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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert. Allez, on est
ensemble pour ce 10h midi, pour commenter l'actualité avec Jacques Myard. Bonjour Jacques. Ah oui,
citoyenne. Voilà, quand la France
déchaînera un livre à mettre entre toutes les mains. Qui fait
suivre. Bye bye démocratie. Voilà,
on l'achète où en librairie ? Ah, vous pouvez le commander,
voilà, c'est clair, chez votre libraire.
Ancien maire
de
Maison Lafitte, c'est publié chez La Fontpresse, bye bye démocratie, et quand la France se déchaînera à commander chez vos libraires. Lucas Planavergne, bonjour, journaliste au journal du dimanche, et Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank Education, et vous êtes également journaliste pour l'Hémicycle. Bonjour à vous et Gilles Lanz. Et restez avec nous dans le studio, on va revenir sur cet accord Iran-Etats-Unis. Emmanuel Macron reste prudent malgré toutes les sbrouffes qui aient été faites avant-hier à Versailles. Les 40 ans de la mort de Coluche, vous nous direz ce qu'il évoquait pour vous. Et puis Bardella est-il trop bling bling ? Et puis on parlera peut-être de voiture également. Gilles, on commence avec quoi dans votre zapping ? Alors
un sujet assez fort, on a vu que l'Ukraine pouvait taper fort, y compris jusqu'à Moscou, c'était hier. Alors il faut dire que l'Ukraine est devenue le roi de l'armement. Au salon Satori, vous savez, c'est le salon de l'armement qui vient de se terminer. Les entreprises ukrainiennes n'ont jamais été nombreuses. Elles étaient en force pour vendre leur technologie au monde entier. C'est un sujet assez étonnant. Écoutez.
étaient 10 exposants en 2024, ils sont 87 années. Parmi eux, la société d'Irina, qui détaille à ses hommes d'affaires l'un de ses derniers prototypes.
Le propulseur de ce missile va de là jusqu'ici, c'est la troisième partie de l'engin.
A 34 ans, elle dirige Firepoint, une start-up fondée juste après le début de la guerre en 2022. Un an plus tard, cet architecte de formation rejoint l'aventure des drones et des missiles, une réorientation désormais presque banale en Ukraine.
Sur le front, il y a des informaticiens, des enseignants et même des poètes. Dans l'industrie de défense, c'est pareil. Beaucoup d'ingénieurs d'autres domaines en font partie et donc mon histoire n'est pas tellement différente des autres.
L'an dernier, Firepoint a surpris le monde et fait la fierté de l'Ukraine. Avec la mise en service du Flamingo, un missile de croisière, l'équivalent du Tomahawk américain d'une portée de 3000 km. Avec ce type d'armes et d'autres drones, l'Ukraine frappe désormais loin en territoire russe. Une prouesse réalisée en un temps record.
En moins de 4 ans, ils ont réussi à faire un Tomahawk à l'américaine. Les Américains ont mis 9 ans à mettre au point le Tomahawk. Et c'est les Ukrainiens qui ont vendu le plus d'armes et qui ont une technologie à deux points. D'ailleurs, hier, le président de la République, Emmanuel Macron, a dit que l'Ukraine faisait l'admiration du G7 là-dessus. Il se pose une question. Est-ce qu'on doit continuer à financer ? Puisque maintenant, ils vendent même leurs armes. Ça a posé beaucoup de questions. Je ne sais pas ce que vous en pensez, Jacques Nia.
Écoutez, je vais vous dire une chose, nécessité fait loi, et là vous avez le type même d'un pays qui est en guerre, et qui bien évidemment prend les moyens pour poursuivre la finalité, c'est-à-dire 'opposer à l'ennemi. Mais
financée par l'Europe.
Oui, ça, je peux vous dire que ça va vous coûter cher. Alors, je peux vous assurer que jamais les Européens auront peigné en retour. Ça, c'est clair. Mais ça fait partie, je dirais, du jeu de trompe-l'œil que nous avons aujourd'hui. Mais ce qui est certain, c'est qu'ils ont des ingénieurs qui ont développé des systèmes d'armement qui sont très performants. Alors, ce n'est pas eux qui ont commencé les premiers... Les Arbets gens avaient commencé déjà à avoir des... des missiles, pas des missiles, mais plus vraiment des drones, qui repéraient au sol toute trace humaine et qui larguaient des bombes. Et donc ça a continué, et on voit très bien que les drones ont changé, je dirais, la nature des conflits. Ce qui ne signifie pas que c'est l'arme absolue.
Il faut savoir que l'Ukraine, c'est une tradition scientifique extrêmement puissante. Je parle toujours éducation, vous avez remarqué. En tout cas, ils sont forts en maths, ils sont forts en physique, alors c'était... l'empire soviétique qui avait concentré les forces scientifiques là-bas. Donc ils ont un savoir-faire. Je ne peux pas m'empêcher de faire le parallèle, pardonnez-moi, avec Israël. C'est-à-dire qu'Israël, un petit pays qui a dû se défendre avec l'intelligence et son économie de la connaissance, qui aujourd'hui se porte plutôt bien d'ailleurs. Parce que tout ce qu'ils ont développé, ils le vendent à tout le monde aujourd'hui, compris à ceux qui les boycottent. Et compris à
ceux qui nous espionnent.
Et ceux qui les boycottent. Je pense à l'Espagne qui est suréquipée en logiciels israélien. Je veux dire qu'évidemment, quand la nature a horreur du vide, et quand il manque des choses dans un pays où il y a de l'intelligence, il y a du savoir-faire, il y a de l'engagement, parce qu'ils sont quand même évidemment très mobilisés contre cet ennemi russe, plus soviétique. Donc là, on voit bien que quand l'homme est poussé dans ses derniers tranchements, il fait preuve d'intelligence et d'innovation, et du sens de l'innovation. Mais avec l'argent de qui ? Oui, mais ça, personne n'a forcé les Européens à donner de l'argent. Vous savez, comme disait Jacques,
ils nous rembourseront.
Il faut aussi souligner que la France avait un retard en matière de drones et que, bien évidemment, ce retard est en train d'être rattrapé et puis que, bien évidemment, l'histoire est sans fin. C'est-à-dire qu'il y a un moment, on aura trouvé la parade aux drones et maintenant, d'ailleurs, les Ukrainiens ont trouvé des drones avec des fils, un peu comme le Milan Jadis, n'est-ce pas, où les missiles étaient conduits par des fils. Alors
on a un auditeur Hector en ligne. Bonjour Hector.
Oui, bonjour Valérie, bonjour à tous. Ça me fait rêver d'entendre parler de Milan parce que je l'ai vu en emploi en Afghanistan, donc effectivement c'est particulièrement efficace. Ce que je voudrais dire, moi, ça ne m'étonne même pas que l'Ukraine capitalise sur ses capacités drones parce qu'ils ont vraiment révolutionné, ils ont montré que les drones... justement, était la nouvelle composante au niveau des conflits. Et je suis bien heureux de ne pas y avoir eu affaire, d'ailleurs. Vous, vous êtes militaire ? J'étais, donc c'était New qui avons les drones, et c'était particulièrement efficace. Et qu'un pays capitalise sur ses connaissances qu'elle a acquis chèrement sur le terrain, moi, ça ne me choque pas, et j'espère qu'ils le feront, parce que de toute façon, les retombées au niveau des expériences, on les a déjà, les rétex. Sur l'utilisation des drones, on les aura. Il y a des entreprises françaises qui sont déjà en Ukraine pour leur piquer, entre guillemets, leur savoir-faire ou faire des partenariats. Et de toute façon, la dette des Ukrainiens, certes, ils ne nous rembourseront pas, mais les rétextes qu'on va en tirer, c'est une grande leçon. Et je tiens à rajouter un truc. Historiquement, les Ukrainiens, au niveau de tout ce qui est de la guerre, ils ont toujours eu une bonne renommée. Ne serait-ce que déjà quand il y a eu la guerre entre les rouges et les blancs, vous savez, les tsaristes et les communistes. On a eu, par exemple, les gens qu'on appelait la Maknovitsa. Bon, c'était des... C'était des anarchistes, mais ils se sont battus contre les Blancs. Ils ont eu affaire aussi à l'armée rouge. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les combats ont duré, il me semble, jusqu'à 1954. Il a fallu que ça soit Zhukov. Il me semble qu'il soit obligé d'aller apporter, entre guillemets, la paix à sa manière, évidemment, quand on connaît le personnage. Donc l'Ukraine, elle a les capacités. Ils ont été largement sous-estimés, notamment par les Russes, au début du conflit. Et même par les forces occidentales, parce que pour ceux qui en avaient connaissance un peu de la puissance russe, on se disait qu'en trois semaines, c'était plié. Ça devait être
un blitz. Oui, c'est ça, ça devait être ultra rapide.
