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Dimanche en Politique : Présidentielle 2022, quelles sont les propositions des partis en Aquitaine ?
10 janvier 2022
Monsieur, bonjour. Le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu dans trois mois. Comment les partis du centre, de la droite et de l'extrême droite préparent-ils cette échéance ? Quel est le bilan d'Emmanuel Macron ? Quelles sont les propositions de ses différentes forces politiques ? Quels sont les enjeux vus de l'Aquitaine ? Voici les thèmes que nous allons aborder aujourd'hui dans Dimanche en politique. Trois invités aujourd'hui sur ce plateau pour débattre. Catherine Fabre, députée La République en marche de Gironde, soutien d'Emmanuel Macron. Edwige Diaz, conseillère régionale Rassemblement National de Nouvelle-Aquitaine, membre de l'équipe de campagne de Marine Le Pen. Et Nicolas Florian, conseillère régionale Les Républicains, ancien maire de Bordeaux, membre de l'équipe de campagne de Valérie Pécresse. Mesdames, Monsieur, bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation ce dimanche matin. Alors la semaine politique a été particulièrement agitée par le débat sur le pass vaccinal, notamment à l'Assemblée nationale. Catherine Fabre, vous étiez au Première Loge, vous êtes députée. Qu'allez-vous retenir de ce débat particulièrement houleux cette semaine à l'Assemblée ?
La première chose que je retiens, c'est la satisfaction que ce texte ait pu être voté, puisque chaque minute compte, on est dans une pandémie très importante. Et donc ça, c'est ma première satisfaction. Ce que je retiens ensuite et que je trouve très dommageable, c'est qu'on a vu que les différentes oppositions ont cherché quelque part à retarder ces débats. Tous les prétextes étaient bons, un jour c'est parce qu'on allait siéger trop tard, un autre jour c'était par rapport aux propos du président, alors que la question est qu'est-ce qu'on fait maintenant ? pour aller encore plus loin dans la couverture vaccinale. On a déjà un des pays qui a la meilleure couverture vaccinale parce que les choix sur le pass sanitaire, notamment les choix passés, ont été les bons. On a pris un choix audacieux qui a été le bon. Et là, on a besoin d'aller plus loin. Et donc moi, ce que j'ai retenu là, c'est que les oppositions avaient du mal à se positionner par rapport à ce qu'il faut faire ou ce qu'il ne faut pas faire. face à la crise. Et je crois qu'on est en responsabilité, il faut prendre des décisions. Et cette décision-là du pass vaccinal est la bonne.
Florian, la politique de la stratégie de la petite phrase dans les couloirs de l'Assemblée nationale cette semaine, la petite phrase de différents candidats ou même du président de la République, est-ce bien à la hauteur des enjeux de cette campagne qui commence ?
vous pose à la hauteur, je voudrais revenir d'abord sur le débat parlementaire. Alors il y a effectivement le sens des responsabilités. La plupart des élus du groupe LR l'ont exprimé par votre pour. Et puis il y a la forme. Et c'est vrai que c'est une majorité du groupe.
Un tiers du groupe.
