Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
va présider la région demain. Nous voterons les 20 et 27 juin prochains. Xavier Bertrand réussira-t-il à conserver son siège ? Le Rassemblement national va-t-il s'imposer comme première force politique de la région ? La liste d'union de la gauche emmenée par une tête de liste écologiste parviendra-t-elle à rassembler son électorat ? Et le mouvement présidentiel jouera-t-il les troubles faites ? C'est l'heure du grand débat ce soir sur France 3, Nord-Pas-de-Calais, Picardie, France Info et France Bleu Nord avec Dominique Patinec et Stéphane Barbero. C'est parti pour près de deux heures d'antenne. Bonsoir et bienvenue.
Bonsoir Vierna, bonsoir à tous. Dans quelques minutes, nous vous dévoilerons le résultat de notre tout dernier sondage Ipsos pour France 3 et France Bleu. Ils sont sept candidats tête de liste en lice. Ils sont avec nous ce soir sur ce plateau en direct dans ce cadre majestueux du Palais des Beaux-Arts de Lille. Merci à tous d'être là. avec nous. Je précise tout de suite que votre placement a fait l'objet d'un tirage au sort.
Et oui, et placement dans le respect des règles sanitaires. Et tout d'abord, nous vous avons demandé à chacun de rapporter une photo de la région qui vous tient à cœur. Nous avons tiré au sort, là aussi, l'ordre de ces premières prises de parole. Et c'est vous, José Evrard, qui commencez. Après avoir été cadre du Parti communiste pendant près de 40 ans, vous avez rejoint le Front National, puis finalement Debout la France. Vous êtes député, tête de la liste. C'est une région fière, forte et rassemblée. Et voici votre photo, direction le bassin minier sous le soleil.
j'ai choisi cette image symbolique des Théry pour plusieurs raisons, parce qu'elle illustre bien la région Hauts-de-France. Je suis le fils d'un mineur de fond. engagés dans la résistance, et je salue les tribus payées par les mineurs dans la résistance, mais aussi leur engagement dans la bataille du charbon. Sans cette victoire dans la bataille du charbon, nous n'aurions pas pu faire en sorte que la renaissance de la France puisse exister d'un point de vue économique et industriel, et nous n'aurions pas pu assurer notre indépendance et notre souveraineté. Elle est symbolique aussi d'un autre point de vue. parce que c'est une terre d'accueil, parce que terre de travail. Nous avons dans cette région reçu une émigration choisie, mais avec des mineurs polonais, italiens, marocains, d'autres nationalités qui se sont assimilées et intégrées. Voilà, une
photo en
guise de symbole. Merci beaucoup. Audrey-Alexandre, vous êtes originaire d'Arras. A 32 ans, vous êtes la plus jeune de nos têtes de liste. Vous rassemblez des citoyens et plusieurs mouvements pro-européens sur votre liste. Face à l'inefficacité de l'État, une seule solution, une France fédérale. Vous nous avez ramené une photo de la grande place d'Arras. Pourquoi ?
Oui, alors j'ai choisi cette image parce que, premièrement, chaque fois que je suis éloigné de la région, lorsque je voyage et que je repense à la maison, c'est l'image qui me vient en tête. Mais surtout, c'est un double symbole. C'est le symbole, le Beffroi d'Arras, tous les Beffrois de la région, c'est le symbole des libertés communales, c'est-à-dire des libertés locales négociées, pactées avec un pouvoir central. Le Beffroi, les Beffrois, c'est aussi un symbole d'unité, l'unité entre le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Puisqu'on en trouve des deux côtés dans les deux anciennes régions. Et donc voilà pourquoi j'ai choisi cette photo. Symbole de liberté, symbole d'unité.
Là aussi, tout un symbole. Sébastien Chenu, vous êtes député du Nord Rassemblement National, parti que vous avez rejoint en 2014 après avoir quitté l'UMP. Vous conduisez la liste Une région qui vous protège. Et votre photo, on va faire un peu de géographie.
c'est la photo de nos deux régions. En réalité, nos deux régions, le Nord-Pas-de-Calais et la région Picardie, nos deux régions qui ont été fusionnées. Deux régions que je connais bien, puisque moi je suis né en Picardie, je suis Picard, je suis aujourd'hui député du Nord. Ces deux régions, elles ont été alternativement gouvernées par tous les partis du système. Le Parti socialiste pendant très longtemps, les Républicains aujourd'hui adossés à La République en marche, même les Verts ont gouverné le Nord. Et il y a cinq ans, on devait voir ce qu'on allait voir. On allait voir ce qu'on allait voir et puis on a vu. Notre région, qui ne manque pourtant pas de talent, d'énergie, est confrontée à un chômage endémique, à une insécurité extrêmement importante. Et je veux avoir une pensée d'ailleurs pour les 7 CRS qui ont été blessés hier en évacuant des migrants à Calais, à une désindustrialisation très forte. Et je pense que l'heure est au changement. Et bien c'est ce changement que je souhaite incarner pour nos régions, pour notre grande région, pour nos deux anciennes régions. Ce changement auquel j'appelle, comme l'ont fait... les citoyens d'Énim-Beaumont, de Bruet, de Villers-Cotterêts. C'est ce changement que je veux incarner ce soir.
Laurent Pietraszewski, après avoir été élu député du Nord pour La République En Marche, vous avez été nommé secrétaire d'État aux retraites et à la santé au travail. Vous conduisez la liste de la majorité présidentielle Hauts-de-France-Uni. Expliquez-nous le choix de cette photo prise devant un lycée lillois.
Ce sont nos enfants, nos petits-enfants, c'est tout ce qui parle de notre région. une des régions les plus jeunes de France. 40% de nos habitants ont moins de 30 ans. Alors, ces jeunes qui sont là devant ce lycée, ils sont aussi des victimes de cette crise sanitaire. Ils ont aussi eu à souffrir de cela. Et pourtant, ils ont des doutes, ils ont des questions qui se posent, qu'ils partagent avec nous, avec leur famille, avec leurs parents, avec leurs grands-parents. Les doutes de ces jeunes, les questions qu'ils se posent, il y a aussi tous les autres, ceux qui ne sont pas au lycée, qui ne sont pas au travail. dans notre région qui ne sont nulle part. Eh bien, moi, je pense à tous ces jeunes, à la fois ceux à qui je veux donner toute leur place dans la région et qui ont besoin de cet accompagnement. C'est ce que nous allons, je crois, échanger ce soir.
Oui, nous en parlerons tout à l'heure. Karima Dehli, députée européenne, vous êtes tourquénoise et vous avez réussi à former une liste d'union qui s'appelle Pour le climat, pour l'emploi avec Karima Dehli, Union de la gauche chez des écologistes. Votre photo, un bâtiment en briques. Pas de doute, on est bien dans le Nord.
'ai choisi cette photo parce que c'est l'usine de mon père, ouvrier textile. Et nous, les enfants d'ouvriers, nous avons un héritage des valeurs, la solidarité, la fraternité, la dignité. Mais surtout, on a en nous. justement ce sens de l'effort, ce sens du travail, ce sens de la détermination sans faille. Et j'ai une pensée ce soir pour tous les salariés et les ouvriers de Maxam Tam, de Bridgestone, de Cargill. C'est véritablement le message de « on a laissé mourir l'industrie d'hier sans faire naître l'industrie de demain ». C'est la raison pour laquelle... Je suis fière de conduire une liste d'avenir. Le rassemblement de la gauche et des écologistes. Cette liste, elle nous rassemble, mais elle vous ressemble. Sur cette liste, on a des prolos et des bobos, des ruraux et des urbains, des paysans et des étudiants. Notre but est très clair, véritablement changer la vie des gens. Oui, les indicateurs. Tous les indicateurs de notre région sont en rouge. Nous allons les mettre au vert pour rendre fiers les habitants du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie et porter enfin l'espoir dans notre région pour le climat et pour l'emploi.
Eric Pecker, vous êtes délégué CGT à Toyota Onin. Vous conduisez la liste Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs. Ce n'est pas une photo de Toyota que vous avez choisie, mais une photo de PSA. À Douvrain, pourquoi PSA
Écoutez, j'y étais hier à distribuer des tracts avec mes camarades qui sont ouvriers, qui sont à mes côtés sur la liste lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs. Alors cette usine de Douvrain, elle appartient maintenant à un groupe qui s'appelle Stellantis, qui est un groupe multimilliardaire, qui est la propriété de deux grandes familles bourgeoises richissimes, les Peugeot et les Agnelli, qui ont décidé de fermer des usines en Europe, dont celle de Douvrain. Et là, il y a 1 500 emplois qui sont menacés très prochainement. Et je trouve ça scandaleux. On a vu dernièrement... avec les masques, avec les tests, avec les vaccins, que la santé passe, que les profits passent avant la santé. Et là, on voit que les profits passent avant les emplois, passent avant les salaires. Et c'est justement contre ça que les travailleurs, que le camp des travailleurs doit se faire entendre.
Merci beaucoup. Xavier Bertrand, président régional sortant d'hiver droite, ancien ministre. Vous êtes également candidat à la présidentielle et votre liste s'appelle « Se battre pour vous ». Et voici votre photo. Pur hasard, mais on reste dans l'automobile avec cette manifestation il y a un an à Maubeuge. Expliquez-nous.
est à la fin du mois de mai 2020. Nous venons tous d'apprendre que Renault avait décidé de tirer un trait sur l'usine MCA à Maubeuge. Et on s'est battus. On s'est battus tous ensemble. On a fait bloc pour obtenir de Renault qu'ils revoient complètement leur stratégie. Ils ont changé leur direction régionale. Un homme qui connaît l'automobile, Luciano Biondo, qui aime sa région. Et vous voyez, quand on fait bloc tous ensemble, on obtient des succès. Aujourd'hui, Renault vient d'annoncer... que 300 emplois supplémentaires seraient sur ce site de Maubeuge. Ça valait la peine de se battre. Et que nous avons aussi obtenu, la région y participera financièrement, qu'il y ait 700 emplois supplémentaires à Renaud-Doué. Et surtout, la confirmation viendra dans les prochains jours. Nous allons avoir une deuxième usine de batterie automobile dans la région. Après celle de Douvrain, 2000 à 2400 emplois. mais qui ne vient pas remplacer l'usine de moteur, qui vient en plus de l'usine de moteur, il y aura une deuxième usine de batterie.
À quel endroit ?
Parce que nous voulons Adouais. Normalement Adouais, mais nous sommes aussi en pourparlers pour en avoir une autre. Parce que ce que je souhaite, c'est qu'une région qui a de l'avenir, elle investisse dans l'industrie de l'avenir. Et l'automobile, c'est les batteries qui seront l'avenir de l'automobile. Et je veux aussi les fournisseurs dans la région. Parce qu'encore une fois, il y a de l'industrie qui se transforme, mais je veux garder des emplois et je veux... que les enfants des salariés de l'automobile puissent aussi faire le choix de l'automobile dans 10 ans et dans 20 ans. Et donc ça vaut la peine de se battre.
filière automobile, on en reparlera tout à l'heure. Merci à vous. Et comme promis Stéphane Barbero, avant de débattre, vous nous dévoilez les résultats de notre dernier sondage Ipsos pour France 3 et France Bleu.
Oui, et comme on est dans une région qui aime le cyclisme avec Paris-Roubaix, c'est un élément important du patrimoine des Hauts-de-France. C'est une course qui traverse toute cette grande région. Je vous propose un résumé de ce sondage en version cyclisme, Photographie à un instant précis qui n'augure évidemment en rien des résultats des 20 et 27 juin prochains. Un homme en tête donc dans ce sondage qui fait figure de maillot jaune, c'est Xavier Bertrand, 36% en légère hausse par rapport à notre première enquête début mai. Derrière un concurrent qui va devoir remporter le prix de la combativité pour déjouer les pronostics, c'est Sébastien Chenu du Rassemblement National. 32%, elle porte le maillot vert, évidemment, l'écologiste Karema Deli à la tête d'une liste d'union de la gauche. Dans le sprint final, elle est troisième à 17%, mais c'est en repli de trois points par rapport à début mai. En quatrième position, le candidat de la majorité présidentielle, crédité de 10%, c'est un chiffre symbolique, c'est celui qui permet de se qualifier pour le second tour. Alors il faudra à Laurent Pietraszewski le maillot de meilleur grimpeur pour franchir peut-être cette montagne des 10% et peut-être plus qu'un peloton de ministres à ses côtés pour gagner. Derrière un équipier fidèle de lutte ouvrière, Eric Pecker, 2% des intentions de vote. 2% aussi c'est le score de la liste Debout la France menée par le député José Evrard, habitué à changer d'équipe, on vient de le dire. Et puis enfin il porte le maillot de meilleur jeune, c'est le Benjamin de ses 7 candidats. Audric Alexandre, 1% des voix dans notre sondage.
second tour, deux scénarios.
Oui, on a testé deux hypothèses. D'abord, une quadrangulaire. Tout cela dépend du maintien, de la qualification de la liste de La République En Marche. Et dans le deuxième scénario, une triangulaire, sans donc la liste de Laurent Pietraszewski. Dans les deux cas, Xavier Bertrand, vous le voyez, arrive assez nettement en tête. Cinq points d'avance en cas de quadrangulaire sur le Rassemblement National et huit points en cas de triangulaire.
Merci beaucoup Stéphane. Xavier Bertrand, Sébastien Chenu, une réaction ? à ce sondage
sont les habitants de la région qui décideront les 20 et 27 juin, et eux seuls, pas les indicateurs, pas les sondages.
Oui,
ce sondage, il est évidemment porteur d'espoir. Vous savez, ce qui est intéressant, c'est évidemment ce qui va se sortir des urnes, parce que c'est souvent révélateur et c'est parfois surprenant. Regardons ce qui s'est passé dimanche dernier. La candidate de M. Bertrand n'est pas allée au second tour. Et M. Bertrand s'est précipité pour appeler à voter pour La République en marche. Donc ça réserve parfois des surprises. Les élections, les sorties d'urne, les résultats et les appels à voter. Moi, j'ai confiance.
