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Gabriel Attal - Philippe Martinez: le face à face
28 septembre 2021
Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. Alors, si l'humanité organise ce genre de débat, ce n'est pas pour savoir qui nous préférons ou qui nous ne préférons pas. On a une petite idée sur la question. Mais c'est surtout pour pouvoir confronter les points de vue. Et c'est ça qui permet le débat à la fête de l'humanité. Donc évidemment, je vous permettrai, je vous demanderai... Merci à vous.
Merci Cédric. Merci beaucoup, merci à tous. On va attendre que le calme revienne un peu pour pouvoir mener ce beau débat contradictoire qui est dans la tradition de la fête de l'humanité, permettre la controverse, le débat d'idées, même avec les idées avec lesquelles nous ne sommes pas d'accord. 'économie va mieux, elle se rétablit, mais mieux que prévu, notamment parce que les mesures gouvernementales pour la protéger, pour la relancer, fonctionnent. C'est le message du Premier ministre au dernier Conseil national de l'industrie. Mais est-ce que les salariés et leurs familles ont le même ressenti ? Prend-on les bonnes mesures pour que la reprise ne profite pas qu'aux mêmes, c'est-à-dire aux plus aisés, alors que ceux que l'on a appelés les premiers de corvée, mais aussi les salariés de deuxième ligne, ont tout donné pour permettre au pays de tenir au plus fort de la crise du Covid. Pour en débattre, nous avons invité le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal et Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, s'il vous plaît. Alors vendredi, le midi libre titrait « Le bras de fer se durcit chez Bosch à Rodez », où 600 suppressions d'emplois sont programmées sur les 1100 que compte le site. A Béthune, où la ministre de l'Industrie était en visite il y a deux semaines, après la fermeture de l'usine Bridgestone, un premier projet de réindustrialisation a vu le jour, mais la majorité des 834 salariés du site n'ont toujours pas retrouvé d'emploi. A Saint-Claude, dans le Jura, la fonderie MBF a été liquidée cet été, laissant sur le carreau 280 salariés. On pourrait prendre beaucoup d'autres exemples. Comment les populations de ces territoires peuvent-elles adhérer au discours sur la reprise qui va plus vite que prévu ? Gabriel Attal, est-ce qu'on est dans une véritable reprise ou est-ce qu'il ne s'agit pas plutôt d'un correctif, d'un rattrapage d'activité sur ce qui a été perdu durant la crise du Covid ? Je rappelle, 8 points de PIB perdus en 2020, 200 milliards d'euros de richesses qui n'ont pas pu être produites. En résumé, ça va mieux que pendant la crise sans doute, mais est-ce que ça va mieux qu'avant la crise ? D'abord, bonjour à tous.
S'il
vous plaît. Avant qu'on continue, je voudrais rappeler quelque chose. Gabriel Attal, il est notre invité. Il est l'invité de la fête de l'humanité. Il a le courage de venir parler. On le respecte, parce qu'ici, on se respecte. Merci.
