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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
On va parler dans quelques instants de cette décision du tribunal administratif. Le tribunal administratif qui a donc décidé de casser la décision, l'interdiction du concert de la France insoumise prévue dimanche à la place de la République. La décision se fondait de la part du préfet de police de Paris sur les risques de troubles à l'ordre public. Or, la justice administrative estime que ce n'est pas assez précis pour justifier. cette interdiction. Et donc, forcément, c'est une victoire pour Jean-Luc Mélenchon qui publie un message sur le réseau social X. « Victoire », écrit le leader de la France Insoumise. Le concert antiraciste Place de la République est autorisé. Le préfet de police, le président du CRIF et la mairie de Paris ont tenté en vain d'attenter aux libertés publiques de l'opposition de gauche. Ils donnent rendez-vous dimanche. C'est un désaveu terrible. C'est un désaveu terrible qui montre aussi l'impuissance à lutter contre la France Insoumise malgré les alertes.
Écoutez, ce parti, la France Insoumise, revendique de siffler la Marseillaise, revendique de ne pas chanter la Marseillaise, se revendique quasiment d'être anti-France. Et je regrette parce que la fête de musique, c'est une belle fête. La République, c'est la place de la République. Et le préfet avait de très bonnes raisons d'interdire ce concert. Accessoirement, le président du CRIF... Il n'y était pour rien, parce que je lui en ai parlé, parce qu'il l'a dit clairement. Ceci étant dit, moi je regrette vraiment que le tribunal administratif, encore une fois, invalide la décision du préfet, tout simplement. Ce parti, c'est un parti qui a invité à l'Assemblée Salah Amouri, c'est-à-dire quelqu'un qui faisait partie du FPLP, qui a jeté un tétraplégique à travers... Bord, à l'époque, qui est responsable directement d'attentats en France, notamment à la rue de Rennes, etc. C'est un parti dont certains membres sont ouvertement antisémites, etc. Je le regrette, c'est une décision d'un proacte.
C'est le signe, Louis Dragnel, aussi de l'impuissance. C'est-à-dire que la justice est capable, en quelques heures, de casser une décision qui s'appuie pourtant sur des éléments qu'on imagine factuels de la part des autorités, en l'occurrence à Paris.
Ce qu'il y a, c'est que la justice administrative, là, pour le coup, a fait de la politique au prétexte de faire du juridisme. Parce qu'en réalité, quand le préfet décide d'interdire pour des motifs de risque de trouble à l'ordre public, par définition, c'est de l'interprétation. Et donc, la justice administrative... ruer dans cette espèce de petite faille c'est à dire que vous pouvez dire oui alors ce sont monsieur le préfet vous pensez que ce sont des risques failles que ça peut se produire mais nous on peut considérer aussi que ça peut ne pas se produire en fait il joue un peu sur les mots et ce que je trouve terrible c'est que on voit bien la volonté de la france insoumise dans cette histoire là c'est de faire un meeting politique en plein air en s'appuyant sur un prétexte populaire que constitue la fête de la musique. Tout est galvaudé. La difficulté, c'est qu'on se rend bien compte depuis des années que la France insoumise et d'autres partis ou d'autres formations qui cherchent à attaquer notre pays se lovent dans l'état de droit contre nous. Je me mets dans le camp du préfet de police de Paris parce que c'est tous les petits Français qui se sentent impuissants et qui se disent... Il y avait des motifs que tout le monde comprend qui pouvaient justifier l'interdiction. Et pourtant, à chaque fois, c'est le droit qui nous est renvoyé en boomerang. Et c'est extrêmement violent. C'est très dur de regarder ça et de se dire qu'on ne peut rien faire.
Surtout que c'est une décision qui intervient quelques heures après les propos que vous allez entendre de Jean-Luc Mélenchon, qui parle du CRIF, qui en parle comme ça.
Monsieur, je attends Arfi, qui est le président du CRIF. Le CRIF, c'est bon, c'est le CRIF. C'est un machin d'extrême droite. Tous les ans, tous les ministres décident pour aller bouffer. On paye 800 balles pour aller bouffer là-bas. Mais les impôts vous en rendent 60%, donc ça va.
