Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Mesdames et Messieurs, mes chers concitoyens, A la suite du Conseil de défense sanitaire qui s'est tenu ce matin sous l'autorité du président de la République, je veux ce soir partager avec vous un nouveau point de situation sur l'évolution de l'épidémie qui frappe notre pays et faire un bilan des mesures que je vous avais annoncées le 27 décembre dernier que nous avons mises en place pour une durée initiale de trois semaines qui s'achève donc dimanche prochain. Je veux aussi vous dire ce que sont les évolutions encourageantes qui commencent à se dessiner et sans rien ignorer des tensions qui s'exercent encore sur notre système de santé, vous précisez le calendrier dans lequel nous pourrons, courant février, lever la plupart des restrictions prises pour freiner l'épidémie à la faveur du nouveau pass vaccinal qui entrera en vigueur lundi prochain. La France, comme tous les autres pays européens, est frappée depuis maintenant près de deux mois par une vague d'une ampleur exceptionnelle. Exceptionnelle parce qu'elle est alimentée par le cumul de deux variants, Delta et Omicron, qui se sont non seulement succédés, mais en fait additionnés depuis la fin de l'année dernière. Exceptionnel surtout en raison de l'extrême contagiosité du variant Omicron dont on sait qu'il a déjà touché plus de 5 millions d'entre nous et probablement au moins le double si on ajoute le nombre estimé de ceux qui ne sont pas allés se faire tester faute de symptômes notables. Oui, notre pays traverse depuis quelques semaines une phase difficile. D'abord à l'hôpital où la tension reste forte, même si la mobilisation remarquable de nos soignants a permis jusqu'à présent de faire face chaque jour à des arrivées toujours importantes de malades. Mais également dans notre vie quotidienne avec le nombre spectaculaire des contaminations dues aux variants, aux microbes, peu de familles. ont été épargnés avec tout ce que cela occasionne en termes de tests à réaliser pour les proches, de contraintes, d'isolement pour les malades et bien sûr d'angoisse quand des symptômes importants apparaissent. Cette vague exceptionnelle n'est pas terminée. Mais je crois pouvoir vous dire que la situation commence à évoluer plus favorablement. La première évolution positive est que la vague liée au variant Delta est partout en net reflux. C'est très important car vous savez que ce variant Delta était plus dangereux que les variants précédents. Depuis une semaine, le nombre des malades en réanimation se réduit enfin légèrement. Et cette baisse devrait se prolonger. à mesure que le variant Delta poursuivra sa décrue. La deuxième nouvelle encourageante est que la vague provoquée par le variant Omicron commence à marquer le pas dans les régions où ce variant avait frappé en premier à la fin décembre. C'est en particulier le cas en Ile-de-France où la décrue est maintenant engagée. Certes, ce que nous constatons en Ile-de-France n'est pas encore vrai dans la plupart des autres régions métropolitaines où le variant Omicron est arrivé plus tard et où le nombre de contaminations continue de progresser. Je veux mentionner aussi la situation particulière des départements et territoires d'outre-mer qui connaissent des flambées épidémiques régulières où le niveau de vaccination est plus bas. que dans le reste du pays, ce qui nous a conduits à proroger l'état d'urgence sanitaire. Mais cette évolution différente selon les territoires est classique et donc ce qui se passe en Ile-de-France décide une perspective rassurante et surtout cohérente avec ce que l'on observe au Royaume-Uni où la région du Grand Londres a connu son pic dix jours avant le reste du pays. La troisième nouvelle rassurante, c'est enfin la confirmation que ce variant Omicron est certes beaucoup plus dangereux, mais clairement moins sévère que ses prédécesseurs. Je sais que cet élément nouveau a pu conduire à se poser des questions. Est-ce que cela sert encore à quelque chose de se faire vacciner ou de faire son rappel ? Si même vacciné, on peut attraper... aussi facilement ce virus ? Est-ce que, face à l'ampleur de la vague, il ne faudrait pas tout simplement laisser filer l'épidémie sans rien faire, ne prendre aucune mesure, ne plus se tester en cas de doute, ne plus s'isoler quand on est positif ? Je vous le dis clairement, même atténuer ce virus n'a rien d'anodin. Il ne s'agit absolument pas d'une simple grippe. Un seul chiffre pour le démontrer, au cours d'une année normale, l'épidémie de grippe provoque en moyenne 10 000 hospitalisations sur toute la période de l'hiver. Avec Omicron, Nous atteignons ce chiffre non pas en trois mois, mais en cinq jours seulement. Si nous avons pu traverser ces dernières semaines avec des centaines de milliers de contaminations chaque jour et des hôpitaux qui ont tenu, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est parce que nous avons pris les bonnes décisions, parce que nous sommes massivement vaccinés et que nos vaccins restent extrêmement... protecteurs. Oui, les caractéristiques de ce variant font qu'on peut facilement attraper le virus en étant vacciné, mais là aussi, deux chiffres très parlants. Une personne complètement vaccinée a quatre fois et demi moins de risque d'attraper la COVID et surtout 25 fois moins de risque d'être... hospitalisés en soins critiques, c'est-à-dire avec des formes graves par rapport à une personne non vaccinée. Seuls 7 % des adultes ne sont toujours pas vaccinés, et pourtant, ils représentent... l'écrasante majorité des patients hospitalisés dans les services de réanimation aux grands dames de nos soignants qui se battent au quotidien depuis deux ans de façon admirable. Inlassablement, je me rends auprès d'eux, auprès des personnels des établissements de santé. J'y serai une nouvelle fois demain, puis encore après-demain. Le gouvernement déploie dans le cadre du Ségur de la santé des moyens inédits pour à la fois rattraper le retard accumulé depuis des décennies et donner à notre système de soins et à ses acteurs les perspectives dont ils ont besoin. On ne le dira jamais assez, la vaccination a changé la donne et nous devons poursuivre nos efforts en dépit des résultats qui nous placent grâce... à une mobilisation exceptionnelle que l'histoire retiendra parmi les nations les mieux vaccinées et donc les plus protégées au monde. Plus de 93 % des adultes ont reçu leur première dose, plus de 91 % deux doses ou l'équivalent, plus de 62 %, trois doses ou l'équivalent. Mais nous devons encore poursuivre notre mobilisation. Nous devons en particulier faire progresser la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, qui a démarré doucement. Même si je sais que beaucoup de parents hésitent encore, je veux leur dire que les autorités scientifiques sont très claires sur le