Pendant la guerre... On peut faire un parallèle avec Israël, où effectivement, peu de moyens, mais une forte intelligence et sinon une bonne tactique, ça fait que maintenant, même nos logiciels à nous... Il y a une grosse composante de logiciels israéliens, de technologies de détection aussi, qui sont vraiment à la pointe. Si je peux ajouter, j
'espère que ça va nous réveiller. Vous savez, ça fait écho à quelque chose qu'a décidé Donald Trump, c'était de couper en tropique. Ça veut dire qu'on est à la merci de l'extérieur. Et c'est peut-être un signal supplémentaire qu'il faut retrouver de la souveraineté sur des industries stratégiques, comme celle de la défense, comme celle du numérique. Mais là, Renaud va
fabriquer des drones avec ça. Il faut savoir
que la connaissance n'a pas de frontières. On l'a vu notamment dans le domaine nucléaire, où j'ai fait un rapport sur les proliférations, et on constate qu'à partir d'un certain moment, les informations « fuites ». Elles passent les frontières et elles sont saisies par des gens qui peuvent les utiliser à des fins de production de la bombe. Et là, vous avez ce phénomène aussi. Aujourd'hui, les gens s'accaparent les connaissances des autres. Alors, Lucas
n'a pas parlé.
Qu'ajouter à tout ce que mes compagnons ont dit, c'est un péké qui est en guerre depuis plus de 4 ans. Évidemment, il prépare l'après. Bien sûr, il y a l'aide européenne qui entre en compte, mais j'ai envie de dire, si cette aide peut servir à développer des armes de pointe plutôt que de tomber on ne sait où, et c'est d'ailleurs ce qu'on reproche souvent avec ces aides, c'est plutôt bénéfique. Il faudra aussi que la France... on parlait de l'industrie de la souveraineté française au niveau de la défense c'est pas le secteur qui est le plus en crise je dirais en termes de souveraineté française mais n'empêche qu'il faut pouvoir s'inspirer de tout ce qui se fait de pointe ailleurs et qui plus est avec des pays alliés
Il n'y a pas de pays allié. On va se retrouver dans un instant. Je vais voir si Jacques
Millard a autant de notes de frais que Laurent Wauquiez.
Allez, à tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Alors, quelles pépites nous avez-vous trouvées, Gilles ?
Le 10 mars, le tribunal administratif de Lyon a enjoint la région Auvergne-Rhône-Alpes à transmettre à l'association Anticorps tous les justificatifs des notes de frais de la région, ainsi que tous ceux qui ont un lien avec Laurent Wauquiez, qui est président de la région. Alors, il y a plus de 7000 notes de frais. Résultat, ils ont fait appel à des gens, s'ils pouvaient venir trier, et bien 500 personnes ont répondu à la demande.
'y avais pensé sur la route en me disant qu'ils ne vont pas nous faire le coup d'imprimer les notes de frais. Et ça a été l'obstruction jusqu'au bout. Il y en a en tout pour 26 kilos. Ce sont les notes de frais de Laurent Wauquiez quand il présidait la région, mais également de ses vice-présidents et des membres de son cabinet. On a un carton pour 2019, 2020, etc. Mais après, les feuilles, les justificatifs ont été livrés en vrac. Il s'agit d'une note de taxi à Paris, mais on peut trouver aussi des récapitulatifs de déplacement, des notes d'un Starbucks à la part d'yeux. Voilà. Un reçu Airbnb, etc. Ce sont d'autres dépenses que celles du dîner des sommets. On va dire que c'est complémentaire à ce qui a pu être raconté et révélé par ailleurs.
Ils vont tout trier pour voir. Il y a eu 5 ans de procédure. C'est un vrai bras de fer entre le renvoqué. Et donc, pour les emmerder, il n'y a pas d'autre mot. 7000 documents, refactures, notes de frais, notes de déplacement, restaurants ont été envoyés uniquement en version papier. Vous l'avez dit, 26... 26 kg, 27 kg de feuilles en vrac dans des cartons. 500
bénévoles vont trier toutes ces structures. Vous
en pensez quoi, Lucas ?
Déjà, j'aimerais bien avoir le contact de ces bénévoles pour qu'ils s'occupent de mes notes de frais également. Il y en a besoin
de 25 aussi pour vous. Plus
sérieusement, la question des notes de frais en politique, c'est quelque chose qui revient très régulièrement ces dernières semaines. On a eu le scandale à la mairie de Paris, lors des municipales, où on voyait... que des élus, parfois, sous note de frais, achetaient des goodies de souvenirs à leurs enfants quand ils partaient en week-end, ou un restaurant par-ci, une casquette par-là. Donc, évidemment, ça choque les gens. Maintenant, je voudrais quand même rappeler une chose concernant Laurent Wauquiez, qui n'est plus président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui est député. C'est justement cela. C'est qu'après toute cette affaire qui a été déjà connue, qui a été largement documentée, on en a quand même beaucoup parlé, Laurent Wauquiez a tout de même été réélu. Donc ça montre aussi que finalement, peut-être qu'il y a un côté populiste là-dedans, c'est-à-dire qu'on se dit que ça énerve les gens, mais finalement les électeurs ont tout de même revoté pour Laurent Wauquiez. Donc ça montre tout de même que ce n'est pas le sujet principal pour lequel... C'est pas parce qu'on
revote pour quelqu'un qu'on doit avoir des pratiques... Absolument pas, et je
pense que la transparence en l'espèce est très importante, et le fait que plein de bénévoles, que plein de citoyens se réunissent pour participer à cet accord. montre aussi que les gens ont besoin de réponse.
Dans les entreprises, quand le fisc vous tombe dessus, alors j'ai pas encore été évident, mais il épluche toutes vos frais. Donc c'est un principe qui concerne absolument tout le monde. Je vois pas au nom de quoi les politiques échapperaient à cette règle qui consiste à vérifier. D'ailleurs c'est pire ! Non, c'est pire qu'une entreprise. Pour les sénateurs, c'est vrai qu'ils doivent tout déclarer, les députés. C'est pire qu'une entreprise, vraiment. Est-ce qu'il a été contrôlé beaucoup, Wauquiez, sur ses notes de frais ? En fait, ce que je veux dire, c'est qu'évidemment qu'il faut un contrôle, évidemment, et il faut... parfois un peu de sérieux, parce que ce qui émerge, c'est évidemment ce qu'on voit, les fringues, les couches-culottes. Souvenez-vous, le président de l'Essonne, le département de l'Essonne, qui avait utilisé la carte du département pour faire des courses personnelles. Bref, tout ça, ça percole et ça ruisselle. Il a fait
un Starbucks à les retrouver. Pourquoi le Starbucks ? Quand ? Comment ? C
'était à la gare, si visiblement, quand il l'a dit, il devait prendre le train, il a dû prendre un café.
doit être remboursé par la région. Mais
après tout, c'est des règles qui doivent être éditées. Ou l'RBNB,
on ne sait pas pourquoi il y a eu un RBNB.
