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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonjour et merci d'être venus pour cette conférence de presse de lancement de notre livret sur les territoires de montagne. Peut-être commencer par vous dire dans quel cadre ça s'inscrit. Les écologistes, après des années où c'était compliqué parce qu'on avait moins de monde, moins de salariés, c'était un moment qui était difficile pour l'écologie, ont réamorcé un gros travail. doctrinales et programmatiques sur plein de sujets. On a d'ailleurs notre programme qui sort le 13 juillet avec plus de 500 propositions sur tous les sujets que vous pouvez imaginer. Mais parallèlement à cela, on a souhaité travailler sur des livrets thématiques. Donc on en a sorti un sur la solitude, on a un qui va sortir sur l'enfance, sur des sujets un peu transversaux, mais on a aussi tout un pan de travail territorial. puisqu'on revendique en tant qu'écologiste de s'intéresser non pas juste aux territoires dans leur globalité, mais à chacun d'entre eux, en souhaitant adresser des propositions dédiées à chaque type de territoire, parce que je pense que c'est... quelque chose que la gauche a déserté, et qu'on n'envoie pas le message à chaque Française et à chaque Français, on sait où tu es, on a une idée de la vie que tu mènes qui n'est pas la même ici que là-bas, et on va prendre en compte la spécificité de ton territoire, de tes problématiques, de tes besoins, de tes envies et de ton avenir. Donc on sort là le premier livret thématique territoriale sur la montagne, mais on en a d'autres en préparation sur le littoral, sur les ruralités, sur les territoires des d'outre-mer, sur les quartiers populaires, donc c'est un travail de longue haleine. et très ambitieux. Vous dire que ce livret Montagne, il sort dans un contexte très particulier, celui qu'on connaissait depuis longtemps, de montagne un peu en première ligne du changement climatique. On en parle dans l'introduction, mais il y a des événements récents qui ont montré à quel point ce qu'on imaginait pour bientôt se produisait en fait maintenant, et surprenait un peu plus chaque hiver et chaque été par une accélération. des phénomènes que tout le monde craignait et que peu quand même ont anticipé. Moi, pour la petite histoire, je devais être hier à Pralloyant-la-Vanoise, puisque j'ai eu la chance de découvrir le parc de la Vanoise depuis toute petite, très régulièrement. C'est comme ça que je suis devenue écologiste d'ailleurs, par les randonnées, par l'amour de la montagne, de ses écosystèmes, de ce qu'on y apprend. On voit quand même que là, on est dans un cadre particulier où tout le monde n'a pas la chance de le connaître. Mais moi, je sais que quand je viens, j'ai toujours du mal à repartir. C'est un truc qui m'appelle vraiment. Et donc, cette montagne, si on est là ici, c'est parce qu'on y tient qu'on veut la préserver. La petite actualité, c'est qu'hier, je devais aller rechercher mon fils qui, comme tous les étés, était en vacances là-bas et que je n'ai jamais pu arriver puisque la route est... Il est toujours là-bas. Il est toujours là-bas. Et puis manifestement, il est avec mes parents, en vacances avec ses cousins-cousines, comme la première semaine de chaque vacances d 'été, il est là-bas. Et là, c'est quand même assez inédit. de dire à cause de cet incendie et des blocs de pierre qui ont été projetés sur la route tu peux pas aller rechercher ton fils mais demain non plus, après demain non plus, après après demain non plus et ça pourrait durer jusque lundi voire mardi et encore ils ne sont pas sûrs donc c'est... On se rend compte que c'est quasiment des scénarios de science-fiction en réalité, avec du coup le dépôt d'une infirmière en hélicoptère pour prendre en compte les soins urgents à ceux qui en ont besoin, des ravitaillements d'alimentation, parce que le village avec une seule route est bloqué et coupé du monde, des gens qui rentrent de 3-4 jours de randonnée autour des tours des glaciers de la Vanoise, qui ont juste garé leur voiture sur un parking, qui n'ont aucun hébergement prévu, et à qui on explique qu'ils ne peuvent pas repartir, donc qu'ils peuvent éventuellement fuir. à pied en repassant de l'autre côté de la montagne, mais leur voiture va rester là. Donc c'est vraiment des scénarios... Un peu comme des scénarios catastrophes ou d'anticipation, où tout d'un coup, il y a des choses qui arrivent, où tout le monde est un peu pris au dépourvu et se mobilise en urgence pour trouver des solutions. Et pour le coup, c'est ça aujourd'hui, hier après l'Oignan-Lavanoise, mais je suis à 10 lundi, c'est prévu depuis des mois, que je sois le 13 juillet dans la Drôme. Vous avez vu que dans le 10 ois, ça brûle aussi et qu'il n'y a pas le matériel pour éteindre cet incendie. En fait, on commence à expliquer aux gens que l'incendie s'arrêtera quand la forêt aura fini de brûler, en réalité, parce que les Canadaires qui auraient pu être là... sont en Corse où ça a l'air d'être encore plus préoccupant et donc on est dans un moment de l'histoire où on ne parle plus de préserver la planète pendant 50 ans, on parle de protéger. nos territoires et leurs habitants maintenant. Et donc ça doit tout nous interpeller. Et notre présence à Tignes, où on nous a conseillé de venir, et les gens qui ont conseillé ça ont eu raison, puisqu'on vient de discuter du projet Tignes 2050, dont je dois dire qu'on a été assez impressionnés, parce que c'est un projet qui, outre qu'il est avant-gardiste et lucide par rapport à plein d'autres choses qu'on peut entendre sur les territoires de montagne, il est par ailleurs très très courageux. Courageux parce qu'avant-gardiste, quand tu explores en premier ces chemins-là, tu dois tout créer, tout inventer. Et courageux parce qu'ils sont quand même sortis d'une DSP avec la compagnie des Alpes et ils ont créé de toutes pièces une structure pour anticiper ce que pouvait être la montagne de demain, y compris en termes de risque économique, d'ingénierie, de mobilisation financière, d'aller trouver cet argent. C'est un pari très très audacieux. Et donc ils expérimentent aujourd'hui, défrichent un sentier que demain, beaucoup d'autres stations devront emprunter. Ils ont tout notre soutien pour ça. Donc on est là pour vous présenter ce que l'on propose pour la montagne avec nos deux experts que je remercie beaucoup parce qu'ils ont énormément contribué et coordonné ce projet. Et donc on commence par toi, Guillaume, si j'ai bien compris.
