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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
nous retrouvons sur le plateau Vincent Duchossois, Gabrielle Syrie, élu du 18e arrondissement, maire adjointe du 18e arrondissement, et d'accueillir... Orlan François, secrétaire nationale à l'apprentissage et à la formation professionnelle, et de nombreux invités que nous allons retrouver en vidéo. Et d'ailleurs, pour introduire cette séquence, nous vous proposons de regarder ensemble une intervention de Flavien Cartier, qui est conseiller municipal de Pleumarin. Pleumartin, voilà, j'ai écorché le nom, je savais que j'allais le faire. Dans la Vienne, il est ancien ouvrier des fonderies du Poitou. Il va nous aider à poser les enjeux. de cette table ronde en nous donnant un exemple d'industrie en déclin et aussi un exemple d'une situation où l'État ne joue pas son rôle d'anticiper les transitions et les nouveaux métiers.
faut une vraie stratégie, il faut une vraie politique menée par l'État pour sauver notre industrie, pour sauver l'industrie française, que cette industrie retrouve sa grandeur. Au fourri du Patou, par exemple, l'erreur qui a été faite, c'est qu'il y a 10 ou 20 ans, ils n'ont pas su prendre le virage d'une transition. Une transition sur un nouveau produit, une transition écologique. Pourtant, tout ça est possible. Il faut que l'État prenne ses responsabilités et que l'État ait une vraie politique industrielle, économique, sociale et écologique. Tout mis ensemble concevra notre industrie dans notre pays, nos salariés et nos emplois.
Merci, merci Flavien. C'était une intervention de Flavien qui a été ouvrier dans cette entreprise et qui pose évidemment le rôle de l'État dans la stratégie industrielle de notre pays. Alors on a un deuxième témoignage de quelqu'un qui connaît bien ces questions. Il est ancien ministre, il vient de la région Lorraine. C'est Christian Eckertz qu'on écoute maintenant.
France doit rester indépendante dans un certain nombre de secteurs stratégiques. Elle doit développer la production de médicaments, la production de produits ou de services liés à l'environnement. Je pense à l'hydrogène, par exemple, on l'a vu avec les batteries. Et pour ça, on a des outils. La banque publique d'investissement, elle peut rentrer dans le capital de certaines entreprises. La caisse des dépôts et consignations, il y a là des fonds d'intervention possibles, encore faut-il une volonté. L'état actionnaire, ça n'est pas un tabou, l'état actionnaire, il peut imposer. la localisation des investissements, il peut imposer un meilleur partage des richesses, une gouvernance plus soucieuse des salariés notamment, et ça c'est quelque chose que nous devons développer. Les outils fiscaux peuvent également être adaptés, la négociation des traités d'échange doit être attentive à ces sujets, c'est la condition. pour que des industries se développent chez nous, pour que dans des secteurs stratégiques qui assurent notre indépendance, quelle que soit la situation, on l'a vu au moment de la crise sanitaire, il faut un État volontariste qui donne des orientations, qui fixe ses objectifs à la vie et au développement économique. La recherche doit être un outil... La recherche doit aussi être un outil auquel l'État doit être attentif. La recherche uniquement privée, on a vu les risques que cela pouvait comporter. Il faut une recherche publique, ça nécessite un effort financier, c'est vrai, mais le crédit impôt recherche peut permettre aussi d'assurer en aval le développement des brevets qui ont été financés par la recherche.
Merci, merci Christian Eckert. Alors Vincent, Gabriel, on vous retrouve et on a envie de savoir évidemment comment les socialistes, dans ce document notamment, et dans la réflexion que vous avez menée, prennent position sur ce sujet très compliqué, des mutations industrielles et des transitions professionnelles. Est-ce qu'on peut mieux faire ? Est-ce qu'on peut mieux faire qu'aujourd'hui ? Est-ce qu'on peut mieux faire dans le passé ? Et comment peut-on notamment sur ces sujets-là mieux anticiper ? Gabrielle.