bénéfice de cette vaccination et nous la faciliterons en autorisant davantage de lieux et de professionnels, y compris les pharmaciens et les infirmières à pouvoir réaliser cette injection. Pour les 12-17 ans, l'ouverture du rappel a été décidée pour ceux qui sont atteints de pathologies chroniques. Comme beaucoup de pays autour de nous l'ont fait, je vous annonce que nous allons étendre cette possibilité d'un rappel vaccinal pour tous, mais sans obligation, à compter de lundi prochain. Pour tous les autres, nous devons sans relâche poursuivre notre stratégie d'aller vers les non-vaccinés, en particulier les populations les plus éloignées du système de soins. Au-delà de la vaccination, notre stratégie de dépistage et les mesures de freinage prises le mois dernier ont été tout aussi utiles. Les simulations de l'Institut Pasteur ont montré que si nous n'avions pris aucune mesure, le nombre des entrées hospitalières au cours de ce mois de janvier aurait été deux fois plus élevé, je dis bien deux fois plus élevé. Grâce à la vaccination, grâce au pass sanitaire, nous n'avons pas eu à prendre des mesures aussi contraignantes que beaucoup de nos voisins européens. En particulier, nous avons préservé la continuité des activités, nous n'avons pas restauré de couvre-feu, et nous avons fait le choix de laisser nos écoles ouvertes. C'est un choix fort, constant, depuis le début de la crise sanitaire, qui repose sur l'intérêt de nos enfants. J'ai parfaitement conscience que l'adaptation du protocole sanitaire à l'école a entraîné des difficultés, des difficultés pour les parents d'élèves, des difficultés pour nos enseignants et plus généralement pour toutes celles et ceux qui concourent. au service public de l'éducation et de la petite enfance dans l'État, dans les collectivités territoriales et dans tous les établissements accueillant des enfants. Je veux leur répéter toute la considération du gouvernement et de la nation pour leur engagement et leur dévouement au service de l'école ouverte, au service des enfants de France. Avec... le ministre de l'Éducation nationale et le ministre de la Santé. J'ai reçu les représentants des personnels de l'Éducation nationale et nous avons apporté les correctifs nécessaires. Mais rien n'aurait été pire que de fermer les établissements scolaires, voire de retarder la rentrée, car la réouverture, vu la flambée du nombre de cas, aurait été très difficile. Avant-hier, mardi, 17 037 classes étaient fermées. C'est beaucoup. Mais cela représente 3,2 % des classes en France. 3,2 %. Si, comme certains nous le suggèrent, nous avions fermé 100 % des classes, je vous laisse déduire vous-même toutes les conséquences. Je suis convaincu que notre choix a été le bon. Testez. Testez pour ne pas fermer. Testez pour freiner. l'épidémie. Plus de 12 millions de personnes se sont fait tester la semaine dernière. C'est un record absolu. C'est deux fois plus que lors de toutes les vagues précédentes. Et c'est nécessaire. Pour freiner Omicron, pour le faire reculer, il faut d'abord que les personnes contaminées le sachent et s'isolent. pour ne pas diffuser le virus davantage encore. C'est la base de la lutte contre toute épidémie. Je veux remercier tous les professionnels qui ont contribué à cet effort de dépistage exceptionnel et qui continuent encore, et en particulier les pharmaciens de notre pays, mais aussi... tous les acteurs, tous les professionnels qui nous ont permis d'ouvrir 425 nouveaux centres de dépistage depuis le début de l'année 2022. C'est également un effort à mettre au crédit de nos concitoyens qui jouent pleinement le jeu des autotests demandés aux personnes cas contacts, avec plus d'un million d'autotests délivrés chaque jour dans nos pharmacies. Mesdames et messieurs, l'ensemble de ces éléments, qui sont le résultat de nos efforts individuels et collectifs, nous permettent ce soir de dresser des perspectives. Comme toujours, nous le faisons de manière progressive et cohérente. L'évolution de la situation nous permet d'envisager un allègement des contraintes dès les premiers jours de février. Nous pouvons l'envisager parce que nous disposerons très bientôt d'un nouvel outil, le pass vaccinal, que la représentation nationale a voté et qui entrera en vigueur lundi prochain, le 24 janvier, sous réserve, bien sûr, de la décision du Conseil constitutionnel attendu demain. Concrètement, l'ensemble des Français de 16 ans et plus devront justifier d'un schéma vaccinal complet pour aller au restaurant, au cinéma, au théâtre, dans un stade ou pour prendre le TGV. Sauf pour les enfants de 12 à 15 ans, il ne sera plus possible de rentrer dans ces lieux avec un simple test négatif. Seules les visites dans les hôpitaux, maisons de retraite ou autres établissements médico-sociaux pourront rester accessibles avec un test, comme c'est déjà le cas aujourd'hui. Je rappelle que le schéma vaccinal complet suppose de faire son rappel dans un délai de sept mois après la dernière injection et que ce délai sera ramené à quatre mois à partir du 15 février, conformément à ce que nous avons déjà annoncé fin décembre. Nous veillerons à ce que cette évolution ne pénalise pas à nos Français, nos concitoyens de l'étranger, qui devront pouvoir bénéficier rapidement d'une dose de rappel lorsqu'ils reviennent chez eux. Depuis l'annonce du pass vaccinal, plus d'un million de Français qui n'étaient pas encore vaccinés ont franchi le pas. C'est bien, mais ce n'est pas encore suffisant. Il faut amplifier ce mouvement. Je vous annonce que nous allons permettre... à celles et ceux qui feront leur première dose d'ici le 15 février de bénéficier d'un pass vaccinal valide à deux conditions, bien faire leur deuxième dose un mois plus tard et, dans l'intervalle, justifier également d'un test négatif de moins de 24 heures. La transformation du pass sanitaire en pass vaccinal est une évolution nécessaire et cohérente. Elle est nécessaire si nous voulons préserver et amplifier notre couverture vaccinale, aussi bien aujourd'hui que demain en cas de nouveaux variants. Elle est cohérente, car elle assume de faire peser clairement la contrainte sur les non-vaccinés et, dès lors, de pouvoir lever les mesures de freinage que nous avons prises pour contrer la dernière vague. Nous allons donc alléger les mesures en vigueur en deux étapes qui interviendront les mercredis 2 et 16 février. Ces délais devront permettre... le déploiement en bon ordre du pass vaccinal et à nos hôpitaux d'absorber les effets du pic épidémique. À compter donc du mercredi 2 février, tous les équipements, notamment sportifs et culturels, qui accueillent du public assis pourront retrouver un fonctionnement à pleine capacité, sans jauge, en respectant cependant l'obligation... du port du masque. À cette même échéance, le télétravail ne sera plus obligatoire, mais