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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Europe 1 Info, 13h-15h, Clélie Mathias. Bienvenue sur Europe 1, nous sommes ensemble pendant encore une heure. Europe 1 Info se poursuit avec les grands entretiens politiques et je reçois François Calfon, député européen, membre du bureau du Parti Socialiste. Bonjour. Bonjour. Soyez le bienvenu. Merci. Puisque vous participez au bureau du Parti Socialiste, expliquez-nous. Alors, si je comprends bien, l'idée d'une primaire divise à gauche, alors le PS va en faire deux. C'est ce qu'Olivier Faure a annoncé. Il souhaite qu'une première primaire, déjà une première, donc ouverte aux adhérents du PS et de places publiques ainsi qu'aux sympathisants sociaux-démocrates, d'après ce que j'ai lu, donc qui est déjà celle-ci. Les militants vont devoir se positionner. Et ensuite, donc il y aura un candidat qui va être désigné pour cette première primaire et ensuite le candidat en question va participer à une deuxième primaire qui est celle... c'est la LUE bien sûr, la grande primaire de la gauche on va dire, donc deux pour le prix d'une.
Alors on dit toujours que les socialistes ont le sens de la synthèse, là Olivier Faure a particulièrement le sens de la synthèse, et il a communiqué manifestement à les médias, mais il n'y a aucune décision du bureau national, ni aucune décision de personne là-dessus, donc c'est quand même un peu une difficulté. Maintenant je vais quand même être clair. Donc là
vous êtes en train de dire que c'est Olivier Faure qui a annoncé ça comme ça ?
Il n'y a pas de majorité pour ça. D'accord. Ça va bien
l'unité OPS là en ce moment.
une forme d'unité avec nous-mêmes, mais on va quand même essayer d'aboutir parce que vous savez, moi je suis tellement unitaire que je peux être unitaire pour 1, pour 2, pour 3, pour 4, pour 15.
Ça va pas vous arranger pour la présidentielle. Je
suis bien d'accord, donc comme je veux pas désespérer ni vous-même ni les auditeurs, on va essayer quand même de tirer les fils de ce qui pourrait être fait. Il y a eu un refus de ce qu'on appelle la petite primaire, la primaire de la... Gauche avec les Verts, le PC, etc. Pourquoi nous, nous étions une grande partie du parti socialiste, les sociodémocrates, en désaccord avec ça ? Parce qu'on a des désaccords de fond. Donc on ne va pas dire embrassons-nous Folleville, alors que par exemple sur la loi de programmation militaire, nous on y est favorable, ils s'y sont défavorables. Enfin j'en passe, c'est des meilleurs. Donc par contre, dans les propos d'Olivier Faure, il y a des bouts de vérité, bien sûr, il faut toujours tirer le bon fil. Et le bon fil, c'est que nous, nous souhaitons, et je pense qu'Olivier Faure aussi, puisqu'il l'a exprimé par cette annonce, qu'on puisse choisir entre les candidats et les formations social-démocrates, et entre candidats et formations social-démocrates. Donc ça veut dire, j'ai entendu qu'Olivier Faure maintenant voulait se présenter, grand bien lui fasse. Mais plus sérieusement, je pense qu'il faut choisir quelqu'un qui a l'orientation politique qui finalement correspond à notre logiciel. Ça peut être et c'est... Bien possible que ce soit Raphaël Glucksmann, mais ça peut être aussi François Hollande, Bernard Cazeneuve, Gérôme Guèche. À
travers une primaire, on le choisit.
À travers un choix qu'on appelle un vote, appelé une primaire si on veut. Un vote, un choix des militants. D'accord, qui mettent un bulletin dans
l'urne. Voilà. Pour un candidat.
Voilà.