Monsieur Chenu aurait pu préciser tout simplement que Brigitte Bourguignon, ministre de l'Autonomie du gouvernement auquel j'appartiens, est arrivée très largement en tête contre tout ce que les oracles politiques nous avaient pourtant promis. bien que porter les valeurs de la majorité présidentielle et agir au gouvernement, c'est aussi reconnu par les électeurs. Et vous-même, vous
stagnez à 10% dans ces sondages ? Ça vous déçoit
? Écoutez, moi, je vais laisser les sondages avancer et puis se transformer en vote. Nous verrons bien le dimanche 20 juin au soir qu'elle sera le score de la majorité présidentielle. Mais vous voyez, Brigitte Bourguignon a fait 35%.
tout cas, le débat de ce soir va sans doute peser. Justement, on va écouter vos propositions maintenant.
on va parler de la politique de santé pour démarrer ce premier chapitre. Notre santé, voilà 16 mois que nous traversons une crise sanitaire inédite, crise qui démontre l'importance de nos politiques de santé, l'importance de nos politiques, mais aussi leurs limites. décentraliser ces politiques en accentuant le rôle des régions. Depuis le début de la pandémie, on parle beaucoup des agences régionales de santé. Ces agences dépendent de l'État. Faut-il qu'elles soient pilotées par les régions ?
Nous vous avons demandé de voter et regardez, voici vos réponses. Eric Péquer, Laurent Pietraszewski, Sébastien Chenu et José Evrard, vous êtes contre pour Xavier Bertrand, Audric Alexandre et Karima Daly.
Xavier Bertrand, pourquoi cette volonté de piloter l'ARS ? Vous vous êtes senti empêché d'agir durant cette crise
gens qui travaillent à l'ARS sont des hommes et des femmes très compétents qui veulent faire le mieux possible. J'ai aussi été ministre de la Santé. J'avais fonctionné avec les prédécesseurs des ARS, moins grands. Et déjà, ce n'était pas simple. Là, aujourd'hui, ils s'occupent de trop de choses et ils sont trop éloignés du terrain. Ce que je souhaite, c'est que le pilotage de la santé dépende des élus locaux pour un maximum d'efficacité. Quand on ouvre des maisons de santé pluridisciplinaires, la région a financé 50 maisons de santé pendant ce mandat. 20 vont à nouveau ouvrir. Je voudrais aller plus loin et plus vite. Mais aujourd'hui, les professionnels de santé pour ouvrir. Il y a une vingtaine de réunions. Il faut parfois deux ans pour en ouvrir une. Il faut aller vite. Seuls les élus sont capables d'avoir toute cette réactivité. Je voudrais également qu'on accélère sur le dépistage, sur la prévention. Nous savons pertinemment que dans la région des Hauts-de-France, c'est là où on a la plus faible espérance de vie. Et c'est là où il faut lutter contre les cancers, le diabète, les maladies cardiovasculaires. Alors on travaillera avec les ARS, mais le pilotage sera celui des élus. Il n'y a que comme cela qu'on peut réagir, et je le vois dans cette crise sanitaire. où nous avons, avec les maires, avec les élus municipaux, essayé de trouver des solutions. Regardez les masques. Nous avons dû faire l'acquisition de masques, nous avons fait fabriquer des masques dans la région, nous avons doté tout le monde de masques. Encore une fois, l'État n'avait pas pu le faire. Nous avons voulu le faire parce que nous sommes des élus au plus proche du terrain et qu'on veut protéger avec un maximum d'efficacité les habitants de la région.
Laurent Pietraschewski, vous êtes au gouvernement. C'est ce qui explique que vous n'êtes pas pour un pilotage régional ?
D'abord, moi, je voudrais dire un mot à tous ces agents qui travaillent à l'Agence régionale de santé. Peut-être que cela paraît un peu éloigné à nos concitoyens qui nous regardent. Il y a des centaines d'agents qui travaillent à cette agence régionale de santé qui ont d'arrache-pied. tout fait pour protéger et accompagner nos concitoyens pendant cette crise sanitaire autour d'Etienne Champion et maintenant de Benoît Vallée. C'est à cela que je pense déjà maintenant. Ensuite, l'Agence régionale de santé. Elle a des prérogatives qui consistent à organiser l'offre de soins sur notre territoire. Et puis, évidemment, elle va évoluer. Elle est d'ailleurs toute jeune, cette Agence régionale de santé. Elle a une dizaine d'années. Elle est en train... D'évoluer le Ségur de la santé, ce qu'on appelle les grandes mesures, les grandes réformes qui ont été portées par Olivier Véran, avec plus de 19 milliards qui ont été mis sur la table pour le service de santé, les services de santé dans notre pays, prévoient que les élus locaux vont pouvoir maintenant rentrer dans les conseils d'administration de ces futures agences régionales de santé. Et cela, c'est toute la place au terrain aussi.
Karima Dely, on aurait pu faire mieux et plus vite.
D'abord, il faut avoir une pensée pour les familles endeuillées. Et dire merci, merci au personnel soignant et de reconnaître le professionnalisme. Mais il faut dire la vérité ce soir. L'État a failli, a menti sur les masques, les tests, même la politique de vaccination a trop tardé. On y arrive maintenant, tant mieux. Et dans la région, il y a eu une mauvaise répartition
des vaccins. Mais la région n
'a pas été à la hauteur. Et je le dis totalement. Durant toute la mandature, c'est ça. Moins d'un euro investi par habitant, moins d'un euro. Alors moi je suis vraiment pour que la région, oui, ait la tutelle ou co-tutelle des ARS, mais ça ne suffira pas. Il faut absolument une feuille de route. C'est la raison pour laquelle je porte une garantie santé-proximité où chaque habitant, oui, aura le droit à une offre de soins à moins de 20 kilomètres. Il faut mettre en place, je termine, des maisons de santé et des centres de santé, notamment dans les zones où là... Il faut lutter contre les déserts médicaux et je ne suis pas d'accord avec vous, monsieur Bertrand. Regardez ce qui se passe en Picardie, notamment dans l'Oise et l'Aisne. Ils n'ont toujours pas de maison de santé au point qu'il n'y a que 27 médecins, notamment pour 10 000 habitants. L'Oise est 23 dans l'Aisne. Une dernière chose... Un chiffre, on va y revenir. Non mais laissez-moi terminer, qu'il ne faut pas couper, c'est un raisonnement de feuille de roue de responsabilité sur la santé. C'est la raison pour laquelle il faudra embaucher. Et là, le travail de l'ARS va être important. 200 médecins salariés et des infirmiers et des infirmières de pratiques avancées, et même pour le pouvoir d'achat. mettre en place une véritable mutuelle régionalisée pour nos aînés mais aussi nos jeunes.
Alors vous parliez de la désertification médicale dans les Hauts-de-France, c'est pour ça que je me permettais de vous interrompre puisque justement, on va regarder ce chiffre, la région compte 20% de généralistes en moins par rapport aux autres régions. Personnels de santé, élus et citoyens ont manifesté le week-end dernier à Aulnoy-Emery. Écoutez ce qu'ils ont à vous dire.
Ma grand-mère se retrouve avec un médecin qui part en retraite le mois prochain. Elle a un traitement à vie, elle pourra avoir son traitement qu'un an, mais après, il faut retrouver un autre médecin. C'est inquiétant pour les générations futures. On se retrouve sans médecin et moi j'ai fait le variant anglais toute seule dans ma chambre, sans médecin, sans médicaments, sans rien du tout.
Sébastien Chenu, vous lui dites quoi à cette dame qui n'a pas pu voir de médecin, qui n'a pas eu de traitement alors qu'elle avait le Covid
lui dis que la santé, ça doit être une des priorités. Vous savez, la santé, c'est comme la sécurité. Sans santé, sans sécurité, vous ne pouvez rien faire, rien vivre, rien entreprendre. Ça devait être d'ailleurs la priorité du mandat régional, mais on n'a rien vu venir si on repart, parce que je pense qu'il faut toujours regarder de là où on part pour savoir là où on veut aller. D'abord les ARS, vous nous posiez la question, qu'est-ce qu'il faut faire des ARS ? Mais l'ARS n'est pas une fin en soi. L'ARS est un outil, il n'a pas fonctionné. Mais l'ARS était une invention de M. Bertrand lorsqu'il était ministre. de la santé, justement. Dans notre région, et Karima Adheli l'a dit, c'est vrai que peu d'argent a été consacré à la santé, la surmortalité, la surmorbidité est importante. Vous savez qu'un ouvrier, par exemple, vit six années de moins qu'un cadre, par exemple, dans la région. Mais vous êtes bien en cause de gestion. Cette injustice, elle est flagrante et il faut la corriger, quand on pense d'ailleurs que certains... voudrait mettre la retraite à 65 ans, quelle inhumanité. Eh bien, c'est vrai que la région n'a pas pris en charge ce domaine. Et cette responsabilité, elle est immense parce qu'en fait, ce sont deux logiques qui s'affrontent. Vous avez d'un côté des hommes et des femmes qui défendent la libéralisation du modèle de santé, qui crée la RAS, qui crée la tarification à l'acte. Puis vous avez ceux qui se battent pour que la santé reste une priorité. Vous savez, moi, je me suis battu avec d'autres. D'ailleurs, je ne tire pas la couverture à moi. Je me suis battu avec d'autres. pour que les soignants puissent bénéficier d'une prime que le gouvernement voulait sucrer pendant le Covid. Alors je pense que ce qu'il faut, c'est fixer des objectifs. Ces objectifs, je vous en ai parlé, ça doit évidemment revenir à des taux qui correspondent à ceux de la moyenne. C'est évidemment la désertification médicale. On veut un grand service de lutte contre la désertification médicale, avec également des bus médicaux. Et puis ce sont aussi des actions de prévention. La réalité, c'est aussi que
les jeunes médecins n'ont pas forcément envie de s'installer à la campagne. On a fait énormément de reportages d'Anticardie
à ce propos. Raison pour laquelle il faut aider les étudiants en médecine à travers des bourses à s'installer là. où il y a des déserts médicaux. Et puis, je le disais, parce que là aussi, on n'a pas vu le début du commencement d'une promesse, un plan de lutte contre la drogue et contre les addictions, c'est très important. Notre région est très touchée par cela, notre jeunesse est très touchée. C'est un engagement que nous, nous prenons, parce que lutter contre la drogue, c'est aussi lutter contre l'insécurité. Alors,
en Ile-de-France, la candidate des Républicains, Valérie Pécresse, promet de dégager un budget d'un milliard pour la santé. Xavier Bertrand, c'est une bonne idée à prendre.
Si nous récupérons le pilotage des agences régionales de santé, il faudra multiplier le budget de la santé, qui n'est pas d'un euro par habitant,
qui est de plus de
trois euros par habitant, sans oublier les formations sanitaires et sociales, ces personnels soignants qui on doit tant. Il faudra multiplier le budget de la région en matière de santé par deux ou par trois, chaque année.
Pourquoi ne l'avoir pas fait alors ?
Et quand vous avez été ministre de la Santé, vous avez pris mes délits, monsieur
Bertrand. Mais peut-être qu'on peut
juste regarder les chiffres, parce qu'en 2014, la région Nord-Pas-de-Galais avait 20 millions d'euros depuis la santé, et M. Bertrand a ramené cela à 4 millions en 2019. Donc la réalité, c'est que M. Bertrand ne souhaite pas investir dans la santé. Donc il souhaite récupérer l'ARS, mais il ne souhaite pas investir dans la santé. C'est juste objectif. Moi, je regarde les chiffres, tout le monde a pu les regarder, et ça a été dit par Mme Deli récemment. Elle a raison, effectivement, vous avez divisé par 5 le budget de la santé dans la région. C'est une réalité. Ce que je vous
invite à faire, parce que je pense que c'est... Ça va être comme ça toute la soirée. C'est aller regarder sur les réseaux sociaux la façon dont mes équipes vont remettre les pendules à l'heure. Comme ça, ça m'évitera de répondre aux interpellations. Parce que j'ai compris depuis le début de cette campagne, et on l'a vu tout à l'heure, qu'en permanence ce sont des attaques et des mensonges. notamment sur les maisons de santé. Pendant ce mandat, 12 maisons de santé nouvelles ont été financées dans l'Aisne. J'ai entendu qu'il n'y en avait pas, c'est un mensonge. 13 maisons de santé nouvelles ont été financées dans l'Oise. Il a été indiqué zéro, c'est un mensonge. Et comme je ne vais pas prendre tout mon temps de parole pour cela, voilà exactement ce que nous avons fait et surtout ce que nous voulons faire. Et sur la mutuelle santé, 'est une idée de Natacha Bouchard. Nous avons décidé pas forcément de créer une nouvelle mutuelle, parce qu'il y a notamment des personnes âgées qui ne changeront pas leur mutuelle. C'est de permettre de leur prendre en charge une partie du prix de la mutuelle. Pour les apprentis, pour les étudiants, mais aussi pour les seniors de plus de 65 ans, les plus démunis sont pris en charge, par ce qu'on appelait la CMU la complémentaire. Mais quand vous êtes au-dessus, vous n'avez pas les mêmes aides. C'est un budget important pour la région, je n'ai pas compté dans ce que je vous ai indiqué. Mais je pense que c'est aussi une aide au pouvoir d'achat dont on a besoin. Et c'est la raison pour laquelle nous allons prendre en charge une partie de la mutuelle santé. Je précise que
le budget de la santé en 2021, c'était 12 millions d'euros, c'est ça ?
Vous oubliez le financement des maisons de santé, 17 millions d'euros. Et vous oubliez également les formations sanitaires et
sociales pour les professionnels de santé. Juste un point, si vous me le permettez. Monsieur Bertrand, c'est un débat. Souffrez la contradiction. Moi, je ne crois pas qu'il y a un problème de chiffres. En réalité, je crois qu'il y a un problème de résultats. Il est bien là le drame. C'est que les chiffres, chacun va avoir ses chiffres, va faire des démonstrations. Le résultat, nous le connaissons. Ce sont ces taux de mortalité, ce sont ces difficultés sociales auxquelles sont confrontées nos compatriotes. Donc évidemment, vous allez nous dire ce soir que vous avez tout fait formidablement bien pendant six ans. Nous, nous allons vous expliquer qu'il y a des différences d'approche, que vous avez fait des choix que nous contestons. Il faut l'accepter. C'est le principe même du débat et je crois qu'il faut l'accepter. Il faut parler du handicap. quand on parle de santé aussi. Moi, je ne veux pas oublier de parler du handicap parce que nous avons fait effectivement de cette priorité. J'ai moi-même un candidat sur ma liste qui sera le premier conseiller régional, probablement en fauteuil roulant dans notre région, qui a travaillé sur ce projet de handicap, notamment sur toutes les possibilités d'accessibilité. Ça fait partie du champ de la santé, comme d'ailleurs le sport, on pourrait en parler également. Xavier Bertrand, vous évoquez le temps de parole.