restera recommandé en laissant aux entreprises le soin de maintenir le bon niveau dans le cadre de leur dialogue social interne. Le port du masque ne sera plus exigé en extérieur. À compter du mercredi 16 février, nous lèverons les autres mesures. La consommation dans les stades, les cinémas ou les transports sera à nouveau autorisée. Les concerts debout et la consommation debout dans les bars pourront reprendre, les discothèques pourront rouvrir. J'ajoute que nous pourrons aussi envisager, au retour des vacances scolaires de février, un allègement du protocole scolaire sur la levée du port du masque pour les élèves dans les écoles élémentaires ou sur la question du nombre de tests ou d'autotests à réaliser. Nous consulterons bien sûr à cet effet les autorités sanitaires. Je sais que cette perspective de reprise ou d'allègement était attendue. L'approche graduée et progressive que nous retenons appelle évidemment de la part de chacune et chacun un respect strict des règles du jeu jusqu'à leur terme. De même... Nous maintiendrons évidemment jusqu'à ces échéances tous les dispositifs de soutien économique que subissent aujourd'hui l'impact de nos mesures. Je pense en particulier aux hôtels, cafés, restaurants, aux traiteurs, mais aussi au secteur de l'événementiel, du sport et de la culture, que nous aiderons, comme à chaque fois, à passer le cap. Au-delà de quoi l'avenir sera-t-il fait sur le plan sanitaire ? Cette question appelle forcément à l'humilité. et à la prudence. Nos autorités scientifiques ne savent pas nous dire si le variant Omicron marque une étape décisive sur la voie d'une banalisation du virus ou bien si nous restons encore exposés au risque qu'apparaissent de nouveaux variants problématiques. Mon gouvernement a bien sûr la responsabilité d'anticiper toutes ces hypothèses. Pour cela, la France dispose désormais d'une gamme complète d'outils que la loi nous permet d'activer jusqu'à la fin du mois de juillet. Cette capacité à agir ne signifie évidemment pas que nous sommes tenus d'activer ces mesures de restriction aussi longtemps que la loi. nous y autorise. Cela n'aurait aucun sens. Il faut savoir réagir vite quand c'est nécessaire, mais il faut aussi savoir lever les mesures dès que les conditions permettent de le faire. Cela vaut aussi... pour le pass vaccinal. Sa nécessité, je l'ai dit, ne fait aucun doute aujourd'hui, mais je veux être clair, le pass pourrait tout à fait être suspendu si la pression épidémique et surtout hospitalière venait à se réduire fortement et durablement, si nos services de réanimation ne voyaient plus arriver de nouveaux malades pendant plusieurs semaines, si nos hôpitaux n'étaient plus obligés de déprogrammer des soins. Si la pression sanitaire redescendait au plus bas, alors nous serions amenés à lever le pass, tout en nous tenant évidemment prêts à le réactiver en cas de redémarrage. Mesdames et messieurs, mes chers concitoyens, voici les orientations et les perspectives que je souhaitais partager ce soir avec vous. Nous sommes incontestablement dans une nouvelle phase de l'épidémie. grâce à nos efforts collectifs, grâce à la vaccination, nous allons faire face à la vague en cours. Nous devons être confiants tout en restant très vigilants, respectueux des autres et des consignes collectives, mobilisés et plus que jamais solidaires. Je vous remercie et nous allons maintenant, avec Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, répondre à vos questions.
le Premier ministre, monsieur le ministre, bonjour. Alison Tassin pour TF1 et LCI. Vous annoncez un allègement des restrictions alors même qu'on parle de l'arrivée d'un nouveau variant dit BA.2, plus transmissible qu'Omicron et déjà présent au Royaume-Uni. Ne redoutez-vous pas une cinquième vague et pensez-vous tenir coûte que coûte le calendrier annoncé ce soir ? Et puis vous avez parlé d'un nouveau protocole dans les écoles, un allègement après les vacances. Quand pouvez-vous, pensez-vous pouvoir donner ce nouveau protocole et donc quelle échéance avez-vous pour l'annonce de ce nouveau protocole pour les écoles ? Merci.
ministre. Bonsoir. Oui, alors, il y a des variants assez régulièrement. L'OMS classe des variants en fonction de leurs caractéristiques de contagiosité, de dangerosité, de risque d'échappement à la vaccination. Le variant auquel vous faites allusion est un sous-variant issu d'Omicron, qu'on trouve essentiellement au Danemark et qu'on trouve aussi au Royaume-Uni. On l'a identifié par technique de séquençage sur le territoire national. Pour ce que nous savons pour l'instant, d'ailleurs l'OMS ne l'a pas classé comme un variant d'intérêt, en tout cas pas à ce stade, pour ce que nous savons, il correspond peu ou trop aux caractéristiques que nous connaissons d'Omicron. Et il n'y a pas à ce stade de connaissances sur des risques de contagiosité vis-à-vis de celles et ceux qui auraient déjà contracté le variant Omicron. Donc il ferait partie, pardonnez-moi, de la gamme des sous-groupes du variant Omicron et ne change pas la donne. Ce qui est fondamental, c'est qu'on garde une surveillance à l'échelle planétaire. très rapprochés, via les techniques de séquençage, qu'on fait beaucoup en Europe, beaucoup en France, un peu moins dans d'autres pays, mais quand même, l'Afrique du Sud nous a montré qu'elle était capable de diagnostiquer tôt un variant comme Omicron, pour que si un vrai nouveau variant devait arriver, issu d'une nouvelle souche, par exemple, avec des caractéristiques différentes, ce que personne ne souhaite, je vous le dis tout de suite, eh bien, nous puissions réagir rapidement, comme nous avons été amenés à le faire, en retardant l'apparition. de vagues épidémiques. Donc on s'inscrit dans une durée, comme le dit le Premier ministre, avec des outils qu'on est capable d'activer lorsqu'il faut le faire pour freiner, couper, mais qu'on est aussi capable de lever lorsque la situation nous semble davantage sous contrôle.
s'agissant de votre deuxième question, je réitère ce que j'indiquais. Le protocole actuel va rester en vigueur puisque nous l'avons aménagé et adapté dans les conditions que vous savez et sur lesquelles je ne reviendrai pas jusqu'à la sortie des classes. Il y a trois zones, vous le savez, tout ça. Nous profiterons de ce temps pour voir comment les choses évoluent. Nous ressaisirons, enfin, Olivier Véran, les autorités sanitaires, puisque je rappelle que les protocoles, notamment s'agissant de la détermination du nombre de tests pour les cas contacts et pour les enfants en particulier, sont déterminés par les autorités sanitaires, nous les ressaisirons pour voir dans quelle mesure, à la rentrée, il y a encore quelques semaines devant nous, nous pourrons adapter le dispositif. Autre question ? On va peut-être en prendre deux ou trois à la suite, comme on fait d'habitude.
