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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
que nous avons mis en acte ici pendant trois jours, c'est l'esprit même de notre mouvement, celui d'inventer un autre monde. Et je voulais que nous commencions par applaudir toutes celles et ceux sans qui cet événement n'aurait jamais été possible. Bien sûr ! Toutes celles et ceux qui travaillent à notre mouvement, les plus de 250 bénévoles qui ont permis ça, toutes les équipes techniques aujourd'hui. Et vous toutes et tous, évidemment, sans qui rien n'aurait été possible. Chers amis, pendant quatre jours, Nous avons fait ici une démonstration de force absolument incroyable. Nous sommes le premier événement politique populaire de cette rentrée. Nous vous l'avons dit, mais je le redis ici, plus 40% d'inscriptions à nos universités d'été par rapport à l'année dernière. 100 ateliers et conférences avec 130 invités qui sont extérieurs à la France Insoumise, qui sont venus discuter avec nous du programme. Et dans chacun de ces ateliers, dans chacune de ces conférences, tous les visages de la France qui étaient réunis, les syndicalistes, les associatifs, les soignants, les artistes, les juristes. Et toutes celles et ceux qui tiennent aujourd'hui la France debout sont prêts à inventer cet autre monde et qui sont le visage aujourd'hui de la France humaniste que nous incarnons. Alors, nous avons fait une démonstration de force qui nous rappelle que c'est d'abord et avant tout notre nombre qui nous permettra de renverser les puissants. Oui, dans cette campagne présidentielle, évidemment qu'on va la gagner cette présidentielle. Dans ces huit mois qu'il nous reste, notre tâche historique est de faire comme nous l'avons fait cet été, comme l'ont fait les caravanes de l'Union Populaire, c'est-à-dire d'aller convaincre un... Toutes les personnes qu'on a dégoûtées de la politique, qui sont aujourd'hui résignées, à qui on a fait croire que plus rien ne changera jamais. Eh bien oui, notre tâche historique, c'est de ramener un par un des votes pour gagner cette victoire, pour que la vie de toutes et tous change. Parce que oui, notre nombre nous permettra de renverser ses forces. Et ce que nous avons démontré, ce que nous avons démontré avec... Avec ces amphis, c'est que oui, nos idées sont majoritaires dans le peuple de France. Et qu'avec ces idées majoritaires, nous allons arracher cette victoire. Alors, bon, premier événement politique de la rentrée. Pour les macronistes, on attendra le 2-3 octobre, le temps qu'ils trouvent une ou deux idées. Mais bon, ça fait déjà 4 ans qu'on attend, donc on verra bien. Et alors, pour commencer. Pour commencer ce meeting de fin des amphis, je voudrais qu'on applaudisse très fort, qu'on fasse une ovation à quelqu'un qui est venu de loin exprès pour nous voir, qui est venu exprès de la Réunion, la première députée femme de la Réunion, celle qui aujourd'hui a réussi à faire basculer avec l'aide de nos députés Jean-Yves Gratnon et Youmouz Somarji. qui a réussi à faire basculer une région de plus d'un million, de près d'un million d'habitants, celle qui est une figure historique féministe des mouvements populaires de la Réunion. Je veux adresser un salut fraternel à nos concitoyens et concitoyennes d'outre-mer et dire à Huguette Bellot à quel point son soutien nous honore. Merci à toi d'être là. Je te laisse la parole. Merci beaucoup.
Mesdames, Messieurs, chers amis, chers camarades, frères et sœurs ici rassemblés, cher Jean-Luc, je tiens à te remercier de m'avoir invité en tant que présidente du parti pour la réunion. de m'exprimer à l'occasion des universités d'été de la France Insoumise. Je tiens à exprimer ma gratitude aux membres et militants de la France Insoumise de m'accueillir pour cet événement important dans la vie de leur parti. avec une pensée affectueuse pour mes collègues de la Réunion, nos camarades députés Younous Omarji et Jean-Hugues Rattenon. Cher Jean-Luc, tu nous as fait l'honneur de participer à la célébration de l'abolition de l'esclavage le 20 décembre l'année dernière dans l'île de la Réunion. Nous avons partagé ce moment mémoriel. Je venais tout juste d'être élu maire de Saint-Paul. Et notre conseil municipal, composé en partie de membres issus de la France insoumise, a eu le bonheur d'accomplir cet acte de mémoire en ta compagnie. Et dans ce lieu de mémoire qu'est le cimetière d'esclaves près de ces sépultures qui constituent sans doute l'un des plus anciens ensembles funéraires du monde colonial français, là, en bordure de l'océan Indien, en ce moment d'hommage et de gravité, je suis à déclamer les vers d'Antonio Machado. Voyageur, le chemin, c'est les traces de tes pas. C'est tout. Voyageurs, il n'y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant. Et tu disais, en définitive, nous sommes les maîtres de nos vies. Si nous décidons du chemin que nous prenons, le chemin n'existe pas. Il n'y a que nos pas. Il n'y a que nos choix. Et voici que mes pas me mènent ici, à tes côtés, à côté des Insoumis, parce que ce qui nous unit bien plus que notre appartenance à la gauche, la vraie gauche, celle qui n'a jamais abandonné les classes populaires, ni la lutte contre les inégalités. Ce qui nous unit, c'est la fidélité à une constante de l'histoire de l'humanité, l'aspiration à l'égalité et le désir de liberté. Ce désir, ce désir qui a de tout le temps. soulever, les exploiter, les dominer, les opprimer, les coloniser, les damner de la terre. Ce qui nous anime au plus profond et guide nos pas, c'est la volonté d'émancipation, la résistance à toute forme de domination et la capacité de s'indigner, de refuser le malheureux sort qui est fait. à notre frère, à notre soeur, à notre frère humain. 20 années de ce 21e siècle viennent de s'écouler au cours desquelles l'humanité a subi et continue de subir des crises successives financières, économiques, écologiques, sanitaires qui ont aggravé les inégalités. précariser des vies, rendant impossible pour de plus en plus d'êtres humains d'avoir une vie digne au quotidien et de se projeter dans l'avenir. Devrions-nous accepter que leur sort soit scellé ? La Réunion a subi tant et tant de régressions ces dernières années. Près de la moitié des Réunionnais vit en dessous du seuil de la pauvreté. Leur sort est-il scellé ? Inversé ! inversée. Cette spirale de l'échec est devenue une exigence qui s'est manifestée de manière spectaculaire dans les urnes lors des élections régionales. Vous le savez, elles ont été l'occasion pour notre île de s'interroger. Sur son avenir, quel avenir ? Quel avenir en commun dans ce contexte marqué par les désordres engendrés par la mondialisation néolibérale, le réchauffement climatique et la crise sanitaire ? Quel avenir en commun face aux nombreux défis, le chômage, le mal-logement ? Les inégalités, l'illettrisme, la pauvreté, la vie chère, les déséquilibres économiques, l'aménagement du territoire, la politique des déplacements et des transports, la sauvegarde de l'environnement, l'identité culturelle. Depuis 2010, la Réunion ne savait plus où elle allait par manque de vision. Les affaires judiciaires du président de région avaient discrédité la fonction. L'éthique était enfouie mille pieds sous terre, le gaspillage était à la fête, la région Réunion était devenue un bateau fou. Les scandales financiers avaient fait la une des journaux nationaux atteignant les Réunionnais dans leur honneur. La confiance avait replié ses ailes et sur notre île, l'ombre baudelairienne. d'un ciel bas et lourd, pesé comme un couvercle sur les esprits en proie, à la défiance et l'espoir pleurés. Il a fallu... À nouveau, faire battre les cœurs d'une nouvelle espérance et rendre l'avenir désirable. Redonner l'espoir d'une réunion debout, capable de relever les grands défis réunionnais des urgences sociales et du développement durable. Un véritable changement était attendu par les réunionnais. Il fallait répondre à cette attente. Avec les camarades insoumis, nous sommes restés fermes sur nos valeurs. Sur nos valeurs de gauche, l'éthique. L'éthique, la transparence, la démocratie participative, la justice sociale, la solidarité, le développement durable et écologique. Les réunionnaises et les réunionnais ont alors clairement exprimé leur volonté de rupture et choisie de renouer avec la justice sociale et l'égalité en plaçant aux responsabilités les forces de gauche. ce que nous attendons pour la France dans six mois. Ils nous ont dit à quel point Ils nous ont dit à quel point les temps sont durs pour eux dans ce contexte de crise sanitaire qui met la vie humaine en danger. Ils ont exprimé leur expérience de l'injustice sociale. Elle s'incarne dans la réalité de leur quotidien. Se nourrir, se loger, se soigner, se déplacer, accéder aux services publics. Nous avons écouté. et a entendu leur volonté de justice sociale. Leurs attentes sont immenses et diverses, et surtout, elles sont urgentes, comme pour les Français de la France hexagonale. Ce sont la vie chère, l'emploi, le logement, l'avenir des jeunes. Par sa brutalité et les terribles souffrances imposées, surtout aux jeunes, la crise a réveillé notre conscience collective. La conscience collective... de l'humanité remettant cause la dictature financière. Elle exige des ruptures avec le monde ancien et les modes de production, de consommation. Elle exige la justice redistributive, la conversion écologique et sociale de l'économie. Elle demande l'égalité entre les pays et les êtres humains, la liberté de vivre selon d'autres valeurs que la rentabilité, la flexibilité, la précarité. Cette nouvelle conscience collective s'ouvre une période historique nouvelle. Et la Réunion, comme la France, nous ne devons pas rater le rendez-vous avec cette page d'histoire que l'humanité est en train d'ouvrir. Nous devons prendre toute notre place dans ces luttes pour écrire l'histoire du XXIe siècle. et opérer les transitions indispensables vers une société juste, solidaire, durable, ouverte. Trouver les alternatives pour atteindre l'autonomie énergétique, l'autonomie alimentaire. Transporter et loger durablement les Français, les Réunionnais vers 2040, voilà le défi de civilisation offert à l'intelligence des Français, des Réunionnais pour le 21e siècle. Et pour cela, pour la Réunion en tous les cas, la Réunion doit prendre sa place au cœur de l'océan Indien. Cet océan Indien... devenu lui-même le centre de gravité stratégique mondial du XXIe siècle, sur les rives de l'océan Indien. On sert autour de la Réunion 38 pays riverains, 12 pays enclavés sur les bords et dans l'arrière-pays vivent plus de 2 