C'est ça, moi je peux poursuivre déjà peut-être deux mots effectivement pour revenir sur ce que disait Marine, je pense qu'on est... La question, le sujet du réchauffement climatique et de l'impact de ce réchauffement climatique, hélas, on le voit de manière très dure en fait. On l'a vu avec la canicule, on le voit avec les incendies et la nécessité de prévoir, d'anticiper ce que tu disais sur la question des Canadair. On s'est battus il y a trois ans pour avoir deux Canadair supplémentaires. Une annonce du président de la République, aujourd'hui on sait qu'ils arriveront peut-être qu'en 2028. Donc la question en tout cas de la... prévision de l'anticipation dans nos politiques publiques elle est plus que plus que prégnante et donc ça rejoint aussi ces sujets de notamment sur les sujets de la montagne puisque on sait que ce réchauffement climatique et on le voit il est deux fois plus impactant qu'ailleurs parce que le réchauffement climatique en montagne il est beaucoup plus fort il a un impact aussi beaucoup plus fort on voit sur la question tout simplement des des stations de ski de moyenne altitude qui sont déjà dans un questionnement et dans une réalité de comment faire, comment faire quand on n'a pas de neige, quand on a moins de neige, quand on a une neige épisodique. Donc déjà ces éléments-là sont réels, ont des impacts. Une station qui ferme, oui, c'est quelque chose de très compliqué, c'est un territoire qui peut derrière se fermer. Donc encore une fois, l'anticipation, les politiques publiques qu'on peut mettre en place autour de ça. On voit aussi en termes de risque, je vais me rendre lundi prochain, j'y suis déjà allé à plusieurs reprises, mais à la rencontre à la fois du nouveau maire de la Bérarde, de Saint-Christophe-en-Oisan et de l'ancien maire, et notamment l'ancien maire qui sort d'un burn-out. Parce que l'impact de ce qui s'est passé à la Bérarde, justement de la fonte d'un glacier, d'un village qui se fait totalement emporter, c'est pour des élus gérés de l'humain, gérés des gens avec qui on va dire vous ne pourrez peut-être pas... pu habiter ici. Ça, ça se fait pas comme ça, ça se fait pas en claquant des doigts. Ça demande de l'accompagnement, ça demande de... Oui, vraiment de l'humain et de l'écoute pour essayer de trouver un chemin, pour essayer de comprendre collectivement, parce qu'on n'a pas forcément la solution à tout. Et moi, ce que je vois derrière ça, c'est aussi des élus qui sont seuls et à qui il faut soutenir, il faut réfléchir avec eux pour essayer de trouver des solutions. Et c'est un peu ce qu'on voit très clairement ici avec la rencontre qu'on a eue avec les élus de Tignes. Je dirais que ça fait plaisir en fait, parce que oui, on est face à un... un mur, on est face à quelque chose de complexe. La meilleure solution quand on est face à quelque chose de complexe, c'est de prendre les devants, c'est de réfléchir et c'est de mettre du collectif, c'est de mettre de la démocratie. Et c'est exactement ce qu'ils ont fait en fait avec un plan à 2050, de regarder un petit peu plus loin que le bout de son nez et de se dire en fait, nous on veut vivre sur nos territoires, on veut vivre en montagne, et bien qu'est-ce qu'on met en place pour pouvoir vivre encore, même de meilleure manière, en 2050 et encore après. Donc c'est tout ce qu'ils ont pu mettre en place. Je pense qu'il y a des notions montagnardes qui sont fortes. Il y a la question de l'humilité. Et je pense que quand on aborde ces sujets-là, il faut de l'humilité. Il faut de l'humilité parce que moi je ne prétends pas, on ne prétend pas avoir réponse à tout, parce qu'on est face à des sujets très très complexes. Et donc il faut de l'humilité, il faut de l'écoute, il faut s'imprégner justement de ce que nous disent aussi les gens qui habitent ces territoires, les élus qui travaillent sur ces territoires. Et humilité, ça ne veut pas dire qu'ensuite on n'agit pas. Mais je pense qu'il faut aborder ces sujets-là avec humilité. Ensuite, je pense qu'il y a un autre sujet montagnard, c'est le renoncement. La question du renoncement en montagne, quand on renonce, ce n'est pas un abandon. C'est juste parfois de se dire que ce n'est peut-être pas le bon chemin. c'est peut-être pas par là qu'il fallait passer, et donc il faut peut-être contourner, il faut peut-être faire autrement, il faut peut-être se poser un moment, et écouter les autres, et écouter ceux qui viennent de redescendre, et pour dire, ben non, en fait, c'était pas le bon chemin, et donc il faut que collectivement, on réfléchisse à d'autres passages. Ça, je pense que c'est aussi une notion forte et importante. Et puis la troisième, c'est la solidarité, c'est le collectif. Oui, en montagne, on a besoin d'être solidaires, on a besoin de compter sur l'autre, on a besoin de compter sur les autres, on a besoin de faire du collectif, et donc... l'intelligence collective et c'est ce qu'on voit à travers ce qu'à ce qu'a fait notamment king c'est en gros mettre tout le monde autour de la table réfléchir collectivement ne pas se cacher des vraies problématiques au contraire les maîtres clic très clairement c'est ce que nous disait un des adjoints qu'on a qu'on a rencontré élus le premier adjoint on vous
dira pas on vous dira Mais on ne veut pas leur nuire, donc on ne dit rien.