à nouveau, bonjour à tous. Et je vais vous dire, je suis très heureux d'être là. Je suis très heureux d'être là et ce que je disais aux organisateurs en venant jusqu'à cette scène, c'est que c'est la première fois que je retourne dans un lieu à l'ambiance festivalière depuis la crise sanitaire et que ça fait du bien de voir autant de personnes ensemble pour discuter, pour échanger, pour participer aussi à des concerts et à des moments plus festifs. Ça fait plaisir et donc je suis très heureux d'être là. Et au cours de ce débat, je ne vais pas vous dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, ce n'est pas vrai. Je ne vais pas vous dire qu'il n'y a pas de mauvaises nouvelles dans notre pays. Il y en a, et vous en avez cité. Par contre, je ne dirai pas non plus que tout va mal, parce que ça n'est pas vrai non plus, et j'essaierai de mettre en avant les bonnes nouvelles que nous avons, parce qu'il y en a. Et je pense que si on peut avoir ce constat-là partagé au départ... Ça aidera je pense dans ce débat. Oui, il y a des situations très difficiles dans notre pays encore. Il y a des entreprises qui sont en difficulté, il y a des salariés qui sont en difficulté, il y a des demandeurs d'emploi qui sont en difficulté. Mais il y a aussi des signaux qui nous permettent d'être optimistes. Et vous l'avez indiqué. Sur le volet de la croissance, sur le volet du chômage, nous avons des signaux qui nous permettent d'être optimistes. On nous annonçait au début de cette crise un million de demandeurs d'emploi en plus. Nous avons retrouvé aujourd'hui le taux de chômage que nous connaissions avant la crise sanitaire. Si on nous l'avait dit au début de la crise, on ne l'aurait pas cru dans ce calendrier. On nous avait indiqué aussi des faillites en cascade. Il y a des difficultés, il y a beaucoup d'entreprises qui ont des difficultés, mais il y a aujourd'hui moins de faillites que sur la même période à l'époque d'avant crise. C'est encourageant, je dis simplement qu'il faut regarder ça en essayant de se projeter dans l'avenir. Il y a des entreprises qui sont très en difficulté, vous l'avez dit, pour chacune de ces entreprises, pour chacun de ces dossiers. On a un travail extrêmement fin qui est fait avec les services de l'Etat, avec les partenaires sociaux, et d'ailleurs bien souvent avec la CGT, pour trouver des solutions. Vous citez Bridgestone. On a beaucoup parlé de Bridgestone au moment de l'annonce du retrait de l'investisseur. J'étais d'ailleurs, je crois, le premier à réagir, puisqu'à mon compte rendu du Conseil des ministres, j'avais parlé de trahison de confiance. Qu'est-ce qu'on a fait depuis ? On a beaucoup travaillé, ma collègue Agnès Pannier-Runacher, avec les partenaires sociaux. Quelle est la situation aujourd'hui ? Un tiers des salariés de Bridgestone... ... ... ... ... ... Ce qu'on est en train de faire c'est d'investir pour créer de nouvelles chaînes de valeur, pour créer de nouvelles opportunités de croissance et d'emploi dans les 10 années à venir. C'est ce qu'on fait avec le plan de relance, c'est ce qu'on va faire avec le plan d'investissement et j'espère qu'on aura l'occasion de revenir sur les détails dans cet échange. Merci.
Alors Philippe Martinez, 6% de croissance, 1 600 000 recrutements au deuxième trimestre. Est-ce que le syndicaliste que vous êtes partage ? L'optimisme, en tout cas le volontarisme revendiqué du gouvernement face à la vigueur de la reprise.
Bonjour à toutes et à tous. Juste comme introduction, moi j'ai l'occasion de le dire dans l'Humanité Dimanche. C'est important qu'on puisse avoir ce genre de débat. Et je reproche souvent au gouvernement, au président de la République, d'avoir une conception du débat où il ne parle que tout seul. Donc quand on peut, c'est pas... Quand on peut avoir des débats contradictoires, quand on peut friter un peu, c'est quand même important parce que, justement, ça permet de confronter des arguments, ça permet de mieux comprendre ou d'essayer de mieux comprendre des situations. Et donc, moi, je me félicite de ce genre de débat. Alors, pour en revenir à la question, oui, l'économie va mieux. Effectivement. On est... Arrêtez de crier parce que je ne m'entends même plus parler. Et évidemment, l'économie va mieux, mais on a mis entre parenthèses, j'allais dire, cette période d'un an, un an et demi, et on est reparti comme avant. Comme avant, malgré tous les discours sur les deuxièmes lignes, sur les relocalisations, etc. On est reparti comme avant, c'est-à-dire les riches continuent à s'enrichir et les pauvres continuent à s'appauvrir. C'est ça la réalité. Et donc, ce qui est... Inquiétant, c'est qu'aucune leçon n'a été tirée de cette période, y compris ce que dénonce la CGT depuis des années et des années, c'est-à-dire un autre partage des richesses, une autre prise en compte de la réalité du travail, les relocalisations, etc. Et bien, ça y est, c'est fini. On est reparti comme avant. Et nous, on milite pour que ce qu'on a vécu avant... Ce que nous a mis en lumière cette crise, tous les problèmes que nous dénoncions et auxquels nous apportions des solutions, d'autres solutions alternatives, eh bien, ça soit ce qui motive l'avenir. La réalité, c'est qu'en 2020, les actionnaires ont touché des milliards de dividendes. Et vous l'avez noté... Sur les 6 premiers mois de l'année 2021, les bénéfices des 37 plus grandes entreprises en France ont été de plus de 50 milliards. Plus de 50 milliards. Alors oui, l'économie va mieux, mais c'est qu'est-ce qu'on fait de ces richesses qui doit être débattu. Et là-dessus, vous le savez, on n'est vraiment pas d'accord.
