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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
va présider la région demain ? C'est un séisme démocratique qui s'est déroulé dimanche dernier dans la région comme partout en France, avec une abstention record, 2 800 000 abstentionnistes dans les Hauts-de-France, un chiffre qui pose question. Et c'est donc une triangulaire qui va opposer les têtes de liste dimanche prochain pour le second tour des régionales. Xavier Bertrand confirmera-t-il sa très large avancée ? Sébastien Chenu va-t-il réussir à mobiliser les électeurs du Rassemblement national qui ont boudé les urnes ? L'union de la gauche emmenée par l'écologiste Karima Deli attira-t-elle de nouveaux citoyens dans les isoloirs ? Le grand débat de l'entre-deux-tours, c'est maintenant sur France 3 ou 2 France, France Info et France Bleu Nord avec Dominique Patinec et Stéphane Barbero. En direct, bonsoir et bienvenue.
Bonsoir à vous et merci d'être sur ce plateau ce soir. Avant d'entamer le débat, on va revenir sur les événements des derniers jours. Ces intempéries qui ont frappé les Hauts-de-France et en particulier les trois départements Picard. La pluie qui est tombée très très fort à Beauvais et qui a eu des conséquences tragiques pour un adolescent qui a trouvé la mort. Son corps a été retrouvé en début d'après-midi. Xavier Bertrand, vous vous êtes rendu sur place en tant que président de région.
ce soit à Beauvais, avec Caroline Cailleux, avec le ministre de l'Intérieur, dans le sud de l'Aisne. Hier matin, hier après-midi, j'ai pu obtenir que le ministre de l'Intérieur vienne pour déclarer très clairement qu'il y aurait le classement en catastrophe naturelle. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que derrière, ça va beaucoup plus vite et personne ne tergiverse pour les indemnisations. J'ai eu aussi le contact avec la directrice générale de la Fédération des assureurs. Pour la première réunion de suivi qui aura lieu demain dans l'Aisne, la Fédération française des sociétés d'assurance sera représentée. Christophe Coulon, Dominique Moïse participeront à cette réunion. Je vais aussi aller dans la Somme. Aujourd'hui, à Conti, j'y retournerai demain pour voir comment la région va les aider, à la fois les communes, les populations, les entreprises. Mais vous savez, ce qui a beaucoup marqué, c'est qu'il y a eu une solidarité de voisinage formidable, et puis aussi les pompiers. les pompiers, les gendarmes, tout le monde s'y est mis. Donc il y a à la fois des phénomènes climatiques que vous ne pouvez pas éviter quand vous avez notamment des grêles qui sont de la taille d'une boule de pétanque qui tombe en une heure, qui perfore les toitures, les plafonds, les sous-plafonds et qui rendent les habitations inutilisables. Et puis il y a aussi d'autres choses, d'autres choses sur lesquelles nous voulons agir, les coulées de boue, les inondations. Nous devons savoir justement comment éviter qu'elles ne viennent sur les habitations. Et il va falloir faire les travaux. Nous allons maintenant également financer davantage de travaux. On a replanté des haies, il faut le faire davantage. Parce que vous ne pouvez pas avoir des gens qui en sont maintenant à se demander, quand il y a des inondations, quand il y a des intempéries, est-ce qu'on va pouvoir rester à la maison ? Karima Deli, ça vous a fait réagir aussi. Vous avez vu les images, elles sont terribles. Et ce jeune Elliot à Beauvais, Caroline Cailleux, à qui je m'en entretenais, tout le monde est vraiment sous le choc. Il habitait à Hermes, il était... scolarisé au lycée à Beauvais, et toutes les pensées vont vers la famille qui était bien évidemment depuis le début vraiment dans l'effroi.
Karim Adéli, ces événements climatiques extrêmes, ça vous a fait réagir aussi ? Absolument, mais d'abord, vous
l'avez dit, c'est la mort d'un jeune adolescent qui doit tous nous affecter. Il faut avoir une pensée, une solidarité pour tous les habitants. On doit être très humble et il n'y a pas de politique politicienne à avoir
ce sujet.
la véritable question est est-ce qu'on continue comme avant ? La question des inondations n'est pas une question nouvelle dans notre territoire. Agir pour le climat, ce n'est plus une option, c'est une obligation. Et quand on regarde, malheureusement, L'état des lieux, rien n'a été fait pour empêcher ces inondations. Parce qu'il n'y a pas eu de vision, de politique d'anticipation, mais surtout de mettre un terme à demain des inondations qui pourraient arriver. Parce qu'on n'a pas pris en compte, notamment l'aménagement du territoire, parce qu'il y a eu de l'inaction. Alors je le dis très simplement, tant mieux que l'État classe enfin cet événement. dans ce qu'on appelle un événement catastrophe naturelle, mais il est clair que ça ne s'arrêtera pas. Il faut agir sur le climat, ce n'est pas moi qui le dis. Je finis s'il vous plaît, qu'il y a quelque chose qui s'est aussi passé ce matin, c'est le rapport du GIEC. Le groupe d'experts international. Alors ça, si je
peux me permettre, on va y revenir tout à l'heure. Mais je tiens à le dire qu'il y aura aussi de notre littoral
sur l'inaction coupable de dirigeants politiques depuis des années qui, aujourd'hui, donnent ses conséquences, c'est-à-dire des drames humains. Sébastien Chenu, vous partagez le constat de
Karim Adéli ?
Je crois que nous sommes tous à l'unisson. J'étais ce matin à Beauvais, Beauvais, ma ville natale. J'étais dans le quartier Saint-Jean où réside ma mère. J'étais avec les habitants dont les maisons sont... couverte de boue. J'étais à Rainvillet, j'étais à Saint-Paul avec les élus, avec les habitants où là encore la situation fait peine à voir. Je vais avoir une pensée pour la famille de ce jeune homme de Hermes à côté de Noailles dans l'Oise qui a perdu la vie, qui vient d'être retrouvé. Je m'entretenais avec évidemment les pompiers aussi aujourd'hui à qui il faut rendre hommage, mais également tous les bénévoles associatifs. Je discutais avec l'ordre de Malte qui était mobilisé pour secourir les victimes. Le paysage que nous avons pu voir, que j'ai pu voir ce matin, et je crois que c'est le même. dans l'Aisne est un paysage de désolation. Alors effectivement il faut que l'État prenne ses responsabilités. Évidemment il faut que l'État prenne ses responsabilités. Évidemment il va falloir un fonds de soutien. régionales pour les victimes. Évidemment, on ne peut pas les laisser tomber. Et je suis intervenu moi aussi auprès des assureurs. Parce que vous savez, bien souvent, les assurances, tout au long de l'année, elles tapent à votre porte quand vous n'avez pas besoin d'elles. Et puis lorsque le jour où vous avez besoin d'eux, les assureurs, il n'y a plus personne. Là, il va falloir être à la hauteur. Il va falloir répondre présent. Parce que j'entendais des habitants qui me disaient que les experts passeront dans une semaine. Et on fait quoi pendant une semaine lorsque sa maison est envahie de boue, lorsque sa maison n'est plus qu'une ruine ? Donc ce n'est pas possible, vous le comprenez bien. Et c'est vrai que les assureurs vont devoir se montrer à la hauteur de cet enjeu. Les élus que nous sommes vont les secouer, permettez-moi de le dire.
place au débat. Nous allons avancer ce soir avec de nouvelles thématiques au plus près des préoccupations des habitants de la région. Je précise que vos temps de parole vont être chronométrés. Et tout d'abord, nous vous avons demandé à chacun d'apporter une photo, non pas de la région cette fois, mais d'une personne qui vous a inspiré dans votre engagement politique ou qui a compté dans votre parcours, Xavier Bertrand, président régional sortant d'hiver droite, ancien ministre, également candidat à la présidentielle. Je rappelle que votre... La liste s'appelle Se battre pour vous. Et vous avez plongé dans vos archives pour cette photo.
la voit à l'écran, là ? On la voit. D'accord. C'est la même filiation. Le gaullisme, le gaullisme social. Sur cette photo, vous avez le président Chirac. C'est avec lui, pour lui. Je me suis engagé en politique, j'avais 16 ans. C'est une forte personnalité, mais avec beaucoup de charisme et beaucoup d'humanité. Il aimait la France et il aimait les Français. Ces deux dimensions à la fois. Et puis Jacques Braconnier, Pierre-André, de gaullistes sociaux, maire de Saint-Quentin. Et chacun d'entre eux m'a apporté beaucoup et m'a permis aussi de forger ma propre identité. Mais avec toujours cette logique, les gens, les gens, les gens. Cet humanisme qu'il y a derrière le gaullisme. Et là, c'est à l'occasion de la remise de Légion d'honneur à Jacques Braconnier. Tant qu'il était parlementaire, il ne pouvait pas se faire distinguer. à décerner cette distinction importante. Et là, c'était un moment, lui, qui était peu expansif. Il y avait beaucoup, beaucoup d'émotions et un vrai plaisir chez Jacques Chirac en lui remettant.
Sébastien Chenu, député du Nord, Rassemblement National. Vous conduisez la liste « Une région qui vous protège ». La photo que vous avez choisie, c'est une personne connue.
'est une personne connue, c'est Marine Le Pen, mais ce n'est pas Marine Le Pen seule. C'est Marine Le Pen avec les ouvriers de Whirlpool. Cette photo, elle porte un double symbole. D'abord, elle dit beaucoup de cet échec et de ce désastre industriel. Whirlpool, 600 emplois détruits, des ouvriers qui ont subi pendant trois ans des licenciements successifs, des plans de reprise successifs, des échecs successifs, et finalement un échec total, un désastre total de ceux qui nous gouvernent, qui ont lâché. Et puis Marine Le Pen au milieu des ouvriers, au milieu des employés, au milieu du peuple, du monde du travail. C'est une façon aussi de dire qu'elle n'a jamais lâché le monde du travail et le monde du travail ne l'a jamais lâché. Est-ce que vous l'avez choisi parce que vous lui devez beaucoup
politiquement aussi ?