Mais en fait, la question... C
'est
de toute façon, dans ce qu'ils ont fait, c'est de dire qu'en fait, oui, il y a des problématiques. Un glacier qu'ils font, qu'est-ce qu'on fait ? Ben oui, ils font. On sait que dans 10, dans 20 ans, il aura disparu. Est-ce qu'on se voit de la face ? Est-ce qu'on se dit qu'on va le couvrir de canon à neige et essayer de le faire perdurer ? Avec l'impact que ça va avoir sur les ressources en eau ? Ou est-ce que... On réfléchit autrement et je pense que c'est en posant les sujets comme ça qu'on peut avancer. En fait, la mesure phare, c'est la démarche, c'est le collectif. C'est de se projeter à 2050 pour mieux vivre après et pour laisser quelque chose à nos enfants qui soit viable.
C'est d'écrire concrètement que le glacier dans 20 ans n'existera plus.
Ce qui sera peut-être dans 10 ans d'ailleurs. D'appréhender le renoncement, c'est justement de se dire... Tout
le monde le sait que les glaciers existent.
Tout le monde le sait. On nous a longtemps dit, mais non, ça n'arrivera pas. Et deuxièmement, c'est quelle réaction on a par rapport à ça. Parce que derrière un glacier qui va disparaître, il y a aussi tout un écosystème. C'est-à-dire qu'on ne passe pas d'une phase A à une phase B. Du coup, il y a tout un écosystème. Comment on protège aussi ces espaces-là ? Qu'est-ce qu'on en fait pour l'avenir ? Et donc, on sait qu'il y a beaucoup de collectivités. Boursin-Maurice a réfléchi justement aussi sur l'avenir de ces glaciers. Et justement, encore une fois, d'une manière démocratique, en mettant tout le monde autour de la table pour se dire quel type de protection on va apporter. Et puis je voudrais, avant d'aller sur les propositions, sur l'actualité législative, puisqu'on a eu quand même sur le sujet montagne deux éléments assez forts. A la fois la loi montagne, qui a été votée au Sénat. C'est un texte avec le groupe écologiste et de solidarité territoire, et de la même manière à l'Assemblée nationale. On n'a pas été favorable et on n'a pas voté favorablement. Pas parce qu'on n'est pas d'accord avec la montagne, parce que souvent c'est un peu ce reproche-là. Il y a un texte sur la montagne. doit obligatoirement le voter et être d'accord avec ce qu'il peut y avoir dedans. Non, ce n'est pas tout à fait ça. Je pense que c'est un texte qui a été fait très rapidement, qui aurait nécessité une vraie réflexion. Parce que la loi Montagne, j'ai rencontré un préfet qui nous disait, la loi Montagne, 40 ans, 1986, c'est une loi cathédrale. C'est une loi cathédrale, il l'a comparée à la loi 1905. aborder ce texte-là avec une main tremblante, comme disait Montesquieu, parce que c'est une loi d'équilibre. C'est une des premières lois écologistes qui a fait justement la préservation de nos territoires, courageuse politiquement. Parce que de dire à un moment donné, attention, notre développement, le développement de nos montagnes, si on ne le régule pas, si on n'y prend pas soin, si on ne met pas des textes justement et donc des contraintes, on risque de le payer plus tard parce qu'on risque de défigurer nos paysages, de défigurer la nature même de ce qu'est la montagne. Et le bilan au bout de 40 ans, c'est de voir que cette loi, elle a fonctionné, elle a marché. Parce que c'est aujourd'hui pour ça aussi qu'on a des territoires qui sont vivables, qui sont agréables et donc du coup qui sont attractifs. Et je le dis parce que dans cette loi, on a eu un biais très fort avec l'ambiance actuelle de simplification. Il faut simplifier, simplifier, simplifier. Sauf qu'on vit dans un monde complexe. La montagne est un monde complexe. simplifier. Maintenant, les contraintes, c'est justement parce qu'il y a eu ces contraintes-là dans cette loi montagne, les contraintes en termes d'urbanisme, qu'on a justement des paysages, des villages qui sont attractifs. Et si on le compare à d'autres pays, on pourrait faire la même comparaison avec la loi littorale. La France a été, et heureusement, et c'est pour ça d'ailleurs qu'on est le pays qui ayant le plus de tourisme, c'est pas pour rien, c'est parce que ça a été pris. Donc je pense que c'est un texte, et en tout cas une vision qu'il faut absolument préserver, et c'est un peu ce qu'on retrouve d'ailleurs dans l'ensemble de nos propositions, c'est plutôt de conforter, et à partir de ce texte, et ce qui manque totalement dans le texte qui a été présenté à l'Assemblée nationale et au Sénat, c'est une dimension d'il y a 40 ans qui n'existait pas, c'est la question du réchauffement climatique en fait, alors qu'il n'existait pas. Il y a 40 ans, il y avait déjà des réflexions. Mais là, aujourd'hui, on doit renforcer ce texte-là justement sur comment préparer ces territoires en termes d'adaptation au réchauffement climatique. Ça revient à ce que je disais sur la Bérarde, mais ça revient aussi sur tout simplement