Alors, pour rebondir, en effet, on parle d'années folles pour les profits des entreprises du CAC 40, avec 60 milliards d'euros au premier semestre. Si le camarade de gauche veut bien se taire, peut-être qu'on pourra continuer le débat. On est bon là ? Bon, allez. Donc la croissance des fortunes des 500 familles les plus riches de France. Pendant que le PIB est reculé de 8 points, que jusqu'à 8 millions de salariés étaient contraints au chômage partiel, elles ont grimpé de 30%. Bernard Arnault, c'est 57 milliards d'euros de plus en un an. A la fin de ce débat, il aura gagné 10 millions d'euros, soit 660 années de SMIC, 100 000 euros par minute. Pendant ce temps, un tiers des Français disent avoir du mal à boucler les fins de mois selon le baromètre du Secours Populaire. Alors, Gabriel Attal, comment face à ce fossé, le gouvernement compte s'attaquer à ce grand écart des inégalités
'entends
qu
'on aborde la question des bénéfices et des dividendes. Vous avez abordé la question des entreprises du CAC 40, qui réalisent, je crois, 80% de leur activité à l'étranger. Quand on prend la globalité des entreprises dans notre pays... et la globalité des dividendes versés par l'ensemble des entreprises dans notre pays, on constate plutôt que depuis 15 ans il y a une relative stabilité. On peut toujours réinterroger la question de la répartition entre le capital et le travail. Mais c'est pas vrai de dire que ça a explosé globalement en France depuis un an, deux ans ou trois ans, puisqu'encore une fois, quand on prend en compte l'ensemble des entreprises françaises, pas uniquement les entreprises du CAC 40 qui par ailleurs réalisent 80% de leurs activités à l'étranger, on est sur cette stabilité. Je vais rebondir sur ce que disait Philippe Martinez. Vous indiquez que la crise a révélé des choses et réveillé des grandes faiblesses dans notre pays. Et ce constat, on le partage. Et le principal constat, je crois que c'était l'objet de la première partie de ce débat, c'est la faiblesse de notre industrie, qui a reculé depuis 20 ans, depuis 30 ans. Et on a tous vécu dramatiquement ce que ça a révélé au moment de cette crise, en termes d'équipement sur les masques, sur les gants, sur un certain nombre de médicaments. Aujourd'hui, dans la reprise, on le vit sur la pénurie des semi-conducteurs. Et donc, nous, quand vous dites finalement ça reprend comme avant, non, ça ne reprend pas comme avant. Parce que précisément sur ce sujet-là, par exemple, on tient compte de ce qui s'est passé, on tient compte de ce que la crise a révélé, et on investit massivement. On investit massivement avec le plan de relance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on relocalise les activités. Ça veut dire que l'emploi industriel, il a reculé dans notre pays, sur les deux quinquennats précédents, d'un million d'emplois en net. Et que depuis 2017, on a enrayé cette baisse. C'est une réalité des chiffres. Depuis 2017, on a enrayé la baisse de l'emploi industriel dans notre pays, on a réussi à arrêter cette saignée, et là l'objectif c'est de rebondir en investissant massivement. Et très concrètement, ça veut dire des activités qui sont relocalisées en France. C'est par exemple l'entreprise Comen qui a relocalisé une activité qui avait été délocalisée en Malaisie, de production de gants à usage unique en nitril, qui la relocalise dans la Sarthe, sur l'ancien site d'Arjo Wiggins, et qui va créer 300 emplois. C'est l'entreprise Le Saf. qui développe à Denain, qui crée 400 emplois, pour développer des nouveaux produits dans l'agroalimentaire et dans la santé. Je ne dis pas encore une fois que tout va bien et que tout est parfait dans le meilleur des mondes. Je dis qu'on a tiré les enseignements de cette crise, notamment sur la question de l'industrie, et qu'on met les moyens et qu'on met le paquet pour investir, pour recréer des emplois dans notre pays, parce que c'est ça la principale richesse, c'est de pouvoir travailler. Je