Parce que ? Parce
que vous lui devez beaucoup politiquement aussi. Probablement j'ai
succédé à Marine Le Pen aujourd'hui dans cet enjeu des élections régionales. Mais je veux en profiter puisque Marine Le Pen au milieu des ouvriers c'est une photo formidable pour dire à ses hommes et à ses femmes qu'ils l'ont choisi en 2020. eh bien, là encore, de réitérer leurs choix. Je les appelle, je leur dis, vous qui vous levez le matin, vous qui travaillez, vous qui bossez dur, venez aux urnes, venez dimanche faire confirmer ce choix, le choix de Marine Le Pen, le choix de la région qui vous protège, la liste que je mène.
Karim Adéli, on le rappelle, députée européenne Europe Écologie-Les Verts, vous êtes à la tête de la liste de l'Union de la Gauche pour le climat, pour l'emploi. Vous aussi, vous avez choisi un visage connu, un modèle à suivre. 'ai choisi
cette photo, on va la voir, on va attendre.
Elle va
arriver là. y voyez deux grandes personnalités du Nord. Tout d'abord Pierre Moroy, ancien Premier ministre, symbole des grandes conquêtes sociales et Marie-Christine Blandin qui sera la première femme écologiste à présider le Nord Pas-de-Calais, symbole des avancées environnementales. Alors Marie-Christine Blandin, c'est une amie. Mais ça a été mon mentor en politique. Elle a été élue alors que personne ne l'attendait. Mais c'est surtout, quand on est en responsabilité, elle me l'a appris, c'est qu'on a une vision à long terme, pas une vision personnelle. Et ce qu'elle a fait pour la région, ses décisions. ont encore un impact aujourd'hui. C'est elle qui a désorienté l'ensemble des lycées. C'est elle qui a lancé les premiers TER. C'est elle qui a mis en place les premières politiques d'écologie et de préservation de la biodiversité. Et donc, lorsqu'elle est devenue justement la première femme sénatrice écolo, elle m'a fait confiance. Je suis devenue sa collaboratrice. Elle m'a appris une chose très importante. L'écologie, ce n'est pas un luxe pour les riches. L'écologie, c'est une nécessité pour tout le monde et d'abord pour les plus pauvres. Elle m'a donné une méthode de savoir travailler avec tout le monde. C'est ce que j'ai fait. J'ai rassemblé tout le monde et j'ai rassemblé les écologistes et l'ensemble et toute la gauche. Et je suis très fière d'être à la tête de cette liste pour le climat et pour l'emploi.
Merci beaucoup à tous les trois. Stéphane Barbaro, on va planter le décor. Vous allez nous rappeler les principaux enseignements du premier tour et donc les enjeux du second.
67% des électeurs, d'abord chiffres importants, qui ont trouvé mieux à faire dimanche dernier que de glisser un bulletin de vote dans l'urne. Pas vu l'intérêt de choisir le président de leur région pour les 6 années à venir. C'est donc dans ce contexte que Xavier Bertrand, président sortant d'hiver droite, a remporté 41% des suffrages, faisant autant de voix d'ailleurs qu'en 2015, mais avec un score qui bondit de 25 à 41%. Devant Sébastien Chenu, 24% dimanche, le parti de Marine Le Pen a divisé le nombre de suffrages par 3 en 6 ans. 600 000 électeurs quasiment qui se sont évaporés. de la gauche et des écologistes, complètent le podium en arrivant troisième avec 19%. Cette fois, la gauche se maintient pour ce second tour. C'est moins bien toutefois ce score de 19% que l'addition des trois listes de gauche en 2015. Avec de tels écarts, Xavier Bertrand renforce donc sa position de favori. Mais lui, comme les autres candidats, ne peuvent que relativiser ses résultats. Si on fait un petit calcul qui est intéressant, qui concerne le score de Xavier Bertrand, je le prends comme exemple, mais ça pourrait s'appliquer aux autres candidats, 41%. des voix dans ce contexte d'abstention massive, ça représente 13% seulement des inscrits.
Merci Stéphane. Alors cette abstention record, ça vous pose question, à vous politique, ça nous rend modeste, nous journalistes aussi. Alors nous avons décidé de donner la parole aux habitants de cette région, précisément à ceux qui ne sont pas allés voter. On les écoute.
Un gros problème de confiance dans le gouvernement. Je n'avais pas envie, tout simplement. Parce que quand on les voit dans les débats, c'est chacun... Ils donnent des choses et nous on ne sait plus sur quel pied danser. Donc je ne suis pas allée voter hier. Vous ne saviez pas qui choisir ? Voilà. Et je n'avais pas envie de choisir surtout.
Pourquoi le temps d'abstention ? Parce que c'était déjà la fête des pères. C'était parce qu'on sort du confinement et les gens veulent s'en aller, ils en auraient le bol.
Avec le confinement et puis un petit peu de travaux que j'ai à la maison et tout. Donc on n'a pas la tête à ça. Ça ne m'a pas intéressé du tout d'aller voter. Je ne suis
pas du tout intéressée par rapport à, par exemple, aux municipales ou aux présidentielles où je m'intéresse plus. Mais là, c'est vrai que c'est une partie que, comme c'est vague en gros, comme ce n'est pas clair tout ça, je m'y intéresse moins. C'est ça surtout.
On ne s'intéresse plus trop. On est quand même assez blasé. Ils répètent toujours la même chose et ça ne se passe jamais rien. Et on reste toujours comme ça.
Xavier Bertrand, vous n'intéressez plus les électeurs
toute façon, je vais vous dire une chose, le taux d'abstention, ce n'est pas de la faute des électeurs. C'est la responsabilité des politiques. Déjà, il faut bien voir qu'en France, c'est quand même compliqué. Les communes, les intercommunalités, les départements, les régions, l'État, l'Europe, bon sang, il n'y a que chez nous qu'on a quand même un tel millefeuille. Moi, vous le savez, ça fait partie des propositions que j'ai déjà mises sur la table. Que l'on puisse regrouper les conseillers départementaux, les conseillers régionaux, ça ferait moins d'élus, ça serait plus simple. En attendant, vous savez, la politique, s'il y avait moins de blabla et plus de résultats, ça fonctionnerait bien aussi. Alors en plus, il y a un contexte très particulier en ce moment. La dame le disait, il y a aussi la politique, est-ce qu'elle améliore encore la vie des gens ? Sur la photo de Madame Delis, il y avait Pierre Moroy. Pierre Moroy qui disait qu'il fallait mettre du bleu dans le ciel. Pourquoi ? Parce qu'il faut rendre la vie moins difficile, la vie meilleure. Et quand la politique montre qu'elle peut changer la vie des gens... Quand on permet pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat, demain davantage la santé, la sécurité, d'améliorer leur vie. Là, ils se disent ça sert à quelque chose que j'aille voter. C'est ça qui est important, les résultats. En 2005, on avait tourné
un reportage avec vous, c'était moi, et vous m'aviez dit je veux réconcilier les gens avec leur classe politique. En 2005, c'est mission impossible.
Si je peux me permettre, le fait, même avec cette abstention, que l'on ait aussi progressé par rapport à la fois dernière, ça montre que les gens disent on n'est pas forcément de son bord à Bertrand et à son équipe, mais il y a des résultats. Les gens savent qu'il n'y a pas de baguette magique. Mais quand vous réussissez à faire reculer même un peu le chômage... Quelqu'un qui reprend un emploi, il y en a plus sur une fiche de paye que sur un bulletin pour l'emploi. Ça redonne de l'espoir dans une famille, dans une maison. Quand vous aidez notamment avec les aides au transport, même 240 euros par an, c'est quand même quelques plaints qui sont pris en charge. C'est du concret, ce sont des résultats. Et quand vous avez notamment une entreprise, une usine de batteries, et puis une deuxième qui sera annoncée lundi prochain, 2000, 2000 emplois, 4000 emplois en tout, ça c'est du concret. Et vous voyez, quand la politique est concrète, elle peut intéresser. Si elle reste dans la combinaison, dans les manœuvres et tout ça, là, elle ne parle plus au français. Une
solution peut-être, alors que l'abstention ne cesse de grimper scrutin après scrutin. C'est une idée qui revient sur le tapis. Faut-il rendre le vote obligatoire ? Nous vous avons demandé de répondre par oui ou par non. On va voir vos votes apparaître à l'écran. Et voilà, on découvre vos votes. Et là, pas d'abstention, vous avez tous voté, c'est non. Alors on fait quoi Sébastien Chenu ?
Alors sur cette question précise, et puis après vous me permettrez de revenir sur la crise démocratique, moi je pense qu'il ne faut pas ajouter aux Français, j'allais dire, au moment où il y a une énorme abstention et où ça doit rendre les hommes et les femmes politiques. Humble, une espèce de côté revanchard, punitive, de dire puisque c'est comme ça, on va rendre le vote obligatoire. Je pense que ce qu'il faut, c'est ramener les gens vers les urnes par la conviction, par le résultat. C'est un peu le rôle
qu'a joué Marine Le Pen dimanche. Tout le monde a noté la manière dont elle s'est adressée aux abstentionnistes.