Je pense qu'il y a beaucoup de sujets qui ont été évoqués par Christian. Il y en a un, je pense, sur lequel il faut qu'on se penche de manière très sérieuse. C'est la question des prises de contrôle par des entreprises, et notamment des entreprises étrangères. Parce qu'aujourd'hui, il faut bien voir que si l'État n'est pas actionnaire, donc si l'État est actionnaire, Christian l'a dit, on peut agir sur la gouvernance, on peut agir sur la répartition de la valeur ajoutée, favoriser les salaires par rapport au capital. Si ce n'est pas le cas, il reste l'option des secteurs stratégiques. Par exemple, l'énergie, effectivement, l'État peut s'opposer au rachat par des investisseurs étrangers d'une entreprise sur laquelle il aurait des doutes. Si ce n'est pas le cas, si on n'est pas dans ces deux catégories, l'État ne peut quasiment rien faire pour empêcher, disons, par exemple, une délocalisation. Et ça, je crois qu'aujourd'hui, c'est particulièrement problématique et ça interroge les citoyens à juste titre. On est dans une situation de crise sanitaire où l'État a versé des milliards d'aides publiques aux entreprises, que ce soit via le chômage partiel, des prêts garantis par l'État, sans aucune conditionnalité. Et derrière ce qui se passe, ça fait un moment que ça se passe, et ça s'est passé récemment dans le 18e arrondissement, on a un groupe qui rachète une entreprise. Là, en l'occurrence, c'était Tati. Et ils s'engagent sur le maintien de l'emploi. Ils disent, voilà, nous, on rachète, on maintient les emplois, on maintient l'activité, on s'engage sur trois ans. Bon, et bien, qu'est-ce qu'ils ont fait l'année dernière ? Ils ont dit, ah ben non, finalement, la situation a changé, on s'en va. Et donc, Tati ferme. Donc, moi, la question que je voudrais qu'on se pose, c'est celle peut-être de l'élargissement des secteurs stratégiques et des possibilités d'action de l'État pour exiger un retour sur investissement. de la part de ces entreprises à qui on a donné beaucoup d'argent public qui travaillent avec des salariés que nous avons formés dans nos écoles avec l'utilisation d'infrastructures que nous avons construites donc il faut un retour sur investissement et pour ça je pense qu'on devrait se poser la question de l'élargissement des secteurs stratégiques notamment si ça représente une grosse partie de l'emploi
Je pense que Gabriel l'a dit, la question clé, c'est la conditionnalité des aides publiques que l'on défend, qu'on en avait défendu notamment dans le cadre de notre plan de rebond, qui était une anticipation du plan de relance gouvernemental. Bien sûr, l'État peut intervenir pour aider des secteurs en difficulté, mais il faut des engagements sociaux, des engagements sur l'emploi ou sur la reconversion des emplois. Et il faut aussi un engagement, lorsqu'il s'agit d'une activité en déclin, parce qu'elle est liée par exemple au pétrole, il faut des engagements. sur la conversion écologique de ces activités.
