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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci beaucoup de votre intérêt pour notre conférence de presse sur le contexte. Caniculaire, conférence de presse qui est là pour vous faire un certain nombre de propositions, certaines qu'on porte depuis très longtemps, d'autres qu'on a structurées dans un plan flécheur et un plan d'adaptation, mais qui est aussi une conférence de presse qui vise à rétablir certains faits, parce que je dois vous dire qu'on est très préoccupés en tant qu'écologiste, mais en tant que citoyen, en tant que parent, pour ce qui se passe en ce moment. On avait lundi des températures qui faisaient que… Il n'y avait que 1,2% du globe où il faisait plus chaud qu'en France, c'est-à-dire le Sahara, l'Iran et l'Irak. Et qu'on a, là, cette semaine, chaque journée bat le record de la veille, les journées les plus chaudes de l'histoire des relevés météo dans notre pays. Et que tout le monde l'a compris, sauf Pascal Praud qui est resté bloqué à son truc de « ouin ouin, il fait chaud, il fait plus que 30 degrés, les gens vont se plaindre alors que c'est normal, on est en mai, il fait chaud ». Les autres ont bien compris que ce n'était pas normal. Pour tout vous dire, je pense que je peux parler au nom de beaucoup d'économies. en vous disant qu'en ce moment on souffre deux fois on souffre de la chaleur comme beaucoup de français comme quasiment tout le monde mais on souffre aussi du niveau d'ânerie en fait qu'on entend à longueur de journée pas partout mais de beaucoup de monde sur certains médias certains éditorialistes franchement c'est assez préoccupant et la pauvreté du débat public je trouve m'interpelle donc on va essayer de rétablir certains faits et celles et ceux qui toute la journée racontent n'importe quoi sur le climat, est-ce qu'ils rendent le climat plus supportable ? Non. Est-ce qu'ils rendent le climat politique irrespirable ? Oui. Donc voilà, il y a quand même un lien. Mais c'est quand même un vrai sujet et je dois vous dire qu'on a été aussi très interpellés du fait que depuis des décennies, les écologistes alertent sur ce qui va se passer. Et donc on est des alarmistes, des gens qui se plaignent tout le temps et on est très pénibles. Et une fois que ce qu'on a annoncé pendant des décennies se produit, Figurez-vous que certains se débrouillent pour que ce soit encore de notre faute, ce qui est quand même une belle performance. Mais dans le système médiatique actuel, et je ne parle pas évidemment des médias qui sont ici, de votre travail individuel, mais on voit bien à la fin que les milliardaires dont je rappelle qu'un milliardaire en 90 minutes émet en moyenne autant que CO2 qu'un humain moyen du monde dans toute sa vie. Et donc à un moment, il n'y a pas de hasard si les milliardaires qui sont les principaux responsables du changement climatique... sont aussi celles et ceux qui n'ont pas envie qu'on en parle ou d'expliquer à la fin que ça tombe bien. On a une explication très simple. C'est de la faute des écolos, c'est une stratégie de bouc émissaire qui est fréquente dans l'histoire du monde depuis l'Antiquité. Et il y a un point commun à tous les boucs émissaires, c'est que par principe, ils sont innocents. On va rétablir certains faits aussi parce que je pense qu'il y a beaucoup de confusion. Donc pour les petits rappels utiles pour ceux qui n'ont pas fait le climat pour les nuls. Donc c'est pas vous, mais c'est certains qui vous lisent. ou qui travaillent avec vous, donc vous pourrez leur expliquer. Donc l'atténuation, c'est empêcher que ça empire. L'adaptation, c'est apprendre à vivre avec ce qui est déjà. Et donc c'est logique. Les écologistes n'ont pas dit de tout temps qu'on est contre l'adaptation. On a juste dit la priorité, genre les écolos des années 70, leur priorité, c'était l'atténuation. C'est-à-dire qu'on n'en arrive pas là. Ils n'ont pas été écoutés, on en arrive là. Et donc évidemment, il faut continuer l'atténuation, mais aussi faire l'adaptation. Si vous faites juste l'adaptation sans l'atténuation, c'est comme si vous avez une fuite d'eau dans votre cave. et que vous écopez, mais vous n'allez pas réparer la fuite d'eau. Donc vous pouvez écoper beaucoup, ça va être un peu compliqué. D'autre part, ceux qui ne proposent que de l'adaptation, par exemple, de dire qu'on a une solution pour toute la France qui résout tout, c'est un miracle, c'est la climatisation, c'est comme si au 1 Français sur 4, parce que là on parle de climat, mais on peut vous parler