milliards d'habitants sans compter la Chine. Grâce à la Réunion, la France est le seul grand pays d'Europe territorialement présent dans cette partie du monde. Puissance riveraine de l'océan Indien. d'une zone économique exclusive de plus de 3 millions de kilomètres carrés dans l'océan Indien et de puissants relais culturels et linguistiques. Quelles sont aujourd'hui nos ambitions dans ce nouveau centre de gravité stratégique de la planète où s'exercent des luttes d'influence menées par les grandes parts d'autres puissances ? a un rôle majeur à jouer. Ces bouleversements de l'ordre mondial donnent à La Réunion l'opportunité d'inventer son développement territorialisé et ouvert sur le monde. Vous savez, je suis attentive au moindre souffle de notre île, à son cœur battant. Comme Jean-Luc est attentif au souffle de la France, au cœur battant de la France, nous connaissons les mots. qui la rongent, les tracas qui l'empêchent de dormir. Mais nous connaissons aussi sa vitalité et son courage, sa capacité de résilience. Nous, les réunionnaises et réunionnais, nous avons subi les pires privations de droits et de libertés. Mais nous sommes forts, forts de nos victoires. sur l'esclavagisme, sur l'engagisme ou d'autres atteintes à la dignité humaine. Comme les Français, traverser deux guerres mondiales, manger la misère, mais contribuer à vaincre les dominations. Nos longues et courageuses luttes pour l'émancipation, l'égalité et la dignité nous ont unis, nous ont forgés. Les combats que nos ancêtres ont portés nous animent encore aujourd'hui. Nous avons surmonté tant et tant d'épreuves. Notre histoire en est la démonstration. Le poète réunionnais Alain Lorraine l'a écrit dans des vers saisissant ce qui fut la réalité de notre histoire. Mozambique, Saint-Malo, Antandroy, Coromandel, aux enchères ont été mises les patries de l'ancêtre. Batardise dans le sud, fraude dans le langage, pays abasourdi par ses fureurs venues de l'océan. Notre Palestine commence à chaque acte de mémoire. Pour nous inscrire aujourd'hui dans le mouvement du monde, et construire une société plus juste et solidaire. Il est essentiel de savoir ce qui fut. L'être réunionnais, la dominité réunionnaise s'est façonnée dans l'oppression et l'arbitraire, mais aussi dans la résistance et la révolte, dans le malheur, mais aussi le salut, le bonheur de l'émancipation, l'exultation de l'égalité arrachée. Nous les réunionnaises et réunionnais d'aujourd'hui sommes rattachés. par le fil rouge de l'insoumission de nos ascendants, ces combattants, ces combattants de la liberté dont les vies furent tragiques et glorieuses à la fois. Nous sommes filles et fils de marrons, ces insoumis à l'ordre esclavagiste. Enfin, Rarian Simandef, dont le nom signifie en malgache « celui qui ne courbe pas la tête », nous rappelle que le marronnage est l'illustration d 'une vérité universelle. C'est par nos résistances que nous possédons nos vies. Dans ce monde qui broie les êtres humains, la mémoire des luttes invite chacun de nous, dans l'Hexagone comme à la Réunion, à devenir le cimentin maître de son destin qui ne courbe pas la tête. Cet acte d'insoumission. Cet acte d'insoumission fondateur de la société réunionnaise et de son identité que constitue le marronnage ne peut être dissocié du processus de construction de l'unité réunionnaise à travers la créolisation. On aura de cesse de souligner que l'unité réunionnaise s'est accomplie dans le tourment et le malheur. mais aussi la lutte et la révolte et qu'elle s'est construite au contact des cultures de l'exil et de la rencontre de mondes diffractés qui ont dû composer pour se recomposer. Nous les réunionnaises et réunionnais, nous sommes... Filles et fils d'exilés, de femmes et d'hommes venus d'Afrique, d'Asie, d'Europe, d'Inde, de toutes les terres du monde, qui non seulement ont contribué par leur lutte, leur désir de dignité et de liberté à l'universalité des droits humains, mais ils ont eu de surcroît la force de transmettre leurs pratiques sociales et culturelles. et de bâtir dans l'adversité cette société créole réunionnaise exemplaire dans son vivre ensemble. Notre société créole réunionnaise préfigure le monde futur qui s'annonce déjà. L'avenir en commun. L'avenir en commun se construit. sur l'espérance d'un monde meilleur et sur une vision, celle d'une nouvelle humanité, d'une nouvelle France qui a les caractéristiques du monde créole, accueillante et inventive, ouverte et partageuse, espace de mixité culturelle ou êtres humains. Religion, culture se respectent, s'enrichissent de différences. pour renforcer l'unité, une société dont la vitalité est nourrie par la diversité. Notre société créole réunionnaise est ancrée dans de solides valeurs humaines héritées de notre histoire. Le courage, l'insoumission, la solidarité, le sens élevé de l'intérêt général et le souci de rassembler. dans le respect de l'altérité. Et c'est à la lumière de ces valeurs que nous devons bâtir l'avenir en commun et œuvrer de toutes nos forces pour que notre société s 'élève à un degré supérieur de développement. C'est aussi à la lumière de ces valeurs que nous avons avec détermination construit des programmes que la population réunionnaise a plébiscités lors de ces dernières élections. Nous n'avons pas dérogé aux valeurs de la vraie gauche ni faiblie sur nos exigences pour ceux de notre société que nous appelons les caniquis. c'est-à-dire les plus faibles, les plus pauvres, les sans grades, les humiliés. À leur côté, les pas de la vraie gauche marquent le chemin. C'est la fidélité à nos valeurs et la fermeté sur nos convictions qui balisent le chemin du rassemblement et de l'union victorieuse des forces du progrès. Le chemin pour restaurer la France, chemin pour restaurer la France, oui, restaurer la France, tant celle-ci a été abîmée, tellement malmenée, tellement abaissée au cours de ces trop longues années où rien vraiment n'aura été épargné aux Français, pas même la souffrance de la remise en cause. des droits institués par le Conseil national de la résistance. Dans six mois, l'occasion. Dans six mois, l'occasion sera donnée au peuple de France de marquer sa volonté de changer son destin, de construire une autre Europe et de peser sur l'évolution du monde. Ce monde va mal. La mondialisation néolibérale a gagné l'ensemble de la planète. Elle multiplie les crises, creuse les inégalités, met à mal la nature. L'humanité va dans le mur, la construction européenne est dans l'impasse et la France recule. La nécessité s'impose donc de construire une autre mondialisation, de faire l'Europe autrement, d'avoir un projet pour le pays. C'est la mondialisation. Construite par le néolibéralisme qui est insoutenable, ces turiféraires disent qu'il n'y a rien pour la remplacer. C'est le TINA de Madame Thatcher, ancien Premier ministre britannique. There is no alternative, mais rien n'est plus faux. Le constat d'une timide démondialisation, les crises financières de 2008, les crises sociales dont celles des Gilets jaunes, En France, en 2018-2019, les crises sanitaires comme celle de la Covid-19 montrent que cette mondialisation néolibérale décriée de toutes parts atteint ses limites. Bien des voix s'élèvent pour une mondialisation plus équitable et plus durable, pour rompre avec le fatalisme et changer le monde. Le problème est de présenter des alternatives crédibles. Mais pour retourner contre les néolibéraux, leur slogan tachérien, on n'a pas le choix, il faut faire autrement sous peine d'effondrements environnementaux et sociétaux. Il nous faut construire une autre Europe, membre fondateur. La France est aussi un des moteurs de la construction européenne. Celle-ci a été... Un formidable facteur de modernisation de l'appareil de production et d'expansion du commerce extérieur de la France, mais au prix de grandes souffrances sociales, du creusement des inégalités, de l'abandon de la plupart de ses leviers de développement. Effectivement, l'Europe, telle qu'elle a évolué, a trahi ses espérances d'origine pour aboutir à un vaste marché commun le plus ouvert de la planète. Offert à la voracité de multinationales et dirigé par la technocratie bruxelloise. Handicapés. Par des égoïsmes nationaux, elle est devenue l'homme malade de la mondialisation. Géant économique peut-être, quelqu'un l'a dit, mais nain politique assurément, qui peine à se faire entendre dans la conduite des affaires du monde. Les peuples s'en détournent et elle doit changer si elle veut perdurer. L'Europe doit se réformer. Devenir démocratique, solidaire et forte sous peine de disparaître. Il nous faut changer l'Europe. Il nous faut enfin... Et ce n'est pas le moindre. Construire un projet pour la France dans ce monde globalisé, la France reste une grande puissance, mais son influence recule. On l'a dit en déclin, elle n'est plus fière d'elle-même et son modèle est en crise. Depuis plusieurs décennies, les politiques menées tentent de l'adapter à la mondialisation néolibérale. détricotant son modèle social, rétrécissant sa base productive, limitant son influence dans le monde, lui faisant perdre de son âme par une sorte de dissolution de la mondialisation néolibérale. Doit-elle continuer à se livrer en aveugle au destin qui l'entraîne ou au contraire se ressaisir ? Avoir une vision d'avenir, faire valoir, sinon faire prévaloir son point de vue, ses valeurs, ses intérêts en Europe et dans le monde. Rien n'est pire que la résignation ou l'abandon. Cela suppose d'avoir... une certaine idée de la France, ce qui ne va plus de soi. La notion et valeur de grandeur de la France semble bien désuète à l'heure d'un mondialisme apatride. Réaffirmons une ambition face au renoncement. La France doit rester ou redevenir une puissance à vocation universaliste. porteuses d'un modèle de société. Pour cela, Il faut renouer avec la justice sociale, assurer son redressement productif et rayonner à l'international. Encore, faudrait-il avoir les moyens de ses ambitions. La France n'en est pas dépourvue. Ce n'est pas par génération spontanée qu'elle est devenue la sixième ou septième puissance mondiale. Elle fait partie des pays modernes et développés. Elle présente certes des faiblesses. comme des petites et moyennes entreprises trop peu exportatrices, une certaine désindustrialisation, un déficit persistant de ce qu'on berce extérieur, mais aussi des points forts, comme sa démographie dynamique, les aménités de son cadre de vie, son modèle social, son niveau d'excellence dans certains secteurs. En outre, en revue, quand on passe en revue les atouts de la France, on reste dans une vision métro-centrée. Et cette vision