Bonsoir, M. le Premier ministre, M. les ministres, Elisa Bertolomé pour BFMTV. Une précision par rapport à ce que vous venez de dire, M. le Premier ministre. Vous avez dit que le pass vaccinal pourrait être suspendu si la pression épidémique se réduisait. Sur quels critères sanitaires vous basez-vous ? Est-ce qu'il faut prendre en compte le taux d'incidence, le nombre de contaminations par jour ? Est-ce que vous envisagez d'introduire des seuils ? Est-ce que vous pouvez nous apporter des précisions sur cette éventuelle levée ? du pass vaccinal, et j'ai une nouvelle précision à vous demander concernant la levée du protocole dans les écoles, en tout cas son allègement. Les vacances sont effectivement en échelonnée. Est-ce que vous envisagez du coup de le lever à partir de la reprise des cours pour la première zone, donc fin février, le 21 février, de mémoire, ou ça sera une mesure au niveau national qui débutera donc en mars ? Merci.
Autre question, on va prendre deux ou trois,
et on répondra.
Bonjour, Jérémy Marot pour l'AFP. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous ne fixez aucun critère épidémiologique, finalement, pour lever les restrictions au 2 février ou au 16 ? Est-ce que toutes ces levées sont considérées comme acquises
Troisième, et puis on répond. Sauf qu'il n'y en a pas.
Bonjour, Hélène Bonnet pour FCI TF1. Vous avez parlé de la réouverture des discothèques à partir du 16 février. Est-ce que le port du masque sera obligatoire à ce moment-là dans les discothèques
? Merci, monsieur le ministre. Il y a plusieurs questions pour vous. Je
compléterai. Oui. Il y a plusieurs questions qui ont été posées d'abord sur les indicateurs et les critères pour le pass vaccinal. Ce que nous voulons, c'est, comme l'a dit le Premier ministre, que la situation sanitaire soit stabilisée sous contrôle. Ce que nous voulons, c'est qu'il n'y ait plus de soins déprogrammés. Ce que nous voulons, c'est qu'il n'y ait pas des médecins qui soient obligés d'appeler des familles de malades pour leur dire qu'élas, il n'y a plus de place disponible pour pouvoir les opérer en temps et en heure, parce que des lits de réanimation sont trop nombreux à être occupés par des patients atteints des formes graves du Covid. Le pass vaccinal est un outil de protection, un outil qui gonfle, qui permet de booster les primo-vaccinations dans notre pays, et un outil qui réduit aussi les risques de se contaminer dans les endroits dans lesquels il sera appliqué. Dès lors que la pression hospitalière est suffisamment basse, nous l'avons connue à plusieurs reprises. La dernière fois, c'était au mois d'août, par exemple. Je crois que nous étions descendus même en dessous des 1 000 patients Covid en réanimation. Il y avait une charge hospitalière qui s'était réduite et la dynamique épidémique n'était plus là. Les taux d'incidence montraient que le virus circulait à bas bruit, mais pas fortement. en confiance, lever un certain nombre de mesures qui, aujourd'hui, visent à nous protéger et qui seraient jugées disproportionnées. par la population au regard du risque sanitaire. Donc, est-ce qu'il faut établir des critères à la lettre ? L'histoire, honnêtement, de cette pandémie nous a montré depuis deux ans que la vérité d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain. S'il n'y avait pas de nouveaux variants, une fois que la vague Omicron était passée, nous pourrions nous dire que nous pouvons à nouveau vivre tranquillement, sans avoir peur qu'émergent de nouvelles vagues, auquel cas, nous serions amenés à relâcher les mesures de contrainte, y compris celles qui passent par le pass vaccinal. Si, à l'inverse, il y avait des menaces épidémiques qui se faisaient jour, on en parlait tout à l'heure avec votre... Donc là, il y a quelques minutes, s'il y avait un nouveau variant qui devait apparaître, forcément, ça pourrait changer la donne, même si la pression sanitaire était plus faible. Donc on appliquera le pass vaccinal aussi longtemps que nécessaire, mais pas plus longtemps que nécessaire. De la même manière, vous posez la question de pourquoi le 2 et le 16 février. Je me permets de répondre, monsieur le Premier ministre, dans la continuité.
Pourquoi le 2 février ? Le
2 février, ça fera une semaine que le pass vaccinal sera en vigueur. Pourquoi le pass vaccinal ? Dans les établissements qui reçoivent du public, les restaurants, les bars, les cinémas... Eh bien, dès lors qu'on aura au moins une semaine de retour, on sait que le pass vaccinal sera bien accepté, bien contrôlé, bien mis en place, le risque de contamination sera considéré comme suffisamment faible pour qu'on puisse relâcher aujourd'hui des mesures restrictives, comme les jauges, par exemple, ou d'autres mesures qui pourront à ce moment-là être abandonnées. Et deux semaines plus tard, je dirais les situations les plus à risque. Pourquoi deux semaines plus tard ? Parce qu'on considère qu'aux alentours de la mi-février, non seulement on devrait avoir largement passé le... épidémique d'Omicron, mais que si on se calque sur la situation de nos voisins, britanniques par exemple, on sera sans doute déjà descendu beaucoup plus bas en termes de nombre de contaminations par jour. Il a déjà énormément circulé le variant Omicron. Et ce que nous montre l'exemple francilien en Ile-de-France où ça a commencé à baisser, c'est que ça va finir par baisser dans tout le pays. Et donc trois semaines de recul, on est un peu plus... Un peu plus serein pour se dire qu'on peut relâcher encore d'autres contraintes et permettre aux gens de retrouver la vie la plus normale possible. Pourquoi pas manger debout dans les bars ou aller danser dans les discothèques.
sur le masque dans les discothèques, précisément ? Sur le masque dans les
discothèques, nous verrons s'il y a lieu ou non. Ça dépendra probablement, par exemple, de la situation épidémique au moment où la décision sera prise véritablement de rouvrir les discothèques. On ne prendra pas de risque inutile. L'objectif, c'est de permettre aux Français de profiter des discothèques. L'objectif, c'est aussi de permettre aux patrons du monde de la nuit qui vont enfin rouvrir les discothèques d'être sûrs de pouvoir le faire en confiance. Donc si la situation sanitaire le permet, évidemment, on n'imposera pas le masque. Si, en revanche, on est un peu limite, à ce moment-là, peut-être qu'on se... à le demander de le conserver encore quelques jours ou quelques semaines.