de... On parle là de canicule, mais on peut vous parler de plein d'autres risques environnementaux et climatiques. Les 1 Français sur 4 qui habitent dans des zones inondables aujourd'hui, c'est comme si on disait « c'est pas grave, on va distribuer des canaux de sauvetage ». Voilà, c'est notre plan. Il n'y en a qu'un, il n'est pas chiffré d'ailleurs, puis on va ressortir le même à chaque fois parce qu'on n'a que ça à raconter. Donc en fait, ce n'est pas possible. de résumer le débat public à ça, et c'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui. Donc sur la clim, on va se le dire clairement, je le redis et je le re-redis, ce n'est pas un sujet tabou pour les écologistes, mais ce n'est pas non plus une solution à tout. Et quand vous vous dirigez vers un monde, parfois avec des pics où il y aura 50 degrés, en fait, y compris si vous avez climatisé tout ce qui a des portes et des fenêtres dans ce pays, vous n'avez quand même pas résolu le problème de dehors. Et d'un monde où les cultures maraîchères, le plan de nature, d'adaptation au changement climatique le montre dans une france à plus quatre degrés il ya des étés où les cultures maraîchères brûleront sur pied L'élevage laitier, les vaches sont un stress thermique à 25 degrés. Et donc, je veux bien, maintenant, on va climatiser les vaches, on va climatiser les salades, enfin, je ne sais pas où ça s'arrête, mais en fait, c'est complètement absurde de dire la clim va tout résoudre et ça, on doit être très vigilant là-dessus. Et puis, vous dire aussi que le changement climatique, ce n'est pas un phénomène linéaire. C'est-à-dire qu'il y a ce qu'on appelle, premièrement, des boucles de rétroaction, c'est-à-dire que les effets du changement climatique causent... de nouveaux problèmes qui aggravent le changement climatique. Il y en a 27 de boucles de rétroaction possibles identifiées. J'en donne un qui est simple que tout le monde comprend, c'est les forêts. Plus il fait chaud, les forêts ont perdu en disant 50% de leur effet puits de carbone. Donc les forêts sont malades, sont en très mauvais état. emmagasine moins de CO2, absorbe moins de CO2. Et puis aussi, le changement climatique crée des... cause des méga-feux, ça a commencé là, un petit peu dans le sud, et quand il y a un feu de forêt, tout le CO2 est relargué d'un coup. Donc il y a des effets un peu bons, retardement, c'est le cas avec les banquices qui fondent, etc. Donc voilà, je ne suis pas là pour vous faire un cours de première S, mais quand même dire que le changement climatique, ce n'est pas un phénomène linéaire, plus il avance. plus il s'auto-alimente, et donc c'est une boule de neige qui va grossir en dévalant la pente. Et donc ce qu'on a appelé, et qui existe, désolé de vous le dire, la maladaptation, c'est le fait que, y compris quand on sera obligé de s'adapter, voire de se mal adapter, il faudrait quand même avoir conscience que tout ça alimente aussi un peu le problème. Donc en résumé, l'adaptation c'est... protéger les Français, et l'atténuation c'est protéger leur avenir. Et nous, vous savez quoi, on fait les deux. On a pu dans les années 70 pour les premiers écolos, en tout cas les premiers écolos politiques, dire nous on se bat pour sauver la planète dans 50 ans. Et nous, aujourd'hui, on se bat encore pour sauver la planète dans 50 ans, mais on se bat aussi pour protéger les Français maintenant. Et on est bien dans cette double démarche. Donc je remercie beaucoup nos intervenants de qualité qui vont vous parler chacun de leurs sujets. On commence avec Thomas Dossu, avec qui on a travaillé un plan d'adaptation de 7 milliards, qui comprend plein de choses. Et tu vas nous expliquer ça, qui est sénateur du Rhône et membre de la direction politique du parti.
Merci Marine. Effectivement, on a voulu chiffrer le plan d'adaptation. Je vois que tout le monde patauge un peu sur à combien on pourrait monter le prix de l'adaptation en France. C'est normal parce qu'en réalité, les gouvernements successifs… n'ont jamais chiffré les besoins d'adaptation. La Cour des comptes a rendu un rapport en 2024 de 700 à 800 pages qui démontrait que dans chaque secteur, il y avait des besoins énormes, que ce soit les transports, les stations de ski, tout était balayé par la Cour des comptes. Et à chaque fois, le reproche qui était fait par la Cour des comptes, c'est qu'on n'avait aucune trajectoire chiffrée par ce gouvernement, ce qui s'est avéré vrai aussi dans le plan national d'adaptation au changement climatique. Ça permet de ne
pas financer d'honneur.
