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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
mesdames, messieurs, bonjour. C'est une journée de réouverture et donc, même si la météo n'est pas tout à fait au rendez-vous ici à Paris, une belle journée pour se retrouver ici pour ce compte-rendu du Conseil des ministres en compagnie de ma collègue ministre déléguée à l'égalité, Elisabeth Moreno, qui m'accompagne aujourd'hui et qui interviendra dans un instant. Comme prévu, comme annoncé par le président de la République dès le 31 mars, les mesures seront allégées dans tous les départements de France métropolitaine, aussi sur l'ensemble du territoire. Et depuis ce matin, le couvre-feu a été décalé à 21 heures. L'intégralité des commerces peut rouvrir. Les restaurants et les cafés, pour la première fois depuis l'automne, peuvent à nouveau accueillir des clients en terrasse. La culture et le sport peuvent eux aussi rouvrir. Cette journée du 19 mai marque... le plus grand pas vers la vie d'avant réalisé depuis plus de sept mois. C'est aussi la journée des promesses tenues, des objectifs atteints, de la responsabilité qui paye et de la vaccination qui avance. Depuis des mois, nous avons fait un choix clair et revendiqué, faire confiance aux Français. C'est ce qui a guidé notre décision de ne pas reconfiner une troisième fois. C'est ce qui nous a poussés. à ne pas réinstaurer les attestations de déplacement et à permettre aux Français de rester dehors autant de temps qu'ils le souhaitaient en journée, évidemment en respectant les mesures barrières. À chaque fois que nous avons fait le choix de la responsabilité, certains ont répondu que nous faisions un pari insensé. Or, la responsabilité n'est jamais un pari. C'est au contraire le seul choix à viser. Et grâce aux efforts consentis par chacun de nous, l'épidémie a considérablement reculé. En une semaine, le nombre de nouveaux cas détectés a encore reculé de près d'un quart. Le taux d'incidence nationale est passé en dessous de 150, et en France métropolitaine, il n'y a plus un seul département où le taux d'incidence dépasse les 300. 3 000 personnes ont quitté l'hôpital au cours de cette dernière semaine, 700 personnes les services de réanimation. Et le taux d'occupation des réanimations au niveau national est désormais descendu à 80 % des capacités initiales. On compte désormais 4 régions où le taux d'occupation des réas est repassé en dessous des 50 % des capacités initiales, la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine, l'Occitanie et la Corse. Par ailleurs, les disparités régionales continuent à s'amenuiser. L'Ile-de-France, les Hauts-de-France et la Normandie sont toujours les trois régions où l'incidence est la plus élevée, mais la situation épidémique s'y améliore, quoiqu'un peu plus lentement que sur le reste du territoire national. Mais si nous pouvons nous réjouir aujourd'hui et espérer une sortie durable de la crise sanitaire, c'est parce que nous avançons avec prudence et pragmatisme. Aujourd'hui marque une réouverture massive, mais certainement pas inconsciente. Nous continuons donc les contrôles importants, notamment aux frontières. A l'heure actuelle, 7 414 personnes sont sous le coup d'une mesure de quarantaine ou d'isolement parce qu'elles viennent d'un pays particulièrement à risque, figurant sur cette fameuse liste rouge que vous connaissez bien désormais. 16 pays sont désormais concernés par ces mesures renforcées et les forces de l'ordre accomplissent leur mission. Depuis le 24 avril, 9 735 contrôles ont été menés pour vérifier le respect de cet isolement et de cette quarantaine et 535 verbalisations. ont été établis. Je rappelle que ces verbalisations donnent lieu à une amende de 1 000 € pour ces personnes qui n'ont pas respecté l'isolement ou la quarantaine obligatoire qui leur était demandé. Sur ce point, le président de la République a rappelé... ce matin en Conseil des ministres, combien cette question des frontières est particulièrement importante. Il a indiqué que la France porterait une position particulièrement exigeante, notamment au Conseil européen qui a lieu la semaine prochaine en matière de coordination européenne, s'agissant de la reconnaissance des vaccins qui permettent d'attester de la protection des personnes qui se rendent sur le territoire européen, et s'agissant des critères d'entrée sur notre sol. Nous conservons les gestes barrières et des jauges qui sont autant d'assurance pour éviter un retour du virus. Nous comprenons très bien la déception de certains qui espéraient peut-être ouvrir plus rapidement, plus massivement, mais rouvrir trop vite, ce serait prendre le risque de devoir refermer aussitôt. La prudence est mère de confiance et si nous pouvons aujourd'hui aborder sereinement ces réouvertures, c'est justement parce que nous avançons. étape par étape. Je veux dire aussi à tous les restaurateurs ainsi qu'au monde de la culture et du sport que les aides ne s'arrêteront pas. Les aides sont maintenues intégralement au mois de mai et chacun a donc tout intérêt à ouvrir. Elles ne s'arrêteront pas du jour au lendemain et s'adapteront très progressivement en fonction de l'évolution de l'épidémie