la question aussi de protection des populations, d'assurance aussi, puisque déplacer des gens, la question aussi des déplacés climatiques va se poser. qui peut être aussi de l'attractivité pour ces territoires-là, parce que le fait de la montagne comme refuge, moi je le vois par exemple sur le Vercors, aujourd'hui l'été, à Grenoble à 40-42 degrés, ça devient difficile. Donc des populations qui montent, des populations qui réfléchissent à habiter dans ces territoires-là, et donc ça pose la question aussi du rééquilibrage de ces territoires, ça pose la question du lien avec la ville et les montagnes aussi. sur apprendre peut-être à mieux se connaître. Ça passe aussi sur la question des vacances aussi, la question des colonies de vacances, du lien qu'on peut faire entre les enfants et la montagne. C'est tous ces aspects-là en fait que l'on doit avancer et qui vont bien au-delà en fait. de la question, je dirais tout simplement touristique, de la question du ski, parce que derrière aussi, et c'est dans nos propositions, il y a aussi tout ce qui est service public, question de mobilité. On fait par exemple une proposition, on a beaucoup parlé des Maisons France Service, qui ont été là pour pallier justement au départ des services publics décidés par l'État. On fait une proposition notamment de Maisons France Service, parce qu'en secteur de montagne, on est plus loin des services publics, de tous les services publics, et donc on a encore plus besoin de présence humaine, de présence des différents services et de l'administration, et donc de faire en sorte que ces pôles de services publics soient beaucoup plus renforcés dans ces secteurs de montagne. On pourrait décliner ça également sur la santé, pour avoir un service de santé adapté à moins de 20 km, ou plutôt moins de 20 minutes, puisqu'on parle plutôt en temps, en montagne, qu'en kilomètres. C'est ce genre d'éléments, en tout cas, sur lesquels on doit avoir à la fois cette spécification liée à un territoire qui est très spécifique. mais aussi de dire que c'est des territoires sur lesquels on doit avoir toute l'attention, toute l'attention des services publics, toute l'attention de l'État, et que parfois il faut mettre plus, mais aussi dans l'autre sens, parce que c'est aussi des territoires, et on le voit encore, je finirai là-dessus avec ce que fait Tigne, c'est des territoires d'imagination, des territoires qui vont apporter aussi des solutions, et donc c 'est aussi le lien qu'on peut avoir avec les collectivités, avec les élus, pour leur donner, leur laisser la confiance, leur permettre justement d'innover. d'avancer justement sur des initiatives et certainement qui permettront peut-être à d'autres territoires de s'en emparer. Donc voilà, c'est l'ensemble de cette réflexion en tout cas que l'on souhaite mener. Peut-être je laisse la suite pour parler un peu plus peut-être dans le détail des propositions.
Et peut-être juste ajouter que ce que tu dis sur l'accès aux services publics et à la santé, c'est très… convergent et cohérent avec ce qu'on a proposé dans le livret solitude où on montre bien qu'en fait la solitude donc un français sur quatre qui se sent seul est très lié quand même au territoire où on habite pas que mais voilà et que le recul des services publics joue beaucoup et une des propositions globales qu'on a pour les territoires c'est d'alerter sur le fait qu'aujourd'hui on paye les mêmes impôts sur le revenu ou les mêmes cotisations sociales c'est les mêmes grilles et pour tout le territoire sauf que ici on paye les mêmes cotisations sociales mais on n'a pas le même accès à la santé que on paye les mêmes impôts sur le revenu mais qu'on a on n'a pas le même accès aux services publics. Et donc il y a une forme de redistribution territoriale inversée, où en fait, quand on habite sur des territoires plus difficiles, en plus, en réalité, on a de retour sur les impôts que l'on paye sur ces sujets-là, par exemple, mais pas que. JB, c'est à toi. Et peut-être tu te présentes toi aussi. Donc
Jean-Baptiste Pejon, je suis membre de la Direction nationale des écologies. Je suis élu en Ile-de-France et j'ai aussi été, moi je suis originaire du massif du Sensi, donc d'un massif central. Et j'ai exercé pendant dix ans comme accompagnateur en montagne, partout en France. Toujours encadrant au club alpin français, différentes activités, notamment l'alpinisme. Et je suis aussi auteur au niveau de randonnée. Donc voilà, ça c'est mon attache à la montagne. et pour dire donc nous chez les écologistes effectivement depuis les années 70 vous le savez on alerte évidemment sur les dangers sur nos ressources en eau sur le réchauffement climatique sur l'effondrement de la biodiversité et en fait à la fois le temps avançant et malheureusement nous donne raison et d'ailleurs plus que jamais en fait on voit tous