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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Depuis quelques jours, il arrive qu'une sorte d'offensive semble présente, notamment sur les réseaux sociaux, mais aussi de manière médiatique, de manière politique. Cette offensive, elle est en réalité menée par une sorte de centre-gauche. Ce centre-gauche est incarné aujourd'hui par deux personnalités, sur ce cas précis, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre de François Hollande, si vous vous en rappelez, mais également Gabriel Attal, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron pour le coup, et secrétaire général du parti Renaissance. Et alors, justement, ces deux personnages ont un point en commun, c'est que dans leur pré-programme présidentiel, ils ont introduit une mesure, une mesure particulièrement controversée, une mesure qui est d'autant plus controversée qu'elle arrive alors que nous sommes en pleine discussion sur une loi sociétale, celle sur la fin de vie. Il propose l'ouverture de la GPA pour les Français. Alors pour en parler, nous recevons tout d'abord Anne Schaub. Bonjour, vous êtes psychologue, psychothérapeute et vous avez écrit « Un cri secret d'enfant, attachement mère-enfant, mémoire précoce, séparation, abandon » paru en octobre 2025 et qui, si je le comprends bien, parle également de ce sujet de la GPA. Nous recevons également pour cela Laurence Trochu. Laurence Trochu, vous êtes députée. identité européenne, identité, liberté au groupe ECR. Vous avez écrit, publié récemment, Maman, j'ai vu Jésus le 9 avril 2026. Et vous êtes très en pointe aussi sur ces questions sociétales. C'est d'ailleurs à vous que je voudrais adresser la première. Justement, quand est-ce que vous voyez cette sorte d'offensive pro-GPA, on peut le dire, de Bernard Cazeneuve, mais surtout de Gabriel Attal. Gabriel Attal qui déclarait d'ailleurs dans un entretien très récemment, souhaitait même un emploi. avec son compagnon Stéphane Séjourné. Il propose dans son pré-programme présidentiel la GPA. Qu'est-ce que vous en pensez
déjà une précision, quand il... dit qu'il souhaite un enfant avec son compagnon, il ne dit pas comment. Et c'est là que, précisément, il reste évasif. Mais on ne peut pas entendre cette phrase sans la relier aux déclarations précédentes, dans lesquelles, évidemment, il s'est prononcé en faveur de la GPA. Alors, je pense que de manière très pragmatique, et même cynique, il faut bien le dire, à l'approche d'une campagne présidentielle, chacun cherche son espace politique. cherche à se démarquer de ses potentiels concurrents ou adversaires. Et Gabriel Attal veut occuper cet espace politique d'une gauche très en pointe sur les sujets de société, d'une gauche qui finalement ne reconnaît plus aucune des limites, y compris des limites biologiques qui fondent une société. Donc il y a certainement cette volonté d'exister aussi par des mesures. pour lesquels évidemment les réactions se font attendre.
Justement, Anne Chaum, je tourne vers vous de votre côté, mais est-ce que ça vous préoccupe justement le fait qu'on puisse voir cette forme de GPA dans un programme politique ? Et puis même, je vais aller un petit peu plus loin, mais on voit aussi une forme douce de promotion de la GPA, on va dire, notamment sur les plateaux de télévision. Qu'est-ce que vous en pensez ?