et du retour de l'activité. Je sais également les craintes de certains qui repensent à l'année dernière, qui se demandent si le temps est vraiment à l'optimisme. La réponse est claire. Il faut évidemment rester vigilant. Mais depuis un an, la donne a changé. L'année dernière, nous n'avions qu'un bouclier pour nous battre contre le virus, le masque et les gestes barrières. Désormais, nous avons une arme contre le virus, le vaccin. Grâce à la mobilisation de tous, nous allons de record en record. Désormais, plus de deux adultes sur cinq sont vaccinés et nous avons atteint, comme prévu, les 20 millions de premières injections à la mi-mai, samedi dernier plus exactement. Nous n'avons... jamais raté un objectif de vaccination et nous visons désormais le palier suivant, 30 millions de personnes vaccinées à la mi-juin. Vacciner, c'est protéger, nous le faisons massivement et nous pouvons dès maintenant porter notre regard vers la prochaine échéance, le 9 juin, avec un couvre-feu décalé à 23 heures, l'ouverture des restaurants en intérieur avec une jauge et la réouverture des salles de sport notamment. Mesdames, Messieurs, le président de la République a également ce matin particulièrement insisté sur la nécessité de nous engager pleinement et entièrement pour assurer totalement l'autorité de l'Etat et le respect de celles et ceux qui la font vivre. Le pilonnage massif de la drogue que nous menons conduit à des réactions vives des voyous. Quand on démantèle chaque jour un point de deal, quand on saisit 17 tonnes de cannabis, 2,5 tonnes de cocaïne et qu'on met en cause plus de 4000 personnes pour trafic de stupéfiants, comme cela a été le cas depuis le mois de janvier, les réactions sont vives. Mais nous ne reculerons pas. Nous ne reculerons jamais face à la criminalité, jamais face à la violence, jamais face aux insultes. Nous sommes du côté des forces de l'ordre. Quand beaucoup ne se paient que des formules et des coups de menton, nous soutenons les forces de l'ordre en mots, mais aussi en actes. Nous sommes présents en augmentant les salaires des gardiens et des gradés de 100 euros nets par mois, en renforçant la formation des policiers, en payant des millions d'heures supplémentaires, en renouvelant la moitié des véhicules et en rénovant les commissariats et brigades de gendarmerie. Nous sommes présents aussi quand nous renforçons le droit. en supprimant le rappel à la loi, en interdisant les réductions automatiques de peine pour les agresseurs de policiers et en passant la peine de sûreté à 30 ans pour les auteurs de crimes contre nos forces de l'ordre. Ces derniers jours, la question de la violence des mineurs a rejailli. J'ai une pensée pour cet adolescent de 17 ans tué hier dans une rixe dans le Val-de-Marne. Les violences entre bandes sont un fléau, un fléau qui peut être mortel. Et ce drame nous conforte dans notre volonté d'agir. Depuis le début du mois, un plan national de lutte contre les bandes se déploie avec des moyens de police supplémentaires et une action mieux coordonnée, notamment avec les services de l'éducation nationale. Mesdames, Messieurs, nous avons eu ce matin également l'occasion de faire un point sur quelques actions importantes du gouvernement et d'adopter un certain nombre de textes. La première présentation a un écho particulier pour chacun de nous. La lutte contre les discriminations, l'égalité entre les femmes et les hommes fait partie de notre ADN. Et je vais céder tout à l'heure la parole à Elisabeth Moreno pour faire un point sur les réformes portées par son ministère. Parler de ces sujets, c'est aussi parler, évidemment, de l'égalité des chances. Et c'est aussi l'un des moteurs de notre action pour l'emploi et l'insertion. La ministre du Travail et de l'Insertion, Elisabeth Borne, a présenté ce matin une communication sur ce sujet. Le plan d'investissement dans les compétences, lancé en 2018 et doté de 15 milliards d'euros, vise à offrir des formations et une chance à tous. Le nombre de demandeurs d'emploi et de personnes en insertion qui se forment n'a jamais été aussi élevé en France. Le plan a permis de doubler le nombre de formations disponibles. Il y avait 600 000 au début du quinquennat, il y en a désormais 1,2 million. Surtout, ces formations ont bénéficié aux plus fragiles. 53 % des formés sont peu ou pas qualifiés. Elles ont permis d'aiguiller des centaines de milliers de personnes vers des secteurs stratégiques. de la reconstruction de notre pays, comme les métiers du numérique ou de la transition écologique. Enfin, ces formations fonctionnent. Jusqu'au début de la crise, on observait que 7 personnes formées sur 10 trouvaient un emploi moins de 6 mois après une formation préalable à l'embauche. Nous avons également adopté ce matin plusieurs textes aux effets très concrets et je vais les balayer très rapidement. Tout d'abord, une ordonnance et un décret fusionnant les ports de Paris, du Havre et de Rouen en un établissement unique à partir du 1er juin. Nous créons ainsi autour de l'Axe Seine le premier ensemble portuaire français et nous y investissons massivement près d'1,5 milliard d'euros entre 2020 et 2027 pour peser, pour conquérir de nouveaux marchés et