les jours l'actualité autour de la canicule et sans cesser de rappeler que ces écologistes ont alerté quand même autour de ça donc on n'est pas des fêtistes et en fait c'est pas pour en tirer des médailles et la gloire mais plutôt de se dire bah en fait non seulement on le savait on l'avait dit mais aussi On veut convaincre tout le monde maintenant qu'il faut agir et donc pour ça on propose un plan. Ce plan concerne la montagne parce que la montagne est un territoire qui est premièrement affecté. Le changement climatique et le réchauffement climatique particulièrement fera plus durement les territoires de montagne et notamment les glaciers alpins. Donc on sait que d'ici 10-20 ans, on va avoir une disparition de ces glaciers. Ce qui est dramatique, ce n'est pas seulement pour l'activité de ski, c'est aussi parce que c'est le château d'eau français. Et donc évidemment, c'est sur ces ressources en eau. On va se poser la question, on en a parlé à Tignes, 60% de la ressource en eau vient du glacier. Donc on va quand même avoir une question dramatique qu'il va falloir aborder sereinement et avec des données scientifiques, objectivées. Et je pense qu'il va demander aussi une forme de concorde nationale sur tout ça. Donc dès maintenant, ce qu'on propose déjà sur cet aspect... Glaciers, c'est évidemment de pouvoir les préserver. Donc pour ça, nous, ce qu'on demande, c'est de donner une nature juridique aux glaciers. C'est ce qu'on demande aussi sur nos grands lacs, nos grandes cours d'eau, puisque aujourd'hui, il faut pouvoir, au nom de cette nature, pouvoir avoir des recours juridiques pour éviter qu'on ait une atteinte grave à ces espaces naturels, à ces ressources en eau, qui aujourd'hui ne peuvent pas se défendre avec des projets qui, à notre avis, sont d'un autre temps. C'est ce qu'on voit par exemple sur le glacier de la Girose à la Grave. on doit pouvoir avoir une réflexion aussi évidemment sur l'évolution du ski donc cette évolution du ski nous on le propose à travers un fonds de péréquation entre grosses et petites stations aujourd'hui on a plus de 200 enfin un peu moins pardon de 200 stations qui ont fermé en France et donc il faut quand même petit à petit qu'on les adapte parce qu'en fait une station qui ferme sur un territoire c'est potentiellement tout un bassin de vie qui à la fois se ferment parce qu'une nature va reprendre ses droits, on n'aura plus d'activité pour garder les milieux ouverts, mais c'est aussi évidemment des emplois, une population qui disparaît, qui n'a plus d'activité économique. Et donc tout ça, en fait, on doit se poser la question, parce que ça concerne évidemment tous les territoires français où il y a pu y avoir ces activités autour des domaines skiables. Et j'en parle en conscience que dans le Massif central, on est particulièrement touché en moyenne altitude par ça. c'est aussi penser aujourd'hui la compagnie des alpes c'est une compagnie où le premier actionnaire est la caisse des dépôts et donc en fait comment nous donc par l'état donc on peut reprendre aujourd'hui du pouvoir d'agir sur des acteurs aussi gros que la compagnie des alpes et comment on peut les entraîner à aller vers un tourisme donc à l'année qui doit être plus responsable et pas seulement concentré évidemment sur l'exploitation du ski et puis évidemment tout ça ça passe aussi par amener à la transition montagne par l'évolution des métiers l'évolution des pratiques alors les pratiques elles ont déjà évolué puisque depuis 2018 on a plus 30% de pratiquants par exemple dans la randonnée première activité donc des français et des françaises et donc aujourd'hui ces pratiques il faut pouvoir les accompagner les encadrer donc c'est-à-dire se reposer évidemment sur les cadres d'État, donc les accompagnateurs en montagne, tous les centres d'activité, les fédérations comme la FFME ou le Club Alpin français, qui vont permettre de sensibiliser, accompagner les jeunes générations, mais aussi celles qui s'y mettent, donc à préserver la montagne, à y aller en sécurité, et puis aussi par des moyens pour financer les refuges, pour les améliorer, améliorer leurs capacités, pour préserver aussi les chemins, et puis aussi les acteurs de médiation et de préservation des territoires. parcs naturels régionaux. Aujourd'hui on a des PNR qui ont été quand même délégitimés pour certains dans leur rôle, n'ont pas été augmentés, sont en déficit sur leurs moyens et donc ça évidemment on doit. Comment ? Ils dépendent des régions. Ils dépendent des régions. Mais aujourd'hui, on doit quand même pouvoir agir sur le rôle qu'ils ont, les compétences qu'ils ont. Parce qu'aujourd'hui, effectivement, c'est des acteurs qui agissent sur les activités pastorales, sur le maintien des milieux ouverts, sur l'entretien des semains. Et puis après, sur le niveau national direct, c'est les réserves