Je vais donner un exemple sur un sujet qui vous est cher, le bassin minier. C'est parce qu'on s'est battu. Frédéric Le Turc, Katia Pourceau, sénatrice communiste, Sylvain Robert, maire de Lens. Pour obtenir de l'Etat qu'enfin, enfin, on obtienne la reconstruction de l'hôpital de Lens. Ça c'est du concret. Mais
vous n'êtes... Attendez, attendez, mais monsieur Bertrand, vous avez raison. Mais dites la vérité. Je suis désolée quand on est président d'une région, on a le droit à la vérité. Et quand vous dites aujourd'hui, on a voté des projets de maisons de santé, mais elles ne sont pas construites. La majorité des maisons de santé ont été faites dans le Nord et le Pas-de-Calais. Je le rappelle, les déserts médicaux se trouvent dans l'Aisne et dans l'Oise, et j'étais moi-même. Et l'une des choses, lorsqu'on est président de région, et il faudra le rappeler, et là je regarde M. Pietrasanski, c'est de... Défendre l'hôpital public. Et je le dis parce que je suis allée à Dunkerque. Merci les élus locaux lorsqu'il y avait ce variant anglais. Ils ont tiré la sonnette d'alarme. Et je remercie aussi l 'hôpital de Creil qui se mobilise. Et je remercie Loïc Pen, médecin urgentiste qui se bat depuis des années. Et on peut remercier tous
nos soignants d'ailleurs ce soir.
Mais il faut le faire parce que justement, moi je veux une... région en pleine santé, et on ne peut pas mentir sur les chiffres. Vous voulez construire
un hôpital par département ?
Oui, mais je voudrais revenir quand même sur le problème de la santé. Notre région est au dernier rang pour la santé. C'est un service public, comme tous les services publics, qui est dans le collimateur de l'Union européenne. Nous avons reçu 63 injections de réduire l'hôpital public dans cette région des Hauts-de-France et dans le pays. Les ARS que vous avez créés, Monsieur Bertrand, on a pu voir leur efficacité au cours de l'épidémie. Incapables de gérer les stocks, incapables de faire face à la répartition des flux, des livraisons, etc. Donc je crois que cette ARS fait la démonstration qu'elle est inefficace, qui de surcroît. Au moment où, dans les hôpitaux publics, le personnel est en train de partir, c'est la réalité, il y a des démissions en veux-tu, en voilà. Le personnel est en train de partir parce que les conditions de travail sont horribles. Et pendant l'épidémie, l'ARS de Nancy s'autorise à supprimer 500 lits d'hôpitaux. Et aujourd'hui... Ça continue encore. On vient de supprimer des hôpitaux parisiens, Beaujons, etc. Et donc, il ne faut pas se faire d'illusions. Et vous portez notre responsabilité, monsieur Bertrand. C'est que quand il y a eu l'épidémie, le personnel était en manque de masques SPF P2. Et c'est vous qui avez réduit la dotation des masques. On va revenir sur les personnels soignants. Quand on s'occupe du personnel de santé, il faut les remercier, mais il ne faut pas non plus prendre des mesures qui les assassinent. Vous en êtes d'accord ? Je vais dire un mot sur la réalité. Moi,
j'ai joué le jeu en répondant à la question sur les agences régionales de santé. Je ne voudrais pas être le seul. à respecter les règles du débat. Vous allez
parler aussi, monsieur Pietraszewski, mais
simplement... J'ai
une question à vous poser, donc je reviens vers vous tout de suite, mais monsieur Péquer, souhaitez rebondir sur la question des personnels soignants.
Écoutez, là, ce qu'on a vu quand même, c'est une épidémie qui, en France, a fait plus de 100 000 morts. Et là, tout ce que j'entends depuis tout à l'heure, c'est des discours de diversion. avec pour le moins des politiciens qui ont la mémoire courte. Parce qu'en 20 ans, la gauche, la droite, tous ceux-là qui se sont succédés au gouvernement, ils ont supprimé des dizaines de milliers d'emplois dans les hôpitaux. Ils ont supprimé 100 000 lits en 20 ans. Et on a pu voir du personnel épuisé, on a pu voir des hôpitaux débordés. Mais ils ont une responsabilité écrasante dans cette situation. Et là, aujourd'hui... Ils font les gens soucieux des intérêts du personnel soignant, mais en plus de supprimer du personnel, ils ont bloqué les salaires.
Pietraszewski, vous souhaitez répondre
Oui. D'abord, redire un mot. Ce qu'on appelle le ségur de la santé, c'est le choix d'investir massivement dans notre système de santé. C'est bien le gouvernement auquel j'appartiens qui le porte, Olivier Véran. Et c'est cela qui a été réalisé. 19 milliards, je le disais tout à l'heure, d'investis dans les établissements de santé. plus de 8 milliards investis pour revaloriser l'ensemble des rémunérations des professionnels de santé. C'est une réalité, c'est moi-même qui ai défendu le texte à l'Assemblée nationale lorsqu'il a bénéficié de son vote définitif. Donc la réalité, c'est que le gouvernement s'occupe de ce besoin que nous avons tous d'avoir un accès aux soins égales sur le territoire. Un mot quand même, un mot quand même sur ce que nous vivons collectivement. Ça a été dit tout à l'heure par Madame Delis, par Monsieur Chenu. La réalité, c'est que notre région des Hauts-de-France, c'est 10 000 morts par an de plus que dans la moyenne des autres régions. C'est une réalité, c'est incontestable. Personne ne va redresser ce chiffre, même dans l'équipe de Xavier Bertrand. C'est une réalité. Alors, qu'est-ce qui a été fait ? Je l'ai dit tout à l'heure. Moi, je ne doute pas, sur le fond, que M. Bertrand soit de bonne volonté. Je regarde ce qu'il a fait. S'il avait maintenu le niveau d'investissement de la région au niveau santé et sanitaire qui était celui fait par le président Percheron en 2014, je dirais bravo. S'il avait remis les 20 millions qui étaient en 2014, je dirais bravo. En réalité, il a ramené ça à 4 millions en 2019 et a essayé de se rattraper un peu en 2020. C'est incontestable. Donc la réalité, c'est qu'il faut s'occuper de nos concitoyens dans les Hauts-de-France qui ont, c'est vrai, une espérance de vie. Plus faible qu'ailleurs. Et c'est pour cela que je pense qu'effectivement, une des réponses à apporter est de répondre aux besoins de soins avec des maisons de santé, avec des médecins salariés. Je rejoindrai là-dessus, Madame Delis. J'étais à Nogent-sur-Oise, chez Jean-François Dardenne, qui a mis une maison municipale de santé avec des médecins salariés. Et puis, parce qu'il est temps de lutter enfin contre le cancer, contre les cancers. Dans notre région, nous avons une surmortalité de 16%. 16%, plus de 2300 morts. que nous pourrions éviter si nous mobilisions. C'est pour ça que j'ai proposé dans mon programme, avec les Colistiers de l'Eau de France Unie, un vaste programme anti-cancer avec de la détection mobile et de la radiologie mobile notamment.
Merci beaucoup. C'est la deuxième préoccupation des habitants de la région, l'emploi. Et là encore, les indicateurs sont dans le rouge. Fin 2020, le taux de chômage dans les Hauts-de-France s'établissait à 10,8%. C'est deux points de plus que la moyenne nationale. Et cela représente plus de 500... 77 000 demandeurs d'emploi. Le Conseil régional a voté à l'unanimité il y a un an un plan de relance régional, 1,3 milliard injecté dans l'économie des Hauts-de-France. Les projections prévoient aujourd'hui un automne de tous les dangers. Faut-il un nouveau plan de relance à l'échelle de la région ?
Pour créer de l'emploi, il faut simplement libérer toute la créativité qui se trouve partout sur notre territoire. La créativité, elle est partout. Elle est dans les entreprises, dans les PME, elle est dans le monde associatif, c'est l'artisanat, évidemment. Ce sont les artistes. Donc la créativité, elle est partout. Et si on veut créer de l'emploi, notre méthode ne sera pas de favoriser les grands groupes, la méthode Amazon, si je peux l'exprimer comme ça. Il faut simplement accompagner toutes les créativités là où elles se trouvent. Pour ce qui est des PME, nous les aiderons par des subventions. Aujourd'hui, elles ont accès à des prêts, à ce genre d'aide, mais il n'y a pas de subvention pour les PME. Nous ouvrirons les subventions aux PME, mais pas d'échec en blanc. Nous voulons conditionner les aides aux PME par des conventions que nous signerons avec elles.
Ça tombe bien parce qu'on vous a fait voter sur ce thème-là et on va regarder le résultat du vote tout à l'heure.
Xavier Bertrand, en 2015, vous aviez promis de remettre la région au travail. C'était votre slogan. Vous avez créé Proche Emploi. Au final, au bout de la mandature, vous annoncez avoir trouvé 21 000 solutions pour des demandeurs d'emploi. Ce n'est pas un petit peu maigre ?
Il n'y a pas eu que ça. Vous prenez le chômage début 2016. Vous prenez le chômage aujourd'hui malgré la crise du Covid. Le chômage a reculé, mais pas assez. Proche Emploi, c'est l'un de ses outils. Proche-Emploi, c'était aussi partir d'une idée, les plateformes pour l'emploi, c'était une idée de Pierre de Saint-Ignon, qui sont aujourd'hui portées par des communautés de communes, des communautés d'agglomérations, de beaucoup d'élus, toute sensibilité qui joue l'intérêt général. Certains sont d'ailleurs sur d'autres listes et sont avec nous pour cette bataille pour l'emploi. Et les personnes qui ont retrouvé un emploi seulement avec Proche-Emploi, c'est plus de 21 000 personnes, c'est l'équivalent de toute la population de Donat. Comme si toute la population de Nain avait été privée d'emploi et que l'on ait retrouvé un.
Vous parlez d'emploi, c'est 21 000 emplois ou 21 000 solutions, c'est-à-dire emploi, formation ?
Ne jouons pas sur les mots qui sont sortis du chômage avec un emploi. Deux tiers des personnes qui sont passées par Proche-Emploi ont trouvé un emploi. Deux tiers des entreprises qui nous ont sollicités ont trouvé justement un salarié. Donc le chômage a baissé, pas assez. C'est la raison pour laquelle vous posez la question, oui, il y aura un nouveau plan de relance régional. dès la rentrée, parce que 1,3 milliard d'euros, ça a permis d'aider plus de 12 000 entreprises, petites et grandes. Ça a permis également d'aider plus de 600 communes à faire des travaux, parce que la région les a financées en direct. Et au moment où je vous parle, il y a un peu plus d'un milliard d'euros qui a déjà été injecté dans l'économie.
Quel montant ce nouveau plan régional de relance ?
va laisser déjà les habitants de la région décider qui conduira la région, mais avec mon équipe, parce que j'ai notamment des responsables économiques qui sont avec nous, qui connaissent le monde de l'économie. Nous avons aussi le dialogue avec les partenaires sociaux, les représentants. du personnel, on va bâtir un nouveau plan axé aussi sur la formation, notamment pour les jeunes. Vous parliez de la rentrée, la rentrée de tous les dangers. Vous utilisez le terme, et vous avez raison, peu l'utilisent dans les grands médias nationaux. Parce qu'il y a des inquiétudes. Il y a des inquiétudes, j'étais à Stenvoort tout à l'heure avec un chef d'entreprise qui me dit, mais je veux trouver du personnel. Et vous avez des familles qui se demandent si à la rentrée, il y aura un stage. Et si les jeunes qui ont fini leurs études vont décrocher le premier emploi. Nous mettrons en place, dès cet été. une agence régionale pour permettre justement de trouver des stages pour les jeunes. C'est déjà la première galère pour les jeunes. Les parents qui ont un carnet d'adresse trouvent facilement. Ceux qui n'ont pas un carnet d'adresse, c'est le parcours du combattant. Donc que ce soit avec Proche Orientation, que ce soit avec cette agence, la région elle-même s'engage à prendre cette année 1000 jeunes en stage. Et je lance aussi un appel aux entreprises publiques, privées, aux collectivités locales, aidez-nous à donner une solution. assez jeune.
Proche orientation qui existait déjà. Et donc, il faut encourager la création d'emplois, mais aussi préserver les emplois actuels. Il y a une quinzaine de jours, Max Samtan ferme ses portes à Mazingarbe dans le Pas-de-Calais. 2000 salariés dans les années 70. Aujourd'hui, 72 salariés licenciés, 72 hommes et femmes qui ont perdu leurs illusions.
Aujourd'hui, les pouvoirs publics n'ont rien pu faire pour nous, strictement rien pu faire pour nous, que ce soit les élus locaux qui ont été solidaires avec nous, tous ont été solidaires, que ce soit les élus, les présidents de région, mais aujourd'hui ils n'ont aucun pouvoir.
Aujourd'hui, ils n'ont aucun pouvoir, c'est aussi votre sentiment ? Il a
bien raison, parce que ceux qui ont le pouvoir de licencier, ce sont les patrons. C'est ces capitalistes-là qui sont propriétaires des usines, qui décident qui ils embauchent, qui décident qui ils licencient, qui décident à quel tarif on est payé. Et moi, je ne parle pas d'aide aux entreprises. C'est des cadeaux. Et à quoi ça sert de faire des cadeaux de dizaines de millions, de milliards à des grosses entreprises qui sont déjà milliardaires ? À quoi ça sert ? de voter comme l'ont fait M. Bertrand et M. Chenu au conseil régional. 80 millions d'euros pour cette fameuse usine de batterie qui devrait voir le jour en 2023 et qui n'emploierait que 300 travailleurs fin 2023. Cette entreprise, c'est la propriété de Peugeot et Total, des groupes riches à milliards. ils ont voté 80 millions d'euros de cadeaux. La gauche, dans les communautés d'agglos, ont voté 40 millions d'euros de cadeaux. Et
le gouvernement,
700 millions d'euros pour engresser ceux qui licentent
les aides. région doit-elle conditionner les aides publiques aux entreprises ? On vous a demandé de voter et on va découvrir vos réponses. Et vous avez tous répondu oui. Alors pourquoi ne pas l'avoir mis en place plutôt que Xavier Bartrand
? Il y a un critère, c'est l'emploi. Et je resterai mort de faim sur les questions d'emploi jusqu'au bout de mon mandat et des fonctions dans le prochain mandat. L'emploi, l'emploi, c'est ça la condition. Ils sont aidés quand ils gardent de l'emploi, quand ils forment les salariés ou quand ils créent de l'emploi. Pour moi, ça reste toujours le premier combat dans la région. Nous sommes la région qui est le plus privée d'emplois. Alors c'est d'un maximum d'emplois dont on a besoin. Et pour le reste, il y a aussi un autre développement économique à conduire. Et là, c'était une idée de Daniel Percheron et de Philippe Vasseur. C'est Rêve 3, la troisième révolution industrielle. Parce que moi, je veux développer... L'environnement, l'écologie, mais je veux développer l'économie. Moi, je veux des emplois en même temps. Et Rêve 3, ça permet d'avoir les deux. 1400 projets dans toute la région qui bénéficient justement avec Rêve 3 de financement supplémentaire. Voilà des critères, mais des critères concrets et qui favorisent le développement d'une région qui a besoin d'emploi.