nous affirmer plus encore comme un port incontournable en Europe. Ensuite, nous avons examiné plusieurs ordonnances qui transfèrent les compétences en matière routière de l'Etat à la nouvelle collectivité européenne d'Alsace et à l'euro-métropole de Strasbourg. Vous savez que cette nouvelle collectivité européenne d'Alsace est particulièrement importante, particulièrement attendue par les acteurs, les élus alsaciens, et ces ordonnances viennent parachever cette installation. Enfin, nous avons adopté une ordonnance concernant les services aux familles, c'est-à-dire les modes d'accueil et de garde des enfants et les dispositifs de soutien à la parentalité. Concrètement, cette ordonnance reconnaît qu'établissements, assistants maternels et gardes d'enfants à domicile sont trois modalités d'un seul et même service. Il s'agit d'améliorer la coordination entre les différents services, de renforcer l'attractivité et la sécurité du travail extraordinaire d'assistantes maternelles. Il s'agit également de favoriser la garde d'enfants atteints de maladies chroniques en autorisant les professionnels de l'accueil de jeunes enfants à administrer certains soins et certains traitements. Enfin, cette ordonnance va permettre, à titre expérimental, aux collectivités territoriales de s'associer pour créer sur leur territoire un guichet unique de services aux familles. Voilà, mesdames et messieurs, ce que je pouvais dire de ce Conseil des ministres. Je vais maintenant laisser la parole à ma collègue Elisabeth Moreno pour vous présenter les réformes prioritaires de son ministère. Vous aurez ensuite la possibilité de lui poser des questions et puis je reviendrai devant vous pour parler des autres sujets de l'actualité.
Merci, Gabrielle. Bonjour à toutes et à tous. Comme vous le savez, le président de la République a fait de l'égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat. Et il s'agit, nous le savons, d'un défi qui engage toute notre société, un défi contemporain qui a été exacerbé par la crise sanitaire, et c'est un défi culturel qui nous concerne toutes et tous. La lutte contre toutes les formes de violence à l'égard des femmes est un volet essentiel de la grande cause qui mobilise le gouvernement dans son entièreté. Notre prise de conscience collective à l'égard de ces violences nous a rendus totalement intransigeants face à ce fléau. Il a engagé la transformation de toute notre société qui porte désormais un autre regard sur un mal qui a été trop longtemps caché. Ce regard exigeant, cette vigilance permanente nous oblige à accélérer toujours davantage nos efforts et ne céder à aucun recul ni trouver aucune excuse. Précarité, inégalité de traitement, violence, les injustices subies par les femmes sont présentes dans toutes les sphères de notre société. Les combattres nécessitent de mobiliser un large spectre de politique publique. Afin que celle-ci soit cohérente et efficace, éradiquer ce fléau exige de s'attaquer à la racine des violences en agissant dès l'éducation et... Faire beaucoup, beaucoup de prévention. L'éducation est le premier levier pour faire reculer ces violences et avec Jean-Michel Blanquer, elle est au cœur de notre action. C'est pourquoi la culture de l'égalité et la lutte contre les violences font désormais partie intégrante de la formation des enseignants, du Service national universel et des cités. A la culture de l'égalité auprès des plus jeunes se conjugue la nécessité de mieux les protéger. Et dans ce contexte, nous avons renforcé la protection des mineurs face aux crimes sexuels, avec notamment l'allongement à 30 ans du délai de prescription par la loi du 3 août 2018. La loi du 21 avril 2021, visant à protéger les mineurs contre les infractions de crimes sexuels, crée de nouvelles infractions sexuelles et alloureuses. Et pour mieux protéger les enfants, désormais, aucun adulte ne peut se prévaloir du consentement sexuel d'un enfant s'il a moins de 15 ans. Lutter contre les violences dans toutes les sphères de notre société passe aussi par une action forte dans le monde du travail qui n'est malheureusement pas étanche au fléau du sexisme. La loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a renforcé la lutte et la prévention en matière de harcèlement sexuel et de violence sexiste en introduisant de nouvelles obligations pour les employeurs en matière d'information et de détection des situations de harcèlement sur les violences sexistes. le lieu de travail. Enfin, parce que les femmes doivent se sentir en sécurité partout dans l'espace public, la France a été le premier pays au monde à créer une nouvelle infraction d'outrage sexiste pour agir contre le harcèlement de rue. Depuis 2018, plus de 3000 infractions ont été notifiées par les forces de l'ordre. Toujours dans cet objectif de protection des femmes, le dispositif d'arrêt de bus à la demande a été mis en place dans de très nombreuses villes de France. Permettez-moi maintenant de vous parler du Grenelle des violences conjugales qui a été lancé le 3 septembre 2019 et qui a constitué à la fois le point d'orgue mais aussi le catalyseur de la lutte contre les violences intrafamiliales dans notre pays. C'est la première fois. qu'un