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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Présidentielle 2027 : je sors d’un débat hallucinant sur LCI !
17 septembre 2026
Nous sommes en ligne avec Florian Philippot. Bonjour, monsieur Philippot, président des Patriotes, ancien compagnon de route de Mme Le Pen. Puis ensuite, vous vous êtes éloigné, vous vous êtes même fâché. Quel regard portez-vous sur ce début de campagne de Marine Le Pen
Je ne suis pas très surpris. Ce qui m'intéresserait, c'est de savoir quelle rupture elle veut vraiment opérer pour sauver la France, parce qu'on en est là. La France est dans des situations où son pronostic vital, à tout point de vue, est engagé. Et le problème que j'ai, c'est que je ne vois plus de rupture, puisque l'ERN a considérablement changé de programme, notamment sur l'Union européenne. Et donc 90% de ce qu'elle propose, en réalité, est parfaitement inapplicable. Si elle reste dans l'Union européenne, l'euro, la CEDA, ce qui est tout à fait son intention aujourd'hui. Je prends l'exemple de la baisse de la TVA sur les carburants. Bien sûr qu'il faut le faire. Il faut aussi baisser les droits d'assises. Il faut immédiatement réduire de plusieurs dizaines de centimes le prix à la pompe. C'est une exigence sociale et morale. Mais il y a une directive européenne qui... interdit de baisser la TV1. Et ça, il se garde bien de vous le dire. De la même manière, la priorité nationale dans le logement, depuis une directive européenne de 2003, non seulement vous ne pouvez pas le faire par rapport aux autres pays européens, mais vous ne pouvez même plus le faire par rapport aux extra-européens. Vous n'avez pas le droit du tout de mettre en place la moindre politique de priorité nationale, y compris dans le logement, c'est l'article 11 de cette directive, mais la directive est plus large. Donc moi, le problème que j'ai avec le RN, c'est que s'il arrive au pouvoir, vous parliez de sondage, Et que ça se passe comme ça va se passer si elle continue dans le système, parce qu'elle est rentrée dans le système UE, OTAN, tout ça. Eh bien, il va y avoir une immense désillusion et déception au bout de six mois. Et ça, ce sera catastrophique. Parce que nos adversaires diront, vous voyez, ça donne ça l'idée nationale au pouvoir. Ça donne la catastrophe, la trahison des promesses. Et moi, je n'ai pas envie de ça. Alors, je dis aux Français, moi, je suis candidat à la présidentielle pour une rupture souverainiste. C'est-à-dire qu'on reprend l'indépendance de la France. Nos libertés, notre énergie, notre agriculture, la paix. Évidemment qu'on arrête de financer l'Ukraine. Moi, je le dis depuis le début, certains commencent à se réveiller maintenant. Ça nous a ruinés et ça n'a fait qu'alimenter la guerre et la corruption. Mais pour ça, il faut être un pays libre qui sort de l'Union européenne, qui sort de l'OTAN et de ses structures. Sinon, on ira vers l'État européen, vers les États-Unis d'Europe et la disparition tout bonnement de la France. Alors on pourra faire des élections présidentielles, ce sera bien mignon, mais ça ne servira strictement à rien. Ça ne servira quasiment plus à rien dans le système actuel.
Florian Philippot, restons ensemble. Encore quelques questions, bien sûr, à vous poser. en ligne avec Frédéric Dhabi, le patron de l'IFOP. Bonjour Frédéric, heureux de vous retrouver. Est-ce que vous étiez déjà connecté lorsque j'ai fait ma petite présentation des derniers sondages avec ce constat d'une domination au fond de Marine Le Pen ? Comment est-ce que vous l'expliquez Frédéric
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