Chargement...
Chargement...
Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Pour un pays pays à hauteur d'enfants : présentation de nos propositions pour l'enfance !
17 septembre 2026
Marine, bienvenue avec toute l'équipe qui a participé à l'écriture, je crois, de se livrer sur l'enfance et sur l'éducation. Bienvenue à Arcueil, qui est une ville dans laquelle la ville à hauteur d'enfance se cultive depuis des générations. Nous l'entendons à plusieurs titres, à la fois dans l'accès aux droits aux vacances pour tous, qui existe depuis des années dans notre ville, la gratuité des fournitures scolaires, qui existe depuis des années, 40 ans dans notre ville, mais aussi les courbes. végétalisées que l'on déploie depuis un mandat dans plusieurs bâtiments. On est ici, entre cette école maternelle Daniel Casanova, résistante et déportée à Auschwitz, et l'école élémentaire Aimé-Césaire, chantre de la négritude et défenseur de la dignité. On est ici aussi, dans un endroit symbolique, pour parler au-delà de nos cours végétalisées et de tout ce qu'on fait en termes d'adaptation climatique, qui, je te le jure, est une de nos priorités, puisque forcément... Non mais les canicules nous ont acculés. Ici c'est une école HQE des années 2010. Donc on pourrait se dire qu'elle répond aux enjeux, mais elle ne répond pas aux enjeux de confort d'été. Et donc même dans des écoles qui étaient pourtant innovantes il y a 10 ans, on est obligé d'avoir une réponse adaptée dans cette école. Et ça, c'est la priorité de notre première année de mandat. On va vraiment tout mettre pour essayer d'adapter nos écoles de manière adaptée aussi à chaque école, c'est-à-dire celle où on fait la climatisation dans les dortoirs de maternelle. Il y a celles dans lesquelles on va mettre des storms, dans lesquelles on met des voilages, et celles dans lesquelles on fait des cours végétalisés, comme à l'école Daniel Casanova, qui nous font gagner quand même 4-5 degrés. Donc ça a un véritable effet. Mais aussi cette ville à hauteur non fonce. C'est sur ce mandat, la création d'une délégation aux droits des enfants. Parce que vraiment, considérer l'enfant comme sujet de droit, ça nous paraît ultimement important. Et se mettre aussi dans un réseau de personnes qui font de cet enjeu, un vrai enjeu sociétal et social et d'égalité et de justice sociale, ça nous paraît aussi essentiel. Donc cette délégation, elle s'accompagne à la fois de la protection de l'enfance, de la protection de l'enfance, de tout un travail qui a été lancé dès le début du mandat. sur les procédures de signalement, sur la formation de nos agents dans le périscolaire, sur toute une série de choses qui sont là pour protéger les enfants. On se dit que vraiment c'est l'enfance qu'on doit protéger, permettre à chacune et chacun de grandir, de s'épanouir, de s'éveiller dans les meilleures conditions de vie possibles. Et on sait que sur ce sujet, il y a des injustices fortes et claires. Donc on se mobilise fortement. Puis aussi faire de cet enfant sujet de droit, un enfant qui a du pouvoir d'agir. Donc on met aussi en place... un conseil municipal des enfants, et tant d'autres initiatives. Voilà en fait pourquoi je crois que c'est intéressant que tu sois à Arcueil, parce que ce qu'a l'on se livrait, moi en tant que maire de cette ville, je me suis retrouvée pleinement dans les orientations, et les communes sont quand même des laboratoires d'expérimentation des politiques publiques. Donc des proximités. Exactement, et en fait cette écologie populaire que l'on porte, cette écologie concrète, on la met en place à Arcueil, et donc je pense que c'était un bon endroit pour t'accueillir. ce lancement. Et en tout cas, ça me rend très fière.