Voilà, qui ne fournissait aucune trajectoire financière liée aux besoins. Parce que quand on dit qu'il faut imaginer une France à plus de 4 degrés, il faut imaginer tout ce qui va en découler et tous les besoins d'investissement qu'il va falloir mobiliser, évidemment, pour s'adapter. Et donc, évidemment, tout le monde patauge un peu sur les coûts parce que rien n'a été quantifié à dessein. Je prends un exemple simple. Marine l'a dit qu'il faut 7 milliards par an. Pour s'adapter, c'est à peu près globalement un tiers de ce que prévoit le rapport Pisani-Ferry-Mafouz sur l'atténuation. Il y a en gros 20 milliards sur l'atténuation, il faudrait 7 milliards sur l'adaptation. C'est à peu près cet ordre de grandeur-là. Et là-dedans, il faut donner un outil clair et net, par exemple, aux collectivités, parce qu'elles sont en première ligne pour l'adaptation. On le voit dès que le ministre de l'Éducation... commencent à paniquer parce que les épreuves ne peuvent pas avoir lieu. Ils se retournent vers les maires, les présidents de départements pour les collèges, etc. pour savoir qu'est-ce que vous avez fait dans vos établissements. Eh bien, il y a besoin des financements pour adapter tout ça. Quand le gouvernement a créé ce fonds vert, le fonds qui permet aux collectivités d'aller chercher des financements, il l'a créé à 2,5 milliards. Et puis, il n'a cessé de baisser pour descendre à peu près 850 millions cette année et même. Il y a encore deux mois, ils ont gelé 160 millions de crédits, donc on a servi du fonds vert comme une marge de manœuvre budgétaire, alors que les collectivités demandent une seule chose, c'est de la prévisibilité, c'est de savoir que sur leur mandat, qui commence en plus maintenant, elles peuvent aller mobiliser des fonds pour investir dans les écoles et dans tous les établissements qu'il faudra rafraîchir, adapter, rénover. Et donc aujourd'hui, ce qu'on demande, c'est que ce fonds vert soit sanctuarisé à 2,5 milliards. par an, et au moins pour toute la durée de la mandature qui s'ouvre pour les villes, c'est-à-dire pour 7 ans, pour les 7 années qui viennent, pour qu'on ait une capacité dans les territoires à avoir une visibilité budgétaire. Ensuite, il y a d'autres sujets, évidemment l'eau, la ressource en eau va devenir un enjeu crucial, parce qu'on parle beaucoup de notre quotidien, de nous rafraîchir, etc. Mais dans deux semaines, je vous assure que tous vos sujets seront où en sont les... récoltes, où en sont les nappes phréatiques, où en sont les élevages, parce que la ressource en eau va devenir évidemment critique dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent. – Ce sera encore la
faute des écoles. – Oui, bien
sûr. Et donc tout l'enjeu, on pense qu'il faut au moins mobiliser un milliard par an pour mieux distribuer les crédits liés à la ressource en eau et construire une vraie démocratie locale autour de l'usage de la ressource en eau. Et puis les infrastructures de transport nécessaires. un certain nombre de financements qu'on évalue autour de 2 milliards. Et nous arrivons à peu près à 7 milliards en rajoutant le congé climatique dont va parler Damien. Et en gros volume, pouvoir végétaliser, ça demande des moyens, etc. Donc on a ce plan d'adaptation qui va vous être remis dans le dossier de presse, mais qui est chiffré. Et c'est 7 milliards par an. Et ces 7 milliards, ils ne sont pas à perte. Parce qu'on sait que, notamment en matière d'adaptation tout ce qui est dépensé maintenant coûtera beaucoup moins cher par la suite chaque là on se demande comment trouver des climatisations comment ventiler comment tout ce qui n'a pas été fait les dernières années on le paye aujourd'hui dès qu'une canicule s'installe et elles vont s'installer et se multiplier et donc aujourd 'hui ce plan d'adaptation n'est pas un luxe pour la france C'est un besoin urgent, c'est un besoin d'anticipation. C'est quand même le gouvernement qui nous dit, on l'a entendu. À l'Assemblée hier, ça fait neuf ans qu'on se prépare à cette adaptation. Ça fait neuf ans qu'ils avancent, qu'ils reculent. Ma prime Rénov', ils l'ont arrêtée en cours de route, ils l'ont reprise. Le fonds vert a fait que fondre. Donc aujourd'hui, on voit bien qu'il y a un besoin de cap, il y a un besoin de financement clair. Et donc nous, on propose 7 milliards par an, au moins pendant les 7 prochaines années, quand Marine Tourdelier sera présidente de la République.