En rappelant bien, le temps que vous passiez les micros, toujours pareil, la finalité, la philosophie de ces passes, elle est double, je le rappelle à tous nos concitoyens. Elle consiste d'abord... à éviter des mesures de fermeture. Le pass sanitaire l'a permis, le pass vaccinal, encore davantage, et à inciter très fortement à la vaccination, puisque maintenant, on connaît mieux Omicron. La bonne nouvelle, encore une fois, c'est la très forte décrue de Delta. dont la dangerosité est avérée, et on sait qu'avec Omicron, quel que contagieux qu'il soit, nous savons qu'avec un schéma vaccinal complet, notamment trois doses, et forcément, comme je l'avais dit, le pass vaccinal va y inciter encore davantage, ce qui reste toujours la pierre d'achaudement forte, c'est-à-dire les capacités hospitalières seront moins mobilisées.
Jérémy Marot pour l'AFP. Juste une petite précision sur les discothèques, puisque manifestement, c'est la grande inquiétude des professionnels. Un test négatif sera-t-il demandé à l'entrée, en plus du pass vaccinal
question ? Enfin, venir peut-être, commencer par vague. Bonjour, madame.
À nouveau, Alison Tassin pour TF1 et LCI. Vous n'avez pas évoqué la fin du masque en intérieur. Est-ce que vous avez une visibilité là-dessus ? Est-ce que ce port du masque en intérieur pourrait intervenir avant ou après la fin du pass vaccinal ? Est-ce que l'un est conditionné à l'autre ? Merci.
Olivier, ce sont aussi deux questions sanitaires, l'une sur le... D'ailleurs, je m'attendais, quand vous avez évoqué les discothèques, plutôt que le masque que vous posiez d'emblée, celle sur les tests, qui s'ajouterait donc au pass. Rappelons bien que le pass, évidemment, vaccinal, sera imposé à l'entrée des discothèques. Donc il y a la question... Parce que ça se pratique dans certains pays, je le dis à celles et ceux qui vous écoutent, d'y ajouter la nécessité d'un test. Et puis, il y a la question du masque en extérieur, monsieur le ministre.
Oui, il y a deux éléments. Alors d'abord, c'est ce que vous appelez le pass 2G+, qui est le pass à l'allemande. C'est pass vaccinal plus test, depuis moins de 24 heures négatives. La loi nous permet de le faire. Dans la loi qu'ont voté les parlementaires, il est inscrit la possibilité d'adapter les conditions d'application du pass vaccinal, mais nous n'avons pas l'ambition de le faire, en tout cas pas en l'état. Nous considérons que nous pouvons rouvrir les discothèques avec suffisamment maintenant de recul face à la menace que constitue Omicron pour pouvoir le faire. Si jamais la situation devait évoluer, encore une fois, prudence, ne ressortez pas la vidéo dans trois semaines pour dire qu'on aurait dit l'inverse. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais... telle est l'intention actuellement. Et pour le masque en intérieur, le masque en intérieur est quand même encore un outil de protection nécessaire, surtout quand on a beaucoup de contamination au quotidien. Quand on doit regarder ce qui se passe à l'étranger, on parle de l'exemple anglais qui est un peu le groupe contrôle, en l'occurrence, parce qu'ils ont levé toutes les restrictions d'un seul coup. Mais regardez l'Allemagne. qui a beaucoup plus de mesures aujourd'hui, de contraintes, et qui pourrait en renforcer, parce qu'eux sont dans la phase ascendante de la vague Omicron. Regardez l'Italie, qui a mis en place un pass vaccinal à la française, d'ailleurs, et qui, du coup, leur permet, à l'instar de ce que nous faisons, de réduire les restrictions. Mais regardez d'autres pays, les Pays-Bas, qui sont encore en confinement, l'Autriche qui en sort tout doucement, etc. Donc il n'y a pas un rythme uniforme sur tout le territoire européen. Chacun tire conséquence de l'expérience acquise, de la situation épidémique et sanitaire. Nous, nous avons été frappés par une vague Delta plus tardive que nos voisins européens, mais très forte, et qui a rempli nos hôpitaux et qui a rempli nos services de réanimation. C'est pour ça que nous sommes obligés d'être un peu plus prudents que certains des voisins qui ont été touchés très fortement aussi, mais qui ont connu une vague Delta plus précoce et qui a eu le temps de se réduire avant que la vague Omicron ne démarre. Donc on adapte les choses, mais pour répondre à votre question, aujourd'hui, on conserverait le masque en intérieur, on n'appliquerait pas vaccins plus tests dans les discothèques.
Merci beaucoup, mesdames et messieurs. Bonne soirée.