On est ravis d'être là, de terminer ce dernier déplacement avant accouchement, ici, à Arcueil, où je suis quand même venue quand Daniel était maire, je suis venue quand Christian était maire. Je suis beaucoup venue à Arcueil et c'est toujours un plaisir. J'ai même quelques semaines, quand je travaillais au Sénat, à habiter à Gentilly. Une rue qui touchait Arcueil, donc voilà. C'est un plaisir d'être là, la boucle est bouclée. Pour vous dire un peu comment on en arrivait à faire ce livret enfance, moi déjà j'adore les enfants, j'ai toujours bossé beaucoup avec des enfants, je me suis occupée beaucoup d'enfants dans ma vie, et c'est un sujet qui me tient à cœur, que je trouve très politique, et au fur et à mesure de mon parcours politique, que ce soit comme élu local, à l'agglo, puis avec une dimension plus nationale. J'ai toujours regretté que la place des enfants dans les politiques publiques soit très... assez déprimante en fait, comme si ce n'était pas un sujet politique, les enfants devenaient politiques quand ils obtenaient le droit de vote à 18 ans. Et il se trouve que quand j'ai écrit mon livre en septembre, j'ai revendiqué de faire toute une partie qui s'appelait « Quels enfants nous laisserons à la planète ? » Les écolos disent souvent « Quelle planète on laissera aux enfants ? » Nous c'est « Quels enfants on laissera à la planète ? » où je parlais de l'aide sociale à l'enfance, dont on a beaucoup parlé depuis avec Rania, avec Jibé, avec d'autres. Mais c'est vrai que moi, dans ma famille, il se trouve que j'ai beaucoup de personnes qui s'occupent de ces sujets-là. dans un département dans le Pas-de-Calais où le directeur de l'aide sociale à l'enfance au département a quand même été condamné pour détention fichée pédocriminelle. Ce n'est pas récent, mais c'est un truc où tu dis comment c'est possible. On parle là du périscolaire, on parle d'un directeur de service au département, où en gros l'explication un peu de crise était, vous inquiétez pas, il n'avait pas de contact direct avec les enfants. C'est bon alors, directeur départemental. Et puis un endroit où l'aide sociale à l'enfance, comme dans quelques départements en France, est encore plus difficile qu'ailleurs, parce qu'il y a beaucoup de demandes, pas beaucoup de familles, et des dysfonctionnements. Donc c'est un sujet qui me prend au trip depuis longtemps, pour avoir eu de la famille qui bossait là-dedans, et que je voyais ce... se détruire. Plein de personnes qui tiennent ce pays à bout de bras, ceux qui prennent soin des enfants, ceux qui prennent soin de nos aînés, les pompiers, les associatifs, les caritatifs, tous ceux qui font que ça ne s'effondre pas complètement, là, sont quand même très fatigués. On sent un peu le manque de lumière au bout du tunnel et ces gens qu'on a toujours dit, les militants infatigables d'eux, les serviteurs infatigables d'eux, en fait, là, ils n'y arrivent plus. Donc, il y avait ce côté-là, aide sociale en France et violence sexuelle et morale et physique et psychique contre les enfants. Et c'est vrai que je me rappelle, on a retrouvé l'extrait-là il y a plus d'un an, je me rappelle avoir donné ce chiffre d'un enfant sur trois sur France Inter, parce que je ne sais plus pourquoi on parlait de ça, et j'étais venue sur ce chiffre, et je me rappelle, j'avais dit, vous savez, il reste 7 minutes d'émission, d'ici la fin de cette émission, il y a deux ou trois enfants qui ont vécu une agression sexuelle, et je me rappelle d'un blanc dans le studio. Et de tout le monde qui enchaîne sur un sujet suivant en mode « c'est malaise, il faut parler d'autre chose ». Donc là on voit qu'aujourd'hui ce sujet est sur la table avec une loi intégrale qui arrive, qui ne résoudra pas tout, mais qui est quand même un pas immense, rien que le fait qu'elle puisse être à l'ordre du jour, qu'on puisse parler des budgets qui accompagneront, c'est énorme. Et moi je me rappelle dans quel silence on s'est battu quand on en parlait, nos premières réunions de travail sur protection de l'enfance. C'est vrai que les acteurs nous disaient « vous êtes quasiment le seul parti à travailler là-dessus » et c'est grâce à des gens qui sont engagés chez nous et qui portaient ce sujet. Donc ça je voulais le signaler. L'idée du livret enfants, ce qu'on devait sortir en mai, c'était de parler des enfants qui subissent de mauvais traitements et comment on prend soin d'eux, comment on les protège. Mais je ne serais jamais satisfaite d'une société où on se contente du fait que les enfants ne soient pas agressés. Ça, ça paraît évident qu'il ne faut qu'ils ne soient pas agressés. C'est loin de l'être dans les faits, donc il y a un travail