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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bon, vous avez suivi les événements, cette fois-ci c'est le calendrier lui-même qui échappe au gouvernement et c'est bien fait parce que c'est tout de même un signal de plus de son incapacité à prévoir, à organiser, à maîtriser les événements. Nous savons depuis la mi-novembre à peu près que le variant Micron circule et qu'il a des caractéristiques. qui ont été amplement décrites depuis sa détection initiale, c'est-à-dire il se répand plus vite, trois fois plus vite que celui qu'on connaissait, et s'il a une dangerosité moindre, selon les observateurs, cependant, il contamine, et ceux qui en sont atteints peuvent avoir des formes assez pénalisantes de la maladie. On le sait depuis la mi-novembre. Je m'arrête à ces deux dates parce que je les trouve parlantes du point de vue de l'incapacité à maîtriser de la part du gouvernement. Et donc on sait depuis la mi-novembre, mais on attend la nuit du 2 au 3 janvier pour envoyer 60 pages de consignes dans les établissements scolaires décrivant ce qu'on doit faire, comment on doit s'y prendre, etc. c'est-à-dire la veille de l'ouverture. Et aucun des signaux antécédents n'a dû être analysé correctement par la centrale. puisque des échos qui nous remontent de partout, c'est des gens malades partout. Plus ou moins malades ou cas contact et se trouvant dans une situation de quarantaine, à supposer que quelqu'un se rappelle qui doit faire quoi et dans quel cas. Mais en tout cas, ça n'est pas résiduel. C'est un phénomène marquant dans les écoles et dans tout le système de l'éducation nationale et à tous les postes de travail. Je veux dire aussi bien depuis l'enseignant, l'ACSEM, etc., enfin tout le monde. Nous parlons là d'une des administrations les plus nombreuses, c'est aux alentours d'un million de personnes, et des plus essentielles pour la vie quotidienne des gens, et puis d'abord des enfants. Par conséquent, on voit qu'une fois de plus, leur esprit devait être concentré sur autre chose, sur une seule et unique solution, le vaccin. Et ils pensent que plus ils ont vacciné de monde, plus en gros ils ont fait leur travail. Comme si on ne devait tenir aucun compte du fait que quoi qu'on soit vacciné, on peut être contaminé, quoi qu'on soit vacciné, on peut en contaminer d'autres, et quoi qu'on soit vacciné, on peut tomber malade. Ce qui s'est produit assez souvent autour de nous pour que quasiment tout le monde... puisse donner un exemple dans sa parentèle proche ou dans son environnement de travail, que des gens qui avaient reçu les deux doses ont été affectés par le micron d'une manière assez, des fois, un peu sévère. Alors qu'est-ce qui se passe ? Qu'ils n'ont jamais cru, un seul instant, à la nécessité de planifier l'action et en quelque sorte d'intégrer que la crise sanitaire... ne se règle pas comme une crise militaire, fût sans conseil de défense, et c'est pas parce qu'on va trouver une arme décisive que l'affaire va être réglée. La crise sanitaire, elle est globale, elle touche tous les aspects de notre vie, et donc la réponse doit être globale. Eux sont dans l'idée que, dès lors que le malade, ou la personne qui peut être malade, en quelque sorte est responsabilisée par le vaccin, l'affaire est dite. Qui est-ce qui est responsable du chômage ? Les chômeurs. Qui est responsable de la pauvreté ? Le pauvre. Et qui est responsable de la maladie ? Le malade. C'est ce raisonnement étroit et borné qui conduit le gouvernement d'aberration en aberration. Alors, maintenant on sent peut-être, est-ce que ce sont des symptômes d'une usure, de la fatigue psychologique ou de je ne sais quoi, mais on a vraiment l'impression que la situation est en partie hors de contrôle, à la fois parce qu'on en a entendu le président de la République. faire une description enchantée de la situation, qui ne correspondait à rien de ce que nous vivions tous dans nos circonscriptions. Et puis ensuite, parce qu'on a vu comment s'est organisée à là-bas, comme je te pousse, la préparation de la séance d'hier, convocation des parlementaires entre Noël et Nouvel An, et l'invention hier soir de quelque chose à quoi personne ne s'attendait, c'est-à-dire que la séance aurait dû être prolongée toute la nuit, et s'il le fallait, la matinée, inouïe, jamais vue. Bon, nous, nous avions pris nos dispositions, parce que nous nous sommes planificateurs, donc nous avions organisé nos roulements pour être présents en permanence, y compris si ça devait durer jusqu'à 6 heures du matin, ça s'est arrêté avant, et tant mieux, parce que ça oblige le gouvernement à réfléchir. Alors ça, c'est la situation qu'on connaît, et les raisons qu'on connaît tous. Je ne vous répète pas pour la centième fois... que nous n'avons cessé de faire des propositions d'une stratégie alternative à celle du tout vaccin, une stratégie globale, la société du roulement, les purificateurs d'air, etc., etc., etc. Je l'ai dit tant de fois que je ne suis que toujours plus surpris de voir le gouvernement, à intervalles régulières, répéter « vous ne proposez rien », comme nous l'avons encore entendu hier. avec une arrogance qui a fini par énerver tout le monde, y compris ceux qui, dans l'opposition de droite, étaient peut-être les mieux disposés à l'égard du gouvernement. L'arrogance de M. Véran, cette manière de ne pas répondre aux gens... quand des questions lui sont posées alors que c'est son devoir, ou à l'inverse, répondre d'une manière hautaine, méprisante, comme il l'a fait à mon égard, en inventant des citations, alors en plus en citant ce qui ne se fait pas, ne serait-ce que par élégance, le fait que je suis vacciné, je l'ai dit dix fois, tu parles d'une révélation. Bref, tout ça est très inquiétant. parce que, à l'évidence, ils ne savent plus quoi faire. Quels sont les risques maintenant ? C'est que la désorganisation finisse par provoquer, ici ou là, un effondrement de la structure, de la structure hospitalière, parce que je rappelle à tout le monde que tout ça ne tient que parce que les gens acceptent de continuer à bosser et à traiter la situation. Mais ça fait des mois et des mois et des mois et des mois que ça dure, des gens sont partis, d'autres ne sont pas arrivés. tant et si bien que nous sommes là sur un fil tendu. La même situation est en train de se produire à l'école et nous sommes là aussi au bord de quelque chose que plus personne ne contrôlerait si on n'arrive plus à faire face à l'accueil de millions d'enfants avec la désorganisation par contagion sur leurs parents, sur leur capacité à aller travailler. Voilà. Ça c'est la menace qui arrive et c'est la raison pour laquelle nous pensons que Il faut que ce soit d'une manière auto-organisée que les salariés dans leur entreprise, quelles qu'elles soient, bureaux, usines ou autres, se concertent pour mettre au point les meilleures méthodes qui leur permettent de travailler hors du danger, de se mettre mutuellement en sécurité. Ça ne va pas être simple, parce que même vaccinés, on l'a dit, on peut être contaminés, et que pratiquement aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons, la seule parade efficace, la voici. C'est le masque FFP2 qui diminue jusqu'à réduire à moins de 1% le risque d'être contaminé, même en étant proche, c'est-à-dire à 1m, 1m50, en se parlant. plus d'une heure. Donc, c'est la seule arme dont on dispose. Or, sa production s'est effondrée au cours de l'année dernière et elle a été réduite 90%. On a donc beaucoup de mal à trouver des masques. C'est une question qu'on connaît d'autant mieux qu'on prend nos dispositions pour nos prochains meetings et puis que, pour ma part, j'ai recommandé à tous mes camarades de se munir de ce masque. Personne n'est à l'abri. Que personne ne croit que parce qu'il a déjà eu une fois, il est à l'abri. Non. Celui-ci s'est déjà ramassé trois fois, au total, et je ne cite que lui, parce que c'est le secret médical, je ne devrais pas le dire, c'est ça ?