Il y a deux choses. D'une part, une impréparation chronique sur ce genre de sujet. Et ce qui s'est passé le premier soir, c'est que la majorité n'a pas été en capacité de réunir assez d'élus de son groupe pour faire voter la première partie du texte. Et puis derrière, le lendemain, une phrase. au contour d'une interview dans Le Parisien du président de la République qui hystérise un petit peu les débats. Tout ça n'a pas favorisé une sérénité autour de ces débats. Sur le fond, moi je répète, et c'était la position de Valérie Pécresse, nous étions pour l'adoption et ça a été heureux que ça soit adopté. Après,
il faut rappeler quand
même un certain nombre de choses, à savoir que l'objectif est sûrement louable, mais rappeler aussi que nous serons toujours les défenseurs et les garants des libertés individuelles et des libertés publiques. Et nous, ce que l'on regrette, ce que je regrette, et je l'ai déjà exprimé plusieurs fois, c'est qu'on soit dans... une stratégie gouvernementale du curatif. C'est quand les choses arrivent qu'on trouve des solutions curatives. On préférerait une anticipation, une prévision des choses. On sait qu'il y a des événements qui vont se produire autour de la maladie. Eh bien, il faut prendre des mesures pour anticiper et pas toujours être à la
course au curatif. Vous avez évoqué les petites phrases, celle notamment du président de la République cette semaine. Lorsque Valérie Pécresse également cette semaine évoque qu'il faut ressortir le Karcher de la cave, est-ce que c'est bien à la hauteur de la campagne qui s'annonce ? Il
y a un fait réel et objectif, c'est qu'aujourd'hui, l'un des sujets de préoccupation de nos concitoyens, c'est la sécurité. Et l'atteinte aux personnes, aux biens, c'est une réalité, il ne faut pas le nier. Et à un moment ou à un autre, il faut qu'une personnalité comme Valérie Pécresse, qui prétend à la magistrature suprême, puisse... Poser un marqueur et poser une volonté, c'est une phrase dont on connaît l'origine. C'est Nicolas Sarkozy qui l'avait utilisée alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Ça incarne aussi cette volonté, ce volontarisme que l'on veut exprimer pour remettre de l'autorité dans ce pays. Les faits de délinquance sont... largement progressé depuis de nombreuses années. Les atteintes à la personne, c'est au quotidien, et on sort d'une campagne électorale pas très lointaine, c'était les élections régionales, c'était le sujet quotidien de nos concitoyens. Donc à un moment ou autre, il faut dire les choses. Moi, le mot ne me choque pas, il ne me choquait pas à l'époque où Nicolas Sarkozy l'avait prononcé. Et aujourd'hui, ça montre véritablement une volonté de la part
de Valérie Pécresse. Les propos de Valérie Pécresse ne vous choquent pas, les propos d'Emmanuel Macron ne vous choquent pas. Edwige Diaz, est-ce que ces phrases vous choquent, vous ?
moi je trouve qu'un président de la République ne devrait pas dire ça. Malheureusement, il nous a habitués à ces petites phrases quand il a traité les Français de fainéants, quand il a parlé de ceux qui n'étaient rien, que ceux qui devaient se contenter de traverser la rue pour trouver un travail. Donc évidemment, Emmanuel Macron est dans la stigmatisation. Et ses propos viennent à la suite d'une interview qu'il avait donnée, dans laquelle il regrettait de s'être mal comportée. Et il avait fait un aveu, il avait dit « j'ai blessé des gens, je ne le referai plus ». Tiens, deux jours après, il décide d'emmerder les Français. Donc sur ces débats à l'Assemblée nationale... Non, il décide pas d'emmerder les Français, le contraire. Si, madame. Vous avez décidé non pas de mener la guerre contre le Covid, vous avez décidé de mener la guerre contre les Français. Non, mais je
peux pas vous laisser dire ça. Si, vous allez me laisser dire ça parce que...
Madame la députée... C'est pas ce qu'il dit dans son entretien. Il dit justement, je ne veux pas emmerder les Français. Oui, mais là, c'est une contre-vérité. Vous emmerdez les Français parce que vous assénez des mesures absurdes depuis le début de cette crise. On se souvient tous qu'à un moment donné, les stations de ski étaient ouvertes, mais pas les remontées mécaniques. On se souvient tous qu'on pouvait acheter des sapins de Noël, mais pas des décorations de Noël. Aujourd'hui, on peut aller au cinéma, mais pas manger de pop-corn. Et on nous demande d'ouvrir la fenêtre, alors que quand on est dehors, on doit porter le masque. Et vous parliez tout à l'heure, Madame la députée, de... de l'irresponsabilité de certaines personnes. Moi, j'ai envie de vous poser une question. En fait, qui est le plus irresponsable dans tout ça ? Est-ce que ce n'est pas peut-être le gouvernement ou les députés qui refusent toutes les propositions des oppositions ? Moi, j'aurais bien aimé que vous acceptiez les propositions de Marine Le Pen quand elle dit qu'il faut analyser les eaux usées, quand elle dit qu'il faut remettre la gratuité des tests, qu'il faut réintégrer les 15 000 soignants que vous avez décidé d'exclure du monde médical. et surtout quand vous avez décidé de fermer 5 700 lits en pleine pandémie. Les conséquences de vos décisions seront dramatiques.
