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Le tour de parole complet qui contient l'extrait, avec celui qui précède et celui qui suit. Le tour cible est surligné.
Loi sur les violences sexuelles : LECORNU ET DARMANIN SE FONT DÉROUILLER
17 septembre 2026
Du coup, Gérald Darmanin a choisi de percer l'abcès.
Alors vous posez la question de la légitimité. Bon, personnellement, j'ai été réélu à toutes les élections auxquelles je me suis présenté dans ma commune et dans ma circonscription et dans mon canton depuis 2017. Donc mes électeurs, malgré des campagnes de calomnie extrêmement importantes, ont toujours, et je les en remercie, pourtant je sais que ce n'est pas une circonscription qu'on pourrait qualifier de progressiste. Tout le monde n'a pas la chance. d'être parfois élu en région parisienne, quand on est confronté avec des difficultés sociales extrêmement fortes. Je suis très heureux et très fier d'être député de ma circonscription, de ma légitimité, elle est politique et elle est électorale. Et je pense que vous ne la contestez pas. D'abord, permettez-moi de vous corriger. Il avait fallu 7 ans, entre 2017 et 2024. d'enquête puis d'instruction pour ce qui me concerne. Pendant ces 7 ans, il y a eu une vingtaine de magistrats, puisque j'ai un décret de déport sur tous les magistrats qui se sont intéressés aux enquêtes. J'ai une vingtaine de magistrats qui sont occupés de ce que vous avez évoqué. Il n'y a pas eu un non-lieu, madame, mais deux. Le 8 juillet 2022 et le 24 juillet 2023. Vous avez omis de dire qu'il y a eu deux arrêts de la Cour de cassation. Et si je peux me permettre, puisque, comme l'a dit M. le Président, on peut passer à autre chose, sans doute, puisque la justice est prononcée de façon définitive. Et je pense que vous respectez, puisque vous êtes démocrate et que vous êtes républicaine, l'État de droit qui veut que... — Oui. L'État de droit... Effectivement, on peut se poser des questions. Quand des gens sont connus définitivement comme M. Catenins, on peut se poser des questions, en effet, de leur situation. Quand des plaintes sont déposées comme M. Coquerel, moi, je comprends tout. Je respecte tout à fait la prononciation de nos sens. Et voilà. Les choses ne sont pas définitives. On est bien d'accord. Mais lorsque la justice est prononcée au bout de 7 ans de façon définitive après 2 non-lieux et 2 arrêts de la Cour de cassation, on peut se dire quand même que... Il y a une réponse à apporter, mais j'y réponds bien volontiers.
Vous aurez noté le petit coup de pied en passant à Adrien Catenins et Éric Coquerel. Les deux insoumis apprécieront certainement cette marque d'amitié. Mais pour théâtrale que soit cet échange, il y a plus inquiétant, l'argent. On le sait, les associations réclament 3 milliards. C'est d'ailleurs dans le texte de la proposition de loi. Pas de problème, leur a répondu le premier ministre dans une tribune publiée par Le Monde mardi. Figurez-vous qu'ils sont déjà là, enfin presque. Ça dépend comment on regarde. Et oui, les promesses de Matignon, c'est comme la mécanique quantique, cette discipline passionnante qui s'intéresse aux particules élémentaires. Les physiciens ont découvert que dans le monde de l'infiniment petit, on pouvait à la fois être et ne pas être, au grand désespoir de mon chat qui refuse désormais de rentrer dans une boîte en carton. Les scientifiques appellent ça la superposition d'État. Eh bien, avec le cornu, c'est pareil. Il n'y a que le nom qui change. À Matignon, on dit « Ni veut ni connu, je t'embrouille ». Dans sa tribune, le Premier ministre se veut formel. Le gouvernement proposera à la discussion parlementaire un socle de départ de près de 1,5 milliard d'euros contre les violences sexistes et sexuelles réparties sur les budgets de l'État et de la Sécurité sociale. En plus, 2,6 milliards d'euros sont prévus pour la protection de l'enfance. L'astuce, c'est qu'il s'agit d'un maquillage comptable, un peu comme votre garagiste quand il retape votre Clio du siècle dernier pour lui faire passer le contrôle technique malgré ses 230 000 km. Les milliards annoncés par le CIR de Vernon correspondent en réalité à l'agrégation de postes de dépense déjà prévus par les ministères de la Justice, de l'Intérieur, de l'Éducation nationale, de la Santé ainsi que de la Sécurité sociale. En somme, on a juste changé l'étiquette. Même tour de passe-passe concernant le renforcement des effectifs. Dans sa tribune, le Premier ministre annonce le recrutement de 300 magistrats et de 700 nouveaux enquêteurs dans la police judiciaire. Impressionnant, n'est-ce pas ? Mais voilà, ces recrutements correspondent à des engagements déjà pris par le ministère de l'Intérieur et celui de la justice. Il est donc abusif de les porter au crédit de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. On s'en doute, ce numéro de prestidigitation a été diversement apprécié. Il
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