conduit à une négation inconsciente de l'Outre-mer ou une réduction de notre horizon aux limites de l'Hexagone. Comme l'ont écrit les auteurs du livre intitulé « France sur mer, un empire oublié ». Mes chers amis, les Outre-mer se composent de 12 territoires situés dans les océans atlantiques, indiens, pacifiques et sur un continent, l'Amérique du Sud. A l'image de l'Empire de Charles Quint, le soleil ne secoue jamais sur la France et ses Outre-mer. Les territoires ultramarins de surcroît. apporte à la France le deuxième domaine maritime du monde, la dot de biodiversité d'importance mondiale, l'enrichi de sa population multiculturelle, jeune et bien formée. Si la France en a la volonté, il lui donne la possibilité de mener une politique maritime mondiale, de disposer. de ressources agricoles, halieutiques et minières importantes et de rayonner dans leur espace géographique. Mais en grande souffrance, les Outre-mer ont aussi besoin de projets de développement adaptés aux spécificités de leur territoire, à l'identité et aux besoins de leur population. On aura compris. que nous ne plaidons pas d'abord ici pour les Outre-mer. Chacun d'entre eux devra trouver librement les voies de son développement. Notre immense espoir est que la France pour elle-même et pour le monde, à partir des Outre-mer, mette en œuvre une grande politique maritime. La mer est l'avenir de la terre. Que la France soit à l'avant-garde de la transition énergétique, qu'elle défende la diversité culturelle, sauvegarde la biodiversité mondiale, appréhende au mieux le réchauffement climatique et un rayonnement international grâce à ces terres situées aux portes des Amériques, dans l'océan Indien et dans l'océan Pacifique. n'est pas mesquinement ultramarin. Il est essentiellement national, européen et mondial son implantation planétaire. par fidélité à elle-même, pour le bien de sa population. La France a la responsabilité de relever ses défis. Dans tous les domaines concernés, elle dispose des savoir-faire et des outils. Il lui faudra prendre des décisions et s'en donner les moyens. Cela est possible s'il existe la volonté politique. On le voit lors des crises. Ce sont les États, donc les politiques, qui décident en dernier ressort. Ils ont décidé de sauver les banques lors de la crise financière de 2008 ou de mettre l'économie entre parenthèses lors du confinement. nécessaire pour la crise de 2020. Des choix forts ont été faits. D'autres peuvent l'être encore. Les chefs d'État français successifs ont eu des paroles fortes, des paroles définitives sur la nécessité d'une grande politique maritime pour la France, sur les potentialités des Outre-mer, sur l'Afrique qui est notre avenir. Mais comme trop souvent, les actes n'ont pas suivi les déclarations. Le constat est souvent fait que la France recule dans le monde sans avoir de stratégie à long terme. Une politique de développement fondée sur les possibilités de la France, sur les atouts des Outre-mer et sur la chance que représentent les pays de langue française doit être une grande cause nationale, comme la constitution de la force de dissuasion nucléaire, comme les réussites aéronautiques, les réussites aérospatiales. ou même comme l'engagement européen. Elle doit en conséquence faire l'objet d'une mobilisation de la nation dans six mois. L'occasion sera donnée au peuple de France, aux réunionnais, d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire de France, une nouvelle page pour restaurer l'éthique, le sens moral, le désintéressement, la justice, l'égalité. En un mot, la vertu de la France. Restaurer le contrat de confiance entre le peuple de France qui préside à sa destinée dans l'équité, en rupture avec le passé. Restaurer le dialogue de vérité et d'écoute entre le peuple de France et ceux qui gouvernent la France. Restaurer. la République et les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité restaurées. La démocratie autour des valeurs de solidarité, de justice, de progrès social et écologique. Le chemin à faire est immense pour réparer les dégâts sociaux, les dégâts économiques, les dégâts environnementaux du libéralisme financier et de la crise sanitaire, pour repérer les transitions indispensables vers une société plus juste, plus solidaire. durable et ouverte ! Nous y parviendrons ! Avec d'autant plus de détermination et de persévérance que nous rassemblons nos forces, que chacun de nous ait le courage et la volonté de construire solidairement cet autre monde. Mes chers amis, cher Jean-Luc Mélenchon, fidèles à ce qu'est l'île de la Réunion, terre d'insoumission et de résistance, fidèles à tout ce que nous partageons ensemble. fidèles à ce que nous sommes, des femmes et des hommes libres, je prendrai avec mes amis sur l'île de la Réunion toute ma part pour œuvrer au rassemblement des forces populaires et porter haut la candidature de Jean-Luc Mélenchon vers la victoire. Je connais, je sais, Jean-Luc, je connais sa force d'engagement, son courage dans le combat, sa volonté ferme de justice et de solidarité. Mesdames, Messieurs, chers amis, frères et sœurs ici rassemblés, amis insoumis, l'heure de nous-mêmes à sonner. Comme Simon Def. Comme ciment d'œuf, nous ne courbons pas la tête. Maître de notre destin, capitaine de notre âme. Faisons triompher la liberté, l'égalité, la fraternité.
Merci, merci à Huguette Bélo pour ce soutien si précieux. Merci à Huguette Bellot, car oui, il est vrai qu'il est l'heure de nous-mêmes. Et ces mots résonnent d'autant plus fort. Ici, où nous faisons nos amphis. Ici, terre de résistance. Terre de résistance, où on part que jouvait à Valence. Le grand poète, Louis Aragon. Montrer son deuxième visage et devener le grand résistant une époque qui hésitait entre la grandeur et la servitude. Merci à Huguette Bellot car oui, le chemin c'est nous qui l'aventons par nos actes et par nos choix. Et ne nous trompons pas, dans 8 mois c'est un choix historique que doit faire le peuple de France. Car oui, nous n'avons plus le temps. Nous n'avons plus le temps de Macron qui n'est pas un homme du 21e siècle, mais un homme du siècle dernier. Nous n'avons plus le temps lorsque le GIEC indique que déjà en 2030, nous pourrions déjà atteindre les 1,5 degrés. Lorsqu'à Madagascar, un million de personnes souffrent de la famine, qui est la première famine directement liée au changement climatique. Nous n'avons plus le temps lorsque l'Amazonie, pour la première année cette année, rejettent plus de carbone qu'elles n'en absorbent ou que le Gulf Stream est en train de se ralentir comme jamais et risque même de s'arrêter. Nous n'avons plus le temps de ces recettes archaïques quand tant de gens dans notre pays souffrent de la pauvreté, quand tant de gens sont exclus de la décision démocratique. Oui, nous sommes prêts à abattre ce système et le roi Macron... Et son allié de dupe, Le Pen. Oui, nous sommes prêts à mettre fin au règne de l'insensibilité, de l'indifférence qu'ils veulent nous imposer coûte que coûte. Oui, nous devons faire le choix de l'humanité, car comme le disait Orwell, finalement, le but poursuivi n'est-il pas de rester vivant, mais bien de rester humain. Voici le choix de l'humanité que nous avons à faire. Nous sommes prêts. Nous serons la brèche dans ce monde de malheurs. Les amis, nous sommes le nombre. Et jamais, jamais nous n'accepterons que les pauvres, que les déshérités, que toutes celles et ceux que les politiques macronistes ou encore fascistes font souffrir. Jamais nous n'accepterons qu'ils ne participent plus à la décision de notre avenir commun. Oui, nous sommes le peuple en action qui va gagner cette élection. Pour dire haut et fort au monde que nous pouvons et devons vivre autrement, nous allons être cette brèche qui ouvre la lumière. Et maintenant, celui que vous attendez toutes et tous, le candidat à l'élection présidentielle, celui qui porte haut et fort notre programme L'Avenir en Commun, celui qui n'a jamais rien lâché, qui... Et notre président du groupe parlementaire. Bienvenue.
Mesdames, Messieurs, chers amis et pour beaucoup d'entre vous, chers camarades, vous tous qui, en ce moment, assistez à la diffusion sur deux chaînes de télévision de mon discours, je veux dire que je remercie les chaînes qui font cette diffusion. Et je salue ceux qui nous écoutent, qu'ils soient ou non de notre avis, mais qui manifestent leur citoyenneté en précisément venant au devant de nous et de nos arguments. Mais mes premiers mots ici et avant tout, puisque nous sommes dans une campagne électorale qui nécessite... que le peuple se mette debout et en marche, car c'est lui qui réglera les grands problèmes que la patrie républicaine doit relever. Mes premiers mots seront, pour les 200 bénévoles qui, au prix de leurs vacances parfois, ont rendu possible cet énorme événement qu'aura été, avec discipline, sérieux, nos amphis de 2021. Ensuite, évidemment, mes mots se tournent, comme vous-même, Véruguette Bellot, pour lui dire, madame la présidente de la région réunionnaise, notre affection, nos remerciements, notre gratitude pour l'apport qu'elle nous fait incarnant, incarnant, monsieur Zemmour, le meilleur de la créolisation française et de l'héritage du communisme dans la tradition des Français. Huguette-Bello n'est pas seulement la haute représentante d'une population qui, à son appel, est comme nous voulons le faire nous-mêmes, alors qu'elle était avec son parti pour la réunion, alliée aux seuls insoumis. a réussi parce que le peuple l'a voulu et s'est mobilisé davantage à la Réunion que dans n'importe quelle autre région de France, a mis en tête sa liste et elle a pu alors unir au peuple toutes les autres catégories sociales qui pouvaient se rassembler pour dessiner un avenir en commun. Et c'est cette méthode... que propose notre stratégie de l'Union populaire, elle est possible, elle est réaliste, elle fonctionne, la preuve par la Réunion. Le discours du GEC montre comment nous appuyons sur les Outre-mer français. qui permettent la présence de notre patrie face à tous les continents et parmi eux, en particulier dans l'océan Indien, stratégique de mille manières aujourd'hui, en face de l'Afrique, ou bien... comme dans la Guyane où la même coalition entre le parti Guyane pays et les insoumis a permis de gagner et de l'emporter et d'être présent sous les visages de l'insoumission et de la résistance au nom de la France sur le continent de l'Amérique latine. Tout cela est possible parce qu'ils l'ont décidé, parce qu'ils l'ont voulu, parce qu'ils se sont engagés pour changer ce qui semblait être le cours inéluctable de l'histoire. Sachez-le, on ne donnait pas cher de