gouvernement se fixe une ambition aussi élevée en la matière, en synergie avec les associations, avec les experts, avec les victimes, avec les familles de victimes, avec les forces de l'ordre, avec la justice, les magistrats, les élus, mais aussi les familles des victimes, je le dis et je le répète, parce que les violences intrafamiliales prennent des vies entre deux à trois jours tous les ans dans notre pays. Le 25 novembre 2019, à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le Premier ministre a présenté 46 mesures très fortes et très concrètes pour à la fois mieux prévenir les violences, mieux protéger les victimes et aussi punir les acteurs. Un an et demi après, 100% de ces mesures ont été engagées. et 31 d'entre elles sont déjà effectives. Elles s'appuient sur un effort budgétaire sans précédent. Afin de créer les conditions d'une chaîne de prise en charge efficace et coordonnée, ces mesures suivent le parcours des victimes et mobilisent les ministères et les acteurs concernés à chaque étape, de la libération de la parole jusqu'à la sortie effective de ces violences et un retour à la vie normale. La prise en compte de la parole des victimes constitue la première étape du processus de sortie des violences. De nombreux leviers ont ainsi été activés ou renforcés. Dès cet été, la plateforme téléphonique 3919 étendra ses horaires 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, elle sera accessible aux personnes en situation de handicap, aux personnes aphasiques et elle permettra à... toutes les femmes sur l'ensemble de notre territoire de pouvoir être écoutées, accompagnées, aidées et soutenues. Parallèlement, le nombre de signalements sur la plateforme violence sexiste et sexuelle créée en 2018 est en forte hausse et cela témoigne d'une meilleure connaissance des dispositifs d'écoute pour accompagner et orienter les victimes. La levée du secret médical en cas de danger immédiat pour la victime ainsi que la prise de plaintes à l'hôpital et la formation des policiers et des gendarmes s'inscrivent également dans cet objectif d'offrir aux victimes une meilleure écoute. Autant de mesures que le Grenelle a pu mettre en œuvre. Afin de mettre à l'abri les femmes victimes de violences, le gouvernement a ouvert 1 000 places d'hébergement dédiées en 2020 et elle en créera encore 1 000 autres en 2021 avec une revalorisation du coût pour permettre un meilleur accompagnement des victimes. Le nombre de places d'hébergement dédiées sera ainsi augmenté de 60 % depuis 2017. C'est un engagement fort que je porte avec Emmanuelle Wargon. Les femmes victimes de violences doivent enfin être... protégés dans le temps pour pouvoir se reconstruire. Et plusieurs dispositifs ont été fortement renforcés depuis 2017 pour atteindre cet objectif. Ainsi, en 2020, 3 254 ordonnances de protection ont été délivrées contre 1 388 en 2017. Le déploiement des téléphones graves dangers s'accélère là aussi. Le nombre a triplé depuis 2017. Un plan d'action pour renforcer l'utilisation des bracelets anti-rapprochement mis à disposition de toutes les juridictions de France depuis décembre 2020, sera engagée par Éric Dupond-Moretti. Parce que protéger les victimes nécessite aussi de prendre en charge les auteurs. 18 centres de prise en charge des auteurs de violences sur tout le territoire ont vu le jour en 2020 et nous allons en créer. une quinzaine d'autres, pour que d'ici la fin de cette année, sur l'ensemble du territoire, dans l'Hexagone et les territoires ultramarins, les auteurs de violences soient pris en charge. Mesdames et messieurs, si la prise de conscience de toute la société, la mobilisation des associations et l'action de chaque ministère ont permis une baisse du nombre de féminicides en 2020, le féminicide de Mérignac nous oblige à faire preuve de beaucoup d'humilité et à redoubler d'efforts et rester extrêmement vigilants. À l'issue de la mission d'inspection diligentée par les ministères de la Justice et de l'Intérieur, dont les conclusions sont attendues le 10 juin prochain, Les mesures complémentaires à celles que je vous ai indiquées viendront probablement s'ajouter. La lutte contre les violences faites aux femmes est un combat de chaque instant. C'est un combat juste qui transformera positivement notre société. Portons-le ensemble. Je vous remercie.
Bonjour, le Baron de France Inter. Pourquoi mettre en lumière ce sujet aujourd'hui, cette grande cause du quinquennat ? Est-ce que vous estimez au sein du gouvernement qu'elle n'est pas assez mise en lumière précisément
le mettons en cause comme nous l'avons mis, pardon, nous le mettons en lumière comme nous l'avons mis en lumière depuis maintenant plusieurs mois au sein de ce gouvernement. parce que c'est la grande cause du quinquennat, parce qu'il y a un suivi très régulier, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, de toutes les actions que nous menons pour lutter contre ce fléau des violences conjugales, parce que, aussi, le féminicide de Mérignac a soulevé énormément d'émotions parce qu'il était absolument horrible et qu'il démontre que c'est toute la société qui doit se saisir de cette question et continuer de la porter de manière très volontariste.