Jacques Myard, les notes de frais des politiques, c'est un vaste sujet. Moi, j'ai été
contrôlé par la Cour des comptes, et bien évidemment, ils ont demandé quels étaient mes frais, etc. Et ils ont estimé qu'il n'y avait pas de problème, que c'était... pour une ville de 24 000 habitants, je crois que j'avais 1 000 euros par mois, et donc 14 000 à l'année, et donc c'était nickel. Mais maintenant, le système a légèrement changé, parce qu'il fut un temps où effectivement, il fallait prouver 1 euro aussi, etc. Et on est tombé dans le forfait. parce que ça devient un cache-tête innommable. À partir du moment où c'est un forfait, moi-même j'ai adapté la formule du forfait sans garder les justificatifs parce que ça reste dans le forfait. Mais ce qui a été soulevé, c'est qu'effectivement il y a parfois des excès et des frais personnels. Et ça, je dirais qu'on se paye un costard avec ça, c'est pas normal. Mais en revanche... Il ne faut pas aussi dire qu'un élu n'est pas en mesure de faire face à certaines dépenses, etc. Je vais prendre un exemple. Moi-même, lorsque j'allais pour des missions de la ville, les villes marraines par exemple à Brest, etc., c'était sur mes frais réels. Et c'était payé par mes frais et ce n'était pas quelque chose... Je n'avais pas de mission particulière, je n'avais pas un ordre de mission. C'est pris sur mon forfait. C
'était pris sur mon format. Mais est-ce que vous trouvez ça bien que ça devienne transparent ? La
transparence, bien, écoute, je vais te dire, les excès de transparence, c'est le début de la tyrannie. Voilà, tu devrais le savoir. Ah donc, vous ne trouvez pas normal ? Si, tu dois pouvoir, mais à partir du moment où il y a des règles et que tu respectes les règles, c'est bon. Mais il y a un excès aujourd'hui sur la transparence, on te fout à poil et puis ensuite on dit tourne-toi, on va te regarder les fesses.
C'est le contre-coup d'une situation qui, pendant beaucoup trop d'années, a été une forme d'impunité et d'opacité complète avec l'argent des Français. On appelle tout le monde à serrer la ceinture et forcément, ça rentre aussi dans le cadre des notes de frais. Je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Jacques, c'est-à-dire qu'il faut de la transparence, il faut que toutes ces dépenses soient justifiées dans le cadre de l'exercice d'un mandat, et il ne faut pas qu'il y ait d'abus, et ça, ça relève aussi de la responsabilité des élus, qui, quand ils sont élus, doivent, et surtout quand certains font des discours d'austérité à longueur de temps, doivent se l'appliquer à eux aussi, ce qui ne veut pas dire, encore une fois, qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser ces frais pour exercer... exercer leur travail, tout simplement.
Alors, il y a aussi un autre problème, c'est que les demandeurs, en l'occurrence, c'est comment... Anticorps. Anticorps. A eu des problèmes. Parce qu'Anticor a failli ne pas avoir, à mon avis, un privilège, c'est-à-dire encancher l'action publique, et il y a eu des problèmes, et le gouvernement a été à deux droits de ne pas leur redonner justement cette mission. Mais c'est un démembrement de l'action publique, il faut quand même le savoir.
Parce qu'Anticor, si on peut le dire comme ça, est tout de même une association plus ou moins orientée. Sur le cas de la mairie de Paris, on sait qu'il y avait une autre association. pas en citoyenne, qui est, elle, appelée à l'ensemble des élus, quelle que soit la couleur politique, à faire preuve de transparence. C'est vrai qu'en Ticor, il y a une couleur politique qui fait qu'on parle souvent des notes de frais d'un certain type d'élus. Le feuilleton de Laurent Wauquiez, ça fait quand même des mois et des mois qu'il dure.
Et résultat, Valérie, si vous voulez avoir les notes de frais de Laurent Wauquiez, c'est aussi accessible. Il suffit de faire une demande, vous pourrez recevoir toutes ces notes de frais. Les
27 kilos, parce qu'il ne les a pas envoyées en numérique. C'est ça pour emmerder, il n'y a pas d'autres mots. Oui, ça c'est clair. C'était très clairement... Là, il n'y a
pas d'obligation. En règle générale, c'est qu'ils ont un budget, normalement.
Hidalgo, elle avait 20 000 euros par an, elle n'avait jamais excédé ce budget. Dans mon souvenir, on lui reprochait les achats qu'elle avait faits. Et c'est ça qui me dérange parfois. Si on vous dit, je vous donne 1 000 balles par mois, on ne va pas en plus aller contrôler
ou dévaluer. Si, ça dépend de ce que tu en fais. C'est
là où je ne suis pas d'accord avec ce que disait Jacques tout à l'heure. C'est-à-dire que vous disiez, tant que ça reste dans le cadre de notre forfait, tout va bien. Non, en réalité, parce que si on n'a que 1 000 euros, mais qu'on n'a n'achète n'importe quoi qui n'a rien à voir. C'est un
problème, je dirais, d'exécution de l'élu. Il y a un moment... Bien évidemment, on peut justifier parce qu'il y a aussi une jurisprudence qui le permet. Mais ce qui est certain, c'est que c'est quand même très encadré. Très encadré. Et je crois qu'il ne faut pas crier, je dirais. Parce que si véritablement être élu, c'était le pactole, il y aurait sans doute un peu plus de candidats aux élections.
Allez, on se retrouve dans un instant après le point sur l'information. On va revenir sur l'accord Iran-Etats-Unis. Et puis, et puis d'autres sujets avec vous, bien évidemment, 0826 300 300. A tout de suite. Allez, on est avec vous sur Sud Radio pour ce 10h midi avec Jacques Millard, ancien maire de Maison Lafitte, auteur Prolix, Bye Bye Démocratie, quand la France se réveillera, se déchaînera, pardon, et se réveillera aussi. Le brûlot de l'année, une fois
plus,
dans les deux cas, c'est chez La Fontpresse, si vous voulez lire un texte iconoclaste, comme on a l'habitude, Jacques Millard, je vous les conseille. Lucas Planavergne, journaliste, journaliste du Manche, Gilbert Azoulay. Oui, c'est la fête des pères. Voilà un bon achat. Gilbert Azoulay, vous êtes journaliste pour l'hémicycle et vous êtes également directeur général de Newstank Éducation. On va revenir sur l'accord Iran-Etats-Unis et puis sur d'autres sujets, la mort de Coluche il y a 40 ans. Tiens, appelez-nous pour nous dire ce que représentait Coluche pour vous. Est-ce que vous dites comme beaucoup, ah, qu'est-ce qu'il manque ? On en parle, 0826 300 300. Allez, Gilles, vous aviez un 3. Troisième son, c'est vendredi, on est un peu plus léger. C'est vendredi,
c'est la mode sur les réseaux et c'est très dangereux. Tout faire pour avoir une allure virile, avoir une mâchoire carrée. Les jeunes, c'est la mode sur TikTok et des autres réseaux, au point de se donner des coups de marteau dans la mâchoire pour la faire de plus en plus carrée. Reportage.
Le phénomène est né il y a plus de 10 ans chez les masculinistes américains qui souhaitaient affirmer leur virilité. Mais il s'est répandu depuis deux ans chez des ados. Sur Internet, des centaines de produits se vendent chaque jour. Des entraîneurs de mâchoires. Des gommes à mâcher extra-dures pour faire travailler les muscles. Des appareils lifteurs. Tout est bon pour obtenir une mâchoire carrée, pour avoir le sentiment d'être séduisant et viril.
Les femmes seraient plus attirées par un homme avec la mâchoire carrée. Ça symbolise le fait que l'homme en question a un très bon taux de testostérone. Ces
conseils en ligne sans valeur scientifique ont déjà fait le tour de la planète. Mais mâcher des gommes, multiplier les exercices de muscles. Calculation n'est pas sans danger,
selon ce dentiste. Le cartilage peut être déformé et créer des séquelles parfois irréversibles.
Et certaines méthodes sont encore beaucoup plus agressives, comme se frapper le visage avec de petits coups de marteau.
les jours, il y a des vidéos.
Vous aviez vu
ça, vous qui êtes jeune, Lucas Planaragne, vous donnez des coups de marteau.
