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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
bonjour à tous et à toutes, bienvenue dans cette émission spéciale. On devait se retrouver normalement aujourd'hui au Bignon pour l'entretien d'embauche à la ferme de François Ruffin avec des jeux, la fanfare, la buvette au programme, les mille bastilles. La canicule qui touche notre région nous a conduit à annuler le rassemblement en plein air, la santé et la sécurité d'abord. Alors plutôt que d'annuler purement et simplement l'événement, on a décidé de le transformer, d'en faire quelque chose qui soit utile. Aussi utile que l'autre. Et donc nous vous proposons aujourd'hui une émission entretien tournée directement sur la ferme qui devait nous accueillir. Avec cette canicule, ce qui nous a empêchés de nous réunir... Excusez-moi. C'est cette canicule qui nous a empêchés de nous réunir. Alors c'est justement cette canicule qui est au cœur de l'émission d'aujourd'hui. Et on va d'abord commencer par donner la parole à Françoise. Françoise qui est la représentante du groupe des aidants debout. François, si tu veux venir, je te laisse le micro. Les aidants debout vous accompagnez, les aidants d'ailleurs, pas que debout, vous accompagnez au quotidien des proches empreintes d'autonomie. Cet après-midi, François Ruffin est allé chez Anne-Sophie, qui vit dans un logement mal isolé avec son fils. C'est une véritable passoire thermique. Ils sont échangés sur le quotidien par ces températures. Cette canicule, elle change concrètement dans votre vie ce que vous faites et comment ça se passe avec les personnes que vous aidez. Et on aura bien que vous nous en disiez un tout petit peu plus là-dessus.
Sabine. Bonjour à toutes et à tous. Le mouvement Debout s'appuie sur tous les citoyens et nos problèmes concrets. Aujourd'hui, je vais vous présenter le travail des aidants, ces personnes invisibles qui soutiennent au quotidien les personnes fragilisées. Je suis Françoise, avec Auriane et Nathalie. Nous représentons le groupe aidant Debout. On estime à 11 millions d'aidants en France. En cette période de canicule, les aidants et leurs proches sont les grands oubliés. Toutes les personnes ne sont pas égales face à la chaleur. Certaines malades, certains handicapés ou certains traitements médicamenteux peuvent perturber la thermorégulation, c'est-à-dire la capacité du corps à maintenir une température normale. En tant que proche aidante et membre des Dents Debout, nous souhaitons partager deux réalités vécues. Le premier témoignage est celui d'une maman, d'un adolescent autiste, qui s'ouvre d'un trouble alimentaire sévère. Lors des épisodes de canicule, il mange encore moins, s'hydrate plus difficilement et la vigilance devient permanente. Les lieux rafraîchis proposés par les communes ne sont pas toujours une solution pour certaines personnes autistes. Les lieux très fréquentés, bruyants ou inconnus sont source d'angoisse et de surcharge sensorielle. Elles ont besoin d'un environnement stable et sécurisant. Un autre membre des dents debout accompagne sa conjointe atteinte de sclérose en plaques. Lors des épisodes de forte chaleur, le syndrome d'Untoff entraîne la réapparition de douleurs, des difficultés à la marche, une fatigue intense et une aggravation des troubles cognitifs. Malgré un logement bien isolé, la canicule bouleverse leur quotidien. Ces lieux témoignent... Ces deux témoignages montrent une belle réalité. La canicule aggrave les fragilités déjà existantes. Elle augmente la charge qui repose sur les proches aidants, mais aussi sur les auxiliaires de vie, les aides à domicile et l'ensemble des professionnels qui accompagnent les personnes les plus vulnérables. Lorsque les temps de santé se dégradent, les familles ne trouvent pas toujours la réponse adaptée. Nous tenons à remercier tous les professionnels de santé. Les difficultés rencontrées par les familles ne sont pas le reflet d'un manque d'engagement des professionnels. Elles sont la conséquence de choix politiques qui, depuis des années, fragilisent notre système de santé. Les plans canicule ne peuvent plus être pensés uniquement pour le grand public. Ils doivent intégrer les besoins spécifiques des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des personnes atteintes de maladies chroniques, de leurs proches aidants et des professionnels qui les accompagnent au quotidien. A Aidant Debout, nous sommes convaincus que la canicule agit comme un révélateur. Elle met en lumière des fragilités qui existent déjà tout au long de l'année, l'isolement, le manque de solutions adaptées, les difficultés d'accès aux soins et l'épuisement des proches aidants. Nous appelons à des plans canicules qui prennent pleinement en compte ces réalités afin que plus personne ne soit laissé de côté. Merci.
Merci à toi, Françoise. Alors, je viens de m'apercevoir que je ne me suis pas présentée, et donc on va me faire les gros yeux là-bas. Je suis Sabine Allende, je suis co-référente sur Loire-Atlantique Debout, et je suis aussi conseillère régionale, et je siège dans la commission qui s'occupe, entre autres, de l'agriculture. Et donc, je fais le lien. puisque cette chaleur pèse évidemment sur les aidants et les aidés, mais pas qu'eux. Elle pèse aussi très directement sur ceux qui travaillent la terre. On est aujourd'hui sur une ferme. On va donc donner maintenant la parole aux agriculteurs, à Paul et à Florian, qui nous accueillent aujourd'hui sur sa ferme. Merci à toi. Avec eux, nous allons parler de ce que la canicule change concrètement dans leur métier, les récoltes. Les animaux, le travail dans les champs sous des températures parfois extrêmes, mais aussi peut-être plus largement des difficultés que traverse le monde agricole et puis sa nécessaire adaptation au changement climatique. Ça nous fait un vaste programme. Écoutez, Paul et Florian, on vous accueille.
Je ne sais pas si on a le droit de se plaindre après ce qu'on vient d'entendre, mais la situation aujourd'hui dans l'agriculture est assez complexe. Et à l'heure où tout le monde part en vacances, on se rend bien compte qu'il va falloir trouver vite des solutions. pour faire face au réchauffement climatique. Je suis Florian Couillot, je suis agriculteur, c'est moi qui vous accueille aujourd'hui. Vous voyez mes vaches derrière moi, elles sont toutes dans le bâtiment en train de chercher les cours en air, et normalement elles devraient être en train de pâturer de l'herbe dans les champs. Et aujourd'hui la situation c'est que depuis... Fin mai, on a eu la première vague de chaleur et jusqu'à aujourd'hui, on subit la troisième vague de chaleur. Les fourrages et l'herbe sur pied qu'on avait normalement prévues pour nourrir nos animaux pendant l'été sont grillés. Et également nos maïs qui étaient prévus pour nourrir les animaux pendant l'hiver sont également aujourd'hui tous en train de brûler. Et c'est une situation aujourd'hui qui est plutôt catastrophique et qui ne va pas durer 15 jours, comme la canicule. Nous, on va subir ça, je pense, dans les 18 prochains mois. Et c'est vraiment, pour moi, aujourd'hui, au pouvoir public de prendre les choses en main. Donc voilà, un petit cri du cœur pour essayer de trouver des solutions. Merci.