la liste du guette. on ne donnait pas cher de la liste de Gabriel Serville en Guyane, et les deux l'ont emporté, et peu me chaud aujourd'hui les pronostics nous concernant, parce que je suis habité par la même certitude, si le peuple français s'en mêle, alors la victoire sera de son côté. Il y a un an... Je venais vous dire que je m'interrogeais à propos de ma candidature, j'ai consulté, vous avez été 20 000 à m'écrire, ça a pris du temps de vous lire, presque un livre, et puis j'ai consulté les organes du mouvement insoumis qui m'ont encouragé, enfin... a été réuni l'intergroupe parlementaire réunissant les parlementaires nationaux et députés européens et la question leur a été posée. Est-ce qu'il y avait une autre candidature au moment où je me disais disponible pour l'assumer ? Et la réponse fut qu'il n'y en avait pas et que par conséquent, j'avais feu vert pour m'avancer. Tout aussitôt, un autre appel. Nous avons demandé une investiture populaire telle que nous la proposons pour demain dans la constitution de notre pays. Que 150 000 parrainages puissent investir un candidat à l'élection présidentielle et que ce pouvoir d'investiture ne soit pas réservé seulement à une certaine catégorie d'élus. Ces signatures sont arrivées en quelques jours à notre très grande surprise. Et les 150 000... sont ensuite devenus 250 000 depuis et la collecte continue des parrainages individuels. Engagez-vous, osez, avancez-vous sur la scène ! Vous pouvez sur Mélenchon 2022 apporter votre parrainage, affirmer votre conviction, portez haut et sierre, l'idéal qui vous anime, comme l'ont fait ces 130 000 personnes qui, lorsqu'elles ont été insultées et traitées d'ennemis de la République, ont décidé de faire vivre spontanément une démarche qui disait, comment moi, infirmière, comment moi, agent des... postes et télécommunications, comme on disait, de l'énergie, instituteurs, professeurs, comment moi, Pierre, Paul, Jacques, Jacqueline, Françoise, vous osez me dire ennemis de la République ? Non, je suis un insoumis, je suis une insoumise, je vote insoumis par conviction, parce que je vote pour un programme. Mais, quel que soit notre nombre, La République En Marche, lorsque nous avons proposé devant l'Assemblée nationale une loi donnant ce pouvoir de parrainage, a voté contre ces M.Macron et ces robots qui ont décidé que vous n'aviez pas le droit, peuple français, d'investir une candidature. À présent, il nous faut donc trouver les 500 signatures de cette catégorie particulière d'élus pour pouvoir être présent à l'élection présidentielle. La collecte a commencé, mais je sais très bien quelles sont les forces qui se coalisent pour nous empêcher d'y parvenir. Nous sommes à cette heure. avec 240 signatures, c'est à peu près la moitié du chemin, mais la suite doit être faite. Elle est difficile, ne croyez pas que ce soit réglé. Il vous faudra donc vous mobiliser, tous, avec méthode, avec discipline, comme nous l'avons fait dans le passé déjà, quand nous nous sommes arrachés au néant auquel on nous promettait, pour réunir 7 millions de voix et quasi 20% des Français. Alors oui, Je me présente au nom de cet immense collectif humain, des 250 000 personnes qui l'ont voulu, et vous tous, je me présente au nom de la légitimité des 7 millions de personnes qui ont déjà voté une fois pour le programme d'Avenir en Commun. Je me présente, non pas tout seul, pour une aventure personnelle, pour une carrière que je n'ai plus à faire à mon âge, je me présente avec une équipe de 23 parlementaires que vous connaissez désormais, qui sont des hautes volutes, avec des syndicalistes, des intellectuels, de l'économie, de la science, des arts et de la littérature. Je me présente avec un programme, l'avenir en commun, dont l'actualisation est en cours d'achèvement à cette heure, et je vous demande de méditer, vous tous, qui nous donnez si souvent des leçons. Puisque nous avons un programme, puisqu'il a été produit à mesure que la société elle-même formulait ses revendications, parce qu'il n'est pas le résultat d'une cogitation de quelques technocrates et de quelques communicants, mais le travail des associations, des syndicats à qui nous avons emprunté les expertises qu'ils avaient formulées du point de vue de leur connaissance, de leur pratique des dossiers qu'ils travaillent, l'avenir en commun. a pu réunir 7 millions de voix parce qu'il était tout ça. Nous l'avons actualisé. Et l'avenir en commun aujourd'hui, nous sommes prêts à l'appliquer s'il le fallait demain matin, parce qu'avec ces parlementaires, avec ces gens qui nous aident de tous côtés, nous avons de quoi faire un gouvernement et même plusieurs. Mais je vous demande de réfléchir, vous, qui nous faites si souvent la leçon. Comment osez-vous s'en rougir, huit mois avant l'élection présidentielle, dire nous allons d'abord casser la vaisselle en famille, nous allons décider qui finira par représenter, et puis nous préparerons un programme. Huit mois avant l'élection présidentielle, dans un tel contexte, vous n'avez donc pas de programme, et cela ne vous fait pas honte ? Eh bien nous en avons un, et la France peut utiliser la candidature de l'Union Populaire. pour changer son destin. Je me présente avec une équipe, avec un programme et avec cette stratégie que je viens de nommer l'Union populaire, c'est-à-dire une stratégie d'union à la base tous azimuts, non pas contre, non pas par détestation, mais pour changer la vie en disant précisément comment, où, pourquoi, avec qui. Il le faut, cela vous a été dit à l'instant même par Huguette Bellot, puis par Mathilde, il le faut, car jamais dans l'histoire humaine ne s'est présenté une telle conjonction d'événements, jamais dans l'histoire humaine. Notre génération, nous tous les vivants de cette heure, nous avons un défi que personne avant nous n'a rencontré. Et il faut l'affronter avec sérieux, détermination, bien sûr de l'enthousiasme et de la raison et de la volonté d'agir, de changer, de s'engager. Quelle est cette superposition d'événements ? D'abord, sous nos yeux, le début du commencement de l'agonie d'un certain ordre mondial que dominait les États-Unis d'Amérique. qui est embourbé dans une débandade incroyable à Kaboul, qui signe la fin d'un modèle d'intervention militaire tous azimuts pour régler les problèmes politiques. Ils étaient venus sous le prétexte que c'était de là que se répartit l'attentat contre les Twin Towers abominables meurtres de plus de 3 000 personnes frappant les États-Unis d'Amérique et son peuple en son cœur. Horreur abominable, mais en tout cas une chose est sûre, c'est que parmi les 12 personnes qui ont été interpellées, 10 étaient des Saoudiens, et que l'intervention en Afghanistan était un prétexte qui intervenait pour donner une leçon au monde, faire une démonstration de force. 20 ans de guerre, 2 000 milliards dépensés pour terminer dans la débandade que vous avez sous les yeux, et qui doit vous rappeler tous que la guerre n'est jamais une façon de régler les problèmes politiques. Vous devez vous en rappeler, bien sûr, il y a des circonstances extraordinaires, où en effet, il faut défendre les principes essentiels, les armes à la main, quand la patrie est envahie, ou bien quand un principe aussi fondamental que celui de l'égalité et de la similitude de tous les êtres humains est remis en cause par l'extrême droite, qu'elle vienne en uniforme nazi, ou peu importe quel soit son nom. Alors oui, dans ces moments-là, mais tout doit être fait avant. Pourquoi ? Parce que si la guerre ne règle rien, la déroute et la défaite, elles changent tout. Eh bien, vous feriez bien d'y réfléchir, vous autres qui nous écoutez. Car dorénavant, vous comprenez pourquoi cette alliance militaire, l'OTAN, organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui avait été créée pour soi-disant résister à l'Union soviétique, en réalité pour l'agresser. Eh bien, c'est autant, alors qu'il n'y a plus d'Union soviétique à continuer, alors qu'elle s'appelle l'Atlantique Nord, se déploie sur la Terre entière, y compris là où il n'y a pas d'Atlantique. comportent un certain nombre de tireurs dans le dos, comme ce fut le cas des turcs qui nous agressèrent sur le territoire de la Syrie, avant de nous insulter comme ils l'ont fait, je parle du gouvernement naturellement et pas du peuple turc, qui en même temps qu'ils réprimaient sa minorité démocratique, insultaient et provoquaient ceux qui normalement auraient dû être dans leur camp. L'OTAN n'est pas une alliance viable, nous n'avons rien à y faire, nous devons quitter le commandement intégré, nous devons reprendre notre indépendance et déployer une diplomatie alter-mondialiste du type de celle que Guedbello vient de présenter et à laquelle je me rallie tout à fait. Enfin, réfléchissez-y, vous tous. car il vous est arrivé de penser que parfois on exagérait. Vous avez vu ? Nous, nous n'avons pas dit qu'il fallait reprendre le chemin de Kaboul, comme l'a fait une maire importante de notre pays, alors même qu'on n'avait pas fini l'évacuation des nôtres qui se trouvaient là-bas. Nous avons été dans la réserve qu'il faut observer, quand dans une déroute, on essaye de sauver tout ce qui peut être sauvé, toutes celles et tous ceux qui peuvent être sauvés. Mais réfléchissez-y ! parce que nous sommes 5 000 Françaises et Français en armes au Mali, parce que cette technique-là, comme l'ont dit les militaires français, il n'y a pas de solution militaire aux problèmes que nous rencontrons là-bas, ou plus exactement, la solution militaire n'a aucun sens si elle ne s'accompagne pas immédiatement d'une solution politique. Et je veux rappeler que l'Afghanistan appartient aux Afghans et le Mali aux Maliens, et que si ce qu'ils font... Ne nous convient pas, nous n'avons pas à pratiquer autre chose que de respecter la parole que nous avons donnée aux uns et aux autres, et de nous tenir à la disposition d'une solution pacifique, démocratique, comme nous la voulons pour nous-mêmes chaque fois que nous rencontrons un problème. Ce que nous voulons pour nous-mêmes, nous le voulons pour les autres. Voilà une règle politique de diplomatie et d'action assez simple. Nous sommes entrés en même temps qu'il y a cette dislocation. Nous sommes entrés dans l'ère des pandémies à répétition. Pourquoi ? Parce qu'alors même que celle-ci n'est pas finie, aucune des causes de la pandémie n'est réglée. La cause essentielle de la pandémie, c'est la destruction de la nature qui pousse les animaux sauvages porteurs de certains virus vers les élevages intensifs humains et les élevages intensifs humains les transmettent aux êtres humains. nous sommes