Non, non, non, ça va, je l'ai dit deux fois.
Alors, bon, personne n'est à l'abri. D'autres ici aussi, quoique vaccinés, etc. Bon, il faut que moi-même je fasse attention, mais voilà. Voilà où nous en sommes. On va donc nous être dans la vigilance, toujours dans la proposition, mais nous sommes arrivés au point où nous pensons que c'est aux salariés, aux gens sur le terrain maintenant, de prendre des dispositions parce que ce n'est pas le gouvernement qui leur permettra de savoir quoi faire et comment faire. Et en particulier dans l'éducation nationale, il me semble que les gens qui y travaillent, qu'ils soient enseignants ou autres personnels techniques, etc., peuvent prendre... les mesures qui sont des mesures raisonnables, des mesures sages parce qu'ils sont eux-mêmes sur le terrain. À l'hôpital, je ne saurais quoi dire sinon féliciter ceux qui s'y trouvent. Mais voilà, si Micron conduit à une immunité collective comme certains le pensent ou l'ont dit, j'ai vu que ça a été le point de vue du gouvernement d'Israël avec des arguments assez convaincants. Mais pour autant, ça ne doit pas nous conduire à sous-estimer la gravité de ce qu'on peut quand même subir au passage. Si cette immunité collective fait que c'est la dernière vague, j'ai noté hier que le gouvernement est bien reconnu qu'il y avait des vagues, je vous rappelle que la fois où on avait parlé d'une deuxième vague, on s'est fait traiter de tous les noms, ça pourrait être la dernière vague et nous serons tous sortis d'affaires. Ce que je veux dire, c'est que... Opposition nous sommes, mais nous ne sommes pas dans une opposition qui consisterait à se limiter à la critique de l'action du gouvernement. Nous avons cessé de proposer quoi faire. Et nous savons très bien que si dans trois mois, c'est à nous de gouverner le pays, et que Micron n'est pas la dernière vague, il faut savoir par quel bout on prendrait une situation. Et nous le redisons, nous croyons qu'il va falloir maintenant apprendre à vivre dans une situation où la pandémie est un risque permanent pour la société. où les méthodes de lutte contre la propagation des maladies vont devenir des objets courants. Voilà. Ça, c'est ce qui nous attend. Je n'en dis pas plus parce que c'était la part qui m'a été demandé de faire ce matin, avant de rendre la parole à notre présidente pour la suite de ce qu'il y a à faire et à dire. J'appelle nos compatriotes à se prendre en charge et à ne plus compter aveuglément. sur l'activité d'un gouvernement qui, quelques critiques qu'on lui fasse, ne répond que par des injures et de toute façon n'est visiblement pas à la hauteur des événements.
— Bonjour à toutes et à tous. Donc merci à Jean-Luc. Pour continuer sur le deuxième point qui nous a amenés à faire cette conférence de presse aujourd'hui, nous voulions vous présenter l'ordre de la niche, puisque nous avions déjà, avant la rentrée, discuté des textes qui seront dans notre niche parlementaire. Donc niche parlementaire qui, je le rappelle... Et le seul jour dans l'année où nous pouvons nous-mêmes décider de l'ordre du jour dans l'hémicycle, avec des commissions qui auront lieu aujourd'hui pour un des textes et demain pour la plupart des textes, qui nous permettront d'avoir des premières discussions sur ces textes, qui nous placent à la fois évidemment comme les premiers opposants à Emmanuel Macron, mais aussi, et Jean-Luc Mélenchon l'a dit, et c'est très important pour nous, comme les premiers proposants. Nous espérons que ces textes... ne seront pas comme à l'habitude des macronistes balayés d'un revers de la main parce qu'ils viennent de la France insoumise. Et ce sont des propositions qui, majoritairement, sont extrêmement majoritaires dans la société et dont j'espère que les macronistes ne feront pas preuve de leur sectarisme habituel pour les refuser. Nous commencerons notamment, et c'est ce que nous avons décidé sur l'ordre de nos textes, par la résolution qui est, je crois, le texte... la plus populaire, effectivement, qui sera portée par Clémentine Autain, de notre niche, qui est une résolution qui vise à faire reconnaître l'endométriose, qui, vous savez, est une maladie gynécologique par l'assurance maladie, comme une affection en longue durée. Puis nous irons sur une proposition de loi visant au blocage des prix dans l'explosion de pauvreté et l'urgence sociale que vit notre pays. Une proposition de loi constitutionnelle visant à instaurer un droit de révocation des élus, celle sur la nationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes, celle visant à interdire le glyphosate, qui avait été, vous vous en rappelez, une des promesses d'Emmanuel Macron, qui n'a jamais été tenue. Nous en donnerons donc l'occasion au macronisme de la faire respecter. Une proposition de loi qui a été travaillée par Éric Coquerel sur la légalisation de la production, de la vente et de la consommation de cannabis sous le contrôle de l'État. Nous continuerons avec une proposition de loi pour réhabiliter les militaires fusillés pour l'exemple durant la Première Guerre mondiale. Ensuite, en huitième, nous mettrons donc la proposition de loi sur laquelle je reviendrai de restauration de l'état de droit et d'abrogation des régimes d'exception créés pendant la crise sanitaire et notamment du pass sanitaire. Et enfin, une résolution pour inviter le gouvernement à retirer la France de l'OTAN. Je vais d'abord laisser les députés vous les présenter ou les représenter très brièvement et ensuite je vous ferai un point. sur la manière dont nous allons communiquer autour de cette journée toute particulière pour nous qui arrive à quelques mois de cette élection présidentielle et qui nous permet là aussi d'être prêts immédiatement au pouvoir à mettre en place beaucoup de ces propositions de loi. Et donc on commence par Clémentine.