grande cause du quinquennat, l'égalité entre les femmes et les hommes, c'est aussi des symboles. On sait que vous êtes très attaché à l'entrée au panthéon de l'avocate Gisèle Halimi. Le président pourrait renoncer en raison notamment de ses engagements anticolonialistes pendant la guerre d'Algérie qui ne plaisent pas à certaines associations, notamment de pieds noirs et de harkis. Quel est l'état de vos discussions avec le président de la République à ce sujet
ne parlerai pas de renoncement du président de la République dans la mesure où il ne s'était jamais engagé sur cette question. Personnellement, dans les fonctions qui sont les miennes, je suis en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes, je suis en charge des personnes lesbiennes, gays, bi et trans. Gisèle Halimi a porté ces batailles de manière extrêmement volontariste et je suis convaincue qu'elle a... contribué à faire évoluer notre pays sur ces questions. Elle a lutté pour la dépénalisation de l'homophobie. Elle a porté à l'époque de manière extrêmement courageuse le procès des 343 salopes. Et pour toutes ces raisons, moi, je soutiens sa panthéonisation, mais le président de la République n'a jamais pris d'engagement là-dessus et je crois qu'il ne s'était jamais exprimé. Et je ne lui en ai pas reparlé ces derniers jours.
panthéonisation nécessite un consensus. Est-ce que la personnalité de Gisèle Halimi peut faire consensus justement
je pense que toutes les personnes qui se battent pour l'égalité des droits humains, toutes les personnes qui se battent pour... Faire progresser la société sur des questions aussi fondamentales mérite que l'on regarde la possibilité des panthéonisations. Et je peux vous assurer que je continuerai de le penser parce que c'est important pour notre pays, surtout dans des moments où il y a tant de discorde. Je pense que s'il y a un sujet qui doit nous lier, ce sont les droits humains. Et je pense qu'elle les a merveilleusement bien portés.
Je
remercie.
Je m'inscris vraiment dans les pas de ma collègue pour dire qu'il y a évidemment une réflexion qui se poursuit sur ce sujet-là. Et comme l'a dit ma collègue Elizabeth Moreno, il n'y avait pas eu d'annonce, mais il y a une réflexion, un travail qui continue à être mené, évidemment. Et Gisèle Halimi, évidemment, connaîtra un... fera l'objet d'un hommage national dès lors que ce sera possible pour accueillir le plus grand nombre. Ça avait déjà été annoncé. Et pour le reste, évidemment, les réflexions se poursuivent. Il n'y a absolument aucune décision qui a été prise dans un sens ou dans l'autre.
Bonjour Alison Tassin pour TF1 à LCI. Une question d'abord sur la sécurité. Vous établissez le lien entre les faits qui se déroulent et une forme de recrudescence et l'action du gouvernement. Comment établissez-vous ce lien entre le pilonnage du trafic et les derniers événements ? Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur est actuellement à la manifestation des policiers. Est-ce bien là la place d'un ministre que se rende dans une manifestation ? Je sais qu'il a expliqué qu'il n'était pas là en soutien, des policiers. Néanmoins, on n'a jamais vu, par exemple, le ministre de la Santé se rendre dans une manifestation d'infirmiers ou de cadres soignants, par exemple, où Jean-Michel Blanquer allait à une manifestation d'enseignants. Et puis, par ailleurs, sur la question du pass sanitaire, avez-vous des perspectives quant à sa mise en place au niveau européen ? On sait que le 19 juin, ça fera partie des conditions pour les touristes étrangers pour rentrer en France. Mais à l'inverse, est-ce que vous savez quand les Français, eux, pourront se servir de ce pass sanitaire pour aller à l'étranger ? Merci.