C'était la transition. Donc ça, c'était sur le plan d'adaptation qu'on propose. Donc il y a huit mesures. Enfin, il y a sept mesures. Et on a aussi un plan fraîcheur qui avait été décidé par le Conseil fédéral il y a un peu longtemps, qu'on avait travaillé au fur et à mesure, qui est déjà appliqué par des maires dans leur ville, mais qui a besoin d'être nationalisé, puisque tout le monde n'a pas la chance de vivre à Lyon, par exemple. Et donc, Grégory Doucet nous fait l'honneur d'être là. Ce n'était pas prévu, mais du coup, on a réussi à te faire changer de train. Et je trouve ça hyper précieux que tu nous dises ce que vous faites à Lyon et ce qu'on pourrait faire partout en France.
Alors moi, je vais peut-être un peu sonner comme l'apporteur de bonnes nouvelles, puisque en matière d'adaptation, Marine et Thomas l'ont dit, on sait qu'il y a un chemin qui est encore très très long à parcourir. Mais à Lyon, ce chemin, on a déjà commencé à le parcourir. Puisque depuis six ans, on a engagé une transformation de la ville qui permet de commencer cette protection. des Lyonnaises et des Lyonnais, donc une partie des Françaises et des Français. Je vais vous donner quelques exemples qui sont éloquents. On a regagné 30 hectares sur le bitume, donc ces 30 hectares d'espace de nature qui ont été installés, en plus de ce qu'il existait, bien évidemment. Et on sait à quel point la présence de la nature en ville, la présence des arbres qui apportent de la fraîcheur, concourt à refroidir, à lutter contre les îlots de chaleur. On a aussi engagé un plan de rénovation thermique de nos écoles sans précédent. puisqu'on a multiplié par deux et demi les investissements par rapport au mandat précédent. 350 millions d'euros ont été investis pendant six ans pour rénover nos écoles. Et on n'en a rénové qu'un tiers. Donc il reste encore deux tiers des écoles pour lesquelles on a énormément d'efforts à faire. Ce qui veut dire que tout en vous apportant, on va dire, un peu des bonnes nouvelles, en même temps, je vous dis aussi avec beaucoup d'humilité que le chemin à parcourir à Lyon, il est encore long parce que j'ai conscience au moment où je vous parle qu'il existe encore des services publics, des établissements scolaires qui sont en grande difficulté. Et oui, il fait chaud, bien sûr, mais on progresse. Et permettez-moi de regarder quand même le verre à moitié plein ou presque à moitié plein parce qu'au moins on a pris la bonne direction. Et puis on a développé en ville des points de rafraîchissement, des fontaines, de manière à ce que quand on est dans l'espace public, là où de toute façon il n'y aura jamais de climatisation, on puisse quand même trouver un peu de répit, un peu de repos et pouvoir se rafraîchir. Là je viens de vous parler de mesures qui sont plutôt d'ordre structurelles. C'est ce que l'on fait au long cours pour se préparer aux périodes de canicule. Maintenant, quand la canicule est là, il faut aussi déclencher des actions spécifiques qui sont donc plus conjoncturelles, mais qui viennent renforcer toutes ces politiques publiques structurelles et qui permettent de répondre notamment à la problématique des personnes les plus vulnérables. Et là, je voudrais vous citer quelques exemples qui sont importants et qui font partie de ce plan canicule. qu'on a appelé Objectif Fraîcheur à Lyon. D'abord, on a cartographié plus de 700 lieux dans lesquels tout un chacun peut trouver du répit. C'est-à-dire que ce sont 700 lieux qui sont climatisés. Dans ces 700 lieux... On a déjà
communiqué là-dessus en 2023, je me rappelle. On
continue et la cartographie s'est étendue, le nombre de lieux de fraîcheur a augmenté, notamment parce qu'on a été mobilisés en plus des espaces, des lieux publics, des lieux qui appartiennent à la ville, à la métropole. On a aussi mobilisé des entreprises du territoire qui, ici, mettent à disposition une cantine ou là, tout simplement, le hall. de leur entreprise qui est climatisé et qui permet à des gens de venir tout simplement rechercher un peu de répit et notamment dans ces lieux de fraîcheur on a nos musées les musées municipaux qui sont à l'heure où je vous parle gratuits donc on peut y trouver un accès à la fraîcheur mais aussi à la culture voilà on fait d'une pierre deux coups et puis on ouvre nos parcs plus tardivement on a même la possibilité d'ouvrir en période d'alerte rouge l'un des parcs de la ville toute la nuit pour que des gens qui ne pourraient pas supporter de rester chez eux puissent venir tout simplement dormir dehors à la belle étoile alors quand même il fait vous le savez en ces périodes de canicule encore très chaud la nuit les températures peuvent rester au delà même des 25 degrés