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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bienvenue dans cette nouvelle vidéo Pépite. Aujourd'hui, Valérie Ayet se retrouve face à Jordan Bardella pour parler de la loi Asile-Immigration. D'après Valérie Ayet, cette loi révolutionnaire va aider à contrôler l'immigration et répartir équitablement les migrants entre différents pays d'Europe. Elle va donc attaquer Jordan, qui lui s'est opposé à cette loi. Seulement, comme vous allez le voir, cette loi est en rien une mesure de lutte efficace contre l'immigration, et Jordan Bardella va le prouver. En tout cas, elle va se faire démolir, et franchement, il y en a marre de ces macronistes. Je vous laisse voir.
'Europe, c'est quoi ? C'est la libre circulation à l'intérieur de nos frontières.
Surtout une
sacrée patte.
Et c'est… Un bien commun de notre Europe. Et moi, évidemment, je soutiens cet espace Schengen. Sauf qu'il y a eu un impensé depuis 40 ans. C'est la protection et le renforcement de nos frontières extérieures. Et avec ce pacte, enfin, à l'initiative du président de la République et de la majorité présidentielle, on a une solution concrète sur la table pour répondre aux défis migratoires et réguler l'immigration irrégulière. Concrètement, c'est quoi ? Pour la première fois, on va enregistrer les personnes qui arrivent aux frontières de l'Union européenne. Ça n'existait pas jusqu'à présent. C'est-à-dire qu'on va prendre leur identité, empreinte, passeport, photo, origine. Ça n'existait pas jusqu'à présent. Vous avez voté contre, M. Bardella. Vous êtes contre le fait de savoir qui entre sur le territoire européen ? Je suis assez surprise de ce positionnement. Ça, c'est le premier élément du pacte Asile et Migration. Le deuxième élément ? 'est que pour la première fois, là encore, on a une procédure d'asile, un examen des demandes d'asile directement à la frontière. Moi, je suis attachée au droit d'asile. Je pense qu'il faut effectivement qu'on permette aux femmes yézidis, aux chrétiens d'Orient, pardonnez-moi, aux Afghans, aux Syriens, de pouvoir bénéficier du droit d'asile en Europe, évidemment. Et aujourd'hui, demain, avec le pacte asile-immigration, on aura des demandes à la frontière directement qui nous permettront de dire très vite aux personnes si elles peuvent ou pas bénéficier du droit d'asile. Si elles ne le peuvent pas, elles sont renvoyées. Et puis le troisième élément, c'est le mécanisme de solidarité. Vous en avez beaucoup parlé, M. Bardella. Beaucoup. Vous avez dit, vous prétendez qu'Emmanuel Macron, avec le grand complot bruxellois, allait répartir des migrants partout dans nos villages. J'habite en Mayenne, M. Bardella, et les migrants, je ne les ai pas vus, les migrants dont vous parlez. Vous avez de la chance, mais vous êtes bien seule en France. La Mayenne ne sera pas grand remplacée. Moi, ce que je veux avec ce mécanisme de solidarité, c'est clair, c'est que les autres pays prennent leur part. Pourquoi ça devrait être toujours la France qui accueillerait les demandeurs d'asile ? Parce que c'est ce dont on parle, M. Bardella. On parle des demandeurs d'asile. Pourquoi ce serait systématiquement la France ? Pourquoi ce n'est pas Viktor Orban qui accompagnerait et accueillerait les demandeurs d'asile ? Pourquoi les Tchèques, les Slovaques, les Roumains, les Polonais n'accueilleraient pas les demandeurs d'asile ? nous devons accueillir, nous, aujourd'hui en France, M. Bardella. C'est ça, la solidarité.
Réponse de Jordan Bardella sur ce pacte migratoire et aussi ce principe prévu de répartition en cas d'afflux de demandeurs d'asile. C'est ce qui est contenu dans le texte.
J
'ai voté contre ce
pacte migratoire, précisément parce que ce pacte migratoire, il prévoit une équation très simple. C'est la répartition obligatoire des migrants dans les États membres ou la punition financière. Et vous prévoyez, Madame, dans ce pacte, des amendes versées aux États ? contre les États, payés par le contribuable français en l'occurrence, pour tout migrant refusé, de 20 000 euros par migrant. Exemple, 100 000 demandes d'asile en France. Si la France et les Français refusent cette immigration de fait accompli, 2 milliards d'euros d'amende seront adressés à la France. Donc, je rejette cette logique. Pour vous, madame, l'immigration, ce n'est pas un problème, c'est un projet. Moi, j'ai grandi, madame, et je me suis engagé politiquement en Seine-Saint-Denis. Et je me suis engagé politiquement pour que le quartier dans lequel j'ai grandi, que mon pays ne ressemble pas à la Seine-Saint-Denis et au quartier de Seine-Saint-Denis dans lequel j'ai grandi. Parce que les Français, madame, ils ont une inquiétude. C'est de se réveiller un matin et de ne plus reconnaître la France, de ne plus reconnaître le pays dans lequel ils ont grandi. Et il y a des millions de Français, madame, qui nous regardent ce soir et qui ont le sentiment, dans d'innombrables quartiers de France, d'être devenus des étrangers dans leur propre pays. Donc l'immigration pose une question. existentielle, Madame, fondamentale, pas seulement sur notre sécurité ou sur les comptes publics. Ça pose une question existentielle. Qui sommes-nous et qui voulons-nous être au XXIe siècle ? Qui voulons-nous rester comme peuple de France ? Et une deuxième question à laquelle vous ne répondez pas, et je vous la pose directement, y a-t-il trop d'immigration aujourd'hui en France ? Réponse, Valérie Allier.