Karima Dely, les politiques ont-ils le moindre pouvoir face aux industriels aujourd'hui ? Bien
sûr, il suffit d'avoir du courage politique et une vraie stratégie, c'est-à-dire une vision d'avenir. Tout d'abord, M. Bertrand nous dit ce qu'il a été incapable de faire durant 6 ans. La première chose, c'est d'avoir une vision. C'est la raison pour laquelle je propose 100 000 emplois verts dans des vraies filières d'avenir, des métiers d'avenir. Nous sommes la région d'Europe où il n'y a que 2% de bio dans l'agriculture. Le bio, c'est bon pour nos enfants, c'est bon pour notre santé. C'est la raison pour laquelle, si je mets en place cette filière, c'est direct. 30 000 emplois dans la filière, tout de
suite. Il faudra trouver des bras pour ça aussi. C'est aussi la réalité des agriculteurs d'aujourd'hui qui ont du mal à trouver du personnel. Et 15 000 emplois
indirects, et notamment dans la voie des circuits courts. Et vous avez raison, l'ensemble de nos maraîchers aujourd'hui part à la retraite. Et donc il va falloir former toute une jeunesse sur ces nouveaux métiers. Je pourrais sortir d'autres secteurs. Le ferroviaire, c'est bon pour l'emploi, c'est bon pour le climat. La question, nous sommes une région où la pollution est importante. L'Amiante, par exemple, décide de dépollution. Oui, nous pouvons monter un plan de dépollution. On a besoin, justement, de former. Mais ça ne suffira pas. Bien entendu, il faudra conditionner les aides sur des critères environnementaux et sociaux. Et là, c'est hors de question. Et je suis d'accord avec vous. L'échec en blanc s'est terminé lorsqu'on délocalise et qu'on ferme des usines. Et on l'a vu. Bridgestone, on l'a vu sur Cargill, on a vu plein de choses. Et là, c'est terrible. Pourquoi ? Parce que c'est de l'argent cuivlique qui ne va pas à l'emploi. Et je vous l'ai dit tout de suite, il faudra mettre en place, oui, la création, un fonds de création d'aides aux entreprises. Ça veut dire que la région doit prendre une partie, justement, des charges, des cotisations plutôt sociales des entreprises pour rentrer dans la transition. Et ça, ce n'est possible que si on dit la vérité. Parce que vous parlez de Rêve 3, vous avez raison, monsieur Bertrand. C'est un projet de la gauche et des écologistes. Mais dans Rêve 3... Il ne faut pas mettre juste des projets pour se faire plaisir. Il faut rentrer dans la transition écologique et malheureusement notre région dans la transition écologique aujourd'hui est dernière. Et quand je regarde les projets Rêve 3, il y en a un qui me dit que vous n'avez pas compris la révolution de la transition. Notamment un projet qui s'appelle Tropicalia. Qu'est-ce que c'est ? C'est une serre géante qui va tuer... 9 hectares de terre, comme si nous avons encore besoin de ça dans notre région, où on va faire un safari sous cloche. On va amener justement des animaux de l'autre bout de la terre. Cette terre sera chauffée à 27 degrés tout au long de l'année. Et on va détruire la côte d'Opale. Alors qu'il faudrait développer, monsieur Bertrand, ce qu'on va faire, l'écotourisme. C'est gagnant pour le climat et ses désemplois. digne, non délocalisable et dans des filières d'avenir. Sébastien Chenu,
on va prendre l'exemple de l'aéronautique qui bénéficie.
Je voudrais d'abord corriger quelques fake news. D'abord, on ne fait pas Rêve 3 avec un budget d'une quinzaine de millions d'euros. C'est ce qui est budgété dans la région. On ne fait pas une révolution industrielle avec 15 millions d'euros. Ce n'est pas vrai. La deuxième chose, il n'y a jamais eu de plan de relance d'un milliard 3. Ce n'est pas vrai. Je crois même que toute la presse l'a dit. Le plan de relance de la région, c'est 215 millions d'euros, très loin derrière ce qu'ont fait les autres régions. C'est un empilement de politiques qui sont déjà existantes. Il n'y a jamais eu de plan de relance à 1,3 milliard. Je crois qu'il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître. Et puis, c'est vrai que... L'emploi, c'est votre échec majeur. Vous avez dit, je serais jugé sur l'emploi. Or, ce que nous avons vu, c'est du chômage qui continue à augmenter ou alors qui baisse moins vite qu'ailleurs. Ça veut donc dire que les politiques qui ont été menées par Xavier Bertrand n'ont pas eu d'effet correctif. Vous, vous ne garderez pas proche emploi ? Non, je ne garderai pas proche emploi, d'abord parce que ça coûte très cher, ça coûte près de 2 millions d'euros et que ça ne crée pas d'emploi. Monsieur Bertrand nous sort des chiffres qui, à chaque émission, montent un peu. On est passé de 15 à 20 000 emplois, mais on ne sait pas d'où, de quel chapeau magique. sortent ces chiffres. Quand on donne de l'espoir aux gens sur l'emploi, il faut le faire d'abord avec raison, mais surtout en se dégageant d'une philosophie qui est celle d'arroser sans attendre des contreparties. Très concrètement,
vous, que feriez-vous ?
Oui, il faut des contreparties lorsqu'on donne de l'argent public. Je donne deux exemples. La société Camille Fournay... C'est une société qui a bénéficié de l'argent public. Elle a licencié ses 14 ouvrières. Mais il faut aussi savoir anticiper la raison pour laquelle nous pensons que ce sont des contrats d'objectifs qu'il faut signer avec les entreprises. Je prends l'usine Matine de Montdidier, qui a fermé, laissant des ouvriers, là encore, sur le carreau. Eh bien, l'usine Matine... Si la région avait regardé ce qui se passait, on savait depuis 2018 que le transport des poules en cage allait être interdit. Donc on pouvait ouvrir un certain nombre de négociations, de formations, travailler sur cette filière pour la reconvertir. Eh bien non, rien n'a été fait, rien n'a été anticipé. Matine a fermé à Montdidier. Donc oui, il faut une contrepartie, évidemment, à l'argent public. Et puis il faut de l'investissement. Notre région. Et c'était le journal Capital qui l'a dit, a vu ses investissements baisser de 21%. Nous sommes l'avant-dernière région de France pour les investissements. Moi, je pense qu'il faut relancer le réseau express Grand Lille, qui était né, il faut le dire, sous la gauche, mais le dossier n'a pas bougé. d'un pouce pendant ces six années. Vous nous rappelez
de quoi il s'agit ? C
'est un réseau qui permet de desservir l'ensemble du bassin minier qui travaille vers la métropole, les centaines de milliers de personnes qui travaillent vers la métropole, de désengorger la 1. C'est un vrai chantier. Tout a été fait pour le canal Seine-Nord, dont il n'y a pas eu un coup de pioche au moment où nous nous parlons, qui a été donné. projet qui n'a pas été bouclé financièrement, il manque toujours 700 millions d'euros, je n'en fais pas le procès d'ailleurs à Xavier Bertrand, ça c'est plutôt Édouard Philippe qui avait bloqué le projet, mais tout a été fait pour le canal Seine-Nord, mais du coup, le président de région n'a pas ouvert les dossiers du réseau express Grand Lille. Le canal Seine-Nord,
on en reparlera tout à l'heure, Audrey-Alexandre, vous souhaitiez réagir ?
Oui, on parle d'emploi depuis tout à l'heure, mais on a un gros problème dans la région, qui existe dans les autres régions aussi, mais qui est beaucoup plus fort ici qu'ailleurs, c'est l'illettrisme qui touche. 10%, plus de 10% de la population active dans la région. Et ce qui est encore plus inquiétant, c'est que l'illettrisme et la fracture numérique touchent 5% des jeunes de 16 ans. C'est pourquoi nous proposons de déployer un vaste plan de lutte contre l'illettrisme, de lutte contre la fracture numérique. Et ça, c'est vraiment un moyen d'agir sur l'employabilité de toutes les personnes qui aujourd'hui n'ont pas d'emploi.
Donc à travers des formations, avec des associations, vous feriez ça comment ?
Alors je vois qu'il y a déjà un plan qui est déployé dans l'Aisne, mais qui n'est pas déployé à l'échelle régionale, effectivement avec l'aide des associations, mais surtout avec des investissements, des moyens financiers.
ça n'est pas une compétence à proprement parler des régions, mais elle intéresse beaucoup les habitants des Hauts-de-France. C'est la sécurité. Stéphane Barbero. Je vais quand même essayer de vous dire un mot sur l'emploi.
On n'est pas très nombreux ici à avoir travaillé 25 ans dans une entreprise. Ce serait quand même un peu étonnant que le seul qui ait travaillé dans une entreprise très longtemps ne puisse pas vous dire un mot sur l'emploi. Vous avez été DRH d
'une des plus grandes familles bourgeoises, les Muliers.
Vous vous trompez. Vous savez, quand on est salarié, on est salarié. L'exploitation et pomper l'argent public, vous savez ce que ça veut dire. Moi aussi, j'étais salarié, parce que vous êtes salarié, que vous êtes tenant du grand capital. C'est un peu une caricature, ça. Alors, un mot sur l'emploi et sur la réalité. Quand Xavier Bertrand est arrivé au pouvoir avec ce mandat de gestion en 2015, il s'est engagé sur le travail. On peut d'ailleurs partager franchement le diagnostic qu'il avait posé à l'époque. Regardons la réalité. Qui a fait baisser le chômage dans notre pays ? Eh bien, c'est le gouvernement, puisque partout où le chômage a baissé, c'est dans l'ensemble de notre pays. Et de la même façon dans les Hauts-de-France qu'ailleurs. Donc, il n'y a eu aucune action réelle de la région. Il y a eu de la bonne volonté, sans doute, mais sans efficacité. C'est aussi le retour de la croissance dans le monde. Si on regarde juste le rapport de la Cour régionale des comptes, puisqu'effectivement, il faut juste s'adresser à ceux qui ont les bons chiffres, nous explique que Proche-Emploi, c'est 17 000 accompagnements. ces 17 000 accompagnements qui coûtent cher, qui sont simplement une sorte de couche en plus par-dessus tous les dispositifs qui existent déjà. Ça, c'est inefficace, ça ne sert à rien. En réalité, il faut créer cette proximité, ces accompagnements dont ont besoin les demandeurs d'emploi, et Proche Emploi n'a fait que rajouter une couche sur ce qui existait déjà. Donc, il faut repenser notre dispositif d'accompagnement à l'investissement. Pour cela, c'est très simple, il faut avoir... et une dynamique régionale avec une vision. Nous, nous portons un plan de réindustrialisation parce que, monsieur Elvar a raison, nous pouvons être fiers ici d'être une région à la base industrielle. Et c'est dans l'industrie que l'on peut créer des carrières professionnelles assondantes. que l'on peut se réaliser et progresser. C'est effectivement une des caractéristiques de l'industrie, plan de réindustrialisation. Et le deuxième point, c'est qu'il faut contracter avec les élus de terrain. Moi, je ne crois pas que la relance économique, elle se décide à Lille, où il faudra que tout se décide dans ce bâtiment du conseil régional. Il faut aller passer des contrats territoriaux de relance avec les communautés de communes. 90 territoires... 90 territoires qui ont besoin de ça, parce que le besoin de la communauté de Saint-Omer, la Capso, c'est pas du tout la même chose que le besoin de la Melle à Lille. C'est cela qu'il faut créer, c'est cela qu'il faut mettre en oeuvre et que nous mettrons en oeuvre.
Juste un point, vous souhaitez un débat ? Pour les campagnes électorales, c'est pas toujours le moment. certains candidats disent la vérité. Je voudrais juste remettre un court instant les pendules à l'heure. Vous êtes bien
placés quand même. Les pendules à l'heure.
Aujourd'hui, le chômage dans la région, il a baissé plus vite que la moyenne nationale. S'il avait augmenté, je sais qui serait le responsable. Ce serait moi. Mais s'il a baissé, c'est avant tout grâce aux entreprises. Parce que ce sont les entrepreneurs qui créent de l'emploi, pas les politiques. Mais dans la région, on a créé un environnement favorable à cela. Et ça fera particulièrement plaisir à tous ceux qui nous écoutent, qui ont retrouvé un emploi grâce à Proche-Emploi, de savoir qu'il n'existe pas. Comme ça fera aussi plaisir aux médecins. aux infirmiers qui sont dans les maisons de santé qui ont ouvert, de savoir qu'ils n'existent pas. Ce sont des vrais gens en chair et en os. Et sur tous ces sujets, je vais vous dire, on n'a pas fait les choses de façon parfaite, personne n'a de baguette magique, mais on s'est battus et avec des vrais résultats. Et on va continuer à le faire, parce que j'ai aussi autour de moi des gens qui ont de l'expérience. Prenons ce patron des dockers à Dunkerque. Vous croyez qu'il ne sait pas de quoi il parle, lui ? Qu'il ne sait pas représenter à la fois les ouvriers, les dockers, mais aussi parler au patron ? C'est parce que nous, on a une équipe sérieuse et solide qu'on saura le mieux faire et mieux continuer à se battre pour l'emploi dans les années qui viennent. Monsieur Édouard, je vous
sens bouillir. Oui,
parce que moi, je voudrais repartir de l'interview que vous nous avez montrée. Ce travailleur de Maxime a parfaitement raison. Les politiques n'ont plus de pouvoir parce que les délocalisations sont décidées par l'Union européenne de Bruxelles. Madame Pannier-Runacher, par rapport à Brixton, elle dit que les subventions accordées ne sont pas retrouvables. On le fait sur place aussi. Pecker oublie un volet de ce qui se passe à Douvain. C'est qu'on promet, avec la fermeture du moteur à essence, de réembaucher les 1000 personnes à côté dans l'usine de fabrique de piles électriques, à deux conditions. Un, perte de l'ancienneté. Deux, Au SMIG, c'est-à-dire qu'on organise chez nous la baisse du pouvoir d'achat et des salaires quand on n'exporte pas dans les pays à bas coût de main-d'oeuvre. Et ça, c'est l'Union européenne qui décide de ça. Donc c'est l'Union européenne qui porte la responsabilité parce que la région ne vit pas hors sol. Elle vit dans un pays qui est conditionné à 80% par les lois de la Commission européenne de Bruxelles, dont vous êtes ici tous des européistes.