D'accord. Parce que primaire, c'est très
confusant. On a l'impression d'un très grand truc. Là, on n'a plus vraiment le choix. Mais surtout le temps presse. Le temps presse. Le temps presse, je suis d'accord. Le temps presse. J'ai même pas repris le mot primaire. Non, d'accord. Parce que je pense que c'est bien, contrairement à d'autres partis politiques, ce ne soit pas le chef qui décide, qui consulte, par exemple, entre Mélenchon et Jean-Luc, si Jean-Luc Mélenchon va être candidat. C'est bien qu'il y ait un peu un vote. Maintenant, une grande primaire, je pense que... Mais oui, mais en même
temps, ils sont en ordre de bataille, parce qu'on dit, il y a la tenaille entre l'FI et l'ERN qui monte dans les sondages et qui déroule, parce que là, eux, ils sont plus ou moins prêts. Mais vous avez parfaitement raison. Et vous, vous posez la question d'une double primaire. Non, moi, je... Non, la deuxième, je n'en veux
pas, et je pense qu'il n'y en aura pas. Donc ça, c'est très clair, puisque vous voulez des réponses claires. Par contre, il faut une désignation, oui, rapide, des 3-4 candidats. Pour moi, il y en a même 3. il y en a même deux possibles, et puis on choisit. Ah
voilà, ça se réduit là, on est passé de... Donc, il faut
un principe de réalité. Alors
lesquels ont votre choix ? Il y a ceux
qui peuvent. Est-ce qu'on est passé
de 4 à 2 maintenant ? Il
y a ceux qui peuvent, il y a ceux qui pourraient, ceux qui peuvent, celui qui peut et qui peut bien, d'ailleurs, ça se passe bien, son lancement de campagne, c'est Raphaël Glucksmann, et celui qui pourrait et qui le souhaite, manifestement, c'est François Hollande. Et il y a ceux qui veulent, je viens de découvrir qu'Olivier Faure voulait, donc c'est le premier secrétaire, s'il veut... D'accord. Mais moi je pense que, si vous voulez, pour être un peu plus sérieux, parce que là la course de petits chevaux ça suffit. L'extrême droite est en ordre de marche, et même aux portes du pouvoir, ce que nous ne voulons pas. En face, il faut une candidature sérieuse. L'extrême gauche est en ordre de marche, monsieur Mélenchon. Mais moi, ni je veux, ni je crois qu'il ne puisse battre l'extrême droite. Il faut un candidat de gauche, social-démocrate, on en définit le périmètre, on choisit vite, vous avez raison, pas parmi 25 personnes, et on rentre en campagne.
Écoutez Raphaël Glucksmann, dont vous parliez, député européen, président de Place Publique. Il était l'invité de France Info ce matin et il exprime ses réserves, comme vous, sur l'idée d'une double primaire, à gauche.
Je n'ai toujours pas compris ce processus. Je vais être sincère avec vous, je ne comprends pas de quoi il s'agit. Et donc nous allons avoir une réunion et nous allons en discuter. J'étais opposé à la primaire dite de Bagneux parce que je pense que c'était une machine à perdre. Là, au lieu d'une, on nous en propose deux. Je ne pense pas que quand on a une primaire qui est une machine à perdre, deux primaires seraient une machine à gagner.
Oui, alors il va effectivement dans votre sens Raphaël Gluckson. Ou je vais dans le sien. Ou vous allez dans le sien, je ne sais pas. Non, on est très alignés, oui. J'ai cru le comprendre. Mais il représente place publique, il n'est pas au Parti Socialiste, il est à la place publique. Oui, enfin,
à même temps, vous savez, le place publique en question, il a conduit la liste sur laquelle j'ai été élu aux élections européennes au nom du Parti Socialiste. Le place publique, son parti, donc, plus petit parti, mais nouveau, est membre du Parti Socialiste Européen en tant que parti. Il préside la délégation. socialiste française au Parlement européen. Donc là, on parle plus que d'un compagnon de route. Je considère que Raphaël Guzman fait partie de la famille socialiste. D'accord, mais François
Calfon, ce n'est pas le PS. Est-ce que... Non, non, mais ma question est différente. C'est-à-dire que si jamais... Admettons, on n'a pas compris si c'était une primaire, un vote, un sondage, un chifoumi, je ne sais pas, enfin bref, que ça n'aurait pas lieu cette double primaire. Exactement, donc je ne sais pas comment, mais si Raphaël Glucksmann émerge et est le candidat de la gauche, comme vous le souhaitez, c'est-à-dire que le PS, en quelque sorte, disparaît quand même derrière place publique.