naturelles, c'est liens sur les zones naturelles à 2000 qui sont européennes. Donc c'est tout ça, évidemment, qu'il faut penser. La transition sur les métiers, c'est un meilleur financement sur les formations, les formations de transition. Donc avec l'École nationale des métiers de montagne, mais aussi sur les activités pour financer. activités. autour des métiers de l'agriculture, autour des métiers du pastoralisme, de la civiculture. Donc c'est tout ça aujourd'hui qu'il faut penser pour donner un avenir aux gens qui habitent et qui veulent vivre en montagne. Donc ça passe aussi par offrir de la mobilité. Donc on a un peu dit aujourd'hui, il y a des territoires où on peut améliorer évidemment l'offre ferroviaire, où on doit développer une offre aussi alternative de mobilité active aussi du vélo. Mais on doit aussi penser de nouvelles formes de mobilité pour offrir à la population. à l'année, donc des conditions de vie qui soient pérennes. Et ça passe, là on le voit ici par le logement aussi, où on a de grosses difficultés à se loger sur certains territoires de montagne, parce que c'est devenu totalement inaccessible, alors qu'on a un enjeu à avoir des gens qui habitent à l'année sur ces territoires. Donc pour vous dire, c'est un petit peu tout cet ensemble de choses et de propositions qu'on trouve aujourd'hui dans notre livret montagne, qui évidemment, comme tous nos livrets à vocation à être toujours améliorés, et qui est mis au débat, mais tout... dans une amélioration continue c'est la démarche aussi qu'on produit autour de ça mais qui aujourd'hui vient quand même apporter un constat un bilan et puis j'oublierai une chose parce que évidemment on a mis beaucoup d'éléments qu'on a avancé sur la situation catastrophique qu'on vit en ce moment, et notamment sur les grands incendies. Parce qu'on avait des promesses engagées de la part de l'État sur la mise à disposition de Canadair, notamment pour le Diwa, qui finalement ont été remobilisés ailleurs. Donc on a clairement un défaut aujourd'hui de l'État qui n'a pas rempli sa fonction et qui aujourd'hui n'est pas à disposition. Qui doit choisir
la zone qu'on va sauver dans ces cas-là.
On a aussi aujourd'hui délégitimé le rôle de l'ONF, qui a perdu 40% de ses effectifs en 20 ans. moins bien entretenir les forêts françaises et bien ça se retrouve directement quand on a des énormes incendies qui se déclarent donc notamment sur le territoire de montagne et donc c'est tout ça aujourd'hui effectivement qu'on a pensé dans ces situations d'urgence je pense aussi donc au phénomène d'aucun caractère exceptionnel mais d'effondrement la dente crolière le secteur du charmeuse donc à Chamonix aussi qui s'y effondrait du grand charmeuse hier qui s'est effondré je crois que c'était hier c'est ça Monsieur, il se
passe tellement de choses. Il se passe tellement de choses et cool. Il y
a eu un nouvel éboulement. hier, et qui a été couvert par le dauphiné libéré. C'est une autre hybride. En fait, il y en a tellement. C'est ça. Voilà, mais il y en a tellement, mais donc ça pose aussi une question de la montagne, évidemment, est vivante, va complètement évoluer, va complètement être transformée, et donc comment aujourd'hui on s'y adapte, comment en fait aujourd'hui, donc on accompagne tout ça, puisque Guillaume l'a dit, c'est évidemment ce qu'on a vécu il y a deux ans à la Bérarde, c'est ce qu'a vécu le village de Blitön en Suisse, donc qui était complètement ravagé. Mais c'est ce qui va arriver à d'autres endroits. Et donc tout ça, en fait, on ne peut pas juste dire on va le subir sans s'y préparer et sans s'adapter pour la suite. Et donc c'est un peu tout ça que propose aujourd'hui le plan des écologistes qu'on vous soumet et qui aujourd'hui répond plus que jamais aux enjeux essentiels liés à la montagne. Évidemment, c'est un plan national pour la présidentielle et pour la suite. C'est dans l'introduction. Alors, il y avait
déjà des incendies avant la semaine dernière. On travaille déjà dessus. voit bien que chaque été, ça devient un sujet récurrent. Il y a beaucoup de
propositions. Si vous devez en sélectionner, allez, 4-5 phares, on va dire. Je vais juste te dire quand même sur le plan, la demande des deux Canadair pour le Diois, ça a été formulé par notre députée Marie Pochon déjà l'an dernier, et c'était déjà un engagement qui n'a pas été respecté. Les propositions sur un objectif de 40 000 nouveaux soldats du feu et 10 000 camions citernes pour les feux de forêt, c'était proposé par notre parlementaire aussi Sandra Régol. Donc vous voyez, ce n'est pas quelque chose juste qu'on a posé comme ça. Ce sont des choses qui sont portées par nos parlementaires au quotidien. Et sur l'ONF, chaque salon
des maires,
on
est à leur côté. en soutien moral déjà, mais ces baisses d'effectifs, on les a dénoncées à chaque étape.