Oui, moi je trouve que vous avez des indignations vraiment à géométrie variable, parce que qui en ce moment est en train justement de mettre le système de santé à mal ? Vous parlez des soignants. Les soignants aujourd'hui,
ils
sont exténués par le fait de voir venir des non-vaccinés. Qui ont le Covid et qui mettent en danger le système de soins ? Vous nous dites qu'on a géré la crise. Réfléchissez à la question. Combien il y a de personnes en
réanimation actuellement ? Moi, je vous dis,
la France, par rapport aux autres pays, si on se compare, il se trouve qu'elle a plutôt... bien gérer la crise, que ce soit d'un point de vue sanitaire. Mais écoutez, on a des chiffres. Les chiffres sont juifs de paix. Les chiffres, aujourd'hui, on a la meilleure couverture vaccinale. Pourquoi est-ce qu'on a la meilleure couverture vaccinale ? Parce qu'on a pris le risque de faire le pass sanitaire au moment où les oppositions ne prenaient pas leurs responsabilités. Vous dites qu'il faut vous écouter. Le problème, c'est que vous ne proposez rien. Vous n'êtes que dans l'épouvantail. Vous ne faites inquiéter les Français. Excusez-moi, mais les décisions qu'on a prises, elles étaient courageuses. On n'a pas été suivies et il se trouve que c'était les bonnes. Tous les autres pays nous ont suivis.
Concernant l'économie,
nous avons aussi bien géré cette crise. Concernant l'économie, nous avons également bien géré cette crise puisque là aussi, quand on se compare, on a mis sur la table 240 milliards d'euros. pour protéger les emplois, pour protéger les entreprises, pour protéger les salaires. Et aujourd'hui, on est le pays
qui
a le taux de croissance le plus élevé de la zone euro, on est le pays qui a le taux de chômage le plus bas de la zone euro, 16,3%, ça ne s'est jamais vu depuis 2008. Est-ce que l'Espagne a ses résultats ? Non. Est-ce que l'Italie a ses résultats ? Non. Est-ce que l'Allemagne a ses résultats ? Non. Est-ce que le Royaume-Uni a ses résultats ? Non. Merci. Nicolas Florian. S'il vous plaît, Nicolas
Florian. En termes de santé publique, aujourd'hui c'est reconnu, on a un système de santé qui est à bout de souffle et il faudra à un moment ou à un autre prendre des dispositions pour redonner des moyens supplémentaires et pour les soignants en termes d'équipement parce qu'aujourd'hui notre système de santé et l'hôpital est en grande souffrance et la crise du Covid nous l'aura démontré. Sur les mesures qui ont pu être prises ou pas prises, moi je redis qu'on considère qu'on a été dans une impréparation, une forme d'amateurisme sur beaucoup de sujets. Souvenez-vous de la période où on nous expliquait que le masque ne servait à rien. C'était Olivier Véran qui expliquait ça au journal de 20 heures, ou le directeur de la santé publique. Et puis après, vite, vite, vite, il fallait des masques. Donc tout ça fait preuve d'une forme d'impréparation et surtout du manque d'anticipation. Sur la phrase du président de la République. C'est regrettable de dire qu'on souhaite emmerder les Français. Non. Ou on impose le vaccin, il devient obligatoire. Ou il n'est pas obligatoire et on n'a pas emmerdé les gens. Surtout quand on rajoute que ça devient des non-citoyens. Je trouve ça assez grave. Ça ne fait que hystériser le débat. Parce que là, c'est en marge de la campagne présidentielle. On sait tous que dans une campagne, il y a des fois des phrases un peu excessives. Mais c'est le président de la République qui ne s'est d'ailleurs toujours pas déclaré. à l'élection. Donc il devrait aussi apaiser. Et parmi, si on devait parler du bilan de cette mandature, des choses qu'on pourrait reprêcher au président de la République, c'est d'avoir clivé nos concitoyens. Et moi, je voudrais vraiment revenir... Sur la question du pass vaccinal, bien