la première question, le ministre de l'Intérieur a déjà eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet. Nous avons une action extrêmement volontariste s'agissant de la lutte contre le trafic de drogue. D'abord parce que ça a évidemment un impact sur la santé de nos concitoyens, la drogue, mais aussi parce qu'on sait que le trafic de drogue finance tous des réseaux de criminalité. Jusqu'au terrorisme, d'ailleurs, dans certains cas. Et donc cette action et cette lutte absolue contre les drogues, je ne reviens pas sur les chiffres que j'ai évoqués tout à l'heure, 17 tonnes de cannabis saisies depuis le début de l'année, 4 000 personnes interpellées, un point de deal démantelé chaque jour. C'est une offensive extrêmement forte parce qu'on a renforcé les moyens, parce qu'on a créé un office dédié à cette question-là, l'OFAST. Et Gérald Darmanin a déjà eu l'occasion de dire que oui, quand nous avons cette action extrêmement volontariste, on bouscule des écosystèmes. dans un certain nombre de territoires. Et en la matière, actions volontaristes et tranquillité publique font rarement bon ménage. Et c'est vrai que peut-être que certains ont laissé s'installer auparavant une forme de paix sociale dans un certain nombre de territoires où il y avait un certain nombre de règles qui s'étaient substituées ou rajoutées aux règles de la République et un fonctionnement, une économie qui s'étaient installées et qui alimentaient un certain nombre de personnes. Et quand on va les perturber, ça a forcément un impact derrière sur la délinquance. Et on a vu un certain nombre de territoires où, après qu'il y ait eu des saisies importantes, des interpellations importantes, il y a eu des troubles et des débordements. Le ministre de l'Intérieur a déjà eu l'occasion de s'exprimer sur ce point et je vous renvoie à ses déclarations. Sur le ministre de l'Intérieur, justement, vous m'interrogez sur sa présence au rassemblement. D'abord, pour répondre à la première question, est-ce que c'est la place d'un ministre de se rendre dans une manifestation ? Un ministre peut se rendre à un rassemblement. Je vous donne un exemple. J'étais moi-même hier dans un rassemblement devant l'Assemblée nationale en soutien aux Arméniens qui sont aujourd'hui prisonniers de guerre suite au conflit que nous avons connu avec le Haut-Karabakh. Là, il s'agit effectivement d'un rassemblement à l'initiative des policiers, de syndicats de policiers, et Gérald Darmanin est le premier des policiers en France aujourd'hui. Moi, j'ai entendu beaucoup de responsables syndicaux des policiers. dire qu'il ne s'agissait pas pour eux ou qu'il s'agissait moins d'une manifestation avec des revendications syndicales, qu'une marche citoyenne, le terme a été employé, je pense notamment à Mme Kebab de Force ouvrière, a été employé comme ça pour affirmer un soutien des Français aux forces de l'ordre qui font face à des agressions dans leur quotidien, les agressions ont doublé en 15 ans, s'agissant des forces de l'ordre. qui font face à des refus d'obtempérer, qui se multiplient, il y en a un toutes les 30 minutes dans notre pays, et qui travaillent donc dans des conditions extraordinairement difficiles. Et donc pour vous répondre, oui, le ministre de l'Intérieur a tout à fait vocation dans un rassemblement qui vise à affirmer le soutien à nos forces de l'ordre, la nécessité d'en faire davantage pour les protéger, a tout à fait vocation à s'y rendre pour échanger avec les forces de l'ordre. Et précisément parce qu'au-delà des mots, au-delà des symboles, au-delà de la présence dans un... Rassemblement, nous agissons. 10 000 postes de policiers et de gendarmes créés depuis le début de ce quinquennat, près de 2 milliards d'euros en plus dans le budget de la sécurité, 100 euros net de plus par mois pour toutes nos forces de sécurité. Le renouvellement du parc automobile de nos policiers. 50 % du parc automobile aura été renouvelé durant ce quinquennat. Ça peut paraître pour certains anecdotique, mais quand vous êtes un policier, que vous devez courser un voyou, que vous rentrez dans la voiture, qu'elle ne démarre pas, ou si vous faites l'objet d'attaque de la part de voyous et que votre voiture ne démarre pas, c'est du très concret. Et donc on agit de manière très volontariste sur cette question des moyens pour leur permettre d'agir efficacement et les moyens de se protéger. Il y a un deuxième enjeu. sur lequel est d'ailleurs revenu aussi ce matin le président de la République, qui est celui de l'efficacité, de la rapidité et de la fermeté de la réponse pénale. Là aussi, il y a évidemment un enjeu, nous le savons, dans notre pays, d'abord s'agissant des mesures pénales pour ceux qui s'en prennent à nos forces de l'ordre. J'ai eu l'occasion d'y revenir dans mon intervention liminaire. On avait déjà pris un certain nombre de mesures. On en a annoncé de nouvelles à la suite d'une réunion avec les syndicats de policiers. mais d'une manière générale, pour un fonctionnement plus rapide de notre justice. Je veux rendre hommage au travail des magistrats, au travail des procureurs, au travail des greffiers qui, au quotidien, agissent pour ce service public de la justice et ils ont besoin de moyens supplémentaires. pour agir. Et c'est pour ça qu'il y a une augmentation historique du budget du ministère de la Justice, plus 8 %, qu'on franchit le cap des 9 000 magistrats, qu'on recrutera 2 000 