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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Au sommaire aujourd'hui, la députée de la France Insoumise Clémence Guettet détruit Bardella. Marion Maréchal Le Pen se fait aussi à son tour détruire par un député de la France Insoumise. Et pour finir, Rima Hassan dit ses quatre vérités au ministre des Affaires étrangères par rapport à Israël. Une séquence à ne pas manquer à la fin de cette vidéo. Et comme d'habitude, n'oubliez pas le petit like pour soutenir mon travail. On commence avec la députée de la France Insoumise, Clémence Guettet, qui a pris la parole suite à la victoire du PSG. Elle a dit « Paris champion ». Bravo aux joueurs et aux supporters. La victoire d'un collectif, d'une vision, d'une détermination. À cette heure, des milliers de personnes affluent vers Paris pour fêter ce titre historique. Je demande au ministre de ne pas gâcher la fête une nouvelle fois. Laisser aux Parisiens et Franciliens la fierté et la joie pour ce soir. Pas de répression violente. Le désastre de l'année dernière ne doit pas se reproduire. Bardella n'a pas perdu une seconde et en a profité pour dire ce tweet d'une personnalité LFI illustre à lui seul le concept de Nouvelle-France. Le soutien inconditionnel à ceux qui détruisent le bien d'autrui, à ceux qui bafouent nos lois et salissent nos fêtes populaires. le mépris affiché pour nos forces de l'ordre accusés d'être les auteurs de l'insécurité. Toute l'indignité de la France Insoumise est résumée dans cette prise de parole. Ce à quoi Clémence Guettet a répondu « Monsieur Bardella, vous n'y connaissez rien en maintien de l'ordre et vous n'étiez bien sûr pas dans les rues de Paris pour le sacre d'hier. » Hier, des dizaines de milliers de personnes ont été empêchées de célébrer. Hier, la police a chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement. Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu'ils étaient rassemblés. La France, ce n'est pas les paniques stupides de ces news, voilà la réalité du terrain. Bien évidemment, toute l'extrême droite s'est servi de ces débordements pour faire de la récupération politique, comme Marion, maréchal Le Pen, qui a tweeté « Paris a connu les Vikings, les Huns, les Anglais, les Prussiens et les Allemands ». Au XXIe siècle, ce sont désormais des hordes venues de ces banlieues qui déferlent au moindre prétexte pour piller, casser, incendier, violenter les Parisiens et affronter les forces de l'ordre. Puisse notre ministre de l'Intérieur humilié sauver son honneur en présentant sa démission avant lundi. Le député LFI Antoine Léomon lui a répondu en disant « Plutôt que de multiplier les insultes contre les banlieues et leurs habitants, Auriez-vous l'amabilité de nous dire qui vous a prêté 800 000 euros juste avant la clôture de votre compte de campagne européenne, vous évitant ainsi in extremis son rejet et votre inéligibilité ? C'est courant chez l'extrême droite. On a l'impression, après Jean Messia, le voleur de cagnotes, on a Marion Maréchal Le Pen qui veut donner des leçons. Et tous ces médias d'extrême droite qui parlent juste des débordements, c'est Anas Kazib qui en parle le mieux. Regardez.