Merci, très rapidement. C'est un texte qui vise à reconnaître l'endométriose comme une affection longue durée. L'endométriose est une maladie qu'on connaît depuis longtemps, qu'on connaît cliniquement depuis pas mal de temps, mais finalement qu'on connaît assez peu. Moi, dans ma génération, j'ai 48 ans, je reconnais que les femmes n'avaient pas du tout à l'état d'esprit que des affections très douloureuses au moment des règles, qui peuvent être... handicapantes, handicapantes plusieurs jours par mois, voire atteindre un certain nombre d'organes et rendre littéralement handicapées. Donc c'est important de savoir que c'est une maladie que l'on ne sait pas soigner, que l'on ne sait pas guérir et qu'il faut donc prendre en charge parce que ça pose des problèmes aussi bien dans les relations sociales que dans les relations professionnelles. Et donc, progressivement, grâce notamment à des associations qui se sont emparées du sujet, on a une meilleure connaissance du sujet. Et nous avons besoin aujourd'hui que les pouvoirs publics reconnaissent cette maladie pour accompagner les femmes et pour permettre de leur donner un certain nombre de droits pour que la vie ne soit pas aussi insupportable qu'elle l'est pour ces femmes qui subissent cette maladie. Il faut quand même savoir qu'aujourd'hui, elle semblerait atteindre parce On n'a pas forcément des outils de mesure tout à fait fiables, mais c'est de l'ordre de 4 millions de femmes, plus de 4 millions de femmes qui sont atteintes de cette maladie d'endométriose. Donc c'est très important que nous en prenions la mesure et que nous la fassions rentrer dans les maladies longue durée qui ouvrent, encore une fois, un certain nombre de droits. Je suis très heureuse de constater que... On peut lui dire et le redire que quand nous demandons en français leur approbation ou non de cette proposition, ils sont plus que majoritaires, puisque c'est 90% à nous dire que oui, il faut le faire. Et là, pour le coup, dans la niche parlementaire, s'il n'y a pas de dogmatisme de la part du gouvernement et un tout petit peu de, je ne sais pas comment dire, de compassion vis-à-vis des femmes, de féminisme... Je n'aime pas trop, moi, utiliser cette notion-là, mais je dirais... On va avoir un débat interne sur la notion de bon sens, mais ce n'est pas grave. Mais disons que je pense vraiment que le gouvernement, s'il ne le fait pas, c'est qu'il reste englué dans sa logique comptable et qu'il ne prend pas la mesure de ce problème qui a émergé et qui concerne encore une fois des millions de femmes dans notre pays. Donc j'ai bon espoir que cette proposition soit adoptée pour notre niche.
Merci. Clémentine, j'ajoute juste un point qui est important, c'est là aussi une demande qui existe depuis des années des associations et qui est une chose très importante pour nous, qui est celle de faire rentrer des luttes aussi dans l'hémicycle. Hugo, tu continues pour blocage des plus.
Merci Madame la Présidente. Vous pouvez quand même vous abonner à la chaîne YouTube de Le Bon Sens, évidemment, pour prolonger le débat. Cette proposition de loi sur le blocage des prix que j'ai là, on a tous nos petites propositions de loi, est extrêmement importante, notamment dans cette période où vous avez une flambée des prix à la fois de l'énergie, du carburant, mais aussi d'un certain nombre de produits de première nécessité. Depuis que nous avons commencé à examiner ce texte en faisant quelques auditions, Vu les délais impartis, ce n'est pas évident, mais on a fait un certain nombre d'auditions. Vous avez aussi une flambée du prix du beurre, par exemple, récemment. Alors que le beurre était, comme chacun sait, un produit de première nécessité, notamment en ces périodes de fête. Et tout ça par une rétention sur le marché de la production de lait et donc de beurre en conséquence pour augmenter les marges. Et ce sont des situations qui sont assez intenables quand, comme le rappelle la proposition de loi, vous avez plusieurs millions... pas loin de 10, de Français qui sont sous le seuil de pauvreté, que vous avez 8 millions de personnes qui vont à l'aide alimentaire, etc. Ce sont des éléments essentiels. Nous nous sommes inspirés avec cette proposition de loi pour bloquer les prix, voire même pour les administrer, de ce qui se passe aujourd'hui dans les Outre-mer, Réunion, Guadeloupe, Martinique, etc., avec les observateurs des prix et des marges et les boucliers qualité-prix. D'ailleurs, j'ai été frappé qu'il y a une revendication et une perspective là pour, demain, augmenter le nombre de produits qui sont dans ce bouclier qui a été pris à La Réunion pour atteindre 250 produits. C'est une revendication très forte qui a eu lieu pendant les Gilets jaunes, qui s'est poursuivie, qui continue de se poursuivre. Et ça fonctionne. Pas aussi bien que le voudraient les réunionnais eux-mêmes, mais ça fonctionne. C'est-à-dire qu'on arrive à faire baisser les prix et que chacun s'y retrouve avec sa marge. C'est-à-dire que personne n'est spolié dans l'affaire, juste c'est un point d'équilibre qui est trouvé dans le cadre d'une discussion démocratique pour fixer des prix raisonnables et raisonnés. Et ça pour nous c'est extrêmement important quand on voit la situation dans laquelle nous nous trouvons économiquement et la situation particulière d'ailleurs liée... Aussi à la pandémie qui vient déstructurer le marché et créer pour certains des opportunités. Je me souviens de quelques ministres qui s'étaient laissés aller sur des plateaux de télé en expliquant qu'il y avait des opportunités à saisir dans la période. Bon, ils se garderaient bien de se taire parfois. Et donc cette proposition qui est largement publicité dans les Outre-mer et finalement l'est aussi dans la France hexagonale. Et donc le dispositif est assez simple. Appliquer ce dispositif existant. à la France entière, tout simplement. Et nous savons le faire, nous pouvons le faire, et il est nécessaire de le faire de sorte à ce que chacun puisse vivre tout simplement dignement.