Bien sûr, mais par la responsabilisation. Nous, voyez-vous, on n'infantilise pas les électeurs. Nous leur disons qu'ils ont une responsabilité. En même temps, certains cadres ont été
choqués par votre ton et par celui de Marine Le Pen. Ils ont eu un peu le sentiment d'être infantilisés. Vous avez dit, alors bougez-vous, vous les avez sermonnés. Madame,
je crois que les électeurs ont une responsabilité. Ils en sont tout à fait conscients et votre reportage l'a prouvé. Ils sont conscients de ce qu'ils font et je crois que c'est à nous de leur donner la capacité à aller vers les urnes. Mais pour cela, il faut plusieurs choses. D'abord, on dit la politique, ça marche, il y a des résultats. Les gens vont voter s'il y a des résultats. Ils n'y sont pas allés parce que je crois que la région n'a pas montré son efficacité. En fait, aux élections présidentielles, on voit bien à quoi sert le président de la République. On voit bien ce qu'il... Il fait dans un sens ou dans un autre. Et il y a de la mobilisation. Pour la région, les habitants n'ont pas vu l'utilité de cette région. C'est d'ailleurs un échec pour ceux qui l'ont fusionné, qui ont éloigné les centres de décision des habitants. Les habitants aujourd'hui se disent « à quoi ça sert ? Je n'ai pas vu d'impact dans ma vie ». Et croyez-moi, les ouvriers de Whirlpool ou les ouvriers de Bridgestone, eux, ils n'ont pas eu probablement envie d'aller voter parce que la région n'a pas su sauver leur entreprise. On a des
électeurs qui ont le sentiment que les politiques sont en rupture avec la vraie vie. Vous vous revendiquez tous les trois comme des candidats anti-système, alors que tous les trois finalement être des professionnels de la politique, élus de longue date, ministres, députés à Bruxelles ou à Paris. Alors, Karim Adéli, comment se mettre véritablement dans la peau des habitants de la région ?
Alors,
M. Bertrand
a repris mes éléments de langage. C'est très bien, beaucoup de blabla, pas de résultat. Après six ans. La première question, c'est de ne pas dire aux électeurs « moi, je prends ces élections régionales pour une primaire à la présidentielle ». Ce sont deux élections totalement différentes. Qu'est-ce qu'on a vu durant le débat ? Est-ce qu'on a parlé de la précarité des jeunes ? Est-ce qu'on a parlé de la pauvreté ? Vous croyez qu'un jeune qui a moins de 30 ans, qui n'a pas de CDI... Son ambition, c'est d'aller voter pour les régionales ? Ou est-ce que vous voyez qu'une personne qui travaille, qui n'arrive pas à boucler la fin du mois, c'est d'aller voter ? On en a parlé, pourquoi, lors du premier débat ensemble ? On a parlé de sujets qui n'avaient rien à voir avec les régionales. Dans le débat national, on a parlé de quoi ? Mais dans le débat régional ? De sécurité. Pourquoi le débat de la sécurité, qui est un débat national, arrive sur les régionales ? Parce que c'est une des préoccupations des habitants, la région a quand même des leviers en termes de sécurité. Vous voyez, et à un moment, ça ne peut pas marcher. Ensuite, je terminerai par ça, parce que c'est très important. première chose qui était quand même assez scandaleuse, et je pense que tout le monde sera d'accord autour de cette table, on a un ministre, monsieur Darmanin, qui est ministre de l'Intérieur, et regardez... candidat au régional, qui n'a pas fait son travail, puisque moi je peux vous le dire, le nombre de personnes qui m'ont dit qu'elles n'avaient pas reçu leur procuration, moi-même j'ai été, j'ai vu dans un bureau des votes qui n'y avait pas mon bulletin. Qu'est-ce que c'est que cette désorganisation ? On n'organise pas des élections régionales. Visiblement c'est la poste et une société privée. Peu importe, on fait attention, on anticipe. Troisième chose et je termine, parce que vous me posez une vraie grande question sur la grande gagnante qui n'est pas là. C'est l'abstention. Qu'est-ce qu'on fait ? On ne peut pas changer la vie des gens sans les gens. C'est la raison pour laquelle, lorsque je serai présidente de la région, j'installerai une convention citoyenne pour le climat. Hop, on va les réintégrer. mettrai en place notamment aussi des budgets participatifs dans les lycées. À partir des lycées, on peut rentrer dans la démocratie. Il faut relancer l'éducation populaire. Et enfin, je terminerai une chose qui est très importante. Il faut réinventer la démocratie citoyenne. Alors oui, nous, on lancera des initiatives citoyennes à partir de 5000 signatures. Eh bien oui, le sujet sera débattu au sein du Conseil régional. Le Conseil régional ne doit plus être. gouverné par un clan il faut ouvrir les portes et les fenêtres les citoyens les associations tout le monde doit être autour de la table et c'est comme ça qu'on refait de la démocratie citoyenne vous voyez et c'est là où ça devrait nous inciter à pas connaître comme une star le président de région, mais à connaître le rôle d'un conseil régional. Et si on parlait de pouvoir d'achat maintenant ?
Je voudrais quand même juste dire un mot, parce que sur ça, il y a quand même des leçons à tirer de tout ça, de ce désastre démocratique. Parce que si nous sommes là, et avec ces chiffres qui sont exceptionnels, sous la Ve République, ces chiffres d'abstention, ça montre une chose, c'est que le système qui veut se maintenir, lui, il tire bénéfice de cette abstention. C'est le système des sortants qui tire bénéfice de cette abstention. Mais vous êtes tous dans ce système ? – Sous-titrage FR – Un mot si vous le permettez. Vous êtes issu de ce système. Moi je l'ai quitté justement. Je l'ai quitté pour mieux le combattre. Parce qu'il est inacceptable ce système qui croit qu'il est majoritaire alors qu'il y a 68% d'abstention. Et un mot aussi si vous le permettez, c'est la violence à laquelle, je vous le dis Xavier Bertrand, les propos aussi violents que vous avez tenus dimanche soir, voulant casser la mâchoire du Front National disiez-vous. Vous vous rendez compte que vous parlez à des électeurs, vous vous rendez compte que vous parlez à des Français, à des électeurs français et que vous avez des prétentions de... d'État, mais vous parlez à des Français, à des Français qui sont désespérés par les politiques que vous avez menées, des Français qui sont horrifiés, qui sont au chômage, qui subissent les politiques que vous menez et vous voulez broyer la mâchoire des gens qui votent pour le Rassemblement National. Ces propos de violence, vous croyez qu'il n'y a pas assez de violence dans notre société. Ils sont inacceptables, ils sont inadmissibles et ils vous disqualifient, Xavier Bertrand, pour les fonctions dont vous rêvez.
Alors, je vais vous dire une chose. Déjà, le débat commençait sur le fond, un changement. Donc là, M. Chenu commence de cette façon. Après, ce que je vais dire, dans 30 secondes, il va dire que je l'agresse. Non mais je le sais, je commence à connaître le cinéma. On en est au troisième débat. y a des gens qui votent Front National parce qu'ils sont en colère, parce qu'ils en ont marre, parce qu'ils ne croient plus en personne. Mais moi, je m'adresse clairement aux dirigeants du Front National que vous êtes. Et quand vous, vous parlez de démocratie, est-ce que l'on peut se respecter et me laisser parler ?
Le Front National, c
'est vous. Le FN. Avec tout ce que ça veut dire. Déjà, vous parlez de démocratie, vous vous avez changé pour prendre une place, pour prendre un poste. Parce que vous étiez à la recherche d'une place et d'un poste que vous n'auriez peut-être pas eu. La deuxième chose, briser la mâchoire des dirigeants du Front National. qui veulent broyer les gens de la région et qui veulent broyer cette région. Et je ne retire rien à ce que j'ai dit.
C'est peut-être aussi à cause de ça que les électeurs ne votent pas. Si vous pouvez s'intéresser à votre programme. Madame
Delia a parlé de clan. J'ai des je ne suis pas sectaire. Et nous avons aidé pendant ces cinq ans, parce que c'est cinq ans la réalité du mandat, des mairies communistes, socialistes, même aussi une mairie que vous connaissez bien, Lossan Goel, dirigée par un écologiste talentueux, des mairies centristes, des mairies gaullistes, indépendantes, même Hénin-Beaumont, même Villers-Cotterêts. Donc le côté clan, je le réfute. Par contre, intérêt général, certains auraient pu même d'ailleurs me reprocher 'aider d'autres. Non, je me souviens bien. Également du message d'intérêt général qui a été celui de Pierre de Saint-Ignon à l'époque. Et cet intérêt général, je l'ai toujours eu en moi et jamais il ne me quittera. Jamais il ne me quittera. Allez, maintenant, on va voir un chiffre qui vous
appelle tous à la responsabilité. On va voir un chiffre qui vous appelle tous à la responsabilité.
Il y a une chose qui est très importante dans ce qu'il a dit. Regardez ce chiffre. On va regarder un chiffre. Notre région est la plus pauvre de France.
On a un million. de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. S'il vous plaît, messieurs, dames, on va parler la région et des préoccupations des habitants, si vous voulez bien. compte un million de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans les Hauts-de-France. C'est un habitant sur six. Alors effectivement, s'il y a bien un domaine de la vie quotidienne où on mesure très concrètement l'action des politiques, c'est le pouvoir d'achat, gratuité de certains services, aide, bref, la région a des leviers.