je veux pousser un coup de gueule, je suis en train de dîner devant BFM TV, c'est juste incroyable, c'est un niveau d'anxiété, je veux dire, dans aucun monde il n'existe une ville qui vient de gagner pour la deuxième année consécutive, la ligue des champions, et en fait, Sur BFMTV, ils sont en train de parler d'interpellation. Donc, on a mis le spécialiste police-justice. Vous imaginez, le Paris Saint-Germain vient de gagner la Ligue des Champions, la deuxième Ligue des Champions de son histoire. C'est un truc historique, je veux dire, ce qui est en train de se passer. Et BFMTV, ils mettent le spécialiste police-justice face à un syndicaliste, un policier du syndicat Alliance, s'il vous plaît, pour discuter de la situation. Il ne se passe rien. Il se passe rien, les gens sont en train de filmer les Champs-Elysées, manque de pot pour eux, les gens sont en train de fêter, ils marchent, ils rigolent, ils sabrent le champagne, etc. Et eux, ils sont en train de parler comme s'il y avait la guerre civile dehors, en fait. Et à part des images de flics qui gazent les supporters, les gens qui viennent fêter, mais dans quel monde ça existe, dans quelle ville ça existe ? Imaginez Barcelone qui gagne et les Barcelonais qui sont interdits d'aller... À l'avenue La Rambla, à Barcelone, imaginez les Madrilènes être interdits aussi. Imaginez Naples. Les amis, vous pensez que si Naples gagne la Ligue des Champions, la ville, comment elle sera ? Je veux dire, il n'y a qu'en France et à Paris notamment, où un club peut gagner deux fois la Ligue des Champions et... La population est réprimée, la jeunesse est réprimée, gazée, depuis tout à l'heure. Il y a des mouvements de foules. Ben oui, il y a des mouvements de foules, vu qu'on leur tire dessus au LBD et on leur jette de la bombe lacrymogène, alors qu'ils sont en train de regarder un match de foot. Et c'est un truc de dingue. On a normalisé ça, en fait, dans ce pays, et c'est un scandale. Et vraiment, les chaînes, la BFM, etc., tu te dis, mais peut-être qu'ils vont faire deux secondes pour apprécier quand même la victoire du Paris Saint-Germain. Ils n'en ont rien à taper. Eux, leur... préoccupation, 20 minutes après la fin du match, c'est d'inviter des syndicats de police pour parler de la répression et faire le service après-vente.
Le PSG vient de faire quelque chose d'historique, une deuxième Ligue des Champions, et leur premier réflexe, c'est d'inviter des policiers et des spécialistes de la peur. Pas un mot sur les joueurs, pas une analyse tactique, pas d'image de la fête. On dirait qu'ils attendent que ça dégénère. Manuel Bombard a aussi pris la parole pour parler de ces débordements. tout en pointant du doigt qu'il faudrait des zones dédiées pour les supporters. Regardez.
Est-ce qu
'il y a eu à vos yeux des failles dans le dispositif de sécurité ?
D'abord, je vais dire évidemment que je regrette les débordements qu'on a pu constater, mais que je souhaiterais qu'on fasse attention de ne pas cibler l'ensemble des supporters, puisqu'il y a eu des dizaines de milliers de personnes dans la rue hier, et il y a eu malheureusement des débordements. À partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait. de la gestion de la soirée d'hier telle qu'elle a été organisée par le gouvernement. Et personnellement, j'ai entendu qu'on refusait l'installation de FanZone pour des raisons de sécurité et que finalement, ça se traduit par des débordements. Donc je me pose la question de savoir, et je crois plutôt que quand il y a des événements de cette nature, on devrait essayer d'organiser. cette fête, de l'encadrer, de lui proposer des lieux pour qu'elle puisse s'exprimer, pour éviter précisément ce type de débordement.
Marine Le Pen, Jordan Bardella ont dénoncé ces débordements. Je les cite sur les réseaux sociaux. Il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes. Pour Marine Le Pen, Jordan Bardella dénonce des bandes qui s'en prennent au bien public, au commerce et aux forces de l'ordre.
Pas vous. Mais c'est n'importe quoi. Il n'y a malheureusement pas qu'en France que des événements sportifs se traduisent par des débordements. Je peux vous dire qu'en Angleterre... En marge du match de football, il y a eu malheureusement pendant des années et des années des débordements. Donc que la situation d'hier ne soit pas acceptable, c'est une évidence. Je propose qu'on essaye de réfléchir à comment on met en place des modalités d'organisation de ces cérémonies populaires pour qu'elles ne se traduisent pas par ces débordements, mais qu'on évite de jeter l'opprobre sur l'ensemble des supporters de football qui pour la plupart et pour l'immense majorité d'entre eux ont fait la fête. Et c'est bien qu'on puisse faire la fête aussi sans participer de ces dégradations.
C'est une bonne idée. C'est rare que quelqu'un le dise. Les débordements sont marginaux. La quasi-totalité des gens sont venus faire la fête. Alors, au lieu de diaboliser tout le monde, il faut organiser des fanzones officielles pour canaliser la foule et arrêter de passer son temps à fliquer plutôt qu'à célébrer. C'est simple, c'est logique. Mais en France, on préfère encore une fois prendre les gens pour des suspects. Manuel Bombard en a aussi profité pour parler du Liban et apporter son soutien. Regardez.