dans la globalisation, alors tout le monde est victime de l'épidémie. Et depuis qu'on parle et qu'on s'agite, personne ne dit qu'il faut arrêter avec les élevages intensifs qui non seulement brutalisent d'une manière ignoble les animaux, mais mettent l'humanité en danger. Aujourd'hui, elle la met en danger non seulement parce qu'elle ne règle pas le problème, mais parce qu'elle donne lieu à des politiques de dérive et d'affirmation autoritaire, une défiguration des institutions comme nous le voyons dans notre pays, où un homme tout seul dirige dans le secret d'un conseil de défense. ce qu'il appelle est une stratégie sanitaire et qui est une addition de sottises sans nom, s'enchaînant les unes derrière les autres, dans une inefficacité totale et une brutalité absolue. Alors c'est vrai, nous nous opposons au pass sanitaire parce qu'il est attentatoire à la liberté dans le monde du travail, dans la société, dans les rapports humains. Et nous voulons dire que nous sommes exaspérés lorsque nous allons manifester de recevoir d'un côté les leçons de la bien-pensance, de la caste et de l'autre, de devoir supporter l'extrême droite et les antisémites qui racontent et font n'importe quoi. Nous en avons assez d'eux. Fichez le camp de nos manifs. Gardez vos pancartes pour vous-même. Nous voulons pouvoir nous assembler avec tous ceux qui le veulent pour dire non au pass sanitaire, mais pas pour accueillir leur délire. C'est pourquoi je demande que le mouvement ouvrier et associatif entre dans la danse, qu'il permette qu'il y ait des carrés protégés, libres des préjugés, où chacun peut venir, quelle que soit sa religion, quelle que soit son opinion politique, pour défendre la liberté de tous les Français, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur genre. Ne laissez pas, braves gens, l'extrême droite prendre la tête de vos manifestations. Et vous autres, les insoumis, organisez là encore la manière d'être présent et de résister. Enfin, jamais comme aujourd'hui, l'addition de ces crises que je viens de nommer géopolitiques, sanitaires, climatique puisque le climat comme je vous l'avais dit il y a un an au prix d'une formule qui fut jugée à l'époque excessive et qui depuis a été confirmée par le GIEC Le changement climatique est commencé et il est irréversible. Nos sociétés doivent donc se préparer, et je dirais comment, à affronter une ère d'incertitude permanente, car personne ne sait comment et sous quelle forme se stabilisera la nouvelle forme du climat à l'échelle de la planète. C'est donc le moment où il faut multiplier les moyens de discussion, de raisonnement, de cohésion des sociétés, de solidarité pour être capable de faire face à ce défi que jamais avant nous l'humanité n'a rencontré. Et cette crise climatique, elle intervient sur un monde socialement dévasté par l'accumulation des fortunes d'un côté, le creusement général des inégalités et des violences qui en résultent. Et ce changement climatique va l'aggraver. Savez-vous qu'aujourd'hui, une des questions qui est posée à toutes les économies du monde, c'est que comme ils ont organisé la globalisation qui devait nous tirer de tous les problèmes, comme 90% des marchandises qui s'échangent dans le monde et qui s'échangent obligatoirement, puisque plus personne n'est capable de créer sur place le minimum dont il a besoin, fussent les aliments dont il a besoin. du fait de cette globalisation et de la compétition généralisée qu'elle a créée, au moins dix ans écologique et au moins dix ans social. Et bien aujourd'hui, il se produit une raréfaction des approvisionnements, tant et si bien que pour la Réunion et pour combien d'autres territoires insulaires, mais pour la France hexagonale aussi, certains biens ne sont plus accessibles. Et certains voient une explosion de leurs coûts, aggravant les misères, aggravant les inégalités sociales. Eh bien, c'est la première fois qu'on voit que ce système est à ce point non seulement incapable, le système capitaliste financiarisé, d'organiser la vie des êtres humains, pas seulement dans des conditions de dignité, mais dans des conditions purement et simplement de survie. Il en est incapable et il est incapable de se corriger. Parce que même quand tout va mal, il en profite. Et c'est parce qu'il y a des profiteurs de crise que tout le monde devrait comprendre que quand il y a une pandémie terrible, le capitalisme permet que le patrimoine des plus riches augmente de 30% et que 26 personnes possèdent à elle toute seule autant que la moitié de l'humanité. Et cela dans la crise, par la crise. Alors il est temps de passer à l'action. Alors il y a mille manières d'agir, par la voie syndicale, par la voie associative, que sais-je encore par la manifestation, la pétition, le travail dans les parlements, l'éducation populaire, mais quand il s'agit... de décider. Tout passe par le pouvoir politique. Et dans notre pays, plus qu'ailleurs, puisque la Constitution de la Ve République concentre sur une seule personne la quasi-totalité des pouvoirs. C'est pourquoi, si nous avons bien compris qu'une masse de Français... lance un signal démocratique d'alerte définitive avec une abstention gigantesque qui fait qu'à peine 30% des électeurs ont participé aux dernières élections, qu'elles soient locales ou européennes. Si on comprenait parfaitement que c'était une des formes d'action et pas de l'indifférence ou pas de l'ignorance. Alors maintenant, par contre, je veux dire haut, fort et ferme. que l'abstention est le pire qui puisse nous arriver. Car les sondages disent, de la manière la plus claire qui soit, plus ça vote, plus nous sommes forts, moins ça vote, plus Macron et Le Pen sont forts. C'est cette loi-là. L'abstention. Vote Macron. Qui s'abstient lui laisse les mains libres pour continuer à faire la sale besogne qu'il a commencé. Et regardez à quel point cela correspond aux intérêts des puissants, ceux qui fréquentent les réseaux sociaux. Vous avez vu comment s'y prennent les trolls ? Alors ils me disent, quoi Mélenchon ? Tu es vacciné ? Quelle honte ! Eh bien puisque c'est comme ça, je ne voterai pas pour la sixième semaine de congé payé, je ne voterai pas pour les augmentations de salaire, je ne voterai pas pour la démocratie. Toi, Mélenchon, tu mets un masque. Pas question, dans ces conditions, de voter pour la paix et la sortie de l'OTAN. Bref, j'en passe et des meilleurs. L'abstention, décidément, est un piège à cons. Après, plus sérieusement, il y a ceux qui ayant répété sur tous les tons puisque nous ne sommes pas unis, si nous ne sommes pas unis, nous avons perdu d'avance. Très bien, vous avez perdu d'avance, vous ou pas nous. Les seuls combats qui sont perdus d'avance, c'est ceux qu'on ne mène pas. La leçon de la soumission, dans les siècles, partout, c'est celle qu'a rappelé Huguette tout à l'heure. Alors quoi ? C'est trop d'effort que de se bouger ! Les esclaves se bougeaient ! Les esclaves résistaient, étaient assassinés ! Et vous autres, vous êtes là à regarder et à dire « Ah, ça ne me convient pas, Mélenchon parle trop fort, ou pas assez fort, il a un masque, il n'en a pas ! » On m'a dit, on m'a dit qu'il était ceci, on a raconté qu'il était cela, ou bien je ne sais plus ce qu'on dit de lui, mais ça me pose un problème parce que je suis un petit bourgeois. Ça ne compte pas. Je suis comme je suis. Ce qui compte, c'est le programme, c'est cette équipe, c'est cette stratégie. D'autres disent... Alors, alors, mais monsieur Mélenchon, bien sûr, vous et vos amis, vous êtes très cultivés, tout ça, on ne vous conteste pas ça, puis vous êtes plein de bonne volonté. Mais voyez-vous, vous êtes excessifs. Et, comprenez-vous, vous allez trop loin. Le peuple, vous savez comme il est, il râle, mais à la fin, il ne vaut pas de votre truc. Parce que c'est trop. Comment ça ? Nous venons d'apporter la preuve que c'est le contraire. Ce que veut le peuple, c'est exactement ce qu'il y a dans le programme de l'avenir en commun, dans des proportions incroyables. Nous voulons étendre les libertés. Nous voulons rendre le pouvoir au peuple. 60% des Français sont partisans de la 6ème République, du référendum d'initiative citoyenne, du référendum révocatoire. 8 Français sur 10 sont pour le droit de mourir dans la dignité, liberté fondamentale de l'être humain. 7 Français sur 10, là je suis en train de vous parler des libertés individuelles. sont partisans d'interdire les soi-disant thérapies de soi-disant conversions qui prétendent obliger ceux qui ont une orientation sexuelle différente de les martyriser jusqu'au point où ils accepteraient de faire semblant d'en avoir changé. 7 Français sur 10 sont pour étendre à tous les départements français, inclus l'Alsace, Moselle et la Guyane, les bénéfices de la loi laïque contre le Concordat. Pendant que cette banque d'hypocrites, qui nous récite de la laïcité tous les jours pour agresser plus confortablement les musulmans, ose nous dire... osent voter contre nous et refusent aux Alsaciens, aux Mosellans et aux Guyanais les bénéfices de l'abolition du Concordat et de l'extension de la laïcité. Alors, si vous tenez compte de cela, c'est le contraire qu'a fait Macron. Ces députés ont voté contre notre proposition du droit de mourir dans la dignité présentée à l'Assemblée nationale. Quant à la laïcité, ils ont voté contre. Quant à Mme Le Pen, 16 députés européens du Rassemblement national ont voté contre un texte européen pour condamner les thérapies de conversion. Ils ont voté contre, vous m'entendez ? Ils sont pour que ce martyr individuel ait lieu. Quand nous parlons de la bifurcation écologique, pas de la gentille transition où, vous savez, on demande à chacun de ne pas jeter ses papiers avec les autres. Bien sûr qu'il faut le faire, bien sûr qu'il faut trier. Mais la solution, vous le savez aussi bien que moi, ne viendra pas des comportements, même s'ils sont absolument indispensables. parce qu'il faut convertir les mentalités des comportements individuels. Le cœur de l'agonie de l'écosystème, ce n'est pas vous, c'est vous par vos comportements obligés, vous n'avez pas le choix, mais c'est le système, le système capitaliste financiarisé, qui pousse à des consommations aberrantes, qui fabrique des besoins qui n'existent pas. et qui, pour les satisfaire, pille et saccage la planète et les êtres humains. 9, 8 Français sur 10 sont partisans de la règle verte, c'est-à-dire de ne pas prendre davantage à la nature que ce qu'elle peut reconstituer. 9 Français sur 10 sont pour interdire les glyphosates. Pas dans 100 ans, maintenant ! 