Bonjour à tous. Il s'agit pour moi de vous présenter notre proposition de loi constitutionnelle qui vise à permettre enfin le droit de révoquer les élus. Vous aurez compris dans les présentations qui sont faites par mes collègues que nous balayons la question sociale, la question écologique, mais nous n'oublions pas la question démocratique. Il ne faut pas laisser dans l'angle mort la question centrale, une abstention de masse. 70% de nos concitoyens ne sont pas venus voter lors des deux dernières échéances. qui, paraît-il, étaient des élections locales, qui, paraît-il, sont plus proches de nos concitoyens, et pourtant les deux tiers ne sont pas venus voter. En République, le souverain, c'est le peuple. C'est lui. Et quand il ne vient pas voter, il s'agit de s'interroger de pourquoi il ne vient pas voter. Les blessures démocratiques sont nombreuses, mais il y a notamment un rapport entre le mandant et le mandaté. qui doit être questionné. Aujourd'hui, on est dans une démocratie que je qualifierais souvent de basse intensité, avec un système en Vème République, qui n'a pas toujours été le cas dans notre histoire démocratique, où le président de la République est irresponsable, c'est-à-dire qu'une fois élu, il n'a de compte à rendre à personne, et nous nous retrouvons aussi avec des élus qui sont désignés par nos concitoyens, mais entre deux rendez-vous électoraux, chaque citoyen est renvoyé à une forme, comment dirais-je ? de minorité civique, c'est-à-dire qu'il n'a plus aucun droit sur les élus. Pour nous, il s'agit, en permettant ce droit de réévoquer les élus, tout simplement de recréer un rapport plus vertueux sur le fait que ceux qui ont désigné quelqu'un pour les représenter peuvent, s'ils le décident, dans des conditions qu'il s'agit de définir, éventuellement le rappeler. Le droit au rappel est un droit ancien qui existait même dans la vieille tradition démocratique. au Moyen-Âge en France, durant la Révolution française, on appelait ça le droit au rappel. Et je dirais aussi que ça n'est pas quelque chose d'exotique, comme il nous est renvoyé parfois. Certes, trois pays andains ont aujourd'hui le pratique, mais 60% des États aux États-Unis le font aussi, dans certains landeurs en Allemagne, également au Royaume-Uni, en Autriche, etc. Donc il s'agit de permettre ce droit. qui, dans notre esprit, bien entendu, s'inscrit plus largement, si nous étions en responsabilité prochainement, et nous n'en doutons pas du fait qu'il s'agirait de passer en 6e République, et que le peuple puisse discuter lui-même des conditions de cette 6e République dans le cadre d'une assemblée constituante, et nous défendrions ce droit de révoquer les élus. Mais d'ores et déjà, nous en faisons la proposition pour que le débat ait lieu. Qui est contre le fait que c'est le peuple qui garde la main sur ses représentants ? Pour quelle raison ? Et on verra. J'espère qu'il y aura une qualité du débat. Pour quelle raison faut-il craindre le peuple ? Pourquoi le souverain ne peut pas s'exprimer et éventuellement revenir sur une décision en cours de mandat ? C'est une question fondamentale et ce sera intéressant de voir les arguments qui nous seront opposés. Je rappelle qu'à l'occasion de ce mandat trop brutal de la part du président de la République, il y a eu notamment le mouvement des Gilets jaunes qui a exprimé beaucoup de choses. notre ami Hugo Bernalissi a rappelé notamment la question sociale, mais aussi la question démocratique. Ça s'est exprimé par la forme du référendum d'initiative citoyenne et aussi de cette volonté, une fois de plus, pour le peuple de pouvoir intervenir à l'occasion de la durée d'un mandat et de ne pas attendre une prochaine échéance électorale. Voilà. Alors, pour notre part, je termine là-dessus. Dans le cadre, évidemment, d'une proposition constitutionnelle, notre idée à ce stade est de considérer qu'il faudrait le premier tiers du mandat. pour que ce processus puisse être déclenché par un certain nombre d'électeurs, qu'il s'agirait désigner 5%, 10% du corps électoral, après c'est une discussion technique, et nous pensons aussi que dans le cadre de la dernière année du mandat, ce droit aussi ne pourrait pas être efficace car nous sommes proches à la prochaine échéance électorale. Vous voyez, c'est une proposition raisonnable, je le répète. qui aussi existe dans d'autres pays. C'est trop souvent oublié. Et nos collègues, notamment au Royaume-Uni, dernièrement, après nombre de scandales, ont mis en place cela. Ce n'est pas exactement la proposition que nous faisons, mais de la possibilité éventuellement de révoquer un élu. Faisons-le, nous en avons besoin. Et au vu de la grande crise démocratique qui secousse le pays, de plus en plus du refus du consentement à l'autorité par beaucoup de nos concitoyens, cela a recréé. recréerait des conditions beaucoup plus vertueuses, beaucoup plus apaisées du débat démocratique. Donc je forme le vœu que nous soyons écoutés et que notre proposition de loi soit adoptée le 13 janvier. Merci.
Pour ma part, je présentais la proposition de loi concernant la nationalisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes. Pourquoi cette proposition de loi ? Parce que dès la privatisation en 2006, c'était un échec pour les finances publiques, puisque la privatisation s'est faite pour 15 milliards d'euros, alors que le prix estimé de ces sociétés était de 25 milliards, d'où un coût de 10 milliards déjà. Pour nous, puisqu'en fait, c'est de l'argent qui a été perdu au niveau du gouvernement. Donc, l'autre point problématique, ce sont les actionnaires qui se sont largement rétribués par rapport à cette privatisation, puisqu'en gros, entre 2006 et 2019, leur dividende s'élèverait à peu près 30 milliards. Et ce qui est prévu jusqu'à la fin des contrats, ce serait 45 milliards de plus. Donc, tout ça au détriment des usagers, parce que si on considère, par exemple... Les propos de l'association A10 gratuite, pour un usager, le coût annuel serait de 1 300 euros. Donc par conséquent, il y a une distorsion entre les revenus pour les actionnaires et le coût pour les usagers. Et par conséquent, on considère qu'il faut revenir sur cette privatisation et faire une nouvelle nationalisation. Voilà, je vous remercie.