énorme à faire. Mais la seule ambition ne peut pas être juste que les enfants ne seront pas agressés. Nous, on veut qu'ils puissent s'épanouir, qu'ils puissent s'émanciper. On veut leur proposer un... avenir enviable durable habitable et ça c'est quand même une autre ambition et donc c'est pour ça que j'étais à l'époque en campagne municipale ça a duré un an, un an et demi avant les élections de la municipale, et tout le monde parlait de ville à hauteur d'enfants. Et je disais, mais pourquoi on ne ferait pas un pays à hauteur d'enfants ? Et donc c'est cet axe-là qui a retenu notre attention, pays à hauteur d'enfants. Et vous verrez qu'on va vous faire des propositions, évidemment, sur les violences sexuelles contre les enfants, sur le périscolaire, sur l'aide sociale à l'enfance, mais aussi des mesures sur mettre les enfants au cœur des politiques publiques, leur citoyenneté, sur le droit aux vacances pour tous, etc. Donc on va en parler juste après. Et je trouve ça hyper important. Mais quand on devait sortir le livret, La semaine d'avant, il y a eu le meurtre de Liana, et très sincèrement, on ne se voyait pas, alors qu'on était, moi, à part ce lundi-là, parce que vraiment, je ne peux plus, mais j'ai fait toutes les manifs du lundi. Il y avait très peu de politique, d'ailleurs. Moi, je me rappelle d'une journée en juillet, la seule manif qui a eu un samedi, je m'étais dit, c'est évident qu'on doit être là. J'étais à Aix-en-Provence le matin, je devais être à la Charité-sur-Loire au Festival des Idées le soir. J'ai fait l'aller-retour en train en passant par Paris, plutôt que passer par Lyon, en disant, je me sentirais mal de ne pas être là, quoi. Enfin, c'est évident. Et je suis arrivée, il y avait très peu de politiques nationaux. Il y a un truc un peu frustrant, je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas évident pour tout le monde d'un seul homme, comme pour d'autres manifs, les retraites, etc. où on ne se pose pas la question de est-ce que j'avais un autre truc ou pas, on annule et on vient. Et moi j'ai eu ce réflexe là, de manière assez instinctive sur les enfants, je me suis rendu compte que ce n'était pas évident. Donc ce sujet on va revendiquer, le mettre au cœur de la campagne présidentielle, avec une méthode aussi qui est qu'on ne peut pas faire un beau projet pour les enfants sans les enfants. Donc je pense qu'on est le seul mouvement aussi qui organise des réunions dédiées aux enfants, où seuls les enfants ont le droit de parler. Je l'ai fait pendant les municipales, je l'ai fait pendant la campagne nationale, donc c'est les 5-15 ans. C'est rigolo d'ailleurs parce qu'entre quelqu'un qui a 5 ans et quelqu'un qui a 15 ans, les intérêts sont très diverses. Mais on les fait parler très librement, ils posent des questions, on répond. Et puis on les confronte à des faits. Par exemple, on dit qu'il y a des adultes qui ne veulent plus d'enfants dans les wagons de train, ils veulent des wagons dédiés sans enfants. Les enfants, très naturellement, ils disent « nous aussi on veut des wagons sans adultes parce qu'ils parlent fort au téléphone, ils nous dérangent ». En fait, c'est rigolo parce qu'ils disent comment ça ? Nous, on n'est pas du tout d'accord avec cette mesure. On n'en avait pas entendu parler, mais maintenant, on est très en colère que certains ne veulent pas qu'on soit là. Et pourquoi pas des hôtels sans enfants ? En fait, ça existe, on te l'annonce. Et du coup, c'est une manière rafraîchissante de faire de la politique, mais qu'on ne se voyait pas mettre en avant, en plein milieu. d'une actualité qui était très lourde de toute façon qui l'est de plus en plus et tout le temps. Mais voilà, si on arrivait à parler de droits vacances pour les enfants et d'Assemblée nationale des enfants au milieu, ça aurait quand même été un peu décalé. Donc on a reporté à la rentrée, ce qui nous a permis d'ailleurs avec Anne-Claire Boux, qui ne pouvait pas être là aujourd'hui, mais qui est adjointe en charge des affaires scolaires à la mairie de Paris, de creuser les choses parce que de fait, elle a pris ses fonctions à peu près au moment où on devait sortir le livret et qu'on a pu du coup bosser avec elle cet été. On va vous présenter les principales mesures. Moi j'en ai trois à vous présenter. La première, j'en ai parlé, c'est le droit aux vacances pour tous. C'est aussi un sujet qu'on porte depuis longtemps. Léonore Moncondu à Poitiers a été la chanteur de ça. Et elle a commencé par les enfants, mais ce qu'il faut dire, c'est que ce qu'on fait pour les enfants en général, ça sert à d'autres gens. Donc elle a commencé par les enfants, ensuite elle a fait le droit aux