Un point, s'il vous plaît. Juste un point pour en terminer parce qu'il faut être très précis. Il y a eu, depuis le mandat de monsieur Bertrand, 20 000 destructions d'emplois industriels dans la région. Donc là aussi, ce sont des vrais gens, monsieur Bertrand. Vous savez, les gens qui se sont retrouvés au chômage depuis que vous êtes président, ils ont bien compris que la vie changeait. Eh bien, ces 20 000 destructions d'emplois, elles résultent d'une logique. Et c'est contre cette logique, qui est la logique macroniste, Bertrand, contre laquelle nous nous battons, nous demandons que là où nous épaulons des entreprises, parce qu'il faut bien épauler, évidemment, des entreprises, il y ait un retour sur l'emploi. Sinon, ça va continuer. Sinon, vous allez continuer à aller déposer des... couronnes de fleurs devant les entreprises qui ferment, comme vous l'avez fait à Bridgestone. Ne venez pas déplorer ici les conséquences des politiques que vous menez depuis que vous faites de la politique, monsieur Bertrand. Pour toutes ces raisons. D'ailleurs, quelqu'un comme moi a abandonné cette famille politique parce qu'il n'y a pas de résultat. Ces philosophies-là, elles créent du malheur. 20 000 emplois industriels ont été détruits dans notre région. L'emploi vous fait réagir.
Je pense que ce sera le
cas.
J'ai une solution contre
les licenciements. et contre le chômage. Les profits, ils sont énormes. Le pays compte 3 milliardaires supplémentaires et ces 42 milliardaires, là, ils ont augmenté leur fortune de 50% en un an, malgré la crise sanitaire. C'est sur cet argent-là, c'est sur les milliards des grands groupes capitalistes qu'il faudra prendre pour contraindre ces grands groupes à embaucher massivement, à répartir le travail entre tous. Oui, vous savez, nous, dans les manifestations, on crie, à l'usine, il y a trop de travail, à l'extérieur, il y a trop de chômeurs. Il faudra l'imposer. Et ce n'est pas tous ces illusionnistes qui parviendront. Ce sera les travailleurs, quand on se mobilisera, quand il y aura le rapport de force suffisant pour contraindre ces grands patrons à embaucher. Un autre sujet
qui est une véritable préoccupation des électeurs, c'est la sécurité.
En effet, la sécurité ne passe pas normalement dans la grande porte d'entrée des compétences directes de la région. Enfin, on peut la faire passer par la fenêtre. On verra d'ailleurs comment les candidats en décident ou pas dans un instant. On verra aussi si c'est d'ailleurs un mauvais mélange des genres ou alors une scène prise en compte des inquiétudes des habitants. En attendant, dans notre sondage, le thème de la délinquance est devenu la première préoccupation des habitants des Hauts-de-France devant le chômage et l'immigration. L'épidémie de coronavirus n'arrive qu'en quatrième position, alors que c'était la préoccupation numéro un, début mai. Mais depuis, l'épidémie a reflué à la faveur du confinement et de la campagne de vaccination. Et puis il y a eu une série aussi de faits divers qui ont sûrement modifié cette hiérarchie des préoccupations.
Merci Stéphane. Vous parliez de la faire passer par la fenêtre. En l'occurrence, ça s'appelle des subventions. Du coup, nous vous avons posé cette question. La région doit-elle équiper les polices municipales ? Voici la réponse.
Xavier Bertrand, Laurent Pietraszewski disent oui, ainsi que Sébastien Chenu, Éric Pecker, Audric Alexandre, Karima Delier et José Évrard sont contre. Sébastien Chenu, vous voulez mettre en place un contrat de sécurité ? Expliquez-nous.
Oui, moi je pense que vous savez, dans ce sujet qui, vous l'avez dit, est la préoccupation numéro un des habitants. Il y a ceux qui prennent des initiatives et puis ceux qui restent statiques, qui subissent. Il y a des gens qui ont pris des initiatives qui ne sont pas de ma famille politique. Madame Pécresse, à la région Île-de-France, elle a consacré 250 millions d'euros à la sécurité. Et je trouve que c'est une bonne idée. Parce qu'évidemment, sans sécurité, vous ne pouvez rien faire. Alors je veux bien qu'évidemment, au moment des élections, tout le monde monte un peu le son, un peu comme Emmanuel Macron, et tout le monde souhaite apparaître plus ferme qu'il ne l'a été. Mais dans la région, il n'y a pas d'initiatives qui ont été prises. M. Bertrand ne l'a pas entendu lorsqu'il était aux responsabilités, lorsque la famille politique des Républicains avait supprimé les 12 000 postes. M. Bertrand, il n'a rien dit. Lorsque les peines se sont effondrées par Mme Rachida Dati, lorsqu'elle était ministre de la Justice, M. Bertrand l'a su. À l'époque, il n'était pas dans... Le contrat de sécurité,
c'est quoi ?
Maintenant, ce qu'il faut faire, c'est un bouclier, en fait, sécurité. Parce qu'on le voit bien, vous l'avez vu, dans notre région, c'était Oisem il y a quelques jours, c'était Saint-Paul-sur-Mer, c'était l'agression au Hitburger d'Amiens ces jours-ci. On sait que c'est une préoccupation importante. Donc ce bouclier sécurité, parce que moi, c'est ma priorité, je veux d'abord... évidemment consacré des moyens là où la région a des obligations, c'est-à-dire dans les transports, 364 haltes et gares devaient être vidéoprotégées. Il y en a eu une trentaine qui l'ont été au moment où nous nous parlons. Là aussi, le dossier n'a pas été ouvert. Moi, je souhaite qu'on embauche des agents de sûreté dans les trains. 35 ont été embauchés par M. Bertrand. Il y en avait 215 qui avaient déjà été faits par la SNCF. Moi, je souhaite qu'on double, qu'on arrive à 500 de ces agents. Et puis qu'on accompagne, évidemment, les collectivités dans l'ensemble des équipements qui permettent de protéger nos habitants. C'est le slogan de ma campagne. Vous protégez, parce que je pense que c'est notre boulot, à nous, les élus, effectivement, de protéger.
Xavier Bertrand, votre réponse. réponse face à Sébastien Chenu
une réponse pour nos téléspectateurs, avant tout. Aujourd'hui, la sécurité, on le voit bien, c'est la première des priorités. Les actes délinquants, les actes criminels se multiplient. La première réponse, on peut penser qu'elle est au niveau des forces de police, c'est la question de la réponse pénale. La réponse pénale aujourd'hui n'arrive pas assez fort, n'arrive pas assez vite. C'est le problème de l'impunité. Mais en attendant, parce que c'est une question qui se règle au sommet de l'État, et ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui, que peut faire la région ? La région va maintenant financer. des équipements de police municipale, mais également de la vidéoprotection, en ville comme en zone rurale. Parce que comme la plupart des villes s'équipent de caméras de vidéoprotection, la délinquance se déplace en milieu rural. Et donc il nous faut permettre aux communes de faire face à cela. Nous proposons, si l'État s'y met, qu'il y ait un tiers commune, un tiers État, un tiers région. Et si l'État ne le fait pas, ça sera moitié-moitié entre les communes et la région. Même des dépôts sauvages d'ordures. Souvenez-vous de ce maire dans le Var qui a perdu la vie parce qu'il s'interposait par rapport à ceux qui déversaient leurs ordures sur un terrain. Il faut protéger les élus, il faut protéger la population en milieu rural. Je voudrais dire également qu'il y a eu plus d'agents de sûreté ferroviaire qui ont été recrutés, puis c'est aussi oublié le formidable travail des gendarmes. qui sont dans les trains et qui sécurisent nos trains sur toute la région. C'est aussi oublié que la région a voulu donner la gratuité des transports aux forces de l'ordre, parce qu'il faut aussi les remercier d'être en première ligne comme elles le sont. Les forces de l'ordre, les services pénitentiaires ont eu la gratuité et il y a même eu des interventions d'agents qui rentraient chez eux et qui ont eu à interpeller quelqu'un. Je veux vraiment leur rendre hommage.
Laurent Pietraszewski. Je veux juste corriger quelque chose. On a l'impression que M. Bertrand n'a pas du tout été président de la région pendant six ans. C'est-à-dire qu'il nous promet des choses qu'il n'a pas fait. Mais moi, j'aurais adoré avoir les leviers pendant ces six années. Parce que vous nous dites, on a fait la gratuité pour les agents des forces de l'ordre qui rentrent dans les trains. C'était une proposition du Rassemblement National, écartée par M. Bertrand, qui ensuite l'a reprise. Très bien, à partir du moment où ça fonctionne, moi je dis très bien. Mais on a l'impression que vous n'avez pas été là et que vous promettez ce que vous n'avez pas fait. À un moment, vous n'avez pas ouvert le dossier de la sécurité. Nous allons le faire pour vous.
On va faire tourner la parole.
et la sécurité dans le Calaisie.
Ce matin encore,
en termes de sécurité, il y a eu des barrages sur la rocade. Je demande que l'État applique la loi. et que ceux qui sont interpellés, s'ils n'ont pas de titre, ces jours repartent, comme le font les Belges. Je demande aussi que l'on revienne sur ces accords du Touquet, qui sont la bonne affaire du siècle pour les Britanniques. Il nous faut ramener la tranquillité et la paix dans le Calaisie. Je ne veux pas d'affrontements là-bas. On va
écouter les propositions de Laurent Pietrashe.
Je ne vais pas faire l'injure à Xavier Bertrand de lui rappeler qui a signé les accords du Touquet, ce qui nous permettra de passer à autre chose. Chacun vérifiera sur Internet. Pour ce qui est de la réalité, effectivement, il y a une action réelle du gouvernement parce que c'est d'abord un sujet de l'État, cette sécurité. C'est ce que fait le gouvernement. Encore une fois, je ne veux pas être indélicat avec mon voisin. En réalité, qui a supprimé 10 000 postes de policiers et de gendarmes entre 2007 et 2012 ? Qui en a créé 10 000 pendant son mandat ? Ceux qui en ont créé 10 000, c'est nous. C'est le président Emmanuel Macron et c'est le gouvernement auquel j'appartiens. Donc ça, c'est la réalité. Qui a mis 117 policiers en plus à Lille ? C'est nous. Qui a mis 29 policiers en plus à Beauvais ? C'est nous. Ça, c'est la réalité du travail que nous faisons. Alors, sur les polices municipales, puisque c'était votre question, sur les polices municipales, il faut être pragmatique. Elles ont besoin d'être équipées, ces municipalités. Il y a du développement parfois un peu d'ailleurs anarchique, mais pas équilibré en fonction des ressources de chaque interco, de chaque commune, sur le déploiement de la vidéosurveillance. Il faut agir là-dessus. Mais la réalité, et nous subventionnerons l'ensemble des actions qui nous seront soumises. c'est qu'il faut de la présence humaine. Et ce qui a été dit tout à l'heure dans les transports, qui est la responsabilité de la région, est très vrai. Moi, je veux que mes filles, que ma femme, que moi-même, je puisse aussi me sentir bien quand je vais dans un train, passer 22 heures. Parce que vous savez, quand vous prenez le train à Creil, c'est pas le problème entre 9h et 17h. Parce que là, c'est blindé de monde. Le problème, c'est quand vous allez bosser tôt et que vous êtes justement un travailleur modeste. que vous devez prendre le train à 5h50. Eh bien, c'est là que vous avez besoin de voir de la présence. Et pareil, quand vous rentrez tard, à 23h. Et donc, effectivement, il faut mettre les agents de sûreté dans les trains. Et c'est l'engagement que j'ai pris.
Karim Adéli, sur ce point, la sécurité, comment vous vous positionnez, vous ?
C'est très simple. Tous ceux qui en parlent le plus fort, c'est ceux qui ne font rien. Et vous l'avez rappelé. C'est-à-dire, monsieur Chenu, monsieur Bertrand, vous étiez tous les deux du membre de l'UMP lorsque monsieur Sarkozy a supprimé 10 000 policiers de proximité. Mais c'est surtout d'arrêter le blabla. Vous savez, le combat de coq s'est terminé sur la question de la sécurité. Je prends juste le budget, voilà, et il y a écrit sécurité zéro. Voilà, ça veut dire quoi ? Ce n'est pas une compétence de la région en tant que telle. Elle a quand même des marges de manœuvre, la région. La police relève de... L'Etat, ça c'est une véritable compétence. Donc M. Xavier Bertrand devrait demander plus de l'aide à son ami M. Gérard Damrana. Maintenant qu'est-ce qu'on peut faire dans la région ? Vous avez raison, peut parler des transports et notamment de plus de police ferroviaire. Et c'est un sujet, je suis présidente de la commission transport au sein du Parlement européen. Nous pouvons le faire notamment dans une convention avec notamment la SNCF. C'est ça qu'il faut faire. Mais je veux aussi renforcer... la médiation dans nos lycées, pour faire de la politique de prévention sur les incivilités, sur la délinquance. Et messieurs, je suis désolée, vous n'êtes pas très bavard sur un sujet qui est de la sécurité, notamment les 146. femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. Face à ça, il va falloir que la région renforce des maisons pour ces femmes, pour les protéger, pour les accompagner et se relever de ces drames. Vous voulez créer
des
hébergements
supplémentaires ? En tout
cas, ce sera une de mes grandes priorités.
En tous les cas, on peut dire que si la sécurité n'est pas une compétence obligatoire de la région, on peut agir différemment. On a chacun fait un certain nombre de propositions. Il n'y a pas eu d'action. Mais pire, moi, je pense que ce qu'il faut, c'est que le prochain président de région s'engage à ne financer aucune association qui a un lien avec l'islamisme. Moi, j'ai pris M. Bertrand le doigt dans le pot de confiture, finançant des associations, des structures qui ont un lien avec l'islamisme à une séance du conseil régional. Alors certes, l'année d'après, tout ça s'est arrêté. Mais quand même, il y avait cette volonté ou cet égarement à financer des associations qui ont un lien avec l'islamisme. Je crois qu'il faut que les habitants sachent où passe leur argent. Moi, je refuse qu'on finance le lycée Averroès. Alors, il a été financé. Il y avait même un représentant de M. Bertrand au conseil d'administration qui a bien vu que le budget était probablement alimenté par le Qatar. Eh bien, moi, je pense qu'il faut aussi que les gens sachent la façon dont on abordera ces sujets-là. Nous, nous serons... pour une région qui ne finance aucune structure, qui a un lien avec l'islamisme. Et pour vous, évoquer un lycée, ça correspond au thème de la sécurité. Le lycée Averroès, le lycée Averroès. Vous savez, il ne faut pas gêner l'islamisme dans notre pays. Il faut l'éradiquer. Donc on a besoin de s'y mettre tous ensemble.