Ça, ça ne me dérange pas, en l'été, c'est l'élection présidentielle. Mais c'est
un pan de l'histoire de France que... Ah, il
ne disparaît pas du tout, je vous rappelle, parce qu'on va appuyer sur Ripley deux secondes, aux élections municipales, le parti... c'est 800 mérits gagnés, 800 quand même, excusez-moi du peu, quand par exemple nos compétiteurs à gauche La France Insoumise, combien de mérits à votre avis ? C'est pas un quiz mais... Je laisse le suspense pour nos auditeurs, c'est pas par rapport à vous bien sûr. C'est 7 mairies, donc on est à un rapport de 1 à 100. Donc le Parti Socialiste, je vous rassure...
Oui, mais ça voudrait dire pas de candidat sous l'étiquette PS.
Oui, c'est ce que je vous ai dit. C'est
symbolique, mais quand même.
Vous savez quand François Mitterrand a créé le Parti Socialiste, le nouveau Parti Socialiste était déjà mort en 1969-70. C'est déjà une vieille histoire. Ça fait longtemps qu'on parle d
'un vieux cadavre à la renverse, mais bon.
Non, il n'était pas du tout. Et lui, il n'était pas adhérent au PS à Mitterrand, il était adhérent à un micro-parti. qui était le sien, qui s'appelait la convention des institutions républicaines. Ça ne l'a pas empêché d'apporter au Parti Socialiste deux fois le succès à la présidentielle. Donc vous voyez, ça je relativise un peu. Et puis moi-même qui suis, parce que vous êtes là à m'annoncer, d'ailleurs on l'annonce régulièrement, la mort du Parti Socialiste. Moi-même qui suis eurodéputé socialiste... Non, je ne vous l'annonce
pas. Vous êtes parfaitement dans votre rôle. Si c'est place publique qui représente la gauche, ça veut dire que le PS, on n'a pas de candidat. La grande
idée socialiste, elle survit au parti. Avant, le parti socialiste ne s'appelait même pas. Parti Socialiste, avant 1971, il s'appelait « Section française de l'internationale ouvrière ». La SFIO. Bon, eh bien, que demain, je suis attaché au nom du Parti Socialiste, qu'il puisse se réinventer, quelque part, c'est la réinitialisation du logiciel, c'est très bien. Et puis je vais vous dire, en Europe... Pourquoi vous ? J'ai la chance d'avoir des collègues bulgares, suédois, danois, italiens, j'en passe, c'est des meilleurs. Le mouvement socialiste, il existe à l'échelle mondiale, à l'échelle européenne. Et si, par exemple, nous assurons la transition écologique au Parlement européen, c'est parce qu'il y a des socialistes. Donc on ne tue pas une grande idée. Cette idée, elle est vivante et j'espère qu'elle sera extrêmement influente à l'élection présidentielle.
Est-ce que je peux me permettre, François Calfon, une question personnelle
? Mais tout à fait.
Pourquoi est-ce que vous n'allez pas directement chez Place Publique ?
que je suis socialiste, que j'ai passé l'âge de changer d'option, mais je suis parfaitement ami personnel de Raphaël Glucksmann, et comme on est y compris dans la même délégation, c'est-à-dire qu'on travaille ensemble au Parlement européen, je vais même vous faire une confidence, pas personnel mais politique, on est parfaitement alignés politiquement. Mais
alors dans ces cas-là, la question inverse, est-ce que Place Publique ne devrait pas venir sous l'étiquette et la bannière PS ?
Si on fait cette consultation entre socialistes... Les deux primaires, je vous ai dit une désignation démocratique.
Si c'est la même chose, si finalement vous dites PS, place publique, même combat.