Merci à vous d'avoir suivi ce live et ces annonces de Jean Castex et Olivier Véran. Vous l'avez entendu, on va débriefer cette intervention. Je suis avec Vincent Bandonave, journaliste science au Figaro. Vous n'hésitez pas, comme d'habitude, à poser vos questions dans le chat. On essaiera d'y répondre, tout en restant poli dans les commentaires, bien évidemment, mais ça, vous avez l'habitude. Je vais peut-être vous lister juste avant les mesures qui ont été annoncées. Alors, des mesures en deux temps. D'abord, le 2 février, la fin des jauges et du masque en extérieur. Le télétravail qui devient recommandé est plus obligatoire. Et le 16 février, l'ouverture des boîtes, des boîtes de nuit, des reprises, des concerts debout, la consommation possible dans les stades et debout aussi dans les bars. On parle aussi d'un possible allègement de protocole sanitaire à la suite de ça dans les écoles. Mais le Premier ministre et le ministre de la Santé ont voulu rester très prudents. Vincent ? Il y a Jean Castex qui a dit aujourd'hui que ces mesures-là, elles ont été mises en place grâce au pass vaccinal. Pourquoi
Alors, je rajouterais juste deux éléments dans les mesures. C'est l'ouverture, pour le rappel, aux 12-17 ans et faciliter le vaccin pour les plus jeunes. Mais on est dans la même idée, oui. Jean Castex a commencé son allocution en expliquant que si aujourd'hui on pouvait alléger les mesures de restriction, c'était... Pour deux raisons, d'une part parce que le pic de la vague Omicron devrait arriver prochainement, on l'espère tous, et puis aussi et surtout parce qu'à partir de lundi, la France sera dotée d'un pass vaccinal. C'est-à-dire qu'à partir de lundi, le pays va confiner tous ceux qui ne sont pas vaccinés. Toutes les restrictions s'appliqueront sur eux. Contrairement à ce que pouvait être l'objectif du pass sanitaire, dont le but était de réduire, voire de freiner totalement la circulation du virus et donc d'empêcher le nombre de cas d'exploser, là on passe dans une autre stratégie parce que nouveau variant et donc variant d'échappement, c'est-à-dire qui recontamine les gens qui ont déjà été malades et les gens qui ont été vaccinés, on passe dans une autre stratégie qui essaye de... protéger notre système de soins et faire en sorte à ce que les personnes susceptibles de faire des formes graves ne puissent pas fréquenter les lieux à risque, autrement dit les lieux de vie, tout simplement, donc les restaurants, les boîtes de nuit, mais même les stades, etc. En fait, la formule ne va sans doute pas plaire, mais le but est de protéger contre eux-mêmes les gens qui ne sont pas vaccinés.
L'idée aussi, c'est de pousser encore plus les Français à la vaccination. Jean Castex a parlé d'un million de Français qui se seraient fait vacciner depuis l'annonce du pass vaccinal.
Oui, parce que s'il y a plus de 50 millions de Français qui sont vaccinés, on a l'impression qu'on a atteint le plafond de verre, mais on continue petit à petit à grappiller dans ce réservoir, parce que toutes les personnes qui ne sont pas vaccinées... homogénéité de l'opposition au vaccin. Il y a beaucoup de personnes qui s'interrogent, qui doutent, il y en a qui sont farouchement contre pour des raisons des fois contestables, des fois moins. Et donc le but, c'est de convaincre tous ces indécis que le vaccin peut être utile à la fois collectivement, mais aussi individuellement. C'est une conviction par la contrainte, donc c'est quelque chose qui est assumé tel quel, mais qui, force est de constater, fonctionne et continue à faire augmenter le nombre de vaccinés. Et objectivement, c'est quelque chose qui a une incidence, les modèles de l'Institut Pasteur le montrent, et puis on le constate aussi sur l'analyse des chiffres passés, en augmentant cette couverture vaccinale. on limite le risque de saturation dans le système de soins et on va abaisser le niveau du pic. Alors on peut répondre que la protection à une dose n'est pas la même que la protection à trois doses et donc le parcours vaccinal est trop long. pour que ce soit utile. On se rend compte quand même qu'avec une dose de vaccin, on est protégé, moins protégé que quand on a trois doses, mais on est quand même protégé, surtout quand c'est dans le premier mois. Et donc le risque individuel est aussi plus faible que quand on ne l'est pas. C'est en tout cas l'analyse qui est celle du gouvernement.
Pourquoi faire des annonces aujourd'hui, maintenant, par le gouvernement ? Le calendrier peut un peu surprendre, sachant qu'on est toujours en pleine vague du variant Omicron, et que le nombre de cas, 425 000 cas aujourd'hui qui ont été annoncés, c'est quand même encore très haut.
Il y a plusieurs raisons. Il y a une raison très politique, c'est que le pass vaccinal sera mis en place lundi sous la réserve du Conseil constitutionnel, bien entendu. Et ensuite... Ça a été dit et répété par Jean Castex, si aujourd'hui on se permet d'envisager une amélioration en France, c'est parce qu'on a le recul britannique. Le Royaume-Uni est rentré une quinzaine de jours avant nous dans la vague Omicron, a connu une envolée du nombre de cas similaires à celle qu'il y a dans le pays. Depuis une dizaine de jours maintenant, si je ne me trompe pas, l'incidence est nettement retombée. La pression se fait moindre sur le système de soins. On a remarqué une augmentation, certes, des hospitalisations, mais beaucoup moins forte au niveau des formes graves et des admissions dans les soins critiques et en réanimation. Donc c'est fort de ce bilan qu'on rentre dans cette nouvelle étape avec cette perspective de début février. Il se trouve que les indicateurs en France sont plutôt bons depuis une semaine. On voit que le nombre d'admissions en réanimation est en baisse, et en baisse assez franche depuis une semaine. Les admissions à l'hôpital continuent d'augmenter, mais là-haut c'est nettement moins marqué. et semble atterrir sur un pic. Sur l'incidence, on avait la même dynamique jusqu'à il y a deux jours maintenant, trois jours en comptant aujourd'hui, vu que le nombre de cas est toujours important. On dénomme entre 425 000 tests positifs dans la journée. Donc il y a quelque chose qui s'est passé il y a trois jours, c'est compliqué de savoir ce qu'il en est réellement. Est-ce que la semaine dernière, on remarque qu'il y a eu moins de tests effectués, un taux de positivité qui a augmenté. Donc peut-être qu'il y a eu des trous dans la raquette et dans le... Et dans le système de détection, ce qui fait qu'aujourd'hui, on aurait une sorte de rattrapage. Peut-être qu'on voit aujourd'hui sur les courbes d'incidence les conséquences de la rentrée scolaire d'il y a 15 jours maintenant. C'est en tout cas ce que semble dire le conseil scientifique dans son avis rendu public. Mais cette hausse n'est pas de nature à décourager le gouvernement au vu de ce qu'ont pu dire M. Castex et M. Véran. vu que les autres indicateurs restent positifs. Et c'est, je pense, l'élément sur lequel il s'appuie le plus. En Ile-de-France, l'incidence est en train de baisser depuis 3-4 jours maintenant. C'est la région qui est rentrée en premier dans le variant Omicron. Donc on s'attend à avoir un retard
par rapport aux autres... Exactement, c'est ce qu
'on a observé au Royaume-Uni. La région londonienne a commencé à rentrer dans la décrue une semaine, 10 jours avant le reste du pays. Et le pays a suivi. Et donc, c'est sur ce schéma-là que se base le gouvernement. J'espère qu'ils ont raison et que cette hausse ne cache pas autre chose. Pour le moment, il n'y a aucun élément pour le savoir.