mais bon 25 degrés versus parfois 30 ou 35 chez soi le calcul est vite fait, il vaut mieux aller dehors. Et puis, une autre action dont j'aimerais vous parler, qui est très importante, c'est qu'on n'est pas tous égaux devant la canicule. Quand on est âgé, quand on est malade, quand on est en situation de handicap, bref, on a plein de situations possibles qui nous amènent à être... particulièrement sensibles à ces périodes de canicule, particulièrement exposées à des risques sanitaires. Et de ce fait, on a établi un fichier des personnes vulnérables que tout un chacun d'ailleurs peut alimenter. On peut aller inscrire sa grand-mère, son voisin, quelqu'un que l'on connaît. Et grâce à ce fichier, on a le personnel du Centre Communal d'Action Sociale de la ville de Lyon qui passe des coups de téléphone pour prendre des nouvelles. Prendre des nouvelles, ça va parfois se résumer... à demander à la personne si elle a suffisamment à boire et à manger. Alors déjà, ça nous permet de... tout simplement de nous rassurer sur l'état de santé des personnes. Mais parfois, ça peut déclencher une action, une visite à domicile, aider quelqu'un à prendre un rendez-vous chez le médecin, par exemple, parce qu'on peut tomber sur des situations où les gens sont déjà en détresse du fait de la canicule. Et donc, cette attention aux plus vulnérables, elle est essentielle et elle nous permet, tout simplement, de sauver des vies parce qu'on se retrouve, on le voit, en période de canicule avec un pic de mortalité dont il faut aussi parler. La canicule, c'est... des vies qui sont mises en danger et donc pour l'instant on n
'a
pas encore les éléments qui nous permettent de dire quelle va être la mortalité liée à la canicule mais on sait qu'elle va être plus élevée et c'est pour ça qu'il faut que nous avons mis en place à lyon ce type de mesures pour prévenir les risques sanitaires qui sont liés aux fortes chaleur
Merci beaucoup Greg, et vous voyez tout ça rejoint aussi le plan national de lutte contre la solitude qu'on a mis en place aussi pour nos propositions pour une société du lien. On voit que tout ça est quand même très cohérent. Damien, pour votre proposition préférée, le congé climatique.
Oui, l'idée... Vous pouvez te présenter
du coup... Oui, je vais me
présenter d'abord. Moi, je suis Damien Girard, je suis député de la 5e circonscription du Morbihan. Et donc, ça vous fait peut-être bizarre qu'un breton vienne vous parler de climat et de canicule. Mais il s'avère que nous, qui pensions pendant des années être à l'abri de ce genre de choses, nous sommes... En alerte rouge, canicule depuis le début de la semaine avec des températures qui sont extrêmement élevées. Et là aussi, on voit un ensemble d'impact sur la société, sur l'activité économique. Je pense aussi à l'élevage en Bretagne. Là, en ce moment, il y a une hécatombe dans les poulaillers, dans les porcheries, ce genre de choses. On voit à quel point notre société est inadaptée à ce qui est en train de nous arriver. Et donc, face à ce nouveau régime climatique, Il est essentiel d'organiser la société différemment. C'est-à-dire qu'il y a tout ce qui a été évoqué, comment on peut adapter les infrastructures, comment on peut adapter nos bâtiments, nos mobilités, ce genre de choses. Mais il faut aussi adapter notre société, comment on travaille. Et la gauche et les écologistes, depuis toujours, ont été du côté du fait qu'on puisse accéder à de nouveaux droits. En 36, c'est... Les congés payés en 45, c'est la sécurité sociale en 2000, c'est les 35 heures. Et bien là, face à ce nouveau régime climatique, on propose de pouvoir avoir cinq jours de congés climatiques qui permettent d'être pris au moment où on est en période de canicule, comme maintenant, où les enfants ne sont pas à l'école, où travailler est devenu dangereux pour soi, on a besoin de se reposer. Et puis, c'est aussi un droit qui pourrait être ouvert quand les mobilités sont impossibles. décrété par les préfets sur les territoires parce qu'il y a inondation, parce qu'il y a tempête. Et là aussi, on ne peut pas se déplacer au travail. On ne doit pas pour des questions de... sa propre sécurité. Et donc, c'est aussi pour ça, quand on groton, au-delà de la canicule actuelle, l'hiver dernier, c'était des inondations. Et quand il y a des inondations, il y a aussi, pour certains, on est touché dans sa propre maison. On a besoin d'abord de nettoyer la maison, de faire des documents administratifs pour permettre aux assurances de fonctionner, ce genre de choses. Et en fait, l'idée, c'est quoi ? C'est aussi permettre... grâce à ces nouveaux droits, à faire en sorte que quand on est touché par ces fléaux, on ne puisse pas en