Non, je ne me donne pas des coups de marteau, pas encore du moins. J'aurais d'autres raisons de m'en donner, mais ce ne sera pas pour faire la marche en carré. Mais cette mode, elle n'est pas nouvelle. Il le disait dans le reportage. En réalité, elle date d'il y a plusieurs années. Ça suit un nombre incalculable de modes qui sont popularisées sur les réseaux sociaux, sur TikTok, qui est quand même un fléau pour les jeunes à ce niveau-là. Mais là, ça part
du mouvement masculiniste. Ça part de montrer... Oui, mais ça a
largement dépassé. cette sphère-là, je pense. Maintenant, comme souvent sur ces sujets-là, j'ai envie de dire, les premiers concernés, ceux qui doivent faire attention, c'est les parents. Que voulez-vous faire ? Les jeunes grandissent avec des standards physiques qui évoluent. On sait que c'est de plus en plus compliqué avec les réseaux sociaux, notamment dans les cours d'école, comment les jeunes se font harceler, comment ils peuvent se faire critiquer en raison de leur physique. On tombe très vite dans ce genre de phénomène. C'est aux parents de surveiller aussi, même aux corps enseignants, de faire attention.
C'est une industrie. Moi, je vois, je listais là rapidement les dents, il faut qu'elles soient blanches. Les fesses, il faut qu'elles soient arrondies et un peu rebondies. Le ventre, il faut qu'il soit plat. J'aimerais bien avoir une tablette de chocolat. Les seins, il faut qu'il soit quand même super. Et j'ai découvert, j'en parlais l'autre jour, il y en a qui se font retirer la côte flottante. J'ai eu mal rien que d'en parler. C'est pour affiner la ligne. Ce sont toutes les
femmes qui font ça. Ça
fait partie du loup commun de tout ce qui est n'importe quoi. n'importe quoi pour être plus beau. Parce qu'on est dans une société
d'apparence sur des
réseaux. Complètement. Mais alors, j'avoue que là, ça n'est pas fini. Parce qu'il y aura les genoux, parce que c'est pas assez joli, les chevilles, parce qu'il faudra qu'elle soit plus vide. Après, c'est compliqué
parce que là, on touche quand même un petit peu à la chirurgie esthétique. Moi, je pense que quand c'est pour des raisons de bien-être, quand des personnes veulent être mieux dans leur peau, je n'ai aucun souci avec... Oui, mais c'est le cas. C'est-à-dire qu
'eux, ils veulent être mieux dans leur peau. Pour eux, être mieux dans sa peau, c'est qu'avoir une affaire. Là,
la difficulté, c'est que c'est... Des mineurs. Et que ce sont des mineurs et qu'ils pensent vouloir être mieux dans leur peau. Mais en réalité, c'est la société, c'est les réseaux sociaux qui leur mettent ça en tête. En réalité, sinon, aucun jeune se réveille en se disant, j'aimerais la mâchoire carrée. Donc, quand c'est des adultes, et j'ai envie de vous dire, ils font ce qu'ils veulent, dans la limite de ce qui est bon ou non pour la santé, quand c'est des mineurs, c'est aux parents de faire attention et aux autorités également de sanctionner les entreprises qui feraient leur beurre là-dessus.
Alors, Marie nous dit, moi j'aime les hommes avec la tête. au carré.
C
'est très drôle. Elle me dit c'est le retour de bâton du wokisme et de la déconstruction masculine. Il pose la question. Et puis, c'est vrai que beaucoup disent qu'on arrive quand même à un niveau de bêtises absolument invraisemblable. Et à noter,
Valérie, qu'hier, les Émirats Arabes Unis ont annoncé qu'eux aussi interdisaient désormais le portable et les réseaux après saison. C'est un nouveau pays après l'Angleterre, la France, une partie de l'Europe qui interdit. Je vais
vous dire une chose.
Parce que vous êtes viré, Jacques.
Et j'ai appris dans mes fonctions qu'au niveau d'une classe d'âge, chez les enfants, les adolescents, il y avait pratiquement 2% de personnes qui avaient des problèmes psychiatriques. Et bien là, je dirais, c'est la transfiguration dans le domaine adolescent.
Point
barre. Donc, pas de commentaires. Je remercie Sud Radio de m'avoir ouvert les yeux sur la bêtise humaine. Voilà, ça vous
fera un sujet de conversation. Vous avez attendu
longtemps, parce que
moi je
m'en fous, je n'y vais pas, je trouve ça complètement débile. Sans
transition, l'accord signé entre l'Iran et les Etats-Unis semble vaciller, à peine signé. Cet accord semble ne pas tenir, flambler de violence au Liban, et puis donc report des négociations prévues en Suisse. Emmanuel Macron. Macron lui se veut... rassurants et prudents, ils pensent que l'accord fonctionnera malgré tout. Je ne sais pas, Lucas, Planavergue, on se réjouissait de cette signature qu'on a vue partout à Versailles, avec le gros feutre, on l'a évoqué ici, on était... Oui, mais Ormuz
est ouvert, c'est déjà... Ormuz est ouvert, malgré les négociations. Il était ouvert
il y a six mois.
Il faut que quelqu'un me résume concrètement ce qui se passe en Iran, parce que là, franchement, moi je suis journaliste, et j'ai du mal à suivre, c'est-à-dire que je me réveille... le matin, on m'annonce qu'il va y avoir une frappe historique, elle est plus meurtrière de tous les temps, puis elle est annulée dans l'après-midi, puis le soir, on apprend que les accords sont sur le point d'être finalisés, puis ils sont finalisés, puis finalement, le lendemain, la guerre se poursuit. En fait, on ne comprend plus rien. ça a quand même un rapport avec la communication de Donald Trump qui est quand même très complexe. C
'est-à-dire qu'on dit
quelque chose le matin, on contredit les deux heures qui suivent. 40 fois il a annoncé un accord. Pour une guerre qui là aussi était censée durer 4 jours. J'étais ici même en studio quand elle a éclaté. On s'attendait à ne plus en parler au bout de 4 jours et au final on en parle encore après plusieurs mois. Donc ça c'est la première chose. Après, en ce qui concerne Emmanuel Macron... faut dire que, d'un point de vue diplomatique, dans un premier temps, c'était quand même une très belle séquence pour lui. C'était un peu inattendu, cette signature d'accord à Versailles. On sait que Donald Trump a, pendant de longs mois, fait galérer, comme on dit aujourd'hui, Emmanuel Macron, pour une telle visite. Là, ça a été fait, et puis avec cet accord signé. Mais le lendemain, on apprend que finalement, je ne sais pas ce qu'ils ont signé comme accord, visiblement, c'était peut-être un...
Ils ne sont pas venus en Suisse, ils ont annulé leur date. C'est pour ça qu'on
ne comprend pas concrètement où on en est dans ce conflit.
Alors, ce n'est pas le bac, mais je voudrais que vous analysez cette phrase du président de la République. C'est toujours mieux d'avoir un accord que la guerre. Surtout quand il peut y avoir des risques d'escalade. Est-ce qu'il y a une plus belle la panissade ?
Une
plus belle vacuité ? C'est du pathos.
Jérémy Cohen dans la flamme. Non mais une
plus belle vacuité que ça. Surtout quand il peut y avoir... Ben oui, la paix c'est mieux que la guerre, c'est sûr. Mais cet accord... Mais au
Proche-Orient, au Proche et au Moyen-Orient, il n'y a pas de paix perpétuelle. C'est plutôt la guerre perpétuelle dans tous les azimuts. Point barre.
Oui, mais sur ce que disait Lucas, c'est-à-dire, un coup, là, on nous a annoncé, si on est basique, comme je peux l'être, et comme Lucas disait l'être aussi, c'est-à-dire, on nous dit, il y a un accord, donc ok, il n'y a plus la guerre, et puis ce matin, on apprend que non, ce n'est pas le cas. Premièrement,
ça a été traduit par un protocole d'accord qui est un pléonasme.