Bonjour à tous et toutes. Du coup, Paul, je suis administrateur au CIVAM 44, dont fait partie la ferme de Florian. On est plus de 130 fermes adhérentes au CIVAM 44. Le CIVAM 44, ça fait partie d'un réseau national qui s'appelle Réseau CIVAM. qui est un mouvement d'éducation populaire à destination des agriculteurs et des agricultrices pour les former et les accompagner vers le changement, vers une agriculture durable, et puis vers l'autonomie et l'économie. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n'est pas juste deux grands mots pour faire plaisir à tout le monde, c'est qu'au quotidien de nos fermes, on a des systèmes qui nous coûtent de plus en plus cher, et que du coup, une des solutions... qu'on a trouvé au CIVAM depuis plus de 30 ans. On n'est pas des nouveaux venus. Moi, je suis plus jeune adhérent que d'autres, mais ça fait plus de 30 ans qu'il y en a qui bossent sur le sujet. Et on a fait nos preuves. Tous les ans, on sort des observatoires technico-économiques pour publier nos chiffres et nos résultats. Et à la fois, ça sert aussi à ce moment-là de comparer par rapport à la ferme un peu type du Grand Ouest. Et du coup, chaque année, on choisit un peu un thème pour aborder ça. Et du coup, qu'est-ce que c'est économe ? Ça veut dire maximiser le pâturage. Donc c'est des vaches, elles mangent de l'herbe, donc elles vont au champ. La vache, c'est une barre de coupe à l'avant, elle fauche l'herbe et c'est un épandeur à fumier derrière, elle fait des bouses. Et c'est ce qui coûte le moins cher actuellement sur les fermes pour produire du lait. C'est faire vieillir ses prairies, c'est pas les retourner tous les ans avec de la mécanisation. C'est faire des économies de charge, la moindre charge est mesurée sur nos fermes. Et l'autonomie, c'est aussi faire de la formation entre pairs. On n'a pas besoin de... On n'a pas tout le temps besoin d'ingénieurs agronomes, de conseillers techniques. On est capable d'échanger entre nous, de se rassembler dans les champs. Quasiment tous les mois, on fait ça par secteur géographique. On se rassemble, on échange et on crée du lien social aussi, qui est hyper indispensable. Les campagnes se désertent avec la raréfaction des paysans et paysannes et ça crée aussi du lien social. Et du coup, tout ça, ça rend plus fort nos fermes. Et on l'a prouvé, on est capable de se rémunérer. mieux et de manière satisfaisante d'avoir du bien vivre au travail et des animaux en bonne santé pour produire un aliment de qualité. Sauf qu'en fait, on voit là que le dérèglement climatique, on prend un sacré coup de massue. Ça ne suffit plus. On va devoir s'adapter. Mais en fait, pour s'adapter, on ne va pas mettre des climatiseurs dans nos bâtiments, on ne va pas mettre des brumisateurs, on ne va pas utiliser la chimie, les drones et tout ça. Nous, ce qu'on propose, c'est qu'on ait du prix. C'est qu'on se mette à produire un peu moins. Ce n'est pas un gros mot. On ne va pas nourrir le monde. Il faut l'assumer. On va arrêter de vouloir nourrir le monde. On va produire un peu moins, mais par contre, on va avoir du prix. Et tout ça, ça passe par des propositions qui sont faites depuis des années par des politiques au sein de l'Assemblée et dans les ministères, mais qui ont rarement été mises en place. C'est par exemple des prix planchers. C'est une loi EGalim qui s'applique vraiment avec un respect dans les collectivités et des choses comme ça. C'est une régulation des volumes aussi. Parce qu'actuellement, on capte que 8% de la valeur. Tout le reste, c'est l'agro-industrie et les grandes surfaces qui le captent. Nous, les agriculteurs, on capte 8% de la valeur. Et du coup, comment on fait face ? La question à François Ruffin, qu'on voulait poser, c'est comment on fait face aux lobbies et aux syndicats qui vous empêchent de mettre en place ces projets-là ? Parce que je pense que vous avez envie de mettre ce projet-là. En tout cas, nous, on vous incite à faire ça. Et puis, est-ce qu'on pourra faire ça aussi en restant dans un marché mondialisé ? En restant dans l'Europe, est-ce que c'est possible de faire ça ? En conclusion, parce que je vois que le temps passe, si on accélère, on va se prendre un mur. En fait, on est déjà en train de se prendre le mur, là, cette année, il fait mal, et que du coup, on ne va pas pouvoir continuer comme ça. Il y a un paquet de collègues qui vont arrêter, et j'espère qu'ils vont arrêter dans des conditions correctes, quand on ne leur souhaite que ça. Mais ils vont arrêter. Et du coup, le système alimentaire actuel, il nous coûte 19 milliards d'euros par an. C'est une étude qu'on a faite avec le Secours catholique qui le prouve, c'est l'injuste prix de l'alimentation, il nous coûte 19 milliards d'euros, le système alimentaire. Et qu'est-ce qui nous coûte ça ? C'est le carnage de la malbouffe, c'est la dépollution de l'eau, c'est la santé mentale des agris, c'est la PAC, c'est les dispositifs d'urgence, les aides fiscales à la grande distribue. Et en fait, ça continue. Et du coup, on subventionne un système qui nous rend malades, nous, mais aussi les citoyens et citoyennes. Et du coup, la proposition au CIVAM, c'est de revoir ça, c'est de mettre en place une agriculture durable qui donne un revenu décent, et puis une alimentation saine et accessible pour tout le monde. Et du coup, on incite vraiment les politiques au sein de l'État et de l'Assemblée et du Parlement, et on sera avec eux, on essaiera de les accompagner autant que possible à mettre en place ces choses-là. Merci.
Merci à vous tous pour ce témoignage. On le voit bien, la canicule, ce n'est pas qu'une question de météo. La canicule, c'est une question de logement mal isolé, c'est une question de comment on accompagne les personnes fragiles, c'est une question d'agriculture et de nouveaux modèles agricoles. Alors, face à ces réalités du quotidien, quelles sont les réponses des pouvoirs publics ? Quelles sont les réponses que nous pouvons apporter ? C'est tout l'objet de la deuxième partie qui se consacre au plan canicule, au plan canicule debout, donc. Et je vais accueillir les premiers invités. Donc, on a Jean-Claude Rau, qui est député de la 6e circonscription de l'Or Atlantique. Alors, ceux qui ne connaissent pas, c'est la circo qui est juste de l'autre côté de la Loire par rapport à ici. Alors, moi, je le connais bien parce que c'est mon député, c'est celui sur la circo de laquelle je vis. dont Jean-Claude est bien engagé dans les questions écologiques et sociales à l'Assemblée nationale. Et je sais que le sujet de l'adaptation au changement climatique, ça te tient à cœur. L'agriculture, la gestion de l'eau, je pense que tu vas pouvoir nous en parler. Nous accueillons ensuite Agnès Bourget, maire de Rosé. En tant qu'élue locale, tu es en première ligne face aux conséquences concrètes de la canicule pour tes administrés. Gestion des îlots de chaleur, ouverture des lieux climatisés, accompagnement des populations les plus vulnérables. Je suis sûre que tu auras plein de choses encore à nous raconter. Tu portes le regard du terrain, celui de la commune qui doit agir vite et concrètement. Et puis bien sûr, vous l'attendez bien sûr, c'est François Ruffin. Donc François, tu portes le plan canicule, les aidants, les agriculteurs qui viennent de s'exprimer, ils attendent un retour de ta place. Qu'est-ce que c'est que ce plan canicule ? Comment est-ce qu'on le conçoit ? Est-ce qu'il répond à ce qu'on vient d'entendre
ou re-bonjour à tous et tous. Je vais essayer d'être à 7 minutes. Ça laisse un petit peu de marge. Je me disais que ça aurait du mal à tenir en 5. Je ne vais pas perdre trop de temps. Vous avez vu, j'ai un beau t-shirt. bleu blanc rouge parce qu'il ya une double actualité la première c'est celle de la coupe du monde et de l'équipe de france où on a l'impression de sérénité on a l'impression que les choses ont été tout à fait préparés et d'une équipe qui dégage un sentiment de maîtrise, et puis de l'autre, on a la canicule. Et là, c'est l'extrême inverse. Si l'on regarde le gouvernement, c'est-à-dire qu'on a l'impression, et ce n'est pas juste une impression, ça a été confirmé par le Conseil pour le climat, que rien n'est prêt. Je ne vais pas vous faire la liste, mais juste redire que le président Macron nous a refait le coup, une fois de plus, du qui aurait pu prédire. Cette fois-ci, il parle d'un pic de chaleur exceptionnel. Et puis il ose même parler du gros travail qui a été fait. Alors pour faire le lien avec les sujets dont je veux vous parler, à commencer par le lien avec la question de l'eau. Donc qu'est-ce qui a été fait ? Quel est le gros travail ? Qu'est-ce qui a été anticipé sur cette question-là ? Deux choses. Le gouvernement a confié le nouveau cadre réglementaire de gestion de l'eau potable à une minorité agricole. Ça a été largement co-écrit avec un syndicat dont la première lettre est un F et la dernière un A. Et puis de l'autre côté, le Sénat a une double obsession. Vous avez pu le voir et nous voterons prochainement ce qui va se passer dans la CMP, la commission mixte paritaire, cette semaine. C'est d'une part la réintroduction de pesticides interdits et d'autre part le fait de mettre la main clairement sur la ressource en eau au profit d'une... d'une toute petite minorité, là encore. Donc est-ce que c'est ça qui permet de gérer l'urgence ? Je suis loin d'en être convaincu. Donc un mot sur la question de l'eau. Moi, j'ai surtout travaillé sur le volet qualité. C'est-à-dire sur la protection de la ressource et donc de nos captages, en défendant notamment une proposition de loi cet hiver à l'Assemblée nationale. Et souvent, je reprenais une question qui était posée par les collectivités, c'est-à-dire ils demandaient demain, est-ce qu'on pourra toujours boire de l'eau potable partout en France ? Je pense qu'aujourd'hui, on peut poser une autre question. absolument sidérante, c'est simplement se demander demain va-t-il rester de l'eau au robinet et accessoirement aussi au pommeau de douche parce que ce sont quand même les deux usages qui s'avèrent absolument indispensables en période de canicule. Et tout à l'heure, je