Effectivement, Xavier Bertrand, vous, vous voulez financer à 90% le permis de conduire des jeunes en formation. La jeunesse, c'est la priorité aujourd'hui
question, c'est un jeune, est-ce qu'il pourra faire son avenir dans les Hauts-de-France ? Est-ce qu'il pourra s'accomplir ? Est-ce qu'il pourra trouver un emploi ? Et donc tout doit être dirigé vers eux. C'est les lycées, c'est pour ça qu'on met beaucoup l'accent avec Manuel Martin sur les lycées et on va continuer. C'est aussi la formation, le stage. La région était à 1000 stagiaires par an au sein des services de la région, va passer à 1500 pour leur mettre le pied à l'étrier et nous allons mettre en place avec le monde économique, j'ai des représentants du monde économique, des représentants des ouvriers. Docker par exemple, représentant des entrepreneurs pour mobiliser tout le monde en disant, il faut absolument qu'on réussisse à leur mettre le pied à l'étrier, surtout en cette année. Est
-ce que c'est possible dans une période d'instabilité économique comme celle qu'on dit aujourd'hui ? L
'angoisse de ces jeunes, des parents, c'est de dire à la rentrée, ils ont besoin d'alternance pour leur formation. Est-ce qu'ils vont trouver le stage ? Et là, est-ce qu'ils vont trouver ce premier emploi ? Donc on doit mettre l'accent là-dessus. Et ce qu'il faut voir également, c'est l'orientation. On est aujourd'hui en train de mettre en place un nouveau dispositif, au-delà de ce que font les centres d'information et d'orientation. Et vous l'avez dit, pourquoi le permis ? Parce qu'aujourd'hui, le permis, c'est devenu un impôt qui ne dit pas son nom. C'est 1 500 euros. Sauf que l'impôt sur le revenu, tout le monde ne le paye pas, mais le permis, tout le monde doit le payer. Et après le permis, il y a la première voiture. Et donc, nous allons financer 90% du prix de ce permis, de façon à leur permettre, ils sont en formation ou en recherche d'emploi, à ne pas être bloqués. Et en revanche... Pour un parent qui élève seul les enfants, c'est bien souvent 90% des femmes seules, là il n'y aura pas de limite d'âge pour financer le prix du permis. C'est un coût important, certainement 10 à 15 millions d'euros par an, mais je pense que c'est la clé pour qu'il n'y ait pas de frein à la mobilité, surtout pour ceux qui habitent en milieu rural.
Karim Adélie, qu'est-ce que vous ferez, vous, si vous gagnez la région
Tout d'abord, je mettrai en place la gratuité des transports pour les moins de 26 ans. C'est concret, c'est direct, la première chose. Deuxième chose, je mettrai en place notamment un grand plan de rénovation thermique des logements. Aujourd'hui, c'est un scandale. Dans notre région, on paie des factures qui explosent alors qu'on n'arrive pas à les isoler. Et donc, c'est gagnant pour le pouvoir d'achat lorsqu'on isole et c'est gagnant aussi pour le climat et pour l'emploi. Je mettrai en place une chose qui est assez simple, c'est notamment un revenu de solidarité pour les jeunes. J'ai mal au ventre. 90 000 jeunes sont sans rien, sans diplôme, sans formation. Ils sont laissés à la rue et aujourd'hui, ils sont dans des conditions indignes de pauvreté. Non, nous allons les aider avec un revenu de solidarité. Combien ça
coûterait la région ? C'est bizarre parce
que vous faites toujours cet exercice d'incompétence à la gauche et les écologistes. Et combien ça va coûter le permis ? Dites-moi. Monsieur Bertrand vient
de nous le préciser et effectivement, l'argent ne tombe pas du ciel.
de personnes, quels sont les critères ? Vous voyez, il y a plein de choses à voir dans le détail. Moi, j'ai été très très claire sur le revenu de solidarité. Ce sera environ 500 euros par mois. D'abord, on va prendre tout de suite les 15 000, ce qu'on appelle les 15 000 jeunes qui sont ni dans la formation, ni sont diplômés, mais il faut les chercher. Donc on travaillera avec les missions locales, les missions de jeunes. Et ensuite, la première année, ça va nous coûter 7 millions d'euros. Jusqu'à la fin du mandat, nous monterons jusqu'à 26 millions. C'est important. Deuxième chose qu'il faut mettre en place assez vite, notamment, c'est la question des formations. Nous avons été sous-cloués par le Covid. Nous mettrons à disposition l'ensemble, et je dis bien l'ensemble, des formations sanitaires, sociales. On fera de la gratuité sur ces formations. Et troisième point qui, moi, me semble important pour le pouvoir d'achat, c'est la mutuelle. La santé est quelque chose de très fort pour nous. Nous mettrons en place une mutuelle régionale qui sera accessible. aussi bien aux jeunes qu'aussi bien à nos aînés. Mais il va falloir prendre aussi. des mesures totalement nouvelles. Dans le pouvoir d'achat, c'est les aides à l'installation, notamment des jeunes agriculteurs qui veulent aller dans le bio. Je rappelle qu'aujourd'hui, nous sommes la dernière région en agriculture biologique, moins de 2%. On y reviendra tout à l'heure, effectivement. Nous allons les accompagner.
Et je termine. Si vous voulez qu'on aille au bout des chapitres qu'on souhaite évoquer ce soir, il faut qu'on y passe moins de temps. Oui, mais c'est pour vous dire
que... C'est du fond, c'est du concret, c'est des propositions, il n'y a pas de promesses, vous voyez, ce sont des propositions concrètes qui sont bon pour le climat, le pouvoir d'achat, mais aussi...
pour
l'emploi.
– Alors Sébastien Chenu, vous voulez augmenter le pouvoir d'achat des habitants de la région en stoppant les gaspillages et la communication, dit-on sur votre programme. – Pas seulement, pas seulement. – Mais qu'est-ce que ça veut dire ? – Tout
ça n'est pas une mesure. – Ça vous permettrait de dégager quelque chose ? – Le pouvoir d'achat, madame, c'est une thématique, et rappelons-nous, que les gilets jaunes ont mis au devant, en réalité, de la Seigne il y a déjà quelques mois, où en sommes-nous aujourd'hui ? D'abord, je pense que ce qui impacte le pouvoir d'achat, ce sont évidemment des politiques nationales. Les politiques nationales que soutient M. Bertrand. La réforme des retraites qui va voir les pensions baisser, c'est une… politique nationale qui impacte la vie quotidienne des gens. M. Bertrand soutient cette réforme des retraites. Il y aura une baisse des pensions. Ça, c'est moins de pouvoir d'achat. C'est la santé qui coûte cher. La tarification à l'acte. M. Bertrand et ses amis avec M. Macron, c'est eux qui l'ont mis en place. C'est lui qui l'a mis en place. Ça, ça coûte cher. La prime Covid que voulait sucrer M. Véran, le ministre de la Santé, aux soignants, j'y viens, madame. J'y viens. Je crois que j'ai encore un peu de temps de parole. La prime Covid que le ministre de la Santé voulait sucrer aux soignants du Nord et du Pas-de-Calais, c'est du pouvoir d'achat en moins. Heureusement que nous nous sommes battus. Nous, les députés du Rassemblement national, avec d'autres d'ailleurs, car nous ne sommes pas les seuls, avec d'autres, pour faire en sorte que cette prime soit versée. Et puis, l'allocation adulte handicapé, que le gouvernement et les amis de M. Bertrand, qui le soutiennent, ont tenté de faire baisser, tentent de faire baisser, encore une fois, l'Assemblée nationale. Ça, c'est du pouvoir d'achat en moins. Il faut éviter d'abord les mesures gadget, tout ce qui ne marche pas. Ces mesurettes qui ont été mises en place, que la Cour des comptes a sévèrement épinglées, qui montrent qu'elles coûtent très cher et qu'elles ne créent pas, elles ne rendent pas le service, elles ne rendent pas le pouvoir. Le pouvoir d'achat, le service espéré. Les propositions que nous faisons, c'est d'abord développer de l'emploi. Le pouvoir d'achat, c'est aussi la capacité à travailler, à gagner sa vie, c'est-à-dire prendre en charge, nous l'avons dit, la période d'essai de trois mois dans les PME et les TPE pour les chômeurs. Ça, c'est du concret. C'est une mesure tout à fait concrète. Orienter, évidemment, les marchés publics vers les PME locales, les TPE locales, parce que des commerces et des PME qui vivent, c'est du pouvoir d'achat, évidemment. Développer l'investissement public. La région ne l'a pas fait. était en berne dans notre région durant ce mandat. L'investissement public, ça crée l'emploi, ça crée la croissance, ça fait travailler les PME locales. Et puis évidemment, la taxe carburant que nous comptons rendre pour sa part, pour la part qui est possible, parce que vous avez une part fixe et une part qui ne l'est pas, eh bien pour la part sur laquelle la région a la possibilité d'agir, nous comptons rendre 55 millions d'euros aux habitants des Hauts-de-France à travers un chèque qui sera évidemment un chèque important qui permettra aux Français qui prennent leur voiture pour aller travailler. Je rappelle que les habitants des Hauts-de-France... qui prennent en voiture pour aller travailler, c'est 75% d'entre eux. Et puis enfin, parce qu'être président de région, c'est être responsable, nous harmoniserons, nous réduirons les écarts entre les régimes indemnitaires des agents de la région qui sont en Picardie et dans le Nord et qui ne sont pas payés de la même façon, qui n'ont pas le même régime indemnitaire. En 6 ans de fusion, ça n'a même pas été fait. Vous voyez, toutes ces mesures, elles sont très concrètes, elles auront des résultats très mesurables dans la vie des gens, dans la vie quotidienne des gens. Ce sont des mesures qui donnent de l'emploi, qui donnent du travail, qui donnent du pouvoir d'aide. et qui s'éloigne des gadgets que nous avons pu voir pendant ces années, qui ont conduit notre région à être classée comme presque la moins bien gérée de France, juste avant, je crois, la Corse, de mémoire. Vous me permettez,
sur mon temps de parole. Allez-y. C'est Noël avant l'heure. Oh, le torrent de démagogie, là, c'est quand même quelque chose de terrible. Plusieurs choses. L'allocation d'adultes handicapés, aussitôt. Nous avons dénoncé, et le premier qui l'a fait, c'est Pierre-Henri Dumont. C'est certes qu'on n'est pas obligé de se parler l'un sur l'autre. Je pense, vous savez, s'il y a aussi de l'abstention, c'est parce que les débats politiques, on est au troisième débat, c'est impossible de s'y retrouver. Il suffit que je dise que ce fond est bleu et vous allez dire qu'il est vert. Pas du tout. Mais c'est comme ça que vous pratiquez les uns et les autres. Alors qu'on pourrait tout simplement expliquer quelle est notre vision, et chacun se fera son opinion, sans se parler les uns sur les autres, sans s'agresser comme ça a été le cas dans tous les débats. Maintenant, je voudrais aller jusqu'au bout des choses. La première des priorités, je l'ai dit tout à l'heure, c'est l'emploi. Mais il y a aussi une différence. C'est que nous, nous avons et nous allons continuer à aider ceux qui travaillent également. Les aider à retrouver un emploi, mais ceux qui travaillent, l'aide au transport, 100 000 personnes différentes, ça va continuer. L'aide à la garde d'enfants. Pour ceux qui travaillent, qui doivent faire garder leurs enfants, moins de 3 ans, pas scolarisés. Et puis, vous le savez aussi, l'an dernier, pour la prime Covid, moi, je ne fais plus des discours, je fais des résultats. Ceux qui avaient travaillé pendant la prime Covid, sans masque, caissière, taxi, ouvriers agricoles, ouvriers de l'agroalimentaire, livreurs, tout ça, toutes ces catégories-là. On leur a dit merci, mais il faut aller les remercier autrement. On a mis en place un chèque vacances de 100 euros dont une grande partie n'a pas été utilisée l'an dernier. Ça sera valable là cet été. C'est 12 millions d'euros qui arriveront dans l'économie pour les cafés, les hôtels, les restaurants. Et en plus c
'est consommé
dans la région. C'est-à-dire que ça fait du bien en termes de pouvoir d'achat. C'est sur Internet
?