plus perdre de l'argent, se mettre en confrontation, y compris avec son employeur, parce qu'il ne souhaite pas qu'on puisse prendre des congés à ce moment-là. Et donc, ça permet de se décharger mentalement dans un moment où tout est compliqué en réalité. Et donc l'idée, c'est une proposition qui est, vous l'avez vu, proposée par Marine Tondelier depuis le 1er mai, qui a travaillé sur le sujet avec un ensemble de consultations des syndicats par le passé. et qui est inspiré notamment de ce qui a été fait en Espagne. L'idée, là, c'est de le traduire en une proposition de loi que je vais déposer dans les semaines qui viennent. L'idée, là, c'est de finaliser le texte dans les jours, semaines qui viennent, les présenter au syndicat. que ce soit les syndicats d'employeurs comme de salariés, de façon à avoir leur retour, d'être en capacité de mieux calibrer le financement et de voir comment les mécanismes, on peut les mettre en place. Et donc là, je rentre dans le moment où on va avoir ce travail de concertation avec un ensemble de partis prenants, parce qu'on passe du concept à l'écriture d'un texte législatif. Et là, on a besoin de ce travail de concertation. Puis nous, on tient à ça en tant qu'écologiste. Quand on présente un texte, on l'a travaillé avec les principaux intéressés avant. Voilà ce que je veux dire.
Super, je vais faire une petite conclusion pour rebondir sur cette proposition de congé climatique. On n'a pas attendu la canicule pour faire des propositions. C'est une proposition qu'on avait travaillée amont du 1er mai, qui est devenue plus médiatique à la première vague de chaleur et qui là est vraiment sur la table. Et comme on nous annonce une troisième vague de chaleur, je pense qu'on n'a pas fini d'en parler. Vous dire que cette proposition, j'ai vu qu'elle était attaquée. J'ai entendu Mme de Mahler ce matin qui m'a introduite en disant « on reçoit Mme Tordelier parce qu'elle a une proposition qui ne prend pas ». J'ai vu beaucoup de propositions écologistes ne pas prendre. Celle-là, je ne peux pas vous dire qu'elle ne prend pas. J'en entends parler partout. On reçoit des photos des ouvriers du BTP qui nous envoient leurs photos sur le toit avec des parasols dans des conditions moins hallucinantes de travail qui disent « merci de penser à nous ». J'ai entendu ce midi une interview de quelqu'un qui travaillait dans les égouts de Paris qui expliquait que depuis 8h30 ce matin, il y était, etc. Il y a plein de situations complètement aberrantes, mais ça peut être qu'on était ce matin. dans le cadre du plan solitude la fédération des bistrots et cafés et quand on est arrivé chez le président de cette fédé il y avait dans son restaurant une équipe de télé pour filmer ses équipes qui par 50 degrés avec ventilateur etc se se débrouille et donc oui il ya un besoin là dessus Ça, je le dis, c'est clair, c'est net, c'est précis. Et évidemment, tout le monde ne s'en rend pas compte parce que tout le monde n'est pas exposé pareil. Je remarque d'ailleurs que les éditorialistes sur des plateaux climatisés sont beaucoup plus pronds à critiquer que des gens qui sont vraiment sur le terrain dans des métiers difficiles que eux ne connaîtront peut-être jamais. Et ce que je voulais vous dire, c'est que toute vérité suit. passe traditionnellement, c'est bien connu, par trois phases. La première phase, c'est d'être ridiculisé. La deuxième phase, c'est d'être violentement combattu. Et la troisième phase, c'est d'être accepté comme ayant toujours été une évidence finalement. Et c'est ce qui s'est passé finalement avec le changement climatique d'ailleurs. On dit bon, c'est merci des écolos retourné au Larzac. Ensuite, ah oui, mais est-ce qu'on est sûr parce qu'il a quand même toujours fait chaud dans l'histoire, puis il y a eu des changements, ce n'était pas dû à l'homme. Et puis maintenant, là, je pense qu'on est dans le moment où c'est évident. Mais ça a d'ailleurs été la même chose pour les congés payés tout court. Moi, je me rappelle qu'au monde du NFP, je me promenais avec les caricatures de l'époque du Front populaire 1936, où il y avait des dessins, des caricatures à l'époque, ça se faisait beaucoup, des caricatures de presse et c'était placardé dans les murs. C'était des caricatures et des dessins de presse, de propagande, du patronat, qui mettait une énorme roue avec écrit 40 heures et congés payés. C'était les deux trucs qui allaient ruiner la France, les congés payés et la semaine de 40 heures. Et donc, c'était une roue où c'était écrit misère, pauvreté. chômage et qui roulait qui écrasait des travailleurs qui mourait comme ça à cause du front populaire qui leur donnait les congés payés qui allaient tuer vraiment