nouveaux professionnels d'ici à cet été. Tout ça, c'est aussi du très concret. C'est pour ça aussi, puisqu'on parlait tout à l'heure de la question des bandes, c'est pour ça qu'on a agi en réformant le code de justice des mineurs, parce que ce n'est pas normal que quand un délinquant mineur commet un délit... y mettent 12, 18, voire 24 mois avant d'être jugés. Et donc on s'est donné un objectif et on s'est donné les moyens d'y parvenir, six mois maximum pour une comparution après la commission des faits. Ça, c'est du très concret aussi et je crois profondément, pour échanger régulièrement avec un certain nombre d'entre eux, je crois profondément que c'est cela qu'attendent nos forces de l'ordre aujourd'hui dans notre pays et on est au rendez-vous et on continuera à l'être. Et il y avait une troisième question sur le pass sanitaire. Pour ce qui est du niveau européen, aujourd'hui, nous sommes dans la phase de ce qu'on appelle le trilogue, donc des discussions entre la Commission et le Parlement, notamment sur la mise en place du pass sanitaire, qui sera, je crois, définitivement approuvé à la fin du mois de mai pour ce qui est du dispositif et du cadre européen. Mais la France... va, entre guillemets, importer la solution technique européenne en amont de cet accord et en amont de cette validation au niveau européen. Ce sera le cas dès les premiers jours du mois de juin. Et Cédric O pourrait vous en parler mieux que moi s'agissant du volet technique. Ensuite, je vous renvoie à la prochaine échéance qui est celle du 9 juin, date à laquelle il y aura un certain nombre d'assouplissements sur les déplacements internationaux. un assouplissement sur les motifs impérieux. Il y a aujourd'hui une réunion qui se tient au niveau européen du Corépaire qui doit adopter une recommandation européenne sur cette question-là, qui devrait établir trois listes de pays, une liste verte, c'est-à-dire des pays où la circulation du virus, la circulation sanitaire, ne justifie pas de restrictions particulières pour des déplacements avec ou depuis l'Union européenne. Les critères, c'est notamment le taux d'incidence, le taux de dépistage et le taux de positivité des tests, il me semble. Ensuite, une liste de pays, on va dire, orange, où la situation est entre deux et où là, il y aura des motifs impérieux qui pourront s'appliquer et puis des demandes qui seront vérifiées via le pass sanitaire. Puis une liste rouge. qui correspond à celle que nous avons aujourd'hui en France, en tout cas à cette logique de pays avec lesquels nous souhaitons une vigilance et un cadre particulièrement renforcé pour protéger notamment de l'arrivée de nouveaux variants. C'est aujourd'hui qu'a lieu cette réunion et c'est aujourd'hui que doit être adoptée cette recommandation. Et évidemment, c'est une recommandation que nous aurons vocation à appliquer en France.
bonjour. Anja Nussbaum de Bloomberg News. Pour rebondir sur cette question-là, le président de la République avait dit sur CBS dans une interview que les citoyens américains vaccinés pourraient venir en France sur le territoire français à partir du 9 juin. Est-ce que ce calendrier-là, par exemple, est toujours tenable ?
Nous avons toujours cet objectif, évidemment. Il y a un travail extrêmement nourri entre la France et les États-Unis, mais en réalité aussi entre l'Europe et les États-Unis. Il y a des enjeux, notamment techniques. notamment sur la certification dématérialisée de la vaccination. Vous savez qu'aujourd'hui aux États-Unis, elle n'est pas produite de la même manière que chez nous. Et donc il y a ce travail-là qui est en cours, ce qui montre qu'on fait tout pour avancer et évidemment arriver à cette échéance.
Et une question sur les relations internationales. La France, hier, a fait circuler une proposition de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies sur Gaza, qui appelle à la cessation des hostilités. Est-ce que vous êtes confiant sur l'aboutissement de cette proposition ? Et surtout, comment est-ce que les partenaires de la France, et notamment les Etats-Unis, ont reçu cette proposition de résolution
effectivement, nous avons transmis hier une proposition de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies. Je veux rappeler que la France, le président de la République, suit de très près et conduit une offensive diplomatique sur cette question-là depuis maintenant plusieurs jours, parce que la situation est inquiétante, parce qu'on a assisté à une escalade grave dans ce conflit, parce que vous avez aujourd'hui des citoyens israéliens et des Français d'ailleurs aussi qui résident en Israël, qui sont sous la menace de roquettes, qui sont tirées sur eux. Et parce que, évidemment, personne ne souhaite que l'escalade se poursuive avec les conséquences qu'elle pourrait entraîner sur des civils, notamment. Et donc, nous demandons à cesser le feu. Nous souhaitons un cesser le feu. Et c'est le sens de la résolution qui a été transmise au Conseil de sécurité des Nations unies. Vous me demandez comment est-ce que cette proposition de résolution a été reçue notamment par nos partenaires américains ? Difficile pour moi de répondre à leur place et je suis sûr qu'ils auront l'occasion de s'exprimer. En tout cas, ce que je peux vous dire moi, en tant que porte-parole du gouvernement français, c'est qu'il y a des discussions très nourries en ce moment avec les Américains notamment sur ce sujet.