qu'il faut être sérieux. Premièrement, Les 37 plus grandes entreprises sur les 40 en France, je l'ai dit, ont réalisé 57 milliards d'euros de bénéfices en 6 mois. C'est le record historique de bénéfices réalisés par ces entreprises depuis que la bourse existe. La deuxième chose, il faut être sérieux, c'est que toutes ces entreprises ont touché des aides publiques. Toutes. Toutes. Et qu'est-ce que je constate ? Airbus. On a entendu, rappelez-vous, juste avant, début 2020, c'est la crise pour l'aéronautique, etc. Oui, les avions ne volaient pas, mais les commandes étaient là. Qu'est-ce qu'a fait Airbus ? Ils ont touché de l'argent. Ils ont fait, dans ses 57 milliards de bénéfices, ils en ont fait 4. C'est de l'emploi en France, avec un réseau de sous-traitance en France. Et qu'est-ce qu'ils ont annoncé dans le même temps ? Des suppressions d'emplois, notamment dans l'ingénierie. Et je peux vous allonger la liste, l'automobile que je connais un petit peu, ça devait être la crise, ça devait être la catastrophe pendant des années et des années. Les deux constructeurs français ont fait des bénéfices sur ces six premiers mois. Et on a annoncé des plans de suppression d'emplois. Ce qu'on vous reproche, c'est que premièrement, et on vous l'a dit dès le début, on n'est pas contre le fait d'aider des entreprises, mais à quoi va servir l'argent si c'est pour licencier ? Non, ces entreprises-là, elles font travailler des salariés en France. Chez les donneurs d'orgue, les entreprises que je vous ai citées, il y a tout un maillage de sous-traitances de petites entreprises. On peut citer les fonderies. Ils travaillent exclusivement pour l'automobile, que ce soit la SAM, que ce soit l'effondrie de Bretagne, que ce soit l'effondrie du Poitou à Châtellerault. Ils travaillent exclusivement pour l'automobile en France et parfois pour l'Espagne. C'est celle-là qu'on laisse crever pendant que les donneurs d'ordre, c'est les salariés qu'on laisse crever pendant que les donneurs d'ordre amassent les profits. Je ne comprends pas par exemple que le gouvernement n'ait pas durci les aides aux entreprises, c'est-à-dire ne pas conditionné ses aides aux entreprises à des résultats sur l'emploi. Et puis, vous savez, vous n'êtes pas toujours dans les rencontres que j'ai avec votre patron, M. Castex. Les semi-conducteurs, puisque vous les avez évoqués, Ça fait un an que je lui dis qu'il faut relocaliser, puisque vous dites qu'il faut relocaliser. C'est un problème. Parce que ce qui se passe sur les semi-conducteurs, c'est un peu ce qu'on a connu sur les masques. Vous savez, les constructeurs, ils viennent au pied des avions, enfin au pied, pour faire un marché noir en quelque sorte des semi-conducteurs, et c'est celui qui paye le plus. Et bien les salariés de l'automobile. Donc je lui ai dit, mais moi je connais des usines. où on peut refaire des semi-conducteurs en France, où au moins qu'ils puissent contribuer à la filière ST Microelectronique, c'est en France. Soitec, c'est en France. Je pense à mes camarades de Thalès à Pont-au-de-Mer. C'est en France. Et