sûr qu'on est pour, parce qu'aujourd'hui c'est une question de santé publique et surtout de désorganisation de la société. On voit bien, on en discutait en un parti tout à l'heure, le télétravail vit nos villes, c'est compliqué à l'école. On voit bien que la vie sociale est fortement impactée, la vie des entreprises. J'entends Cathy Fab se rassurer sur ce qui a été engagé auprès des entreprises, sauf qu'à un moment ou d'autre, il faudra le payer. Quand est-ce qu'on va payer le PGE et combien ça va coûter ? Au final, on ne vit pas dans une économie sous tutelle, sous anesthésion permanente. À un moment ou d'autre, le réveil risque d'être dur. Sur le pass vaccinal, je redis que j'entends que certains de nos concitoyens... considèrent que leurs libertés fondamentales sont en cause. Et je vais au-delà des caricatures et des anecdotes que peut livrer Mme Diaz, mais c'est vrai que c'est souvent anachronique. On vous autorise d'aller dans une salle des sports, mais vous ne pouvez pas vous hydrater, vous alimenter. Vous pouvez aller dans les stations de ski, mais ne pas prendre des remontées mécaniques.
Pass vaccinal, de la crise sanitaire. Est-ce qu'à vos yeux, cette crise sanitaire, c'est l'arbre qui masque la forêt ? Est-ce que ça vient éluder le reste de la campagne et le reste des thèmes de campagne ?
Oui, tout à fait. Tant qu'on parle de la crise sanitaire, on ne parle pas du bilan d'Emmanuel Macron. Mais du coup, on va quand même pouvoir le rattacher. Madame la députée, je vous indiquais tout à l'heure, on parlait du nombre de personnes en réanimation. Il y a actuellement 3 500 personnes en réanimation. Ça fait à peu près 35 personnes par département. Donc oui, je confirme que vous et les prédécesseurs et vos prédécesseurs ont mis notre système hospitalier à plat. Vous parliez des personnels de santé, c'est vous qui avez... décidé d'exclure du système de santé les 15 000 personnels soignants. C'est vous qui avez décidé en pleine crise de fermer 5 700 lits. Donc vous avez un bilan. Vous aurez un bilan qui est indéfendable parce que vos décisions ont des répercussions catastrophiques, notamment sur les enfants. Je ne sais pas si vous entendez le cri d'alarme des infirmières scolaires qui sont sous-effectifs. Non, vous ne l'entendez pas. Vous infligez quasiment de la maltraitance à ces 13 millions d'enfants à qui vous obligez. de porter le masque, même pendant la récré. Vous vous rendez compte ? Des enfants de 6 ans. Et le protocole sanitaire, pardon, mais ça, il faut en parler aussi. Annoncé à moitié dimanche, annoncé totalement lundi, à une heure de la rentrée, modifié hier. Enfin... Vous êtes absolument dans l'incurie, dans l'amateurisme. Il n'y a pas d'autre mot. On va laisser Catherine Fabre réagir, s'il vous plaît. Si vous faites des parenthèses aussi longues
avant, c'est compliqué. C'est très
important. Sur le bilan d'Emmanuel Macron, à un moment donné, il faudra qu'il l'assume aussi. Vous disiez, Madame la députée, que le chômage n'avait jamais été aussi bas. C'est faux. Il y a 6 millions de chômeurs dans notre pays. Votre politique en matière de pouvoir d'achat, c'est une catastrophe. Si vous abordez tous
les thèmes, on ne va pas pouvoir y répondre. C'est impossible. C'est très important, c'est très important. En Nouvelle
-Aquitaine, c'est 3 millions de catégories A, mais 6 millions de demandeurs d'emploi, c'est une réalité. 84 % des néo-aquitains est-il d'avoir perdu du pouvoir d'achat ? C
'est à
cause de vous ? Votre bilan sur la sécurité,
vous voulez qu'on en parle ? Il y a 6 millions de demandeurs d'emploi dans ce pays. Non mais d'accord. Combien il y en avait jusqu'à présent ? On va
laisser répondre Catherine Fabre. On va laisser répondre
sur des chiffres globaux. Attendez, s'il vous plaît.