tous les ouvriers de ce pays et donc voilà c'est à l'époque c'était horrible de parler des congés payés aujourd'hui tout le monde a bien compris que c'était quand même nécessaire et donc je pense que cette idée suit ces trois phases. Donc, en mai, on était dans la phase 1. Moi, j'ai quand même entendu Louis Sarkozy, dans son édito, qui fait là chez Apolline de Malherbe, sur RMC, dire que Marine Tenduier voulait que des astrologues donnent des autorisations d'absence dans les entreprises. Ça, c'est la partie où ils essayent de ridiculiser, mais en se ridiculisant elles-mêmes. D'ailleurs, Apolline elle-même me semblait très consternée en lui donnant la réplique. Là, on est dans la phase 2. C'est-à-dire la phase où cette idée est violemment combattue. Mais c'est deux arguments de fond. J'ai entendu notamment Patrick Martin, président de la République. du MEDEF, j'étais sur BFM hier, dire oui, il posait deux principaux problèmes. La première chose, il disait, non mais c'est une mauvaise solution, un vrai problème, mais contre ce vrai problème, nous on a plein de trucs. Par exemple, on peut mettre des bouteilles d'eau. Super, c'est sûr que là, quelqu'un qui a les enfants qui ont leur école fermée, tu peux avoir des bouteilles d'eau au travail, ça ne te résout pas trop ton problème de garde. Il dit, on peut développer le télétravail, mais le congé climatique tel qu'on l'a conçu ne s'applique pas. aux gens qui sont éligibles au télétravail. Donc encore raté. Il dit on peut aménager les horaires, mais dans le BTP, moi j'ai vu des entreprises, il y avait une grève à L10 pendant la vague de chaleur de mai, où l'entreprise, au lieu de fermer à 16h, le chantier fermait à 14h. Excusez-moi, il fait très chaud avant 14h aussi. Et puis il disait on va améliorer les protections, mais… Le petit parasol acheté ce matin sur le toit ne change pas trop la situation. J'avais d'ailleurs entendu le ministre du Travail, M. Farandou, à la vague de chaleur de mai, dire le matin, Mme Tendouille est très gentille, ça part d'une bonne intention, mais vraiment les employeurs n'ont pas besoin, ils savent ce qu'ils ont à faire. Le soir même, un ouvrier de 19 ans est décédé à l'hôpital après avoir fait un malaise sous un toit. Donc moi, vous savez, je ne suis pas une populiste. Je ne vais pas dire, M. Farandou est directement et personnellement à ce pas de la mort de cette personne et doit s'excuser et démissionner, c'est que de sa faute. on sait bien quel est le travail de ministre, mais on sait aussi quels sont les métiers de première ligne, et ça n'est pas vrai que tous les salariés sont protégés par leur employeur. Donc ceux qui sont déjà protégés par leur employeur, tant mieux pour eux, merci à ces employeurs-là, et ceux qui ne le sont pas, la loi est justement faite pour ces cas-là, c'est-à-dire pas pour protéger ceux qui ont de la chance, mais pour protéger tous les travailleurs, tous les travailleuses, et on y tient beaucoup, donc le premier argument de M. Martin, compliqué. Et le deuxième, alors ça c'était fantastique, il disait, si on fait un congé climatique, on travaille moins, Donc si on travaille moins, on crée moins de richesses. Et si on crée moins de richesses, on ne pourra pas financer la transition écologique que veut Madame Tondelier. Donc elle est contraire à elle-même. Donc je précise que déjà pendant les canicules, c'est Allianz, les assureurs qui sont experts un peu du chiffrage des préjudices, Allianz a chiffré qu'une journée de travail en canicule, c'est l'équivalent en perte. pour l'entreprise d'une demi-journée de grève. En réalité, ce que forcément la productivité n'est pas à son rôle. Et que nous, ce qu'on dit quand même, c'est que dans une année, il y a des journées où juste vous ne pouvez pas travailler. Et ce qui est quand même assez symptomatique de la légèreté avec laquelle cette société aborde des sujets climatiques et des sujets de canicule, c'est que s'il y avait une tempête, personne n'aurait l'idée de dire au couvreur « Ah si, si, tu fais mon toit, là, il faut finir. » Alors que la tempête arrive. Quand il y a une canicule, il y a un déni quand même assez fort, il y a un truc psychologique avec les canicules, on dit « Ah non, mais là, les canicules, il faut arrêter de se plaindre, on a chaud, on travaille quand même. » Mais tout le monde n'a pas le même travail. Donc ça, c'est pour moi aussi important de le préciser. Et on ne va pas faire mourir des travailleurs du BTP sur un toit parce qu'il fallait financer la rénovation d'une école. Enfin, excusez-moi, ça n'a aucun sens argumentairement. Donc voilà où on en est, phase 2. C'est d'ailleurs sur le
toit de l'école qu'ils sont en train de réserver.