n'y a pas que l'écologie. Comment on anticipe mieux et on accompagne mieux les changements de modèles ? Parce qu'on a un certain nombre d'industries qui sont en déclin. Et par ailleurs, on sait que dans les prochaines années en France, elles seront susceptibles de générer beaucoup de licenciements. Et donc ça, comment la machine État peut anticiper et peut prévoir des solutions pour ces entreprises et pour ces secteurs d'activité ? Peut-être en les changeant tout simplement, mais est-ce qu'on réfléchit à ça aussi
Oui, je crois que Orlan le développera peut-être tout à l'heure, mais je crois que ça passe aussi par cette anticipation. Et Flavien Cartier disait bien tout à l'heure, dans le cas des fonderies du Poitou, où en fait, ce qui se paye, c'est aussi le manque d'anticipation par rapport à une activité, tu le disais, que l'on voit dépérir, mais pour laquelle on continue finalement de subventionner à fonds perdus. Et donc, une des solutions, ça passe aussi en amont. par la formation de ces travailleurs. Boris le disait dans l'introduction, c'est inventer les emplois de demain avec les travailleurs d'aujourd'hui, et ça passe par aussi une formation professionnelle tout au long de la vie. C'est effectivement
une très bonne transition pour Orlan, parce qu'effectivement, on ne peut pas parler de transition d'un modèle, parce qu'évidemment, ça implique aussi et surtout les salariés et leur devenir. Donc comment on fait pour sécuriser leur parcours professionnel ? Est-ce qu'il faut investir ? On emploie ce mot dans les propositions, dans l'humain, et notamment dans la formation. J'ai envie de dire que la réponse semble évidente. Mais finalement, quelles sont les ambitions en plus des
socialistes ? La réponse est évidente. Évidemment, la formation, c'est une arme qu'on doit utiliser. Maintenant, c'est comment elle se met en place, comment elle se matérialise concrètement pour les salariés, et comment on fait en sorte que la formation, ce n'est pas juste un outil qu'on utilise en dernier recours. cours en dernière minute, mais bien quelque chose qui nous permet d'anticiper sur, on l'a dit, les mutations de l'emploi, les mutations dans l'entreprise. Donc c'est comment on vient créer un véritable, la proposition c'est de créer un véritable capital formation tout au long de la vie. Comment véritablement on crée un accès à la formation tout au long de la vie. Et ça aujourd'hui c'est un vrai combat, un vrai chantier qu'il faut mener. Il faut réinvestir ce qui existe déjà, notamment qui est le compte personnel de formation. Il faut vraiment redynamiser l'outil et en faire quelque chose. En faire quelque chose, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, il est très peu connu, déjà, ce CPF. Les salariés ne le connaissent peu, voire pas du tout. Et en plus de ça, on l'utilise mal. C'est-à-dire qu'on l'utilise souvent en forçant un petit peu, entre guillemets, le salarié à faire une formation en entreprise et pas pour refaire une formation qui l'intéresse lui véritablement. Et puis en France, on a surtout un véritable besoin de casser un petit peu cette logique formation initiale, donc formation universitaire de premier cycle, et puis formation continue. Comment on vient un petit peu créer véritablement ce que je disais au début, une formation tout au long de la vie ? Et pour ça, c'est de créer un capital qui vient... pour réparer les inégalités de la formation initiale. Je vous donne un exemple. Un jeune qui a envie de se lancer à l'université après son bac, il n'a pas envie de faire cinq ans d'études, il fait... une licence, un DUT, peu importe, et il s'arrête. Aujourd'hui, une fois qu'on s'est arrêté, pour revenir en formation dix ans plus tard, c'est un parcours du combattant, pour être financé, pour juste avoir la possibilité d'y retourner. Donc c'est comment on vient permettre à chacun de retrouver la formation, de venir se requalifier. même après un arrêt de longue durée, avec un financement, mais surtout un accompagnement social, parce que c'est compliqué pour un salarié qui travaille de se dire « je m'arrête et je retourne en formation de manière totale pendant un an ». Le coût
pour la vie est souvent bien trop important, et donc c'est vrai qu'il faut vraiment un accompagnement.
Totalement.
c'est très intéressant. On nous dit, et nous l'ignorions, qu'il y a une vidéo d'Océane Charé-Godard, qui est donc secrétaire nationale chez nous.
