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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir, bonsoir à tous. Merci d'être avec nous sur France 3 Alsace, France 3 Lorraine, France 3 Champagne-Ardennes. Vos antennes se mobilisent pour vous proposer un grand débat du premier tour des élections régionales.
Alors vous le savez, sinon on vous le rappelle, les 20 et 27 juin prochains, nous sommes appelés aux urnes pour élire les nouveaux conseillers régionaux et les nouveaux conseillers départementaux. En ce qui nous concerne ce soir, débat sur le conseil régional de cette région Grand Est. 169 sièges à pourvoir, développement économique, aménagement du territoire, mais aussi transport, jeunesse, lycée, emploi, formation. Les compétences de la grande région sont extrêmement vastes et elles impactent directement notre quotidien.
Nous avons installé notre plateau dans l'atrium du conseil régional à Strasbourg. C'est ici, comme à l'hôtel de région de Metz d'ailleurs, que les conseillers régionaux se réunissent pour les sessions plénières. Nous sommes à quelques pas de l'hémicycle où sont votées les grandes politiques de votre région. Quel avenir pour le Grand Est ? C'est à cette question que tenteront de répondre ce soir les candidats tête de liste pour les élections régionales. Nous avons décortiqué leur programme pour les six prochaines années pour vous aider à choisir.
rappel important, les règles qui ont présidé à l'organisation de ce débat ce soir sont celles fixées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ce débat respectera ainsi la règle de l'équité. Équité qui ne veut pas dire égalité. Vous pourrez donc ce soir entendre l'expression démocratique des neuf listes en présence, mais vous entendrez certains candidats s'exprimer plus longuement que d'autres et ce, donc, dans le respect de cette règle de l'équité fixée par le CSA. Autour de la table ce soir, six candidats, ils sont avec nous, ils sont concentrés. Premier candidat à être présenté, Jean Rottner, l'actuel président LR de la région Grand Est. Bonsoir Jean Rottner.
Bonsoir.
Alors vous avez accédé à la présidence de la région en 2017 suite à la démission de Philippe Richard. Vous conduisez aujourd'hui la liste Plus Fort Ensemble, une liste soutenue par les Républicains, l'UDI du Nouveau Centre et le Mouvement Radical.
vos côtés, Brigitte Klinker, bonsoir, la ministre déléguée à l'insertion, ancienne présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Vous menez la liste « La force de nos territoires », une liste que vous présentez comme celle du rassemblement de la majorité et du centre.
Également avec nous, Eliane Romani, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes membre d'Europe Ecologie Les Verts, vous conduisez une liste dont on va dire qu'elle est verte, rose, rouge. Rose parce qu'elle est soutenue par le PS au plan national. rouge parce qu'elle est également soutenue par le Parti communiste français, est verte puisque vous avez réussi à fédérer la quasi-totalité des divers partis écologistes existants autour de votre candidature.
nous avons également Laurent Jacobelli. Bonsoir, vous êtes candidat sous les couleurs du Rassemblement national. Vous vous étiez déjà présenté en 2015 aux élections régionales. C'était sous l'étiquette de Debout la France.
conduit la liste Liberté dans le Grand Est. Florian Philippot, bonsoir. Bonsoir. Alors, vous êtes conseiller régional sortant. En 2015, vous conduisiez la liste du Front National, parti que vous avez quitté pour fonder les Patriotes. C'est au titre de cette formation que vous conduisez votre liste pour cette élection.
Et enfin, Aurélie Philippetti, bonsoir. Vous êtes ancienne ministre de la Culture, ancienne députée PS de la Moselle. Vous menez la liste de l'appel inédit autour de votre candidature des personnalités de gauche, dont la France insoumise, mais aussi du PS. Alors, vous entendrez également durant ce débat les trois autres têtes de liste de ces élections au Grand Est que nous avons interviewées. Il y aura Louise Fèvre pour Lutte ouvrière, Martin Meyer pour le parti régionaliste alsacien Onzerlande et enfin Adil Thiyad, tête de liste des démocrates musulmans français.
nous sur ce plateau également ce soir, notre consoeur de France Bleu, Maude Chaya. Bonsoir. Bonsoir. Alors vous avez recueilli pour nous les propositions, les solutions imaginées par les auditeurs de France Bleu. Vous serez notre fil rouge un peu dans cette soirée pour nous aider à y voir plus clair sur les différentes attentes des électeurs.
Oui, quelles sont les préoccupations des habitants du Grand Est. Depuis six mois, depuis janvier, nous avons recueilli des centaines de propositions sur France Bleu. via une consultation citoyenne qui s'appelle Ma Solution. Il s'agit d'une plateforme où les citoyens peuvent s'exprimer, peuvent donner leurs avis, leurs suggestions. Et ça peut toucher tous les domaines de la vie quotidienne, les transports, la sécurité, la gestion des déchets. Et ce soir, France Bleu est le relais de ses propositions sur France 3.
Merci Maude, nous vous retrouverons donc tout au long de cette émission. Sans plus attendre, je vous propose de nous pencher sur ce sondage exclusif réalisé par l'Institut Ipsos pour France Télévisions, sondage réalisé du 3... au 7 juin sur un échantillon de 1001 personnes très précisément.
Alors vous venez de voir la palette s'afficher. En tête de ce sondage avec 27% des intentions de vote au premier tour, c'est le président sortant, Jean Rottner. Donc en seconde position avec seulement deux points d'écart, la liste RN de Laurent Jacobelli qui recueillerait 25% des suffrages. En troisième position selon les sondages... Deux ex-echo à 14% des intentions de vote. D'abord, la liste de rassemblement de la majorité et du centre, donc emmenée par la ministre Brigitte Klinkert. Et puis également à 14%, Eliane Romani pour la liste verte PS-PC.
Et toujours selon ce sondage, Florian Philippot arriverait cinquième avec 8% des intentions de vote. Aurélie Filippetti atteindrait les 5%. La liste du parti régionaliste alsacien Onze-Orlande, 4%. Louise Fèvre sous les couleurs de l'Utouvre. est à 2% et Adil Tian avec le parti des démocrates musulmans français ferme la marche avec 1% des intentions de vote.
alors à l'issue de ce premier tour quatre listes seraient qualifiées pour le second tour c'est donc une quadrangulaire qui se profilerait. Ipsos n'a testé pour l'instant que cette hypothèse en estimant que l'ensemble des candidats se maintiendrait. Vous voyez les résultats qui s'affichent et si quadrangulaire il y a donc au deuxième tour et bien c'est le RN qui l'emporte. au second tour donc avec 32% des voix devant la liste de Jean Rottner qui avec 29% des suffrages serait donc battu. Eliane Romandi ferait 20%, elle arriverait en troisième position juste devant Brigitte Klinkert à 19%. Florian Philippot et puis Aurélie Filippetti donc ne seraient pas qualifiés pour le second tour. Jean Rottner. Première question qui vous intéresse, dans l'hypothèse d'une quadrangulaire, vous êtes battu au second tour. Je vais vous poser une question très simple. Comment vous jugez en fait ce que l'on vient de voir au niveau des sondages ? Qu'est-ce que ça vous inspire tout simplement
Bonsoir déjà et bienvenue dans cette maison commune de la région. Ça me fait vraiment plaisir de vous accueillir ce soir et d'accueillir tous les contradicteurs aussi qui me feront face. Ce sondage est déjà favorable au premier tour, au président sortant que je suis, et il vient corroborer les sondages qui ont pu avoir lieu ces derniers jours, donc plutôt favorablement, avec des variations aussi d'autres concurrents qui se font plutôt à la baisse. On sait que le contexte est difficile. On le savait depuis longtemps, le contexte national est compliqué. Il est favorable aujourd'hui au Rassemblement national. Je connais, moi, le travail de terrain que je fais tous les jours. Je connais le travail de terrain de mon équipe au quotidien. Et les projections sur le deuxième tour sont assez incertaines aujourd'hui, avec des marges d'erreur encore très larges. Donc, soyons prudents, continuons à travailler. Il reste encore une dizaine de jours de campagne. Donc, moi, je suis relativement serein à l'heure qu'il est.
Marge d'erreur, effectivement, 2,5% en plus ou en moins. Ça veut dire qu'il reste effectivement encore une semaine et demie, tout peut bouger. Laurent Jacobelli, vous êtes en tête. Au second tour, en tout cas, vous remporteriez la région. Pareil, même question en fait. Qu'est-ce
que vous pensez de ce sondage ? Un sondage qui vous donne gagnant, ça fait toujours plaisir, mais un sondage reste un sondage. Vous savez, la seule chose qui compte, c'est le 20 et le 27 juin, le vote des électrices et des électeurs des trois régions du Grand Est. Mais ça donne un formidable message d'espoir, un espoir que l'alternance est possible, enfin, après des décennies du même système, du centre droit, centre gauche, PS, qui ont appliqué la même politique au niveau national et au niveau régional, et dont on voit aujourd'hui que ce sont des solutions obsolètes face aux problèmes. que rencontre notre société, le problème de l'immigration, de la sécurité, le problème des territoires ruraux, trop souvent oubliés. Et donc, moi j'appelle au vote utile, le changement est possible, l'alternance est probable et réunissons-nous le 20 et le 27 juin pour gagner. cette belle région.
Madame Klinker, 14% des intentions de vote, c'est un bon score ou vous êtes déçue ce soir ?
savez, la campagne dure encore 10 jours. Il y a le débat de ce soir qui va pouvoir faire bouger les lignes. Il va y avoir d'autres débats, beaucoup de campagnes sur le terrain aussi. Ce que ce sondage ne dit pas, c'est le niveau d'abstention. Et moi, je me bats pour que les électeurs aillent voter. Parce qu'on va avoir besoin de... Tout le monde, demain, on va avoir besoin de tout le monde pour retrouver la proximité, surtout pour relancer l'économie et créer des emplois, et en particulier pour les jeunes. Alors moi, je me bats toujours pour être en tête, en tête le soir du premier tour. Il y a d'ailleurs une dynamique sur le terrain, et ce sont les idées, la sincérité, la crédibilité qui feront la différence au soir du 20 juin.
Eliane Romani, vous faites le même score que Brigitte Klinkert, 14%. C'est curieux parce qu'on sent dans la population un mouvement vers l'écologie. Est-ce que vous êtes déçu par ce score
'abord, l'histoire des sondages et de l'écologie, c'est une histoire un peu particulière, puisque depuis très longtemps, les sondeurs sous-estiment les écologistes. C'est un fait, c'était vrai déjà en 2009, ça a été vrai à toutes les autres élections, et en particulier, on l'a vu aux élections municipales dernières, et pas qu'un peu, c'était à peu près dix points d'écart entre ce qui était annoncé et ce qui est la réalité. Qui aurait imaginé que Jeanne Barzigian serait maire de Strasbourg ? Donc je vous laisse en tirer les conséquences. il y a quand même une question qui est celle de l'abstention. Et je pense qu'il y a effectivement, vous l'avez dit, un vrai intérêt pour l'écologie. Donc j'invite les gens pour qui c'est une valeur à aller voter, à se mobiliser. Et je pense que nous pouvons à ce moment-là gagner.
Florian Philippot, 8% des voix, vous ne pouvez pas vous maintenir en l'état au second tour. Qu'est-ce que vous faites au second tour ? Et on va poser la question à tous les candidats, après avoir bien sûr parlé avec Aurélie Filippetti, quelle sera votre position au second tour si vous n'êtes pas en capacité de vous maintenir ? Mais nous y serons.