Première question, je vais essayer de poser une question. Attendez, s'il vous plaît, tout d'abord, à quel moment, à quel moment, à quel moment, Emmanuel ? Macron va-t-il selon vous se déclarer candidat
? Alors ça, à la fin de son mandat, puisqu'on est là et qu'on compte faire des réformes jusqu'au dernier moment,
on est aux responsabilités le plus tard
possible pour pouvoir mener l'ensemble des réformes qu'on est en train de mener et qui portent leurs fruits. Il est déjà en campagne,
sauf des prime time. Je vous trouve
gonflé quand même, Nicolas Florian, quand vous dites qui va payer, comment on va payer. On sort de cette crise, on peut comparer avec la crise de 2008 où Valérie Pécresse était ministre des Comptes publics. Plus 25 points de dette en 2008. Plus 15 points de dette aujourd'hui. Donc oui, ça coûte cher, c'est vrai.
Résultat, 800 000 chômeurs
en plus en 2008, moins 200 000 chômeurs aujourd'hui.
Donc voilà, les résultats, ils sont là. Moi, je veux bien qu'on conteste, mais contester avec
des chiffres et avec des faits. Attendez, attendez, non, non,
laissez Catherine Fabre répondre. S'il vous plaît, ne parlez pas tous en même temps, c'est impossible. Je ne peux
pas vous laisser dire qu'on détruit le système de santé, Madame Diaz. que nous avons injecté, et c'est absolument historique, 19 milliards d'euros dans la rénovation du système hospitalier. La rénovation de la maternité à l'hôpital de Blaille, ça devrait vous parler. La rénovation des urgences à l'hôpital de Libourne, ça devrait vous parler. Le CHU est en train de... Non mais pardon, mais
ça ne se voit pas en fait. Mais ça ne se voit pas. Et les salaires, peut-être des aides à
domicile, est-ce que vous le voyez, les 300 euros de salaire en plus pour les aides à domicile qui étaient jusqu'à présent en dessous du seuil de... En dessous du seuil de pauvreté, on a remédié à ça. Mais écoutez, je pense que chaque pas positif est un pas intéressant à prendre. Là, je vous donne quand même plusieurs éléments factuels qui vous montrent que les choses avancent dans le bon sens. Évidemment qu'il reste beaucoup de choses à faire.
Ce que je ne conteste pas,
c'est que le personnel soignant est exténué. Parce que ça fait deux ans qu'il est sur le pont. Et que forcément... Il y a des arrêts maladie de ce fait et que forcément, mais non, figurez-vous qu'une infirmière en réanimation, ça ne se forme pas du jour au lendemain. Non, non, ne parlez pas, mais non, ça met plus longtemps que deux ans pour être informée. S'il vous plaît, acceptez le dialogue. Non, je vous explique, d'où ça vient ? Ça vient du fait que les non-vaccinés... sont dans les services de réanimation, alors que s'ils s'étaient vaccinés, les services de réanimation seraient beaucoup moins dans le jus, et que de ce fait, il y a beaucoup de personnels soignants, mais les personnels soignants le savent bien, et vous le disent bien, qu'ils ne comprennent pas, il y a beaucoup de colère aujourd'hui chez les personnels soignants. Allez, on arrête
là, on arrête là, attendez, Nicolas Florian, en quelques secondes, parce que j'aimerais qu'on puisse aborder d'autres thèmes, et surtout éviter de vous chevaucher
sur les conversations, on n'entend rien sinon. Vous aurez marqué, je ne coupais personne quand j'attends mon tour. Sur le système de santé. il y a quand même une question structurelle. Quelle est la place de la médecine de ville ? On voit qu'elle a été aujourd'hui abandonnée. Quel est le lien entre l'hôpital et les cliniques ? Et on voit aujourd'hui dans une période de forte tension... que notre système de santé ne fonctionne pas. Et je ne parle même pas des déserts médicaux, des difficultés pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Donc n'occultons pas cette réalité. Au-delà des débats électoraux, on a besoin d'une grande réforme du système de santé dans ce pays.