Exactement. Donc on est dans cette phase 2 où l'idée est viola l'encontre. mais au moins on a gagné le droit d'être respecté et combattu sur le fond, ce qui est une première victoire. Et puis il y aura le moment où cette idée sera acceptée comme une évidence, on n'y est pas encore tout à fait, il y a du chemin. Mais moi j'entendais M. Lechypre, qui est un littoraliste économiste, quand j'ai vu qu'il était interrogé sur la proposition, j'ai dit ça y est, ça va encore être mon quart d'heure, j'étais prête à entendre tout. Et en fait il était venu défendre la proposition face à quelqu'un qui était très caricatural, et lui disait écoutez, moi ça m'a un peu étonnée au début, j'ai dit bon bah c'est les Verts, ils font des congés, etc., des droits en plus. Et il dit, en fait, j'ai regardé, et on ne peut pas leur enlever le fait que les arrêts maladie, au début aussi, ça paraissait cocasse, et puis on est au XXIe siècle, vous dites, monsieur, que c'est exceptionnel, et donc on se débrouille, mais en fait, ça va être de plus en plus fréquent, donc il faut bien qu'on le prenne en compte. Et j'ai trouvé que c'était assez intéressant, puis il disait, il faut reconnaître aussi qu'il y a des injustices dans le milieu du travail, merci. Et d'ailleurs, ces injustices ne sont pas que dans le milieu du travail, puisque quand on prend les 10 départements les plus riches de France, il y a 31%. de mortalité en moins en cas de canicule dans les 10 départements les plus riches de France que dans les 10 départements les plus pauvres de France. Et donc on voit bien aussi, évidemment, quand on habite dans un quartier populaire, on a moins les moyens de se protéger de la chaleur, c'est plus bitumé, on n'est pas équipé en clim, on n'est pas isolé. Tout ça, ça compte énormément et donc on est là pour le porter. Donc voilà les trois étapes de toute vérité. Et je finis par un petit mot parce que vous voyez que ça me touche et que ça me tient à cœur et que je commence un peu à en avoir ras-le-bol. Je suis au bord de demander un congé climatique pour me reposer. mais comme j'aime le travail non mais j'ai compris qu'on aimait pas le travail mais en tout cas on est là en train de travailler par ailleurs je le précise et on a ce luxe de pouvoir le faire et dans des conditions on peut le faire même enceinte mais sur la désinformation climatique on a quand même un petit sujet donc je vous parle d'une ONG que j'aime beaucoup qui s'appelle quota climat qui regarde tout tout le temps et qui compte les désinformation climatique entre juin Et août 2025, ils en avaient détecté sur les chaînes françaises 529. Et il y a des record man, donc il y avait Sud Radio. Si vous écoutez Sud Radio quand ils parlent de sujets environnementaux, vous avez une chance d'entendre un truc faux toutes les 40 minutes, c'est quand même assez élevé. Et 6 news toutes les heures, donc c'est en général pendant les programmes de Pascal Pro, mais pas que. Et voilà, et donc ça c'est quand même un vrai sujet, c'est des sujets techniques, donc ça peut arriver de se tromper, mais je fais la différence entre les erreurs, ça m'arrive aussi d'en faire, et la désinformation. et encore une fois, nous ne sommes pas naïfs sur d'où elle vient et dans quel but elle s'organise. Les écologistes ont bon dos, mais ils savent aussi contre-attaquer.
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