Non, non, non. Ils l'ont déjà. Mais il ne l'avait pas utilisé forcément l'été dernier. J'étais à la foire d'Amiens l'autre jour, une dame vient me dire, on va pouvoir l'utiliser, ça va faire plaisir à la famille. C'est fait pour ça, mais en plus ça fait du bien à l'économie.
Juste
un mot, il faut quand même remettre les choses à leur juste mesure. Les mesures, par exemple, de la voiture à 1 euro, M. Bertrand, elle a touché 150 personnes par an. Vous vous rendez compte ? Dans une région de 6 millions d'habitants. Donc, où ça manque son objectif ? Ne parlez pas par-dessus moi, monsieur Bertrand. Monsieur Bertrand, ne parlez pas par-dessus moi parce que vous allez vite vous énerver encore. Vous allez devenir méprisant et insultant et violent. Ne parlez pas, monsieur Bertrand, par-dessus moi. Vous allez devenir violent et méprisant. C'est en quoi vous ressemblez à Emmanuel Macron qui va voter pour vous dimanche. Je vous connais partout, monsieur Bertrand. Je dis simplement que vos mesures, elles n'ont pas eu d'effet. Elles n'ont pas fonctionné. Et d'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis. C'est la Cour des comptes qui le dit. Vous voyez, il ne s'agit pas d'un mur bleu ou d'un mur vert. Il s'agit simplement de la Cour des comptes qui dit que ça n'a pas marché ce que vous avez proposé. Donc nous, nous proposons de changer de braquet. Alors si vous me permettez, parce qu'on va recommencer, sur les réseaux sociaux, dans les 5 minutes,
vous aurez le rapport et la vérité. Parce qu'il faut toujours remettre les pensées à l'heure. On consultera les réseaux sociaux.
Pour du fact-checking, on va vérifier les faits sur les réseaux sociaux.
Et si on parlait environnement, maintenant ?
Selon un sondage Harris sur les enjeux environnementaux, Un habitant sur deux estime que le conseil régional n'en fait pas assez. Si vous deviez prendre chacun une mesure emblématique, une seule, sur laquelle vous vous engagez vraiment ce soir en matière d'environnement, quelle serait-elle, Karima Deli ? Tout simplement, c'est de partir d'un constat
qui est terrible. D'abord, le gouvernement n'a pas été à la hauteur sur la loi climat. Il ne nous reste que quelques années pour agir. Le rapport du GIEC tire la sonnette d'alarme. Et notre région est la dernière classée dans la transition écologique. Et là, je peux le dire, monsieur Bertrand, vous n'avez pas la main verte, mais vous avez eu la main lourde sur notamment le fait de couper les subventions aux associations environnementales qui n'étaient pas, selon vous dire, d'accord avec les chasseurs. Alors c'est assez pathétique comme clientélisme. Et je rappelle ce qui est arrivé là il y a deux jours, puisque certains chasseurs ont envoyé sur les réseaux sociaux, sur mon affiche. Des traces de sang. Alors je leur dis ce soir très simplement, je n'ai pas peur de vous, je continuerai à défendre la condition animale, la biodiversité et l'accès à la nature. Et donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Les inondations étaient là. Il faut tout de suite mettre un stop vraiment à l'artificialisation des sols. Il faut arrêter de bétonner notre région. Ça c'est la première chose, c'est concret. Deux, j'installerai la première convention citoyenne pour le climat. C'est quoi ? C'est de tirer notamment au sort des citoyens. Et pendant six ans, ensemble, nous allons faire les politiques environnementales ensemble sur les territoires. Et on n'agit pas dans six ans ? Non, on n'agit pas dans six ans. Vous avez vu, là, on n'a pas agi. On est dans l'inaction. Regardez ce qui se passe. donc, ensemble, nous allons arbitrer sur les priorités. Les priorités, on les sait. L'agriculture, je l'ai dit tout à l'heure, nous avons moins de 2% de bio. Mais réagissons. avoir une agriculture biologique locale, mais c'est bon pour nos assiettes, c'est bon pour notre santé. Nous allons mettre le paquet sur ça. Deuxième chose, et je le dis de manière assez simple.
Vous voulez passer le bio de 2 à 25%, mais aujourd'hui on a un marché du bio qui sature et on a des agriculteurs qui souhaitaient se convertir ou qui se sont convertis et qui font marche arrière. Parce qu'il faut les accompagner et donc nous avons la chance d
'avoir des lycées. Ce n'est pas la question de les accompagner, la question c'est d'écouler les produits bio. Non, pas seulement. Il faut aussi accompagner les agriculteurs qui aujourd'hui sont beaucoup en conventionnel. aller dans l'agroécologie.
On est dans une logique de grande culture dans les Hauts-de-France, c'est compliqué de passer au bio. Voilà, et ça c'est
compliqué, et donc il faut avoir une vision, et donc de les accompagner. Donc nous allons ouvrir, on va ouvrir, et je termine, si vous voulez bien, notamment sur ces formations à l'agroécologie, à l'agriculture paysanne, et nous avons de la chance d'avoir des lycées agricoles, vous voyez. Et ensuite, ça c'est qu'un phénomène qu'il faut travailler. Mais il y a tous les autres domaines, et là c'est un point central. Vous avez parlé de l'emploi. Dans notre région, on y revient après. On y revient après. On avait dit une mesure.
Vous parliez des agriculteurs, je vous propose de les entendre justement. Et vous allez voir qu'ils sont souvent coincés finalement entre les directives de Bruxelles et l'appel du bio. On les écoute.
qu'on ne va pas produire en France sera importé. Et le consommateur va être floué parce qu'on va importer des produits qui ne respecteront aucune norme. On a l'impression qu'il y a un tribunal populaire qui nous juge. On a l'impression que les gens ne comprennent plus. Oui, qu'ils nous disent qu'on est des pollueurs, qu'on fait mal notre métier, que ce n'est plus cette agriculture-là qu'il faut. Or, nous, on sait qu'on est formé pour justement, par exemple, mettre ce qu'il faut uniquement à la plante quand elle en a besoin.
Pourquoi ne pas aider plus les agriculteurs aujourd'hui ? Parce qu'on l'a vu pendant le Covid, il y a les soignants qui sont en première ligne, les forces de l'ordre, mais il y a aussi l'agriculteur. On a été soutenu pendant six mois. Et aujourd'hui, au bout de six mois, on voit que c'est fini. On n'est plus autant mis en avant.
dois avoir 1200 euros à l'année de prime. Mais c'est lié au fait que je suis une petite surface. Mais ce qui est injuste, quelque part, c'est... Ok, j'ai peut-être que 8 hectares, mais je passe quand même entre 70 et 80 heures par semaine dans mes champs. Et là, avoir de la prime à la surface, du coup, ça n'a plus trop de sens.