Allez, un autre thème pendant ce débat. Edwidge Diaz, un autre candidat vient perturber, en tous les cas, votre campagne. Vous avez déjà le nom en tête ? Je n'ai pas encore cité. Je parle d'Éric Zemmour.
Éric
Zemmour est un candidat qui... Est-ce qu'il perturbe la campagne ? est-ce que c'est un problème pour Marine Le Pen ? Est-ce que c'est un caillou dans votre chaussure ?
Vous savez, Marine Le Pen est imperturbable. Marine Le Pen, c'est une candidate de terrain. On dit Marine Le Pen, Marine Le Peuple. Elle ne se fait pas guider dans ses déplacements par des sondages où elle ne répond pas en fonction de ce que les uns ou les autres proposent. Cette candidature affaiblit
en tous les cas pour l'instant les scores ou les sondages concernant Marine Le Pen.
Comme je dis, on ne se fait pas dicter notre campagne par les sondages. Marine Le Pen, elle est sur le terrain, elle est ce week-end en Occitanie par exemple. Vous savez que partout où elle se déplace, elle a un accueil particulièrement chaleureux. Vous l'avez bien vu quand elle est venue. en Gironde il y a quelques semaines. Et Marine Le Pen a fait une campagne très simple. Elle veut rendre aux Français leur pays et leur argent. — Moi, je vous repose la question
concernant Éric Zemmour. Quelle sera votre stratégie vis-à-vis d'Éric Zemmour
Écoutez, nous nous inviterons, ces électeurs, à voter pour nous au deuxième tour.
Nicolas Florian, certains membres d'ailleurs des Républicains, et notamment Gironde, ont rejoint Éric Zemmour. Pas le plus éminent. -ce que la candidature d'Éric Zemmour, justement, vous inquiète quand vous voyez quelques membres de votre parti rejoindre Éric Zemmour
puis ce serait très, j'allais dire, très égoïste de ne considérer que l'inquiétude ne proviendrait que par... La fuite de quelques militants envers Éric Zemmour. Non, moi, ce qui m'inquiète, c'est les positions d'Éric Zemmour s'il devait devenir président de la République. Et c'est ça le sujet. On parle de la France. On ne parle pas de quelques militants qui, pour telle ou telle raison, franchissent le pas. La question, c'est de voir quel est le projet pour notre pays. Quelle est la personne, la personnalité qui est capable d'incarner la fonction présidentielle ? Moi, l'élection présidentielle, je la vis avec trois motivations. Quel est, dans le discours de ma candidate, Valérie Pécresse, son parcours, ses racines, ses valeurs, ses convictions ? On va y revenir. Mais attendez, je voudrais qu'on reste sur... On parlait d'Éric Zemmour
et notamment de Génération Z. Clément Baquet, qui est le responsable régional de Génération Z en Nouvelle-Aquitaine, nous explique le lien qu'il voit entre Éric Zemmour et les
jeunes. On l'écoute.