70% des métiers qui embaucheront en 2030 n'existent pas encore. 30% des compétences deviennent obsolètes au bout de deux ou trois ans sur le marché du travail. Un marché du travail d'ailleurs extrêmement tendu. Et des entreprises qui recherchent pas uniquement des compétences en lien avec le savoir-faire, mais également avec les savoir-être. Vous savez, on parle beaucoup de ces soft skills, ces compétences sociales, ces compétences cognitives. Cette société des compétences, si je puis dire, nous la désirons au Parti Socialiste et nous souhaitons l'accompagner. Ces nouvelles compétences, ces nouveaux métiers, nous nous sommes convaincus qu'ils sont au cœur de cette économie plus résiliente, plus responsable. et plus, surtout, socialement responsable. Les propositions que nous faisons, il y a celle de booster les nouvelles formes d'emploi, celle de repenser en profondeur le système de formation pour accompagner et répondre au mieux aux besoins des entreprises dans les territoires. Il y a également celle de soutenir tous ces dispositifs hybrides qui permettent de développer et d'acquérir des compétences en situation de travail. Je pense aux clauses d'insertion, je pense au groupement d'employeurs d'insertion et de qualification, je pense à la formation en situation de travail également.
Merci ECA. Vincent, tu voulais réagir ?
Océane parlait notamment de l'importance des territoires et je voulais rappeler une initiative qui doit beaucoup aux socialistes, qui avait été inspirée par ATD Carmond et puis par les députés socialistes et Laurent Grand-Guillaume en 2016, qui est Territoire zéro chômeur de longue durée, qui vise à investir le coût du chômage dans la création d'emplois pour réinsérer justement des personnes éloignées de l'emploi par le travail. Et nous, on appelle à étendre cette initiative. qui marche, qui donne des résultats. 70% ont retrouvé un emploi au plus près des réalités locales et d'enlever le numerus clausus pour permettre à tous les territoires qui le souhaitent de pouvoir s'engager dans cette démarche.
Merci. On sait d'ailleurs que, Gabriel, vous mettez ça en place très bien à la mairie du 18e, le territoire zéro chômeur. Merci pour la page.
Merci beaucoup pour tous ces échanges. On va conclure cette troisième séquence. Je vais... Ce sera la minute culturelle. Vous présentez deux livres qui me tiennent à cœur parce que je les aime beaucoup et qui ont un lien avec le travail. Ce sera notre moment. D'abord, Robert Linhart, l'établi. C'est un chef-d'œuvre de sociologie politique. C'est le travail à l'usine dans les années 71-72, dans le travail à la chaîne des usines automobiles. C'est absolument passionnant. Et vous voyez, ce n'est pas très gros, donc vous n'avez aucune excuse. Et puis, beaucoup plus contemporain, un romancier. Je crois qu'on peut dire que c'est un homme de gauche, ça le vexera pas. Cora dans la spirale, un roman de Vincent Messages sur la difficulté d'abord de la conciliation entre vie et vie familiale, puisque c'est une jeune femme qui travaille dans une multinationale en pleine restructuration et qui vient d'avoir un enfant. Voilà, donc un roman plus contemporain. que je vous recommande. — Alors
c'est une séquence ajoutée par Luc. Il ne m'a rien dit. Et donc, puisque je ne veux pas rester sèche sur le sujet, je vous conseille également un ouvrage qui a un essai universitaire de Blanche Sécrestin qui s'appelle « Refonder l'entreprise ». Et c'est un tout petit livre, mais qui est passionnant et qui se lit en une heure.
Vous avez des lectures, mais ce n'est pas fini. Vous irez plus tard dans la soirée parce qu'après une petite pause, on va tout de suite retrouver notre grand témoin Jérôme Justy et notre premier secrétaire Olivier Faure.