7 Français sur 10... sont partisans de passer à 100% d'énergie renouvelable. Et c'est réaliste, parce qu'on sait le faire, parce qu'il s'agit de s'organiser pour le faire. Alors si vous vous abstenez, eh bien vous permettez à monsieur Macron de continuer sa sale besogne, lui qui a autorisé, après avoir promis le contraire, la continuité de l'usage du glyphosate. Lui qui continue à promouvoir le nucléaire, et il n'est pas le seul, hélas, alors que nous savons tous quel danger nous courons. lorsque le nucléaire se dérègle parce que, évidemment, jusqu'au jour où il ne se dérègle pas, il ne fait que, je mets des grosses guillemets, produire des déchets dont personne ne sait quoi faire, qui sont dangereux, radioactifs, pour 10 000 ou 20 000 ans, ce qui veut dire que les irresponsables qui les fabriquent ne sont pas ensuite responsables de ce qu'ils deviennent. Eh bien, quand la montée des eaux est là, il n'y a pas besoin d'être un immense ingénieur pour comprendre que la centrale nucléaire de Blaille, qui est dans l'estuaire de la Gironde, est directement concernée par cette montée des eaux. Et il suffit de regarder les cartes. Voilà à quoi vous donnerez la permission de continuer si vous vous abstenez. Et si vous votez pour Mme Le Pen ou que vous la laissez faire, comprenez bien ce que vous êtes en train de faire. Eux, ils votent pour la continuité des glyphosates. Ils l'ont fait au Parlement européen, ils l'ont fait au Parlement français. Elle a voté contre l'interdiction des néonicotinoïdes qui, comme vous le savez, font périr des insectes décisifs dans la reproduction de l'écosystème. Voilà qui ils sont ! Alors... Je continue. Partager les richesses, puisque c'est l'inégalité qui détruit les sociétés et les empêche d'être solidaires. 9 Français sur 10 sont pour des retraites au niveau du SMIC. 8 Français sur 10 sont pour augmenter le SMIC. Ça veut dire que ceux qui sont contre sont deux. que ceux qui sont contre les retraites au minimum du SMIC, il n'y en a qu'un sur dix. Et quand on parle de la retraite à 60 ans, sur dix, il n'y en a que trois qui sont contre. Ce qui veut dire que tout ce que nous proposons, y compris lorsque nous proposons de réduire le temps de travail, et bien il y a 7 Français sur 10 pour dire qu'ils sont d'accord. Trois seulement qui disent qu'il faut travailler plus longtemps, ça doit sans doute être justement ceux qui ne bossent pas et font travailler les autres. 6 Français sur 10 sont là pour abolir la loi El Khomri et les ordonnances Macron sur le code du travail. Alors si vous vous abstenez, c'est aux quatre autres que vous donnez raison. Si vous vous abstenez, vous donnez raison à une minorité socialement égoïste, philosophiquement irresponsable, et enfin, pour finir, à une minorité qui n'a aucun souci du destin du genre humain et de la communauté des êtres humains, qui, quelle que soit leur nationalité, quelle que soit leur religion ou leur genre, sont semblables par leurs besoins, par leurs nécessités élémentaires. qui, si elles ne sont pas satisfaites, ne produisent que du désordre, du chaos, de la lutte, de la souffrance et de la violence. Voilà, oui, il y a une majorité pour nos idées. Elle existe, il faut la rassembler. Si vous êtes conscients, comme nous tous, ici, que c'est un immense défi, vous sentez tous s'en faire de catastrophisme parce que ça ne sert à rien d'affoler. On réfléchit moins quand on affole. Mais il faut réfléchir. Et les aînés les premiers doivent prendre conscience et ne pas se réfugier devant le simple réflexe de la peur du lendemain. Il faut penser aux enfants, aux petits-enfants. aux générations qui ont le droit de jouir de la beauté splendide de l'existence, elles aussi. Et alors je leur dis que c'est le moment de comprendre qu'il faut unir la société. Les sociétés qui résisteront le mieux, celles qui répareront le mieux les dégâts, celles qui sauront le mieux changer la trajectoire des événements, sont celles qui seront les plus unies. C'est une règle fondamentale. On dit avec un grand mot anthropologique, quand ça va mal, quand il y a une crise en général, les gens se serrent les coudes. Bien sûr, le régime néolibéral dresse les gens au contraire. Au lieu de se serrer les coudes, il les dresse à se jalouser, à regarder dans l'assiette du voisin plutôt que dans la sienne, à s'agresser, à se diviser sur mille et un prétextes, parce que, après avoir fracturé la société, pulvérisé les relations sociales, il faut qu'il obtienne le consentement du grand nombre en l'empêchant de devenir un acteur. Et c'est pourquoi il multiplie les incitations à des débats ineptes dans lesquels il n'y a pas d'issue. comme par exemple de s'affronter entre vax et anti-vax, ou je ne sais quoi qui fait qu'on peut même plus parler, ou bien de s'affronter pour des raisons de religion en diabolisant, et nous ne l'accepterons jamais, et quoi qu'il en coûte, nous l'assumerons, nous n'accepterons jamais que le peuple français dans sa composante musulmane soit diabolisé par cette petite bande agressive et haineuse. qui voudrait qu'on passe notre temps à se demander de quelle religion on est, eh bien on va dire que chacun fasse comme il le sent, du moment qu'il respecte la loi et la dignité des autres. Unir les sociétés, cela veut dire briser le cycle de l'accumulation des richesses à un pôle et le dénuement à l'autre. Cela veut dire briser les causes de conflits insurmontables car il en est. C'est unifier socialement par le partage. Le partage de la richesse, le partage du temps de travail, car il y a des millions d'heures de travail à faire pour faire face à la situation à laquelle nous allons être confrontés et à laquelle nous sommes déjà confrontés. Il faut donc partager le travail pour qu'on puisse tous l'assumer, et pas seulement, mais aussi pour qu'il y ait du temps libre qui vous permette d'être des citoyennes et des citoyens, d'être des artistes, de vous humaniser davantage. Non, toute la vie n'est pas résumée par le travail. Le travail salarié, bien sûr, je veux dire. Il y a aussi ce travail libre. Unir la société par la laïcité et le refus absolu de la diabolisation d'une religion, quelle qu'elle soit, je m'empresse de le préciser. Non, l'ennemi, ce n'est pas le musulman, c'est le financier. Enfin, unir la société. Parce que oui, ne nous le cachons pas. Et un socialiste l'a bien repéré comme un moyen de créer des divisions supplémentaires. Si vous voulez changer autant les choses, si vous voulez les changer aussi profondément, braves gens, si vous voulez faire la bifurcation, si vous voulez changer tant de choses, alors, soit vous le faites par la brutalité, comme le fait actuellement M. Macron, soit vous le faites par la brutalité. en brutalisant la démocratie, parce qu'il faut faire vite, ou bien vous faites le pari inverse, et c'est celui que fait l'Union Populaire. Le pari inverse, c'est celui de la démocratie, qui consiste à dire, plus les gens peuvent s'impliquer, plus ils prendront des décisions, qu'ils seront ensuite les premiers à mettre en œuvre et en application. Le peuple français a besoin de démocratie. Le peuple français a besoin de cette respiration. Le peuple français, on a assez d'être traités comme une bande de gamins qui ont fait la leçon et qui, quand ils ne la respectent pas, on le matraque, on l'éborgne, on le mutile, on l'emprisonne. Il y a la marre de cette évolution autoritaire du régime et c'est le moment de l'arrêter. Assez de phrases, plus d'action. Assez de détestation, plus de solutions, plus de votes positifs, plus d'enthousiasme, plus de mobilisation de la société. C'est ça le projet fondamental de l'Union populaire auquel les Insoumis se mettent à travailler et au service de cette cause. Alors, je l'ai dit unir et ensuite planifier. Parce que si on n'organise pas... Si on fait Alain Macron tout à la dernière minute en catastrophe et sans demander l'avis de personne, tant et si bien que comme ils se croient plus intelligents que tout le monde, avec sa bande de technocrates, on en est maintenant à un point qu'on n'a jamais vu dans ce pays, où ils prétendent, figurez-vous, figurez-vous, leurs derniers éléments de langage, ils incarnent la raison et la science. Si bien que qui n'est pas d'accord avec eux et a échappé au matraquage, au gazage et au flagrant délit, tous ceux qui ont échappé à ça, eh bien qu'est-ce que vous êtes ? Des fous et des obscurantistes. Voilà la vision que cet homme qui a commencé par dire que dans les gares, il y avait ceux qui avaient réussi et ceux qui n'étaient rien. Les riens, c'est nous et on en est fiers. Autrefois... Parce que nous, on ne fait pas partie de ceux qui ont pillé et saccagé. Et on est encore disponible pour donner, pour partager, même quand on a peu, si vous ne le savez pas, mesdames, messieurs les puissants. Il faut organiser, parce que bien sûr, il faudra qu'il y ait un compromis social. Une fois, j'ai appelé le président du MEDEF. Je lui dis, écoutez, Vous jetez, c'est un type qui a de l'humour, je lui dis vous jetez des grosses larmes continuellement parce que vous trouvez que vous payez trop d'impôts, trop de salaire, et ainsi de suite. Bon, pour une fois, est-ce qu'on peut parler sérieusement ? Expliquez-nous, comment après que vous ayez été tous gavés de réduction d'impôts, d'allègements de cotisations sociales, que les patrimoines des plus puissants aient augmenté comme ça ? Expliquez-moi voir pourquoi vous n'êtes pas foutus de fabriquer des masques en tissu. Comment ça se fait ? Il y a 2000 entreprises. Il m'a dit, mais nous, on est capables. D'ailleurs, on a commencé à le faire, mais personne ne nous a rien demandé. Eh bien, moi, je vous dis que sur les sujets essentiels qui engageraient la politique de transition et de bifurcation écologique, je réquisitionnerai autant qu'il le faut, chaque fois qu'il le faut. Je réquisitionnerai... Mais je donne en échange avec la politique qui est la nôtre quelque chose de fondamental pour faire vivre une entreprise. De la visibilité, prévoir, voir devant pour savoir de quel côté on investit plutôt que de tel autre. Je ne donnerai rien à personne sans contrepartie sociale, écologique. Fini l'air des cadeaux, mais en échange. Et parce que c'est la logique de ce que nous entreprenons, nous relocaliserons les productions et nous pratiquerons un protectionnisme solidaire qui empêchera que le grand bombardement mondial, le grand déménagement permanent, le tohu-bohu du libéralisme vienne écraser les productions que nous sommes capables de faire parce qu'on les fait à l'autre bout du monde en saccageant la nature et en exténuant les êtres humains. Voilà les termes de l'échange, de la visibilité, de la protection, et en échange, nous voulons les protections