Nous sommes en dynamique honnêtement très impressionnante. Je reprends un sondage qui a été fait il y a un mois et demi, nous étions à 4%. Il y a 10 jours, nous étions à 6%. Aujourd'hui, nous sommes à 8%. Donc vous voyez, la progression, elle est constante. Et j'ai envie de dire, si on poursuit la courbe, on sera au-delà de 10% le 20 juin, ce qui permettra, vu le mode de scrutin, un maintien au second tour et donc à des électeurs qui aujourd'hui ne sont absolument pas représentés par les listes concurrentes de l'être. Ma liste, elle est en dynamique, pourquoi ? Parce qu'elle s'appelle liberté et que nous sommes les seuls dans cette élection à tenir compte du contexte. Le contexte, c'est qu'on est dans une crise folle, Covid, depuis là, des mois et des mois. et que cette crise fait qu'on y a répondu par des restrictions, des discriminations. On est le jour aujourd'hui où on met en place un pass sanitaire dans notre pays, la France. On discrimine les gens selon leur état de santé. plus ou moins de droits. Vous voyez, moi, je me bats contre ça. On va, je
pense, développer
au travers des différentes campagnes. Bien sûr, mais je n'explique pas de dynamique, si vous voulez, parce que je pense que les Français en ont marre de tout ça et qu'ils veulent un vrai changement que seule ma liste incarne. Je corrige, enfin, je complète un tout petit peu la présentation que vous avez faite. Nous sommes soutenus par le mouvement que je préside, les Patriotes, mais également par via le mouvement de Jean-Frédéric Poisson, parce que nous sommes en alliance souverainiste.
OK. Du côté d'Aurélie Filippetti, on a une question d'un téléspectateur, en fait. qui est assez symptomatique de l'incompréhension de l'électorat de gauche face à la désunion de la gauche. C'est Dominique de Vandeuve-les-Nancy qui demande sur quel point y a-t-il divergence finalement entre l'appel inédit et la liste « il est temps » concernant les thèmes de la justice sociale et de l'écologie. Ça nous ramène à une question. En fait, vous n'avez pas réussi à faire la fusion entre vos des listes, la liste d'Eliane Romani et votre liste de l'appel inédit, en fait, dans ce premier tour. Vous êtes à 5% aujourd'hui, vous n'êtes pas qualifié pour le second tour. Est-ce que finalement vous n'avez pas commis une erreur ?
ne commet jamais d'erreur quand on défend ses convictions. Et aujourd'hui, à Strasbourg, j'ai rencontré la doyenne de mes listes, Jeanne, 85 ans, qui m'a dit « quand on a des convictions, on les défend ». C'est ce qu'on a fait avec cette liste d'appels inédits qui regroupe des personnalités de gauche, qu'elles soient socialistes, qu'elles soient communistes, l'ancien candidat d'ailleurs du Parti communiste à la dernière élection régionale, les insoumis. le Parti radical de gauche, place publique avec Raphaël Glucksmann, Joe Spiegel. On a aussi le soutien des jeunes générations à 11 enfants, le soutien de la gauche démocratique et citoyenne. Et on a surtout beaucoup de gens qui en ont assez de la dictature des partis et de la situation catastrophique dans laquelle nous jettent aujourd'hui, et en particulier à gauche, le fait de faire prévaloir toujours les intérêts. des partis sur les intérêts des Françaises et des Français. Et c'est pour ça qu'on a créé l'appel inédit avec Fernel Richardot, membre du Parti Socialiste et Caroline Fiat, députée et aide-soignante.
Est-ce que ça veut dire qu'une fusion des deux listes écologistes et de la vôtre, l'appel inédit, est impossible entre les deux tours ?
Bien sûr que non, mais on fera ça en fonction évidemment des résultats du premier tour. Ce soir, c'est le premier débat finalement qu'on a tous ensemble. Donc, eh bien, laissons ce débat se dérouler.
Elle vous lance un appel, Eliane Romani. C'est possible de fusionner ? Elle ne l'a
jamais changé. Je présente une liste pour l'écologie et la justice sociale. Et toutes celles qui se retrouvent sur ces valeurs-là sont les bienvenus et seront les bienvenus, bien sûr, au second tour. Il ne vous aura pas échappé que c'est une élection à deux tours. Et donc, la porte reste ouverte pour le second tour. On entend bien.
Possibilité de mariage à gauche au deuxième tour, on entend bien. Brigitte Klinkert. Il y a eu durant cette campagne, en fait, un mini psychodrame du côté de votre liste, qui représente donc la majorité, avec la liste de Jean Rottner. Jean Rottner a dit qu'il... ne fusionnerait pas au second tour, ça risque peut-être de faire remporter le Front National. Qu'est-ce que vous pensez de cette position d'en retenir ? Le Rassemblement National. Le Rassemblement National, merci, j'étais sûr que je... Mettre le logiciel à jour. J'étais sûr que je ferais l'erreur. Brigitte Linkert.
Déjà, je voudrais
rappeler... Est-ce que vous vous maintenez finalement au second tour ? Je voudrais rappeler que
les sondages ne sont pas une élection. Je voudrais vous dire aussi que moi qui suis tous les jours sur le terrain, c'est pas la question qu'on nous pose. La question des électeurs aujourd'hui et de nos concitoyens, c'est quoi ? C'est l'emploi, c'est la sortie. crise c'est donner de l'espoir aux jeunes c'est ça les vraies questions la liste que je représente est une liste de grands rassemblements une liste d'union avec 50% de colistiers qui sont des chefs d'entreprise qui n'ont jamais fait de politique mais qui veuille mouiller leur chemise pour nos concitoyens. Vous ne répondrez pas à la question
? Si, je
vais répondre à votre question, puisque je vous ai dit que ce n'est pas une question que se posent aujourd'hui les électeurs, que moi, je me présente pour gagner et que je pense pouvoir être en tête au soir du premier tour. Et quoi qu'il en soit, je ferai tout ce qu'il faut pour défendre les valeurs qui sont les mêmes, parce que c'est une candidature, pour moi, c'est central de défendre les valeurs.
Jean Rottner, on a une question d'un téléspectateur de France 3 encore qui habite dans l'aube, qui nous dit, je crois qu'il s'appelle Alexandre, pouvez-vous promettre aux électeurs de droit que vous ne vous allierez pas avec les centristes et avec Brigitte Klinker au deuxième tour de l'élection régionale ? Apparemment certains dans votre électorat ne veulent absolument pas se marier avec le parti, avec la liste qui en tout cas représente la majorité.
Vous savez, je n'ai pas de contradiction à gérer. La droite et le centre, je les représente. Vous avez cité les mouvements du centre qui étaient unis effectivement aux Républicains que je représente. C'est clair, c'est net et c'est précis. risque de faire
gagner le Rassemblement national
? Laissez-moi finir, s'il vous plaît. Je suis aujourd'hui en tête au premier tour. Je n'ai jamais eu aucune ambiguïté sur mes choix politiques et les décisions que je devais prendre. Quand il a fallu choisir, il y a quelque temps, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, j'ai fait le choix. qu'a fait Xavier Bertrand cette semaine dans les Hauts-de-France, qui est de dire « je soutiendrai effectivement Mme Bourguignon parce que je fais le front républicain » à l'image de ce que Jacques Chirac a pu nous apprendre, à l'image de ce que Nicolas Sarkozy a pu faire, à l'image aujourd'hui de ce que François Baroin défend. Moi je suis clair, je suis en premier dans les sondages. Alors on a beau les nier, tout le monde les amoindri devant vous. ils parlent quand même, et ils parlent depuis longtemps. Et c'est vrai qu'ils me
mettent
en tête. Donc le sujet, pour moi, c'est simplement de savoir ce que feront les listes derrière moi. Est-ce qu'effectivement, elles auront le courage de ce que j'ai fait, moi, il y a quelque temps, d'appeler un front républicain et à voter pour Emmanuel Macron ? Est-ce qu'elles seront en capacité de faire la même chose pour faire barrage ? au Rassemblement national. Voilà la question qu'il faut leur poser. Ce n'est pas une question qu'il faut poser au premier des sondages.
Donc la porte n'est pas complètement fermée ?
La porte n'a pas à être fermée ou à ouverte. Je serai premier, je serai en tête. Et c'est aux listes derrière de faire leur choix. Un choix qui est celui, effectivement, de faire barrage ou non au Rassemblement national et à l'extrême droite.
Reste une question en fait sur ce deuxième tour. J'aimerais répondre si vous le permettez. Oui, bien sûr, mais j'ai posé une question à Florian Philippot et à vous Laurent Jacobelli. Est-ce que finalement vous étiez sur le même parti que Laurent Jacobelli il y a quelques années de ça ? Est-ce qu'on peut imaginer qu'il y ait une fusion en fait avec Laurent Jacobelli au deuxième tour ou vous êtes définitivement pâché avec le Rassemblement National
Si vous voulez, moi je suis souverainiste. Donc je ne vais pas fusionner, c'est hors de question, avec un parti qui a laissé tomber le souverainisme. C'est pour ça que je l'ai quitté. – Quitte à ne pas être présent au
deuxième tour
et donc à ne pas avoir de conseil régional. – La dynamique que nous sommes incroyables, qu'on vit, nous mènera au second tour. Parce que le Rassemblement National, c'est un parti, quand on vote, je parlais du pass sanitaire, quand on vote le pass sanitaire, il n'y a pas un député du Rassemblement National qui est présent dans l'hémicycle. Donc je ne vais pas m'amuser, pour moi c'est insupportable ça. C'est une affaire trop grave, je ne vais pas fusionner avec cela. Je suis pour le Frexit, je suis pour quitter Schengen. On va en parler
si vous le
voulez bien. Bien sûr, mais pas le plus le Rassemblement National. Moi je suis souverainiste, je ne peux pas fusionner avec des gens qui se sont ralliés au système européiste et de Schengen et de la CEDH. Donc vous avez votre réponse, non je ne fusionnerai pas, mais je serai au second tour pour qu'il y ait un vrai choix pour les électeurs, sinon il n'y aura pas de vrai choix.
Vous avez votre singularité. Allez, on vous laisse sur cette question des sondages, des hypothèses de second tour. Terminez rapidement Laurent Jacobelli.
Ah oui, rapidement, mais ça vaut le coup quand même d'analyser un petit peu ce qui vient de passer ce soir. Alors une analyse courte. Une analyse courte, mais monsieur Rutner a été très clair. Avec son appel au Front Républicain. Vous savez, le Front Républicain, c'est ce que les hommes politiques qui sont désespérés pour garder leur poste et faire des alliances improbables sortent comme Joker. Parce que très honnêtement, le Rassemblement National est un parti républicain. Le maire d'Ayange a été réélu à 63%, Fabien Angelman. Le maire de Dolincourt, qui est sur ma liste, Frédéric Fabre, 77%. Ils ont été élus par des gens de toute sensibilité, simplement parce qu'ils font bien le boulot et tout à fait de manière républicaine. Mais ce soir, on a la deuxième trahison de M. Rottner. Alors, on a bien compris. Je vais au bout. On va laisser répondre
Jean Rotter et puis après on terminera sur cet aspect des choses. Il répondra quand j'avais terminé ma
phrase, si vous me le permettez. Juste, juste. Il mènera la même politique que M. Macron. Il a des macronistes sur sa liste, des gens qui ont appelé à voter Macron, comme le maire d'Epernay, le maire de Reims. Donc tout est clair. Il y a aujourd'hui une seule voie d'alternance. Et d'ailleurs, il a lui-même chassé de sa liste les gens vraiment de droite, comme Nadine Morano. Et donc, moi, je lance un appel très clair. Tous les gaullistes, tous les gens vraiment de droite, tous ceux qui veulent changer les choses, qu'ils me rejoignent. Et puis, il veut faire barrage au Rassemblement national. On va lui laisser la parole, si vous le voulez bien. On a bien compris. Merci. Qu'il fasse d'abord barrage à l'insécurité, barrage à l'immigration. On va y revenir. On va y venir.
