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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Raphaël Glucksmann est candidat mais pas tout à fait, il se donne trois mois pour parcourir la France, pour convaincre la gauche non-mélenchoniste d'avoir une seule candidature et on va en parler avec un proche de Raphaël Glucksmann, c'est l'ancien député macroniste désormais PS Place Publique, Sacha Houllier qui va être notre invité tout de suite. Bonjour Sacha Houllier, est-ce que vous m'entendez, est-ce que vous le voyez
c'est bon.
Ça va très bien. Comment allez-vous ? Oui, le maillot, j'ai pensé à vous en le mettant tout à l'heure. Sacha Houllier, ce n'est pas clair. Il est candidat ou il n'est pas candidat
Je pense qu'au contraire, c'est très clair. Nous, on agit avec méthode. D'abord, on présente un livre qui est de la vision. Ensuite, on fait un meeting qui se veut rassembleur et puis qui lèvera les derniers doutes sur la question de l'envie. Et puis enfin, on va préparer effectivement ce qui, nous, on pense être la meilleure des candidatures, mais ça ne se décrète pas, ça se construit. Et c'est aussi pour ça qu'on y va par étapes.
Et justement, la première étape, c'est le livre. En premier lieu politique, on va avoir le meeting du 13 juin au doc d'Aubervilliers. Petite anecdote pour les tchats. Le doc d'Aubervilliers, c'est là où Anne Hidalgo avait fait son premier meeting en 2022 et aussi là où Philippe Poutou avait fait son dernier meeting en 2017. Vous craignez, vous avez craint d'avoir pris une salle un peu plus grande pour le premier meeting ?
C'est là aussi où Jean-Luc Mélenchon avait fait son meeting des européennes. C'est pas faux. J'ai envie de vous
dire, il a terminé à 9,99 pour être précis, en 2024.
C'est vrai, mais pour le coup, d'abord, 2500 places, c'est une jauge que d'aucuns nous disent qu'on n'arrivera pas à remplir. Moi, je suis assez persuadé du contraire. Le 13 juin, d'ailleurs, pour tous ceux qui nous lisent ou qui nous regardent, le 13 juin, vous êtes les bienvenus à 18 euros d'Aubervilliers. Et par ailleurs, quand je le dis ça, je le dis aussi aux collègues socialistes de l'Assemblée qui manifestement répondent. pour une partie d'entre eux présents à l'appel, pour des collègues écologistes du Sénat ou de l'Assemblée de la même façon. Donc on verra, encore une fois, 2500 places à ce stade de la campagne, c'est aussi un défi qui logistique humainement, financièrement. Et c'est quelque chose et on s'apprête à le réaliser.
Et pour revenir sur les propos qu'il a tenus, Raphaël Glucksmann, dans cette interview, il a dit « on aura une candidature unique ». Il n'a pas nécessairement dit « ce sera la mienne ». Est-ce qu'une troisième voie est possible que vous pourriez soutenir
a filé aussi le fil rouge de son intervention en disant qu'il avait été celui qui, pour la social-démocratie, avait fait le meilleur score. aux européennes, un score à deux chiffres, et il a dit que ce serait le candidat qui serait le mieux placé. Et le mieux placé, c'est aussi sur la question des idées qui sont posées sur la table. Je sais que c'est cher à beaucoup de personnes, mais d'abord, on a défini l'espace qu'on occupait. On est sortis du tripartisme politique. Pour moi, le tripartisme politique, il est né des européennes 2019. On en est sortis après les deux échelons de 2024. On a recréé une gauche de gouvernement, une gauche plurielle, en tout cas, une gauche qui n'est pas... pas anticapitaliste puisqu'elle est pour l'économie sociale de marché, qui a un discours sur la tranquillité publique, donc qui n'est pas anti-police, qui est profondément écologique, mais qui accepte aussi, comme les communistes, le nucléaire pour atteindre la décarbonation, et qui ne s'oppose pas à tous les projets d'éolien ou de photovoltaïque dans notre pays. Et puis une gauche qui est européenne, au sens où elle n'est pas souverainiste, patriote ou nationaliste de ce point de vue-là, en tout cas qui accepte qu'on ait des transferts de souveraineté. Précisément parce que c'est comme ça qu'on régule à la fois les GAFA américains ou tous les Chinois qui veulent venir s'implanter. voire même parfois venir le cheval de troie dans l'Europe, comme on le voit avec des sociétés européennes aujourd'hui.
