociale et à l'urgence écologique. Car le travail, contrairement à ce que d'autres prétendent à longueur de journée, le travail, ce n'est pas un coût. Le travail ne doit pas être une variable d'ajustement. Le travail, c'est une richesse. Investir dans le travail, dans la formation... Investir dans l'école, dans les salaires, c'est investir dans une société qui répond à ses besoins, c'est investir dans le climat, c'est investir dans une société de justice et d'égalité. Quand je dis qu'il faut former et créer 500 000 postes de fonctionnaires en l'espace de 5 ans et de prendre le temps de le faire, c'est aussi de l'argent qui rentre dans les caisses de l'État. Ces 500 000 hommes et femmes qui vont avoir un salaire, une sécurité d'emploi et qui vont pouvoir eux aussi vivre dignement et faire tourner l'économie. Ce sont des métiers utiles et ce sont autant d'opportunités pour nos jeunes. Et par exemple, quand je dis qu'il nous faut mettre en place la retraite à 60 ans, c'est aussi permettre aux anciens... de se reposer après une vie cassée au travail, et c'est permettre surtout aux jeunes de pouvoir se former à leur côté et de trouver une place dans ces entreprises. La retraite à 60 ans, c'est une question de justice et de progrès social. C'est tellement important. Nous en avons les richesses pour pouvoir le mettre en œuvre. Et ils vont profiter de cette campagne où il y a si peu de débats pour... mettre en place cette retraite à 65 ans ? Ils osent faire ça ? Mais moi, j'invite le candidat Macron à aller poser des parpaings pendant un mois. Je l'invite à faire le travail d'une infirmière, le travail d'une aide à domicile pendant un mois. Et il verra l'état de son dos, l'état de ses mains. Et il verra s'il est capable de faire ça pendant 40 ans. En tout cas, pour nous, c'est non. Ce sera la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les métiers pénibles. Investir dans le travail. C'est former nos enfants à tous ces métiers qui sont si importants, et notamment ces métiers dans l'industrie, et qui nous manquent tant, comme les soudeurs, les électriciens, les mécanos. J'entends tellement de chefs d'entreprise qui me disent « on n'en trouve pas, on n'en trouve pas ». Ben oui, on n'en trouve pas, on n'en forme plus non plus. Ils étaient formés dans nos lycées techniques professionnels, ici à Valenciennes, au lycée Couteau, il y avait une filière chaudronnerie. Ils ont tout fermé, tout fermé. Maintenant, quand on en a besoin, ils sont formés à la demande, avec les CFA. dans ces instituts privés. Quel malheur ! C'est comme ça aussi qu'on a tué tous ces métiers d'industrie dont on a tant besoin. Eh bien moi, je veux recréer de belles et grandes filières de formation aux métiers de l'industrie, dans nos lycées, dans l'enseignement supérieur, et leur garantir et de bons salaires et de bonnes conditions de travail et la retraite à 60 ans. C'est comme ça qu'on va donner envie aux jeunes de s'investir dans ces métiers. Bien sûr, je pense aussi à tous ces métiers essentiels dans les services publics et notamment tous ces métiers du lien qu'il y a besoin de revaloriser, essentiellement occupés par des femmes, celles qui s'occupent de nos enfants, celles qui sont assistantes maternelles, celles qui sont auprès de nos anciens dans les EHPAD. Ce sont des métiers essentiels et il faut les sortir de la précarité et c'est pour ça que je propose la création d'une fonction. du lien pour protéger l'ensemble de ces professions. Elles sont plus d'un million à travailler là-dedans. Créons ce statut pour tous ces métiers du lien, pour tous ces métiers de l'humain. Mes chers amis, mes chers amis et mes chers camarades, mes chers camarades, mes chers amis. Nous sommes à moins de 30 jours maintenant du scrutin. Et comme l'a dit Alain, la campagne ne fait que commencer. Une nouvelle campagne commence. Nous avons ces quelques jours pour continuer de convaincre. Nous avons déjà fait beaucoup. Nous avons