parlais d'impréparation. Pourtant, on devrait savoir. Il y a un certain nombre de rapports, d'études. Il y a des gens qui travaillent sur ces sujets-là et on sait les choses parfaitement. Par exemple, le mois dernier, il y a Laurent qui, pour Laurent, donc c'est A-U-R-A-N, c'est une agence qui est bien connue en Loire-Atlantique, qui a présenté un rapport et qui nous explique que l'accès à l'eau potable est menacé. Donc premier signal d'alerte. Et puis il y a d'autres études qui ont été faites récemment qui nous expliquent que dans notre département, dans les 10 ans qui viennent, il y aura 10% d'eau en moins, donc raréfaction de la ressource, et en parallèle une augmentation de 15% de la demande. Donc là encore, on a les éléments pour agir. Le mois dernier, il y a eu une alerte, je ne sais pas si vous en avez été victime, en tout cas ça a touché votre secteur en Sud-Loire, une alerte de coupure d'eau imminente. C'était des choses auxquelles on n'était pas préparé, mais ça peut arriver, ça va se reproduire. En 2025, 141 jours en Loire-Atlantique de restriction des usages. Donc vous voyez, le tableau est assez clair, finalement. On devrait, fort de ça, pouvoir agir. Et donc sur la question de l'eau, va se passer ce que nous disons depuis maintenant extrêmement longtemps. Ce sont les conflits d'usage. Puisque si la ressource baisse, que la demande augmente, vers qui ? doit aller l'eau et qui décide en dernier lieu ? En fait, ce sont ces deux questions-là qui sont absolument importantes. Donc, est-ce que c'est vers une certaine forme d'agriculture avec les méga-bassines ? Parce qu'on sait que tous les agriculteurs, vous avez été quelques-uns à le redire ici tout à l'heure, n'irriguent pas et que l'irrigation, ça ne concerne que 7% finalement du monde agricole. Est-ce qu'on privilégie le tourisme ? La saison a commencé en Loire-Atlantique et on sait qu'il y a déjà énormément de monde qui est arrivé sur le littoral. Est-ce qu'on privilégie l'industrie qui a aussi dans certains secteurs d'activité besoin de gros volumes ? Les particuliers ou les services au public, les EHPAD, les crèches, etc. Donc c'est toutes ces questions-là qu'il va falloir se poser, mais pas une fois qu'il sera trop tard et qu'on sera devant le fait accompli, c'est-à-dire vraiment anticipé sur les usages, sur la sobriété, sur la réutilisation de l'eau et aussi sur la gouvernance de l'eau. Alors juste un mot très très rapide sur la gouvernance, sur le papier c'est parfait. Du cadre national au cadre local, logiquement, on a une vraie démocratie de l'eau, sauf que dans les faits... On sait que c'est parfois des équilibres qui sont un petit peu disproportionnés. On sait aussi qu'il y a des conflits d'intérêts, des fois des gens qui siègent, qui sont partie prenante des choix qui sont faits notamment pour la création de bassines. Et donc il faut garantir, je dirais, la neutralité et puis le fait que ce soit l'intérêt public qui soit préservé. Voilà, donc je pourrais vous parler encore de l'eau pendant très très longtemps, mais je vois le temps qui défile et je vais dire quand même un petit mot de l'agriculture. On s'est dit beaucoup de choses tout à l'heure, on sait qu'il y a déjà eu les traumatismes des crises sanitaires qui sont aussi passées par la Loire-Atlantique. On sait aussi que ces dernières semaines, ce sont déjà des centaines de tonnes de cadavres rien que dans le département, que les services d'écarissage étaient complètement débordés. de volailles et qui ou les vos collègues m'expliquer qu'ils avaient déjà perdu 30 à 50% finalement de leur de leurs animaux ces dernières semaines le maraîchage avec la question même de la survie dans un certain nombre de cas puisqu'il ya eu il ya pu avoir des pertes jusqu'à 70% des des récoltes donc il faut Enfin, et vraiment, avoir une vraie réflexion sur l'avenir de l'agriculture. Quelle agriculture nous voulons demain ? C'est ce que vous disiez aussi sur la question du renouvellement des générations. Faire en sorte que ce soit un métier qui donne encore envie de s'engager. Et puis, évidemment, sur les grandes orientations. Est-ce qu'on veut aller vers une agriculture qui produit de l'énergie avec de la méthanisation ou bien une agriculture, effectivement, paysanne et nourricière ? Donc, ça fait partie des nombreux... questions je suis pas trop mal pour le temps mais je pense qu'on pourra poursuivre nos échanges après avec les questions réponses
Bonjour à toutes et tous. Je suis Agnès Bourget, maire de Reusé, dans le sud de Nantes, banlieue sud de Nantes. Alors qu'est-ce que ça veut dire gérer la canicule quand on est maire d'une ville ou quand on est élu local ? Ça veut dire déjà que c'est gérer une canicule qui arrive beaucoup plus tôt. Cette année, alors, paraît-il qu'on ne pouvait pas prévoir, il me semble que si quand même, tu l'as rappelé, il y avait 2-3 rapports, 2-3 signes qui nous indiquaient quand même que nous aurions plus prévoir. Donc il a fallu gérer la canicule en période scolaire, et ça c'était... inédit pour les communes. Il a fallu faire des choix, fermer, laisser ouvert. Nous, à Reusé, on a fait le choix de laisser ouvertes les écoles. Mais ça voulait dire quoi ? Ça voulait dire qu'il a fallu aussi que nous demandions aux services, aux agentes et aux agents, de participer à cet effort dans des conditions de travail dégradées par la chaleur, distribuer des ventilateurs dans toutes les classes, installer des brumisateurs dans les cours d'école, demander, ben oui, les enseignants, ils étaient là, dans des classes surchauffées. à 33 degrés et demander aux parents d'élèves, quand ils le pouvaient, de garder leurs enfants à leur domicile. L'idée, c'était que les enfants ne restent pas dans des bouilloires thermiques parce qu'on a toute une partie de la population qui vit en appartement et qui vit dans des appartements qui sont des passoires thermiques. L'idée, c'était de pouvoir les accueillir. Ça voulait dire aussi, en tant qu'employeur, d'être vigilant aux conditions de travail de nos agentes et de nos agents. Comment on fait pour que le service public... continue parce que la population a besoin du service public et encore plus dans ces périodes de crise. Donc c'était tout l'équilibre de faire en sorte que le service public soit là auprès des habitants qui en avaient le plus besoin tout en faisant attention et en étant vigilants. à ne pas mettre les services dans des conditions de travail qui les mettent en danger. Et puis, ça voulait dire répondre aussi aux besoins des habitantes et des habitants. Donc, nous, on a fait le choix d'ouvrir ce qu'on a appelé une salle de fraîcheur. L'idée, c'était que les plus vulnérables, ceux qui étaient dans les conditions les plus difficiles, puissent venir se passer quelques heures au frais. Donc, on a ouvert cette salle avec, heureusement, la Croix-Rouge, qui a répondu tout de suite OK pour être là, pour mettre des bénévoles à disposition de la ville. pouvoir accueillir les personnes à la rue, mais pouvoir accueillir aussi nos seniors ou nos plus vulnérables qui sont sur notre registre municipal. Registre canicule que nous n'ouvrons d'habitude que l'été. Donc le principe, c'est appeler les gens, savoir si c'est encore vivable chez eux, s'ils ont besoin d'aide. Et bien là... On va les chercher chez eux, on les amène dans cette salle, on leur permet de passer quelques heures dans une salle où il fait 24 degrés et pas 34. Des familles aussi qui sont venues passer quelques heures. Et puis, peu à peu, on a équipé cette salle. On a mis des jeux, on a mis des livres, on a mis des transats, parce qu'il y a des gens qui nous ont dit, nous, on est malade, nous, on sort de traitement, on aurait besoin de pouvoir s'allonger. Donc, on a adapté et il y a eu un petit, quelque chose d'un peu magique dans cette salle, c'est que les gens se sont parlé. c'est que c'était très apaisé. Et il y a des gens qui nous ont dit merci, parce que là, avec cette canicule, on a eu l'impression de revivre ce qu'on a vécu pendant le Covid, c'est-à-dire d'être isolé du monde, d'être enfermé chez nous. Et là, vous ouvrez ce lieu, non seulement ça nous permet... de respirer, mais en plus, ça nous permet de refaire du lien. Et ça, c'était quelque chose qu'on n'avait pas forcément anticipé, mais qui a été quand même assez magique à voir. Et du coup, on a rouvert cette salle cette semaine, parce qu'on l'avait ouvert la première semaine. 345 personnes accueillies, le plus jeune avait 11 jours, la plus âgée, 91 ans. Maintenant, nos seniors organisent des tournois de Scrabble. Ils se retrouvent, ils se donnent rendez-vous dans cette salle pour des tournois de Scrabble. Et franchement, il a fallu que les agentes et les agences mobilisent, la Croix-Rouge, les bénévoles. On a ouvert un registre maintenant des bénévoles pour aller chercher nos aînés chez eux, pouvoir les amener, les ramener dans cette salle. Et qu'est-ce qu'on a constaté aussi ? Que face à ça, on était tout seul. Alors c'est bien, Clément Beaune a parlé d'un grand plan canicule. Très bien, je suis d'accord avec tout, mais en même temps, on ne l'a pas attendu. pour avoir ce type d'idée. On sait, on sait qu'il faut débitumer, on sait que nos écoles et nos bâtiments qui accueillent du public ne sont pas du tout adaptés. Comment on pense, comment on pense confort d'été alors que pendant des années et surtout dans nos régions, on n'a pensé que confort d'hiver, que nos écoles sont orientées plein sud avec des grandes baies vitrées, qu'il n'y a pas de volet. Comment on fait ? Nous, on a 17 écoles à Reusé. Rénover une école, c'est entre 5 et 7 millions. Comment on fait sur un budget si on le fait tout seul ? À un moment, l'État ne peut pas nous demander de tout faire tout seul. Bien sûr que l'on gère les crises. C'est notre rôle d'élus de terrain, d'élus locaux de gérer les crises. Mais à plus long terme, ce n'est plus une crise. On le sait. On sait que c'est aujourd'hui, que c'est maintenant et c'est ce qui va nous attendre dans les années qui viennent. Donc nous, on a besoin que l'État soit au rendez-vous, que l'État prenne ses responsabilités, qu'il arrête de se mettre