Et justement, vous, on l'a rappelé tout à l'heure, votre parcours des Macron's Boys dans les jeunes avec Macron à l'époque. Vous avez quitté le parti il y a quelques mois désormais. C'était la place naturelle pour vous de vous retrouver à la place publique ? C'était la suite logique de votre engagement ?
Ce qui était logique, c'est que moi, j'ai voulu créer à l'époque les Jeunes avec Macron pour qu'on incarne le droit à l'émancipation. le fait qu'on ne soit pas assigné à résidence, le fait qu'on ait tous les mêmes chances, ce qui était l'égalité réelle théorisée par Edgar Morin, que cette promesse a été heurtée très fortement par une politique fiscale qui n'était pas la bonne. C'était un de mes principaux points de désaccord avec Gabriel Attal dès 2022, quand il était ministre du budget, puis en 2024. C'était dans mes documents de campagne. De la même façon, j'étais pour qu'on respecte toutes les personnes d'où qu'elles viennent. pour ce qu'elles font et pas pour ce qu'elles sont. On arrête l'essentialisation qui est le propre de l'extrême droite. Et c'est pour ça que j'avais porté un droit opposable à la régularisation des étrangers qui travaillent. Un droit opposable. C'est-à-dire que l'administration, obligatoirement, elle délivre des titres. Bon, ça, ce n'était pas la version voulue par les macronistes. C'est celle qui est adoptée par Raphaël Glucksmann, de façon très claire, avec l'autorisation du travail des demandeurs d'asile. Je peux encore citer mon opposition à la réforme de l'assurance chômage. Et même, en termes régalien, le fait qu'il y ait eu une grave entaille parmi d'autres, nombreuses, puisqu'il y a eu beaucoup de censure constitutionnelle sur le côté régalien. Mais l'une des plus graves pour moi, ça reste quand même la justice des mineurs. Un mineur, ça n'est pas un majeur. Et on ne met pas en prison des mineurs comme on le fait avec des majeurs. On ne détruit pas des vies comme ça alors qu'elles commencent tout juste. Et ça, c'est un des péchés qui est, à mon avis, impardonnable de la majorité. De ce point de vue-là, quand on voit la place qui est donnée à l'éducation… qui est très différente, très différente, parce que ce n'est pas le choc des savoirs. Le
programme des autres n'est pas encore très connu non plus.