vacances pour tous, pour les aidants. et pour les familles monoparentales. Et elle allait là se mettre à faire les vacances pour tous, aussi pour les seniors. Et donc, vous voyez, on commence par les enfants, puis des fois, ça peut profiter à d'autres publics. Je trouve ça hyper intéressant. La deuxième mesure, et donc vous dire sur le droit à vacances pour tous, que je suis allée à Marseille, parce qu'Amine Kessassi, en tant qu'adjoint au maire de Marseille, a porté beaucoup de politique là-dessus. Donc on a accompagné des enfants au Frioul cet été à Marseille. C'était super de voir cette émulation sur le port de Marseille de gamins qui... parfois habitent à 500 mètres de la mer, mais la mer n'est pas accessible parce que dans les catinaires de Marseille, vous savez, vous avez sport qui est complètement impénétrable. Et donc, vous voyez la mer de votre fenêtre, mais vous ne pouvez pas y aller. Et comme il n'y a pas de transport public, les gamins ne voient parfois pas la mer de l'année physiquement, alors qu'ils sont à côté. Et c'est vrai qu'on se battra toujours. Moi, je me rappelle en CM2, la maîtresse qui dit qu'il n'est jamais sorti des Nambomont. Il y avait 10 gamins sur une classe de 25 qui n'étaient jamais sortis de la ville. Alors que pareil, chez nous, il y a la mer quand même en TER, pas très loin. Mais tu te dis, voilà, des enfants, il faut leur offrir la possibilité de voir autre chose que le bout de leur rue, que le bout de leur école, parce que ça ouvre les perspectives, ça donne des idées, ça apprend plein de choses. Et donc, ils ont droit aussi à cette part de bonheur, d'horizon, de voir loin, de s'épanouir. Et nous, on se battra pour ça, c'est ça, la gauche et les écologistes. Deuxième mesure qui me tient vraiment à cœur, c'est faire une Assemblée nationale des enfants. Parce que vraiment, je le dis sans flagornerie, les réunions avec les enfants sont parfois bien plus intéressantes que les réunions avec les adultes. Parce qu'ils ont une créativité, un regard sur le monde, ils pensent à des trucs que vous n'auriez jamais pensé, mais des choses qui seraient bonnes pour tout le monde et qui sont assez évidentes. Par exemple, dans les réunions sur les municipales, on disait « nous, il n'y a pas trop d'argent dans votre ville, donc qu'est-ce qu'on peut faire qui ne coûte pas cher et qui vous ferait plaisir ? » Ils disaient « nous, dans toutes les salles qui existent, est-ce qu'une fois par mois, on pourrait avoir une salle municipale où on vient avec nos jeux ? » c'est le dernier jour quand on peut tous venir avec nos jeux parce que par exemple moi je suis fils unique ou moi mon grand frère il veut plus jouer avec moi et moi le jour à l'école où je ramène mes jeux et avec mes copains on peut jouer à nos jeux de chez nous et montrer comment ça marche c'est notre meilleur jour de l'année et donc pourquoi une fois par mois la ville elle n'est pas une salle et on vient avec nos jeux ça coûte rien à la ville du coup et on peut jouer avec nos copains et comme ça nos parents ils sont tranquilles et nous On est super content. Ça ne coûte rien. Et donc c'est une mesure qu'on a portée dans certaines villes, dans les municipales. Au niveau national, ils ont plein d'idées comme ça. Et je trouve que cette Assemblée nationale des enfants, ce serait une vraie avancée, ce serait rafraîchissant. Ce serait par tirage au sort. On ne va pas commencer à faire des campagnes nationales d'enfants qui font des débats. Je leur souhaite de ne jamais nous ressembler. Donc ne faisons pas ça. Mais qui seraient accessibles potentiellement à tout le monde, avec des vrais critères de représentativité. C'est-à-dire qu'on tire au sort, mais en ayant mis des critères. soit représentatif socialement, territorialement, en termes de parcours. Et donc, par exemple, je sais qu'avec les garçons et les filles, c'est plus simple. Beaucoup de garçons passent et de filles, on tire au sort après que dans le pool des filles. Comme ça, on rééquilibre et on est capable de faire ça sur les critères sociaux, sur les critères territoriaux. Et ça permettrait d'être juste et représentatif. Troisième mesure, je reviens là sur la question des violences, c'est faire les centres comme on les fait en Belgique. J'étais allée en visiter en mai les centres de dénonciation et de prise en charge des violences sexuelles en Belgique. Si vous êtes victime de quoi que ce soit, si ce soit une maîtresse qui voit un enfant arriver qui comprend qu'il s'est passé quelque chose, une maman qui récupère après un week-end un enfant qui comprend de suite qu'il s'est passé quelque chose, vous avez premièrement un numéro qui s'appelle Taxi Vert. La