Moi,
ce que j'ai trouvé étonnant, depuis que je suis en fonction en Nouvelle-Aquitaine, on a plus ou moins créé le mouvement en Nouvelle-Aquitaine avec au début 5-10 jeunes. Aujourd'hui, en Nouvelle-Aquitaine, on est quasiment plus de 800. C'est pas tellement... Enfin, évidemment, c'est l'idéologie derrière, toute la rhétorique que propose Zemmour, mais il y a énormément de jeunes qui ne... qui ne viennent pas de ce milieu politique, qui étaient désintéressés, qui n'ont jamais collé une affiche. C'est des gens qui viennent et qui trouvent de la cohérence dans le discours d'Éric Zemmour. C'est quelqu'un qui parle vrai. Aujourd'hui, les gens en ont marre d'un salmigondi qu'on peut avoir avec M. Macron, avec des phrases et le fait que derrière... Il se contredit en permanence. Aujourd'hui, Zemo, c'est quelqu'un qui a une certaine cohérence idéologique. Ça peut plaire, ça ne peut pas plaire, mais au moins c'est logique. Et il y a une ligne de conduite et on a envie d'y croire. Donc je pense que c'est ça aujourd'hui qui plaît vraiment à la jeunesse.
Fabre, les derniers scrutins ont montré un désintérêt pour les urnes. Comment pensez-vous enrayer cette tendance forte, voire dramatique ?
Oui, c'est vrai que cette tendance est forte et elle est là depuis longtemps. Moi, je crois que ce qui ramène les gens aux urnes, c'est le fait que l'on tienne nos engagements. Je pense que les élus... ont une responsabilité, c'est de se faire élire sur un programme et de tenir ce programme. Et c'est tout l'enjeu finalement de ce débat et de ce bilan, c'est que je pense qu'on a pris des engagements de libérer les énergies, de protéger les Français. On a tenu nos engagements, on a fait des réformes. Aujourd'hui, que ce soit la réforme du travail, la réforme de la formation professionnelle, la réforme de l'apprentissage.
Est-ce que vous ne prenez pas le risque de masquer ce bilan à travers des petites phrases qui, justement, emportent le débat ? C'est
justement pour ça que je recentre sur ces choses importantes. On a transformé les choses de manière forte. Et je crois que c'est ça qu'il faut dire aux électeurs. Et pour revenir à la question précédente sur M. Zemmour, je crois qu'en effet, ça pose quand même un problème à Mme Pécresse. qui du coup a du mal à se positionner par rapport à ce qu'elle pense. On a bien vu par rapport à l'Europe, moi je vais vous dire. L'Europe, c'est quelque chose qui nous a valu 70 ans de paix. C'est une institution qui fait qu'on a pu gérer la crise. parce que, justement, on a pu avoir des investissements très importants grâce à l'Europe.
Quel est le sujet avec Mme Pécresse ? Le
sujet, c'est que Mme Pécresse court après Éric Zemmour, court après Marine Le Pen, en lançant des coloniques comme ça. Elle n'arrive pas à se positionner. Et sur le pass sanitaire, c'est la même chose. Venant d'une proche d
'Emmanuel Macron, ça, ça vaut son pesant d'or. Parce que la surenchère, la petite phrase... Voilà, et la surenchère, par exemple... sur l'immigration également. Et je crois qu'il faut, pour faire revenir les électeurs, que
chacun se ressente sur ses vraies valeurs,
sur ses
valeurs à lui, et pas sur les valeurs... Je
reviens avant que vous enchaîniez sur justement ce qui a été l'abstention. Ça vous a coûté cher, notamment au niveau de...