mais si vous prenez le choc des savoirs, qui est grosso modo faire une école à différents degrés, en fonction de là d'où vous venez, et principalement, si vous êtes pauvre, vous casser encore plus l'ascenseur social qu'il existe, ça c'est grave. Quand en miroir, Raphaël Guxman parle de redonner des chances sur la question des colos, sur la question des vacances pour tous, sur le sujet du salaire des profs, pour qu'on réélève cette profession au rang auquel elle doit être, parce qu'en fait, dans les années 80, un prof gagnait deux fois SMIC, et aujourd'hui c'est 1,3. Eh bien, ça, c'est évidemment pas normal. Vous savez, moi, j'avais réfléchi, j'avais proposé, y compris à Papa Ndiaye, une autre version du pacte qui avait été proposé aux enseignants. Un pacte dans lequel tout le monde est augmenté de 10%, pas de 2, de 10, et que par ailleurs, on reconnaissait toutes les tâches qu'ils font en plus. C'est-à-dire qu'on encourage encore plus les professeurs qui font ce qu'ils font au quotidien, emmener les enfants en sortie scolaire, leur proposer des activités. qui changent un peu de l'ordinaire, surveillent les cours de récré, tout le monde dans toute la France, les professeurs font ça, ils ne sont pas payés pour ça, ce n'est pas normal. Bref, ça, c'est des choses pour lesquelles je n'ai jamais été écouté. J'ai presque été un des principaux opposants en ma chronie, parfois en suggérant même à des membres de l'opposition des propositions sur ce sujet. Je ne sais pas si vous vous rappelez même les réunions qu'on avait avec Boris Vallaud, avec Yannick Diadot, avec d'autres sur la question de la loi d'immigration. Pas parce qu'on voulait absolument qu'elle passe, mais parce que je pense que... Au fond, ça aurait changé la vie des gens pour de vrai. Mon parcours, il y a des gens qui pensent qu'il est entaché et qu'il y a des sujets. Ce n'est pas mon problème maintenant. Mon problème, c'est de dire qu'est-ce qu'on tire pour qu'au fond, ça change vraiment la vie des gens. Et je pense que là, on a à la fois une personnalité et on a une vision. Et sur le bouquin, important pour tous ceux qui vont le lire, d'abord, vous n'ennuirez pas parce que pour une fois, pour un politique, c'est bien écrit.
-ce que c'est lui qui l'a écrit ? Parce qu'on connaît, on connaît, on Non, non, non,
je vous confirme. Ben Glucksmann, avant de faire de la politique, il écrivait déjà des livres.
Merci papa.
Ça, pour le coup, c'est un des éléments de la reproduction sociale où, effectivement, ça peut lui être reproché, mais dans le livre, on verra un élément qui est assez fort, et je pense qu'il dit un peu du personnage, et il dit « Moi, j'étais à l'école publique, jamais je mettrai mes enfants dans le privé, et de fait, ces enfants ne sont pas dans le privé. » Et donc, même en ayant toute la faculté de faire ça, l'argent pour le faire, cette fameuse « cessation des riches », il ne le fait pas, ce qui dit beaucoup de son engagement sincère sur la question. C'est un débat, moi aussi, que j'ai. J'ai des enfants. Moi, il n'est pas concevable que je mette mes enfants dans le public.
y a quelqu'un qui a fait un tweet, un militant socialiste, qui répond « Pour avoir une candidature unique de la gauche hors Mélenchon, ça passe sans doute par un processus de désignation, pas une imposition. » Qu'est-ce que vous répondez, notamment à socialistes, mais aussi à d'autres qui sont engagés dans un processus de primaire, que Raphaël Gauchman s'impose un peu en mode le recours, ou la mort, pour résumer ?
Juste avant, l'absence que vous faites, il n'est pas anecdotique, parce que sur la question fiscale, je pense que c'est un des éléments les plus déterminants. Dire aux jeunes qu'ils n'auront pas à payer pour les retraites qui grèvent plus le pays, dire qu'en fait, on doit gagner sa vie quand on travaille, on doit être mieux payé quand on travaille, c'est déterminant, et qu'on va faire payer les retraités et ceux qui ont du capital et de l'héritage, c'est le niveau des propositions fort du bouquin. Juste sur ce qu'est-ce qu'on dit aux militants socialistes, on n'est pas d'accord avec les gens qui participent à la primaire. Et c'est ce que je vous ai dit. On n'est pas d'accord sur des éléments qui sont assez fondamentaux. Alors, sur l'écologie, et sur ce qu'on définit comme écologie, notamment pour que nous, on soit totalement indépendants des Chinois, des Russes, de toutes les autres oligarchies et régimes autoritaires. On doit être zéro carbone, ça implique du nucléaire, ça implique de l'éolien ou du photovoltaïque. Il y a plein de raisons qui font qu'ils ne sont pas d'accord. Mais ça,
après, c'est un débat politique qui, justement, se débat aux primaires. C'est pas un argument disqualifiant de la primaire, cet argument-là.