Bonjour à toutes et à tous. Pour ma part, je vais vous présenter et je serai rapporteur de la proposition de loi pour une sortie immédiate du glyphosate. Vous savez que nous sommes les seuls parlementaires ayant une conscience écologique aiguë aujourd'hui à l'Assemblée nationale et que depuis 4 ans et demi, nous ferraillons sur ce sujet sans relâche, y compris au milieu de la nuit. Ce travail acharné, y compris en participant à des missions d'information mandatées par le gouvernement qui s'appelait stratégie de sortie du glyphosate, qui est en fait une mission d'information. pour glisser la question du glyphosate sous le tapis, ne plus en parler, nous a permis de soulever quelques points essentiels, et notamment, aujourd'hui, regarder comment les industriels de la production des pesticides, et je pense particulièrement à Monsanto Bayer, fabriquent le doute pour créer des controverses sans fin sur la dangerosité de ce pesticide. qui est pourtant documenté de plus en plus conséquemment par des études qui viennent s'additionner, je pense à la dernière en date de l'Inserm de 2021, qui faisait suite à la première étude de 2013. Ça nous a permis aussi de documenter et d'avérer qu'il y a une faillite de l'évaluation dans l'évaluation et le contrôle de ces produits et leur dangerosité, faillite de l'EFSA, l'Agence sanitaire européenne. mais également une faillite des instances nationales, je pense à l'ANSES, qui ne sont pas aujourd'hui en mesure, en capacité de faire des évaluations de la dangerosité des formulations commerciales sur le long terme. Et ça s'est avéré et ça pose la question des moyens que nous allouons à ces agences de contrôle nationales pour qu'elles puissent faire leur travail dans de bonnes conditions. Et souvent on nous rétorque que si on faisait ça, si ces agences faisaient ça... Ça nous coûterait très cher. Un pognon de dingue, comme dirait notre président, qu'à cela ne tienne que tous les industriels qui veulent mettre sur le marché des nouveaux pesticides, ils payent les études qu'il y a à faire pour évaluer la dangerosité des études indépendantes. Parce que je vous rappelle que c'est quand même assez extraordinaire. C'est que si vous, demain, vous décidez de mettre un pesticide sur le marché, c'est vous qui allez fournir vos propres études pour déterminer si ce pesticide... Il est dangereux ou s'il est sûr. Donc ça, c'est quand même assez facile, effectivement, de choisir les études. Et ça a été avéré dans plusieurs affaires de la façon dont ces études fournies par les industriels sont bien sûr complaisantes avec leurs propres produits. Alors, contrairement à ce qui nous est rétorqué et répondu par le gouvernement et la Macronie tout entière, comme quoi on aurait une difficulté à remplacer le glyphosate par une autre molécule, bien sûr. Il ne s'agit pas ici de remplacer... une molécule par une autre, mais bien de changer entièrement la façon dont on travaille. Et ça, ça veut dire changer les pratiques agricoles. Et ces alternatives, par le changement des pratiques, elles existent depuis bien longtemps. Elles sont également documentées scientifiquement. Et quand je participais à cette mission d'information sur la stratégie de sortie du glyphosate, j'ai exhumé des études qui permettaient de documenter cela de 2017 déjà de l'INRAE. qui disait que finalement sortir du glyphosate était tout à fait possible en changeant les pratiques. C'est aussi la réalité avérée chaque jour par 55 000 paysans qui travaillent en bio. et qui, par leur savoir et leur savoir-faire, arrivent à travailler sans pesticides. Donc vous voyez qu'en fait, cette question de sortie du pesticide est une question éminemment politique. Ce n'est pas un problème agronomique ou scientifique, c'est une question politique. Et c'est pour ça que nous la portons sans relâche depuis 4 ans et demi et que nous allons la porter à nouveau le 13 janvier pour faire en sorte qu'effectivement, on engage un autre modèle agricole qui préserve la santé des agriculteurs, des consommateurs et l'état de notre environnement. Je vous remercie.
moi je vais être le rapporteur d'une proposition de loi sur la production, la distribution et la vente du cannabis sous contrôle strict de l'État. C'est une proposition dont vous avez souvent entendu parler pendant ce mandat, puisqu'elle a été portée dans plusieurs propositions de loi, sauf que là, ce que nous voulons faire, c'est qu'elle soit débattue en séance, raison pour laquelle nous avons mis notre niche à disposition, non seulement de notre groupe, Mais nous avons voulu cette proposition de loi transpartisane parce qu'on s'aperçoit qu'aujourd 'hui, que ce soit dans l'opinion publique, les sondages le montrent, mais aussi dans l'Assemblée, c'est une proposition qui dépasse très largement les clivages partisans. Proposition de loi issue de six groupes, y compris le principal groupe majoritaire. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'à chaque fois que quelqu'un commence à travailler sérieusement sur cette question, c'est-à-dire à savoir comment on contre le trafic de drogue et les dégâts en matière de santé de l'actuelle consommation de drogue et notamment du cannabis, tout le monde arrive à la même conclusion. C'est que la pire des choses, c'est le système tel qu'il est aujourd'hui. Une prohibition avec aucun contrôle des usages, aucune politique de prévention et qui a comme caractéristique de faire en sorte que nous sommes le champion d'Europe de consommation du cannabis et d'un cannabis de plus en plus dangereux et qui procure de plus en plus de trafic. Donc à l'instar d'autres pays, ce que nous proposons, c'est justement de faire en sorte que, comme ça a été le cas avec la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis en années 30, l'État... se mêlent de cette affaire de façon à améliorer les politiques de santé, mais aussi à réduire le trafic de drogue. Donc voilà les caractéristiques. Je ne serai pas plus long parce qu'on va revenir demain avec les députés co-signataires à midi et demi sur cette proposition de loi ici même. Je dirais juste une conclusion. Ce que j'espère de la part du gouvernement, c'est qu'on va éviter les caricatures. C'est-à-dire que de la même manière que quand aujourd'hui nous opposons au post-vaccinal, on nous dit « Ah bah vous êtes pour le virus », nous n'aurons pas dans ce débat des gens qui... Malheureusement, ça a été un peu trop souvent du côté du gouvernement. Nous dirons que vous êtes pour la légalisation, donc en réalité, vous êtes pour la consommation du cannabis et vous êtes pour la mort de nos enfants. J'espère que nous aurons des arguments intelligents des deux côtés de façon à faire avancer cette question, qui, je suis sûr, finira par gagner. Nous, notre préoccupation, c'est que ce que ça ne gagne pas à la fin, ce soit le Big Cana, c'est-à-dire un marché libre total du cannabis. tel que ça s'est fait aux Etats-Unis, mais qu'au contraire, ça soit l'Etat qui l'encadre de manière forte dans une volonté de prévention et de respect de la santé de nos concitoyens. Merci.