Bien sûr.
Parce qu'un protocole, c'est un accord, un accord, c'est un accord. Et en réalité, ça traduit l'anglais du mémorandum d'entente, qui est une sorte d'accord politique, Sans sanctions politiques. C'est par exemple, l'acte d'El Jinki est un mémondome, c'est-à-dire c'est un engagement politique, mais qui n'est pas juridiquement contraignant. Et donc ici, on a ce genre de choses, et on sait très bien que c'est une étape... mais que derrière, il y a encore beaucoup de choses à finaliser. Donc il faut quand même le saluer, mais il faut, je dirais, il y a encore
beaucoup de boulot. Je trouve que Macron, il ne peut pas dire autre chose que ça, à peu près. On ne peut pas lui reprocher de dire qu'il faut un accord et qu'on va engager un chemin vers la paix. De toute façon, il a tellement déployé d'énergie pour faire venir Trump et le faire signer et le faire avancer sur ce dossier, qu'il ne peut pas revenir en arrière. D'ailleurs, on peut lui reconnaître au moins cela. de vouloir aller dans ce sens, et on ne peut pas le pousser dans le sens de la guerre. Le G7 est une grande
messe, et j'ai été quand même assez frappé par les satisfaits sites. Ça a été véritablement, tout le monde dit il est beau, tout le monde dit il est gentil, etc. C'est pas ça qui va résoudre le monde.
Non, non.
Mais je pense qu'il se passe
beaucoup de choses derrière. Non, mais même, ce qui se
passe derrière, c'est essayer de trouver des mots qui conviennent à tout le monde pour qu'on n'ait pas d'emmerde.
Au
moment du communiqué final.
Oui, du communiqué final. Mais ce
qui est dramatique, c'est qu'on en vient à parler, j'allais dire, avec autant de légèreté sur un sujet aussi grave. Mais encore une fois, à mon sens, c'est surtout parce que Donald Trump a tué la parole politique. C'est-à-dire que tous les matins, et on peut parler du conflit en Iran, mais c'est sur tous les sujets en réalité. Tous les matins, il y a 15 annonces qui, en temps normal, avec un président normal, seraient une annonce révolutionnaire. Aujourd'hui, on a des annonces tous les jours qui semblent révolutionnaires, mais rien ne change. Donc, il a tué la parole politique. Mais il y a autre chose, c'est qu'il y a la valeur de la signature également qui semble en question. Parce que là, on nous dit qu'on signe un accord et au final, on se rend compte que rien n'est joué. C'est-à-dire qu'en fait, ça n'a plus de valeur. Donc, on se dit, ok, il faut un accord. Mais si avec l'accord, la guerre continue, à quoi sert l'accord ? Franchement, on ne comprend rien. On est d'accord pour
parler de la paix.
C
'est pas un accord comme tu viens de le dire. C'est un mémorandum d'entente, c'est-à-dire c'est un acte politique qui n'est pas, je dirais, juridiquement contraignant. Dans le monde actuellement, moi je le sais parce que j'ai négocié avec les Chinois, un accord c'est le tenté. Et dès le temps T plus 1, c'est remis en cause. Donc il faut avoir la réalité du monde. Ce n'est pas gouverné par le droit international qui n'existe pas.
0826 300 300, vous pouvez évidemment réagir et nous dire ce que vous pensez de cet accord si vous y avez compris quelque chose. A tout de suite.
Parlons vrai. Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Franchement, il est typiquement français. C'est la gouaille. C'est quelque chose... Alors aujourd'hui, on dirait qu'on ne pourrait pas repasser parce qu'il casse du sucre sur les femmes, sur ci, sur ça, etc. Enfin, peu importe. Il avait une faconde et, je dirais, une présence fantastique. Je ne sais pas quel est le français qui ne peut pas s'y retrouver un peu dans ce qu'il dit. 0
-826-300-300 si vous avez envie de réagir. Oui, Lucas.
Effectivement, moi, ce n'est pas du tout ma génération.
Mais moi,
quand on me dit Coluche, ça m'évoque tout de suite. Vous savez, c'est un peu ma Madeleine de Proust. Ça m'évoque mon père, en fait. Et ça m'évoque des trajets en voiture quand ils me ramenaient au foot et qu'il y a des anciens sketchs de Coluche qui repassent. Et où, en fait, je vous le dis clairement, je ne comprends rien. C'est-à-dire que non, mais on voit aussi une évolution dans l'humour français, c'est-à-dire qu'il y a un langage, il y a une manière de parler, il y a des blagues qui sont faites aussi avec des références. Je sais qu'il y a notamment un sketch très connu avec la lessive, si je ne dis pas de bêtises. Mes parents me l'ont ressorti dix fois. Vraiment, mon père pleure de rire, des pistes de rire littéralement. Et moi, je suis à côté et je ne comprends rien. Mais ça me fait rigoler de le voir rigoler. Et ça montre
l'évolution aussi de l'humour aujourd'hui. Il dit des choses qui sont excellentes. extrêmement prégnante aujourd'hui et qui font sens. Il balançait sur tout le monde. Il n'y avait pas de coterie gauche, droite, milieu. D'ailleurs, il était très pote avec Thierry Luluron, qui était plutôt à droite. C'était vraiment un humour occuménique. On ne peut que le regretter. Je vous invite à le réécouter. On va
écouter un petit extrait. Anthony, notre réalisateur, a sélectionné un petit extrait.
On a doublé le prix de l'essence. Est-ce qu'il y a deux fois moins de bagnole qui roule ? Et qui c'est qui roule ? Les pauvres !
a toujours été d'actualité, il a fait un sketch qui s'appelle le policier arabe, le CRS arabe, où il parle de la police. Il disait
à l'époque, je crois que j'ai un peu trop loin. Parce qu'il se posait des questions quand même sur la pertinence de ses blagounettes.
Et il a toujours été, c'était toujours très politique ce que disait Coluche. Mais il le faisait avec une telle légèreté.
Pour ceux qui pourraient regarder l'histoire de Coluche quand il s'est présenté à l'élection présidentielle et le moment un peu clé, parce qu'il était dans une période de sa carrière où il perdait un peu en notoriété et puis il était moins bankable. Et cette période où il se pose plein de questions, c'est passionnant. C'est la France de l'époque qu'on voit à travers lui. découvrir cette histoire qui est jouée par des maisons qui est excellente. Et
puis c'est un acteur incroyable sur Tchao Pantin mais pas simplement On prend des films avec Jean-Yann, ou des films, oui, exactement. Marie, elle
nous dit que lui serait en vie, il serait censuré aujourd'hui. Stéphane nous dit qu'il est tellement d'actualité. Marie dit que c'est grave que vous ne compreniez pas son humour. Vous avez quel âge, Lucas ? J'ai 27 ans. Quand je dis que
je ne comprends pas, ça ne veut pas dire que ça ne me fait pas rire. Ça veut dire qu'il y a des références.
Mammouth écrase les prix, effectivement. Il y a un
niveau dans l'humour. mais qui correspond avec tout ce qu'on peut voir de cette époque c'est à dire c'était vrai dans le cinéma dans la culture et il y a un niveau dans l'humour aussi qui voilà aujourd'hui l'humour par exemple chez les jeunes se passe sur Youtube se passe sur Twitch j'invite Marie à allumer Twitch et à me dire si elle comprend l'humour des jeunes d'aujourd'hui et évidemment que ce sera non parce qu'il y a un climat générationnel et c'est ça que je mettais en exergue et justement sur mon père tout ce que je peux dire c'est que ça ne vieillit pas c'est à dire que 40 ans après il rigole encore pareil des sketchs de coller et ça fera toujours rigoler. Et c'est là qu'on voit que c'était un grand. Oui, mais parce qu
'il était tellement dans le cœur de France. Je suis convaincu que ça va revenir à la mode.