La question, il faut la poser à Raphaël Glucksmann quand vous l'aurez en face de vous. Oui, mais puisque vous le connaissez bien, vous le soutenez, est-ce que vous ne pouvez pas lui l'influencer Tous les jours, j'essaye, mais c'est pour le bien commun.
Au fond, si c'est le même parti, si c'est les mêmes idées, les mêmes combats.
Je l'ai répondu tout à l'heure, mais je n'ai pas un peu fait un flop parce que vous manquez de culture socialiste. Mais le parti, le parti... de Raphaël Guzman qui s'appelle Place Publique. Vous savez, nous, on a des partis internationaux puisqu'on croit que le socialisme, c'est pas dans un seul pays. Il a adhéré en tant que parti Place Publique, un parti qui est notre parti européen dans lequel le PS est adhérent, où il y a le point et la rose, vous voyez, le point et la rose, le Parti Socialiste. Et bien, son parti Place Publique, qui est jaune avec son logo en France, il est adhérent au Parti Socialiste Européen. C'est-à-dire que quiconque est adhérent de Place Publique est mécaniquement adhérent du Parti Socialiste Européen.
Européen ? Oui. Oui, mais là on parle de l'élection présidentielle française.
Mais vous m'avez dit, est-ce que c'est très lié, pourquoi vous avez deux parties ?
Oui, mais avouez que ça peut être confusant quand même. Dès
qu'on est en Europe, on est dans le même parti, donc on est quand même très très près.
Oui, mais pourquoi en France, c'est pas le cas. Mais ça c'est
bien qu'il y ait des gens qui tout d'un coup disent, vous savez, c'est comme chasseur d'appartements, toutes ces émissions, très à la mode, on voit un bel appartement haussmannien vieilli, et puis il y a des gars qui arrivent, qui ont beaucoup de goût, qui refont l'appartement au jus d'aujourd'hui. Et bien vous avez l'alliance de ce qu'est un très bel Haussmannien, donc une vieille maison comme la nôtre, et puis ensuite la rénovation. Et bien Place Publique vient rénover un peu nos pratiques, notre manière de faire, notre logiciel politique. C'est très bien, c'est très bien.
Après ces questions sur la politique politicienne, si j'ose dire, et la présidentielle, on parlera des préoccupations importantes des Français, la sécurité et la protection des enfants aussi. Dans un instant avec vous, François Calfon, député européen.
Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info, il est 14h14 avec Lélie Mathias sur Europe 1. 13h15, Europe 1 Info. Et les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info se poursuivent avec vous Clélie Mathias, c'est votre invité François Calfon, député européen et membre du bureau du Parti Socialiste.
Avant de parler de la casse des violences de ce week-end, avant de parler de la protection des enfants, je voudrais juste un mot avec vous François Calfon sur ce qui a été décidé lundi au sein de l'Union Européenne puisque les eurodéputés et les Etats Européens ont trouvé un accord sur une réforme qui ouvre la voie à des créations de plateformes. donc ce qu'on appelle des oeuvres dans des pays partenaires pour les migrants. Voilà, pour faire court. Alors, c'est pas encore tout à fait fait, parce qu'il faut encore que le Parlement et le Conseil européen valident, pour être clair. Cela va dans le sens, en tout cas ce texte traduit une volonté de durcir la politique migratoire de l'Union européenne. C'est aussi la droite, l'extrême droite au Parlement européen qui pousse pour ça. La France est réservée, et même le RN aussi. Écoutez Edwige Diaz, qui était mon invité en début de semaine, elle s'oppose à cette décision.
Voici pourquoi. C'est pas la solution, parce que... envoyer des personnes vers ces destinations ça nécessite une sacrée logistique ça nécessite des moyens aussi et donc plus vous empilez les conditions moins vous avez de chances d'arriver à vos fins. Nous ce que nous souhaitons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella c'est empêcher les étrangers d'arriver au sein du continent européen et aussi au sein du territoire national en leur disant si vous arrivez clandestinement vous n'aurez aucun espoir de régularisation vous devez formuler votre demande d'aide dans votre pays d'origine. L'ERN qui préfère agir en amont.