Merci. Donc moi, je vais vous présenter la proposition de loi visant à réhabiliter les militaires fusillés pour l'exemple lors de la Première Guerre mondiale. Nous ciblons très précisément 639 cas qui ont été documentés par le rapport pro des travaux du centenaire et précisés par les travaux du ministère de la Défense. 639 personnes qui ont été condamnées sur des faits militaires, qui excluent les questions d'espionnage et qui excluent les questions de droit commun. Donc des personnes qui ont été fusillées. par une justice militaire expéditive et qui ont été victimes d'un déni de justice. Un déni de justice qui a été reconnu par la Chambre des députés dès 1915 avec un vote à l'unanimité pour mettre un terme à cette justice militaire et redonner le pouvoir, par exemple, de grâce au président. Et le président Clémenceau a gracié l'immense majorité des condamnés à mort après cette date de 1916. Donc il y a là un kyste mémoriel. Comme disent certains historiens qui empêchent une... mémoire unifiée de cette de cette première guerre mondiale il s'agit là de poursuivre le combat de la ligue des droits de l'homme qui oeuvre pour cela depuis 1922 de la même manière que la fédération nationale de la libre pensée donc c'est une proposition de loi qui rassemble très largement au delà de notre groupe également 41 co signataires à l'heure actuelle pour cette cette réhabilitation une réhabilitation morale civique qui est aujourd'hui la seule manière d'en finir avec la question des fusillés pour l'exemple Les solutions qui ont été mises en œuvre dans les années 1920-1930, de réhabilitation au cas par cas, soit par la Cour de cassation, soit à partir de 1933 par la Cour spéciale militaire qui a été créée, là aussi par une loi votée quasiment à l'unanimité de la Chambre des représentants de l'époque, n'est plus possible aujourd'hui, les historiens en conviennent. 20% des dossiers ont disparu, des dossiers sont complètement lacunaires, il n'y a plus de témoins. Donc la justice ne peut plus. procéder à une réhabilitation au cas par cas. La seule manière, c'est une réhabilitation politique globale et générale. C'est ce que propose cette proposition de loi pour en finir avec ce problème et reconnaître le délit de justice dont ces fusillés, pour l'exemple, ont été victimes. Et nous espérons que nous allons pouvoir, là aussi, comme la Chambre de 1915, comme celle de 1922, comme celle de 1933, avoir un vote très massif et très large pour en finir avec cette question qui a été remise sur la table, notamment par le Premier ministre Lionel Jospin lors de son discours mémorable de Craone, mais également par les présidents Sarkozy et Hollande. Là aussi, on le voit de tous les spectres politiques qui l'ont dit. Il y a aujourd'hui un problème dans cette mémoire de la Première Guerre. Et donc, c'est notre objectif que d'en finir avec cette... se voile sur la première guerre mondiale. Je vais également très rapidement vous présenter la proposition de résolution visant à la sortie de l'OTAN. Il s'agit d'admettre que l'OTAN est une organisation qui n'a plus de raison d'être depuis la chute du mur de Berlin, que c'est aujourd'hui une organisation vassalisée. sous les intérêts états-uniens et que le fait que la France soit membre de cette organisation nous prive des moyens d'avoir une politique indépendantiste au service de la paix, une politique alternative pour que la France puisse porter une voix forte, une voix pacifique dans le monde et une voix qui est attendue par de très nombreux pays qui pourraient être nos partenaires au lieu d'être nos ennemis aujourd'hui. Alors nous nous inscrivons. dans les pas du général de Gaulle en demandant dans l'immédiat la sortie du commandement intégré comme il l'avait fait en 1966 et dans la suite de pouvoir sortir complètement de cette organisation qui aujourd'hui est une organisation belliciste qui mène des guerres dans des territoires bien loin des confins des rives de l'océan Atlantique. Voici pour cette proposition de résolution.
Merci Bastien. Et puis je vais vous présenter la neuvième proposition de loi qu'il y aura dans notre niche parlementaire. Alors elle continuera le débat que nous avons eu notamment hier, que nous continuerons à avoir je ne sais quand dans l'hémicycle, en tout cas dans des conditions démocratiques bien plus normales que d'avoir voté un texte à 5, 6, 7 ou 8 heures du matin. Et donc c'était une proposition de loi que nous avions proposée avant de savoir que le gouvernement allait proposer un pass vaccinal qui est... proposition de loi qui vise à abroger les régimes d'exception créés pendant la crise sanitaire et à supprimer notamment le pass sanitaire. Alors ce n'est pas une surprise pour vous. Nous sommes opposés au pass sanitaire depuis ses débuts. Nous pensons que le pass sanitaire est liberticide, qu'il en devient même dangereux car il crée une illusion de protection. Et nous ne voulons pas nous habituer à une république du QR code. Nous ne voulons pas nous habituer à une société où toute une partie de la population contrôle une autre partie. de la population donc cette niche parlementaire et la commission de demain sera l'occasion de réaffirmer notre opposition à une société de contrôle compte comme un moyen de lutter contre une épidémie nous le redisons on ne lutte pas contre une épidémie en luttant contre le peuple on ne lutte pas contre une épidémie en détruisant l'état de droit et puis ça sera aussi l'occasion de réaffirmer ce que Jean-Luc Mélenchon disait au début et sur lequel les macronistes jouent, en montrant que si vous êtes contre le pass sanitaire, vous seriez contre le virus, si vous êtes contre le pass vaccinal, vous seriez là aussi contre le vaccin. Nous ne voulons pas qu'on caricature nos positions, nous sommes pour la vaccination, mais à l'instar de ce que dit l'Organisation mondiale de la santé, nous disons que les politiques... de contraintes en termes de santé publique sont contre-productives. Nous disons que des campagnes de rappel à tout va, comme est en train de le faire le gouvernement, sans lever des brevets qui permettent à toute la population mondiale d'avoir accès à ce vaccin va prolonger la pandémie. Nous disons, comme le dit et comme le demande la CNIL à plusieurs reprises au gouvernement, qu'il n'y a aucune preuve d'efficacité de ces passes aujourd'hui sur la situation sanitaire, ou comme le dit la défenseur des droits, que nous sommes dans un glissement de l'état de droit extrêmement inquiétant et qui mène donc à un contrôle en continu de la population. qui ne nous convient pas. Et ce sera aussi l'occasion pour les macronistes de réécouter nos propositions alternatives, puisque nous en avons proposé et porté beaucoup depuis deux ans. Donc ça sera aussi l'occasion de reparler de société du roulement, c'est-à-dire de faire en sorte que nous ne soyons pas toutes et tous au même moment dans le métro, au même moment pour aller au boulot, dans des classes qui sont bondées alors qu'on a une rentrée des classes chaotiques et que 7 900 postes ont été supprimés dans l'enseignement dans