des œillères et qu'enfin, il y ait un grand plan qui soit prévu pour la... mais aussi pour l'atténuation. Comment on fait dans nos villes très bitumées pour faire en sorte que ça soit vivable ? Parce que c'est bien ça. C'est bien la question de l'habitabilité de nos villes. Et je ne parle même pas des déséquilibres entre les gens qui ont les moyens de partir en ce moment à la mer ou à la campagne. Et tant mieux, ce n'est pas la question. Je ne suis pas en train d'opposer les gens. Il y a des gens qui peuvent partir et c'est très bien. Mais il y a aussi tous ceux qui vont passer l'été dans leurs appartements surchauffés. Et ça, c'est une vraie question. Et il y a un lien, et je refais le lien avec ce que disait sur l'agriculture, parce que c'est vous qui mettez... l'alimentation dans les assiettes de nos jeunes dans la restauration scolaire et comment faire en sorte d'avoir du bon, du bio, du local. Et quand on voit l'état des prairies partout, on se dit que l'hiver va être très long et très rude pour vous tous. Donc oui, il y a une vraie solidarité à monter et il faut absolument qu'il y ait un plan, qu'il y ait quelque chose de national sur cette prise en charge de l'adaptation climatique, de l'atténuation climatique. Et on ne peut pas continuer à avoir un gouvernement qui nous explique que, ben non, qui aura... plus prévoir bah vous vous auriez dû prévoir parce que c'est votre rôle de prévoir ce genre de choses et d'être au rendez vous bien sûr qu'il faut adapter les bâtiments bien sûr qu'il faut une grande réflexion sur la façon dont on pense nos villes mais il faut une grande solidarité nationale il faut vraiment que la république soit prête à s'adapter et à atténuer son impact environnemental je suis bien sûr
Bonjour à vous. D'abord, moi, un grand merci et un grand bravo pour ceux qui ont géré la reconfiguration de notre événement qui devait passer chez toi, Florian, mais dehors, dans les champs, une réunion publique entre les ballots de paille et qui, finalement, se déroule dans les tables. Et ici, c'est très aéré et parfumé. Merci à mon équipe aussi, merci à Fred qui a participé à construire cet événement. Et voilà, simplement dehors, la température a été mesurée, il fait 49 degrés. Voilà, on est maintenant en pleine canicule et ça a été dit, mais on est dirigé par des gens qui devraient savoir en premier et dont on a l'impression, la certitude même, qu'ils découvrent tout en dernier. Qui aurait pu prédire ? Mais normalement, il a 1000 scientifiques qui, depuis 40 ans, ont tout prédit, tout annoncé. Et ils font semblant que ça n'a pas été prédit. Ils font semblant parce qu'évidemment, il faudrait changer des choses dans la société. Et comme ils s'y refusent, ils préfèrent fermer les yeux, fermer les oreilles et faire le plus longtemps possible comme si de rien n'était. Mais aujourd'hui, c'est plus possible de l'ignorer. Dire que le plan que je vais présenter, en éliminant un certain nombre de chiffres, mais a été construit par nos experts, par nos experts de la communauté reconstruction écologique, puisque nous, on considère que la France a trois défis. majeur à relever. Elle a un premier défi qui est le défi productif. On ne peut pas avoir un grand pays sans agriculture, sans industrie pour au moins avoir en partie notre autonomie. On a un deuxième grand défi, qui est le défi démographique, avec de plus en plus de personnes âgées dont il faut s'occuper. Et on a le troisième défi, qui est sans doute le plus gigantesque des défis pour les Français, mais comme pour le reste de l'humanité, qui est le défi climatique, qui suppose à peu près tout transformer, nos logements, nos déplacements, notre industrie, notre énergie, notre culture, notre agriculture, etc. Là, il s'agit d'un plan canicule à court terme, mais qui permet, on le voit, on est dans un pays qui ne tient pas par le haut, qui ne tient pas par l'Assemblée, qui ne tient pas par l'Elysée, qui ne tient pas par les ministères. Si ça tenait par là, on serait capoute depuis longtemps. Mais il tient par le bas, il tient par les élus locaux, il tient par les assos, il tient par les salariés, qui malgré tout, malgré l'absence du haut, l'absence de stratégie du haut, se retroussent les manches et... Dans une forme de bricolage, parce que ce que tu as décrit, c'est du bricolage. Agnès, font comme ils peuvent dans l'urgence de la situation. Le rôle d'un État, c'est de voir plus loin. Le rôle d'un État, c'est non pas de faire, c'est pas de tout faire, c'est pas de faire à la place, mais c'est d'aider à faire et d'être un espèce de chef d'orchestre, en tout cas qui donne les instruments pour qu'ensuite les collectivités, notamment, et un certain nombre d'acteurs puissent faire. Donc, qu'est-ce qu'il y a à faire ? À court terme, je vais dire court terme et moyen terme. À court terme, il faut simplement des dispositifs de protection. J'en ai fait le symbole pour moi, je disais, le symbole de la crise Covid, de leur nullité, ça a été le sac poubelle enfilé par les soignants. Le symbole de leur nullité aujourd'hui, ce sont les couvertures de survie que toi aussi, tu as mis sur les écoles, mais qu'on a vu sur les EHPAD, qu'on a vu dans les hôpitaux, qu'on a vu à l'Assemblée aussi. Je veux dire, des volets. C'est simple. Et on l'avait déjà réclamé. On avait dit, il nous faut des volets, il nous faut des stores, il nous faut aussi des brasseurs d'air, il nous faut des ventilateurs. Voilà. Tout ça, ça relève de l'évidence que d'avoir un plan volet, avec sans doute par endroits un allègement des contraintes posées par les bâtiments de France, mais ce n'est pas le principal. obstacle quand même sur le chemin. L'obstacle, c'est la volonté. Et il ne s'agit pas que l'État fasse, mais que là, l'État aide, les bailleurs sociaux aident les collectivités à faire. Et la clim. Nous ne sommes pas des opposants de la clim, nous considérons qu'il y a besoin de la clim de manière ciblée. Pourquoi il y a la clim dans les hypermarchés, qu'il n'y a pas la clim dans les EHPAD, qu'il n'y a pas la clim dans les hôpitaux, qu'il n'y a pas la clim au moins dans quelques classes des écoles ? Donc nous sommes favorables à ce que dans les bâtiments publics et dans les transports publics, il y ait... une climatisation qui soit faite de manière ciblée. Comment ça se finance, j'y viendrai à la fin, mais évidemment, tu n'en as pas parlé, ou alors peut-être que j'ai été distrait, mais le fonds vert, quand même, ils ont réussi l'exploit de diminuer le fonds vert qui était l'instrument qui devait permettre aux collectivités de faire la transition, ils ont réussi à le diviser par trois. Et bien évidemment, avec nous, il sera multiplié par trois. Dire aussi que dans l'urgence, il faut protéger les travailleurs. Je rencontrais les travailleurs, les conducteurs et contrôleurs du réseau de transport de Nantes et qui disaient que simplement, ils avaient lancé un droit d'alerte pour qu'au moins tous les salariés... sachent que quand ils ne se sentaient pas bien, ils avaient la possibilité de demander du repos sans se sentir nuls, parce que sinon ils s'y abstenaient jusqu'à la dernière minute en se disant « on ne fait pas notre boulot, ça ne va pas », et pousser jusqu'au bout. Eh bien non, qu'il y ait la possibilité de remplacement rapidement. Ça, c'est sur le court terme, le moyen terme. Je parlais de la clim. Il me semble que c'est à Châteauroux. Peut-être que Dimitri me le confirmera. Mais je déjeunais et à ma droite, il y avait un gars qui travaillait dans la maintenance de la clim et du chauffage. Souvent, ça va ensemble. On fait les deux en même temps. Et le gars me dit « Mais faire de la clim, si on n'a pas isolé les bâtiments, ça ne sert à rien ». Parce que finalement, on refroidit autant le dehors que le dedans. Et en plus, comme on est obligé de pousser le système à fond, il tombe en panne en série. Donc évidemment, la priorité, la nécessité, c'est l'isolation des bâtiments. Alors moi, je me suis bagarré en commission des affaires économiques depuis 10 ans maintenant, à leur faire entendre qu'il fallait 20 milliards d'euros. C'était vraiment à la louche que je posais ça comme ça, en vérité. Puis des années, je disais 10 milliards parce que je sentais que 20 milliards, ils allaient hurler. Alors je divisais par deux toujours à la louche. Et puis il y a eu un économiste, un économiste macroniste qui s'appelle Jean Pisani Ferry, qui a dit voilà, il faut 14 milliards d'euros par an pour les logements privés, les logements des particuliers, et il faut 10 milliards d'euros par an pour les bâtiments publics. 24 milliards d'euros. par an qu'il faut pour l'isolation des bâtiments 24 milliards d'euros mis par l'état dire que là nous avons tous les intérêts qui sont alignés nous avons l'intérêt évident du confort mais de la santé ce dont on parle là c'est plus du confort c'est de la santé sont des morts derrière sont des personnes âgées on l'a vu tout à l'heure qui vont pas bien qui sont en crise et qui viennent chercher un îlot de fraîcheur. C'est premier intérêt. Deuxième intérêt, les factures, parce que les factures de chauffage l'hiver, on passait chez une autre dame qui me disait, chez moi, pourtant c'est un logement qui a été construit en 2022, donc récemment, et pourtant c'est 16 degrés l'hiver, et là, elle était à 32 degrés à l'étage. Bon, bien évidemment, quand on chauffe, du coup, on chauffe l'extérieur, et donc c'est un autre intérêt qui est lié. Mais j'ajoute l'intérêt du déficit commercial, parce que si on... chauffe avec du gaz, c'était son cas, ou avec du fuel, c'est du pétrole et du gaz qui sont achetés aux Américains, aux Saoudiens, aux Russes, et ainsi de suite. Donc là, nous avons aujourd'hui tous les intérêts qui sont alignés pour faire cette isolation des bâtiments. Et nous voulons, alors, qu'on passe de 3,6 milliards à 15 milliards d'euros minimum, ma prime rénov', en allégeant le système, parce qu'aujourd'hui, on est dans un système où on a fait un graphique. Il y a 17 étapes. différentes. C'est l'enfer, c'est un labyrinthe bureaucratique à l'intérieur. J'essaye d'avancer plus vite. Il nous faut aussi construire