Mais il y a deux ERN parce que, pardon, mais on parle européen, Jordan Bardella et son groupe, qui est quand même la plus grosse délégation au Parlement européen française, ils ont voté ça, donc il faut qu'ils s'accordent entre eux. Parce que ça, je pense qu'ils n'assument pas trop, mais c'est quand même ce qu'ils ont voté. Ensuite, maintenant, revenons quant au fond du sujet. Imaginez que vous êtes au hasard ressortissant du Niger. Vous venez en France, il n'y a pas beaucoup d'immigration nigérienne, mais je suis prise, donc Afrique subsaharienne. Vous venez en France demain et on vous renvoie en Albanie. Bon, alors moi je veux bien que, parce que le Niger ne voudrait pas vous reprendre, on vous renvoie en Albanie, mais enfin, qu'on puisse contrôler l'immigration, c'est un débat présidentiel qui est tout à fait honorable, il y en a qui sont plus ouverts que d'autres, mais enfin, il y a les principes minimum finalement d'humanité, on ne va pas vous renvoyer dans un pays dans lequel vous n'avez rien à voir. Et moi je pense que la voie, puisqu'on en a beaucoup parlé de l'Algérie, c'est plutôt de se réconcilier un peu, il y a toujours des contentieux avec l'Algérie, et qui reprennent ses occultés. plutôt qu'en renvoyer un Algérien demain en Albanie. Deuxième chose quand même sur le plan des droits, et ça n'arrête pas le débat migratoire, mais enfin ensuite dans ce texte il y a aussi le fait qu'il y a un recours, alors mettons un pays dans lequel il y aurait des problèmes politiques, le gars fait un recours en disant mais je suis vraiment persécuté chez moi, mettons le Sénégal, quelqu'un qui est homosexuel et qui a peur d'être finalement discriminé, plus que discriminé, emprisonné. eh bien le recours ne serait plus suspensif. Ça veut dire que le type il est en Albanie, puis ensuite on le renvoie, pendant que le juge travaille, le juge français, il va au Sénégal. Bah ça c'est pas sérieux quand même. Donc, on peut avoir des politiques migratoires, plus ou moins ouvertes. La France est
réservée, et d'ailleurs, encore une fois, il y a des réserves. Je suis opposé. La position officielle, c'est la réserve, mais pour autant, si ce texte passe, qu'est-ce qui va se passer
? Est-ce que la France le fera ou pas ? Moi, je vais vous dire la réponse, parce qu'on n'est pas loin de la campagne électorale, et que je suis un militant politique, qui est d'ailleurs contenu dans le livre de Raphaël Glucksmann. Je pense qu'en matière migratoire, on souffre d'une double opposition. des no-borders dans une certaine partie de la gauche qui disent circuler, il n'y a rien à voir. Ben si, quand même, il y a un équilibre à avoir dans un pays et des xénophobes. Donc Raphaël Guzman dit qu'il faudrait peut-être un peu dépolitiser le sujet, le dépassionner, faire une conférence citoyenne et retenir un certain nombre de choses. Et qu'est-ce que sont les sujets sur l'immigration ? Ben c'est qu'il faut retenir le fait qu'on a besoin d'une immigration de travail. Bon, ça c'est tout à fait clair. Après, il y a des débats et je pense que si on met des Français de tous bords autour de la table, ils arriveront à faire... du consensus. Les débats, c'est est-ce qu'on doit plutôt privilégier les pays de nos locuteurs, des gens qui parlent français, donc c'est plutôt l'Afrique subsaharienne, c'est plutôt finalement le Maghreb, les pays qui connaissent nos systèmes, ou est-ce qu'on va privilégier uniquement les diplômes ? Vous voyez ce genre de choses. Et dans quelles conditions on raccompagne ? Et puis il y a un débat, ça ouvre, sur votre question suivante, parce qu'il ne faut pas être trop long, sur la question de l'intégration. C'est-à-dire c'est quoi le contrat républicain ? On vient ici, on n'est que des agents économiques. On pourrait nous faire cette critique-là, vous la gauche, vous êtes prêts à fournir une armée de réserve au grand capital ? Ben non. Mais quand on vient dans un pays, qu'est-ce qui fait que l'intégration marche ou marche pas ? Ça c'est la deuxième partie du débat sur l'immigration, qui est un débat noble et qu'il faut avoir.