Jean Rottner, c'est quand même. C'est amusant
que M. Giacomini vienne nous faire la leçon ici, sur ce plateau, en citant les deux seuls maires du Grand Est qui sont de sa formation politique. C'est quand même assez symptomatique. C'est vrai que vous les citez de manière assez régulière. Je vais finir. Monsieur Giacomini, qui arrive aujourd'hui projeté par le Politbureau du Rassemblement National depuis Paris, alors qu'il était, vous l'avez rappelé, en 2015 candidat dans les Vosges. Ensuite, il est parti dans l'Essonne. Ensuite, dans les Bouches de Rhône. Il s'est présenté au municipal. Il s'est présenté au sénatorial. Pour les régionales. Donc, monsieur Giacomelli, on n'a pas de leçons. On n'a pas de leçons à recevoir de vous. Nous connaissons parfaitement et je connais parfaitement mon terrain et ma région. Essayez de faire de même, ce n'est pas simplement en promenant un bus, mais en rentrant dans le bus et en rencontrant les gens que vous ferez là aussi une véritable campagne de proximité. Alors on
va passer du registre des sondages au registre. La fusion et la
trahison arrivent après avoir trahi les Alsaciens, comme en 2014 où il leur avait promis que jamais il ne les fusionnerait dans le Grand Est. Aujourd'hui, il trahira les électeurs de droite. Je pense que c'est clair.
On va passer donc à un autre sujet qui est particulièrement clivant. Alexandra.
On va revenir à ce sondage dans quelques instants, mais pour découvrir quelles sont les principales préoccupations des électeurs, quels sont les thèmes qui vont motiver leur choix. Mais pour l'heure, une question qui n'a pas été posée dans ce sondage et qui agite cette campagne qui est extrêmement clivante entre les candidats.
Oui, c'est celle qui concerne l'existence même de la région Grand Est. Certains souhaitent un retour aux anciennes régions, le retour de l'Alsace, de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne. Faut-il démanteler le Grand Est ? adapter son organisation. C'est la question sur laquelle on va se pencher avec nos candidats. Avant cela, je vais me tourner vers notre fil rouge de la soirée, Maud Etchaya, notre concert de France Bleu. Maud, les auditeurs de France Bleu ont eux aussi un avis sur l'existence et sur le fonctionnement de cette région Grand Est.
Oui, en effet, trop grande, trop chère, trop hétérogène. Six ans après sa création, le moins que l'on puisse dire, c'est que cette grande région fait toujours débat. D'après ma solution, la consultation citoyenne de France Bleu, ce qui revient souvent, c'est le coût. Il faut cesser de gaspiller l'argent public, c'est ce que nous dit Nicolas, il a 34 ans, il habite en Moselle. Ce rejet du Grand Est reste très fort en Alsace, malgré la création de la collectivité européenne d'Alsace. Cette fusion des conseils départementaux alsaciens, c'était le 1er janvier dernier. Il faut une égalité de traitement, d'accord, une CEA en Alsace, mais à ce moment-là, il faut faire ça dans tous les autres départements. C'est en tout cas la vie de Louise, elle a 45 ans et elle réside en Lorraine.
on vient de l'entendre. En six ans d'existence, le Grand Est ne s'est pas franchement imposé dans le paysage ni dans le cœur de ses 5,5 millions d'habitants. Jean Rotner, je me tourne vers vous. Vous étiez opposé à cette grande collectivité avant sa création. Aujourd'hui, vous en êtes le président, vous êtes candidat à votre succession. Qu'est-ce qui a changé en six ans
Je pense qu'autour de cette table, il n'y a pas beaucoup de monde qui était favorable à la création de ces grandes entités sous l'égide et la responsabilité du président Hollande à l'époque. Et c'est vrai que, et moi je le dis souvent, j'étais un des fervents défenseurs d'autres périmètres, sauf que dans ce pays, nous sommes républicains. Nous sommes républicains et le Parlement a adopté une loi et derrière, les nouvelles régions ont été redessinées à la fois dans leur territoire et dans leurs compétences. J'ai décidé de me lancer dans cette aventure pour défendre mon territoire, le Haut-Rhin, pour y participer et pour être là aussi en cohérence avec ce qu'il était important de défendre, l'économie, l'emploi, la culture. la préservation de la planète, les transports, tous ces sujets qui sont des sujets du quotidien et qui, comme élus local, me sont extrêmement chers.
Vous y êtes fait finalement à cette grande région ? Je l'ai
parcouru, je la parcours toujours. Je suis extrêmement en proximité, je crois, avec tous les territoires. Pour autant, la crise a été un révélateur aussi de ce qu'elle pouvait apporter de positif. Au-delà des critiques de M. Philippot que j'entends et que je conteste, on pourra y revenir, la crise a été, je le redis, un accélérateur d'un point de vue économique. Les forces économiques, les artisans, les entreprises, les forces vives de ce territoire ont réussi encore plus à se fédérer et à trouver des solutions innovantes. Nous avons quand même traversé des périodes extrêmement compliquées, extrêmement difficiles. Alors, il ne faut pas se tromper d'élection non plus. Certains ici, autour de cette table, vont dire, eh bien, on va tout révolutionner, on va changer les périmètres, c'est notre lutte. Non, on est là, dans une élection qui renouvelle aujourd'hui les exécutifs des régions. Et il est hors de question, et je crois que le chef de cabinet du président de la République l'a encore exprimé cette semaine, de revenir sur ce périmètre. Donc, essayons de faire au mieux. Et il n'y a pas que des dépenses supplémentaires, bien au contraire, aujourd'hui, avec la crise, avec les exigences, avec notre responsabilité, nous avons réussi à faire beaucoup mieux et de véritables économies d'échelle.
a une question d'Alexandre, de Benfed. Le voilà, Alexandre, c'est au Rhin, c'est dans le Bas-Rhin, Benfed, et puis maintenant, c'est dans la collectivité européenne d'Alsace, bien évidemment. Il faut aussi, effectivement, upgrader son logiciel. Laurent Giacobéli, Alexandre vous demande, si vous êtes élu, est-ce que vous allez amorcer le démantèlement de la région Grand Est, ou bien est-ce que c'est une forme de clientélisme pour gagner des voix, sachant qu'effectivement, Jean Rottner vient de le rappeler, institutionnellement. vous ne pourrez pas démanteler la région Grand Est. Comment vous faites ? Alors je vais vous expliquer,
mais d'abord je crois que c'est très important de le faire. Le Grand Est, c'est 51% de frais de transport et d'hébergement en plus, 25% d'augmentation salariale. C'est une cour des comptes qui épingle des frais administratifs qui s'envolent. C'est l'IFRAP, un institut indépendant, qui place la région dixième sur treize en maîtrise de coûts après cette fusion. Et puis ce sont des services en moins. Alors que c'est de l'argent en plus. On continue la désertification de certains territoires. Il y a encore des lignes de train qui ferment. On a bien compris
que vous étiez contenteur en fait. Mais comment vous faites ? Du coup il faut changer. Donc
il y a plusieurs solutions. La première, et Marine Le Pen l'a dit hier très clairement en visite en Meurthe-et-Moselle, elle rendra l'Asas aux Alsaciens, la Champagne-Ardenne aux Champardonnay et la Lorraine aux Lorrains. Donc rendez-vous à l'élection présidentielle. Mais entre temps, on peut faire plein de choses. D'abord, un référendum consultatif pour avoir l'appui de la population et puis demander une réforme législative. Et je vais vous dire, si ça ne se fait pas, ce ne sera pas une raison pour ne pas respecter la parole. Moi, je respecterai mes engagements. Vous voyez, c'est possible en politique. Je nommerai trois vice-présidents, chacun en charge d'une région avec un budget dédié. Mais je vais vous lire, moi, une phrase magnifique sur le Grand Est qui résume tout. Une région allant de la région parisienne au Rhin, c'est inconséquent. incohérents et inefficaces. Ce n'est pas la surface qui fait la force. Quelles sont les stratégies communes entre l'Alsace et la Champagne-Ardennes ? Alors là, ça va être très
très long. C
'était Jean Rottner en 2014. Vous voyez, l'homme a changé. Jean Rottner s'est justifié
tout à l'heure. On ne va pas lui redonner la parole sur le sujet.
Madame Kinkert, vous avez entendu, vous avez un peu les mêmes idées, ces fameux trois présidents dédiés aux anciennes régions. Vous, vous promettez un choc de décentralisation. Qu'est-ce que ça veut dire un choc de décentralisation concrètement ?
Alors déjà, si je me présente, c'est d'une part pour sortir de la crise, pour doubler le plan de relance de la région. parce qu'il faut maintenir les emplois, il faut créer de nouveaux emplois. Et c'est pour défendre la proximité. Quand je dis défendre la proximité, c'est quoi ? Lorsque je parcours la région, je rencontre des maires, je rencontre des chefs d'entreprise qui n'ont quasiment jamais eu de contact avec la région, qui ne connaissent pas les subventions qu'ils peuvent obtenir et qui disent que cette région est beaucoup trop grande. Moi, ce que je veux faire, c'est de redonner la parole aux citoyens sur toutes les questions importantes qui se posent pour notre avenir. Et je dis aussi, n'ayons pas peur du référendum, y compris sur l'organisation de notre région. J'en organiserai un dès que nous serons sortis de la crise. Et l'année prochaine, il y aura des élections, il y aura un grand débat et je porterai le résultat de ce référendum à l'occasion de l'élection présidentielle. Et en attendant... Mais en attendant, déjà, comme vous l'avez dit, j'ai créé la collectivité européenne d'Alsace avec mon collègue Frédéric Berry et la plupart des élus alsaciens. Et ce qu'on a fait en Alsace, on peut le faire ailleurs, sous cette forme ou sous une autre. En tout cas, donner des compétences aux autres départements, donner des compétences aux agglos et puis aussi mettre en place des présidents délégués en Lorraine, en Alsace, en Champagne-Ardenne.
Et donc de la proximité. Une région Grand Est décentralisée, entre guillemets. C'est votre idée ?
Alors une région Grand Est qui soit plus proche en attendant ce référendum. Et là, on verra ce que décident nos concitoyens.
Eliane Romani, vous parlez aussi d'une région de proximité, pareil. Qu'est-ce que ça veut dire pour vous ? Ça
veut dire que la question de la subsidiarité, le fait que les décisions doivent être prises au plus proche des citoyens, là où elles sont appliquées, est une question très importante pour nous. Ce qui est important, c'est de faire en sorte de se rapprocher effectivement des citoyens et de faire au niveau des territoires, au niveau des bassins de vie, des conférences de territoire de façon à ce qu'on puisse avoir cette décision qui soit proche.
Est-ce qu'on ne rajoute pas une feuille en millefeuille ?
Il y a dans cette région des disparités et des inéquités, je pense, auxquelles il faut être attentif. C'est par exemple la différence entre la ruralité et les métropoles. Je pense qu'on a une différence de traitement, une différence de service. Et quand dans la ruralité s'en vont les services publics, quand on n'a pas de ligne de chemin de fer, quand on est loin, effectivement, ça pose problème. Et ça donne un sentiment d'abandon qui, je crois, nourrit aussi le populisme. Donc nous serons très attentifs à ça.
On va développer ces thématiques. On a Aurélie Filippetti qui trépigne d'impatience pour nous donner son opinion sur cette grande région.
Parce que moi je l'ai votée cette grande région. Je l'ai votée, j'ai voté cette réforme, j'étais alors parlementaire et j'en suis fière. Et je pense que les débats sur la taille de la grande région sont des écrans de fumée qui en fait servent à des visées électoralistes, servent à nourrir un nouveau populisme. Pourquoi est-ce que cette grande région, elle peut nous être utile et à quelles conditions ? C'est ça la question qu'on doit se poser. Pourquoi elle peut nous être utile ? Parce qu'aujourd'hui, la région Grand Est et les nouvelles régions françaises, elles gèrent les fonds européens, les fonds européens pour le développement économique et les fonds européens agricoles. Et il va y avoir de nouveaux transferts de compétences avec ce qu'on appelle le deuxième pilier de la politique agricole commune qui seront extrêmement importants pour les régions. Pourquoi c'est important ? Parce que nous avons beaucoup en commun. Je suis Lorraine et j'aime cette grande région ayant eu en plus une grand-mère alsacienne qui a vécu dans les Ardennes. Mais pourquoi c'est important ? On a en commun quoi ? Ce côté transfrontalier. On est au cœur de l'Europe. On est la seule région française avec quatre pays à nos frontières. C'est une chance extraordinaire. Nos dizaines de milliers de travailleurs transfrontaliers le savent tous les jours. Il y a des problématiques qui se posent pour eux et qui se posent pour nous qu'on doit résoudre ensemble. La deuxième chose, c'est cette culture du travail que nous avons dans le Grand Est, que nous avons dans tous les territoires du Grand Est. Ça, c'est essentiel. La troisième chose, c'est que notre grande région, elle a été victime de deux crises, la crise sanitaire et... la crise de la désindustrialisation. Face à ça, moi, ce que je défends, c'est le Madin Grand Est. Et le Madin Grand Est, il ne peut pas se faire à l'échelle d'un petit territoire ou d'un petit département. Il doit se faire à l'échelle de cette région. Le textile, par exemple, la sidérologie, ce sont des choses encore qui nous unissent.