Sébastien Chenu, on est frappé de voir à quel point on a du mal à concilier ces deux modèles aujourd'hui, en particulier dans notre région.
mais c'est vrai, mais l'agriculture, la préservation de l'environnement, de la biodiversité, elle doit se faire en réunissant tout le monde autour d'une table. Elle ne doit pas se faire en cherchant à accrocher un scalp, comme le fait Mme Deli vis-à-vis des chasseurs ou des acteurs du monde de la ruralité. Elle ne doit pas se faire non plus, parce que moi j'ai trop de respect pour ceux qui préservent notre environnement à travers leurs pratiques traditionnelles, en les traitant comme des clientèles à qui on donnerait un biscuit, puis après on ne les associe plus à rien. Moi ce que je souhaite, c'est d'avoir des... objectifs qui soient mesurables qui soient clairs c'est à dire réduire l'empreinte carbone la précarité énergétique et puis permettre de produire ici pour consommer ici ça ce sont des objectifs derrière lesquels il ya des mesures qui s'appliquent alors évidemment Réduire l'empreinte carbone, c'est activer le réseau express Grand-Lille et puis créer des aires de covoiturage. C'est 300 000 euros une aire de covoiturage. On peut en créer dans la région, mais le réseau express Grand-Lille, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler, ça permet de transporter les habitants du bassin minier vers la métropole de Lille. C'est, je crois, quelque chose qui est très important. C'est un dossier qui a été complètement abandonné par le président de région, qui avait été initié par la gauche. Rendons à César, moi je ne cherche pas à m'attirer, comme le président de région, des gloires qui ne sont pas les miennes. La gauche avait initié ce projet. le président de région l'a complètement laissé tomber, et bien je pense que ce réseau express Grand Lille, nous le remettrons en chantier, car il permet de réduire l'empreinte carbone, de désenclaver le bassin minier, de désenclaver aussi l'autoroute A1, il faut bien le dire. Et donc c'est votre engagement majeur en termes d'ambiance. Et je veux associer tous les acteurs de la ruralité, je le dis parce que les chasseurs ont été souvent maltraités, les pêcheurs, les associations, les gens qui sont dans la ruralité, à travers un grand plan de préservation des zones humides. Ce sont eux qui nous aident à préserver cette envie. L'environnement et cet écosystème et cette biodiversité. Moi, je les ai rencontrés. Vous savez, moi, je suis un homme d'équilibre. Je ne suis pas dans les mains des uns ou dans les mains des autres. Je cherche à regarder quel est l'intérêt général. Je les ai rencontrés. J'ai compris et j'ai travaillé avec eux. J'ai créé un programme avec eux. Vous aviez Carlos Descamps dans votre portage, le président de la coordination rurale qui figure sur ma liste, qui s'exprimait. Eh bien oui, nous allons travailler ensemble. La biodiversité, l'environnement, ce n'est pas un sujet dans lequel on doit s'affronter. Ce n'est pas de l'écologie punitive qu'on veut. d'écologie populaire.
Karim Adéli vous accuse de ne pas avoir la main verte. Vous voulez planter un million d'arbres, c'est juste un coup de com' ? Moi tout seul,
avec l'ensemble des collectivités. Et déjà, après la crise du Covid, il y en a 160 000 qui sont déjà plantés. Et d'ailleurs, je vous l'indique, c'était un plan sur trois ans. Il sera prolongé sur tout le mandat. C'est aussi des réussites. Hauts-de-France propre, des dizaines de milliers de personnes qui, chaque année, à l'initiative des chasseurs, des pêcheurs, nous permettent à chacun de dire on respecte la nature et quand on le fait même une journée. ne regarde plus les déchets de la même façon et on fait attention. Et les jeunes, notamment les enfants, n'hésitent pas aussi à donner des recommandations aux adultes. Concrètement, une mesure, c'est les lycées, les campus de la transition.
On vous demande un engagement ce soir.
Je viens de vous le dire. L'engagement, il a commencé avec Rêve 3. Philippe Basseur, Pierre de Saint-Ignon, Jérémy Rivkin. On a continué, on a amplifié sur toute la région, également la partie picardique. C
'est la troisième
révolution industrielle, c'est-à-dire la chambre de commerce industrielle. Sur les 1 400 projets qui sont aujourd'hui concrets. Je parle de la population, bien évidemment. Il y avait des dizaines de milliers d'emplois. Ce ne sont pas mes chiffres, ce ne sont pas les chiffres de Philippe Vasseur, ce sont ceux de chercheurs de l'université. C'est du concret et c'est sur toute la région. C'est notamment un projet paille sur le Saint-Quantinois. Donc vous voyez, le grand public, pas encore assez. Mais les entrepreneurs le savent pas. Vous allez
poursuivre. Je rappelle juste pour les téléspectateurs ce que c'est que Rêve 3. Vous m'interrompez si je me trompe. C
'est
donc la Chambre de commerce et d'industrie et la région. Et le conseil régional. Ça dose au conseil régional. Pour financer, pour soutenir des entreprises qui oeuvrent pour la transition écologique. Pas seulement des
entreprises, des collectivités qui décideraient de financer des chaudières biomasse. C'est aussi notamment tout ce qui est bâtiment et énergie positive. Il y a un nouveau CFA. qui a vu le jour dans le Valenciennois, il est totalement Rêve 3. Et donc je vais jusqu'au bout, c'est le mariage de l'économie et de l'écologie. Tant que je serai à la tête de la région, il n'y aura pas de décroissance. On a besoin d'emplois, on a besoin de pouvoir d'achat. Et tous ceux qui nous disent qu'il faudra moins d'emplois parce qu'il y a l'écologie, non, je veux les deux ensemble. Et
les entreprises aéronautiques, elles ont leur place dans Rêve 3 ?
Évidemment, parce que vous le savez bien, l'avenir c'est quoi ? c'est l'électrique pour tout ce qui est roulage au sol, et notamment sur Méolde, ça fera aussi des débouchés, et c'est l'hydrogène demain. Je voudrais juste terminer sur la question des jeunes et des lycées. C'est qu'en plus de la transition écologique, c'est du photovoltaïque, c'est des potagers, ce sont des circuits courts, et c'est tout ça que je veux continuer à développer. Mais en revanche, je vous dis une chose. Moi l'agriculture, je la soutiens tous les jours. Certains soutiennent les jours pairs et les jours impairs et critiquent. Je ne supporte pas la façon dont on parle de nos agriculteurs et à ceux qui se livrent à l'agribashing. Et d'ailleurs on a parlé tout à l'heure des inondations, on est bien content quand il y a des inondations dans les communes rurales d'avoir les agriculteurs qui aident avec leur matériel. Et puis surtout derrière ce sont des entreprises agricoles. Et il faut bien évidemment que l'on continue à les soutenir comme on l'a fait. La région a financé. le monde agricole et on continuera à le faire. Il y a ceux qui veulent passer au bio et puis il y a les autres qui ne sont pas des pollueurs, qui sont avec une agriculture conventionnelle et qu'on va continuer à aider. Parce que si demain l'agriculture des Hauts-de-France s'affaiblit, c'est toute l'industrie agroalimentaire qui disparaîtra. Et moi je le dis, je suis du côté des agriculteurs et je continuerai à l'être et je me battrai contre tous ceux qui font de l'agribashing. Ce sont des gens bien. qui produisent des choses que je suis, moi, en confiance, à donner à manger à ma famille. Et je préfère ça plutôt que ça vienne de certains pays européens ou de certains pays qui sont beaucoup plus loin sur la planète.
Alors, vous voyez, ça c'est le débat caricatural. À droite, on a la décroissance. À gauche, on a l'écologie punitive. Mais les deux se rassemblent pour dire une chose, c'est leur inaction. Vous parlez d'agriculture. Quand on parle d'agriculture, la première chose à voir, c'est que malheureusement, à cause des pesticides, nos agriculteurs sont malades. À cause des pesticides, parce que tout à l'heure, vous m'avez repris sur le chiffre et j'ai vérifié, non, il n'y a pas de surplus de bio dans notre région, madame, je suis désolée. Au contraire, on en manque, surtout dans les assiettes de nos enfants, dans les lycées. Moi, j'ai envie que les jeunes mangent bien bio et notamment bon pour leur santé. On en a tous envie, mais ça coûte plus cher. C'est là où il faut travailler.
Plus la demande,
plus on produira du bio, plus les prix baisseront. Et ça, on le sait. La dernière chose que je n'arrive pas à accepter, et vous ne comprenez toujours pas, et c'est pour ça que vous allez avoir du mal, c'est que l'avenir, c'est l'écologie, parce que oui, c'est une opportunité. Ce n'est pas l'opportunité, notamment de ce que j'entends avec Rêve 3. Rêve 3 a été lancé dans une perspective réelle d'emploi vert, mais également de projet décarboné. Quand je vois Tropicalia, qu'est-ce que c'est que ce projet ? C'est un projet label Rêve 3. C'est une grande serre de 20 000 m² qui va détruire 9 hectares de terre agricole, alors qu'on en a besoin aujourd'hui. On va mettre quoi ? Ça va être un safari sous cloche, des papillons venant de l'autre bout du monde, des arbres d'Amazonie, etc. C'est ça, Rêve 3, pour notre région, c'est hors de question. Il faudra relancer l'écotourisme et notamment sur la Côte d'Opas. La Côte d'Opale qui est une belle Côte d'Opale. Deuxième sujet, je suis désolée, tout le monde a parlé, donc maintenant, moi aussi. Vous êtes en avance sur votre temps de parole. La deuxième chose que je veux mettre en place, si on veut rentrer dans la transition écologique, c'est véritablement faire en sorte que, oui, 100 000 emplois verts, locaux, non délocalisables, ça veut dire quoi concrètement ? Les filières qui marchent. La rénovation thermique, c'est bon pour le climat, c'est bon pour l'emploi. Quand on voit où nous sommes une région qui est malheureusement amiantée. qui est pollué. Il faudra lancer notamment les filières de dépollution, de désamiantage. Ça, c'est bon aussi pour le pouvoir. Un
point, je pensais être un peu en retard. Et ensuite, ne pas faire d'écologie,
ne pas faire d'écologie. Ça, c'est la punition parce que derrière, c'est des drames humains comme on voit aujourd'hui à Beauvais. Si vous voulez qu'on parle de la ruralité, il faut qu'on avance. Un
point pour clôturer ce chapitre, si vous le permettez. On parle de rêve 3. Il faut savoir que Zébertrand transforme toujours une grenouille en bœuf. Mais rêve 3, 15 millions d'euros dans le budget sur un budget de 3 milliards et demi. On ne fait pas une révolution. industrielle avec 15 millions d'euros de budget. Simplement 50% des émissions polluantes, elles sont importées. Donc ça veut dire qu'il faut qu'on travaille sur les filières. Les filières de la chimie verte, par exemple. Les filières d'avenir, comme la chimie verte, ça ce sont des filières sur lesquelles il n'y a pas eu de réflexion, il n'y a pas eu d'anticipation, alors qu'il y a la possibilité de créer des emplois. Oui, là il y a quelque chose à faire, ça n'a pas été défriché par la région.