Je vais arriver au bout du raisonnement. On n'est pas anticapitaliste, on a des vraies différences aussi sur la question de l'ordre public, notamment le fait de garantir la tranquillité publique, ce que Raphaël disait tout à l'heure en disant « je vais être aussi fort face à Trump et face à Poutine que face au CAID dans le quartier », ça aussi c'est un dessous que la gauche n'assume pas. Et puis j'en reviens aussi à la question de l'Europe qui est hyper déterminante. On n'était déjà pas d'accord avec un monde bourg, donc on n'est pas d'accord avec un référent sur ce sujet. Et en fait, si on a une primaire… on s'engage tous à soutenir celui qui gagne la primaire. Et on ne va pas dire qu'on est d'accord avec quelqu'un, on ne va pas se soutenir à la fin. Ce n'est pas cohérent. Donc nous, on porte notre discours, notre candidature. Ce que je constate quand même, c'est que, et je ne fais pas offense aux socialistes. Mais de moins en moins de personnes chez les socialistes pensent à cette primaire. Mais ce n'est
pas un aveu de faiblesse quand même. Vous mettez en avant votre score aux européennes, qu'on a un peu sauvé la social-démocratie. Si vous êtes si fort, si puissant, pourquoi vous avez peur de la case primaire ? C'est un peu un des reproches qu'on fait à Jean-Luc Mélenchon qui ne veut pas aller dans la primaire. En mode, de quoi vous avez peur si vous êtes si puissant
Ce n'est pas une question de peur, c'est une question de clarté. Et c'est cette clarté politique d'ailleurs qu'on a fait prévaloir dans la question des municipales aussi, le fait qu'on avait des désaccords fondamentaux avec la France insoumise et que notre espace politique n'est pas le leur. Et donc sinon on va brouiller les cartes, sinon on se plonge dans un schéma qui fait que la gauche n'est que radicale et que par conséquent elle ne peut pas dépasser 33% qui est son plafond aujourd'hui. 33% c'est un bon score. Mais de fait, ça n'est pas la majorité. Et on se condamne à perdre. Et notre but, et c'est ce qu'on dit, on n'a pas vocation à être les premières gauches. C'est nécessaire d'être les premières gauches pour passer au second tour. Mais ce n'est pas suffisant pour gagner l'élection présidentielle. Et ça, c'est un truc qui, à mon avis, est assez déterminant dans la façon dont on veut faire. On ne veut pas mentir aux gens. Et la primaire, c'est un élément qui fait qu'à un moment donné, on est obligé de tous un peu se mentir. Il y a de la forme d'hypocrisie. On ne peut pas se payer le luxe de cette hypocrisie. On se fera balayer sinon.
Et il y a une question de gauchiste pro max dans le chat qui dit Raphaël Glucksmann a souvent été ambigu sur le barrage républicain face à l'extrême droite en cas de duel. Gauche de rupture extrême droite, pouvez-vous clarifier la ligne de place publique là-dessus car il en va du républicanisme de votre parti ?
Je pense qu'il n'a pas été ambigu d'ailleurs. Je pense qu'il n'arrête pas de le payer. Oui, il a clairement
placé LFI et le RN en dehors du PAC républicain ce soir.
Je vais donner des exemples. D'abord, quand il y a eu l'extrême droite aux portes du pouvoir, beaucoup de gens lui ont reproché d'avoir souscrit au NFP. Beaucoup de gens. On en est sortis parce qu'on n'est pas d'accord. Et par ailleurs, sur les municipales, la règle était absolument claire. Aucun accord avec LFI, sauf en cas... de victoire potentielle de l'extrême droite. Et c'est le cas, c'est ce qu'on a fait à Perpignan, c'est par ailleurs ce qu'on aurait fait naturellement à Marseille s'il n'y avait pas eu le désistement de Sébastien Delogu. Mais il y avait de toute évidence des choses qui étaient très claires pour dire que la doctrine de place publique, ça a été écrit, relaté, et ça figure dans de nombreux articles de presse sur cette question. Il n'y a pas de doute là-dessus.