Avant d'en venir aux violences et à la casse de ce week-end dernier, je voudrais quand même avoir votre sentiment sur ce qui se passe. Là, on est encore en train de chercher la pauvre Liana. Et on pense évidemment à sa famille. Il y a encore des battues qui sont organisées par la gendarmerie, avec des cavaliers qui maintenant prêtent leur aide. Mais surtout, on s'interroge quand même. Vous avez vu, il y a un homme. Un père de famille, 41 ans, qui a été mis en examen et placé en garde à vue. On en sait un peu plus sur son profil, pour le moins inquiétant. Il y a eu plusieurs signalements, il y a eu plusieurs plaintes pour lui sur des faits d'agression sexuelle sur mineurs, sur des enfants de 10, 11 ans. Et on apprend qu'il n'a jamais été convoqué, jamais été convoqué. Entendu, alors il y a eu une enquête administrative, ministère de la justice, ministère de l'intérieur, qui va être lancée. Mais quand même, est-ce qu'il n'y a pas là des défaillances, François Capron
? Attendez, on va commencer par le commencement. Moi, je ne suis pas expert politiquement de ces sujets, donc je ne me défausse pas, donc je vais réagir comme citoyen. Moi, je suis extrêmement choqué, mais... Et pour moi, c'est un monde que je découvre, qui sont l'ampleur des violences faites aux enfants. Vous le découvrez,
il y a le périscolaire, il y a l'aide sociale à l'enfance, ça n'arrête pas. Bien sûr
qu'il y a des violences sexuelles faites aux enfants, je le connais, parce que les auditeurs vont dire, mais il est responsable de rien, qu'elle le font, il ne suit pas. Mais la profondeur, l'ampleur, les complicités des violences sexuelles faites aux enfants, Comme on dit de nos jours, j'hallucine, mais au sens propre, j'hallucine. Donc on n'attend pas d'un responsable politique qui soit juste dans l'indignation morale. Deuxième chose, pour vous répondre très précisément, j'entendais chez certains de vos confrères des médias, des avocats spécialisés dans le recueil de la parole des enfants, ils disent en gros la justice, les juges d'instruction, alors vrai ou faux, moi j'accuse pas une institution de politisation ou autre. ne croient pas, a priori, la parole des enfants. Et en l'espèce... Oui, mais
ça change quand même.
Ah bah tant mieux que ça change, mais là, ça n'a pas suffisamment changé quand même. Et donc je pense qu'il va falloir, sur toutes ces affaires-là, une sorte de big bang, alors on dit des grenelles, j'aime pas trop ça parce que finalement ça banalise, une prise de conscience collective et un niveau de réaction de la société bien supérieur à la fois sur les violences sexuelles faites aux enfants et sur... la production systémique de violences sexuelles faites aux enfants.
Est-ce qu'on a le temps d'un Grenelle ? C'est urgent, il s'agit de nos enfants. J'essaie d'être précis,
parce qu'on a parlé bien sûr des cas du périscolaire, mais la prostitution des jeunes gens, des jeunes gens mineurs, dans les structures de l'ASE, apparemment c'est... totalement endémique. Donc la question qui est posée, puisque c'est la question que vous me posiez, c'est est-ce qu'il faut un changement braqué, un changement conceptuel de paradigme dans la réponse de la société ? La justice ? Le périscolaire ? l'aide sociale à l'enfance qui sont...