Jean Castex et Olivier Véran ont essayé d'être très prudents également. Mais on sent qu'ils veulent faire passer l'idée que c'est peut-être la fin de cette épidémie, de se dire voilà, on en est sorti grâce à Omicron. Qu'est-ce qu'il en est réellement ? Est-ce qu'il y a encore beaucoup de zones nombres ?
Objectivement, on n'en sait rien, mais on a des raisons d'espérer. Pour résumer, on a des raisons d'espérer parce qu'on a énormément de personnes qui sont vaccinées, donc protégées contre les formes graves. Les vaccins maintiennent ces protections contre les formes graves. On s'en rend compte aujourd'hui avec Omicron, qui est moins sévère que l'été le variant Delta. Mais en termes de risque individuel, le risque reste quand même beaucoup plus élevé pour les personnes qui ne sont pas vaccinées. Et aujourd'hui, si on se permet d'envisager un avenir un peu meilleur... C'est aussi parce qu'on a suffisamment de personnes qui sont vaccinées pour pouvoir absorber cette vague Omicron. C'est-à-dire que si la vague Omicron était arrivée il y a un an et demi quand les vaccins n'étaient pas là, la situation serait vraiment très très compliquée au vu de la croissance du nombre de cas quotidiennes, y compris sur les formes graves quand on se concentre sur les non-vaccinés. Donc ça c'est le premier élément, c'est qu'on a cette couverture vaccinale. Ensuite il y a cette vague. qui est incroyablement rapide, mais qui fait qu'en l'espace d'une quinzaine de jours, plutôt trois semaines, entre 5 millions de personnes, on en est sûr parce qu'il y a des tests positifs, mais on estime qu'un cas sur deux est arrivé à être detecté. Donc entre 5 et 10 millions de personnes ont été contaminées pendant cette période-là. Donc on a eu une espèce de rappel vaccinal mêlé par le virus parce qu'ils ont... Très peu auront développé des formes graves, auront développé des complications et auront eu un système unitaire qui aurait été boosté naturellement. C'est quand même quelque chose qui n'est pas négligeable. Et on peut espérer, mais ça malheureusement seul l'avenir nous le dira, que les nouveaux variants qui apparaissent trop dans le futur seront de la même lignée qu'au micro et donc ne seront pas suffisamment différents des précédents pour déjouer totalement notre système immunitaire et faire en sorte à ce que le virus devienne endémique. C'est encore trop tôt pour le dire parce que pour le moment les mutations du SARS-CoV-2, donc le virus responsable du Covid, sont... sont trop aléatoires et différentes d'un variant à l'autre, et donc on n'est pas du tout dans une phase de stabilisation, et donc dans une phase d'endemnisation, c'est-à-dire que le virus circule comme le virus de la grippe, comme les autres coronavirus, mais on peut espérer que ce soit le cas. Le conseil scientifique, dans son avis rendu public aujourd'hui, espère un retour à la normale pour le mois de mars, en termes de vague Omicron, et évoque le début de la fin, avec bien entendu les limites, c'est-à-dire que si un variant apparaît dans un lignage totalement différent, et donc vraiment différent d'Omicron, il y aura un certain nombre de questions à se poser, qu'il faudra surveiller, etc. Mais en tout cas... Chaque jour qui passe, on est mieux armé. On a une couverture vaccinale, une couverture par l'immunité naturelle qui est importante. Puis aussi, on a des traitements qui commencent à arriver et qui feront qu'on pourra limiter les formes graves. Et c'est quand même ça l'enjeu de cette pandémie maintenant. Plus personne ne croit. à éliminer totalement le virus, mais il faut apprendre à le gérer et donc limiter les formes graves de la maladie. Et ça, on peut expliquer qu'on y arrivera dans les mois à venir.
Et à le rendre endémique, en fait. C'est ce que tu expliquais tout à l'heure. Tu as parlé tout à l'heure, un peu rapidement, du côté de l'hôpital, des réanimations. Le conseil scientifique estime que la vague va continuer à avoir un impact élevé sur l'hôpital jusqu'à la mi-mars. Donc, pour l'hôpital, on entame une lampe décrue, mais ça va rester tendu jusqu'à la mi-mars ?
C'est très compliqué de réussir à se matérialiser, je trouve. c'est qu'on peut regarder l'avenir avec une certaine sérénité, mais ça ne veut pas dire que les choses vont bien aujourd'hui. On a 4-5 semaines, le conseil scientifique dit jusqu'à la mi-mars même, très difficile à passer pour le système de soins qui va continuer à voir arriver un certain nombre de malades. J'ai noté les chiffres avant de monter, mais on a quand même... 3 200 personnes qui sont hospitalisées chaque jour, et ce chiffre est en hausse, contrairement aux réanimations, dont le chiffre est en baisse, on est à 330. Ce qui veut dire qu'il va y avoir une inversion, contrairement à ce qu'on a pu connaître jusqu'à maintenant, où la pression était vraiment sur les systèmes de réanimation, sur les services de soins critiques. Là, la pression va s'inverser, elle va être plus sur l'hospitalisation quotidienne. Fort heureusement, les cas graves liés à Omicron... sont beaucoup moins graves qu'avec les anciens variants, donc la durée de séjour est plus courte, ce qui fait que même si plus de personnes arrivent chaque jour, la pression ne sera pas comparable à ce qu'on a pu connaître lors des vagues précédentes, mais elle va continuer à être là, vont s'ajouter à ça, bien entendu, les virus de l'hiver, la grippe, etc. Et puis comme on continue à vivre, et c'est une très bonne chose, tous les accidents de la vie de tous les jours... dans un système qui vit sous une pression immense depuis maintenant deux ans. Donc, bien entendu, ça va rester très difficile. Il faut quand même l'avoir en tête.
Dans les commentaires du Figaro, on a Jean-Paul II qui nous dit qu'il est probable qu'on doive porter des masques sur le long terme. Ça, Jean Castex en a parlé. Il y a une question sur le masque en intérieur, d'ailleurs. Autant on a eu des informations sur le masque en extérieur, mais effectivement, sur le masque en intérieur, ça risque d'être long.