— On
remercie évidemment tous les intervenants. C'était très riche. Et du coup, on va demander à Olivier Faure, premier secrétaire national du Parti socialiste, de nous dire dans ce qui a été dit ce soir, ce qu'il retient plus particulièrement. Et finalement, peut-être, quelle proposition lui semble la plus structurante, la plus innovante ? Alors moi, je trouve que la sélection est super rude. Mais tu as droit d'en choisir plusieurs.
merci. Je vais essayer de remplir le cahier des charges. D'abord, je voudrais remercier celles et ceux qui, depuis de longs mois, travaillent sur ces sujets. Derrière Boris Vallaud, les groupes parlementaires, les secrétaires nationaux, celles et ceux qui ont lu, comme Luc, qui ont cherché à comprendre ce qui existait déjà dans la société civile organisée, chez les intellectuels, chez les auteurs, et donc voir ce que nous pouvions reprendre. Parce que le but du jeu, c'est d'arriver à comprendre à la fois le monde dans lequel nous sommes rentrés. Et ce soir, on le voit avec les différentes séquences. En fait, il y a une révolution numérique qui produit à la fois le meilleur, mais aussi le pire. Et puis, il y a une transition écologique qu'il vous faudra assumer. Et je repense au témoignage de Fabien Cartier. J'avais été en centre d'entreprise dans les fonderies du Poitou il y a quelques mois. Et c'est fou de voir qu'aujourd'hui, on a des gens qui sont considérés comme finalement avec des métiers qui vont dépérir et pour lesquels on ne fait rien. On les laisse progressivement partir de l'entreprise sans chercher à les former. Et donc, il y a la matière à beaucoup de réflexion. S'il fallait parmi tout ce qui était dit. Je veux en tenir justement une qui a un lien avec ce que je viens de dire et retenir cette proposition que nous avions déjà formulée en réalité avant le fromage partiel. Mais on a aujourd'hui une crise sanitaire qui nous fait réfléchir et qui nous oblige à réagir. Mais derrière la crise sanitaire, il y a une crise économique, sociale et puis une crise écologique. Alors, il serait assez logique que pour ces crises-là, l'État mette les mêmes moyens et qu'on puisse maintenir un dispositif de type chômage partiel pour les entreprises qui veulent assumer leur transition, notamment vers des activités qui soient plus écologiques. Pourquoi ? Parce que par exemple, Flavien, il n'aurait pas été licencié. On aurait pu tout simplement dire, dans son entreprise qui fabriquait des carters pour les camions diesel, qu'ils allaient progressivement passer aux carters pour les véhicules hybrides et ils auraient pu être maintenus en emploi parce qu'il y avait un marché. Donc nous pouvons avoir aujourd'hui à la fois un chômage partiel. un temps libéré. Sur son temps libéré, non pas laisser les gens à la maison, mais les former pour pouvoir assumer les grandes transitions. Voilà une proposition qui allie le social et l'écologique et qui est conforme à ce que nous avons toujours porté.
Alors peut-être un mot, parce qu'aujourd'hui, le Parti socialiste, on affiche social, écologie et féministe. Et donc moi, je voulais t'entendre un peu sur le congé parental et sur cette question qui a été malheureusement à demi-traité par le gouvernement. Quel est ton sentiment et quel serait finalement le développement qu'on pourrait faire sur ce sujet ?
On parle beaucoup d'égalité entre les femmes et les hommes, mais si on veut que dès le début, dès la naissance, puisque personne ne le voit, mais Marie a un ventre arrondi,
qui
laisse présager un heureux événement, enfin maintenant c'est difficile de le cacher, donc je peux le dire, mais ce n'est pas normal qu'aujourd'hui... Dès les premiers jours de l'existence d'un enfant, ce sont les femmes qui soient chargées de s'en occuper. Et après, le pli est pris. J'ai eu quatre enfants, je sais ce que c'est de prendre le mauvais pli et d'être après rattrapé par la manche quand on me dit, écoute, ce n'est pas seulement les femmes qui s'occupent des enfants, c'est aussi les hommes, c'est aussi les maris. Et donc, dès le début, dès le démarrage, pouvoir avoir un congé maternité qui serait aussi un congé paternité, c'est la possibilité de faire en sorte que les hommes comprennent quel est leur rôle, leur place, et qu'ils développent dès le démarrage un lien particulier avec l'enfant qui vient de naître. Donc ça, c'est effectivement une grande proposition.