dont nous avons besoin, ce qui veut dire que la société doit être gouvernée, non pas par des offres de marchandises invraisemblables et la fabrication par des communicants de besoins qu'on ne ressent pas. La société doit être gouvernée à partir des besoins essentiels identifiés comme socialement, écologiquement utiles. La société des besoins, le gouvernement des besoins. Voilà, je crois avoir déjà démontré beaucoup de choses. Eh bien, comment s'y prendre ? Alors... Nous, on est en campagne depuis novembre dernier. On a avec patience attendu que se termine l'inévitable danse du ventre de la gauche traditionnelle, chacun jurant qu'il ferait l'unité et bien décidé à ne pas la pratiquer. Nous avons attendu patiemment, mais sans résultat, que la droite veuille bien se mettre en ordre pour nous dire ce qu'elle compte faire, à part faire du Macron, parce que ça, c'est déjà fait. Nous avons attendu de voir si par hasard quelqu'un proposait un programme. Tous ceux qui en ont proposé un, nous avons organisé, comme vous le savez, un comparateur de programmes. Donc même s'ils ne veulent pas discuter, vous pouvez quand même comparer. C'est sur le site. On a fait ça sérieusement. On a commencé des mobilisations pour construire une conscience populaire sur des sujets qui ne l'étaient pas forcément. Par exemple... en montrant l'importance de la question de l'eau et de la justesse du pronostic de René Dumont en 1974, lorsque, d'une manière que nous n'avons pas comprise sur le moment, il avait levé un verre d'eau en disant « bientôt ceci sera plus rare que du pétrole ». Il y a très peu d'eau potable dans le monde. Le cycle de l'eau est bouleversé comme il ne l'a jamais été. Eh bien oui, nous avons commencé une campagne pour expliquer, et pour donner des solutions, et pour montrer comment. La politique du gouvernement par les besoins consiste à dire à la fin que l'eau étant rare, il faut décider à quoi on l'affecte. Bien sûr, à l'alimentation des êtres humains, en priorité, et de la biosphère, le respect de la biosphère. Et ça veut dire que certains usages sont des mésusages. que nous ne croyons pas utile d'en utiliser de telles quantités pour produire un maïs que nous ne mangeons pas et qui sert à alimenter des pauvres bêtes à l'autre bout du monde dans des élevages collectifs où elles sont martyrisées. Nous avons commencé avec sérieux à expliquer pourquoi entre un universalisme abstrait et donc par conséquent brutalisant Les différences qui existent culturelles dans l'humanité et qui sont nécessaires, réfléchissez-y. J'ai vécu toute ma vie comme un homme de cette famille politique des Lumières pour l'universalisme. Et à cette heure, je suis un universaliste encore, sans négociation. Mais je pars de la réalité, il n'y a pas de vie possible sans la diversité. Il n'y a pas de culture possible sans l'altérité. Si vous n'avez pas quelqu'un de différent pour parler avec vous, s'il ne dit pas des choses différentes, et des fois dans une langue différente, parlez avec les mûrs ! Parce qu'ils vous renverront l'écho, et c'est tout ce que vous aurez ! La diversité culturelle est l'aliment même du processus d'humanisation. Oui, d'humanisation. Les êtres humains migrent depuis toujours. Depuis toujours. Ils se déplacent, ils avancent jusqu'à la limite de ce qu'ils peuvent faire. Alors c'est la mer. La mer est donc le nouvel espace d'expansion. Et maintenant, c'est l'espace. C'est le nouvel espace d'expansion. À chaque fois, nous autres Français, dans la logique politique du programme de l'Union Populaire, nous dirons là où il n'y a pas de droit établi, là où il n'y a pas de juridiction, nous les Français, nous proposons qu'il y en ait. parce que nous savons dès maintenant que c'est par la France que les propositions peuvent se faire autrement dit que ceux qui nous disent matin midi et soir on n'y peut rien parce que c'est trop grand ou il n'y a qu'à demander à l'Europe mais demandez ce que vous voulez à l'Europe ça sert à rien ne s'intéresse qu'à une chose la concurrence libre et non faussée et vous faire les poches de tous vos services publics c'est tout ce qui l'intéresse elle a été incapable de proposer simplement un protocole de confinement et de déconfinement. Et quand il y avait des confinements, ce sont les règles européennes qui ont permis un désordre incroyable, les uns empruntant de la main d'œuvre aux autres sans se soucier de savoir s'ils étaient en confinement ou pas. Alors nous, qu'est-ce qu'on fera ? Pas la pagaille. On dira simplement, vous faites comme vous voulez. Mais nous aussi, on fait comme on veut. Et donc, nous entrerons dans le débat, non pas à partir de visions idéologiques abstraites, mais à partir de choses fort simples. Si les Français votent pour le programme L'Avenir en commun, c'est le programme L'Avenir en commun qui s'appliquera, quoi qu'en dise qui que ce soit. Mais pour autant, nous ne renoncerons pas. à notre part de responsabilité dans ce que nous avons appelé le peuple humain. Dans le peuple humain, nous assumerons notre devoir, nous proposerons, et là nous pouvons depuis la France proposer, par exemple, un traité de non-prolifération des énergies carbonées, pour que l'on cesse d'avoir pour unique horizon le charbon, le pétrole, le gaz et toutes les énergies fossiles. pour qu'on mette en route évidemment les énergies alternatives. Vous comptez sur l'Europe pour faire cette proposition, elle ne le fera jamais pour la raison, que c'est complètement contradictoire avec la règle fondamentale du droit européen, qui est la concurrence libre et non faussée. Et le pouvoir qu'ils ont donné aux grandes compagnies multinationales de traîner devant des tribunaux d'arbitrage les États qui pratiquent des politiques qui sont contraires à leurs intérêts. Ils ont tous voté ça, tous sauf nous. Alors, donc nous ne nous soustrairons pas, nous pourrons agir depuis le niveau national. Et je vous ai montré comment on peut le faire. C'est à ce moment-là qu'intervient la question stratégique. Nous avons donc une candidature, nous avons des équipes, nous avons un programme et nous avons une stratégie, l'Union populaire. Bref. Après avoir attendu, tout en commençant notre campagne, comme une campagne utile pour convaincre, nous en avons marre de nous faire voler le choix des élections. Les élections sont faites pour choisir des solutions, pas les problèmes dans lesquels on compte s'enfermer. Nous en avons marre de voter par détestation. Nous voulons voter par solution. Nous en avons marre qu'à toutes les élections... On nous dise que si on n'est pas sage, rationnel et scientifique au point d'aller voter Macron, nous craignons de tomber dans les pattes du diable affreux, qui depuis lors s'est subdivisé, semble-t-il, en diable encore plus affreux, de diverses variétés. Alors il est vrai que comme M. Darmanin avait dit que Mme Le Pen était trop molle, ça a donné des idées à d'autres qui se sentent plus dures. Mais enfin... Non, de tout ça, il y en a marre. Moi, j'en ai marre qu'à chaque élection, on recommence avec des pitres qui sautent en rond en disant la sécurité, la sécurité. Vous connaissez un candidat qui est contre la sécurité, qui est pour l'insécurité, pour le crime ? Enfin, ça n'a aucun sens. Donc on ne discute pas de se détester. On discute des solutions. Et nous, des solutions, on en a. Mais on ne se contente pas de dire au nom de la sécurité, alors nous oublions la République, alors nous cautionnons les violences, alors nous sommes d'accord pour que des gens soient éborgnés sans que personne ne soit puni. Nous sommes d'accord pour qu'il y ait 7000 personnes à faire soi-disant du flagrant délit et à peine 5000 pour s'occuper des enquêtes judiciaires. Non, c'est l'inverse qu'il faut faire. Nous voulons aller à la source de toutes les insécurités. le crime, le trafic d'armes qui tue. Il faut que ceux qui les trafiquent soient au moins autant punis que ceux qui s'en servent. Le trafic de la drogue, le trafic des êtres humains, voilà ce que nous voulons combattre. Et nous voulons combattre tout ça avec les méthodes d'une police républicaine, respectueuse de la justice, respectueuse des droits des citoyens, une police qui vouvoie et ne tutoie personne et qui ne s'arrête pas spécialement chaque fois que quelqu'un a une couleur de peau qui lui déplait. Demandez à cet homme, Younous Omarji, président de la commission des régions au Parlement européen. Cet homme qui est responsable devant plus de 400 millions de personnes, de l'utilisation de 395 milliards d'euros, quand il monte dans le train et qu'il y a un contrôle de police, comment se fait-il que c'est à lui qu'on va demander les papiers et pas à son voisin ? Il y en a assez, il y en a assez de ces humiliations quotidiennes. Je veux une garde républicaine reposant en partie sur la conscription, c'est-à-dire que les citoyens et les citoyennes eux-mêmes sont capables d'assurer la garantie de la sécurité publique encadrée par des professionnels. Nous voulons une police judiciaire en nombre suffisant qui s'occupe de pourchasser ces crimes et non pas une gesticulation, une bataille pour faire des bâtons et des chiffres pour constater quoi ? qu'on a élucidé davantage de questions que dans le passé, pour la raison qu'il y a eu davantage de délits d'outrage de constater, ce qui n'est pas le plus dur, puisque c'est celui qui le subit qui le constate. Il y en a assez de ces faux débats. Le débat sur qui est écolo, figurez-vous que tout le monde est écolo. Mais même nos adversaires, les plus irréductibles, sont comme nous des êtres humains, comme nous ils ont des enfants, comme nous ils regardent l'avenir, et ils pensent qu'ils ont des solutions. Et bien discutons des solutions, pas des étiquettes. Discutons de ce qu'il faut faire. J'attends que Mme Le Pen vienne m'expliquer comment elle est écolo en votant pour les néonicotinoïdes. J'attends que ceux qui ont voté... une série de choses tout à fait inacceptables en matière d'écologie viennent nous dire pourquoi ils l'ont fait, ils ont peut-être raison, et puis que les citoyens tranchent. La stratégie de l'Union populaire consiste à dire, nous appelons tous ceux qui le veulent, quoi qu'ils aient voté auparavant, dès lors qu'ils sont d'accord avec notre programme, à venir l'appliquer avec nous et donc à voter pour lui. C'est assez simple à comprendre, en comparant des solutions, pas en additionnant les détestations. Je sais que pour nous, des fois, c'est difficile de comprendre ça parce que c'est vrai aussi qu'on déteste pas mal. Il faut bien le dire. Mais ce n'est pas ça qui nous guide dans la vie. Ce qui nous guide dans la vie, c'est