Jacques Serret, RTL. En ce jour de nouvelle étape de déconfinement, est-ce que vous écartez totalement l'idée de revenir sur ce calendrier ? Les Français peuvent-ils se baser dessus pour les prochaines semaines, les prochains mois ? N'y a-t-il aucun risque de retour en arrière, même en cas de reprise de l'épidémie
Alors moi, je vous renvoie vraiment à la méthodologie qui est la nôtre. Je le disais tout à l'heure. On a fait le choix d'avancer de manière prudente, pragmatique, étape par étape, de manière sécurisée. Le dispositif qui a été annoncé, c'est un allègement des restrictions, progressif, étape par étape, trois grandes étapes, la première est aujourd'hui, qui concerne tout le territoire national. Et à côté de ces mesures nationales, il y a un dispositif de frein d'urgence dans le cas où serait constatée, dans un département, une reprise très forte de l'épidémie. Je ne vous rappelle pas les critères qui ont été fixés, mais une reprise importante de l'épidémie. Et dans ces cas-là, évidemment que le franchissement d'une étape supplémentaire serait retardé. Et donc voilà, c'est pour ça que je redis qu'il faut avancer évidemment avec confiance, avec satisfaction aussi, parce que ça avance, mais avec prudence et vigilance. parce que nous ne sommes pas sortis de l'épidémie. Et donc cette vigilance, elle doit demeurer.
Question d'un tout ordre de l'ordre footballistique. Di Deschamps a annoncé sa liste pour l'euro. Karim Benzema est de nouveau sélectionné en équipe de France. On sait le président passionné de football. En avez-vous parlé avant ou après le Conseil des ministres ? Est-ce que le chef de l'Etat se réjouit du retour de Karim Benzema ?
Je n'ai pas d'informations à vous donner sur ce sujet-là. Le chef de l'Etat n'aimait pas de regard ou de recommandations ou de jugements sur la sélection de Didier Deschamps, tout comme Didier Deschamps n'émet pas de jugements sur les remaniements ministériels, par exemple. Donc évidemment, nous faisons confiance à notre sélectionneur pour faire ses choix, et donc il n'en a pas été question ni pendant, ni avant, ni après le Conseil des ministres.
Bonjour, Périne Vaz de BFMTV. Je voulais vous interroger et savoir si vous en avez parlé au Conseil des ministres sur la très forte présence des politiques de tous bords dans cette manifestation. Il y a quasiment toute la droite. Le Rassemblement national est également représenté. Il y a une grande partie de la gauche, hormis les Insoumis Europe Écologie Les Verts. Qu'est-ce que ça vous inspire, cette très forte présence des politiques ? Est-ce qu'aujourd'hui, la question policière est unanimement reprise par toutes les forces ? Et elle est inévitable. Et puis j'avais une autre question de l'observation. Cette manifestation a nécessité beaucoup d'installations devant l'Assemblée nationale. Il y a une tribune qui a été dressée. Les policiers sont statiques devant l'Assemblée nationale, ce qui n'est pas autorisé pour la plupart des autres organisations, des autres manifestations en général. Est-ce que vous ne craignez pas que parfois certains Français se disent qu'il y a deux poids de mesure dans la possibilité et l'autorisation de manifester ? Je vous remercie.
Sur le premier point, effectivement, j'ai noté qu'il y avait une très forte diversité politique présente dans cette manifestation, ce qui pour moi, d'ailleurs, rejoint ce que je disais tout à l'heure sur le caractère, je crois, dépolitisé de cette démarche et cette démarche très citoyenne, si elle rassemble une telle pluralité politique. Et moi, évidemment, je ne peux que me réjouir. qu'une large partie des formations politiques défendent nos policiers, soutiennent nos policiers et soutiennent toute action qui permet de renforcer leurs protections et leurs moyens. Vous avez indiqué qu'il y a une formation politique qui a annoncé qu'elle refusait de participer. C'est moins pour moi le refus de participer que le fait que cela renvoie par ailleurs un certain nombre de déclarations à l'encontre de nos forces de l'ordre qui me frappent, quand on assimile nos policiers à des barbares comme ça a pu être fait, quand on cherche en permanence à les attaquer, à les accuser. Il y a une certaine logique derrière à refuser de participer à cette manifestation. Nous, nous assumons 'être du côté des forces de l'ordre et pas de la force du désordre comme certains autres. C'est à eux aussi d'assumer leur choix et leur prise de parole. Sur le dernier point, je vous avoue que je n'ai pas d'informations sur les conditions d'organisation de ce rassemblement, mais je vous disais tout à l'heure que j'étais moi-même à un rassemblement au même endroit devant l'Assemblée nationale hier. que les personnes étaient statiques et qu'il y avait une tribune. Donc voilà, ça a déjà été le cas. Vraiment, je n'ai pas été associé à l'organisation concrète du rassemblement et je ne sais pas dans quelles conditions il se déroule, donc je peux difficilement vous répondre très précisément avec beaucoup d'assurance.
J'ai une question sur Air France-KLM. La justice européenne a en gros remis en question des aides attribuées par les Pays-Bas à Air France-KLM, en remettant en question la justification de ces aides. Bref, est-ce que l'Union européenne est trop procédurière sur les aides d'État, selon vous
Alors, je n'ai pas d'informations sur ce dossier. Je suis vraiment désolé, mais voilà, je suis transparent. Eh bien, s'il n'y a pas d'autres questions, je vous remercie. Je vous dis à la semaine prochaine.
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