couleur n'a pas été choisie par moi, mais vous appelez un Taxi Vert qui vient vous chercher où que vous soyez en Belgique et qui vous amène au centre le plus proche en sachant que toute victime en Belgique a un centre à moins d'une heure de chez elle. Il y en a dans chaque province de Belgique. Donc, vous arrivez dans ce centre, vous avez au même endroit tout. Premièrement, l'expertise psychologique d'urgence, s'il y a besoin et des soins d'urgence pour les agressions qui nécessitent vraiment une prise en charge médicale. C'est le cas pour les enfants et pour les adultes. Deuxièmement... Vous avez un examen légal qui permet de récolter les preuves. Parce que vous savez que souvent, les classements sont en suite. Il y a plein de raisons. Mais une des raisons, c'est aussi surtout que le temps que vous allez déposer plainte, c'est la croix et la bannière. Ça vous a tellement usé que vous rentrez chez vous, vous restez quelques temps à ne pas être capable de ressortir. Et le temps que vous alliez faire les recherches de preuves, soit il est trop tard, il n'y en a plus, soit les prélèvements sont faits par quelqu'un qui n'est pas spécialiste. Donc là, c'est des équipes. C'est dans les hôpitaux, ces centres. C'est des équipes qui sont spécialement formées à ça et qui, quand ils récollent vos preuves, vous savez qu'il y en a et qu'elles pourront être exploitées. Et elles sont gardées pour les enfants jusqu'à 50 ans. C'est-à-dire que 50 ans après les faits... Vous pouvez rappeler le centre en disant, à l'époque, ma mère ne savait pas trop ce que je voudrais, moi-même, je ne savais pas trop, j'étais jeune. Là, j'ai décidé, je suis prêt à parler, je vais avoir accès à ces preuves. Elles ont été conservées dans des conditions optimales et donc vous pouvez porter plainte. Et c'est solide pour pouvoir aller jusque la condamnation. Et puis ensuite, la police vient sur place. C'est-à-dire qu'on ne vous renvoie pas raconter une énième fois votre histoire ailleurs. La police vient sur place, des équipes spécialement formées pour les violences sexuelles, mais en particulier aussi pour les enfants, si ce sont des enfants qui veulent porter. des plaintes avec leurs parents et avec vraiment des salles qui sont dédiées, qui sont bien organisées, des captations qui permettent à l'enfant de témoigner une seule fois, je le dis, parce que la France c'est aussi des spécialistes de faire raconter, re-raconter, re-raconter, puis de comparer des versions dans l'enfant de 4 ans en disant il n'a pas tout à fait utilisé le mot il y a 6 mois et aujourd'hui est-ce que c'est pas un peu louche ce récit ? Et ça franchement c'est insupportable, on a l'impression que c'est aux enfants d'avoir la charge de convaincre. qu'il est vraiment arrivé quelque chose, alors qu'en fait, juste on devrait les croire et s'organiser autour d'eux, en partant d'eux, de leur bien-être, de leur sécurité. Parce que ces enfants qui arrivent quand même déjà, on a vécu des choses traumatisantes, et en France, c'est pas bien la manière dont ça se passe. C'est pas bien pour l'enfant, c'est pas bien pour les... pour mettre fin à l'impunité, parce que tout le monde a bien compris que les condamnations étaient très rares, et ça met tout le monde dans des conditions, y compris les gens qui travaillent dans ce domaine et qui voient bien qu'ils sont en situation d'impuissance, ça les met dans une dissonance qui est quand même assez atroce. Donc c'est centre en Belgique, ça coûte un peu d'argent, mais en fait, laisser des gens en liberté, des prédateurs en liberté, des gens qui souffrent, on a retravaillé le chiffre avec Arnaud, c'est les violences faites aux enfants. qui ne sont pas prises en charge, ça coûte 9,7 milliards par an de tout ce traitement psychologique pour toute une vie, de gens qui sont brisés, d'arrêt maladie, de gens qui pendant des décennies vont porter ce fardeau-là. Ça coûte aussi énormément d'argent. C'est comme pour le climat, l'inaction coûte parfois beaucoup plus cher que l'action. Et franchement, quand on voit les souffrances engendrer... Et le faible coût que ça représenterait, je ne comprends même pas qu'on ait à en discuter et à convaincre. Donc c'est semble qu'il existe en Belgique. J'adore la Belgique, mais franchement, on est en France. Si les Belges savent le faire, je ne vois pas pourquoi on ne saurait pas le faire. Et donc c'est une question de volonté politique. Et nous, nous l'aurons, on ne lâchera pas sur ce sujet-là. Voilà ce que je voulais vous dire sur les trois mesures. Je crois que c'est toi, JB, qui enchaîne. Viens te mettre ici, sinon on ne te va pas
voir.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.