Là on parle juste en fait même d'un simple dossier qui s'est perdu dans des bureaux, qui s'est mis des mois et des mois. Je ne me défose absolument
pas, mais s'il n'y a pas un changement, cette affaire-là, dans un an on en reparle, ce sera une autre. Donc il faut vraiment qu'on nettoie les écuries d'Ogia sur ces phénomènes-là qui sont pas simplement, moi j'hallucine comme je dis, pas simplement, comment dire, massifs. mais qui sont en explosion. Je veux dire, est-ce que c'est normal, y compris parce que la réponse pénale n'est pas là, que des jeunes gens qui ont été blanchis sous le harnais du narcotrafic se reportent sur des terrains de jeu, des terrains de recrutement qui sont les structures de l'aide sociale à l'enfance pour prostituer des jeunes gens extrêmement jeunes ? 12 ans, 14 ans, et ça, les encadrants, les gens disent, quelque part, on est au stade, comme avant le MeToo, on dit, ah ben c'est comme ça. Ah ben on n'y peut rien, on en est là. Donc il faut, alors le MeToo, expression forte au moins elle sera comprise, il faut le MeToo de la pédophilie, beaucoup plus. C'est que ça a commencé par les milieux autorisés, monsieur Duhamel, etc. Mais c'est un phénomène massif de personnes qui sont vulnérables et qui ne sont pas traitées comme telles.
François Calfond, les violences de week-end dernier, à la suite de la victoire du PSG, je vous poserai deux questions. On a vu, il y a eu les premières comparutions. et peu de peine de prison ferme. Est-ce que c'est à la hauteur de ce qui s'est passé samedi dernier ? Première question.
Non. Clairement non, mais je ne pense pas qu'il y ait une clévence de la justice. Je pense qu'il faut un régime de la preuve. Et donc ça, ça pose aussi la question... La reconnaissance
faciale, par exemple
C'est des débats qu'il faut ouvrir. Vous êtes
favorable
Il y a une expérimentation pendant les JO de 2024 qui s'est passée, qui n'a pas été critiquée, mais il faut trouver la bonne balance, le bon équilibre entre, mais attendez, je termine, on peut quand même faire un peu plus de 146, et on le peut, entre l'efficacité et la société du contrôle, parce que la société généralisée de la Chine, c'est la Chine qui fait ça, le crédit social, vous avez fait une bêtise, vous n'avez plus le droit de sortir dans la rue. faut quand même équilibrer mais clairement dans ces histoires de violence urbaine de violence collective il ya un problème de régime de la preuve et on peut pas en vouloir au juge de dire bah voilà j'ai pas de preuve il était pris dans trois ou quatre il n'y a pas de preuve je le condamne pas et quand ils sont condamnables ou condamnés ou judiciarisés voyez vous par exemple je donne un exemple très précis vous prenez un mortier le fameux mortier c'est interdit d'avoir des mortiers qui tirent des feux d'artifice bah c'est quand même pas la même chose parce que ça j'ai vu des images de gens qui ont été appréhendé par la police. De tirer le mortier avec des fusées dans le ciel pour fêter les choses, c'est répréhensible parce qu'on n'a pas le droit d'avoir des mortiers. Et de prendre le mortier comme arme. Prendre le mortier comme arme avec une preuve. François Calfonje, je vous demanderai une réponse
très rapide parce que là évidemment on est à un cours de temps. Qui doit payer -ce qu'on doit agir sur les prestations sociales, par exemple, comme le dit le gouvernement ?
Moi, je n'y suis pas favorable, je le dis très fortement. Par contre, il doit y avoir une réponse pénale, éducative pour les mineurs. Moi, je pense qu'il y a un débat qui est ouvert à chaque fois que je dis ça. Le débat, c'est quand il y a des troubles manifestes à l'ordre de public qui peuvent être prévus. Est-ce qu'il n'y a pas des limitations de circulation, notamment au niveau des mineurs ? Je pense que c'est un sujet, ça.
Merci beaucoup François Calfon, député européen, membre du bureau du Parti social.
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