Il y avait une autre question dans le chat également de François qui est un ancien adhérent Renaissance qui a quitté le parti. Il dit voilà, je suis un ancien adhérent Renaissance plutôt Elgo, j'ai quitté le parti notamment contre la droitisation de la ligne Atal. Donc la ligne place publique m'intéresse. Mais là, voir Glucksmann qui remet le truc à dans trois mois, j'en retiens qu'il n'a pas envie d'y aller, contrairement à Hollande qui lui a très envie d'y aller. Est-ce que Glucksmann a vraiment envie d'y aller ou pas
D'abord, l'envie, c'est le titre du livre. Et ce n'est pas une envie d'y aller, c'est une envie de se dire qu'on n'est pas condamné au déclin, qu'on n'est pas condamné à être un peu les passe-plat, que l'Europe, ce n'est pas juste un grand marché. dans lesquels on vient vendre des services numériques américains, tous les réseaux sociaux, ou dans lesquels l'usine du monde chinoise nous déverse toutes ces innovations et pour lesquelles on n'est que captifs. Sinon, au fond, on est des prisonniers. Donc, en fait, il a l'envie. Et on va le démontrer avec le meeting. Et pour le coup, tous ceux qui n'en sont pas convaincus, qui viennent voir. Après, l'élection présidentielle, c'est dans longtemps. Je sais que dans l'esprit des politiques ou dans l'esprit des militants, c'est aujourd'hui. Mais en réalité, c'est dans longtemps. Et si on ne s'organise pas pour créer des bases solides, alors encore une fois, dans les tempêtes que sont les élections présidentielles, personne ne tiendra. Donc nous, on peut montrer. On a aussi toute une phase de convaincre, notamment toute une partie des différents électoraux auxquels on s'adresse. Je pense qu'il y a beaucoup de socialistes dans le chat. Je pense qu'il y a beaucoup d'écologistes. qui sont par ailleurs orphelins, une candidature Jadot de 2022, mais Jadot de 2019 aussi. Et puis, il y a peut-être des gens qui sont passés par la case Macron et qui en sont extrêmement déçus. On peut les comprendre.
Est que vous avez lu le papier du Nouvel Obs qui était dédié à Raphaël Glucksmann aujourd'hui ou pas ?
Évidemment.
Qu'est-ce que vous pensez de ces militants, de ces cadres de place publique qui considèrent que vous ramollissez l'orgue Luxman ? Qu'est-ce que vous en pensez
je comprends que quand une organisation grossit, ça peut faire peur à tous ceux qui étaient là à l'origine. Moi, je l'ai vécu en mon temps. Ce que je remarque surtout, c'est que le discours se densifie. notamment sur la question écologiste, notamment sur la question de production, produire, transmettre, protéger, c'est quand même un peu un mantra qui est assez puissant, sur la question de l'industrie et de l'indépendance qu'on doit atteindre, c'est évidemment fort, sur la question de la défense, je sais même qu'il y en a qui reprochent à Glucksmann d'avoir une expérience en termes de défense, lorsqu'il a conseillé le gouvernement géorgien sur le sujet, c'était comme s'il était allé protéger un poste avancé de l'Europe. face à une menace qui était déjà prégnante en 2008, qui menaçait de déferler. Et que 18 ans plus tard, on prend en pleine face. Parce que même aujourd'hui, les pays comme la Lituanie, ils installent des... Data Center au Luxembourg pour protéger les données de leurs citoyens. Et parce qu'aujourd'hui, la Pologne, ils ont une part de leurs dépenses publiques consacrées au PIB qui est enjante 5% parce qu'ils connaissent la gravité de la chose. Donc en fait, ça densifie le discours de Glucksmann. Et on est tous complémentaires. Sur les retraites, ce que vous lirez aussi dans son livre. Il ne renie rien de la pénibilité, de ceux qui doivent partir plus tôt, etc. Et il protège plutôt la génération. Il dit clairement
que les femmes et ceux qui ont beaucoup travaillé vont partir plus tôt et que ceux qui sont en pleine forme et qui ont des emplois plutôt tranquilles pour eux, ce sera potentiellement 67 ans.