On a bien compris que ce n'est pas un problème de taille. C
'est un problème de gouvernance politique. C'est comment on gère cette grande région. Et là, monsieur Rotner... Il y a des choses à critiquer dans votre bilan parce que vous l'avez fait de manière beaucoup trop centralisée, cette gestion de la grande région. Tout a été centralisé dans les mains du président. On n'a pas travaillé avec les élus locaux. les élus locaux dans les territoires. On a oublié tout ce qui avait été fait de bien en Lorraine et en Champagne-Ardennes, avec les associations, par exemple. Je pense les associations d'éducation populaire, les associations culturelles. Il y aura beaucoup de choses à dire. On
reparlera
de toutes ces thématiques, si vous le voulez bien. On va
se retourner vers Florian Philippot qui n'est pas encore... exprimer sur cette question, pour ou contre la grande région
? Mais contre, et je n'ai jamais changé d'avis, et M. Rautner le sait, je ne l'ai jamais lâché dans l'Assemblée régionale pendant ces années de mandat. J'ai toujours été extrêmement clair, en France, il y a la Champagne-Undaine, il y a la Lorraine, il y a l'Alsace. Il y a des gens qui se sentent orphelins de la disparition de ces régions, qui sont l'âme de la France, son identité. Donc évidemment qu'il faut revenir à ces régions et que le Grand Est n'a pas de sens. Par ailleurs, la Cour des comptes a tranché le débat en 2019. Elle a dit que ça coûte plus cher. J'avais prévenu... Et ça coûtera
encore plus cher de... Non, parce que je vais vous dire pourquoi,
Madame Filippini, ça ne coûtera pas plus cher. Parce que moi, je ne veux pas revenir simplement en arrière. Bien sûr qu'il faudra ces régions. Et je veux en profiter. pour réduire considérablement le nombre d'élus. Vous avez dit tout à l'heure, il y a 169 élus dans le Conseil régional du Grand Est. On n'a pas besoin de 169 élus. Ça coûte cher. À côté, il y a même des structures, les conseils économiques, sociaux, environnementaux, régionaux, etc. Ça coûte encore plus cher. Il faut en profiter pour faire un grand toilettage. Moins d'élus, moins de dépenses, et donc moins d'argent pris aux contribuables. Donc ça, c'est pas simplement un retour en arrière. Il faut être innovant, il faut voir ce qui ne marche pas. Les Français, ils en ont ras-le-bol de ces privilèges et de ces dépenses qui coûtent cher. Et puis, il faut en profiter aussi pour mettre en place des outils de démocratie directe. On parle de référendum à faire, mais attendez, le référendum, c'est pas le seigneur qui décide simplement quand est-ce qu'on fait un référendum. Parce qu'on sait que dans ce cas-là, il y en a... Mes amis. Ou alors le résultat n'est pas respecté, comme sur la Constitution européenne. Non, il faut des référendums d'initiative citoyenne au niveau national, mais il en faut aussi au niveau régional et au niveau local. Moi, je suis pour un RIC qu'on en profite, qu'on modernise notre démocratie. Je
crois que beaucoup ont évoqué cette question du référendum.
Et moi, si vous voulez, j'ai toujours été sur cette idée-là. On a entendu du
référendum. Oui, mais attendez, c'est pas pareil. On va conclure. On est déjà très en retard. Juste un mot, le
référendum d'initiative citoyenne, c'est qu'on considère les Français. comme des adultes et qu'ils ont droit eux-mêmes de dire sur quel sujet ils veulent voter et décider eux-mêmes. Je crois que c'est ça la vraie souveraineté populaire.
Brigitte Klinkert, vous voulez dire un petit mot, Jean Rotner, je suppose que vous voulez répondre avant, mais vraiment en deux mots, sur le caractère dispendieux peut-être que dénonçaient certains candidats. On vous laisse répondre, Brigitte Klinkert après. –
Je voulais réagir sur les fonds européens qui ont été évoqués, parce que les fonds européens n'ont pas été utilisés entièrement par la région. Il y a 25% des fonds européens qui n'ont pas été utilisés. – On en parlera tout à l'heure, si vous le voulez bien, on aura un débat de thématique économique. Vraiment, et je suis convaincue, que si c'était les départements, ou en tout cas si c'était à plus petite échelle, dans la proximité, que ces financements européens pouvaient être faits, eh bien ce serait beaucoup plus efficace. Et alors la proximité, encore un mot, je suis alsacienne et je suis fière d'être alsacienne et je suis amoureuse de l'Alsace, mais quand je vais en Lorraine, quand je vais en Champagne-Ardenne... Partout, dans tous les territoires, je rencontre des habitants qui sont amoureux et qui sont fiers de leur territoire. Eh bien, cette identité est importante. Il faut en faire du positif.
On va
en faire du positif. S'il vous plaît. S'il vous plaît. Si tout le monde parle en même temps, on ne va pas s'entendre. Jean Rottner a été attaqué. On va lui laisser le soin. On va lui laisser le soin. Monsieur Philito, s'il vous plaît. On a parlé de la règle de l'équité. Il faut laisser. Ils sont qu'à 1%
de Mme Philippetti. Ils ne sont pas sur le plateau. Je trouve ça dommage parce qu'ils auraient pu donner leur point de vue également. Moi, je suis un démocrate jusqu'au bout, monsieur. Jean
Rottner,
en quelques
mots pour continuer. Vous avez été attaqué. Je suis
naturellement la cible de ce sujet-là puisque je suis le président sortant. Là aussi, j'entends à la fois des incohérences, des mensonges, de l'imprécision sur les fonds européens. Quand on me dit que la région n'est pas proche ou n'est pas proche de ses communes, je vais prendre un exemple. Dans les Ardennes, 77% des communes ont été aidées par la région. Ça montre là aussi la proximité et la capacité de faire. Aujourd'hui... 90% de nos concitoyens à l'échelle de la région sont à moins de 30 minutes d'une antenne d'une maison de la région. La proximité, elle est partout. Et j'aimerais rendre hommage aussi à... J
'aimerais rendre
hommage aussi... à l'ensemble de nos collaborateurs, aux 5400 collaborateurs qui sont dans nos lycées, qui sont dans nos maisons de région, qui gèrent à la fois le quotidien des gens, leurs transports, les fonds européens justement, les lycées, la capacité d'être justement à proximité des agriculteurs de cette région Grand Est qui vit au quotidien. C'est ça et c'est comme ça qu'elle est organisée. Je suis désolé, c'est tout simplement le méconnaître et avoir une méconnaissance. aujourd'hui, du fonctionnement de la région. On va terminer sur cette thématique
parce qu'il y a beaucoup d'autres choses. S'il vous plaît, on essaye d'avancer. On continue, s'il vous plaît.
Et on va conclure cette question de l'existence même du Grand Est avec une liste qui a un avis bien tranché. Vous venez d'en parler, M. Philippot. C'est la liste Unzerland, le parti régionaliste alsacien. Unzerland qui prône tout simplement un retour aux anciennes régions, comme certains d'entre vous. On écoute Martin Meyer, la tête de liste Unzerland.
vote Unzerland est le seul vote qui permet de véritablement enclencher le processus de démantèlement du Grand Est sans aller jusqu'à gagner. Mais s'il est assez important, s'il est assez significatif, c'est le seul vote qui permet d'enclencher le processus de démantèlement du Grand Est, puisque ce sera considéré comme un signal très fort. donc d'un refus de la population alsacienne, notamment, du Grand Est. Et nous espérons aussi que les habitants des trois régions historiques, des trois régions historiques Lorraine, Champagne et Ardennes, soient également sensibles à cette thématique. Et c'est le seul vote qui permettra d'initier le processus qui permettra au démantèlement du Grand Est.
c'était donc Martin Meyer pour Unserland, le parti régionaliste alsacien. Alors, au-delà de la question de l'existence même de la grande région, de la région Grand Est, qu'est-ce qui va motiver votre choix dans cette élection ? Ipsos a posé la question aux électeurs de la région. Je propose de regarder les résultats qui s'affichent sur cette palette. La première préoccupation des électeurs, elle concerne la délinquance, suivre derrière le chômage, l'immigration, la crise sanitaire pour les premiers sujets de préoccupation. On le voit, autant de sujets qui traduisent. quelque part, certainement, l'inquiétude des citoyens face à l'avenir et un besoin de sécurité.
Et c'est pour le moins paradoxal, puisque la sécurité n'est pas une compétence des régions. C'est un des pouvoirs égaliens de l'État qui le partage seulement avec les maires et dans une moindre mesure avec les présidents des conseils départementaux. Pourtant, on le voit bien face à la délinquance, au chômage, à la crise sanitaire. La sécurité est au cœur des préoccupations. Modeste que les auditeurs de France Bleue ont des propositions pour le Grand Est en termes. La
sécurité revient effectivement très largement dans les propositions envoyées par les auditeurs de France Bleu via la plateforme, la consultation citoyenne MaSolution. Il faut plus de gendarmes, il faut plus de policiers, il faut aider les communes à s'équiper en caméras de vidéosurveillance, nous dit Lucien, 67 ans, il habite dans la Marne. Des caméras dans les villages, dans les rues, mais aussi dans les écoles. C'est ce que propose Annie, qui habite en Alsace, dans le Barin, sachant qu'on le rappelle, les lycées sont gérés par la région.
la sécurité, bien évidemment, s'il y a un parti qui se réjouit que ce soit la préoccupation principale, bien qu'encore une fois ce ne soit pas une compétence de la région, la préoccupation principale des habitants du Grand Est, c'est vous, Laurent Jacobelli, le Rassemblement National, donc la liste que vous menez, prône un pacte sécuritaire pour la grande région.
Alors qu'est-ce que ça signifie ? Le pacte régional de sécurité, c'est répondre à l'attente de nos concitoyens de vivre en paix. de vivre le matin sans la boule au ventre, de prendre les transports ou d'aller au travail. Vous savez, aujourd'hui, l'insécurité en France, bien sûr, mais aussi dans nos trois régions, a atteint un niveau inégalé depuis des décennies. Même en milieu rural, même dans des zones autrefois épargnées. Et soit la région reste, comme aujourd'hui, spectatrice, en disant « c'est pas ma compétence et je laisse faire », soit elle prend le problème à bras-le-corps pour faire rempart à la politique de M. Macron, dont c'est le principal échec. 250 millions, c'est quoi ? Aider... les communes, principalement rurales, à s'équiper en vidéoprotection. La région peut donner des subventions. C'est aider les communes qui en ont une à équiper leur police municipale. C'est équiper les TER de systèmes de vidéoprotection. C'est créer une brigade qui sera chargée de la sécurité dans les transports, mais aussi aux abords des lycées. Et puis il faut aider les gens qui vivent en milieu rural et qui connaissent de plus en plus les cambriolages. C'est le chèque sécurité de 200 euros pour chacun qui veut s'équiper en système d'alarme. Et puis c'est aussi... il faut le dire, arrêter avec la politique migratoire, parce que la région a un triste record, et je vous le dis, c'est la région où, par habitant, il y a le plus de logements pour accueillir des demandeurs d'asile. Plus 80% d'ailleurs depuis que M. Rottner est président. Et donc, rien n'a été fait. Et il faut maintenant protéger nos concitoyens, avoir une politique de sécurité assumée. arrêter avec les pompes aspirantes de la migration et la région peut faire des choses, notamment parce qu'un président d'une région grande comme deux fois la Belgique peut avoir un pouvoir de dissuasion par rapport au ministre de l'Intérieur. Il peut réclamer des choses, ça n'a pas été fait, c'est mon engagement principal et je peux vous garantir que c'est faisable dans le cadre des missions de la région.