Exactement. Et si on doit retenir quelques-unes, je pense que le fonds de péréquation aujourd'hui pour permettre une adaptation. Une mesure du rapport à la Cour des comptes il y a deux ans. Tout à fait, mais portée aussi par les écologistes, notamment au Sénat. James l'a dit sur les maisons de montagne, il y a aussi sur évidemment la rénovation des refuges, sur le plan de financement aussi pour les formations des métiers de la montagne, de tous les métiers d'agriculture, du pastoralisme, tout ça c'est des éléments qui n'étaient pas forcément. Faire évoluer la mission de la Compagnie des Alpes, je pense qu'il n'y a pas grand monde aujourd'hui qui l'a abordé et que nous on le pose aujourd'hui dans le débat. La Compagnie des Alpes, ça fait quand même 20 ans qu'ils sont dans les parcs de loisirs. Oui, mais ce n'est pas tout à fait à cette évolution-là. Ce n'est pas tout à fait sur l'évolution du Parc Estérix, ce qu'elles ont pensé, ou du Musée Grévin. Mais effectivement...
mais ils ont perdu ici.
Oui, mais ils sont allés vers les stations. Je pense que beaucoup de stations s'interrogent.
Ils commencent à réfléchir
aussi. Ce que je comprends quand
même de ces débats-là, c'est les stations qui font le choix à temps pour être libres de leurs choix et les stations qui font le choix trop tard et qui sont en fait contraintes financières parce qu'ils ont une certaine emprise quand même.
j'avais peut-être sur, dans les propositions en tout cas, sur le sujet pastoralisme, agriculture, on a vu avec la loi d'urgence agricole qui est on va dire une catastrophe. Je ne parlerai même pas du sujet de l'eau, du sujet des pesticides, qui est alors pour le coup une catastrophe terrible et en plus qui crée un... une vraie clivage qui est souhaitable pour personne entre les agriculteurs et le reste du monde. Et ça, c'est terrible. Mais au-delà de ça, c'est l'orientation globale. Qu'est-ce qu'il y a à travers cette loi d'urgence agricole ? Et c'est dans les mots de la ministre de l'Agriculture. C'est de dire, en fait, sans agrandissement, il n'y a plus d'agriculture. Et donc, le seul créneau, ça serait de s'agrandir, de s'agrandir. Et donc notamment la fameuse ferme France où il n'y aurait qu'un seul modèle, qu'une seule ferme. Si on fait ça, si on raisonne comme ça, c'est la fin de l'agriculture de montagne. Parce que l'agriculture de montagne, elle est spécifique. Agrandir, ça ne marchera jamais. Parce qu'agrandir dans un secteur de montagne où on est isolé, non, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas. Parce qu'on a des distances qui sont plus importantes. Et oui, si on veut une agriculture de montagne, il faudra la soutenir. Parce que l'agriculture de montagne en tant que telle... Si on parle juste compétitivité, elle ne sera jamais compétitive avec l'agriculture dans la Beauce ou en Australie ou ailleurs. Donc il y a la nécessité de la soutenir parce qu'elle apporte aussi un intérêt écologique en termes de biodiversité, d'ouverture des espaces, en lien aussi avec l'activité ski parce que si les pâturages ne sont pas… Voilà, on n'a plus… Et donc il y a vraiment ce sujet-là. Sur les traités de libre-échange notamment, on a quand même… parce qu'on parle beaucoup du Mercosur, etc. On a quand même validé un traité de libre-échange avec l'Australie qui va faire rentrer 30 000 tonnes d'auvins sur le territoire. Tout ça, c'est des choses qui s'attaquent justement directement au pastoralisme. Et donc, je pense que là, on a pas mal de propositions sur... Alors, il y a des propositions qui sont au niveau législatif, mais il y a des propositions au niveau européen. C'est la question de la PAC, par exemple. Très clairement, si on n'a pas une PAC spécifique pour les territoires de montagne, et notamment sortir... de la PAC à la surface et plutôt à l'individu. Un aspect, on a beaucoup travaillé par exemple sur les métiers d'herboristerie. Les herboristes, on s'en aperçoit peut-être pas forcément, mais c'est une activité qu'on retrouve beaucoup en montagne parce que c'est des petites surfaces. Il y a des cueilleurs par exemple aussi, qui est plutôt lucrative, en tout cas qui permet d'avoir une activité locale. Par exemple, un herboriste qui a un hectare, zéro de PAC. Alors qu'il fait vivre sa famille, il fait vivre un territoire. Si on prend quelqu'un qui a 100 hectares de céréales, il va avoir 20 000, voire 30 000 euros de packs. Donc ça, ce n'est pas acceptable. On a la même chose avec les maraîchers. Ils ont un forfait à 1 500 euros, ce qui n'est pas non plus totalement acceptable. Mais on voit que là, on a des réorientations à faire si justement on veut soutenir notre agriculture de montagne. Le sujet aussi du loup et des prédateurs et la difficulté des éleveurs par rapport à la présence du loup. Et là, on a clairement des divergences d'approche. Pas dans le sens, l'impact pour des éleveurs face au loup, il est considérable. Ça change leur manière de fonctionner. Quand il y a une attaque, c'est quelque chose qui est très dur. Mais soit on dit... Et en gros, on n'a pas de solution. Et on dit, on va vous donner des fusils et puis vous allez pouvoir tirer dessus. Ce que la plupart des éleveurs ne veulent pas, en fait, parce que ce n'est pas leur métier et qu'ils ne veulent pas avoir un fusil entre les mains. Tout en disant, il faudra garder une population viable, donc des loups. Donc, si on part de ce principe-là, s'il y a des loups, il y aura des attaques. Et donc, en fait, notre vraie réflexion, c'est comment on soutient les éleveurs, comment on leur apporte des solutions. C'est ce qu'on a fait, par exemple, sur le sujet de... de l'encadrement juridique notamment sur les chaînes de protection pour que à la fois les maires et à la fois les éleveurs soient on va dire moins embêtés sur les questions de responsabilité et d'assurance pour faire en sorte que quand ils ont mis tout en place, même s'il y a une attaque, leur responsabilité soit dégagée. Ça, c'est des choses qui étaient demandées très fortement. Ça fait partie des amendements qu'on avait déposés et qui sont passés. On propose par exemple aussi une réserve opérationnelle parce qu'on sait que des éleveurs, on a besoin de... de gens en fait, pour protéger, pour aider justement sur la protection pastorale. Ça existe déjà.