il dit pas 67 ans. Il dit pas d'âge,
c'est moi qui le rajoute, mais on se doute qu'il va y avoir un rallongement du temps de travail pour les gens qui sont plutôt CSP+, et un raccourcissement pour les plus pauvres et pour les plus préquets, enfin ceux qui ont le plus travaillé.
D'abord, ça donnera une idée de la crédibilité de la note qu'on nous a reprochée, si effectivement c'est les plus aisés qu'on veut faire contribuer, ou ceux qui ont les tâches les moins difficiles. Et ensuite, ce qu'il dit surtout, c'est qu'il déléguera aux partenaires sociaux cette tâche, peut-être y compris même dans la gouvernance, et sur un système qui concerne tout le monde. Et ça c'est important, parce que je pense que c'est précisément ce que n'a pas fait Macron. Et de toute évidence, l'inspiration CFDT à place publique, elle est extrêmement puissante. De plus en plus de militants, CFDT nous rejoignent. Je leur souhaite la bienvenue. Je pense que c'est une bonne chose. Je pense que ce sont des militants très formés qui ont une idée de ce qu'était le dialogue social, la démocratie dans l'entreprise, la justice pour les travailleurs, la juste rémunération. Et je pense que c'est précisément le cadre dans lequel on va s'inscrire.
justement, on se doute que ce Tour de France va aussi être l'occasion d'aller chercher les parrainages, surtout si potentiellement vous partez sans le PS. Le socle assez évident des parrainages va être plus compliqué. Vous êtes déjà en recherche ou pas à place publique des parrainages ?
On n'est pas en recherche active, mais on a des tableaux dans lesquels, effectivement, il y a des collectes qui s'organisent. Moi, je suis un élu de la Vienne. Il y a
combien dans les tableaux actuellement, monsieur Oulier
Je ne vais pas vous livrer les secrets de fabrication.
Est-ce qu'on est sur du trois chiffres
Largement.
Largement, donc oui, on est plus proche des 500 que des zéros.
toute façon, après... Moi, ce que je peux vous dire, c'est que chez les parlementaires socialistes, on a aussi un bon écho, chez nombre d'entre eux, et que par conséquent, chez les édiles socialistes, comme chez les édiles écologistes, ou ceux qui se revendiquent, et certainement pas dans les grandes villes notamment, on rencontre aussi un bon écho. Et il y a ça d'assez puissant dans la candidature de Raphaël, parce que ça n'est pas commenté, que c'est les intentions, l'opinion, le sondage qui le concerne. Ça n'a pas bougé depuis deux ans. Alors on me dit c'est faible parce qu'au fond c'est resté 12%, c'est toujours 12%. Vous avez été le premier à remarquer, et d'autres aussi, qu'il n'avait pas beaucoup parlé. Alors on verra aussi ce que la séquence nous apporte.
on nous demande aussi, quid du programme ? Est-ce que le programme on l'aura au bout des trois mois ? Est-ce qu'on l'aura au moment où on aura une candidature unique ? Ou le programme pourrait arriver avant l'été ?
on ne va pas faire un programme présidentiel avant l'été. Je pense que le temps de la pré-campagne, il y aura forcément des mesures qui vont être précisées ou qui vont être disséminées de ci, de là, notamment au fil des crises que l'on connaît. C'est ce que, notamment par rapport à la crise carburante, on a déjà pris position sur le fait que... On voulait des aides ciblées et on voulait surtout une accélération massive de la construction de logements, du leasing sur les véhicules électriques, parce que ce plan de leasing sur les véhicules électriques n'a jamais été mis en place, toujours promis, jamais réalisé. Au fil de l'eau et des difficultés, il y aura des places programmatiques qui vont venir. Dans les médias, des textes qui sont évidemment marqués par l'engagement de gauche.