autrement. J'étais à La Réunion l'année dernière et l'aéroport de Saint-Denis, il n'y a pas de clim. Et pourtant, il y a de l'air. Et les bâtiments qu'ils construisent là-bas, il y a de l'air automatique. Ça veut dire que même si moi je suis de Picardie, on est du Nord, donc on cherche le soleil jusqu'à maintenant. et on fait des baies vitrées et ainsi de suite, il y a un changement de mentalité à avoir dans la construction des logements qui fait que ce qu'on va chercher, ce n'est pas seulement le soleil, la lumière, mais c'est parfois au moins autant à s'en protéger. Il est évident qu'il faut qu'on fasse des sanctuaires de fraîcheur, qu'il n'y ait pas comme bâtiment qu'aller à l'hypermarché ou aller au cinéma pour avoir froid et frais, mais que ce soit maintenant des bâtiments publics qui assurent ça. ça, que ça soit ombragé, végétalisé. Évidemment, tout ça est question d'idéologie au fond, de ce qu'on considère comme étant la modernité. La place de Nantes, que j'ai vue tout à l'heure, elle est hyper minérale et pourtant elle vient d'être construite. Alors on a mis trois arbres dans un coin. La place de la gare d'Amiens raconte un peu la même histoire. Il y avait des cartes postales à l'époque où on voyait plein de voitures sur la place. Et ça veut dire que les gens étaient fiers qu'il y ait plein de bagnoles partout. Et puis ensuite, on a fait les parkings en sous-sol. Mais quand la gare a été refaite en 2008, c'est minéral. Il n'y a pas un arbre. Moi, je voulais qu'on fasse un verger et qu'on presse les pommes tous ensemble à l'automne pour faire notre jus et notre cidre. Mais vous voyez, je pense qu'il faut se dire que maintenant, la modernité, c'est l'arbre. L'arbre est la modernité. Et ce n'est pas le verre et le fer, genre la défense. Jean-Claude l'a dit, on y reviendra peut-être, mais il s'agit que les biens communs et le premier des biens communs, qui est l'eau, soient gérés démocratiquement. Ça veut dire qu'il va y avoir des conflits. C'est pas grave. La démocratie, c'est du conflit. Mais justement, il nous faut du conflit organisé, verbalisé, institutionnalisé, qui permette de trancher, entrer les usages. Mais par exemple, comment nous est imposé un plan « data centers » aujourd'hui en France ? La France qui est la première terre d'investissement des GAFAM dans le monde, avec, on le sait, ce qui va être une consommation d'énergie, mais aussi une gigantesque consommation d'eau. Où était la démocratie pour décider de cette orientation-là ? Je conclue, même si j'ai déjà dépassé 30 secondes. Qui paye 1 sur qui paye ? Macron, c'est 1 280 milliards d'euros de dettes supplémentaires pendant ses deux mandats. Et ça n'a même pas servi pour les défis que j'ai annoncés, le défi de l'industrie ou de l'agriculture, le défi démographique ou le défi climatique. Donc de toute façon, ceux dire déjà qu'ils n'ont aucune leçon de bonne gestion à nos données, avec eux c'est le déficit, le titanic du déficit public tous les jours. Dire aussi que la France est un pays riche où il y a... des gens qui sont riches et où le taux moyen d'épargne en France est de 19%, il n'a jamais été aussi élevé. On a 2 000 milliards d'assurance-vie dans notre pays, et ces 2 000 milliards d'assurance-vie, bien que ce soit un produit en partie défiscalisé, ça n'est pas du tout dirigé, pas du tout orienté, cette épargne-là, ce qui fait que ça sert 3 à 4 fois plus au Nasdaq et aux Dungeons américains que ça sert aux PME françaises. Donc évidemment, il n'y a tout qu'une question sur l'orientation. qu'on donne à l'épargne de notre pays. Là, je parle de sous. Je voudrais parler de l'esprit. Je pense que la France va mal par son déficit public, par des gens qui souffrent dans leur porte-monnaie, mais qu'elle va encore plus mal sur le plan spirituel. Que fait-on ensemble ? Ça fait 40 ans que nos dirigeants nous disent que ce qu'on doit faire, c'est la compétitivité, la rentabilité, l'efficacité. Tout ça n'a aucun sens. Personne n'a envie de se lever le matin, de se retrousser les manches pour ça. Et donc, évidemment, je veux faire, nous devons faire de ces défis, en particulier du défi climatique, une chance. Une chance parce que le sens nous est donné. Le sens, c'est de préserver notre terre pour qu'elle soit vivable pour nos enfants, nos petits-enfants. Et ça, ça demande un immense travail, un travail pour transformer les bâtiments, on en a longuement parlé, mais aussi les déplacements, et ici, en ce qui nous concerne, et ce qui concerne Florian très directement, l'agriculture. Roosevelt avait mené, qui est mon président modèle, moi, je l'adore, mais avait mené une politique de grands travaux, je dirais qu'aujourd'hui, il nous ferait une politique de petits travaux. Et là où nos ancêtres, enfin, nous aînés, il y a deux générations... procéder à une reconstruction après guerre finalement c'est une guerre qui est menée là quand on sait que il ya un tiers de tout ce qui vit sous terre sur terre dans les airs dans les mers qui a disparu en une génération la mienne c'est une guerre contre le vivant qui est menée et bien de la même manière là il faut stopper cette guerre et entrer dans un processus de reconstruction et qui demande là encore que du travail soit mené que pour ça on fasse france ensemble je vous remercie aux échanges on essaye de faire en général un homme une femme donc même s'il ya une sur représentation masculine mais est ce que tu veux commencer florian puisque tu es l'autre des lieux comme tu es l'autre des lieux est ce que tu veux enfin tu veux dé lancer la série ou oui si tu veux sur
première question c'est sûr Ce serait vraiment sur l'immédiateté des choses. Comment on fait aujourd'hui, et je vais revenir sur le sujet de l'agriculture, pour accompagner les agriculteurs demain dans la transition et à s'adapter au réchauffement climatique.
en prend deux, trois. Mesdames, allez-y mesdames.
Quelle sera la place des aidants dans le programme ? On s'est mis à trois pour poser la question.
rebondis sur ce que dit Françoise. Quel sera le programme pour... Vraiment prendre en compte le handicap et surtout quelle est la politique qui va être menée pour l'intégration des jeunes. Tout jeune confondu, handicap ou pas handicap, quel est le programme qui sera proposé ? Parce que les jeunes trinquent durement aujourd'hui et chèrement. Voilà, à tous les niveaux.
Monsieur, on clôt la première série, on en fera une deuxième.
Est-ce qu'il y a un programme de formation agricole pour sortir du système actuel ?
La question des aidants, plus généralement la question du handicap et la question des jeunes. Alors moi, je vais répondre à mon niveau d'élu local, donner un petit exemple. Dans la commune de Reusé, on a fait le choix. d'embaucher des AESH pour le temps du midi, le temps scolaire, alors que c'est normalement à l'État, c'est l'éducation nationale qui doit permettre aux familles et aux enfants d'avoir des AESH. Sauf qu'il nous a été clairement dit que ce n'était pas possible, il n'y avait pas les moyens d'appliquer la loi. Donc soit on les prenait sur les heures de classe, soit il n'y en avait pas, ça voulait dire des familles qui venaient chercher leurs enfants à midi, qui mangeaient avec eux là où ils pouvaient, dans leur voiture, et puis qui les remettaient à l'école. Donc nous, on a fait le choix d'embaucher ces AESH sur le temps du midi. Donc oui, il y a une vraie question. La loi existe, elle a le mérite d'exister, mais pour autant, la façon dont elle est appliquée aujourd'hui, on devient maltraitant. on devient maltraitant pour ses enfants qui sont accueillis, on devient maltraitant pour les familles, on devient maltraitant pour les autres enfants, on devient maltraitant pour les enseignants. Donc il faut appliquer cette loi, parce qu'évidemment, cette loi est fondamentale. Tout le monde a le droit d'accès à l'école, mais à l'école dans de bonnes conditions. Donc ça veut dire des classes moins chargées, ça veut dire un vrai statut pour les AESH, par exemple. Arrêtons de considérer qu'on peut les embaucher comme ça pour quelques heures. Qui vit aujourd'hui ? Moi, j'ai bien envie de demander à nos différents ministres de l'éducation. nationales qui vit avec 20 heures ou 25 heures du smig aujourd'hui qui se loge qui se chauffe qui se nourrit avec 25 heures ou 27 heures du smig donc oui un vrai statut une vraie formation une vraie reconnaissance on a parlé beaucoup un de d'emplois dont on ne peut pas se passer ben elles en font pas il enfin je dis elle pardon il ya aussi des hommes donc ils ils et elles en font un font partie donc comment on crée il faut créer ce statut c'est c'est absolument urgents, et puis des classes moins chargées, parce que quand vous accueillez un, deux, trois adultes dans une classe, il faut pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions. Ces enfants nécessitent plus de temps. plus de possibilités que l'adulte, que l'enseignant s'en occupe. Donc ça veut dire des classes moins chargées. De toute façon, on le sait, nos classes sont trop chargées. En ce moment, avec la canicule, quand vous avez des classes à 28-30, c'est juste impossible. Nous, on a pu tenir parce qu'on n'avait que 30% des enfants dans la classe. Donc oui, là, j'ai fait une parenthèse sur les AESH, mais déjà, un vrai statut, une vraie reconnaissance, un accueil des enfants dans les structures et des structures d'IME et d'ITEP qui ne soient pas surchargées et qui ne savent pas à autre chose. Et pour les aidants... il y a une vraie question autour du droit au repos. Comment on fait pour que les aidants ne soient pas seuls et qu'ils puissent à un moment se poser ? se ressourcer, parce que quand on est aidant, c'est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Donc comment on offre ces moments de ressourcement avec une prise en charge par d'autres personnes pour que les aidants puissent à un moment se poser et repartir, parce que oui, c'est un combat quotidien. Donc voilà, pour moi, c'est déjà ces deux points-là, un vrai statut des AESH et le droit au repos, le droit au ressourcement pour les aidants. Je n'ai sans doute absolument pas répondu complètement, mais déjà ces deux pistes-là.