ce quinquennat, ce qui correspond. à 175 collèges si vous voulez vous faire une idée de ces postes supprimés. que nous voulons redonner des moyens aux services de santé publique et notamment à l'hôpital, alors que rien qu'en 2020, en pleine pandémie, 5 700 lits d'hospitalisation complète ont été fermés, que nous voulons que les tests soient gratuits parce que c'est l'unique moyen de savoir qui est contaminé et qui ne l'est pas, que nous voulons que les masques FFP2 soient gratuits et soient surtout accessibles et disponibles pour les professions les plus exposées. Un pôle public du médicament, la levée des brevets, j'en parlais tout à l'heure, etc. Et on pourrait continuer longtemps, vous n'aurez qu'à suivre les discussions. En tout cas, que ça rassure les macronistes, nous sommes prêts à discuter. J'entendais hier que certains pensaient que nous voulions aller dormir. Non, nous voulons un débat démocratique et surtout, et surtout, nous voulons une démocratie sanitaire, c'est-à-dire ne pas avoir un Conseil de défense qui décide tout seul avec une Assemblée nationale. qui ne fait qu'avaliser des décisions qui ont été prises dans le cadre de ce Conseil de défense. Donc voici les 9 propositions-là que nous porterons lors de cette niche. Évidemment, nous aurons un suivi des commissions, donc celles qui ont lieu aujourd'hui et puis celles qui ont lieu demain, qui nous donnera déjà une première idée de ce que La République En Marche et la majorité qui soutient ce gouvernement va faire face à ces propositions de loi. Et puis le jour de la niche et la veille de la niche, nous aurons un dispositif de communication tout particulier. qui va dans le sens de ce que nous avons toujours essayé de faire dans ce mandat et que nous avions théorisé en disant « un pied dedans, un pied dehors », c'est-à-dire de faire rentrer des luttes dans l'Assemblée nationale et de revendications, et puis de faire sortir aussi ce qui se passe et les débats dans l'hémicycle vers l'extérieur. Et je crois qu'au vu des sujets que nous portons, beaucoup de personnes seront intéressées à savoir ce qui se dit et ce qui se décide suite aux discussions que nous allons porter. Donc nous allons avoir évidemment un suivi sur le site de la France insoumise, sur le site l'insoumission aussi, sur lequel il y aura des brèves tout au long de la journée pour commenter les débats. Nous aurons la veille de notre niche parlementaire une émission spéciale qui aura lieu de 20h à 22h avec les rapporteurs que vous avez vus là, qui sera retransmise sur l'ensemble des réseaux sociaux de la France insoumise. Et enfin... Le jour de la niche, en plus du suivi tout au long de la journée, nous aurons une émission de débrief interactive le soir depuis l'Assemblée nationale sur Twitch et Space Twitter. Voici pour le plan communication que nous allons mettre en place autour de notre niche parlementaire. Et je vais vous laisser maintenant poser des questions si vous en avez.
?
Jusqu'au mandat de M. Macron, dans les entreprises existaient des délégations et un comité d'hygiène et sécurité. Depuis la loi qui a été adoptée en juillet 2017, c'est ça ? 2017. Non, c'est après. Enfin, ils ont supprimé toutes ces choses. Il y a donc plus d'organisations qui permettent aux salariés, dans le cadre... dans le cadre légal, de vérifier, de prendre leur disposition pour leur hygiène et leur sécurité collective. Alors bien sûr, ça peut se faire dans le cadre des mandats syndicaux, mais dans la situation dans laquelle nous sommes, nous pensons que dans les entreprises, les salariés doivent se donner le moment de discuter des conditions sanitaires de l'exécution de leur travail. C'est ça que ça veut dire s'auto-organiser pour faire face, parce que dans ce domaine, le gouvernement ne propose strictement rien, mais absolument rien. Il n'y a pas de cas à imaginer, comme dans le détail de ce qui est prévu à l'éducation nationale à propos des enfants. S'il y en a un qui est malade, alors il faut faire des tests. Là, rien. On comprend que pour le gouvernement, les gens n'ont qu'à produire, et puis s'ils n'arrivent plus à produire, tant pis pour eux. Voilà. Donc la sécurité sanitaire n'est pas garantie, dès lors que la seule réponse du gouvernement, ça consiste à dire, allez vous le faire vacciner. Voilà. Et donc aux gens maintenant de prendre eux-mêmes leur disposition. Ça nous paraît assez simple à réaliser parce que c'est des fois ce qui se fait. En tout cas, hier, moi j'ai participé à une émission de radio. Avant de commencer l'émission, on a commencé à discuter de savoir qui serait assis où, à quelle distance, est-ce qu'on serait tous dans le studio ou pas, quel type de masque on porterait ou pas. Moi j'ai dit que j'enlèverais pas mon masque FFP2 si tout le monde était dans la salle. les personnes qui étaient là en sont tombées d'accord donc si ça vaut pour moi et si ça vaut pour les gens qui participent à cette émission pourquoi ça vaudrait pas n'importe où au travail je pense que voilà c'est ça que ça veut dire madame
sur le vote, tu veux que je le fasse ? Et s'il y aurait besoin d'un pass ?
Non, non, non, non. La décision, on peut quand même souligner, alors il y a une décision du Conseil constitutionnel qui dit qu'on ne peut pas et on ne doit pas imposer de vérification de pass sanitaire pour pouvoir accomplir son devoir de citoyen, que ce soit pour des réunions politiques ou pour des votes. Vous aurez remarqué hier, sans doute, c'est passé un peu en dessous des radars, mais... quand on nous a traités d'irresponsables parce que nous ne voulions pas respecter les jauges qui sont exclusivement dans ce cadre réservé aux prestations de type culturel et autres. puisque, de fait, c'est interdit de faire des contrôles et de mettre des jauges pour les réunions politiques. Vous n'avez peut-être pas remarqué, mais qu'en se faisant traiter d'irresponsable, le garde des Sceaux nous demandait de ne pas respecter la loi, parce que la loi dit explicitement qu'il n'est pas possible de contrôler. Autrement dit, si nous nous soumettions à une jauge, n'importe qui pourrait dire, vous m'avez refoulé parce que je suis la 2001ème personne. qui se présente ici, j'exige que vous me laissiez entrer. Et si nous lui disions, non, nous ne vous laissons pas entrer parce que nous respectons la jauge liée au spectacle, cette personne serait en droit de nous poursuivre en disant, mais vous n'avez pas le droit de nous empêcher. De même, l'amendement de La République En Marche qui dit, eh bien, vous devez avoir, on doit avoir la possibilité de faire des contrôles, eh bien, c'est illégal. du point de vue de la décision du Conseil constitutionnel qui dit qu'on n'a pas le droit d'opérer ce type de contrôle pour des réunions politiques. Si vous voulez, c'est des petits détails, mais ça montre l'état de confusion intellectuelle et mentale dans lequel se trouve cette majorité et ceux qui dirigent. Ils ne se rendent même plus compte de ce qu'ils sont en train de dire, c'est-à-dire du fait qu'ils proposent de faire des choses qui sont illégales, tout simplement. Voilà.