d'abord, je suis content que tu n'aies pas dit que les deux animateurs avaient un gros ventre, parce que j'aurais pu être un peu vexé. Mais autre sujet qu'on traite beaucoup dans la question du projet, a vu que le gouvernement voulait faire adopter une réforme du chômage scélérate sur la question de l'assurance chômage universelle. On traite ce sujet dans le document. Tu peux en dire un mot, peut-être
Moi, au départ, j'avais compris de ce que disait le président de la République qu'il voulait aller vers une assurance chômage universelle. Et de ce point de vue, il avait raison. Permettre à toutes celles des ceux qui ont des activités, y compris des activités qui sont des activités à risque, monter une entreprise, être auto-entrepreneur, bref, faire en sorte de créer une assurance qui permette de toucher tout le monde, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et malheureusement... progressivement, ils ont dévié la balle. Il y a quelques nous entrants dans le système qu'ils veulent proposer, mais surtout beaucoup de sortants qui vont être pénalisés. Et on voit bien qu'ils ne peuvent même pas assumer leur réforme en ce moment parce qu'elle serait tellement meurtrière qu'on aurait des dizaines de milliers de gens dans les rues pour réclamer leur dû. Et donc il y a urgence à la fois à abroger ce qu'ils ont voulu faire et à mettre en place une véritable assurance chômage universelle.
Jérôme, peut-être...
ne sais pas si j'aurai encore la parole après.
Non.
Alors je dis encore un mot, juste un mot. Dire à celles et ceux qui nous écoutent et à celles et ceux qui nous verront en replay que ce soir, c'est le point de départ d'un projet et donc que pendant les prochains mois, chaque mois, nous allons délivrer un certain nombre de propositions. Ces propositions, ce sont des propositions... que nous vous faisons. Mais vous pouvez évidemment les amender, les enrichir. C'était dit tout à l'heure par Boris. Et donc il faut que chacun comprenne que nous allons les adresser. monde syndical, au monde patronal, aux associations, aux syndicats, aux ONG, bref, à celles et ceux qui ont un intérêt pour ces sujets. Mais aussi, il y a une plateforme, rendez-vous 2022.fr, qui est aussi le lieu sur lequel vous pouvez à la fois voter, vous pouvez aussi vous exprimer, dire ce qui vous plaît, ce qui ne vous plaît pas, dire ce que vous souhaitez trouver et que vous ne trouvez pas. Et bien sûr, nous en tiendrons compte au cours des prochains mois, puisque à l'été prochain, à la fin de l'été prochain, nous aurons à adopter notre plan. projet complet. Voilà, et donc c'est une campagne qui commence. Souvent, on dit une campagne, c'est des hommes, c'est des femmes, c'est des candidats, etc. Eh bien, pour la première fois peut-être, nous allons commencer cette campagne par les idées, parce que je crois que les Français, ça fait longtemps qu'ils ne veulent pas seulement savoir qui, ils veulent savoir d'abord pourquoi faire.