ce à quoi on veut arriver, ce qu'on veut transformer pour le bien de tous. L'union populaire, c'est donc cette stratégie d'union à la base, tous azimuts. Alors évidemment, il faudra... que vous observiez ce détail. Il n'y a pas le fi, symbole de l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature, qui nous désigne, nous, le mouvement assoumis. Parce que le mouvement assoumis n'est pas une fin en soi. Nous ne faisons pas une élection pour nous compter, nous, ou pour dire, vous avez vu, comme on est intéressant et beau, la preuve en ramasse des voix. Nous sommes là pour changer la réalité. C'est pour ça qu'on s'est regroupés. Et c'est pour ça... qu'on fait l'Union populaire, où tout le monde est appelé à venir. La preuve, c'est que nous ferons un parlement représentatif de l'Union populaire, avec les femmes et les hommes, venus du monde de la lutte salariale, venus du monde des intellectuels, venus de tous les horizons de l'activité dans notre pays, incluant les arts et les lettres qui sont centrales. Je vous ai dit tout à l'heure. Oui, nous voyons loin. Je vous ai parlé de l'eau qui concerne tous les êtres humains. Je voudrais vous parler, en un instant, de la créolisation. Il paraît que M. Zemmour est contre. Et pourtant, n'est-il pas lui-même, du fait de ses origines, le résultat d'une créolisation à la française ? Ah vous ne le savez pas, je vous l'apprends. Mais oui, Zemmour, ça veut dire olive en arabe. Zeytoum. Mais je ne lui en veux pas, moi je m'appelle Mélenchon, ce n'est pas plus brillant. Mais voilà, la créolisation, ce n'est pas un choix, ce n'est pas une politique, c'est un fait. Regardez Huguette Bello, la Reine Mandée à personne, ni Younous Omarji, ni les autres. C'est la vie qui fait ça, ne confondez pas avec le métissage. Le métissage a une dimension plus biologique. Moi, je vous parle de créolisation. La créolisation, c'est, il faut d'abord qu'il y ait des gens différents pour qu'il y ait une créolisation. Et puis, il faut qu'ils puissent rester différents, parce que sinon, ça s'appelle l'uniformisation, et vous parlez avec les murs. La créolisation, c'est ce processus. C'est la vie qui le fait, qui le produit. Être contre la créolisation, c'est être contre la vie. c'est vouloir embrigader toute la population dans les mêmes mots, les mêmes musiques, les mêmes habits, ce n'est pas possible. Tout simplement, monsieur Zemmour, ce n'est pas possible. Ou alors, ça n'est possible qu'à condition de violenter tout le monde et de brutaliser tout le monde. Mais nous, ce n'est pas notre choix. Alors, je suis allé proposer... Une forme de créolisation, celle qui part de l'usage de la langue commune que nous avons dans 29 pays, qui est la langue que l'on dit française, mais qui en réalité, étant la propriété de 29 nations, étant appropriée par des peuples innombrables et qui seront de plus en plus nombreux, qui apporteront en Afrique, notamment dans le Maghreb, la pulsation de la vie et du goût du vivre, qui fait que la langue sert à faire de la poésie, de la musique et de tout ce qui concerne la vie humaine. Eh bien, je suis allé devant 500 jeunes gens au Burkina, pour leur dire, je vous propose une francophonie des peuples. Je vous propose que la francophonie, au lieu d'être un espace voué à l'impérialisme français, ou bien que la francophonie soit une comédie pour alimenter des prébandiers, ou bien qu'elle soit une farce, comme ce qu'a organisé monsieur Macron lorsqu'il a désigné tout seul, sans rien demander à personne, le secrétaire général de la francophonie, une ministre des affaires étrangères, rwandaise, qui parle anglais, dans un pays où on a aboli l'enseignement du français. J'appelle ça une farce cruelle et triste, qui a meurtri et brutalisé. les Africains qui ont en commun la langue qui n'appartient pas aux Français, mais à tous ceux qui la parlent. La langue appartient à ceux qui la parlent. La langue appartient au peuple. La langue commune est le moyen de dialoguer parfois entre des positions éloignées et des langues éloignées. Eh bien vous voyez avec quel sérieux, je l'ai fait devant 500 jeunes gens qui, je me permets de vous le dire, et peut-être que je serai le même comme eux, si j'avais comme eux 20 ans, et qui me regardait avant toute chose comme un français, et qui avait envie de me faire le reproche de ce que fait ma patrie. Hélas, quand elle se confond avec les oligarques qui pillent, qui violent, qui saccagent dans tous ces pays, au lieu de se vouer, comme nous voulons le faire, à l'unité, à l'harmonie, au rassemblement, au respect de la diversité. Écoutez-moi bien. Si la langue que nous avons en commun est le moyen d'un échange entre les êtres humains, alors elle est un moyen de créolisation, et notamment sur le continent africain, en face duquel nous nous trouvons tant par le rivage méditerranéen que par la présence dans l'océan indien en face de l'Afrique. Eh bien, cette présence peut permettre un espace de créolisation qui ne soit pas celui que dessine la langue anglaise aujourd'hui, qui n'est plus vraiment la langue anglaise, mais une sorte de globiche qui se parle dans les aéroports, les boutiques de souvenirs et les informations sur la manière de sauter de l'avion, quand ça tourne mal. Eh bien, ce serait un chemin alternatif à cette forme de créolisation. Voilà pourquoi, ne doutez pas de vous-même. La patrie des Français est grande, nous pouvons être au service de l'humanité, fièrement, tranquillement, mais à la condition de porter les valeurs qui sont les nôtres, d'égalité, de partage, et de tourner définitivement la page de la toute-puissance des oligarques, des solutions armées qui ne nous mènent nulle part, ni les uns, ni les autres. Je vais à ma conclusion. Je vous mets en alerte. Ils savent très bien quel genre de danger nous représentons. Et ils n'ont pas tort. Oui, nous allons faire les poches de quelques-uns. Oui, nous allons arrêter la société des privilèges qui fait que les uns ont tout et les autres rien. Oui, c'est vrai, on va le faire. Alors vous avez raison, et ne vous étonnez pas qu'ils se défendent. Ils ne se défendent pas en vous attaquant sur le programme, ballot que vous êtes, parce que s'il y avait une discussion sur le programme, vous l'avez gagné. Ils vous attaquent donc sur vos personnes. Attendez-vous à ce que la campagne soit dure, très dure et peut-être même sale, comme elle l'est dans tous les pays où nos amis affrontent l'oligarchie. Dans tous les pays, ils ont les mêmes mots, les mêmes campagnes, les mêmes mises en cause personnelles, la même volonté de bestialiser les hommes et les femmes qui portent nos idéaux et qui marchent sur la première ligne. La même salmanie d'insulter, de marginaliser, de vouloir ridiculiser plutôt que de discuter. Nous aurons besoin, nous, qui avons déjà vécu l'islamo-gauchisme, le complotisme et je ne sais quoi. Nous aurons encore besoin, je vous le dis en toute franchise, nous aurons besoin entre nous de solidarité, d'affection, d'amitié, comme il faut se la porter quand le combat commence, et que ceux qui sont les plus exposés ont mieux à faire que d'entendre parfois les récriminations de ceux qui n'ont comptant de ne rien faire, donnant plus des conseils. Ne comptez que sur vous. C'est à vous d'aller chercher les signatures supplémentaires de parrainage, soit celles des élus, soit celles de ceux qui vont voter. C'est à vous d'aller faire les caravanes populaires pour aller dans les quartiers où sont les abandonnés, les humiliés, pour aller leur demander de relever la tête comme leur fait leurs anciens, et d'aller avec un bulletin de vote, avec un bulletin de vote, affirmer leur égalité avec tous ceux qui en ont un. Agissez, n'attendez pas les consignes, ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas de consignes, il y en a, mais n'attendez pas qu'elles arrivent, car vous êtes aussi capable que moi de savoir de quel côté il faut aller, vous avez la culture politique qui vous le permet, mon rôle n'est pas ni celle de notre équipe, de vous, je ne sais pas, administrer je ne sais quelle ligne et avant-garde, notre rôle est de tenir notre poste de combat, notre rôle est de vous fournir quand on peut. les arguments dont vous avez besoin parce que vous avez d'autres choses à faire dans la vie que de tout lire, tout écrire. Mais vous êtes contents de disposer de ces moyens. Mes amis, luttez, agissez. Agir, c'est vivre. Vivre, c'est lutter. Sans fin. Parce que la lutte est un fil conducteur d'une existence. Elle est ce qui vous met en harmonie avec le monde entier. Parce que vous êtes écologistes, parce que vous êtes humanistes, parce que vous êtes sociaux, vous êtes concernés par toutes les luttes, de tout opprimer, quelle que soit sa nationalité, l'endroit où ils vivent. Avec tout ce qui vit, qui souffre et qui pâtit du saccage de la planète. Fût-ce aussi bien des animaux que des êtres humains ? Des plantes ou des êtres humains ? Avec tous les sujets, avec toutes les passions, avec tous les arts, avec toutes les sciences. Voilà en quoi consiste vivre, en quoi consiste lutter pour vivre. Et j'ai voulu chercher un modèle qui vous inspire et qui me permette de vous souhaiter, comme à lui, M. Edgar Morin, un bon centenaire. À lui, à vous. et à moi, pour le désespoir de ceux qui comptaient se débarrasser de moi. Je vais donc vous lire pour conclure quelques-unes des merveilleuses phrases qu'il a prononcées dans une interview en 2014, et qui expriment si bien ce que nous aurions voulu dire aussi bien, et puisqu'il l'a dit, autant le répéter, c'est indépassable. Edgar Morin dit Nous devons résister aux barbaries qu'elles s'appellent vichysme rampant. Pétain est un grand militaire, c'est une parenthèse, c'est juste un traître, et Maurras un grand intellectuel, c'est juste un antisémite assassin. Nous devons résister aux barbaries qu'elles s'appellent vichysme rampant ou néolibéralisme. Edgar Morin dit, cette résistance me rend vivant. La force qui m'anime, dit-il, vient d'une certitude. Et je suis sûr que vous la ressentez comme moi. Je sens présente en moi l'humanité dont je fais partie. Non seulement je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l'intérieur de moi-même. C'est peut-être cela, dit-il, qui me donne l'énergie de continuer sur la voie qui est la moyenne à cent ans. Et à un moment donné, Sans que vous sachiez pourquoi, c'est comme une catalyse, quelque chose qui s'effectue en soi, qui se passe, qui vous transforme, qui transforme les autres et qui fait basculer. Et cela, dit Edgar Morin, c'est cela l'espoir. Vive la République, vive la France
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