Oui, parce que, excusez-nous, après
on
a les réunions de groupe Alizi.
— Oui. Enfin nous, nous sommes prêts à débattre. Alors il y a quand même une petite question que c'est une semaine normalement de contrôle de l'Assemblée. Donc ça nous embête qu'on squeeze ça. Mais nous, nous n'avons jamais arrêté les débats ou nous n'avons jamais voté l'arrêt des débats à minuit parce que nous ne voulions pas débattre. Nous avions alerté bien avant pour dire qu'il ne fallait pas être un aigle pour comprendre que lorsque le 29 décembre, nous sommes rappelés en commission... que nous sommes à peu près six fois moins de députés en commission, ce qui est normal, il y a beaucoup plus de députés dans l'hémicycle, et c'est tout à fait normal. Mais lorsque vous commencez une commission le 29 décembre, à 14h30, qu'il y a 250 amendements dont seuls 150 amendements sont discutés puisque l'extrême droite qui portait certains des amendements n'était pas présente. Donc, on commence à 14h30, on termine à 2h30 du matin. Vous comprenez bien que lorsqu'il y a 750 amendements, que vous commencez la séance en 3 janvier à 15h, vous ne pouvez pas décemment faire en sorte que des débats se passent. démocratiquement, de manière correcte, de manière à pouvoir être suivie par nos concitoyens et concitoyennes, avec à minuit encore 515 amendements à discuter. Ce n'est pas sérieux quand on sait l'importance de la décision qui est discutée à ce moment-là, l'importance que ça a sur la vie quotidienne des Français, l'importance que ça a sur la question du respect des libertés fondamentales, du respect de l'État de droit. Ce n'était pas sérieux de continuer de nuit jusqu'à... Quand je vous dis 7 heures, je pense que je suis très... optimiste parce que le ministre avait même dit Si nous devions continuer après 9 heures, alors nous prendrions des dispositions exceptionnelles pour continuer même pendant la matinée. Je crois que tout le monde peut comprendre que ce n'est pas parce que nous sommes fainéants que nous ne voulions pas discuter ça de nuit, c'est parce que nous voulons que ce débat démocratique puisse avoir lieu devant les Français, devant les Françaises, parce que nous voulons que ce ne soit pas un débat qui soit bâclé avec, à la fin, des amendements où vous dit « ah ben non, mais arrêtez de défendre votre amendement, nous connaissons ça par cœur, nous avons déjà voté le glyphosate à 4 heures, l'interdiction du glyphosate à 4 heures ». ou à 6 heures du matin. Nous avons déjà voté mille choses comme cela de nuit en bâclant ça complètement. Nous ne voulions pas que le pass vaccinal, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, soit voté en catimini. Donc oui, nous sommes prêts à reprendre les débats, mais dans une ambiance qui est correcte et digne de débats parlementaires. Et je crois que l'Assemblée nationale s'est faite respecter en arrêtant les travaux hier.
peux dire un mot là-dessus. Il y a déjà quelque chose qui commence à être un peu fatigant. Depuis quand il faut s'excuser d'avoir envie de dormir ? C'est une nouveauté. Depuis quand il est considéré comme une évidence normale qu'on discute toute la nuit ? Qui est capable de discuter sérieusement avec des arguments, en triant, comme il le faut, à 4h, 5h du matin ? Et puis ce qui vaut pour nous, vautrait pour les autres. À n'importe quel travailleur, on pourrait dire, ah ben écoutez, le boulot n'est pas terminé, alors vous restez toute la nuit, et jusqu'à demain matin, et peut-être encore après. Depuis quand on est obligé de se justifier de ça ? Je me rappelle de toute cette bande, quand ils sont arrivés ici la première année, qu'on nous a fait une session extraordinaire de l'Assemblée nationale, sans connaître à quel moment elle s'arrêterait, si bien que tout le monde, tous ceux qui ont une famille, il faudrait s'en excuser, tous ceux qui ont pris des engagements avec leurs enfants, avec leurs conjoints, dans une vie qui est déjà assez difficile à mener, ne savaient plus s'ils pourraient ou non participer à cette vie familiale pendant l'été. Eh bien alors ils nous avaient pris de haut, et je me rappelle même de certains journaux qui se pensent satiriques, disant que j'avais pleurniché pour mes vacances. Je n'ai pas pleurniché pour mes vacances, j'ai défendu le droit normal pour toute personne de se reposer, de reprendre son souffle pour pouvoir face à la situation. Il y en a par-dessus la tête. de ce genre de comportement de DRH à la petite semaine de ces gens de LREM, d'accord ? Et finir la nuit en disant, oui, ben c'est des feignants, c'est une mentalité d'esclavagiste qui, à mon avis, déshonore ceux qui tiennent ce type de raisonnement. Et si vous croyez que les Français, ça les rassure de savoir, qu'on prend des décisions pareilles à 4h du matin ou à 5h du matin, là aussi c'est beaucoup les mépriser. Ce n'est pas la première fois que je parle comme ça, et ce n'est peut-être pas la dernière, d'ici la fin de la session. Mais je voudrais rappeler, cette nuit où on a terminé, à 6 heures du matin, un texte. Et j'avais fait, depuis la tribune, remarquer que ce n'était pas normal. Il n'y a aucun héroïsme, aucune bravoure, ni aucun mérite à passer des nuits entières à discuter comme on nous le propose ici de le faire. Par conséquent, dorénavant, nous demandons à ce qu'on soit respecté. Et il y en a marre de faire de l'Assemblée nationale. une espèce d'usine à débiter les pièces, parce que pour ceux qui ne s'en souviennent pas, autrefois il y avait des sessions. On se réunissait trois mois, puis retournait trois mois dans nos circonscriptions, puis revenait trois mois, et ainsi de suite. On a inventé la session unique pour qu'il n'y ait plus de sessions extraordinaires et plus de travail de nuit. Résultat, on travaille la nuit dans les sessions extraordinaires comme dans les sessions ordinaires, et c'est tout juste si ça s'arrête. Chaque été dorénavant, nous sommes arrêtés à peine un mois. Alors à tous ceux qui veulent nous donner des leçons, si on devait compter au compteur le nombre d'heures qu'on passe ici dans les différentes activités, honnêtement, tout le monde nous dirait, vous êtes fous d'accepter un traitement pareil, parce que personne d'autre ne l'accepte dans le monde du travail.
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