on n'aurait vraiment pas fait mieux. Jérôme, selon vous, quels sont les enjeux pour faire connaître et surtout améliorer, concrétiser les idées qu'on a exposées ce soir
moi ça fait 25 ans que je suis avocat, donc je suis pétri de droit, et je me rends compte que plus ça va, plus c'est pire, termes d'irresponsabilité. C'est-à-dire que cette nouvelle économie que l'on nous vend est fondée sur un précepte qui est le suivant, c'est-à-dire qu'il faut que les opérateurs économiques soient irresponsables. pour que cette économie, la nouvelle économie, fonctionne. C'est même écrit dans la loi, on a une directive de 2000 et une loi de 2004 qui est appelée pour la confiance dans l'économie numérique, mais aujourd'hui nous devrions prendre une loi pour la défiance vis-à-vis de l'économie numérique, et qui pose comme postulat que pour aider cette nouvelle économie, il faut que les grands opérateurs soient responsables. Alors moi ça me heurte comme juriste parce que j'ai appris en deux siècles, alors je n'étais pas là il y a deux siècles, mais deux siècles de droit m'ont appris qu'il n'y avait pas de liberté sans responsabilité, et qu'il n'y avait pas d'économie sans agent responsable. On est même allé vers une responsabilité sans faute. Et aujourd'hui, nous avons des grands opérateurs qui sont irresponsables de droit. Ça confine à l'irresponsabilisation et ça, ça nuit à notre pacte social. Et bien entendu que le droit du travail est le premier pacte social qu'il faut conserver. Un emploi contre un salaire, un prix décent, un salaire décent contre une vie décente. Et c'est ça, aujourd'hui, que je souhaite dénoncer. Mais il ne faut pas être que dans la dénonciation, il faut être aussi dans la construction. Et c'est pour ça que je dénonce les choses, mais j'essaye avec les personnes que j'accompagne de construire. Et deuxième chose, c'est la discrimination sociale. Il y a un spécisme des élites. De la même façon, lorsqu'on est un chauffeur Uber 'origine quartiers, il y a aujourd'hui, on aide considérablement aujourd'hui, les start-upers, les personnes éduquées, généralement mâles, blonds. Et on ne souhaite pas aider la diversité ni la mixité sociale. Vous savez, je finirai par un exemple, un combat que je mène. J'ai demandé à l'inspection du travail d'inspecter Hubert. Il m'a été refusé d'inspecter Hubert. Parce qu'on m'a servi de la palissade, on m'a dit « mais ce ne sont pas des travailleurs salariés, donc s'ils ne sont pas des travailleurs salariés, nous ne sommes pas compétents ». Mais comment ça, l'inspection du travail est bien là pour inspecter le travail au noir, le travail dissimulé ? Donc j'ai écrit à Elisabeth Borne, j'ai écrit et je lui ai demandé « demandez à votre inspection du travail d'inspecter Hubert ». Je n'ai reçu aucune réponse. Aucune réponse, ce qui fait que moi, en tant qu'avocat, je vais aller devant le Conseil d'État et je vais demander au Conseil d'État de demander à Elisabeth Borne, de demander à l'inspection du travail, de bien vouloir inspecter la société Uber. Voilà où nous en sommes. Voilà où nous en sommes et l'irresponsabilité, à mon sens, est à tous les niveaux.
Merci beaucoup. Merci d'avoir été le fil rouge, le grand témoin de ce premier live. Merci aussi de montrer qu'au-delà du travail des partis politiques, la société civile peut agir comme vous le faites en qualité d'avocat. Merci à toi, Olivier. Merci à Boris et à toi d'avoir initié ces lives. Je le rappelle, c'est le premier d'une série de six entre maintenant et l'été prochain. Le parti socialiste mort, il est bien vivant. On disait qu'il ne réfléchit pas, maintenant il pense. Et il fait les propositions. C'était la première séquence aujourd'hui. Dans un mois, on se retrouve sur la question de la santé. Après le travail, la santé. Les deux sont d'une certaine manière liés. On l'a vu tout au long de cette heure et demie passée ensemble. Merci beaucoup pour toutes les réactions que vous avez eues sur les réseaux sociaux. Et puis on conclut avec un propos de Corinne Narassiguin. A bientôt.
bientôt. Le live du projet, c'est terminé. Merci de l'avoir suivi avec nous. Nous vous donnons rendez-vous jeudi 4 mars pour la deuxième édition et ensuite tous les premiers jeudis du mois sur les prochains mois jusqu'en juillet. Nous vous attendons maintenant sur notre nouvelle plateforme participative rdv2022.fr pour venir nous dire ce que vous pensez de nos propositions. Vous les retrouverez toutes sur ce site. Dites-nous si vous avez de meilleures propositions ou si vous en avez des complémentaires. Merci.
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