Eh bien moi, je tiens à dénoncer toute cette surenchère sur la sécurité qui va jusqu'à la nausée avec toutes ces touches racistes. On vient... d'entendre monsieur Chenu.
L'islamisme, c'est pas du racisme,
monsieur ? Monsieur Bertrand n'en est pas avare non plus. Alors bien sûr, la délacance des jeunes, oui, elle existe. Mais les criminels, c'est qui ? C'est ceux qui licencient, c'est ceux qui ferment les usines, c'est ceux qui ne donnent pas de travail, c'est ceux qui n'embauchent pas dans les hôpitaux et les écoles. Et on en a, là, des responsables. Voilà où est le problème. Et avant chaque élection, on assiste à la même campagne sur la sécurité pour ne pas parler des vrais problèmes de la population. C'est-à-dire comment avoir un boulot et un salaire qui permettent de vivre dignement.
Est-ce que Xavier Bertrand souhaite répondre à monsieur Chenu ? Tout d'abord, on viendra vers vous.
'est surtout monsieur Chenu qui va répondre de ses accusations dans des tracts mensongers devant la justice. Parce que j'ai déposé plainte. Très bien. contre les affirmations de M. Chenu. Une campagne électorale n'est pas l'occasion de salir gratuitement les gens. Vous savez qu'en un côté, je suis attaqué par le Front National.
Et ce soir
encore, je sais pourquoi je les combats. Et je sais aussi quelle est ma responsabilité. C'est d'empêcher que notre région ne soit dirigée par le Front National. Et que de l'autre côté, je suis attaqué par certains responsables du lycée Averroès. ou par les tenants de l'islam politique de l'UDMF. Quand d'un côté comme de l'autre je suis attaqué, c'est que je dois être proche de l'équilibre pour garantir la laïcité.
Mais moi je ne
confonds pas les musulmans et les islamistes. Moi je ne fais pas la confusion. Mais je sais encore plus ce soir, quelle est ma responsabilité ? pour barrer la route du Front National. Un point, si vous me le permettez. Vous m'avez pointé, monsieur. Attendez,
on avait promis à monsieur Évrard. Ensuite, d'abord, on écoute monsieur Évrard. Je
voulais dire que l'insécurité, ce n'est plus un sentiment. Lorsqu'on regarde les choses, comment elles vont, l'effet d'hiver illustre à foison que c'est un problème tel un cancer qui a congréné la France. La police est une fonction régalienne. Elle dépend donc de mesures d'État. tandis que la police municipale, c'est des adjoints judiciaires et qui n'ont pas de pouvoir juridique. Il ne reste que des contraventions, ils ne peuvent pas faire de procédure et ils sont contraventionnels. C'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas faire de garde à vue. Il faut passer par un officier de police judiciaire et donc, par conséquent, il faudra peut-être réfléchir que l'Assemblée nationale puisse délibérer d'un statut qui délimite bien les choses et ne pas faire en sorte qu'on ait des régions à géométrie variable dans l'attribution de fonction à la police municipale. Mais moi, j'ai une proposition très concrète. Nous pouvons utiliser aujourd'hui dans les transports ferroviaires la présence de la réserve de gendarmerie. Ce sont des gens qui ont le droit d'être armés, c'est comme ça, c'est la loi qui le permet. Il y a 200 patrouilles aujourd'hui, moi je propose de les monter à 1000 patrouilles, ce qui ne réglera pas tout, mais au moins sur la sécurité, cette visibilité-là permettra de réconforter les gens, mais en même temps... de créer des conditions pour faire reculer cette insécurité dans les TER.
je voudrais quand même répondre... Attendez, je voudrais répondre, s'il vous plaît, à ce qu'a dit M. Xavier Bertrand. Deux minutes, deux minutes. Vous avez dit M. Xavier Bertrand, à droite comme à gauche, en me pointant.
Non, pas vous. J'ai parlé de l'UDMF et du Lyssa Véroex. Je préfère, voilà.
Bien, moi je suis un peu fatigué de ces faux coups de gueule, de ces prises de position qui ne servent qu'à alimenter, qu'à faire le buzz. Oui, moi quand j'ai dénoncé le financement par la région d'une radio qui diffusait les discours de Tariq Ramadan parce que je l'ai fait en séance parce que c'est l'argent des habitants des Hauts-de-France et que M. Bertrand a proposé et l'a fait voter en me couvrant d'injures, eh bien j'en fais plutôt un acte de résistance parce que je résiste à l'islamisme. Non, je ne confonds pas l'islamisme et les musulmans de notre pays, pas une seule seconde. Mais surtout, sincèrement, monsieur Bertrand, arrêtez de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas. Nous nous connaissons bien. Vous savez qui je suis. N'essayez pas de me faire endosser un déguisement qui ne correspond pas à celui que je suis.
On va revenir aux compétences directes de la région. Karima Deli,
s
'il vous plaît, on va avancer parce que sinon, malheureusement, on n'aura pas... Je crois que j'ai un petit peu de retard dans mon parole,
là, non ?
Bon, alors, allez-y. Mais je vous préviens, si chacun ne respecte pas les temps... On ne pourra pas évoquer tous les sujets prévus ce soir. Voilà, vous le
savez. Votre question de départ était est-ce que la région doit financer les polices municipales ? Je voudrais juste dire que si la région se met à faire de la sécurité demain, et puis pourquoi pas aussi les départements, tant qu'on y est, il y a déjà... La sécurité, c'est l'État. D'autres l'ont dit, la sécurité, c'est l'État. On a la police municipale, on a la gendarmerie, on a la police nationale. Si demain, on se met à se mêler de tout, si tout le monde est compétent en matière de sécurité, si tout le monde se met à faire de la sécurité, il n'y aura plus du tout de sécurité. Donc, à chacun son rôle, l'État, c'est la sécurité. Que les régions fassent autre chose, la santé, on en a parlé tout à l'heure, sauf moi. Mais la sécurité, s'il vous plaît, pas la région.
Merci beaucoup. C'est le plus gros budget de la région. 1 milliard d'euros, soit un tiers du budget, et 200 000 usagers empruntent le TER chaque jour dans la région. On va parler des transports. Des appels d'offres ont été lancés pour une ouverture à la concurrence qui sera effective à partir de 2023, sur trois lignes pour le moment. Faut-il poursuivre cette ouverture à la concurrence des lignes TER ? On va découvrir vos votes. C'est oui pour Xavier Bertrand, Audric Alexandre et Laurent Pietraszewski. Non pour Éric Pecker, José Evrard, Karima Deli et Sébastien Chenu.
Audric Alexandre, je reviens vers vous. Pourquoi jugez-vous cette ouverture à la concurrence nécessaire
Nécessaire, je ne sais pas, je ne dirais pas ça, mais en tout cas c'est une bonne idée de l'expérimenter. Donc là, vous dites qu'on commence par trois lignes, c'est une bonne chose. Déjà, voyons là où ça nous mène et ensuite, on pourra voir si on continue ou pas.
pensez que ça peut améliorer le service ?
Je pense que ça peut améliorer le service. Il faut voir ce que ça donne. Donc, faisons l'expérimentation et on verra bien.
Et les usagers, qu'en pensent-ils ? Eh bien, on va les écouter.
'ai peur que ça désorganise encore plus un service qui était déjà parfois un peu brinque-ballant.
Pour moi, il faudrait que le client soit gagnant parce que si les prix baissent, oui, parce que la concurrence veut dire que les prix baissent. Est-ce que les prix vont baisser ? C'est la grande question parce qu'on ne sait pas.
régularité ne dépend pas uniquement du TER. Elle dépend de l'infrastructure, elle dépend du matériel. Elle va aussi dépendre de causes externes comme la météo. Donc forcément, c'est des causes sur lesquelles l'opérateur privé n'aura pas la main.
Xavier Bertrand, avec l'ouverture à la concurrence, comment garantir que le service soit meilleur
engagement. Les prix n'augmenteront pas. Mon modèle, ce n'est certainement pas le modèle anglais. Par contre, l'objectif, je le dis, n'est pas de faire baisser les prix. Tous les gains d'organisation seront réinvestis sur une chose, la régularité. que nos trains arrivent enfin tous à l'heure. C'est ça l'objectif. Et donc, il y a trois lots, vous l'avez indiqué, c'est une part importante. Je suis certain que c'est ça qui permettra aller à la technostructure de la SNCF, pas les cheminots, pas les agents d'entretien, pas ceux qui sont au guichet, qui font de leur mieux, mais à la technostructure de considérer très clairement qu'il faut se remettre en question. Prenez la Gare du Nord, ceux qui vont Gare du Nord. La priorité, le Thalys, l'Eurostar. En deuxième, le TGV. En troisième, les trains de banlieue. Et nous, dernière roue du carrosse, on arrive après. Il faut que ça change. Et à partir du moment où ce ne sera plus la seule SNCF qu'elle devra faire face à la concurrence, dans ces conditions-là, les choses changeront enfin. Aujourd'hui, avec Franck Dersin, on met un demi milliard d'euros par an. Et on a juste le droit de râler. Je veux que ça change et l'ouverture à la concurrence, vous l'avez dit, dès 2023, c'est le meilleur moyen de faire bouger les choses.
Alors je suis allée sur le site de la SNCF. Si j'habite à Fourmis et que je travaille à Amiens, j'ai un seul train qui me permet d'arriver avant 9h. Il part à 5h18 et là j'ai deux correspondances. Une à Valenciennes, une autre à Douai. J'arrive 3h plus tard à 8h14. Dans cette situation, vous, vous faites quoi ? Vous prenez le train ou la voiture, Karim Adeli, par exemple
Dans ces conditions-là, en tant que future présidente de la région, je prends le plan de tout ce qui n'a pas été fait. Aujourd'hui, alors c'est pas moi, c'est le rapport infrastructure des transports des Hauts-France fait par Gérald Darbandin, qui était vice-président en charge des transports. Nous avons un vrai problème, il y a 14 lignes insécurisées. Vous aviez promis ? Aucune ligne ne sera fermée, l'île commune fermée. 14 lignes insécurisées, ça veut dire quoi ? Si on ne fait rien, elles vont fermer. Vous vous rendez compte de la catastrophe ? C'est la raison pour laquelle... Quand je serai à la tête de la région, je moderniserai, je lancerai un vrai plan de rénovation ferroviaire. C'est bon pour le climat et c'est bon pour l'emploi. Lorsqu'il faut faire attention à l'ouverture de la concurrence, je suis la présidente de la commission de transport au sein du Parlement européen. Moi, je me suis battue contre l'ouverture à la concurrence. Et il faut regarder les exemples européens. La Grande-Bretagne, tout le monde s'est réjoui pendant six mois de l'ouverture à la concurrence. Et ensuite, qu'est-ce qu'on a eu pendant six ans ? défaillance du système de réseau. Dérible accident, parce que perte de sécurité et manque à gagner de rénovation. Trois quarts des trains, hors tard. Moi, je le dis, je ferai comme la région Occitanie et comme la région Bretagne, qui ont dit, dans la convention avec la SNCF, nous allons reculer justement à 2028 pour l'ouverture à la concurrence. D'ici là, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut être fier de notre entreprise, la SNCF. Ici, c'est 25 000 cheminots. Donc, moi, je reprendrai la convention. SNCF avec la région. Et vous savez quoi ? J'associerai aussi l'association des usagers. Parce que c'est avec elle qu'il faut justement lancer des nouvelles dynamiques. Et j'irai plus loin, parce que moi je crois à la technologie, et donc je lancerai aussi le train hydrogène. Vous savez, on est la seule région qui tarde, qui tarde, qui tarde. Alors que le ferroviaire, justement, et le train hydrogène, ce sont des bonnes choses. Et je termine parce qu'il y a quelque chose qui me tient à cœur. Au niveau européen, j'ai arraché. la bataille du train de nuit. Partout, on les voit justement renaître. Mais en France, on ne les renaît qu'à Paris, alors que nous sommes la terre du ferroviaire. Et le premier train de nuit partait de où ? De Calais. On ne les appelait pas les trains de nuit, on les appelait les autocouchettes. Alors oui, nous allons relancer le train de nuit à partir de Calais, où on pourra faire Calais-Bal, Calais-Vintimis, Calais-Nice. On est dans cette compétence. Il suffit juste d'avoir de la projection, un plan d'investissement. qui sera justement établi et une vision.
'ai
envie de dire
à Madame Delis que j'écoute avec intérêt, l'un n'empêche pas l'autre. Moi, je pense que dans les propositions qu'elle met sur la table, certaines méritent d'être instruites et ont de l'intérêt. En vérité, on peut tout à fait ouvrir à la concurrence sur un nombre de lots qui est limité. Ça a été très bien dit par d'autres interlocuteurs. Regardez comment cela va fonctionner et renforcer aussi le travail qui est fait avec la SNCF. Parce que moi, je crois effectivement que ce n'est pas en passant son temps à rentrer en conflit avec la SNCF qu'on résout le problème. des usagers. Qu'est-ce qu'ils ont besoin, les gens qui prennent le train avant-hier ? Ils ont besoin de pouvoir rentrer dans le train avant-hier. Parce qu'il y a tellement de monde qu'on ne peut même pas y rentrer parce qu'il n'y a pas assez de voitures. Ils ont besoin d'avoir des schémas de maintenance qui permettent de mettre suffisamment de trains sur les rails. Et pour ce faire, le boulot de la région, ce n'est pas de créer un conflit larvé permanent avec la SNCF, c'est de lui faire confiance, mais de lui mettre des objectifs ambitieux. Et nous, nous portons avec la liste des Hauts-de-France-Unis... Un contrat de confiance et de régularité avec un schéma de maintenance pluriannuelle. Parce qu'en réalité, la SNCF a besoin de savoir avec qui elle bosse, avec qui elle est en partenariat. Et vous savez, créer des conflits, ça ne résout pas les problèmes des gens qui ont besoin de prendre le train à l'heure.