C'est une élection locale. Pour l'élection présidentielle, on s'aperçoit qu'à chaque fois, c'est à peu près 80% de participation. Mais on voit bien que tous les scrutins sont
impactés. Comment est-ce que la classe politique fait pour
remotiver l'électorat ? Par au moins deux éléments. de la sincérité. Et que celles et ceux qui se présentent au suffrage universel soient dans la sincérité. Et la première des sincérités à avoir, c'est que quand on veut défendre un bilan... On est candidat. Et que le débat puisse avoir lieu sereinement entre le président de la République, qui n'est plus président, mais qui devient candidat, même s'il occupe ses fonctions jusqu'au dernier moment, mais pas un président non candidat, mais qui fait campagne tous les jours. Ça, c'est la première des choses. Et quand on aura rétabli un petit peu de sincérité dans le positionnement des uns et des autres, ça ira mieux. Deuxième chose, c'est que contrairement à ce que défend Madame Fahm, et je comprends qu'elle le défend, elle est dans son rôle, quand on annonce des choses, on fait ces choses. Quand on fera le bilan détaillé, j'espère que le moment viendra très rapidement, on s'apercevra qu'il y a à peine un tiers des mesures qui avaient été proposées par le président de la République qui ont été tenues. Et que par ailleurs, les conséquences de la politique qui ont été menées depuis cinq ans, on en paye le prix aujourd'hui, on en paiera encore plus le prix demain. tenir ses engagements, et un projet qui emporte les Français. Il ne s'agit pas d'être lyrique, il ne s'agit pas de parler d'une épopée, mais donner une vision, et notamment pour les jeunes, pour qu'ils reprennent confiance
en
l'avenir.
Merci Nicolas Florent. Il nous reste deux minutes dans cette émission. Edwige Diaz, ne relancez pas le débat, s'il vous plaît, à ce stade. Tout d'abord sur les parrainages, puisque certains partis n'auront pas trop de difficultés à obtenir ces parrainages, c'est clair, parce qu'ils ont des élus, on le sait. Concernant le Rassemblement national, où en êtes-vous à l'heure actuelle ?
À trois mois du premier tour. Je vous confirme que c'est très compliqué, qu'il nous manque des parrainages. Et c'est pour ça que j'appelle les maires à prendre part à ce devoir démocratique parce que les maires ont un pouvoir dans cette élection. Est-ce que vous êtes en retard dans ce cadre de ces
parrainages par rapport à il y a cinq ans
En tout cas, je peux vous dire que pour l'instant, on ne les a pas. C'est pour ça que je lance cet appel au maire et je leur dis, s'il vous plaît, prenez vos responsabilités et parrainez la candidature de Marine Le Pen. On ne vous demande pas un soutien au programme de Marine Le Pen, mais on vous demande de faire vivre la démocratie et d'utiliser ce droit.
J'évoquais l'absentéisme, l'abstention, les problématiques de mobilisation de l'électorat et de l'intérêt des jeunes, notamment pour la vie politique. Qu'est-ce qui fait que les jeunes aujourd'hui n'ont plus envie de voter, ne s'intéressent plus à la politique, en tous les cas n'ont pas envie de l'exprimer dans les urnes ?
je pense que d'une manière générale... C'est le discours des
candidats, c'est la parole qui n 'est plus entendue
? Les Français ont été dégoûtés de la politique. En tout cas, ils attendent par les politiques en place. Voilà, je vais vous le dire. Les politiques en place parce qu'ils ont menti. Pardon de dire que M. Véran a passé son temps à nous mentir sur les masques, sur les vaccins, sur le pass sanitaire qui ne serait pas obligatoire, qui ne serait pas conditionné à la troisième dose et qui ne se transformerait jamais en pass vaccinal. Donc en fait, on a eu énormément de mensonges. Et puis surtout dégoûté par les politiques en place qui ne tiennent pas leurs engagements. Je suis désolée de le dire, le bilan d'Emmanuel Macron, c'est un échec en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de sécurité, d'immigration. Donc moi, je dis aux gens, s'il vous plaît, vous connaissez Marine Le Pen. elle incarne la stabilité, elle incarne la cohérence, l'honnêteté. C'est
noté, c'est noté. Soyez
courageux, mettez un bulletin Marine Le Pen dans l'urne. Mesdames, on a un mot de conclusion également. Non, non,
l'émission est terminée. Merci. Dans quelques instants, le journal de la mi-journée. Excellente après-midi.
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