Ça n'est pas une compétence de la région, la sécurité. On a lu votre programme, il n'y a pas grand-chose sur la sécurité. Est-ce qu'il faut que cette grande région se préoccupe de sécurité ou on laisse ça à l'État et aux maires dans leur pouvoir de police ?
crois que les candidats qui mettent en avant les thèmes de la sécurité ou de l'immigration qui ne sont pas des compétences de la région, ils le font parce qu'ils n'ont qu'une élection en tête, c'est l'élection présidentielle. En aucun cas, ils ne s'intéressent à la sécurité. région et
je
pense que c'est mensonger plus que démagogique et que même je trouve que c'est tout à fait irrespectueux pour les habitants et les habitantes du grand est et donc je crois qu'il ne faut pas tomber dans ce piège là quelquefois certains médias aussi encouragent ça et c'est bien dommage pour ma part je pense que il faut se recentrer sur ce que veulent les habitants et les habitantes du grand est et en quoi nous pouvons les aider améliorer la qualité de leur vie par les compétences qui sont celles de la région. On pourrait dire d'ailleurs que sur une des compétences de la région, on peut améliorer, il y a un vrai problème de sécurité, c'est celle du transport. Il y a une étude récente de l'AFNOT qui montre que les femmes en particulier se sentent tout à fait en insécurité dans les TER depuis qu'il y a de moins en moins de personnel humain dedans. Pareil pour les gares. Je pense que la compétence de la région, c'est la mobilité. C'est faire en sorte d'humaniser de nouveau les transports et dans les gares et dans les trains de façon à ce qu'on puisse se sentir en sécurité. D'ailleurs, on observera. C'est vrai d'ailleurs pour les femmes. Vous partagez l
'idée d'une police...
Non, je ne partage pas l'idée d'une police ferroviaire. Je partage l'idée que dans les trains, il doit y avoir des contrôleurs qui ont deux fonctions, qui ont une fonction de sécurité pour les accidents éventuels, qui ont une fonction de contrôle, mais qui humanisent aussi le train. Dans les trains, il doit y avoir du personnel, du personnel au service des usagers, qui informent, qui sécurisent. Et il doit y avoir aussi la même chose dans les gares, des gens qui informent, qui vendent des billets et qui sécurisent. C'est extrêmement important. Et puis on voit par exemple que dans les gens, certaines femmes renoncent à prendre des abonnements au TER pour ces raisons-là. Donc oui, il faut réhumaniser les trains, ça c'est de la compétence de la région. Parlons des choses qui concernent la région, que nous pouvons faire depuis la région pour améliorer la vie quotidienne des gens. C'est ça que je propose.
Il y a peut-être aussi une politique de prévention de la délinquance à mettre en place. panel de choses en faveur de la jeunesse que vous avez dans votre programme, on en parlera ultérieurement. Brigitte Klinkert, cette question de la sécurité, on la laisse à l'État ou on s'en empare à la région
Alors évidemment, c'est une compétence d'abord régalienne, et je voudrais dire aussi que le ministre de l'Intérieur est en train de déployer 10 000 policiers sur l'ensemble du territoire, des effectifs qui sont créés, y compris sur le Grand Est, et que... Dans les compétences qui sont les siennes, la région doit aussi être à l'écoute de ses concitoyens et donc mettre en place un certain nombre de dispositifs pour la sécurité. Parce que je dis qu'il faut une tolérance zéro dans ce domaine. et que ça commence d'ailleurs avec les colistiers, il y a un véritable devoir d'exemplarité. Alors, qu'est-ce que je propose ? Je propose d'investir dans les transports, dans la sécurité des transports, dans les gares et aux abords des gares, avec de la vidéoprotection. Mais c'est vrai que la vidéoprotection, sans personne, sans de l'humain, ça ne fonctionne pas. Je propose aussi, parce que c'est important, de généraliser la gratuité des tiers pour les policiers et pour les gendarmes. sur tous les trajets, y compris quand ils ne sont pas en service. – Parce que c'est déjà le cas, quand ils sont en service. – Non, parce que, alors ça n'était pas le cas, je crois que le président de région a accepté, lors d'un entretien avec les policiers, de l'ouvrir sur leur trajet domicile-travail. Moi, je propose qu'ils y aient accès à cette gratuité tout le temps, parce que quand un policier, même s'il n'est pas en service dans un train, eh bien, là, il peut intervenir, et je sais d'ailleurs que… Certains policiers m'ont dit que lorsqu'ils sont dans le train, mais aujourd'hui ils payent, les femmes ou des personnes âgées qui les connaissent se mettent à proximité d'eux. Et puis surtout, il faut accompagner les collectivités dans les investissements, dans l'aide à la vidéoprotection. Vous avez parlé de prévention, c'est très important aussi, je terminerai là-dessus. Il faut financer, soutenir financièrement l'embauche de médiateurs. et prévenir la sécurité auprès des jeunes.
Aurélie Philippetti, on n'a pas vu non plus grand-chose dans le programme d'un point de vue sécurité, mais est-ce que ça vous étonne que ce soit une des principales préoccupations des électeurs dans cette campagne régionale ? Je rappelle que la sécurité n'est pas une compétence de la région. Je crois que c'est très
important de le rappeler, parce que, comme d'habitude, le Rassemblement national n'a que ce mot-là à la bouche pour éviter de parler des sujets qui dépendent, au fond, des compétences de la région. Je crois qu'il faut faire de la pédagogie. On est là pour ça, finalement, ce soir. C'est ça la démocratie. C'est que la région, les régions, n'ont pas la compétence sur la sécurité. Cela relève des communes, cela relève de l'État. Et c'est déjà très bien comme ça. Tout le monde ne peut pas embaucher des policiers. On ne va pas embaucher des policiers à tous les niveaux, à toutes les strates de l'organisation territoriale très complexe de la France. Moi, je défends la police nationale, déjà. Il y a des polices municipales. C'est déjà assez complexe comme ça. Et il faut déjà les soutenir, eux, dans leur travail. La région, elle peut intervenir en termes de sécurité sur deux aspects. et sur lesquels j'ai insisté dans mon programme. Le premier aspect, c'est qu'elle a la compétence sur les lycées. Et dans les lycées, on peut faire de la formation, de la prévention, et surtout, ce que l'on peut faire, c'est mettre des personnels pour faire de la médiation et être au plus proche des jeunes. Être au plus proche des jeunes pour leur éviter de tomber par exemple. dans la drogue dont on sait qu'elle est l'un des principaux vecteurs aujourd'hui de délinquance. Ça c'est très important. Deuxièmement, les transports et évidemment la présence d'agents dans les gares. C'est pourquoi moi je propose de recruter des jeunes. en emploi jeune, en emploi aidé, et qu'on leur met le pied à l'étrier dans un travail, mais qu'aussi, on puisse mettre ces jeunes, par exemple, dans ces gares, et notamment le soir, notamment dans les horaires difficiles. Et enfin, la SNCF. Je suis désolée, mais Jean Rotner, vous avez commencé la privatisation des lignes de TER. Ça, c'est une très mauvaise chose. Moi, je défends vraiment le... Train public. Et la région, elle a la compétence sur ces trains publics. Mais ce qui est important, c'est que dans ces trains, il faut aussi des contrôleurs, pas seulement dans les gares. Et ça, c'est la première, la présence physique, c'est la première source de sécurité.
va laisser Alexandra poser une question à Florian Philippot et puis après on ira vers Jean Rottner pour conclure sur cette problématique de la sécurité.
Oui, Florian Philippot, vous avez également un volet sécurité dans votre programme. Vous souhaitez promouvoir le Frexit, c'est-à-dire le Brexit à la française depuis l'Assemblée régionale. À quoi ça sert en termes de sécurité le Frexit et comment faites-vous puisque c'est l'État qui gère les traités internationaux
Alors, sur la sécurité... C'est très clair. La première question, c'est à quoi on affecte nos forces de police et de gendarmerie ? Je veux dire, évidemment que c'est l'État qui gère ça, enfin, un président de région, excusez-moi, mais il a l'oreille du préfet, évidemment, du ministre, du Premier ministre. Donc il a son mot à dire plus que ça. De quoi, à quoi a-t-on affecté ces derniers mois la police et la gendarmerie ? A mettre des amendes de 135 euros quand vous n'aviez pas votre masque au-dessus du nez. Et ça continue. Monsieur Véran nous dit, on ne sait pas quand est-ce qu'on va supprimer cette obligation absurde du masque. Bon, donc si vous voulez, d'abord, il faut affecter sur les vrais voyous. les forces de police et de gendarmerie. Et la région doit en particulier le faire sur les secteurs qu'elle contrôle, c'est-à-dire les lycées et les transports. Donc évidemment qu'il faut mettre fin à cette tolérance pour l'insécurité, les criminels, les vrais, pas ceux qui n'ont pas leur masque, les vrais, ceux qui agressent, ceux qui violent, ceux qui tuent dans les transports et dans les lycées. Et là, la région, je suis désolé, a toute sa part à prendre et ne l'a pas fait. Deuxièmement... Bien sûr que la région doit aider les autres collectivités, rénover des commissariats des gendarmeries, elle peut dégager des lignes budgétaires, aider les particuliers à avoir des alarmes. Moi je propose aussi qu'on mette à disposition des appartements pour les femmes qui sont victimes de violences conjugales, parce que parfois elles ne savent pas où aller. La région a son mot à dire et doit le faire là aussi. Et je conclue pour revenir à votre question Frexit, c'est-à-dire quitter l'Union Européenne. Excusez-moi mais j'entends parler parfois d'immigration sur la question de l'insécurité, je pense à raison. Mais quand on parle de reprendre le contrôle de sa politique d'immigration, alors il faut quitter Schengen. Si vous voulez, je suis le seul candidat ici qui est cohérent. Parce que moi, je veux quitter Schengen. Je veux que la France reprenne la maîtrise, le contrôle de sa politique, de sa souveraineté, de toutes ses souverainetés d'ailleurs, mais y compris de sa souveraineté territoriale, migratoire. Et on ne peut pas le faire si on reste dans l'Union européenne et en particulier dans Schengen. Et ici, les cinq autres candidats sont pour qu'on reste dans l'Union européenne et dans Schengen. Donc il y a une incohérence, je dirais même un mensonge.
La solution Frexit pour vous. Jean Rotner sur cette question de la sécurité. On s'en occupe ? où finalement vous estimez que ça n'est pas la compétence de la région et qu'on n'a pas la capacité parce que le président de la région n'a pas de pouvoir de police au terme de la loi, de ce que dit la Constitution, tout simplement, et on laisse ça à l'État où on fait quelque chose, tout simplement.
'est un sujet qui aujourd'hui est le sujet numéro un de nos concitoyens. Donc ça devient mon sujet, en tout cas, depuis de nombreux mois et nous progressons là-dessus. Nous progressons et j'entends beaucoup de propositions d'ailleurs qui rejoignent les nôtres et qui ont été énoncées d'ailleurs très tôt dans notre campagne sur l'aide aux collectivités, sur la police municipale, sur l'aide à l'investissement en matériel, sur la vidéoprotection.