On va pas refaire tout le débat. On a parlé du projet Tropicalia. Je voulais que je vous dise une
chose. Madame Karimadelli aurait été aux responsabilités à l'époque. Je suis sûr qu'elle se serait opposée à Nausicaa. Je suis sûr que Nausicaa, avec quelqu'un comme vous, n'aurait jamais vu le jour. C'est une réussite. C'est une réussite touristique, économique. Et pas seulement sur la préservation de certaines... Avec vous, Nausicaa n'aurait jamais vu le jour.
On ne va pas refaire le débat sur Nausicaa.
On ne va pas non plus refaire le débat sur les éoliennes. On a beaucoup entendu. Par contre, on vous a quand même fait voter sur les éoliennes. S'il vous plaît, on va avancer. On va avancer, s'il vous
plaît. C'est trop facile, monsieur Bertrand. Mais après,
on s'étonne qu'il y ait des électeurs qui n'aillent pas voter. On s'étonne qu'il y ait des électeurs qui s'abstiennent. On n'arrive pas à parler
du concret. On va continuer à parler environnement. De toute façon, avec cette question, effectivement, financerez-vous la construction de nouvelles éoliennes ? Vous avez tous les trois répondu. On voit les réponses.
Voilà, Xavier Bertrand, c'est non. Karim Madeli, oui. Sébastien Chenu, non. On connaît vos points de vue. Xavier Bertrand, pas d'éoliennes supplémentaires pour vous, pas non plus pour vous Sébastien Chenu. Xavier Bertrand, vous en revanche, vous souhaitez que la région accueille deux réacteurs nucléaires EPR, mais là c'est une compétence nationale. Alors comment le président de la région peut peser et consulteriez-vous quand même la population au moyen d'un référendum par exemple ?
La première des choses, c'est qu'il faut que la région soit candidate. Si la région n'est pas candidate, il ne peut pas y avoir l'implantation d'EPR. La région Normandie l'a déjà fait pour les deux premiers et moi je suis candidat à ce qu'il y ait ces deux EPR. J'ai d'ailleurs rencontré l'ensemble des syndicats de la centrale de Graveline parce que Graveline aura une durée de vie limitée un jour ou l'autre. Et moi je souhaite que l'on anticipe et que l'on soit candidat très vite. Là d'ailleurs, c'est l'une des raisons pour lesquelles ce débat sera aussi un débat de la présidentielle. Moi je souhaite que l'on confirme l'intérêt stratégique pour le nucléaire parce que si on veut une énergie décarbonée... C'est le nucléaire. Et le scandale financier des éoliennes, il y en a marre. Le scandale sur les paysages des éoliennes, il y en a marre. Le scandale des populations qui se trouvent encerclées par les éoliennes, basta. On est la région de France où il y a le plus d'éoliennes. Le gouvernement n'a pas tenu ses engagements. Il avait dit qu'il y aurait un moratoire. Des zones où il n'y aurait plus du tout d'implantation, il n'a pas tenu parole. Alors nous avons donc décidé d'encourager et de favoriser. une fédération d'associations anti-éoliennes. Et donc nous allons financer ces associations qui permettront de faire de l'information, des études environnement santé, voire d'engager des actions pour bloquer les projets. en attendant que les choses changent et elles changeront à la présidentielle. –
Sébastien Chenu, vous êtes pro-nucléaire, vous aussi ? –
Moi je suis pro-nucléaire, ce n'est pas une nouveauté au Rassemblement National, nous avons toujours soutenu cette énergie qui est fiable. Mais sur l'éolien, j'ai envie de demander à M. Bertrand, mais où il était pendant 6 ans ? 25% de l'éolien français est condensé dans notre région, est concentré dans notre région, 25%. M. Bertrand a présidé de la région pendant 6 ans, mais où était-il pendant ces années ? Nous, nous voulons un référendum pour qu'il y ait un moratoire, nous, nous voulons… des référendums locaux. Nous, nous voulons financer des études épidémiologiques, des études sur les conséquences qu'a l'éolien sur la santé des habitants, qu'a l'éolien sur la santé des animaux. Voilà ce que nous allons faire. Nous, nous voulons soutenir les structures anti-éoliennes. C'est clair, c'est notre cheval de bataille depuis très longtemps. Mais on a l'impression qu'on a un président de région qui découvre comme une poule devant un couteau qu'il y a des éoliennes partout dans notre région. Vous savez, c'est quand même incroyable d'avoir été aux responsabilités pendant 6 ans et de dire au bout de 6 ans, je vais faire ce que je n'ai pas fait. L'éolien est une escroquerie. L'éolien coûte cher aux habitants. L'éolien coûte cher aux collectivités. L'éolien détruit des emplois, détruit des paysages. Vous connaissez notre détermination. Il y a quand même 2000 emplois dans le secteur. Non mais ça en détruit énormément. Et demandez aux pêcheurs d'ailleurs ce que l'éolien peut détruire avec l'éolien en mer. C'est la question que j'allais poser à Karima Delis justement. Si plus personne ne veut des éoliennes à terre,
est-ce qu'il faut les mettre en mer
Alors tout d'abord, on remarque une chose. c'est que, messieurs, je suis désolée, vous êtes dans le déni climatique. Nous avons des accords de Paris à respecter. La loi nous demande d'amplifier la question des énergies renouvelables. Tout d'abord, bien sûr qu'il y a l'éolien. L'éolien, c'est un secteur en croissance, plus 25%. Et donc, tout le monde se plaint, notamment M. Bertrand comme M. Chenu. Alors là, sur les éoliens, comme sur le nucléaire et sur beaucoup d'autres choses, ils sont d'accord. Eh bien, on voit bien que... Ça n'a pas été, on parle d'anarchie sur notre territoire, etc. Mais il faut mettre en place une nouvelle gouvernance. Avec les citoyens, avec les maires. Et il y a certaines choses qui marchent très très bien. On
rencontre énormément d'habitants qui sont en colère aussi. Oui, mais il faut les écouter.
Donc on ne fait pas n'importe quoi quand on est président de région. La deuxième chose qui me dit aussi qu'il va falloir développer le solaire, l'éolien, la biomasse, etc. Mais dans l'éolien... On avait le meilleur centre de formation de ces métiers, le WinLab. 80% des jeunes qui rentraient dans ce centre de formation sortent avec un CDI. On l'a supprimé. Les éoliennes aussi sont gagnants-gagnants pour le pouvoir d'achat. La maire de Montdidier et Catherine... Attention, vous avez beaucoup
d'avance, Karim Adélie. Donc si vous voulez avoir votre minute
de temps de parole à la fin... Catherine Quignon, qui est maire de Montdidier, grâce à l'installation d'éoliennes et un service public d'énergie, vous savez quoi ? C'est chaque habitant qui a un chèque de 50 euros par mois. Et ensuite sur l'EPR. Le nucléaire, ce n'est pas une compétence de la région. Vous allez être privé de carte blanche si vous êtes toujours aussi déserte.
Juste un point, juste pour encore une fois, pardonnez-moi, remettre les pendules à l'heure. Le Front National, il est contre... les éoliennes au moment des élections seulement. Il faut que vous soyez informé, M. Chenu. La mairie des Nimbomont, en 2015, elle a vendu des terrains dans la Somme pour se faire du pognon. M. Thor, maire de Vadencourt. Laissez-moi finir, monsieur. M. Thor, maire de Vadencourt, tête de liste du Rassemblement national. Ça s'améliore, ce Rassemblement national. Dans l'Aisne. Vous avez quoi ? y a une vidéo où il dit « c'est bon, ça fait des recettes d'argent ». C'est faux. C'est toutes les contradictions du Front National. C'est-à-dire qu'au moment des élections, il faut en parler, mais en réalité, ils prennent l'argent. Voilà la réalité. Il faut être cohérent dans la vie. Il faut se tenir droit et être cohérent et
dire la vérité. Je salue le fait que M. Bertrand nous appelle « Rassemblement National » enfin et qu'il reconnaisse la réalité des choses. Simplement, il oublie de parler de ce qui se passe à Saint-Quentin et dans la communauté d'agglos de Saint-Quentin où Mme Macaré, qui est sur sa liste, a fait voter le développement du parc éolite. Alors, M. Bertrand, tout penaud, a dit qu'il ne voulait pas participer. Est-ce que je peux terminer un propos, M. Bertrand ? Parce qu'ici, vous savez, on n'est pas au Conseil Régional, donc ce n'est pas vous qui faites la loi. Et arrêtez d'insulter vos adversaires politiques. Ça vous grandira, M. Bertrand. Ça vous grandira. Vous avez beaucoup d'ambition. Je ne ferai jamais plus qu'un mètre 70, M. Jean-Michel. Oui, probablement. Mais vous avez de grandes ambitions. Respectez les autres. Vous savez, c'est ça la politique. Respectez les autres. Vous êtes en train de faire naître des polémiques absurdes parce que votre résultat sur l'éolien est pitoyable. Vous avez laissé... notre région être couverte d'éoliennes. Nous, nous avons des propositions qui sont très claires. Il n'y a pas une éolienne à Hénin-Beaumont. Regardons autour de Saint-Quentin, il n'y a pas d'éoliennes. Pour le reste, tenez-vous, M. Bertrand, mettez-vous à la hauteur de vos ambitions.
Je vous propose de parler culture. Je vous préviens, on a trois minutes devant nous. Il nous a vraiment manqué durant ces longs mois de crise sanitaire. C'est le spectacle vivant. La région soutient la culture. Xavier Bertrand, vous avez voulu en faire un marqueur de votre mandat. Quel serait à chacun... votre grand projet culturel, votre signature pour la région demain. Karim Adhani. Tout d'abord, c'est la culture partout et pour
tous. Et donc tout de suite, quand je prendrai cette grande responsabilité de présidente de région, je mettrai en place un plan d'urgence, notamment pour les emplois artistiques et techniques, pour des projets qui vont de la rencontre des habitants sur les territoires, qui se multiplient en ce moment, notamment ce qu'on appelle cette culture partagée, dans la représentation, les ateliers, les expositions. Si on devait imaginer un grand événement qui nous fasse rêver. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je pense notamment au fait qu'il y a des grands événements qu'il faut soutenir, mais il y a tout le reste, qu'on n'en parle pas. et qui sont plus petits, notamment dans les milieux ruraux, etc., dont on a besoin. On a trois
minutes.