Parce que quand tu dis qu'il y a vraiment un langage qui est décalé, etc., tout ça sont des cycles. Et donc, aujourd'hui, on vit plutôt, je dirais, dans un ordre moral frustrant et castrateur. Mais il est clair qu'à mon avis, ça ne va pas durer la vie des rats. Et puis
il y a eu évidemment, il faut en parler, on a parlé cinéma, les Restos du Coeur, où il pensait, dans son livre, Marie-France Brière, qui est une productrice, disait qu'on pensait que ça durerait simplement un an et que c'était pour un an. Et puis c'est lui qui a fait passer aussi une loi très importante, qui est la loi des associations, et qui permettait aussi d'être remboursée à 50% et défiscalisée. On ne rembourse
jamais. C'est la loi
Coluche et toutes les associations en bénéficient maintenant. On ne dit pas assez que grâce à lui... Que ce soit le Téléthon ou autre, toutes les assos bénéficient de cet amendement Coluche.
Et
Lucas, recycle-toi
! Et Martine nous dit non, non, l'humour des jeunes d'aujourd'hui, non merci. Après, nos auditeurs évoquent aussi la vulgarité. Non, pas du tout, sa mort. Il y a eu beaucoup de théories sur le complot. nos idoles meurent. Bien sûr. Mes parents ont toujours dit que son accident était bizarre, comme celui du chanteur de Daniel Balavoine. Voilà, c'est vrai qu'on n'accepte pas... Daniel Balavoine.
Mais ce qui est vrai, c'est que son régisseur a été assassiné quand il avait annoncé... Souvenez-vous, quand il avait annoncé...
Sa candidature.
Oui, sa candidature à la présidence de la République. Un de ses techniciens ou son régisseur avait été assassiné. Et ça a créé quand même une ambiance assez étrange. Et je pense que ça a contribué sans doute à cette légende qu'il serait mort, bizarrement.
Alors, on écoute un autre extrait.
Quand j'étais petit, je voulais être chômeur. Maintenant, je suis grand, je suis chômeur. J'hésitais entre ouvrier chômeur et patron chômeur, et puis finalement, j'ai pris ouvrier. Eh ben, je suis content parce qu'il y a plus de choix. Les peinards, vous voyez, pour choisir, on a... Ah oui, il y a du choix. Parce que tout le monde gueule, on dit... Ouais, il y a déjà 3 millions de personnes qui réclament du travail. C'est pas vrai. De l'argent leur suffirait.
Il faudra que vous regardiez Info, qui était une émission incroyable sur Canal+, qui était le 20h version Coluche, avec une liberté de folie. Mais tout ce qui était dit dans Info sur Canal+, à l'époque, qui était en clair, c'est indiffusable. Il a fait des
grandes heures de repas, souviens-toi. Il s'est déviré d'ailleurs. Il y
avait une liberté de ton incroyable. Pensez pour Coluche aujourd'hui. On se retrouve... dans un instant avec vous. On va parler de l'aide à mourir avec vous, Lucas. Proche-Orient, Moyen-Orient, vous allez nous faire un... Oui, c'est intéressant. Un exposé, Jacques Myard, sur notre civilisation. Je n'irai pas jusque-là, mais je vais lancer
quelques thèmes.
10h midi, mettez-vous d'accord. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Allez,
on est de retour avec vous jusqu'à midi pour commenter l'actualité. Alors, il y a une petite musique qui est en train de monter autour de Jordan Bardella. Petit malaise. Est-ce qu'il serait devenu bling bling du fait de sa fréquentation d'une... d'une princesse. Il était au Grand Prix de Monaco, un verre à la main, dans une tribune présidentielle. Écoutez.
Qu'est-ce que vous répondez à certains de vos opposants qui vous ont reproché, je cite, un manque de décence de vous afficher au Grand Prix de Monaco, alors qu'au même moment, il y avait la marge d'hommage à la petite Liana, justement, à Florence. Qu'est-ce que vous répondez à ces opposants, notamment Fabien Roussel
'est une question sérieuse ? C
'est très sérieux, oui.
Eux, en tout cas, l 'ont mis sur la table. D'abord, la marche blanche que vous mentionnez, il y en a tous les jours, mais la marche blanche que vous mentionnez... La famille avait demandé à ce qu'il n'y ait aucun responsable politique. Donc je ne comprends pas bien ce que vous me reprochez. Il se trouve que dans ma vie privée, dans ma vie personnelle, même si on n'en a plus quand on fait de la politique, j'apprécie beaucoup la Formule 1 et que j'ai l'occasion de me rendre régulièrement à des grands prix, en l'occurrence avec mon père et avec ma compagne.
La question que ça pose, Jordan Bardella, c'est le décalage entre les images et les photos. J'étais dans un
endroit. D'abord, je ne vais publier aucune photo.
Non, mais il y a des photos. C'est bon, on va lui reprocher de ne pas être au même moment à la marche blanche. Mais c'est vrai que là où il a raison, la famille avait demandé à ce qu'il n'y ait pas de politique. La réponse est un peu maladroite des marches blanches. Il y en a tous les jours, il y a quand même eu une émotion assez... assez importante autour de la marche blanche en hommage à Liana. Tiens, Arnaud voulait réagir tout de suite. Bonjour Arnaud.
Oui, bonjour Valérie. Bonjour.
Qu'est-ce que vous en pensez de cette polémique d'un Jordan Bardella qui deviendrait bling bling ?
Oui, je trouve ça pénible. Un garçon, de toutes les façons, on l'aime ou on ne l'aime pas, mais il a l'âge de compter fleurette. Je pense qu'on a suffisamment de difficultés dans ce pauvre pays pour comprendre que ce garçon-là a l'âge de... de vivre son histoire d'amour avec une princesse. Moi, je trouve qu'au contraire, c'est très valorisant. Mais
politiquement, sur le rassemblement national, qui est le parti aussi, qui rassemble beaucoup d'ouvriers, ça ne vous choque pas ?
Non, pas du tout, il ne faut pas tout mélanger. Il y a la politique d'une part, et puis il y a la vie sentimentale des gens. Au contraire, ça donne un peu d'humanité dans notre société, comme je viens de dire. Je ne suis pas... Voilà, Bardella, il est ce qu'il est, on l'aime ou on ne l'aime pas, mais il a le droit de vivre son histoire d'amour. C'est comme Sarkozy avec Cécilia en son temps, etc. Donc, moi, ça ne me choque pas du tout. Au contraire, c'est plutôt sympathique de voir... un homme politique, le sourire aux lèvres, avec l'amour en bandoulière.
Et vous ne dites pas que c'est lié aussi à l'Elysée, que ça aurait été compliqué d'élire un célibataire à l'Elysée
? Oh ben là, les répercussions de son histoire d'amour, oui, on peut en parler, mais... Non mais il a l'âge, que ce soit Maria Caroline ou une autre, ou une star quelconque, ou une chanteuse quelconque, moi ça ne me choque pas du tout.
La question effectivement elle se pose sur... Le problème qui se pose
c'est de savoir si effectivement un politique quel qu'il soit peut avoir une vie privée. Et là je crois qu'il faut se battre. et cesser d'aller emmerder les gens sur leur vie privée, parce que la vie privée, c'est la vie privée, point barre. Ben non, si on l
'envoie à l'Elysée ? Oui, là on parle de... Oui, non, mais attends,
du calme. C'est pas parce qu'il y en a certains qui ont mis en avant leurs femmes pour accéder à l'Elysée qu'il faut suivre tous les groupes. Non, mais elles ont un
rôle diplomatique, c'est important. On élit aussi une personne qui va être influencée. On élit un homme ou une femme,
on n'élit pas un couple. Nom de Dieu. Mais si,
parce qu'il est influencé.
Il est influencé, et bien tu sais, tu peux être influencé par beaucoup d'autres choses, y compris les mouettes. Vous pensez que Brigitte
Macron ne discute pas avec
Emmanuel Macron ? Je m'en contrefous. C'est le président qui est élu, c'est pas Brigitte Macron.
Alors, Lucas Planavergne.