d'ailleurs, c'est même dans le département du ministre de l'économie, Bruno Le Maire. Donc il connaît. Il connaît. Pourquoi ? Pourquoi ? Avec l'argent qui a été distribué, avec les discours sur les relocalisations, on n'a pas tout de suite dit, il faut recréer une filière de semi-conducteurs en France, parce que ça sert pour l'automobile, mais ça sert pour beaucoup de saut, vous le savez tous. Ça c'est un problème. Et donc, il y a besoin évidemment de belles paroles, mais des paroles sans les actes, et bien ça fait que... Tous les discours, il y a de la défiance et plus que de la défiance, il y a de la colère parce que ce qui est en jeu, ce n'est pas des emplois à l'autre bout du monde, pour reprendre ce que vous disiez, c'est des emplois ici qui participent à faire que les entreprises aient fait ces profits. Donc vous voyez, nous on propose... On nous dit, c'est bien ce que vous dites, on va réfléchir, il faut activer les neurones, parce qu'à force de réfléchir, les boulots continuent à partir.
à un discours qui insiste sur la nécessité de reconquérir une souveraineté sur l'industrie plus traditionnelle et qui a souffert ces dernières décennies, ça a été rappelé, mais 22% des emplois en 1980, 13% en 2017, 2 millions d'emplois détruits. Alors comment on passe de la parole aux actes ? Par exemple, là, Philippe Martinez vous a interpellé sur, pourquoi pas, une filière des semi-conducteurs en France.
discours du président de la République sur la nécessité de retrouver une nation industrielle, il date de 2017. Et les actes, ils datent de 2017. Encore une fois, l'arrêt de la saignée des emplois industriels, elle date de 2017. C'est les chiffres. Moi, je veux bien qu'on s'oppose sur des projets, sur des actions, mais les chiffres sont là. Il y a une saignée des emplois industriels dans notre pays. Et depuis 2017, on est en train d'inverser la tendance. Maintenant, la question, c'est comment on va plus loin. Je vais juste rebondir sur un point que vous avez évoqué. Oui, les entreprises ont reçu des aides publiques. Mais l'essentiel de ces aides publiques, elles ont permis de préserver les emplois pendant la crise. C'est le chômage partiel. C'est le chômage partiel. Il y a 25 millions de Français qui ont pu garder leur emploi grâce au chômage partiel. 25 millions qui ont été à un moment au chômage partiel, 9 millions au pic. Il y a encore 600 000 Français aujourd'hui qui sont en activité partielle de longue durée, financés par l'État. Il y a des aides ensuite à des secteurs qui ont été faites, et c'est essentiellement du prêt. C'est essentiellement des prêts garantis par l'État, qui sont conditionnés notamment à un volet qui est celui de la décarbonation et de la transition. Parce que c'est ça l'enjeu aujourd'hui, on le sait, que ce soit dans l'aérien ou dans l'automobile. Ce qui explique d'ailleurs des difficultés qu'on connaît. Vous parliez des fonderies. L'effondrie, c'est probablement la filière avec laquelle on a le plus de difficultés. Oui, c'est très dur et c'est très difficile. Je suis allé à Saint-Claude rencontrer l'intersyndical de MBF. Je les ai rencontrés, vous les avez rencontrés aussi. Bah oui, je me déplace. Je les ai rencontrés. C'est très difficile. Quand vous avez une injonction, et je crois que c'était une partie du débat que vous aviez juste avant, quand vous avez une injonction à changer de modèle, à aller vers des véhicules qui sont plus propres, des véhicules électriques, quand vous savez...
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