Je
rappellerai simplement à monsieur... Jacob a dit que pour faire de la vidéoprotection, il faut du très haut débit, de la fibre. Et que le groupe auquel il appartient aujourd'hui, les représentants du Rassemblement national, ne se sont pas prononcés justement pour que nous puissions déployer le fibre. Ils n'étaient pas pour le déploiement de cette fibre. Aujourd'hui, nous avons la possibilité effectivement. de créer des centres de vidéosurveillance éventuellement au niveau d'un territoire, au niveau d'un département, c'est faisable. Et c'est pour ça que nous avançons aujourd'hui dans cette volonté de soutenir les communes dans leur équipement en termes de sécurité. Les collèges s'est déjà engagés, là aussi, avec un plan d'équipement qui est en montée de charge. J'irai même plus loin. Nous avons une responsabilité, et ça a été dit aussi par d'autres intervenants ce soir, en matière de prévention. C'est bien la prévention. Mais à un moment donné, on sait aussi que pour certains jeunes, aller en prison, c'est la médaille. C'est une sorte de fierté. Moi, je crois qu'il faut intervenir de manière différente. Le président de la République a convoqué visiblement des assises de la justice. Moi, je demande à pouvoir y assister comme président de la région. Je demande à être présent. Et je suis même OK pour que nous puissions, dans chaque département, augmenter les centres d'éducation fermés pour les jeunes qui ne doivent pas aller en prison, mais qui doivent réapprendre peut-être un certain nombre de chaînages évidents dans la vie. Je vais même plus loin. Aujourd'hui, nous aidons déjà, d'ailleurs, les services civiques militaires, par exemple à Montigny. À Châlons, nous encadrons et nous aidons financièrement la formation de 850 jeunes qui, à travers l'autorité militaire, sont réintroduits dans la vie civile. Je trouve ça extrêmement intéressant et je suis prêt à tripler les efforts de la région sur ces deux exemples. Je pense qu'il faut aller plus loin. Je pense effectivement qu'aujourd'hui, on doit montrer clairement des signes d'autorité républicaine. Il faut que nous gagnons, il faut que nous soyons présents sur tous ces sujets et que nous... arrivions aussi à faire, et c'est un sujet important pour moi, et je pense que, monsieur Giacobedi, vous comprendrez également mon allusion, quelles que soient les communes, les féminicides, les violences faites aux femmes ne doivent pas exister. ne doivent plus exister. Et je souhaite faire de cela une grande cause régionale dans laquelle, effectivement, nous serons à côté des femmes victimes de violences intrafamiliales.
Il faut qu'on poursuive ce débat parce qu'on a beaucoup de choses à faire. Il y a d'autres sujets...
Je dois répondre, j'ai été mise en cause. J'ai été mise en cause.
Oh là là là là là là là là là ! S'il
vous plaît, pas tous à la fois, il y en a un qui commande ici, c'est nous ! on poursuit. On va poursuivre sur la question. Une autre question. Merci pour vos réponses sur la sécurité. On a bien compris, je crois, de toute façon, les messages de chacun. On va passer à une thématique importante, Alexandra, c'est l'économie.
On l'a vu précédemment dans le sondage. Parmi les principales préoccupations des électeurs, celle du chômage arrive en deuxième position. La lutte contre le chômage nous ramène à la problématique de l'économie. C'est une question qui concerne éminemment les conseils régionaux. Le gouvernement a d'ailleurs choisi de s'appuyer sur elle pour mettre en place son plan de relance après la crise de la Covid. Le budget actuel affecté à l'actualité... activité économique est de 346 millions d'euros, sans compter les aides européennes que la région va également mettre en oeuvre. La région Grand Est a donc un rôle primordial dans la relance économique du territoire. Maud, concernant l'économie, les solutions proposées par les auditeurs sont variées, hétérogènes pour ne pas dire hétéroclites.
Oui, les habitants du Grand Est ont des idées pour dépenser cet argent, par exemple, pourquoi pas créer un pôle emploi à l'échelle régionale. C'est ce que propose Aziz, un barinois de 37 ans. Des idées aussi parfois très précises pour changer nos modes de vie. Et là, c'est la question du consommé local qui revient très fréquemment. Il faut favoriser les produits locaux sur les marchés, notamment selon Annick, 70 ans. Dans la Marne, Catherine, 55 ans, suggère de mettre en place des réseaux de vente itinérantes pour les villages qui n'ont plus de commerce. D'autres citoyens vont plus loin sur France Bleu. Il faut repenser nos modes de consommation, mais aussi nos métiers. est Alsacien, il a 46 ans, il pense qu'il faut revaloriser les anciens métiers, cordonnier, céramiste, vitrier, des métiers qui ont quasiment disparu aujourd'hui et pourquoi pas, ça permettrait de créer des emplois. L'idée en fait que cette crise économique et sanitaire puisse finalement être un nouveau départ vers une nouvelle société.
Voilà, merci Maud. On le voit dans les propositions des électeurs, on le voit aussi dans le programme des candidats. Vous êtes nombreux à verdir la relance économique, à favoriser les circuits courts, à parler du consommé local. Ça revient dans pratiquement tous les programmes. Eliane Romani, pour vous, la relance de l'économie, elle sera verte ou elle ne sera pas ? Vos propositions, en tout cas, sont extrêmement vertes. Vous voulez être la représentante de l'écologie dans cette élection ?
Non, je ne le veux pas, je le suis. Je suis la représentante de l'écologie et de la gauche, je n'y peux rien, je suis militante écologiste depuis 20 ans, je n'ai jamais changé de cette ligne-là, et c'est à ce titre-là que je me présente ici. Ce que nous voulons pour l'économie, en tous les cas ce que nous ne voulons pas, c'est continuer à être les victimes de la mondialisation, servir les intérêts des plus riches, des plus destructeurs, des plus cupides. Nous voulons que l'économie crée de vrais emplois et qu'elle ne continue pas à augmenter les profits des milliardaires.
Il y a des propositions très précises.
Tout à fait. La région Grand Est, je pense, pour nous, doit cesser d'être... suiveuse des stratégies des groupes transnationaux. Elle doit avoir sa propre stratégie. Et pour nous, l'économie, c'est la transition écologique. C'est à la fois un défi qui est devant nous, mais c'est à la fois une formidable opportunité. On estime à 100 000 emplois les emplois verts dans l'économie qu'on appelle verte, c'est-à-dire dans le développement de l'agriculture biologique qui est bien plus pourvoyeuse d'emplois que l'agriculture traditionnelle. C'est l'économie du réemploi, du recyclage qui est bien plus importante que les deux personnes qui gardent les décharges. Les emplois qui sont autour de la maîtrise de l'énergie, du développement des énergies renouvelables. des nouvelles mobilités. On en parlera des produits. Et nous avons aussi une volonté, nous, de faire de la région Grand Est une vitrine en matière de construction et de rénovation écologique. Et on a justement des ressources extraordinaires en matériaux biosourcés. Et il faut là reconstituer, consolider des filières, de façon à ce que ces produits-là ne sont pas vendus à l'étranger, nous reviennent sous forme de produits manufacturés. qui constitue zéro plus-value. pour nos territoires et nos concitoyens. C'est l'idée d'une croissance verte ? Non, non, ce n'est pas une idée d'une croissance verte, c'est une idée de relocaliser l'économie, réindustrialiser, innover, faire en sorte que la plus-value reste dans nos régions et qu'on puisse créer des emplois qui soient à la fois des emplois de qualité, des emplois non délocalisables, qui aient un sens pour les gens parce qu'ils répondent aux besoins de la population, des habitants du Grand. C'est ça que nous voulons. Si vous permettez deux mots. Je n'ai pas beaucoup parlé, vous observerez. Vous êtes en train de remonter. Pour ce faire, nous souhaitons aussi que la région critérise ses aides aux entreprises. Je m'explique. Ça veut dire qu'on ne donne pas des aides comme ça, on ne sait pas trop pourquoi, mais qu'on dise qu'on va aider les entreprises qui sont engagées ou qui veulent s'engager dans la transition écologique, qui font des efforts dans ce sens-là, mais aussi dans la justice sociale, faire en sorte que soient aidées les entreprises qui le veulent. qui veulent par exemple une égalité salariale entre les femmes et les hommes, une politique qui soit plus inclusive.
Des critères sociaux et écologiques, on a bien compris.
Écologiques, importants. Merci. Mais je ne peux pas m'arrêter parce que j'oublie un grand pont, c'est très bien dommage. transition écologique, c'est aussi le lien. Les emplois qui sont liés... au fait de prendre soin, prendre soin des autres, soigner, prendre soin des anciens, mais aussi protéger la nature. Tous ces emplois du lien doivent être aidés. Et en particulier, tout ce secteur qui est l'économie sociale et solidaire, doit être aidé non pas seulement pour ce qu'elle fait, mais aussi pour ce qu'elle est. Parce que ces entreprises-là, elles développent une gouvernance et une démocratie interne qui est très intéressante en soi.
On va passer la parole aussi à quelqu'un qui, lui aussi, veut favoriser les entreprises locales. Vous souhaitez réserver, par exemple, les commandes publiques aux entreprises de la région, Laurent Jacobelli. Ça, ça fait partie de tout un programme. Mais ça veut dire en fait que quand une entreprise n'est pas de la région, elle n'a pas de commande régionale. C'est interdit par la loi ça. Comment vous faites encore une fois ? Je vais
vous expliquer comment je fais, mais je crois qu'il y a urgence à aider l'économie locale. Vous savez, il y a une étude qui a été faite récemment par Pôle emploi sur les perspectives d'embauche. On a interviewé les chefs d'entreprise. Il y a en France une augmentation des envies d'emploi de la part des chefs d'entreprise de 1,1%. La dernière région de France. dans ce classement, c'est la région Grand Est. Nous avons une chute de 5,6% par rapport à 2019. Ce qui veut dire que l'argent investi, et il y en a, est mal investi. On saupoudre, mais il n'y a pas de stratégie derrière. Je vais vous donner un exemple. On a donné 8 millions d'euros à l'entreprise PSA, Peugeot, qui, l'année d'après, a délocalisé la production d'une de ses voitures en Espagne. Plus de 1000 emplois perdus. Imaginez les salariés qui, avec leurs impôts, ont payé... une subvention qui les a mis au chômage. Il faut arrêter. Il faut maintenant faire du gagnant-gagnant, arrêter avec les chèques en blanc. Quand la région est d'une entreprise, elle demande en échange qu'il n'y ait pas avec cet argent de plan social et qu'il n'y ait aucune délocalisation. Et vous l'avez dit, pour faire marcher les entreprises, il faut le carnet de commandes. Et bien pour ça, la région doit acheter local. Moi, quand je vois qu'il y a des entreprises qui fabriquent des masques et qu'on a acheté des masques en Chine, ça me révolte. Et bien pour ça, c'est très simple. Je vais vous dire, il faut une clause écologie. Quand le producteur est à 10 km, par définition, il pollue moins que quand il est en Chine. Ça permet de créer des emplois et ça permet de protéger l'environnement. On va vous demander à
tous d'essayer de faire des réponses qui soient bien plus... C'est un sujet crucial. C'est bien sûr un sujet crucial, nous sommes d'accord. Priorité aux TPE, PME et aux
indépendants. Il faut les aider et même avec une fonction support pendant les mois qui viennent pour sortir de la crise, les aider en trésorerie, en business plan. Il faut être à leur côté et ça ne passe pas que par des subventions, même si c'est important, mais il faudra continuer l'action pendant au moins 12 à 18 mois. Parce que c'est les TPE, PME qui créent de l'emploi.
On a dans tous les programmes, en fait, une question qui revient pour favoriser la relance économique, c'est celle de la simplification. Brigitte Klinker, vous souhaitez donc simplifier l'accès des entreprises aux fonds de solidarité. Ça veut dire que finalement, le système actuel fonctionne mal. C'est au niveau de l'État ou de la région que ça fonctionne mal, Brigitte Klinker ?
En effet, il faut simplifier les démarches pour arriver au niveau de la région, un financement rapide, et puis lancer aussi un plan d'investissement de proximité avec les maires et les élus locaux. Ce qui ne marche pas, et ce qu'il faut améliorer, c'est deux choses. Décomplexifier les dossiers qui doivent être représentés pour obtenir des financements, et puis travailler dans la proximité avec eux. pas juste des maisons de la région, mais avec des élus qui soient au contact permanent avec les élus locaux. et avec les chefs d'entreprise. Moi, ma priorité, c'est clairement la sortie de crise, c'est l'emploi, et en particulier l'emploi des jeunes. Vous savez, au niveau national, avec Mme Borde... On en parlera tout
à l'heure, si vous le voulez bien. Ce sera une thématique. Nous
avons quand même un bilan qui est juste incroyable, avec 1,5 million de jeunes qui ont été embauchés depuis le mois de septembre. Gardez vos munitions. Et avec 520 000 contrats d'apprentissage qui ont été signés. Eh bien, ce que j'ai fait avec le gouvernement au niveau national... Je veux le faire ici dans la région pour que chaque jeune ait un espoir dans l'avenir.