Mais plus largement, vous le disiez Valérie, la question que pose cette relation et puis cette sortie à Monaco, c'est d'une potentielle rupture. d'images entre l'électorat populaire du RN et le président du parti qui serait bling bling et dans la jet set. Vous savez, en réalité, pour être allé sur le terrain, pour être allé beaucoup à rencontre d'électeurs du RN, il y a quelque chose dont je me suis très vite rendu compte, c'est qu'ils en ont... rien affiche en grande majorité. C'est-à-dire que le vote RN est un vote ancré, un vote où on va dans l'isoloir sans même regarder pour qui on vote. C'est limite un vote de classe aujourd'hui. Donc je peux vous dire que Jordan Bardella aille au Grand Prix de Monaco, aille dans l'espace ou au bord d'un immeuble dans le 9-3, ça ne changera rien, les gens voteront pour lui. Par ailleurs, ce serait bête de croire que l'électorat populaire attend de son futur président qu'il soit, entre guillemets, à la même échelle qu'eux. C'est-à-dire que ce serait malvenu, même je pense, de la part de Jordan Bardella, qui de fait aujourd'hui est un patron de parti et quelqu'un qui évolue de fait dans un milieu aisé, privilégié, ce serait malvenu de sa part de se mettre en scène en mangeant des lentilles, si vous voulez. Pour faire semblant de ressembler à ses électeurs. qu'il fasse sa vie, y compris sa vie privée, comme bon lui semble, et les électeurs trancheront ensuite. Mais je pense sincèrement, et je vous donne un exemple... qui est pour le coup beaucoup plus politique, mais qui est quand même révélateur sur ce sujet, c'est que quand il y a eu le débat sur la suspension de la réforme des retraites, le Rassemblement National, qui avait milité contre cette réforme des retraites pendant des mois, s'est abstenu sur la suspension. Donc moi, j'ai fait quelque chose de très bête, c'est que je suis allé dans la circonscription de Jean-Philippe Tanguy dans la Somme, qui incarne un peu cet électorat populaire du Rassemblement National, cet électorat qui, parfois, ne va pas jusqu'à la retraite, qui meurt avant, et qui donc peut être très concerné par ces sujets. Qu'est-ce que m'ont dit les électeurs de Jean-Philippe Tanguy ? On s'en fiche. Aujourd'hui, c'est l'immigration, c'est les taxes. Maintenant, sur la retraite, on peut évoluer, mais ce n'est pas notre sujet primordial et ce n'est pas ça qu'il faudra quand on ne votera pas pour l'Assemblée nationale. Je pense que là, le sujet est à peu près le même. Je vais
vous raconter une histoire vécue.
Je vais vous raconter une histoire vécue. que m'a raconté Michel Péricard. Il reçoit pour la fête des loges, qui est à côté de Saint
-Germain,
il reçoit Duclos. et ils viennent le prendre à son bureau, et ils sortent, et Duclos monte dans une voiture qui est une déesse à l'époque, et Péricard se moque de Duclos, il lui dit, bah dis donc, camarade, c'est bien, t'as une belle bagnole, et Duclos lui a dit, les camarades ne voudraient pas que j'aille dans une
deux chevaux. Moi, je suis tout à fait d'accord avec toi. Ils n'en ont rien à foutre, en fait. On s'intéresse quand même à l'écume des choses, au lieu de s'intéresser aux problèmes. Et puis, ce n'est pas quand même un bling-bling assumé. Je me rappelle les années Sarko, le yacht, la Rolex, le Fouquet's. Ce n'est pas du tout ça. On ne parle pas de ce genre. Je le vois comme un bling-bling un peu nouvelle génération. Et puis, je voudrais juste te rappeler, parce que moi, je suis allé regarder, du coup, combien il gagnait Bardella. Parce que c'est déclaré, tu le sais mieux que moi. Il a déclaré assez... peu de revenus. Donc c'est pas un bling-bling, c'est un bling-bling, j'allais dire, d'opportunité, un bling-bling 2.0 qui adopte un peu les codes modernes de la jeunesse, bien sapés, les codes un peu mondains, mais je le vois pas plus. En plus, je défends pas spécialement Bardella, mais j'aimerais vraiment, parce que, évidemment, ça vient de ses détracteurs, ça vient pas de son camp, j'aimerais un peu qu'on s'intéresse au vrai sujet, et puis, il peut aimer la Formule 1, moi, personnellement, j'en ai rien à faire. Avec la
nuance, que là où ça gêne également un petit peu, c'est au sein du Rassemblement national semblerait. Il y a des voix qui ne
voient pas d'abonnés. Au PS, il y en a plein qui ont des Rolex et qui envoient leurs enfants dans les écoles. Un
auditeur me dit, un de nos auditeurs, je vous rappelle que le plus fortuné, c'est Mélenchon. Effectivement, il a de l'argent. Est-ce que vous voulez que je
vous donne ce qu'il a déclaré Bardella ? Allez, je vais vous le donner. 120 000 euros net en 2023 et 72 000 en 2024. La politique, pour l'instant, ça a baissé. Je
préfère voir Bardella avec une princesse que de le voir avec Rimas. Sur ce que vous dites,
120 000, si on parle de ce principe-là, c'est déjà beaucoup par rapport à de nombreux Français. Mais je pense vraiment que c'est populiste, au mauvais sens du terme, de croire que les Français regardent ça.
Colors du procès Sarko, il gagne encore, comme ancien président, 4 millions et demi. C'est ce qu'il a déclaré, parce que tout a été exposé sur la place publique, puisque le président des fonctions revenus... et c'est 4 millions et demi l'année dernière
allez on va se retrouver dans un instant un auditeur stéphane me dit réunion de crise à beauvaux pour la canicule encore pour
la
canicule vers les hôpitaux n'ont toujours pas de climatisation on arrête 72 trains intercités parce qu'il n'y a pas de clim dans les trains donc c'est pas le jour où il ya où il fait 40 degrés qu'il faut s'en préoccuper allez c'était mon petit mon petit coup de gueule on se retrouve dans un instant avec les vôtres. A tout de suite.
Alors,
Lucas Planavergne, le Conseil constitutionnel vous inquiète.
Ah oui, il m'inquiète régulièrement, et puis là, une nouvelle fois, je ne vais pas parler du fond du sujet de l'aide à mourir, qui est un sujet très complexe, dont on débat depuis des semaines, dans les hémicycles, dans le débat public, mais je vais parler du fait que pour la nouvelle fois, le Conseil constitutionnel refuse... de donner la parole aux Français. Il y avait un projet de référendum, d'initiative partagée portée par les Républicains au Sénat. Les sages, comme on les appelle, ont estimé que le sujet en question, c'est-à-dire l'aide à mourir, ne rentrait pas dans le cadre de cette procédure. Ils ont même estimé que les sujets de société, je cite, ne rentrent pas en compte dans le cadre de cette procédure. Donc on se demande quel sujet rentre en compte, puisqu'il y a quelques mois, quand il était question de la réforme des retraites ? Le Conseil constitutionnel a déjà annulé toute possibilité d'un référendum. Aujourd'hui, il ferme la porte sur l'aide à mourir, dont on sait que c'est un sujet qui crispe quand même beaucoup l'opinion. Demain, si on se projette, il pourrait y en avoir un sur l'immigration et on nous rétorquerait encore une fois que ce n'est pas un sujet qui relève de cette procédure. Donc moi, je demande tout simplement, naïvement, mais quel sujet relève de la procédure du référendum d'initiative partagée depuis que cela existe ? jamais eu lieu. Et voilà, je pense que c'est quand même... Alors, il y a eu beaucoup de réactions, des élus, des associations qui dénoncent un scandale démocratique, qui se demandent si les sages n'ont pas peur de la vie des Français. Moi, je rappelle tout de même qu'en démocratie, la vie de la population, c'est quand même la base de tout. Et sur un sujet qui clive autant, sur lequel les parlementaires ont du mal à se mettre d'accord... je serai toujours de ceux qui pensent qu'il faut aller redemander l'avis à la base, c'est-à-dire aux Français.