Oui, on n'en sait rien. Je ne peux pas répondre sur ça parce que ça va vraiment dépendre de... Pour le coup, le masque répond à des indicateurs précis de circulation épidémique parce que c'est quand même un... un objet qui est extrêmement utile pour limiter les risques dans les lieux clos, qui sont mal aérés, etc. Ce qui est probable, c'est que le masque soit encore dans nos poches et sur nos visages dès qu'on est dans des milieux fermés, jusqu'au printemps, voire à l'été. Mais je vous dis ça sans en avoir aucune certitude. Et je pense qu'il va falloir quand même avoir un peu d'intelligence et adapter ces mesures. à la situation épidémique, c'est à la fois la pression sur les hôpitaux, à la fois la circulation du virus. Il va falloir utiliser les indicateurs comme des jauges, comme on peut le faire sur certains éléments. Le masque en extérieur, par exemple, est remis quand le nombre de cas flambe. Alors après, il y a toute une question sur l'utilité du masque en extérieur parce que le virus
aéroporté. Oui,
honnêtement, ça ne sert à rien de porter un masque. Enfin, porter un masque quand on marche dans la rue n'a aucune utilité. Mais à ce moment-là, on utilise un indicateur pour cette mesure, qui n'est pas forcément utile pour le coup. On peut quand même espérer que si le nombre de cas est réduit à peau de chagrin à partir du mois de mars, avril, on adapte les dispositifs pour limiter la propagation du virus, et dont le port du masque à l'intérieur. Mais bon, là-dessus, malheureusement, je ne lis pas dans le mar de café, on n'a aucune... Aucun moyen de savoir comment circuler un virus une fois que la vague Omicron sera passée.
Oui, puisqu'il peut y avoir d'autres variants, on le rappelle. Et justement, nouveau variant, Jean Castex en a parlé, ce nouveau variant d'Omicron qui n'est pas encore référencé comme un variant dangereux a priori, mais c'est des choses qui arrivent avec ces variants qui apparaissent au jour le jour.
Olivier Véran l'a dit, des variants, on a assez régulièrement un virus, une fois qu'il est dans l'organisme, il va se répliquer. Et à force de se répliquer, il va y avoir quelques erreurs dans ces réplications, ce qu'on appelle les mutations. Et certaines de ces mutations vont lui donner... une caractéristique différente, ce qu'on appelle un invariant. Pour le moment, il y a un certain nombre de variants qui ont été ciblés par l'OMS comme étant des variants d'intérêt et d'autres des variants d'inquiétude. C'est le cas du variant anglais alpha, du variant indien delta, variant brésilien gamma, sud-africain méta et le deuxième variant sud-africain qui est le variant micro auquel on se fait face aujourd'hui. Ces variants sont considérés d'inquiétude parce qu'ils sont beaucoup plus contagieux que les autres variants, parce qu'ils produisent soit plus de... ou moins de formes graves comme ça, soit parce qu'ils produisent plus de formes graves comme c'était le cas avec Delta, ce n'est pas le cas avec Omicron, mais dans leur comportement, il y a quelque chose qui va faire basculer l'épidémie. Pour le variant B.1.2, si je me souviens bien du nom, il se trouve que c'est un variant qui est très proche d'Omicron. On l'a appelé Omicron 2 à un moment, qui est dominant, il me semble, au Danemark. Ce n'est pas le cas au Royaume-Uni. Au Danemark, l'épidémie Omicron est toujours en train de progresser, contrairement au Royaume-Uni. Est-ce que c'est à cause de ce variant ? C'est difficile de savoir. Pour le moment, il n'y a pas d'éléments qui permettent de montrer qu'il serait beaucoup plus contagieux. Il est peut-être un peu plus, mais... Pour comparer, si vous avez une voiture qui roule à 90, une autre qui roule à 95 à côté, vous ne voyez pas vraiment la différence quand les deux circulent ensemble. Et donc, dans un contexte où c'est le variant Omicron qui circule largement dans le pays, on ne dénote pas une trajectoire différente avec ce variant-là. Et de ce qu'on voit aussi, il n'y a pas de comporte, a priori, je peux me tromper, parce qu'on n'a pas les éléments qui permettent d'en être sûr, mais a priori, il n'y a pas de différence sur la... gravité de ce variant par rapport à Omicron. Donc c'est quelque chose à surveiller comme le sont tous les variants mais on n'est pas dans le contexte dans lequel on était au début du mois de novembre quand est apparu le variant Omicron qui pour le coup a tout de suite alerté la communauté scientifique.
a Chris Cross dans les commentaires qui nous dit comme tout virus plus le variant est contagieux moins il est mortel et en gros il va se transformer en rhume et s'attendre tout seul quelque part. Est-ce que ça c'est une règle pour les... Pour les virus, est-ce que le but des virus n'est pas d'être plus contagieux, mais
moins létal ? Alors, ce n'est pas une règle, tout simplement parce que, surtout avec le SARS-CoV-2, qui est contagieux avant l'apparition des symptômes. Donc, les éléments qui vont agir pour la sélection naturelle et pour favoriser un certain nombre de variants vont arriver avant... que ne s'exprime le caractère pathogène et donc dangereux. Ce qui va sélectionner ce virus, ce n'est pas s'il va laisser les gens en vie ou s'il va les tuer parce qu'il les tue sur le long terme. Par contre, ce qui est vrai, c'est que plus un virus circule, plus notre système immunitaire individuel et collectif est habitué à ce virus. est protégé. Et donc c'est pas tant le virus qui devient moins dangereux que la population qui devient mieux protégée. Et c'est pour ça qu'un nouveau virus est toujours extrêmement dangereux. Et plus il est contagieux, plus il est dangereux parce qu'il va contaminer énormément de personnes en un laps de temps très court et donc il y aura plus de formes graves, plus de pneumonies dans le cas d'un virus comme les coronavirus, dans le cas des virus réciperatoires. parce que les gens n'ont pas les outils dans leur système immunitaire pour le combattre. À partir du moment où le virus a largement circulé, ce qui est le cas maintenant du SARS-CoV-2, les systèmes immunitaires, et en plus avec la vaccination, ont les outils pour, si ce n'est le bloquer totalement, l'empêcher de faire trop de dégâts à notre organisme.
bien, merci en tout cas Vincent d'avoir débriefé toutes ces annonces et d'avoir donné ces éclairages scientifiques sur ce qui se passe. Je rappelle votre livre Covid-19, vérité et légende. Merci également à Raphaël en régie, merci à vous d'avoir été très nombreux à nous suivre sur le site du Figaro et sur Youtube. D'ailleurs si vous êtes sur Youtube, n'hésitez pas à vous abonner pour suivre nos prochains directs. Et voilà, je vous remercie une nouvelle fois et je vous dis à bientôt pour de nouveaux lives sur Figaro Live.
revoir.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.