Alors on l'a compris, tout le monde est pour le consommé local. Aurélie Philippetti, vous prenez vous-même le Made in Grand Est. Qu'est-ce qui va différencier dans cette relance de l'économie ? Qu'est-ce que ça va apporter ?
prône le consommé local et aussi le produire local. Pour produire local, il faut accompagner les entreprises petites, moyennes, grandes. quand elles en ont besoin. Elles peuvent en avoir besoin parce qu'elles sont en difficulté passagère. Elles peuvent en avoir besoin pour se développer. Et il faut aussi empêcher que des sites comme Sanofi, ici à Strasbourg, ferment. Sanofi, c'est évidemment la recherche française, l'excellence française. Perdre un centre comme ça à Strasbourg. C'est dramatique pour le territoire. C'est dramatique parce que c'est le lien avec l'université aussi de Strasbourg qui est touchée. Et c'est dramatique parce que c'est une politique qui repose uniquement sur des stratégies financières. On sait très bien que ce que veut Sanofi, c'est augmenter les dividendes versés aux actionnaires. Et comment fait-il ? Eh bien, il externalise maintenant toutes les fonctions de recherche. Ça, cette politique-là, qui est évidemment une politique globale, mais on peut lutter contre à l'échelle d'un conseil régional. Comment ? En créant une banque publique d'investissement régional. Et c'est ce que je veux faire, qu'ils puissent investir dans le capital des entreprises de manière temporaire ou de manière pérenne, exactement comme le font nos voisins dans les landers allemands. Ça, ça nous permet d'avoir un vrai suivi sur ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise. Par ailleurs, moi, je souhaiterais que aussi les représentants des salariés puissent entrer au conseil d'administration des entreprises. suivi et une vraie certitude d'avoir cet ancrage sur le territoire et qui reste dans le territoire. Et le deuxième aspect, si vous me permettez, c'est l'aspect formation professionnelle parce que la formation est en lien direct avec les besoins de nos entreprises. Et aujourd'hui, dans certaines filières, textile, sidérurgie, métallurgie, on a besoin de recruter et on ne trouve pas les gens pour recruter parce qu'ils n'ont pas été formés.
– Florian Philippot, vous, alors j'ai lu quelque part que vous souhaitez forcer les gens à consommer français et local. Forcer les gens, c'est quand même un peu exagéré, non ? – Je ne sais pas du tout, vous avez lu ça.
– On l
'a lu quelque part dans votre programme ? –
Non, ben non. – Dont Actes ? – Ça c'est sûr que non. – Alors qu'est-ce que vous souhaitez faire ? – Mais ceci dit, qu'on puisse demander à la région plutôt d'acheter local et français, oui. On ne pourra pas la forcer, mais qu'on le fasse, oui. Mais je vais y revenir là-dessus. Mais attendez-moi, j'ai un peu le sentiment d'être complètement hors-sol quand j'entends tout ça. On est quand là ? On est en 2021 ou on est en 2019 ? Il n'y a pas eu entre-temps quelque chose qui s'appelait Covid-19 ? On a depuis 16 mois fermé l'activité économique, obligé des gens à arrêter de travailler. Il y en a encore, il y a des activités économiques qui sont toujours fermées là. Aujourd'hui, on n'a pas de perspective de réouverture. Monsieur Delfraissy, le chef du conseil scientifique, nous dit à la rentrée, ça va reprendre. Quatrième vague, il l'a annoncé. Généralement, quand il annonce quelque chose, ça se produit malheureusement. Donc en septembre. Tous ici, à commencer par l'enfermiste en chef qui est monsieur Rottner. Vous avez soutenu ces politiques complètement dingues qui ont mis à terre notre économie, nos indépendants, nos créateurs, le monde de l'événementiel, de la culture, les petites entreprises, les restaurateurs, les commerces. On a
vu effectivement que vous étiez très anti-confinement, que vous ne portiez pas le masque de nombreuses occasions d'ailleurs.
Je regarde la Suède là. Aujourd'hui, ils ont déjà rattrapé leur niveau de PIB d'avant Covid. Ils n'ont jamais fermé. Jamais. Ils n'ont même pas mis le masque, etc. Toutes ces bêtises. Ils n'ont jamais rien fait. Ils ont par contre soigné les gens. Ils ont investi dans l'hôpital et ils ont laissé leurs médecins prescrire librement, ce qu'on n'a pas fait. Donc d'abord, arrêtons quand même d'être hors sol. Il y a des décisions gravissimes qui ont été prises.
Au Brésil, ce qui s'est passé avec des gens, d'ailleurs, un petit peu de... Non, non, vous ne pouvez pas comparer. On a deux thématiques
encore abordées derrière. Ce sont les mobilités qui sont très importantes pour la région d'une part. Et d'autre part, en fait, la jeunesse, on en parlera aussi forcément de la crise sanitaire. Concluz rapidement et on passe la parole à l'agent. Je vais vous dire,
d'abord il faut en tenir compte parce que monsieur... Non, non, attendez, non, madame Kinkard, je ne vous ai pas interrompu, je sais que ça vous dérange. Vous défendrez le confinement et toutes ces folies plus tard, mais moi je dis... Il n'y a aucun
pays au monde comme en France qui a... dépenser autant d'argent pour maintenir les entreprises. Votre politique de fermeture, de confinement et de
couvre-feu est une folie totale. Les pays qui s'en sortent dans le monde, les États américains comme le Texas, la Floride, la Suède en Europe et d'autres, n'ont jamais fait ça. Je pense qu'on a compris votre propos sur la crise sanitaire. Alors ça, d'abord, je voudrais d'abord en tenir compte. Une proposition.
Une proposition
au moins, s'il vous plaît. Déjà en septembre, quand viendra la quatrième vague qui est en train d'arriver au Royaume-Uni en ce moment, j'aimerais qu'on arrête, qu'on ne refasse pas la même bêtise. Parce que monsieur Rothner, ça fait six mois qu'il dit qu'il faut reconfiner la région. J'ai retrouvé des citations permanentes. Deuxièmement, alors je vais vous dire ce qu'il faudra faire. Cibler les TPE, PME massivement. Ça, c'est la région qui doit le faire. Pas les autres, les petits, les créateurs, les jeunes notamment et les entrepreneurs. Massivement, on ne s'éparpille plus. Voilà, premièrement. Deuxièmement, il faut évidemment faire des formations gratuites pour ceux qui veulent reprendre un resto, par exemple, un bar, un café, un commerce qui est à terre à cause de cette crise sanitaire et de leurs décisions. Ça, des formations gratuites, parce que sinon, ils vont disparaître. Troisièmement, et j'en aurai terminé. La dernière pour la route ? Acheter local, bien sûr, acheter régional, mais ayez un tout petit peu l'honnêteté de dire que nous avons aujourd'hui un droit. européen, supranational, qui empêche de mettre des critères locaux et nationaux dans les marchés publics. Or, je suis le seul candidat cohérent aussi là-dessus, parce que moi, je suis souverainiste. Et donc le Frexit. Contrairement aux cinq autres candidats qui sont soumis à l'Union européenne. Alors, comment vont-ils faire l'acheté locale ? Et la solution, c'est le
Frexit. Merci. Jean Rotner. Beaucoup de choses que vous rappelez en fait dans votre programme, votre bilan en fait aujourd'hui à votre sens pour la relance de l'économie. On l'a dit tout à l'heure, l'État s'appuie sur les régions pour relancer l'économie. Vous mettez en place également les subsides européens qui viennent pour la relance de l'économie. Tout est en place aujourd'hui, pas besoin d'aller plus loin encore ?
est en place par rapport à la période que l'on vient de connaître et ce qui a été décidé également avec les acteurs économiques dans le cadre de ce qu'on appelle le business act. En plein confinement l'an dernier, on s'est posé les bonnes questions. Qu'est-ce qu'il fallait faire tout de suite ? Qu'est-ce qu'il fallait faire d'ici la fin de l'année dernière ? Et qu'est-ce qu'il fallait faire cette année
? Il ne fallait pas fermer, M. Ropère.
Philippot, je vais vous dire une chose. Je ne sais pas si vous avez vu autant de morts que moi. pendant le premier épisode de confinement, mais
ça
appelle juste un petit peu de retenue et de respect pour ces personnes. Je
vais
continuer. Vous avez
tout à l'heure développé sur le Covid. Dans le cadre du business act aujourd'hui. S'il vous plaît, Florent Philippot, merci. On écoute Jean Rottener.
au niveau de pandémie que nous avons connu par rapport au plan de relance de l'État, au plan de relance européen, nous sommes en phase et nous avons débloqué les fonds nécessaires. Avec l'État, nous avons signé un plan de relance qui aujourd'hui est de 2,6 millions à part égale. Les choses sont là. Nous avons dégagé un excédent budgétaire parce que nous avons fait des efforts pendant ces deux dernières années de diminuer nos frais de fonctionnement de 5%, de telle manière à dégager des capacités d'investissement. C'est important ce que je dis parce que ça répond aussi à des interpellations que tout à l'heure. de 93 millions qui permettent d'être réinjectés sur les territoires directement. Aujourd'hui, notre capacité d'investissement pour les entreprises, pour les territoires, pour les associations, pour le monde de la culture, avec toutes les structures qui ont été mises en place, des foncières pour aider par exemple les cinémas indépendants, une aide pour les petits commerçants en termes de numérisation, des fonds particuliers qui vont être encore amplifiés dans le futur en matière de fonds d'investissement. Par exemple, tout cela nous permet de passer d'un budget... De 900 millions d'investissements à 1,3 milliard. C'est des chiffres conséquents, mais ça veut dire que les chefs d'entreprise ont compris quelque chose. Aujourd'hui, la responsabilité sociale et environnementale, elle existe, elle est là. Les entreprises l'assument pleinement. Et derrière cela, nous pouvons les accompagner. Et depuis le début de l'année, c'est près de 700 millions d'euros d'investissements. privées qui ont été réalisées sur notre territoire. Et je rajoute, excusez-moi, je rajoutais, et j'ai fini, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Business France. Nous sommes aujourd'hui la première région de France qui accueille des entreprises d'origine étrangère sur notre territoire avec autant de créations salariales. Donc ça veut dire que nous sommes une région qui correspond aux attentes de ces entreprises. Bilan proposition, bilan proposition,
à revoir sur votre site internet. On arrête là, on a encore des thématiques. Et on conclut ce
chapitre économique avec la voix de la candidate lutte ouvrière Louise Feb.
on dit qu'on est au cœur de l'économie, nous les travailleurs. Sur les chaînes de montage, dans les bureaux, dans les ateliers, dans les blocs opératoires, dans les écoles, dans les transports, on sait exactement combien il faudrait d'embauches pour faire le travail correctement et pour le besoin de tous. Alors voilà, ce qu'on dit c'est qu'il faut que la direction des entreprises et de toute la société revienne aux mains des travailleurs. C'est la mesure principale qu'on met en avant, c'est le contrôle par les travailleurs de la société. D'ailleurs, si on mettait le nez dans les livres de comptabilité des entreprises, on verrait qu'il y en a de l'argent. Il y en a de l'argent pour les embauches, pour nos salaires et pour nos retraites.
un chiffre à présent, 984 millions, c'est le budget alloué chaque année par la région Grand Est à ce qu'on appelle les mobilités, c'est le plus gros poste budgétaire de la région. Elle gère les ports, elle gère les aéroports, elle gère aussi les transports scolaires et les TER, 165 000 voyageurs quotidiennement, 1 700 trains qui circulent chaque jour. Un domaine donc important, quelles sont les propositions Maud que vous avez recueillies de la part de vos auditeurs ?