C'est
comme ça qu'on a permis que la gare de Combray ne soit pas fermée pendant six mois. Parce qu'effectivement, on a dû engager un bras de fer. C'est comme ça qu'on a obtenu également des meilleurs financements pour ouvrir l'étoile de Saint-Paul. Ça a été réouvert. Pour ouvrir aussi Abbeville-Le Tréport. Ces lignes-là ont été rouvertes. Et celles qui sont fermées, il faut le dire, c'est pour des travaux. On ne va pas faire circuler des trains sur des lignes qui ne sont pas sécurisées. Il n'y a aucune ligne, aucune gare. Il fermera tant que je serai à la tête de cette ligne. Comme une
ligne, c'est fermé, monsieur.
Parce que vous savez, il ne faut pas oublier. Il y a beaucoup de gens qui vous disent, quand on n'habite pas dans des métropoles, on n'est pas des citoyens de seconde zone. Et c'est la raison pour laquelle on a fermé, on ne fermera aucune ligne.
Alors, je voudrais revenir quand même sur un tac au tac, parce que ça me tient à cœur, le train et les transports. Vous dites, j'ai fermé aucune ligne. Ce n'est pas vrai. Pour des travaux. Donc c'est fermé.
Pour des travaux. Donc c'est fermé. Et ensuite,
monsieur Bertrand avance quelque chose d'extraordinaire. Il dit, moi j'ai mis un milliard d'euros. Alors, dans le un milliard, il faut comprendre les choses. C'est 400 millions. Qui est une obligation d'Etat ? C'est pour la sécurité des rails. Donc, ce n'est pas vous, c'est l'obligation. Et ensuite, il dit 600 millions. 600 millions, c'est quoi ? C'est l'achat de 33 trains, mais qui ne sont pas payés encore. Ils seront payés lorsque nous serons à la tête de la région, c'est-à-dire en 2023. Donc, je crois qu'il faut arrêter les grandes annonces de chiffres et regarder derrière. Maintenant, la grande priorité... grande priorité, c'est que nos gares, il faut les réhumaniser. Et je peux vous le dire, moi je suis très triste qu'à Roubaix, une ville de 100 000 habitants, il n'y a plus de personnel. Ce n'est pas comme ça qu'on fait vivre les gares. Il faut aussi les animer par le vélo. Et ça, j'aime. Parce que le vélo, demain, il faudra en mettre plus, notamment dans les trains. Mais en sortant des trains, on va créer l'intermodalité. Des parkings à vélo, des pistes sécurisées. C'est ça qui fait aussi que notre région est belle. pour relancer l'écotourisme. Ce qui fait que notre région est belle, c'est aussi son avenir.
Je ne vais pas parler des transports, et je vais vous en dire un mot. Car lorsqu'on a un budget de plus d'un milliard, effectivement, quand on gère un budget de plus d'un milliard pour les transports, on est en droit d'attendre, lorsqu'on est un habitant, un peu de résultats. Les résultats, évidemment, c'est sur les desserts, on vient d'en parler, c'est sur les horaires, et là, je trouve qu'il n'y a pas eu d'exigence vis-à-vis de la SNCF. Il y a des gens qui ont fait différemment. En Normandie, le président Hervé Morin a dit, si les horaires ne sont pas respectés, j'arrête de verser ce que je dois à la SNCF. Il a entamé un bras de fer, il a été exigeant. Et puis c'est la sécurité, je l'ai rappelé tout à l'heure, évidemment la nécessité d'augmenter les personnels de sécurité dans les trains, c'est le wifi, parce que notre territoire doit être... C'était un engagement de Xavier Bertrand qui n'a pas été tenu non plus, il n'y a pas de wifi dans tous les trains. Et puis évidemment la relance du réseau express Grand Lille parce que je trouve qu'il y a beaucoup de mépris vis-à-vis du bassin minier à laisser le bassin minier si mal desservi.
Ce débat va bientôt toucher à sa fin, donc je vous propose qu'on parle de l'avenir de la région. Et l'avenir de la région, c'est la jeunesse.
Oui, on va aborder cette nouvelle thématique. Le saviez-vous ? Notre région est le territoire le plus jeune de France, avec Paris. Un tiers des habitants a moins de 25 ans. Cette jeunesse doit affronter de nombreux défis. Plus de 80 000 jeunes de 16 à 24 ans sont aujourd'hui sans emploi ni formation. Ça fait 1 sur 4. Alors, nous vous avons posé cette question. La région doit-elle financer un revenu ? universel pour les jeunes sans emploi ni formation. C'est l'une de vos promesses, Karima Deli. Qu'en pensent les autres candidats ?
Eh bien, tout le monde s'est prononcé. Eric Pecker soutient votre mesure, Karima Deli, mais c'est le seul. Laurent Pietraszewski, vous affichez la jeunesse comme la priorité de votre programme, mais vous vous opposez à ce revenu universel. Pourquoi ?
Bien sûr, parce que je propose autre chose. Moi, je propose un droit à l'accompagnement. Ce droit à l'accompagnement, c'est pour faire sain pour ceux qui connaissent un petit peu ce dispositif, c'est... La garantie jeune universelle, c'est la possibilité pour tous ceux qui ne sont ni dans l'emploi ni en formation d'être accompagnés. Parce que la réalité, vous savez, là-dessus... J'ai un tout petit peu d'expérience, parce que j'ai, jusqu'à un mois avant mon entrée au gouvernement, accompagné des demandeurs d'emploi bénévoluants au sein de Pôle emploi à Lille-Port-Fluvial, parce que je faisais partie de l'association Force Femmes pour accompagner les femmes de plus de 45 ans qui voulaient retourner à la vie active. Vous savez, la réalité, elle est différente pour chacun. Il faut faire de la dentelle, il faut passer du temps avec les personnes. Et c'est dans l'accompagnement individuel, le côte à côte, que vous allez construire le projet professionnel. Donc dire... Pour tout le monde, c'est une seule réponse. Ça ne fonctionne pas. Il faut avoir des réponses individualisées. Il faut mobiliser. Et pour ce faire, parce que nous avons besoin de cet engagement, il y a beaucoup de bénévoles, il y a beaucoup d'associations qui le font, mais elles ne sont pas... organiser entre elles, chacun et dans son couloir, le boulot de la région. C'est de mettre tout ce monde ensemble, c'est de créer la structure qui permettra demain d'accueillir de nouveaux bénévoles, de nouveaux engagés qui viendront de l'entreprise et de les former. Parce qu'on ne fait pas de l'accompagnement en claquant des doigts. Il faut avoir un petit peu de matière, un petit peu de technique. Et le boulot de la région, ce sera de former l'ensemble de ces bénévoles et de les fédérer dans une structure qui permettra d'aller chercher ces 80 000 jeunes. dont on a parlé tout à l'heure, dans un droit individuel à l'accompagnement qui correspond à une garantie.
pas de revenu universel, parce que nous proposons autre chose, nous proposons un prêt garanti tremplin. Chez chaque jeune, il y a un projet. Chaque jeune a un projet, chaque jeune a de la créativité en lui. Et ce prêt garanti tremplin permettra à chacun d'entre eux de mettre en œuvre son projet. Alors, certains échoueront, certains réussiront, mais là n'est pas le problème. Lorsqu'on échoue, c'est comme ça qu'on apprend. Donc avec ce prêt, ce prêt permettra à chaque jeune de mettre en œuvre le projet qui lui tient à cœur.
Ce revenu universel, vous y croyez, Karima Deli
Écoutez, moi, j'ai un peu honte qu'aujourd'hui, des jeunes ont faim dans notre pays et dans notre région, qu'ils ne mangent pas à leur faim. C'est terrible qu'ils n'arrivent pas à se loger. Et la crise, notamment du Covid, a montré la fragilité et la précarité qui, aujourd'hui, est une priorité dans notre jeunesse. Le gouvernement n'a pas été à la hauteur, même provisoirement, d'ouvrir ce RSA au moins de 25 ans. Ils ont refusé. On a parlé justement de qu'est-ce qu'il faut faire à la jeunesse. Moi, je crois qu'il faut, au moins de manière provisoire, expérimenter ce revenu. Avec les maisons locales, avec les maisons de jeunesse. Vous savez quoi ? Moi, je suis la présidente de la commission de transport. Je gère beaucoup de milliards par rapport à la région. Et tout doit être fléché. Alors vous me dites combien ? Très simplement, ce sera environ 500 euros par mois. Et ça représentera dans le budget de la région seulement. 7 millions au départ, et à la fin du mandat, nous arrivons à 39 millions d'euros. Parce que ça va augmenter, vous l'avez rappelé, monsieur Pietrasinski, ce chiffre terrible. Vous savez comment on les appelle un peu partout ? Les jeunes qui n'ont rien, les sans, sans diplôme, sans qualification, sans revenu. C'est eux les prioritaires. C'est la raison pour laquelle il faut remercier, et vous avez raison, remercier le mouvement associatif. notamment tous ces gens qui font de l'économie sociale et solidaire, qui accompagnent ces jeunesses, qui lui redit « vous avez des talents, du talent ». Et on va vous sortir de là. Donc il faut faire confiance à la jeunesse. Je termine, s'il vous plaît, par une chose qui est très importante. Il faut que la jeunesse bouge. Il faut qu'elle soit mobile. Redécouvrir sa région pour au moins aller s'insérer, trouver de l'emploi, etc. C'est la raison pour laquelle nous ferons la gratuité des transports des jeunes de tous les moins de 26 ans. Parce que pour aller travailler, pour aller à l'école... pour aller dans les loisirs, pour redécouvrir notre région. Ils ont besoin d'un vrai coup de pouce et c'est celui-ci qu'il faut lui donner.
Si j'ai voté oui, n'est pas parce que je suis d'accord avec Madame Deli, pas du tout. Si j'ai voté oui, c'est que le minimum, c'est que l'argent public puisse revenir dans les poches de la population et de ceux qui en ont besoin. et pas continuer à aller grossir les profits des grands groupes capitalistes. Mais justement, ce revenu universel, ça sera quoi ? Ça sera un peu la misère universelle. Comment on peut faire pour vivre avec le RSA aujourd'hui ? Même comment on peut faire pour vivre avec un SMIC à 1 200 euros ? Et toutes les politiques qui sont menées, et notamment la dernière mesure qui attaque violemment les chômeurs, à partir du 1er juillet, il y a 1,2 million de chômeurs qui vont voir leur allocation chômage passer de 900 à 650 euros. Alors vous comprenez, cette situation, elle provoquera des explosions sociales. Et ça, ça sera salutaire parce que c'est ça qui fera avancer la société.
Xavier Bertrand, ce revenu universel garanti pour les jeunes en difficulté, vous êtes contre ? Vous faites quoi ?
Il leur faut un emploi, il leur faut une formation. Prenez avec Christophe Coulon, en partenariat notamment avec quelqu'un comme Laurent Rigaud, ce qu'on a fait pour l'apprentissage. On est passé de 33 000 jeunes en apprentissage à 41 000. Un jeune en apprentissage en plus, c'est un jeune au chômage en moins. Voilà ce qu'il leur faut. Mais il y a aussi des freins à ça. Quand vous habitez dans le cœur de Lille, que vous cherchez un emploi à Lille, vous avez le métro, vous avez le bus. Quand vous êtes en milieu rural, vous faites comment ? C'est le problème de la voiture. On a mis en place les voitures à 1 euro pour permettre d'aller vers l'emploi. puis il y a aussi autre chose, c'est le permis de conduire. Le permis de conduire aujourd'hui, c'est devenu un impôt qui ne dit pas son nom. 1500 euros au moins. Beaucoup de familles ne peuvent pas se le payer. La région a décidé que pour un jeune en formation ou en recherche d'emploi, nous financerions 90% du prix de ce permis pour leur permettre de ne pas être bloqués et de pouvoir aller vers la formation ou vers l'emploi. On a déjà mis en place la carte génération. Quelqu'un qui prend les transports scolaires pour aller à l'école, au collège ou au lycée sont pris en charge complètement par la région. Mais aujourd'hui, il faut s'attaquer aux freins, comme l'on dit, à la mobilité et à l'emploi. C'est ce que l'on veut faire pour les jeunes. Et vous voyez, pendant cette campagne... On avait l'idée au début de le faire pour les jeunes jusqu'à 23 ans. Et l'autre jour, à Valenciennes, en visitant une association d'insertion, quelqu'un dit « Vous savez, j'ai 27 ans, mais je vais être exclu de votre mesure. » On va la faire jusqu'à 30 ans et il n'y aura pas de limite d'âge. Pour une femme ou un père qui élève seul ses enfants, ses familles monoparentales, le permis leur sera pris en charge, quel que soit l'âge.
Merci beaucoup. Merci à tous.
Laissez-moi parler de la jeunesse. Alors très
rapidement, sinon on n'aura pas deux minutes de carton. Oui, mais je vais en parler
parce que la jeunesse, elle est confrontée, on l'a dit, au même problème finalement que les autres. Et en plus, il y a ces problèmes d'accès à l'emploi. Nous, on va proposer de prendre en charge les périodes d'essai pour les entreprises, les PME, les TPE qui veulent recruter parce que c'est souvent un danger pour elles. Eh bien, la région prendra en charge la période d'essai, ce qui permettra, si ça n'a pas été concluant, de ne pas avoir coûté à la PME la TPE. C'est une idée qui m'a été soufflée par Sandra Delanois, ma colistière, la présidente de la Chambre des métiers de Sambra. qui fait équipe avec moi et puis peut-être plus légèrement parce qu'il faut en parler. On n'a pas parlé de culture, on n'a pas parlé de sport. Nous souhaitons pouvoir aider aux licences sportives. Après la Covid, il y a eu évidemment une défection de beaucoup de personnes pour reprendre leurs licences sportives. La région aidera avec moi à la reprise de ces licences sportives, apportera son concours et puis évidemment la culture, mais la culture... partout sur le territoire. On a fait, et moi je l'ai voté, il y a eu un projet de maison régionale de La Photo qui a été fait à la région, mais moi j'aurais préféré, je l'avais proposé à la région, que ce projet de maison régionale de La Photo soit fait là où il y avait déjà une histoire à Douchy-les-Mines, là où il y avait un besoin à Douchy-les-Mines dans ma circonscription. Non, ce projet a été fait en plein dans le Vieux-Lille. Je pense qu'il faut rééquilibrer pour permettre l'accès à la culture.
Merci beaucoup à tous. Et dans un instant, on va vous laisser à chacun une minute de libre expression. Mais tout d'abord, une synthèse pour ceux qui nous auraient rejoints en cours de route. Stéphane Barbero, que faut-il retenir de ce débat ?
