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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Qu'en pense le professeur Enrique Casalino ? Est-ce que vous estimez que les mesures annoncées hier sont suffisantes ?
clairement, je ne partage pas l'opinion qu'il faut chercher un équilibre entre alarmiste et rassuriste. Ça n'existe pas, les ismes n'ont jamais existé. Je pense simplement que nous sommes dans une période où l'hôpital est sous très forte tension, habituellement. C'est toujours. La période hivernale est une période difficile. En plus de ça, il y a énormément de lits, une part importante des lits hospitaliers, et surtout en réanimation, qui sont occupés par des patients Covid. Nous avons la menace de la grippe et d'une persistance d'une épidémie Covid-Delta et la menace d'une poussée épidémique Omicron. Dans tous ces cas de figure, il est évident que le système de santé ne pourra pas faire face. Et ça, c'est ma première désillusion d'hier. Il n'y a pas un mot dans les valeurs sur qu'est-ce qu'on va faire pour l'hôpital, qu'est-ce qu'on va faire pour le système de santé. C'est un peu le monument aux morts. Oui, le personnel de santé, on les reconnaît, les pauvres. Non, moi, je n'ai pas besoin qu'on dise les pauvres. Vous savez, ces pauvres-là, ils sont au boulot, ils font les gardes, ils travaillent, ils s'occupent des malades. Et aujourd'hui, ils font des sacrifices, ils acceptent d'y venir. Même lorsqu'ils ont été cas contacts, ils se masquent, ils continuent à travailler pour ne pas pénaliser ses collègues et ses patients. Donc non, il fallait donner une vision de qu'est-ce qu'on veut faire du système de santé en France dans les années à venir. Aucune réponse. Je ne peux pas non plus accepter que ce soit la valeur qui est... Vous allez voir, on va taper sur les non-vaccinés. Je suis le premier à dire qu'il faut vacciner. Je suis le premier à dire qu'il faut faire les rappels. Mais je ne crois pas pour autant qu'il faille stigmatiser à ce point-là les personnes non vaccinées. Ce n'est pas comme ça qu'on va les ramener du côté de la force et les éloigner du côté obscur.
Alors comment faire, professeur ? Parce que ce sont majoritairement les non vaccinés qui se retrouvent dans les services de réanimation.
Oui, il faut les vacciner, mais ce n'est pas en les stigmatisant, en disant trois fois hier à plusieurs reprises, vous allez voir, on va mettre la pression et la contrainte sur les non-vaccinés. Moi, ça ne me rassure pas qu'on mette la pression sur les non-vaccinés s'il n'y a pas d'efficacité en contrepartie. Et dernier point de valeur, il y a incontestablement la preuve aujourd'hui qu'il n'y a plus d'opposition entre le sanitaire et l'économique. Avant on nous disait c'est une dictature sanitaire, nous on veut sauver l'économie. Aujourd'hui l'économie est en difficulté alors qu'il n'y a pas de confinement. L'économie est en difficulté à cause de l'épidémie, à cause des conséquences de l'épidémie. Professeur, l'économie n'est pas en difficulté, la croissance repart, les prévisions n'ont jamais été aussi bonnes.
Pardon ? L'économie se porte bien, les prévisions de croissance n'ont jamais été aussi hautes, le chômage baisse. Les prévisions de croissance, ces années-là, elles sont vables, comme dans l'immense majorité des pays,
simplement parce que l'économie avait connu une telle décroissance qu'elle retrouve un peu son point d'équilibre et qu'elle remonte. Mais ça ne veut pas dire que nous avons recréé de la richesse. Non, il ne faut pas dire que l'économie se porte hyper bien. Il y a eu une très forte baisse. et une réaugmentation pour retrouver un point d'équilibre, mais qui est encore en dessous de ce qu'il était avant la crise. – Professeur, sans rentrer
dans un débat d'économistes, quelles mesures auriez-vous aimé entendre hier soir ?
Moi j'aurais aimé qu'on nous explique qu'est-ce qu'on va faire pour la gouvernance de l'hôpital, qu'est-ce qu'on va faire pour les métiers, pour leur redonner du sens, les métiers hospitaliers, les métiers de la santé. Je ne veux pas opposer hôpital à médecine libérale. Quelles sont les perspectives d'avenir pour que chacun se retrouve ? dans son travail, que retrouve le plaisir dans son travail, pour que tout notre système de santé marche mieux et ne continue pas à traverser ce tunnel dans lequel on se trouve aujourd'hui. Aucune des mesures qui a été avancée n'a été validée scientifiquement comme une méthode de contrôle d'une poussée épidémique. Et nous sommes dans une vague épidémique. Aucune des mesures avancées n'a démontré son efficacité. Et l'autre chose qui m'inquiétait, c'est en question de timing. Toutes les mesures ont été suivies d'une phrase, à partir de demain, nous allons voir comment nous mettons ça en place. Non, il fallait mettre en place les choses. Dès aujourd'hui, il fallait avoir travaillé la semaine dernière. Ce n'était pas possible qu'on dise par exemple pour le télétravail, qui est une des mesures qui a démontré une utilité, qu'on dise à partir de demain on va travailler sur le télétravail. Excusez-moi, qu'est-ce qu'on a fait les trois dernières semaines ? Je pensais qu'on avait déjà travaillé et qu'on serait capable de dire à partir de demain le télétravail va marcher de telle façon. On entend la colère froide
du professeur Enrique Casalino ce matin. Jacques Maire, vous qui êtes député de la République en marche, qu'est-ce que vous lui répondez ?
trouve ça assez confus, excusez-moi professeur, je ne suis pas dans votre métier, je ne suis pas infectiologue, mais là j'ai l'impression d'avoir un discours assez confus. Premièrement sur la reconstruction de l'hôpital, c'est vrai que c'est quelque chose de difficile de reconstruire l'hôpital en temps réel avec des impacts immédiats quand on sait ce que c'est la démographie médicale, quand on sait ce que c'est que la pression sur les populaires.
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