réussi à surprendre. Nous avons réussi à élargir les soutiens à notre campagne des jours heureux. Nous avons réussi à marquer des points et à convaincre. Nous avons réussi à convaincre des gens qui ne votaient plus, des gens qui s'abstenaient, des gens dégoûtés de la politique, des gens dégoûtés de la gauche. Nous avons vraiment réussi à faire en sorte qu'aujourd'hui nous sommes si nombreux et franchement, il y a un an, quand nous sommes partis en campagne, quasiment un an, nous n'aurions pas tous parié d'en être là aujourd'hui. Nous avons réussi à le faire. Mais il ne faut pas se contenter de tout ce que nous avons fait. Il faut qu'on aille plus loin. Et il faut que je vous dise que, bien sûr, ce n'est pas suffisant. C'est bien tout ce que nous avons fait. Mais il faut que l'on aille plus loin. Je suis un des candidats qui fait cette campagne. Pour la première fois à l'élection présidentielle, j'ai encore un déficit de notoriété important. Et donc il faut continuer à présenter ma candidature. Je suis un nouveau candidat, mais comme on dit, je gagne à être connu. Alors allons-y, allons-y. Il faut parler aux gens, il faut aller au porte-à-porte. Et on voit bien que quand on va taper au porte... Quand on va taper aux portes pour leur présenter notre programme, pas pour présenter Roussel, mais pour leur parler des jours heureux, qu'on arrive à illuminer des visages, qu'on arrive à faire rentrer un peu de bonheur dans les appartements, dans les maisons, alors allons-y. Il faut que l'on aille parler sur les marchés, aux portes des écoles, devant les entreprises, être présent, au porte-à-porte. Il faut continuer de convaincre jusqu'au bout. Parce que... Le résultat que nous ferons le 10 avril sera déterminant pour le 24 avril. Je vous dis ça parce que quand on part dans une élection présidentielle, et quand on se présente à une élection, quelle qu'elle soit d'ailleurs, on n'y va pas pour faire un tour au premier tour, on y va pour gagner. Et donc si je me présente à cette élection présidentielle avec votre soutien, c'est parce que nous avons une grande ambition pour le pays. Nous avons cette grande ambition pour le pays et nous voulons faire gagner nos idées. Nous voulons gagner l'élection présidentielle. Et il faut parler aux gens en ayant cette conviction ancrée en nous. Ne prenez pas de vacances entre le 10 et le 24 avril. On ne sait jamais. Un bonheur peut arriver. Alors soyez présents. Soyez présents. Il faut y croire, toujours y croire. Et le résultat que nous ferons au premier tour, et quel qu'en soit l'issue, sera important pour la suite. Parce que c'est une force. Quand vous votez au premier tour, vous ne votez pas pour éliminer quelqu'un. Au premier tour, vous votez pour quelqu'un. Vous votez pour des idées. Vous votez pour une personne en qui vous avez confiance. Vous votez pour celui ou celle dont vous vous sentez le plus proche. C'est un vote de choix. Et c'est celui-là qui doit compter pour le premier tour. Au premier tour, vous pouvez donner de la force à toutes les idées que je défends dans cette campagne que nous défendons ensemble. Donnez de la force à ces idées pour qu'ensuite, quel que soit le résultat, ces idées s'imposent dans le pays. Voter pour les jours heureux dès le premier tour, c'est voter pour ces idées. Et c'est voter pour la France que l'on veut. C'est voter aussi pour la personne en qui on a confiance. Alors au premier tour, plus vous me donnerez de la force, plus vous donnerez de la force aux jours heureux, plus nous nous donnerons collectivement de la force pour la suite, pour faire gagner cette France du travail, cette France de la bonne paye, cette République laïque, écologiste, féministe, démocratique que nous voulons. c'est faire gagner les jours heureux pour tous. Alors mes amis, jusqu'au bout, il faut y croire. Vive la France, vive la République, vive les jours heureux, tous ensemble.
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