Quelques secondes pour parler de la situation au Liban. Bientôt quatre mois de guerre et Israël continue d'avancer dans le pays, dans le sud Liban. Notamment ce matin, l'admée israélienne a pris la forteresse de Beaufort qui est un lieu stratégique et historique. La France demande une réunion d'urgence. On vient d'apprendre du conseil de sécurité de l'ONU. Vous soutenez cette démarche ? Évidemment, mais il
ne faut pas faire que ça parce que c'est intolérable ce qui se passe aujourd'hui. Moi, je veux dire mon soutien, ma solidarité avec le peuple libanais. Mais la France, elle a des leviers pour agir. Donc maintenant, moi, je demande la suspension immédiate de l'accord d'association qui existe entre l'Union européenne et Israël. Je demande des sanctions immédiates contre le gouvernement de M. Netanyahou. Ça, la France peut le décider. Alors qu'est-ce qu'elle attend pour le faire
Manuel Bompard a raison. La France regarde encore une fois ailleurs pendant que le Liban se fait envahir. C'est toujours pareil. Quand c'est Israël, on ferme les yeux. Pas de sanctions, pas d'accord suspendu, rien. Juste des communiqués et de la diplomatie à deux balles. Pendant ce temps, les bombes continuent de tomber sur des civils. Suspension immédiate de l'accord UE-Israël et sanctions contre Netanyahou. C'est le minimum. Mais en France, le minimum syndical s'est déjà trop demandé. Honte à ceux qui regardent sans rien faire. La complicité a un nom et il faudra un jour rendre des comptes. Et un autre qui déverse sa haine sur la France insoumise, c'est le ministre des Affaires étrangères qui a traité Rima Hassan de propagatrice de haine qui ne reconnaît pas le droit d'Israël à la sécurité et l'existence. Regardez.
L'eurodéputé Rima Hassan, eurodéputé de la France Insoumise, très engagé, comme vous le savez, sur la question israélo-palestinienne, a publié sur X une photo d'une carte montrant un seul et même territoire recouvrant la bande de Gaza, la Cisjordanie et tout le territoire d'Israël, en écrivant, en commentant cette carte, en disant pour 15 millions de Palestiniens, la Palestine, c'est cela, et aucune chancellerie n'y changera rien. Comment est-ce que vous qualifiez cette prise de position ?
Qu'elle est contraire à la position de la France depuis le général de Gaulle. Et vous avez là une propagatrice de haine qui ne reconnaît pas le droit d'Israël à la sécurité et à l'existence, dont je récuse les propos de la même manière que je recuse ceux qui, en Israël, ni... Le droit du peuple palestinien à l'existence et à la sécurité. La position historique de la France, celle qui s'est concrétisée par la décision prise l'année dernière de reconnaître l'État de Palestine, c'est deux États reconnus et respectés dans leurs droits, vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Toute autre solution nous conduit inévitablement à la guerre, à la déstabilisation de la région, avec toutes les conséquences que ça peut avoir. pour l'Europe et pour la France. Et donc, non seulement c'est inconséquent et contraire à la position historique de la France, mais en plus, ce sont des positions dangereuses parce que ce sont des appels à la haine.
Rima Hassan lui a répondu en disant que les responsables occidentaux ont passé des décennies à bloquer la reconnaissance de l'État palestinien et qu'aujourd'hui, ils sont paniqués parce que leur solution à deux États n'a jamais fonctionné. Ils ont laissé la colonisation s'étendre, les violations du droit international se multipliaient et aujourd'hui... Un génocide se déroule à Gaza. Elle rappelle le bilan, régime d'apartheid, près d'un million de colons, 6 millions de réfugiés palestiniens, une économie palestinienne asphyxiée. Et elle affirme que l'avenir ne se fera pas sur la base de deux États, mais sur la décolonisation, le démantèlement de l'apartheid et l'égalité des droits pour tous. Sinon, il n'y aura pas d'avenir du tout.
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