Ça existe déjà
ce que j'allais dire, ça existe déjà avec Férus, sauf que là c'est des associations, de se dire pourquoi on ne ferait pas une réserve opérationnelle, comme ça peut se faire avec la gendarmerie, avec les pompiers, qui soit du coup officialisé, encadré, avec de la formation, qui permet que des bonnes volontés puissent s'inscrire et puissent venir, et en plus ça crée un vrai lien entre justement ruralité, montagne, zone urbaine ou autre. Donc voilà, ça c'est des propositions, et moi ce que je constate, on l'a vu dans la loi du renseignement agricole. C'est qu'en face, on a zéro proposition. À part prenez un fusil et tirez dessus, zéro proposition. Et en réalité, ce n'est pas ce que demandent les éleveurs. Ce qu'ils veulent, c'est de l'accompagnement, c'est de savoir comment ils vont être aidés, c'est de savoir comment faire quand ils ont une attaque. Donc, ça fait partie de ces choses-là. Et puis, un autre aspect que, pour finir, j'ai été du coup président de la mission d'information sur l'évaluation de la loi montagne et loi littorale. On a eu des divergences au final. Je n'ai pas signé le rapport parce qu'on a eu quelques petites divergences, mais c'est parce qu'on sait à peu près où on va. Mais les divergences, elles ont été quoi ? Elles ont été sur l'artification des sols, c'est-à-dire de dire l'orientation de ce rapport qui a été pris par le rapporteur et de dire en gros, cette loi, elle est cathédrale, elle est formidable, elle est magnifique. mais en gros, entre guillemets, nous emmerde un peu et on ne peut pas faire ce qu'on veut, donc on va faire sauter toutes les contraintes. Je caricature un poil, mais c'est un petit peu ça. En tout cas, on met le doigt dans de la simplification, dans le fait que nous on dit l'inverse, parce que si justement cette loi, et je l'ai dit tout à l'heure, elle avait porté ses fruits, c'est justement parce qu'il y a des contraintes. et qui vont avec aussi le zéro artificiation nette 2050. Ça, c'est quelque chose aussi d'important pour nos territoires. Si on ne réfléchit pas sur comment on travaille sur de la sobriété foncière et sur le fait que, oui, à un moment, on ne pourra pas construire, parce que sinon, tous ces espaces-là seront recouverts de bâtiments. Et ce que je trouve intéressant, c'est que derrière les discours de certains politiques qui nous disent « ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas », j'ai écouté justement ce matin dans notre rencontre avec les élus, 16 ou 18 hectares constructibles. Avec la Loisanne, dans les objectifs 2031-2050, il faudrait qu'il passe à 8 hectares. eux, dans leur projet, dans
leur
orientation, ils ont retenu 4 hectares. Donc ça veut dire que localement, les élus ont bien compris qu'il fallait dans cette direction,
qu'il
fallait réfléchir à cette sobriété foncière, parce que c'était dans l'intérêt justement de ces territoires. Et qu'est-ce que demandent les élus ? Ils ne demandent pas à l'avocat de dire on s'en fout de la loi, on ne la respecte pas, etc. Qu'est-ce qu'ils demandent ? De l'accompagnement, de l'ingénierie, ils demandent. à ce que les services de l'État soient à leur côté. Et oui, parce qu'on est dans un monde complexe, parce qu'on est face à des problématiques complexes, de l'intelligence collective et faire en sorte qu'ils puissent être accompagnés, trouver des solutions. Et ce que je trouve aussi intéressant et ce qu'on a vu dans la mission d'information, c'est que moi, partout où je suis allé, à chaque fois... On a rencontré des élus, on est allé nous montrer des élus pour dire « Ah, mais eux, ils sont embêtés par la loi Montaigne, par ces contraintes, etc. » En fait, quand on discute à la fin, je leur dis « Mais votre projet, vous avez pu le faire ? » À chaque fois, ils me disent « Oui ! » En fait, on ne l'a pas fait là, on l'a fait ailleurs. Et puis, en fait, venez voir parce que c'est devenu un projet pilote qui est assez exceptionnel parce qu'on a soit réaménagé une friche, soit on a réutilisé une dent creuse. Et en fait, on a créé quelque chose qui est beaucoup plus intéressant qu'en réalité que le projet d'avant. Donc oui, quand on met des contraintes, quand on pousse un peu à se creuser la tête, en fait, on tire tout le monde vers le haut. Et donc, c'est aussi dans ce type d'orientation, je pense qu'il faut aller. Et ça, il y a du combat à mener parce qu'en face, effectivement, c'est un discours simpliste, un peu populiste de dire, allez, on va. simplifie tout et on fait tout comme on a envie.
Voilà, vous savez tout.
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