Et justement, il parle du parcourir la France. On rappelle premier meeting le 13. Est-ce qu'on sait déjà les premières villes qu'il va visiter ou pas
Il y a toutes celles dans lesquelles il va faire des dédicaces. Je n'ai pas la liste sous les yeux, mais je peux essayer de la retrouver. Il commencera évidemment à Paris. Il sera jeudi à 18h à la librairie Erol. Et ensuite, je n'ai plus les dates. Oui,
il va faire la tournée des popotes pour dédicacer.
est
-ce qu'il a prévu d'aller dans l'Aveyron
n'a pas prévu d'aller dans l'Aveyron parce qu'en fait, il y a un truc qu'on va assumer, c'est qu'on ne fera pas de mise en scène. Le grief est celui de dire c'est un parisien, oui c'est un parisien. C'est pas parce qu'on est parisien qu'on n'y connaît rien. Et ce n'est pas parce qu'on est parisien. On peut être parisien, être né dans le sentier, avoir fréquenté dès son plus jeune âge la tribune Paris au Parc des Princes. Ça, c'est un de ses défauts. Et par ailleurs, connaître bien les sujets des agriculteurs lorsqu'ils ont des problèmes de production de revenus. Et connaître très bien les sujets d'école lorsque ce qui se passe à Paris se passe, comme dans tous les villages en France aussi, où il y a des écoles qui ferment avec le nombre d'effectifs par classe qui augmente bien au-delà des 24 élèves. ce qui avait été promis au départ, ce qui fait qu'on a des problèmes dans le périscolaire, ce que vous connaissez à Paris, mais aussi parce qu'on a des problèmes sur le rythme scolaire qui ont disparu, ce qui est un des gros errements de Blanquer par rapport à la réforme de Najat Vallaud-Belkacem. Doctement préparé par Vincent Pillon, dont on ne parle pas assez, parce que c'est une vraie vision des rythmes pour les enfants et de l'égalité des chances dans les apprentissages. Ça, c'est des choses sur lesquelles il est très alerte et que tout étant parisien, il connaît ses réalités des Français.
Et avant de se quitter, est-ce que vous nous parlez un petit peu de Béatrice Bellamy qui nous a quitté hier, avec qui vous avez siégé à l'Assemblée nationale
moi je peux confirmer pour avoir travaillé avec elle sur la loi préparant les JO 2024, que c'était évidemment une députée très impliquée dans le sport, qu'elle était tout aussi impliquée sur les JO 2030, qu'évidemment elle avait beaucoup d'énergie, beaucoup de fair play, beaucoup d'humanité, et qu'au fond, vous savez, c'est toujours difficile de perdre un collègue, parce que vous avez forcément des moments où vous vous rappelez, vous vous êtes tapé dans le dos, même avec les collègues avec lesquels vous ne pouvez pas être d'accord, alors imaginez en plus. sur des sujets aussi écuméniques, vous êtes d'accord ? Et puis, c'était une rare personne à droite qui comprenait ce que c'était le supporterisme. Donc, c'était plutôt chouette.
Eh bien, écoutez, merci beaucoup Sacha Houllier, député Place Publique de la Vienne et qui est l'homme qui murmure à l'oreille de Raphaël Glucksmann. Merci à vous, je vous laisse raccrocher. Bonne soirée et à l'OM, bien sûr. Au revoir.
Au revoir.
Et voilà, YouTube, c'était cette interview avec Sacha Houllier. Même si tu es pour Paris, n'hésite pas à t'abonner, à lâcher un petit follow et à nous rejoindre en live tous les jours sur Twitch. Hugo au perchoir. Salut YouTube.
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