Dans le train pour commencer, proposition forte postée sur France Bleu via la consultation citoyenne. Ma solution, c'est la gratuité des transports régionaux pour les jeunes. Côté route, il y a l'éco-taxe pour les poids lourds. Il la faut absolument, souligne Joseph, il a 70 ans. Et puis l'autre préoccupation côté transport des habitants du Grand Est, c'est le vélo. Il est impératif de mettre en place des pistes cyclables entre des villages pour des déplacements en toute sécurité. Voilà, comment se déplacer tout en respectant la planète. l'une des préoccupations majeures des habitants du Grand Est.
Effectivement, une compétence forte et assez bien identifiée par les habitants de la région. Une compétence dont vous parlez beaucoup dans vos programmes. Je me tourne vers vous, Brigitte Klinkert. Vous évoquez une baisse du prix du train de combien. Combien on est en mesure de baisser le prix du train ? Juste avant d'écouter
Brigitte Klinkert, il nous reste 5 minutes de débat. Je vais vous demander d'être très court pour pouvoir... terminer cette émission et entendre vos professions de foi quelque part. Brigitte Linker.
Alors la sortie de crise et l'emploi des jeunes passent par la mobilité, en effet, et l'emploi nécessite de pouvoir être mobile. Et c'est bien pour cela que nous allons mettre en place un pack jeune à 1 euro pour tous les lycéens et pour tous les apprentis, pour qu'ils puissent se rendre sur leur lieu de formation au collège, au lycée. et qu'ils puissent aussi, dans ce pack à 1 euro, déjeuner, dans le cas de ce 1 euro, à la cantine. Pour moi, c'est très important que les jeunes puissent aller se former là où ils veulent. J'ai rencontré, par exemple, dans les Ardennes, un lycéen qui me disait ne pas avoir suivi la formation qu'il voulait parce qu'il fallait qu'il aille plus loin, dans un lycée qui était plus loin. Et du coup, le coût du transport était trop cher. Et donc, je tiens absolument à prendre en charge le prix du transport scolaire. Certains de
vos collègues vont un peu plus loin. Ils proposent la gratuité des transports. Alors moi,
je pense qu'un pack, un euro pour le transport. et pour le repas à la cantine. Et puis une autre mesure phare de mon programme, c'est la mobilité solidaire, à savoir de déployer des garages partagés et d'aider au permis de conduire.
Ça passe à une vitesse incroyable. On va vous demander de nous parler des mobilités en 30 secondes. Donc on va à l'essentiel. Aurélie Philippetti.
Moi, je défends la gratuité des transports par le train pour tous les habitants du Grand Est à l'échelle de la mandature. Et en commençant tout de suite, dès cette année, par les jeunes jusqu'à 25 ans. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, la région, elle finance déjà 75% du prix du billet pour l'usager. Donc il n'y a que ces 25% à financer que l'on fera grâce à une taxe poids lourd, mais à l'échelle du Grand Est et pas à l'échelle du seul département d'Alsace qui, lui, n'a pas compétence sur les trains. Donc, pour moi, c'est une... Vraiment la priorité des priorités pour lutter contre le changement climatique, pour le développement de nos territoires et pour l'emploi. Et en particulier pour l'emploi aussi des soignants dont on n'a pas parlé ce soir. les personnels soignants qu'il faudra recruter, former par la région, loger et à qui il faudra donner des moyens de transport, là aussi gratuits. Monsieur Jacobelli,
pour les transports, pour les mobilités ?
Alors on va essayer d'aller à la vitesse du TGV, donc très vite. Je prends plusieurs engagements. Le premier, c'est qu'on va inverser la tendance. Ce sont les territoires ruraux qui auront les principaux investissements. Arrêtez de tout donner aux grandes villes. Nous avons une mesure phare qui est le permis de conduire, payé pour. les moins de 25 ans. Pourquoi ? Parce que quand on vit en milieu rural, il est difficile, sans la voiture, quand des gares ont fermé, d'aller trouver un emploi ou de faire ses études. Donc nous le paierons en échange, 40 heures données à la collectivité, aux communes rurales et aux anciens. Ça permet de recréer le lien intergénérationnel et de trouver du travail pour les jeunes. Et puis, enfin, arrêtons de s'en prendre aux automobilistes. Beaucoup n'ont pas le choix. Donc il faut arrêter de vouloir les taxer, arrêter de vouloir aussi taxer les transports. routiers français, qui ont déjà bien du mal à survivre à la concurrence des pays d'Est. Alors, juste avant
de vous laisser, Alexandra, on arrive quasiment à la fin de ce débat. Je sais, je sais, mais on est bien, en fait, dans les temps de parole de chacun. Ce que je vous invite à faire, tous les candidats ont des sites internet où ils parlent de leur bilan, de leurs propositions. Informez-vous, c'est aussi le sens du vote que vous mettrez dans l'urne d'ici donc une dizaine de jours. On va écouter quelqu'un que l'on n'a pas encore écouté dans le cadre de cette représentation démocratique de l'ensemble des candidats.
C'est la dernière tête de liste à s'exprimer ce soir. Adil Thiyan qui conduit la liste des démocrates musulmans de France. Sa préoccupation essentielle concerne la jeunesse. On l'écoute.
toutes leurs formes, quelles qu'elles soient. Et j'entends effectivement faire un de mes chevaux de bataille. Mon équipe, l'UDMF Grand Est, a pris cette question-là à bras-le-corps. La question des zones urbaines sensibles, des quartiers populaires, on les appelle comme on veut, les banlieues, est une question absolument centrale chez nous. Et on estime effectivement que ces quartiers-là n'ont plus à subir la politique sans jamais pouvoir la faire. Donc véritablement, cette question-là, on a envie de redonner confiance aux gens qui vivent dans ces zones-là et qui aujourd'hui ont totalement délaissé le champ politique et totalement perdu confiance dans les élites.
pour conclure ce débat, nous avons souhaité laisser un moment d'expression libre aux candidats. Ils vont tous se player à l'exercice. Exercice délicat, ils ont 45 secondes pour convaincre. Et s'ils dépassent, ils seront alertés par l'inévitable petite sonnerie. Dans l'ordre du tirage au sort, c'est Laurent Jacobelli. C'est parti pour 45
secondes pour convaincre. Dans 10 jours, il y a un formidable espoir d'alternance. Et je tiens à le dire aux téléspectateurs et aux auditeurs, nous sommes prêts. Nous avons la capacité à diriger cette région. nous avons la bonne équipe et nous avons le bon programme. Je mène une liste de très larges rassemblements. Là où les autres se divisent, là où les autres font des accords derrière boutique, nous les accords sont là et ils sont clairs. Avec la droite populaire, avec le centre national des indépendants et paysans, avec aussi des personnalités comme Jean-Louis Masson, sénateur indépendant, nous avons construit une liste solide. Avec aussi Thierry Hans, un régionaliste alsacien fondateur de l'EBDI, qui veut être avec nous. travailleront avec tout le monde. Tous ceux qui ont des bonnes idées travailleront avec nous. Insécurité, immigration, nous pouvons changer les choses, il faut changer les choses. Contre Macron, contre Rottner, pour l'espoir, votez pour nous.
Merci.
À vous Eliane Romani.
décision que nous allons prendre les 20 et 27 juin est une décision historique qui peut changer notre région, qui est importante pour nous-mêmes, pour nos enfants et nos petits-enfants. Nous venons de traverser une crise importante qui a laissé de nombreuses victimes et qui a été aggravée par l'inaction du gouvernement. Nous sommes face à un défi qui est un défi écologique et une crise sanitaire, une crise, pardon, solidaire. Une crise sociale qui est importante et nous ne pouvons pas ne pas proposer des solutions. La solution, vous le savez, c'est l'écologie et la justice sociale. Il nous faut réparer les liens, la nature, il est temps de protéger la jeunesse, les droits contre les discriminations, en particulier l'égalité des femmes et des hommes. Il est temps de préparer l'avenir. C'est ce que vous propose ? Il est temps.
Oui,
Philippe Etty. Les élections régionales sont très importantes pour défendre les services publics qui ont été trop affaiblis par le passé. Le conseil régional, il a des compétences pour vous, à votre service, en matière de transport, et je souhaite la gratuité des transports, en matière de formation professionnelle, pour les jeunes en particulier, et il faudra évidemment défendre... l'emploi dans notre région parce que nous avons malheureusement eu un chômage qui a augmenté de 8% au cours de l'année écoulée. Défendre l'emploi, ça veut dire défendre les industries qui ne sont pas des industries du passé, ça veut dire défendre la transition écologique de notre agriculture, ça veut dire défendre la recherche et ça veut dire défendre les universités. Ayons une vision positive du Grand Est parce que c'est un atout pour chacun d
'entre nous. Parfait, merci Aurélie Filippetti.
écoute Florian Philippot.
bien, vous savez, beaucoup d'habitants de notre région sentent qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et moi, je souhaite que notre région soit un pôle de résistance. Un pôle de résistance face, elle s'appelle liberté, ma liste, parce que des choses qui sont terribles vont arriver. Je ne veux pas de vaccination obligatoire. sur le Covid-19, en particulier pas pour les enfants et les adolescents. Je ne veux pas de ce pass sanitaire qu'on nous impose depuis aujourd'hui, qui est un horrible apartheid. Je ne veux pas que ça referme demain, que de nouveau demain, il y ait des confinements. Quand la quatrième vague arrivera, là, on nous la promet à la rentrée. Je veux la liberté de travailler, la liberté de vivre de son travail. Et puis ma liste, c'est la liberté parce que c'est la souveraineté. C'est la seule liste souverainiste dans cette élection. La seule candidature souverainiste qui propose à la France, à la région... de prendre en main son destin à nos habitants de décider souverainement, librement de leur avenir et pas d'être soumis. Voilà pourquoi il faut mériter vos convictions. Merci Florian
Philippot. On écoute dans l'ordre le numéro 5, Jean Rotner.
vais faire de la région Grand Est le quartier général du retour à la vie normale et de la reprise. Et pour cela, il faut garantir le droit à la sécurité. Pour cela, il faut redonner du sens au mot travail. Pour cela, il faut redonner aussi au centre de nos politiques publiques une valeur humaine qui soit digne des attentes de nos concitoyens. Vous me connaissez, je suis sur le terrain fréquemment. Vous me rencontrez. Vous me connaissez parce que j'ai été aussi au cœur de la crise, au cœur de cette crise que nous avons réussi à traverser ensemble. Et si je me représente aujourd'hui, c'est parce que les sondages, là aussi, nous indiquent qu'entre 67 et 74% d'entre vous sont satisfaits de notre action. Et deuxièmement, parce qu'aujourd'hui, je suis finalement le seul rempart à ce qui pourrait être un danger pour notre région, c'est-à-dire de la livrer au Front National.
c'est vous, Brigitte Kinkert, qui allez conclure.
Chers Alsaciens, Champardonnay et Lorrain, vous habitez des territoires magnifiques au cœur de l'Europe. Vous pouvez être fiers de vos identités régionales. Personne n'a le droit de vous priver de ces richesses. Il n'y a pas de fatalité à choisir entre ceux qui se méfient de nos territoires et ceux qui ont peur de l'Europe et du progrès. Il existe une voie centrale que je vous propose d'emprunter ensemble pour un vrai changement, retrouver la maîtrise de notre avenir et sortir de la crise. Ministre, élue locale, je suis une femme d'action face à des hommes de pouvoir. Je n'ai jamais baissé les bras, j'ai toujours tenu mes engagements. Je vous propose de construire ensemble la force de nos territoires.
Voilà, Brigitte Linkert a été la plus courte. Merci à tous d'avoir accepté notre invitation pour venir débattre sur ce plateau. On n'a pas eu le temps de tout dire. Malheureusement, je renvoie encore une fois au site internet et à vos programmes. Il y aura un débat pour le deuxième tour. Ce sera le 24 juin à 17h45. Merci Alexandra, merci à Maud, merci à tout le monde, à toutes les équipes. Il me reste à vous souhaiter une très belle soirée à toutes et à tous. Bonsoir. Bonsoir.
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