je vais m'efforcer de répondre sur la question agricole. Alors, entre ce qui pourrait être fait plus tard et l'immédiaté, donc l'immédiaté pour nous, c'est donc dans les 15 jours qui viennent, le fameux projet de loi d'urgence agricole. C'est pas le premier. Moi, depuis que je suis élu, depuis 2022, c'est déjà peut-être le troisième texte sur l'agriculture qu'ils ont proposé. Et je dirais qu'aucun de ces textes n'a apporté de réponse. vraie question c'est à dire ça a été dit tout à l'heure celle celle du sel du revenu celle du renouvellement des générations qui s'annonce massif et puis aussi des choix alors on entend toujours les mêmes éléments de langage qui sont un peu lassant bon toujours l'excuse la souveraineté vous savez aussi bien que moi ce que ce qu'on met derrière c'est pas vraiment ça l'enjeu en réalité Et puis, toujours nos agriculteurs, comme si vous étiez un ensemble compact, uniforme et que vous alliez déterminer tous les uns derrière les autres dans la même direction. Ce n'est pas du tout ça, la réalité de l'agriculture. Ce n'est pas ce que je vois sur ma circonscription. Ce n'est pas du tout ce que j'entends. Mais le problème, et j'ai posé, ou plutôt je n'ai pas posé il n'y a pas très longtemps une question à Annie Gennevard en expliquant... qu'elle ne nous écoutait pas. Mais quand je dis qu'elle ne nous écoute pas, elle ne vous écoute pas non plus. On sait qui elle écoute. Et aujourd'hui, tout à l'heure, François parlait de conflit. C'est un vrai combat. Donc là, à force qu'il soit toujours trop gourmand, je dirais que ça finit quand même par faire réagir un petit peu l'opinion publique. Donc clairement, je dirais que nous, notre travail dans ces 15 jours, ça va être... de faire en sorte que ce projet ne soit pas voté. tel qu'il est sorti du Sénat, ou je pense qu'il sortira à peine différent de la commission mixte paritaire, parce qu'encore une fois, je ne dis pas qu'il ne faut pas un plan d'urgence, mais ce n'est pas avec ce qu'on retrouve dans celui-là qu'on vous apportera des solutions, et surtout qu'on va regarder un petit peu plus loin, parce que c'est bien ça qui compte, et comme le disait Agnès tout à l'heure, peut-être qu'au moins la canicule fera réagir, on est tellement sidérés. par son ampleur et sa durée. Ou c'est peut-être Sabine qui a dit, mais qu'on va peut-être finir par regarder la réalité en face. Et par rapport aux questions de la formation, justement, lorsqu'il y a eu le projet de loi précédente, le projet de loi d'orientation agricole, nous nous étions vraiment bagarrés avec Marc Fénault à l'époque sur toutes les questions de l'agriculture bio, de l'agroécologie, de tous ces éléments. Et la réponse était toujours la même. C'est satisfait, ne vous inquiétez pas, ça existe déjà. Mais bon, enfin, là encore, vous le savez aussi, c'est-à-dire une volonté de reléguer l'agriculture biologique au rang d'un simple folklore qui pourrait venir prendre quelques marges. Et pendant ce temps-là, le business continue et certains continuent de s'enrichir très largement et très grassement sur le dos des agriculteurs. Donc, dans l'immédiat... Ce que nous pouvons espérer, c'est de remporter ce combat qui s'annonce et ensuite vraiment de tout repenser de fond en comble parce que l'expression a déjà été utilisée cet après-midi. Nous sommes déjà dans le mur. Donc maintenant, comment on prend un petit peu de recul et comment on regarde devant nous, effectivement, pour être sûr qu'il y ait une agriculture dans les années qui viennent et surtout que des jeunes aient envie de devenir agricultrices et agriculteurs.
Je vais entrer par une porte étrange, peut-être. Mais il y a 10 jours, nous présentions un cahier de campagne consacré à la probité et à la corruption. Et en pensant que la condamnation de Marine Le Pen, qui va oser, et c'est devenu acceptable, se présenter devant les Français, malgré une condamnation pour détournement de fonds et emplois fictifs, mais aussi... Le président de la République, Nicolas Sarkozy, condamné trois fois et qui est néanmoins invité à l'Elysée. En fait, ça, c'est la partie émergée de la corruption. Mais il y a toute une partie en dessous qu'on ne voit pas. Et c'est notamment ce qu'on appelle le pantouflage et le rétro-pantouflage. Alors ça a l'air très sympa parce qu'on a l'impression d'une paire de charentaises. C'est très pépère. Mais en vérité, ça veut dire des gens de l'industrie agroalimentaire ou des GAFAM ou de la pharmacie qui passent dans les cabinets ministériels ou dans les cabinets de l'Elysée et qui influencent et qui mettent en fait la décision publique qui la capte. Et évidemment, quand nous, on porte la question de la corruption, c'est pour éviter ça, pour éviter qu'il y ait une confusion entre les intérêts des multinationales, des plus gros, et l'intérêt national, l'intérêt général, alors que le plus souvent, les deux ne coïncident pas, mais se confrontent. Et évidemment, réorienter l'agriculture, ça suppose de couper ça. Ça se propose de nettoyer les écuries d'ogias des cabinets ministériels. Ces 528 hauts fonctionnaires ou ministres, parce que c'est devenu une habitude chez les ministres, maintenant ils sortent de leur ministère, qu'est-ce qu'ils font ? Ils montent un cabinet conseil, pourquoi ? Pour vendre leur carnet d'adresse, au lobby, ils font des affaires publiques, ça a l'air très gentil, mais voilà. Donc là, je le dis, il y a à couper avec cette pratique si on veut prendre des décisions. pour les Français et non pas pour une minorité. Et en ce qui concerne l'agriculture, je me souviens d'une scène au dernier salon... Je suis interpellé par des agriculteurs de mon coin, je leur demande comment ça va. Ils me disent « Ah, ça va pas fort, nous on fait des vaches laitières. » Et bon, notre lait, il est racheté à 44 centimes du litre, je crois bien. Et bon, on a encore de la chance, parce que dans l'Ouest, on sait que Lactalis, ils sont à 40. Donc bon, mais pourtant, tous les matins, on va bosser, on sait qu'à la fin du mois, on va perdre 200 euros, on ne gagne rien, on perd. Donc ça ne donne pas envie. Et j'étais devant le stand de « C'est qui le patron ? ». Ce n'est pas pour faire un éloge. Mais enfin, là, c'est, je crois, 1,54 € qui est le prix recommandé de vente en supermarché et le prix du litre est racheté à 54 centimes au producteur. C'est-à-dire qu'il y a, de manière organisée, un prix plancher, un prix garanti pour les agriculteurs dans ce système-là. Simplement, il ne faut pas que ça repose seulement sur la bonne volonté des consommateurs. Il faut que ce qui est aujourd'hui l'exception, il me semble que ça doit représenter 5% du marché, devienne la règle. Et ça l'a été pendant longtemps. Il y a eu des prix planchers, il y a eu des coefficients multiplicateurs, il y a eu de la régulation sur les prix, les prix, les prix, les prix, les prix, les prix, les prix, les prix. Les agriculteurs, les travailleurs doivent être rémunérés par les prix, par la vente de leurs produits. Moi, en 2017, je fais ma première campagne électorale et je la fais en me traquemballant avec un tableau qui montre la baisse de la part que les ménages consacrent à l'alimentation. Ça a été divisé par deux, on est passé d'à peu près 30% à à peu près 15% aujourd'hui. Je dis voilà, ça ne va pas. Si on veut mieux se nourrir et si on veut que les paysans soient payés correctement, ça, ça doit remonter. Mais qu'est-ce qui a grimpé pendant le même temps ? C'est la part du budget que les ménages consacrent au logement. Donc si on veut agir sur le pouvoir d'achat, si on veut libérer des marges de manœuvre, il nous faut agir sur le logement et il faut accepter que les prix agricoles et les prix de vente des produits agricoles soient remontés, mais pas pour bénéficier. à l'industrie agroalimentaire ou à la grande distribution, il doit y avoir à l'intérieur de ça une répartition de la valeur ajoutée, de la même manière que dans les entreprises. Quand on voit que les dividendes sont grassement versés aux actionnaires, 10 000 milliards d'euros supplémentaires, et que dans le même temps, c'est les salaires réels qui diminuent parce qu'ils augmentent moins vite que l'inflation, là aussi il y a besoin d'un plus juste partage de la valeur ajoutée. Sur le handicap, je veux dire une chose, parce que... Vous savez, si on est de gauche et on va dire « Ah, il n'y a rien qui va, ça ne va pas, c'est nul », à un moment, je dis « Mais bon, si c'est pour être avec des losers qui se plaignent tout le temps, on va aller choisir le camp d'en face, eux, ils gagnent ». Donc il faut dire aussi ce qui va dans la société, en tout cas ce qui va mieux dans la société. Je vais prendre des trucs bizarres, mais dans les années 70, c'était 15 000 morts sur les routes de France. Moi, je me souviens, quand j'étais gamin, de papa dans mon entourage. Voilà, la famille, on pleure. Enfin bon, bref, ça a été divisé par quatre. C'est pas assez. On peut aller plus loin, mais c'est mieux. L'égalité homme-femme, on en est loin de l'égalité homme-femme. Mais enfin, la considération qu'il peut y avoir, c'est quand même autre chose. Oui, il y a des insultes homophobes, transphobes, mais enfin, il y a quand même une plus large tolérance, acceptation aujourd'hui dans la société. Et sur le handicap, je dirais pareil. Dans le regard de la société sur le handicap... On a grandement évolué. Je veux dire, dans l'après-guerre, quand on avait un gamin qui était handicapé, on le gardait à la maison et il ne fallait pas que ça se voit, c'était une honte. Et puis après, ça a été les établissements pour tout le monde. Et puis après, maintenant, c'est l'inclusion pour tout le monde. Alors moi, j'ai eu Sophie Cluzel, l'ancienne secrétaire d'État, en lui disant que moi, j'étais contre les dogmes. Je vous le dis, moi, je ne suis pas favorable à l'inclusion pour tous. Je pense qu'il y a des gamins qui sont mieux en établissement que dans l'inclusion. Et que finalement, dire ça... Ils le disent pour des raisons idéologiques, Sophie Cluzel, elle y croyait, c'était sa bataille. Mais ils le disent aussi pour des raisons budgétaires, parce qu'ils savent que ça coûte moins cher. Et ça coûte encore moins cher de le faire en low cost. Donc moi, je suis favorable à ce qu'il y ait, par l'école, mais pas seulement par l'école, par le travail aussi, le maximum qui soit fait sur l'inclusion, que des moyens y soient mis, ça peut pas être de l'inclusion bas de gamme, parce qu'Agnès l'a dit, mais ça met tout le monde en souffrance. Des enseignants sont en train de craquer aujourd'hui par cette inclusion mal aidée, mal accompagnée. Et je suis pour qu'on maintienne de l'établissement parce qu'il y a des enfants qui sont mieux en établissement. Et voilà. Mais par contre, au fond, le regard a changé, le discours a changé, tu l'as dit, la loi de Jacques Chirac de 2005 sur le handicap notamment. En revanche, maintenant, il s'agit qu'en face des principes, on y mette des budgets, on y mette des moyens, on y mette des impératifs. Une deuxième série ? Ou on arrête là ? Surtout l'international.