Sébastien
Chenu, à
vous.
Mais la culture, c'est l'identité. Et l'identité, elle est picarde, elle est flamande, elle est ch'ti. Évidemment, ce sont nos identités multiples dans cette région qu'il faut préserver. Je les soutiendrai. Ce sera toujours mieux que d'avoir une conseillère déléguée en relation avec la Tunisie et l'Algérie, comme il y en a eu. Un événement qui nous ferait rêver. Deux choses. Un grand plan de préservation du patrimoine. Moi, je ne veux plus voir, comme l'église Saint-Joseph à Lille, de destruction d'édifices à l'intérêt patrimonial. avérées dans notre région. Et puis, vous parlez d'un grand événement. Moi, je veux des événements qui aient lieu non pas dans la métropole de Lille, je pense par exemple à ce festival des musiques électroniques que je souhaite, parce que tout concentré dans la métropole de Lille, l'Institut Régional de la Photo, les festivals, etc., eh bien, ça laisse de côté toute la ruralité qui a besoin aussi de culture. Donc moi, ce que je souhaite, c'est que la culture, elle puisse inonder, irriguer l'ensemble de notre région.
Xavier Bertrand crée un grand lieu culturel à Amiens, par exemple, à El Frécinet.
Sur la BD. sur la bande dessinée, mais pas seulement pour Amiens, parce que Pascal Mériot et son équipe, ils ont des idées pour faire sur, pas seulement l'ancienne Picardie, mais sur l'ensemble de la région des Hauts-de-France. Ça, c'est un beau projet, je l'ai dit aux élus d'Amiens, je suis prêt à ce qu'on investisse beaucoup et qu'on favorise la médiation et qu'on développe la bande dessinée. Et ensuite, ce sont des résidences... Dans une ancienne
à la SNCF, je précise.
C'est un très beau lieu, c'est un lieu magnifique. Vous y allez, vous êtes séduit par ce lieu. Et les élus d'Amiens, l'ingeste Brigitte Fouret, sont aussi sur la maison Gordon. aille vite, mais qu'on aille sur l'ensemble du territoire, comme les résidences d'artistes, sur l'ensemble du territoire. Ce qu'il faut, c'est de la diffusion. Mais aussi la culture, il faut la protéger. La liberté d'expression, la liberté de création. Tant que je serai à la tête de cette région, il n'y aura pas de censure pour la culture. Et je le dis en regardant M. Chenu.
Merci beaucoup. Dans un instant, nous vous laisserons à chacun une minute de libre expression. Mais tout d'abord, une synthèse pour ceux qui nous auraient rejoints en cours de route. Stéphane Barbero, que retenez-vous de ce débat ? Ça a chauffé quand
même. Un petit peu, oui. Dans deux heures, peut-être que beaucoup d'entre nous seront dans le match des Bleus à l'Euro en football. C'était un peu l'échauffement ce soir. Vous auriez même pu sortir le sifflet, Virana et Dominique, tellement ça a été en effet un peu tendu. On a l'habitude de dire, vous savez que le football, c'est un sport qui se joue à 11. contre 11 et qu'à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne. Ça ne se vérifie pas toujours d'ailleurs. Je suis d'accord avec vous, monsieur Bertrand. Ça ne se vérifie pas toujours d'ailleurs. On a envie de dire que l'élection régionale dans les Hauts-de-France, c'était un sport ce soir qui s'est joué à deux contre un. Karim Adéli et Sébastien Chenu face au tenant du titre Xavier Bertrand. À l'attaque, Karim Adéli qui a accusé Xavier Bertrand de gouverner en clan. Autre attaquant de pointe ce soir, Sébastien Chenu qui estime que Xavier Bertrand n'a mis en place que des mesures gadget. Face à ce duo... d'attaquant donc le mur défensif Xavier Bertrand. Le président sortant qui a joué d'ailleurs l'attaque davantage que lors du précédent débat qu'on avait eu ensemble. Sébastien Chenu veut verser un chèque carburant aux salariés qui prennent leur voiture. C'est Noël avant l'heure, réplique Xavier Bertrand. Je ne suis pas sectaire, se défend-il également lorsque Karima et Delhi lui lancent cette accusation. Et puis on retiendra qu'on a aussi beaucoup parlé de déco, finalement, de la couleur du fond ici. Alors c'est bleu, comme nos deux chèques. France Bleu et France 3. Quant à savoir pour qui le ciel sera bleu, on aura la réponse très prochainement. Rendez-vous dimanche soir. Et ce sont bien sûr les électeurs qui siffleront la fin du match.
Merci Stéphane. Espérons que Karim Benzema se montrera aussi prolifique que nos élus ce soir. Comme promis, avant de refermer ce débat, on vous laisse une minute pour vous exprimer face caméra. pour les habitants de ces régions, les électeurs. Nous avons tiré au sort l'ordre de chacun d'entre vous. Quand vous entendrez la musique, il faudra penser à conclure en 10 secondes. C'est vous, Xavier Bertrand, qui commencez.
Cette région, je l'aime profondément. J'ai eu l'honneur de la diriger pendant un peu plus de 5 ans. Et avec mon équipe, on continuera à garantir son avenir et à ce que les gens d'ici restent fiers de leur région. Et j'ai aussi une autre responsabilité, c'est faire barrage. aux dirigeants du Front National, parce que je sais pertinemment qu'avec eux, notre région ne connaîtra pas le bon avenir. Je suis convaincu que nous pouvons réussir et aussi que la force de toute ma liste va nous permettre de continuer à ce qu'il y ait du bleu dans le ciel des Hauts-de-France.
Merci beaucoup. Sébastien Chenu, c'est à vous. Vous avez une minute.
Bien, mais il est désormais évident qu'il y a des intérêts communs dans le système entre Emmanuel Macron et Xavier Bertrand. Ces gens-là pensent pareil, ces gens-là se soutiennent et ces gens-là font la course ensemble. Il est désormais évident également que la violence des propos, le sectarisme de Xavier Bertrand, le disqualifie pour unir notre région et l'emmener vers des lendemains meilleurs. Il est désormais évident que l'alternance, c'est nous, le Rassemblement national, qui la représentons. L'alternance, quand on a pu la mettre en place à Hénin-Beaumont, à Bruet, à Villers-Cotterêts, ça a donné des résultats. L'insécurité a baissé. Je vous demande, chers amis des Hauts-de-France, de prendre un quart d'heure de votre temps dimanche pour vous mobiliser, pour nous faire confiance et pour faire rayonner notre région, pour la faire protéger.
Karima
Delis, c'était vous. Dimanche 27, c'est un vote qui nous engage pour 6 ans. C'est le temps d'écrire une nouvelle page et donc avec ce bulletin de vote, il va falloir que vous nous aidiez. Oui, aidez-nous à être l'alternative entre la droite et l'extrême droite. Aidez-nous à justement faire en sorte que notre région soit une région en pleine santé, où on mette fin aux déserts médicaux, on embauche des médecins. Faire en sorte que notre région devienne la région des emplois d'avenir, des nouvelles filières. Faire en sorte que notre région soit une région où la culture soit partout et pour tous. Faire en sorte que notre région n'accepte pas ces 100 000 passoires. Nous allons faire en sorte que chacun d'entre vous ait un logement digne. Faire en sorte que chaque enfant puisse avoir une alimentation de qualité. oui, de faire en sorte que notre région soit sans pesticides. Vous l'avez compris, ce dimanche 27, il est de votre portée de montrer que personne n'a gagné cette élection. C'est à vous de jouer. Juste trois minutes dans un bulletin de vote et vous pouvez donner à nouveau destin à notre région pour six ans.
Alors très rapidement, puisque vous avez tous été très disciplinés, je vais vous demander quelle sera votre première mesure si vous présidez la région demain. Xavier Bertrand.
Le permis pour les jeunes qui sera voté dès le mois de juillet. Juillet 2021, tout de suite, très vite.
Parfait, Sébastien Chenu. Mesures
en faveur du pouvoir d'achat, réfléchées 55 millions d'euros dans le portefeuille des habitants des Hauts-de-France.
Karim Adéli. Je ferai la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, tout de suite, afin qu'ils puissent profiter de notre région tout l'été et puis partir en vacances, rencontrer leur famille, voir la mer. Voilà, c'est ça ce qu'on vous propose, c'est-à-dire un nouvel imaginaire et c'est maintenant.
Voilà, trois engagements pris ce soir. Merci beaucoup à tous les trois. Et puis je vous rappelle, le chiffre de l'abstention de dimanche dernier est dans la région, 67%. On ne veut pas revivre ça dimanche prochain. Alors s'il vous plaît, allez voter pour ces élections régionales et départementales. C'est la fin de ce grand débat d'entre-deux-tours. Merci à tous d'avoir participé. Merci Dominique, merci Stéphane. N'oubliez pas d'aller voter. Rendez-vous dimanche soir sur France Bleu, sur France 3 ou 2 France pour notre grande soirée électorale. 19h, des élections régionales, mais aussi des départementales. Résultats directs, invités, analyses, nos rédactions seront mobilisées pour vous faire vivre ces temps forts en direct dans toute la région. Et tout de suite, l'actualité régionale des Hauts-de-France. Et c'est avec Zohra Hamdan. Nous vous souhaitons une excellente soirée.
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