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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
LAURE LAVALETTE : « On ne peut pas aider la terre entière ! » (BFMTV)
11 septembre 2026
Merci d'être avec nous. Les propos d'une ministre, en l'occurrence Aurore Berger, en charge de la lutte contre les discriminations qui ont provoqué un tollé. Mais qu'a-t-elle vraiment dit Aurore Berger ? La question lui a été posée sur la théorie du grand remplacement et la question lui a été posée de savoir est-ce que ça tombe sous le coup de la loi ? Non, a-t-elle dit. On peut en débattre. Ça ne veut pas dire qu'elle ne la combat pas. Je tiens à préciser quand même, c'est important, alors que tout le monde dans son camp lui, entre guillemets, lui tombe à bras raccourcis dessus. Elle a dit qu'elle... De son point de vue, il faut la combattre, pardonnez-moi, mais que ses opposants, ses adversaires, notamment du côté de Reconquête, peuvent en parler. Nous sommes avec Estelle Youssoufa, députée de Mayotte. Merci Estelle Youssoufa d'être avec nous depuis tout à l'heure. On évoque ce sujet et finalement la question d'une bascule démographique liée à l'immigration. Et nous avons pris comme exemple, il est vrai que c'est une situation singulière, celle de Mayotte, on a rappelé les chiffres, on a rappelé la difficulté. Est-ce que vous vous dites que ce sont des débats dépassés finalement, qu'on n'en est plus à parler de rhétorique ? Je pense effectivement
que la situation à Mayotte est bien au-delà des débats sémantiques. C'est plus de la moitié de la population qui est étrangère. 80% des naissances sont le fait de mères étrangères. Mais surtout, ce qui est vraiment très particulier et spécifique à Mayotte, c'est que le projet migratoire s'inscrit dans un projet politique. C'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les Comores qui revendiquent le territoire de Mayotte et renversent la démographie de notre île. C'est les Comores qui… renversent le droit du sol, renversent notre droit pour envoyer leur population à Mayotte et contester la souveraineté française dans notre département. Je pense aussi qu'il faut avoir vraiment regardé la situation telle qu'elle est à Mayotte, c'est-à-dire que face à une explosion démographique qui est purement migratoire, nos services publics ne suivent pas. On est un territoire qui est structurellement sous-équipé, c'est certain, qui n'a pas bénéficié de la solidarité nationale pour construire plus qu'un hôpital. Il n'y a pas assez de production en eau potable, il n'y a pas assez d'écoles, il n'y a pas assez de routes. Mais ce qui est certain, c'est que quand vous avez 80% des élèves au collège, au lycée, qui sont étrangers, qui sont pour la plupart arrivés en Kwasa ou qui sont nés de leur mère pour un projet de scolarisation ou pour obtenir la nationalité, vous pouvez construire tant et plus d'écoles à Mayotte. Si le projet des comores voisines, c'est de faire sous-traiter l'éducation nationale dans notre département, on n'y arrivera jamais. De la même manière, quand vous êtes dans notre seul hôpital, le CHM, avec 90% des patients qui sont étrangers, qui ne payent aucun soin, aucun soin, et qui sont traités prioritairement parce qu'ils sont dans un état de santé gravissime, vous avez mécaniquement un phénomène d'éviction pour nous, les Français de Mayotte, à qui on dit « allez vous soigner à l'extérieur ». C'est ça la réalité. désespérer des débats qu'il peut y avoir dans l'hexagone, qui sont complètement décorrélés de la réalité. Évidemment, les mots ultrassens, il est important de pouvoir nommer les choses. À Mayotte, le projet migratoire, c'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les Comores qui revendiquent notre territoire. Et on est arrivé à un renversement démographique qui est catastrophique. On est en train de perdre la souveraineté sur notre île. Et ce n'est pas votre servante qui le dit, c'est les Comores qui le revendiquent, qui le clament dans les colonnes du Figaro, sur France 24, qui vont à l'ONU pour le dire, et qui, dans la bouche du président comorien...
à aller à Mayotte. – Bien sûr, à partir de là, restez avec nous, parce que là encore, et cela renvoie à des propositions, une proposition en pleine campagne présidentielle. Ce qu'a dit le candidat Bruno Rotaillot, il a eu cette phrase, pourquoi ce qui est bon à Mayotte, a-t-il dit, ne le serait pas sur le sol national. Et le candidat LR veut supprimer le droit du sol en France par référendum. Je vois que vous vous affichez un sourire. – Non mais pardon, M.
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