'est-à-dire que si on manquait encore d'arguments pour interdire le rassemblement dimanche, cette prise de parole à elle seule aurait pu suffire, Marc Varnot. Et pour autant, quelques heures après, le tribunal dit que
c'est validé. Je crois qu'il y a quelqu'un qui doit se retourner dans sa tombe aujourd'hui, c'est Guesso. Comme on a fait la loi Guesso en 1991, une loi contre l'antisémitisme et le révisionnisme, on n'avait pas pensé qu'on pouvait avoir un parti politique en France qui ne cesse de souffler sur les braises des préceptes antisémites classiques, j'allais dire quasiment ceux des années 30. J'aimerais rappeler quand même que M. Mélenchon, il n'en est pas à son coup d'essai. Quand il nous dit qu'on sait, il ne sait pas que si Jésus était sur la croix, mais qu'il sait qui on l'a mis. C'est la fameuse théorie déicide, chère aux antisémites traditionnels. Quand il dit de M. Moscovici qu'il ne pense pas France, mais qu'il pense finance internationale, c'est un précepte antisémite bien connu. Quand Yaël Braun-Pivet est accusé par M. Mélenchon de camper à Tel Aviv, quand Mme Borne est accusée d'être une rescapée, on a un parti qui a sans cesse des propos ouvertement antisémites. En France, on n'a pas connu ça depuis la Seconde Guerre mondiale. Et il n'y a pas de risque de trouble à l'ordre public quand LFI veut privatiser la place de la République. Mais qu'est-ce qu'il faut en réalité ? Comme je l'ai dit tout à l'heure, je le répète, que le président du tribunal administratif mette une kippa et aille se promener place de la République lorsqu'il y aura les concerts de LFI. Je lui souhaite bon courage et il pourra voir s'il n'y a
aucun risque. Surtout que c'est une journée, Jacques Morel, qui va se dérouler dimanche, fête de la musique, où déjà les forces de l'ordre vont être soumises à rude épreuve. Il y a déjà des risques, des menaces de débordement, de dégradation, de heurts, de violences anti-police, sans même parler déjà du concert de la France Insoumise. Donc c'est-à-dire que par-dessus déjà ces risques-là, on va ajouter ce concert qui va cristalliser les tensions et qui va nécessiter le déploiement des gendarmes, des policiers.
Tout à fait. Une fois de plus, si vous voulez, le tribunal administratif vient contredire un arrêté du préfet de police. Comme mon voisin, je pense que ce serait une bonne chose qu'il vienne sur place et qu'il soit associé aux forces de l'ordre pour voir ce qui va s'y passer. Dimanche, je le disais tout à l'heure, c'est la fête des pères. On va faire monter des gendarmes et des policiers de province pour venir place de la République, assister à un tel concert avec les débordements prévisibles. Et donc, ce n'est pas normal qu'on rentre systématiquement, si vous voulez, contre les décisions du préfet de police pour des affaires au genre de public. C'est sa matière. Il l'a fait sur du renseignement. Il y a des services de renseignement qui suivent les réseaux sociaux. C'est nier tout ce travail qui a été fait en préambule.
J'aimerais vous faire écouter Thibaut de Montbrial. Il était l'invité ce matin de la matinale CNews Europe 1. Et voilà comme il parle de la France insoumise, lui qui est spécialiste des questions de sécurité.
France insoumise est un mouvement politique qui est contraire aux valeurs démocratiques et qui est un danger pour la démocratie française. Pourquoi ? Tout ce qui représente la République et même plus largement la nation, tout ce qui représente la France, tout ce qui incarne la France au premier rang desquelles, évidemment, desquelles institutions sont les forces de sécurité intérieure, la police et la gendarmerie, sont des ennemis pour la France insoumise. La France insoumise prépare la prise du pouvoir, que ce soit par les urnes ou par les armes. C'est ça que la France insoumise prépare.
– Prise de pouvoir par les urnes ou par les armes, Véronique Jacquet, c'est pas rien ce que dit Thibaud de Montbréal. – Oui,
tout à fait, et la France insoumise prend aussi le pouvoir finalement en prenant ces quartiers de territoire sur la place de la République, c'est très symbolique aussi, c'est comme si elle s'emparait déjà d'une place forte, et avec cette victoire, c'est comme si elle nous disait à nous collectivement et symboliquement, vous êtes déjà désarmés, je vous désarme, parce qu'on sait que ça ne peut pas bien se passer, 40 degrés, des gamins qui pour certains vont être alcoolisés, 5000 polluants, policiers, gendarmes et LFI qui a la culture du chaos, comment vous voulez que ça se passe bien ? Donc justement, je voudrais terminer là-dessus. Il faudrait que les magistrats du tribunal administratif qui ont pris cette décision rendent des comptes après la soirée quand il y aura trouble à l'ordre public.
Vous avez raison. Un mot pour finir là-dessus. Oui, je crois qu'il y a un élément qu'il ne faut pas négliger, c'est que la complicité des juges... et des différents tribunaux judiciaires et administratifs avec la LFI a une conséquence qui est terrible. C'est que ça permet à la LFI de dire « mais attendez, mais vous nous accusez d'être antisémites, mais on n'a jamais été condamnés ». Arrivez à un moment, il va falloir quand même se poser une question sur la responsabilité de ces juges.
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