Une dernière. Ça fonctionne
?
Je n'entends pas. Je
veux bien une réaction, ou une proposition sur les problématiques agricoles. Quand on regarde un peu l'histoire du monde agricole, c'était les premiers emplois de France aux sorties de la guerre. Il y avait environ 7,5 millions d'actifs. Aujourd'hui, on est 400 000. On ne le dit jamais, c'est le plus grand plan social que notre pays a vécu. Et dans le silence le plus complet. Aujourd'hui, il y a des problématiques. Et là, on rejoint le logement. C'est que tous ces gens qui habitent en campagne sont rendus en ville. Les emplois étaient en ville. Aujourd'hui, les emplois sont partis, sont délocalisés. On a des gens qui sont dans le besoin, qui sont RSA, qui sont chômeurs. Et on a toujours la capacité de produire de l'emploi en agriculture. Et moi, ce que j'aimerais bien qu'on dise aujourd'hui, c'est qu'on est le seul secteur où on nous refuse de reconnaître notre coût de production. Les gens ne le savent pas, mais nous, nos acheteurs, même s'ils ont une éthique, moi je livre du lait bio chez Biolay, il y a une éthique, il n'y a pas de doute, mais par contre, les acheteurs de lait ont le dernier mot, les acheteurs fixent notre prix. Nous, quand on a une surproduction, notre marchandise part. On nous dit qu'on ne peut pas vous la payer, notre marchandise part tout le temps. Par contre, à la consommation, ça ne baisse jamais. On ne dit pas aux consommateurs, il y a ceux sur production, donc les produits en magasin baissent. Ça, ça n'existe pas. Ça veut dire que les marges des transformateurs et distributeurs augmentent. Et les dindons de la farce, ils sont au bout de la chaîne. Aujourd'hui, nous, on doit être partenaire des consommateurs. Moi, je voudrais que le candidat Ruffin mette l'accent là-dessus. Nous, on n'est pas des communicants, on est des producteurs. Mais il y a quand même un sérieux malaise là-dessus. Et moi, je voudrais vraiment qu'on ait des prix garantis et qu'on reconnaisse nos coûts de production.
Mesdames, on termine sur... Mesdames ?
Madame
derrière.
Concernant l'agriculture, moi, la question que je me pose, c'est bien beau de vouloir des idéaux en France, de vouloir changer les choses en France, mais on est quand même soumis aux réglementations européennes, aux aides européennes. Donc si on veut changer les choses et continuer de percevoir les subventions, les aides européennes, on est quand même obligé de s'adapter à ce que eux imposent, demandent. Ça, comment on fait pour s'en détacher ? imposer les prix planchers qu'on veut mettre en place en France, l'augmentation de l'agriculture biologique, la permaculture et autres en France, sans être pénalisé par l'Union européenne
tu parlais dans le champ de fixer un cap agricole. Et sauf qu'aujourd'hui, ce cap, il est quand même fixé par les responsables syndicaux. Tout à l'heure, tu n'as pas osé dire le syndicat, mais c'est la FNSEA. Et donc je voulais juste savoir, le jour où vous serez élu, comment vous ferez pour virer tous les responsables syndicaux FNSEA qui sont à la tête des institutions agricoles et qui fixent le cap de l'agriculture aujourd'hui ? Parce que sans ça, je pense qu'on n'y arrivera pas.
Alors, quand on dit qu'ils sont élus, ça a été dit tout à l'heure, mais ce qui est plutôt problématique, c'est la cogestion historique, on va dire, du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. C'est là où on commence... À la limite, qu'ils fassent du lobbying dans leurs institutions. Je dirais que ça peut se comprendre. Après, vraiment, la difficulté, c'est quand c'est eux qui écrivent la loi et qui, finalement, fassent même plier le gouvernement. Parce que quand il y a eu le fameux moratoire décrété par Sébastien Lecornu, c'était suite aux revendications contre les travaux du sage vilaine, notamment. Donc ça, c'est effectivement un vrai problème démocratique et un problème de fond. Je reviendrai après parce que je pense que je vais laisser François plutôt sur les aspects parce que c'est vrai qu'il n'y a pas un seul combat à mener, il y en a plusieurs et notamment effectivement au niveau de la PAC et de l'Europe.