savez comme moi que ce n'est pas le sujet, M. Bardella, qu'il y ait un problème d'immigration irrégulière. Ce n'est pas le sujet. Qu'il y ait un problème d'immigration irrégulière, je vous l'accorde. Madame, vous avez pulvérisé tous les records d'immigration
légale et illégale. 450 000 titres de séjour accordés par votre gouvernement. 140 000 demandés à la juge. Juste, vous avez posé une question à Valérie Ayer. 900 000 clandestins sur le centre français. On peut pas dire que l'immigration, c'est pas le sujet, Madame. Juste, vous avez posé une question à Valérie Ayer. Allez-y, répondez. Y a-t-il, oui ou non, trop d'immigration en France ? Réponse de Valérie Ayer. Les Français connaissent déjà ma réponse.
Nous devons gérer l'immigration irrégulière. Nous devons mettre un terme aux situations inadmissibles à Calais, dans les quartiers nord de Marseille. ou demain, aujourd'hui, à Menton. C'est une réalité. Mais pas du tout, M. Bardella. Demain, avec le pacte, ces situations n'existent plus puisqu'on enregistre les demandeurs, puisqu'on traite à la frontière européenne les demandeurs. Donc ça veut dire que les situations que nous connaissons aujourd'hui n'existeront plus demain. Et évidemment que les demandeurs d'asile dont vous parlez, et la France assume sa part beaucoup aujourd'hui. Ces demandeurs d'asile seront accueillis demain par d'autres pays qui n'assument pas leur part aujourd'hui. Donc c'est beaucoup plus d'efficacité. Et aussi, évidemment, beaucoup plus de solidarité. Pour que ce ne soient pas systématiquement les habitants des quartiers nord de Marseille, les habitants de Calais qui assument leur part en la matière. Donc oui, il y a un problème d'immigration irrégulière. Mais il y a des demandeurs d'asile qui ont droit à la protection. C'est ça nos valeurs européennes. C'est ça la civilisation européenne. Les femmes afghanes, elles ont droit si elles sont... persécutés, à pouvoir venir être protégés et vivre bien en sécurité en Europe.
Excusez-moi, mais vous vivez dans le monde des bisounours, madame. Vous me dites que l'immigration, d'abord, n'est pas un problème. Vous avez commencé cette émission. Je vais venir sur ce que je propose. Croyez-moi, je pense qu'avant même que j'ai parlé, les Français qui nous regardent ont bien compris que sur l'immigration, je n'aurais pas la main qui tremble. contrairement à vous, lorsque demain nous serons au pouvoir. Je ne comprends pas la plus-value d'accueillir des Afghans en France.
Donc ça veut dire que les femmes afghanes qui risquent leur vie en Afghanistan... Pas de droit d'asile. Le droit d'asile a
été... Attendez,
l'Afghanistan... Vous croyez l'exemple de l
'Afghanistan. L'Afghanistan est-il un pays en guerre ? Sous le régime des talibans, je ne suis pas sûr que ce soit une sorte de grande démocratie, en paix, pour
lesquelles les femmes peuvent vivre en toute liberté. L'Afghanistan est-il
un pays en guerre ? Non. L'Afghanistan est un pays aux mains des talibans dont une très grande partie de la population partage l'idéologie islamiste. Je ne souhaite pas que cette idéologie islamiste qui se développe aujourd'hui sur notre sol, qui fracture la société française, qui fait du mal aux femmes, qui ne veut plus seulement se séparer mais qui veut imposer à l'ensemble de la société française tous ces interdits, conquiert demain l'intégralité de mon pays, la France. Je veux que la
France reste la France. En tout cas, dites-nous en commentaire ce que vous avez pensé de cet échange. Pour ma part, je trouve que Jordan Bardella, à raison Mme Valérie, ne vit pas dans les quartiers populaires et ne connaît certainement pas le prix d'une baguette de pain. Et le journaliste semble avoir une préférence pour Mme Valérie.
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