L'emploi, on en parlait à l'instant avec Sébastien Chenu, a occupé en effet une part importante de ce débat. Près de 11% de chômeurs dans les Hauts-de-France, on le rappelle. Pour faire baisser ce chiffre, Eric Pecker a proposé de contraindre les grands groupes capitalistes, je reprends ces termes, à embaucher. Karim Adeli promet 100 000 emplois. dont près de la moitié rien qu'en développant la filière bio dans la région. Audric Alexandre veut améliorer, lui, l'emploi des habitants des Hauts-de-France en proposant un vaste plan de lutte contre l'illettrisme qui touche 10% de ses habitants. Xavier Bertrand avait été élu en 2015 sur cette question de l'emploi, sur cette promesse de plus d'emploi. Je resterai mort de faim jusqu'au bout sur cette question, a dit le président sortant, qui annonce un nouveau plan d'Europe. relance cet été s'il est réélu à la tête de la région. L'emploi Sébastien Chenu lui a rétorqué que c'était son échec majeur. Je ne vais pas revenir sur vos propositions, vous venez de les développer. Monsieur Chenu, vous avez également évoqué les questions de sécurité en proposant de doubler le nombre d'agents de sécurité ferroviaire dans les gares, dans les trains. José Evrard propose lui même de tripler ce chiffre. Et puis Laurent Pietraszewski a lui mis en avant les mauvais indicateurs de santé dans les Hauts-de-France, une surmortalité notamment en termes de... de cancer. Il propose pour cela un plan anti-cancer.
Un débat parfois tendu avec des mots durs.
Oui, vous savez, le temps est à l'orage ce soir en dehors de ce studio dans les Hauts-de-France. Il l'a peut-être été aussi un peu par moment dans ce débat, notamment entre Xavier Bertrand et Sébastien Chenul, président sortant du Conseil régional, qui annonce d'ailleurs qu'il dépose plainte contre le candidat du Rassemblement national, qu'il accuse d'affirmations mensongères. Mais c'est finalement une ambiance, vous savez, que l'on retrouve depuis six ans dans l'hémicycle régional, puisque ce sont les deux seules forces politiques qui y sont représentées, avec bien souvent des débats houleux. On verra si les électeurs, le 20 juin, décident de changer cela.
Merci Stéphane.
maintenant, c'est à vous pour...
Ah non, tout d'abord, soulignons-le, pour le second tour, on peut s'attendre soit à une triangulaire, soit à une quadrangulaire. Et on avait quand même une question pour vous, Laurent Pietraszewski. En général, quand on vous la pose, vous ne répondez pas. J'espère que vous allez nous répondre ce soir. Que ferez-vous si au soir du premier tour, vous arrivez en quatrième position avec 10% ou plus ? Vous maintiendrez-vous ou pas ?
Laissez le temps au sondage de se transformer en vote. Je vous ai dit tout à l'heure que les élections avaient lieu le 20 juin, donc il n'y a aucune ambiguïté. Mais là, on ne parle pas sondage. Si vous
atteignez ou dépassez les 10%, vous maintiendrez-vous.
Si vous voulez faire démonstration que la démocratie a du sens... Eh bien, laisser les électeurs qui nous regardent se faire une opinion, savoir si oui ou non, ils pensent qu'un plan contre le cancer de notre région, c'est important, que laisser de la liberté aux entreprises qui créent l'emploi, c'est important, et d'assurer la sécurité. Les électeurs, ils aimeraient bien peut-être savoir
aussi ce que vous ferez le soir.
Écoutez, il n'y a aucun problème, puisque le soir du 20 juin, je répondrai à cela en espérant, et je l'ai déjà dit, parce que c'est pour ça que je me bats et que je me suis engagé dans cette vie politique depuis 4 ans, en espérant que la majorité présidentielle... Elle sera le plus haut possible et elle aura la responsabilité de réunir autour d'elle l'ensemble des Républicains, car il n'y a aucun doute. Nous ne sommes pas ici en train de favoriser quoi que ce soit d'autre que l'émergence du Grand Front Républicain, s'il y a lieu de le faire, et nous le ferons, car nous savons très bien que nous sommes en opposition totale avec le Front National devenu Rassemblement National.
Est-ce que je peux être très clair ? Pas d'accord, quoi qu'il arrive, Xavier Bertrand ? Ce sera exactement la même liste. et le même projet pour faire barrage au Front National. Et nous sommes les seuls. Ils peuvent les empêcher de gagner.
Je voudrais juste vous dire aux journalistes qui a fait un petit peu l'état des lieux, c'est que mon plan, c'est un plan de transition écolo et sociale. Et à travers de 100 000 emplois verts, donc durable non délocalitaire, il y a cette filière d'agriculture. Mais il n'y a pas que cela. Donc je voudrais vraiment vous le dire, il y a d'autres filières, il y aura la dépollution, etc. Je voulais juste rectifier ce que vous avez dit tout à l'heure. Alors Karima,
voilà, maintenant on va enchaîner si vous voulez bien.
Pour terminer, votre ennemi commun à tous, c'est finalement aussi... L'abstention. Alors, comme promis, avant de refermer ce débat, on vous laisse carte blanche pour vous adresser aux habitants de cette région. Nous avons tiré au sort l'ordre dans lequel vous allez intervenir. Quand vous entendrez la musique, il faudra penser à conclure. Il ne vous restera plus que 10 secondes. Et
c'est vous, Xavier Bertrand, qui débutez.
Beaucoup des personnes qui nous regardent ce soir savent ce que nous avons fait pour elles. On n'a pas tout fait bien, on n'a pas tout réussi. C'est la raison pour laquelle nous nous présentons. Mais nous voulons aussi que les gens soient fiers de la région des Hauts-de-France. C'est une région dans laquelle les gens ont du cœur. La solidarité, c'est notre ADN. Il faut que ce soit une région qui ait de l'avenir pour nos jeunes. Il faut que ce soit une région qui ait de la solidarité. Il faut que ce soit également une région où, quand on a un problème, on puisse rebondir et s'en sortir. Je n'oublie pas la décision qui était celle de Pierre de Saint-Ignon de Martine Aubry à l'époque. Et vous savez, j'ai des défauts. Il y a un défaut que je n'ai pas, je ne suis pas sectaire. Et je continuerai à aider tous les territoires, toutes les communes, quelles que soient leurs maires, parce que c'est une question d'intérêt régional et d'intérêt général. On parle aujourd'hui beaucoup de la région. On en parle comme rarement on en a parlé, et en bien, avec des implantations, avec des victoires, notamment comme à Scoval. Les gens savent que dans la vie, il faut se battre. Alors avec mon équipe, on continuera à se battre pour les Hauts-de-France et pour les gens des Hauts-de-France.
Ensuite, Audric Alexandre, c'est à vous.
'Union citoyenne et européenne que je conduis est une union de citoyens qui ont envie de s'engager pour la région pendant six ans. Certains d'entre eux ne sont membres d'aucun parti, d'autres sont membres de quatre mouvements politiques. Il y a Volt, il y a Allons enfants, il y a Nous citoyens et il y a aussi mon parti qui s'appelle Pace, le parti des citoyens européens. Pace, qui signifie la paix en italien, en corse aussi. Ce qui nous réunit tous, c'est que nous sommes tous pro-européens, euro-enthousiastes, et nous avons tous envie de nous engager. De nous engager pour une région qui rayonne en France et en Europe, non pas en camouflant ses identités, non pas en cachant ses différentes identités. Je pense à la Picardie, à l'Artois, à la Flandre et au Hainaut. mais en célébrant ses identités, en célébrant ses différences, en s'appuyant dessus comme une richesse, comme une force. Avec nous, vous faites le choix d'une région solidaire, d'une région qui aime sa diversité et d'une région qui est tournée à la fois vers la France et vers l'Europe.
Écoutez, moi, un constat, d'ailleurs, ce débat, c'est difficile parce qu'on a évacué des questions, notamment la question de l'éolien, qui est une question importante. J'ai deux factures ici. 2009 et 2020, les prix de l'électricité ont augmenté de 61,53%, avec une consommation qui a diminué de 50%. Ça veut dire qu'effectivement, quand on parle de précarité énergétique, les gens sont à la peine par rapport à ça. Mais sur la région, la région n'est pas une région hors sol. Elle est comprise dans un État qui est subordonné à Bruxelles. Si on ne retrouve pas notre souveraineté, notre indéfendance, tous les plus beaux plans seront des Pères Noël en miniature.
Eric Pecker, vous avez une minute. La gauche, la droite, la liste macroniste, le RN de Marine Le Pen, tous sont d'accord avec le fonctionnement de cette société où une minorité de riches s'enrichit en appauvrissant la majorité de la population. Travailleuses, travailleurs, face aux conséquences de la crise économique, face aux fermetures d'entreprises, au licenciement, les travailleurs doivent rendre les coûts. Oui, on doit défendre nos revendications. Contre le chômage qui menace les travailleurs et pourrit toute la société, sa jeunesse, son avenir, il faut répartir le travail entre tous. Contre la pauvreté, il faut augmenter les salaires, les pensions, les retraites et les garantir en les indexant sur le coût de la vie. Contre la domination capitaliste, contre la loi du profit et ses conséquences désastreuses, les travailleurs devront imposer leur contrôle sur les entreprises et sur toute l'économie. Affirmez avec nous qu'il faudra se débarrasser du capitalisme et que le monde du travail est la seule classe sociale capable de faire fonctionner la... la société dans l'intérêt de la collectivité. Alors faites entendre le camp des travailleurs, votez et faites voter l'UQ. Merci
Eric Pecker, à vous la parole Laurent Pietraszewski.
Merci pour cette carte blanche auxquelles j'ai envie de rajouter deux couleurs, le bleu et le rouge pour notre drapeau national et pour parler de notre devise liberté, égalité, fraternité. Cette devise et ces valeurs que j'ai chevillées au corps, moi qui m'appelle Pietraszewski, moi qui sais que mes grands-parents paternels sont arrivés ici il y a plusieurs dizaines d'années et que ces valeurs-là, elles ont du sens pour eux. Plus de liberté pour entreprendre, plus de liberté pour que chacun puisse trouver sa place dans cette belle région Hauts-de-France et c'est pour ça que je... porte et je propose à la fois des réponses pour la jeunesse mais aussi pour tous ceux qui cherchent un emploi et qui veulent construire leur vie. Plus d'égalité avec un accès aux soins qui soit égal dans notre région et pas de territoire qui soit abandonné. Les maisons de santé avec des médecins salariés en sont une réponse et de la fraternité parce qu'il nous faut de la solidarité entre nos territoires qui sont si différents dans cette région des Hauts-de-France et entre toutes les générations. Avançons ensemble.
Merci. Sébastien Chenu, on vous écoute.
me connaissez désormais mieux. Je n'ai pas besoin de faire semblant. Je n'ai pas besoin de m'habiller autrement que celui que je suis pour vous dire que je me suis engagé pour vous protéger. Certains sont obsédés par l'idée de faire barrage au Rassemblement national. Moi, je suis obsédé par l'idée de vous protéger dans votre sécurité, dans votre santé, dans votre identité, dans vos emplois. Je serai le président de tous. Je serai le président de ceux qui auront voté Xavier Bertrand, José Évrard, Karim Adéli. Je serai le président de tous. Sans exception, je serai le président de l'Alternance. du changement face à ce vieux système. Je serai le président d'une alternance qui est attendue, qui est espérée, qui est nécessaire, qui est utile. Je suis déterminé à devenir votre président de région. Je suis déterminé à donner le meilleur de moi-même pour changer les choses.
enfin, Karim Adeli, c'est à vous.
crois que ce soir, tout le monde l'a bien compris, je suis la seule candidate qui propose un projet novateur pour le climat et pour l'emploi. En rupture réelle avec la classe un peu qu'on a entendue ce soir, notamment avec des ailleurs pensées de présidentielles ou de jeux politiciens. Non, nous, notre équipe, elle est simple. Elle n'est pas là pour se servir, elle est là pour servir les habitants des Hauts-de-France. Alors le 20 et 25 juin prochain, ne vous laissez pas voler cette élection, parce que justement vous avez la capacité de faire ce choix unique. Nous avons la chance d'avoir une liste, l'Union de la Gauche et des écologistes, saisissez cette chance pour porter l'enthousiasme, l'espoir dans notre région, notamment pour faire gagner pour le climat et pour l'emploi.
Merci beaucoup, Karim Adeli. Avant de refermer ce débat, rappelons-le, Stéphane Barbero, finalement, l'ennemi numéro un de tous ces candidats tête de liste, ça risque d'être l'abstention.
Exactement. L'abstention peut en effet connaître des scores qu'on n'a pas connus depuis bien longtemps parce qu'il y a d'abord ce double scrutin. On vote pour des élections régionales les 20 et 27 juin. On va voter aussi pour des élections départementales. Deux scrutins en un jour. On sait aussi, et on a vu dans cette campagne, qu'il y a des ministres qui s'invitent dans ces scrutins, qui sont candidats dans ces scrutins, qui peuvent là aussi brouiller les cartes. Il y a une personne qui était ici à ce débat il y a six ans, c'est Marine Le Pen, qui est candidate aux élections départementales dans le Pas-de-Calais, mais pas aux élections régionales. On a voulu parfois installer un duel avec le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui lui est candidat au régional. Je ne sais pas si vous arrivez encore à me suivre, mais je pense que la lisibilité dans tout ça n'est clairement pas au rendez-vous. La faute à qui on tirera le bilan de tout ça, mais il faut en effet souhaiter que ces dimanches 20 et 27 juin, la clarté, la lisibilité de ce scrutin soit là pour que les gens comprennent les enjeux. Je pense qu'on a vu ce soir pendant quasiment près de deux heures l'importance des compétences de la région, qui sont ses compétences quotidiennes dans notre mode de vie et dans nos moyens pour nous déplacer.
Merci beaucoup Stéphane et c'est notre travail aussi de rendre ce scrutin, ces scrutins un peu plus lisibles et c'est ce qu'on a tenté de faire ce soir. C'est la fin de ce grand débat. Merci à tous d'avoir participé. Merci Dominique et merci Stéphane. Je vous rappelle les dates des scrutins pour les régionales et pour les départementales. Votez les 20 et 27 juin. Des rendez-vous à suivre bien sûr à l'occasion de nos soirées électorales. Résultats, invités, analyses. seront mobilisés à la télévision et à la radio pour vous faire vivre ces temps forts en direct et dans toute la région. Nous retrouverons également les candidats qualifiés pour un débat d'entre deux tours le 24 juin. On compte sur vous et nous vous souhaitons une très belle fin de soirée.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.