Mais je regardais, j'entendais dans un débat, quelqu'un dire, il faudrait envoyer, demander au Conseil constitutionnel pour éviter de perdre du temps, quelles sont les lois que vous venez d'autoriser à passer, Jacques Miard. Est-ce qu'on voit qu'ils interviennent ? Il y a tout un travail par vous. Non, non, mais
c'est pas simplement ça. Le Conseil constitutionnel se plante, point barre. Parce que c'est quand même quelque chose qui concerne l'organisation des pouvoirs publics, qu'on le veuille ou non. C'est peut-être un problème privé, mais je crois qu'il y a un problème général, et c'est la raison pour laquelle s'il y a une modification de la Constitution un jour, il va falloir que le Parlement puisse réformer, je dis bien réformer, un arrêt du Conseil Constituel. Ce n'est pas le gouvernement des juges. Comme disait De Gaulle, le seul juge, c'est le suffrage universel.
Oui, mais qu'est-ce qu'on fait ? A mon
avis, il y aura une crise tôt ou tard, et c'est le Conseil Constituel qui en fera les frais.
Oui.
C
'est vrai que le Conseil constitutionnel intervient régulièrement pour interdire, pour contrebalancer un certain nombre de décisions.
En tout cas, là, c'est vraiment encore une fois sur le fait de soumettre une question au peuple et ça alimente un sentiment de... de frustration au sein de la population, ça alimente un sentiment du fait que les citoyens ne sont pas entendus et qui n'ont pas vos chapitres. L'élection
du président de la République au suffrage universel où De Gaulle est passé force n'était pas prévue par les textes. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé. Et on ne va pas me dire que les présidents qui ont été élus après ont été mal élus. Ils sont élus. Donc c'est bien le suffrage universel qui commande. Ce n'est pas des juges.
Alors Jacques Myard, votre coup de gueule ?
Alors c'est pas un coup de gueule, non, c'est effectivement, tous les événements que l'on connaît, notamment avec l'Iran, l'Israël, etc., le Liban, etc., montrent que le Proche et le Moyen-Orient fait partie de notre civilisation. Quand cet imbécile de Trump dit qu'il va ramener l'Iran, je dirais, à l'âge de Pierre, c'est lui qui vit à l'âge de Pierre, parce que notre civilisation... provient de cette zone. L'écriture au Liban, le premier alphabet, c'est l'alphabet libanais, ils ont invité la première ville, l'Urs, est née en Mésopotamie, et donc on a véritablement là, il faut connaître cette histoire, et savoir que, bien évidemment, les Iraniens sont fiers, effectivement, d 'avoir une civilisation qui commence 4000 ans avant notre ère. C'est très puissant et c'est passionnant. Alors il y a une multitude de dieux, ça m'a fait toujours rien. Je dis à chaque fois que je rencontre un curé, je dis alors quel est le bon ? Parce que moi j'en ai 400 en Mésopotamie. Quel est le bon dieu ? Mais ça montre une chose d'ailleurs, c'est que les hommes ont toujours recherché l'idée de Dieu. Et donc j'invite celles et ceux qui nous écoutent aujourd'hui. à s'intéresser à cette région du monde qui est très riche et qui est, sur le plan archéologique, qui montre que notre civilisation, bien sûr il y a du grec, bref, peu importe, mais vient aussi de cette partie du monde et qu'il ne faut pas, je dirais, la mépriser, tant s'en faut.
Oui, oui, mais vous avez raison, je ne sais pas si lui il veut ajouter quelque chose. Mais
que dire, à part que je vais à la bibliothèque juste après l'antenne pour... Merci pour ce tuto historique. Voilà, voilà,
je me
fais naisser de vous avoir converti.
Absolument. Je peux peut-être un coup de cœur ou un coup de gueule, je ne sais pas. C'est pour apporter mon soutien à Jean Quatremer, on en a peut-être déjà parlé ici, mais j'avoue que je suis halluciné. Jean Quatremer
a expliqué que c'est un journaliste qui est historique de libération, qui intervient sur LCI régulièrement, et sur LCI... et pas exactement dans la ligne de libération.
Voilà, c'est ça. Et j'avoue que je suis apétonné, parce que c'est plutôt un bon journaliste, il est réputé comme tel, il a 40 années de métier, et j'avoue que tout ce qu'il a proposé depuis lors était vraiment excellent, et vraiment très très intelligent. Le simple fait qu'il ait dit, il faut se poser les bonnes questions pour savoir quelles sont les forces en présence, et après le 7 octobre, se dire que c'était pas bien, de dire que, évidemment, soutenir des terroristes, ce n'est pas bien, soutenir l'antisémitisme n'est pas bien, sans soutenir... Taniaou, évidemment, et puis que la seule réponse au sein de sa rédaction, c'est de dire que ça crée un malaise et un mal-être auprès de la rédaction, c'est tout simplement lunaire. C'est-à-dire qu'un débat qui se voulait objectif, c'est de transformer un débat passionné et avec des... des relents, évidemment, pour le moins étonnants, et évidemment la meute qui s'est précipitée sur lui, puisqu'il avait fait un papier où il appelait Rima Hassan, qui qualifiait Rima Hassan de Lady Gaza, et donc ça a provoqué une plainte pour... Oui,
une plainte, et puis une mobilisation contre lui dans son journal, mais au-delà de ça, c'est la... C'est aussi l'intolérance et la radicalisation des opinions, même dans le monde de la culture. Je vois qu'Amel Bent a annulé sa venue dans une municipalité RN, ça avait été le cas également d'Amir. Dans un autre cas, c'était une municipalité RN qui avait annulé aussi la venue à Castres. Donc,
où
on en est ? aujourd'hui. Pour moi, c'est quand même deux sujets un peu
distincts. Sur le cas de la rédaction de Libération, c'est les histoires de mes chers confrères de Libération. Je leur laisserai gérer leur histoire que vous le souhaitez. En tout cas, ça demande d'un clivage générationnel au sein de la rédaction où on sait, pour ceux qui connaissent un peu ce petit monde, que Jean Quatremer est un peu esselé idéologiquement au sein de la rédaction, peut-être avec Luc Levaillant qui gère les portraits de Libération qui viennent d'une gauche. plutôt traditionnelle, laïque, anti-totalitaire, face à des jeunes qui... qui serait plutôt d'une nouvelle gauche, je dirais pas de la nouvelle France, mais de la nouvelle gauche, d'une gauche bien plus insoumise, plus protestataire, issue de l'ambiance des campus qu'on connaît dans les facs aujourd'hui, très engagée sur la cause palestinienne, etc. Donc il y a deux mondes qui s'entrechoquent, et évidemment c'est très compliqué. Après je pense que le grand public, genre de guéguerre interne, ça le dépasse complètement. Affaire à suivre, Jean-Luc Thomas. Oui, affaire
à suivre. Jacques Myard, ça vous inscrite pas ? Vous savez,
Libération, j'ai été traité par Libération de Chalmantiste de droite et de Charas de droite. Donc je dirais à la Libération. Là, j'ai été flatté. Et un jour, j'ai dit, il y avait une journaliste qui voulait m'interroger après ma visite en Syrie. Et j'ai dit, je peux quand même parler à Libération car j'ai parlé à Bachar. N'est-ce pas ? Et donc... Il faut de la diversité. Et donc, c'est tout. Voilà, ça ne va pas au-delà. Et je remercie Libération de m'avoir traité de Chevènementiste de droite ou de Charles de droite.
Voilà, et vous êtes un... Et
je le suis.
Donc, ils avaient... Il fait un peu
un art de droite, quand même.
On rappelle vos lignes. L
'anarchisme, ce n'est pas le désordre, cher ami. C'est celui qui agit sans recevoir le désordre. Le premier, ça a été Jésus-Christ. Le deuxième, c'est De Gaulle. Et le troisième, c'est moi.
Je
l'attendais, je l'attendais. Je crois qu
'on ne peut plus rien ajouter après cela.
Après ça, on jette le micro et on quitte le studio. Merci
à tous les trois. Très bon week-end, on se retrouve lundi sur Sud Radio.
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