Moi,
je voulais juste revenir tout à l'heure sur ce qui a été posé par rapport à l'accompagnement et au réchauffement climatique. Et moi, je ferai un lien avec le nécessaire plan d'adaptation climatique de nos bâtiments, comment on accompagne les bailleurs sociaux, comment on accompagne les agricultrices et les agriculteurs. Et comment on vous accompagne ? Déjà, on vous écoute. Moi, je vous ai écouté tout à l'heure dans le champ. J'ai appris plein de choses. Moi, je suis maire d'une ville très... très citadines, où on a quand même racheté la dernière exploitation agricole pour sauver quand même l'exploitation agricole de Rezé. Mais la réalité, c'est qu'on vous écoute, à vous entendre. Vous avez déjà plein de choses. Vous mettez déjà plein de choses en place. Vous avez une gestion qui est adaptée justement à cette évolution climatique. Et c'est comment on vous donne la parole, comment on vous écoute, comment on travaille avec vous. Et il faut un grand plan. Il faut un grand plan d'accompagnement. pour les exploitations agricoles, pour que ça soit vertueux. Ce que vous mettez en place, c'est déjà vertueux, dans ce que j'ai pu en entendre tout à l'heure. Et je pense qu'il faut accompagner les agricultrices et les agriculteurs pour lesquels c'est un peu plus compliqué de faire cette démarche. Et c'est en partant de vous, c'est en partant de votre parole, comment on vous donne la parole, comment on vous donne de la visibilité, et comment vous pouvez accompagner aussi les autres agriculteurs et agricultrices qui ont besoin d'entendre. Parce que nous, on va arriver, ils vont nous dire, c'est bon, vous êtes des politiques, vous dites... ils ne connaissaient rien. Et quelque part, ils ont raison. Moi, je ne me permettrai jamais de vous dire comment vous devez gérer votre ferme. Mais par contre, que vous puissiez aller le dire aux autres en disant, voilà, là, c'est n'importe quoi, on va dans le mur. Donc la gestion de l'eau, on l'a dit tout à l'heure, elle est fondamentale, c'est un bien commun, comme on le gère ensemble. Et je suis sûre que vous avez plein de choses à proposer. Donc ça vient de là aussi. Comment on vous donne les moyens d'avoir un grand plan d'adaptation de vos exploitations agricoles
Moi, il y a un truc que j'ai souvent dit aux syndicats agricoles dans mon coin, et il y a un monopole, grosso modo, de la FDSEA. Je cite, vous savez la phrase de Clémenceau, « La guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux militaires ». Pour moi, l'agriculture est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls agriculteurs. Ça concerne à la fois les terres... Et donc c'est à tous, c'est les Français quand même, même s'il y a des propriétaires. Et ça concerne l'assiette, ce qu'on mange. Donc au deux bouts, profondément. Ça ne concerne pas seulement les seuls agriculteurs, ça concerne toute la société. Et que ça soit vous ou les autres, je dis, vous n'avez pas le monopole de la décision sur ce qu'on doit faire de l'agriculture dans notre pays. C'est à la société d'en décider. Et profondément, cette question doit être posée à la société, c'est à quoi vous voulez que l'agriculture serve. Est-ce que vous voulez qu'elle serve à faire de l'exportation et à nourrir le monde entier, ou à essayer, ou bien est-ce que notre but, c'est de nourrir d'abord les Français et de bien les nourrir ? S'il y a des surplus, on verra. Et je pense que voilà la question qui doit être tranchée d'abord par la société, et à partir du moment où il y a une masse de Français qui s'expriment, et dont, au fond, je pose la question de manière quasiment rhétorique aujourd'hui. Parce que je sais ce que serait profondément la réponse du peuple français à cette question-là. On embarque. Et ceux qui viennent pour s'opposer à ça, ils ont la force du peuple contre eux. Et à un moment, ça entraîne. Vous savez, les congés payés étaient à peine évoqués dans le programme du Front populaire. Mais quand les usines ont été occupées, à la fin, il y a un député. Et un seul qui a osé s'y opposer à l'animalite. Je lui rends hommage d'avoir le courage de demeurer réactionnaire. Mais voilà, quand il y a une force d'entraînement. Donc évidemment, il ne faut pas cantonner le débat de l'agriculture aux agriculteurs et aux différents syndicats, mais le faire déborder de ça en demandant aux Français qu'est-ce que vous voulez. Qu'est-ce que vous voulez pour vos terres ? Qu'est-ce que vous voulez pour l'eau ? Qu'est-ce que vous voulez pour vos paysages ? Et qu'est-ce que vous voulez pour vos assiettes ? Et ma conviction, c'est que... J'en veux d'autant plus au président de la République, Macron, qu'en 2017, quand il est arrivé et qu'il a posé ses états généraux de l'alimentation, je trouvais qu'il y avait des esprits qui étaient mûrs, y compris chez les électriciteurs. Il y avait une matière qui était plus meuble, où on pouvait discuter, où il y avait des choses qui pouvaient être envisagées. Et finalement, à la place d'utiliser ça pour faire... J'y reviens quand même. On parle de prix garantie, oui, prix garantie, prix plancher. Pour moi, ça doit être notre priorité d'assurer ça, de sortir en partie l'agriculture des griffes du marché. et de faire qu'on revienne à de la régulation. Ensuite, l'Europe est un nœud sur plein de sujets, il n'y a pas de doute. Maintenant, dire que quand même, sur l'agriculture, il y a des marges de manœuvre qui existent. Ça a quand même bien été un choix de la France de faire ça des aides européennes et de les maintenir pour l'essentiel sur la production. Ça a été un choix français, sous influence, mais ça a été un choix français. Je dis par ailleurs qu'on a un autre levier qui est la commande publique. La commande publique, là, quand on dit qu'il y a 20% des cantines qui doivent être en bio et qu'on ne fait pas respecter cette règle-là, mais la commande publique, en matière d'agriculture, en tout cas pour amorcer un virage, pour encourager ceux qui ont envie de le faire, pour dire « Allez dans cette direction-là et vous serez payé, et ce que vous produisez, vous sera payé à un prix correct, garanti. Vous pouvez avoir de la sécurité parce que c'est assuré pour la prochaine décennie. » Si jamais... Je pense que la commande publique est un levier en matière d'agriculture de réorientation. Et je vous rejoins quand vous disiez que c'est le plus grand des plans sociaux. Il avait une cohérence dans l'après-guerre. Les usines avaient besoin de main-d'oeuvre. Donc, de fait, la montagne de Jean Ferrat, quand on s'en va à la ville. Mais à partir du moment où s'installe un chômage de masse dans notre pays, cette logique de défermisation, de désagriculturisation, comme on a eu de la désindustrialisation, ça n'est plus cohérent. Et donc, évidemment, là, c'est pour ça que nous, on se définit comme étant des travaillistes climatiques, en disant, voilà, en fait, le changement. qu'on a à faire dans la société, sur le bâtiment, on en a longuement parlé sur les déplacements et ainsi de suite, et en particulier sur l'agriculture, réclament une masse de travail. 'est du travail. Et on dit ça parce qu'on veut allier l'objectif de... pas seulement s'adapter, mais faire face aux défis climatiques et en même temps de garantir aux gens qu'il y aura des emplois, qu'il y aura des salaires, qu'il y aura de quoi faire tourner, mettre de quoi dans leur frigo. Bon, ça a été dit sur le... La démocratie dans l'agriculture, l'une des sources est quand même de modifier le mode d'élection possiblement aux chambres d'agriculture. Voilà, c'est un enjeu qui est sur la table, qui est clairement identifié et qui doit évoluer. termine en disant peut-être ça, mais je ne sais pas, un peu de manière... Je suis convaincu que dans l'agriculture, il y a déjà beaucoup de déjà-là. Il y a déjà beaucoup de gens qui ont expérimenté, c'est pas seulement expérimenté, qui ont tenu dans la durée et qu'en étant des pionniers... Moi, j'avais anciennement mon beau-frère à qui j'allais aider à la récolte des oignons à la fin du mois d'août parce qu'il n'en pouvait plus. Il s'était lancé dans le maraîchage, mais il devait... Tout inventer, il devait faire le marketing, aller vendre ses paniers au marché, les distribuer, et puis bien sûr faire ce pour quoi il était formé et ce qu'il voulait vraiment faire, c'est-à-dire produire dans ses champs en imitant le moins possible d'engrais et même de mécaniques à l'intérieur. Donc il y a déjà plein de gens qui, depuis des décennies, ont plus qu'expérimenté. Il y a du déjà là. Vous en êtes une preuve. Je le dis parce qu'on ne peut pas inventer une société de zéro. Vous savez, quand Ambroise Croisa fait son vaste plan de sécurité sociale en 1945, normalement, les gens, ils auraient dû dire « Mais putain, il est dingue, ce mec-là. On va l'envoyer à l'hôpital psychiatrique. » Tous les logements sont détruits. On n'a plus de ponts. Les routes, elles sont en vrac. Et l'autre, il vient nous dire que quand on va aller chez le médecin, on va être remboursé. Et que si on est trop malade pour aller à l'usine, on va quand même être payé. Il est dingo. Pourquoi les gens ne se sont pas dit ça ? Parce que c'était en partie déjà là. C'était déjà là parce qu'il y avait des fédérations de travailleurs, des mutuelles, des caisses de solidarité, des municipalités communistes ou socialistes qui avaient mis en place de la sécurité sociale à leur échelle. Donc les Français disaient « Finalement, ça existe et ça marche en petit. Pourquoi on ne viendrait pas l'universaliser, le socialiser ? » Et à mon sens, ce que vous faites a un double sens. Ce que vous faites, il a un sens pour vous, pour votre territoire, pour vos clients, pour votre famille, pour votre travail. Mais ça a un sens plus général, c'est que l'exception que vous représentez, le déjà là en petit, puisse être demain généralisé, nationalisé, universalisé, et qu'il devienne la règle, parce qu'on pourra dire « regardez, ils le font et ça marche ». Ça marche pas seulement pour produire de manière plus saine, ça marche aussi parce qu'ils en tirent un revenu, parce qu'ils en vivent bien. Donc voilà le cap, voilà l'horizon, voilà la direction dans laquelle nous voulons aller. Je vous remercie en tout cas. Mon premier meeting avec des vaches derrière moi quand même.
le dernier, on espère. Avant de nous quitter, je voudrais prendre un instant pour remercier toutes celles et ceux qui ont rendu cette journée possible. A commencer par Florian. Quand on m'a dit, écoute, non, on va délocaliser la fête des 1000 Bastilles à la ferme, tout de suite, il m'est venu à l'idée, la ferme de Florian. Florian qui ouvre sa ferme régulièrement aux élèves de nos écoles pour leur montrer comment ça se passe l'agriculture. l'acheminement, enfin tout ce qui est fait de la ferme jusqu'aux nos assiettes pour que ça ne devienne pas, pour que ça devienne du concret dans la tête de nos enfants. Merci Florian. Recevoir chez soi, sur son lieu de travail, sur ses terres, c'est un geste qui compte, surtout aujourd'hui où l'agriculture est en souffrance. Celui-ci n'est pas juste un décor, c'est un symbole, celui d'une ruralité qui doute, qui travaille et surtout qui résiste. Merci à toi, François, d'avoir fait le déplacement en pleine canicule dans le 44, nous rendre visite dans cette ferme. Tu es venu prendre sur ton temps d'écouter et d'échanger sans filtre. Merci à toi. Merci à Jean-Claude et à Agnès de t'accompagner. Merci à Françoise et à Paul pour la qualité de leurs interventions. Merci à tous ceux qui nous écoutent. Sachez que c'est une étape de notre tour de France. Alors, restez connectés. Et si vous voulez nous rejoindre, n'hésitez pas. Nous, c'est Loire-Atlantique Debout. Moi, c'est Frédéric. Je suis co-référent de Debout en Loire-Atlantique avec Sabine Lalande. Et je suis sûr qu'il y a des co-référents et des co-référentes partout autour de chez vous. Donc, n'hésitez pas à nous rejoindre sur les réseaux sociaux pour que la lutte continue. Merci beaucoup et belle journée.
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