je pense en effet qu'on est là devant un sujet extrêmement préoccupant. Je travaille comme psychologue en effet, ça fait 25 ans que je vois des enfants, des familles, et que déjà dans des situations de naissance naturelle, je recueille des enfants qui peuvent être en souffrance à partir de situations traumatiques qui se seraient passées à la naissance. voire avant la naissance. Donc c'est un peu ma spécialité, c'est-à-dire qu'en fait, j'explore avec les parents toute la période de la vie prénatale pour repérer ce qui éventuellement s'est déjà passé durant ces 9 mois. 9 mois, c'est pas très court, c'est long. 9 mois, c'est le temps d'imprimer avec une empreinte extrêmement profonde et durable. de tout ce qui va se passer, tout ce qui va circuler, tout ce maillage intime relationnel qui va naître entre la mère et l'enfant. Et ça ne laisse pas un être humain indemne dans un sens... dans un autre. Et dans ce sens-là, ici, en fait, on a des connaissances quand même depuis déjà un grand nombre d'années sur toute cette vulnérabilité du petit dès le sein maternel. Et je dirais que le point, l'apogée, je dirais que c'est cet arrachement, cette séparation de naissance. Quel est le psychologue qui osera dire qu'une séparation de naissance ne vient pas toucher d'une façon quand même la plupart du temps, traumatique, le nouveau-né ? Donc, il va le marquer durablement à l'histoire. d'Olivia Morel en parle d'une façon extrêmement claire et donc oui c'est extrêmement préoccupant parce qu'on occulte une période de la vie de l'enfance un petit peu comme si on voulait exclure les racines d'un arbre. Les racines d'un arbre ça soutient l'arbre, c'est la force de l'arbre les racines et la période prénatale on ne la voit pas mais elle soutient tout l'être, elle soutient la personne et elle va permettre à la personne quant à travers vents et marées de la vie, je dirais, de se tenir debout dès lors que cette période a été, alors on est tous atteints de souffrance, on a tous des souffrances, il ne s'agit pas d'exclure les souffrances dans la vie, mais quand même d'induire des vulnérabilités chez le tout petit dès la période prénatale, c'est quelque chose qui est assez sidérant aujourd'hui avec toutes les connaissances que nous avons sur le psychisme et les méandres de l'âme humaine qui sont... très complexes mais qui commencent non pas à la naissance mais avant la naissance.
On reviendra sur ce sujet dans un instant, notamment avec Olivia Morel qui nous avait dit qu'elle n'était pas disponible, mais finalement si. Donc elle va nous rejoindre dans un instant, c'est un petit peu la bonne nouvelle qu'on a. Je me tourne vers vous à nouveau Laurence Trochu. Je parlais de cette promotion un petit peu douce de la GPA qui se réalise sur les plateaux de télévision, où on voit effectivement parfois des sortes d'animateurs qui vont aller demander à des personnes ayant utilisé la GPA. justement comment ça s'est passé, qu'est-ce que ça fait pour eux d'avoir un enfant et justement qu'ils vont banaliser ça. D'un autre côté, même quand on tape GPA sur internet, en fait on voit directement, alors qu'on est en France, des sites qui en font la promotion alors que c'est censé être un acte illégal. Comment ça se fait ?
ça c'est vraiment le grand scandale. Certains médias l'ont malgré tout dénoncé récemment, mais sur la base de ces scandales que j'ai pu moi-même constater, j'ai d'ailleurs fait un signalement sur la base de l'article 40 au procureur de la République pour demander la fermeture de certains de ces sites, qui ont des adresses en .fr, qui très clairement annoncent des correspondants français, permettant de répondre aux questions des principaux intéressés. Donc il y a bien un business de l'AGPA qui se déroule en France. Il ne faut pas oublier qu'il y a eu aussi, par le passé, le salon Désir d'enfants, qui se tenait même en plein cœur de Paris, dans le quartier des ministères. Donc il y a de fait ce business qui se développe, sans que les autorités compétentes ne réagissent. Donc j'ai voulu, je suis toujours dans l'attente, J'ai voulu, il y a maintenant deux mois, je crois que le délai est de trois mois, donc nous attendons encore, j'ai voulu faire ce signalement pour obtenir la fermeture de ces sites, ou en tout cas de leur réseau français. Mais il faut savoir que moi qui siège en commission Femmes et égalité des genres au Parlement européen, je suis très frappée de voir le silence de ces femmes qui sont soi-disant là pour défendre les intérêts de la femme. Madame a tout à l'heure expliqué ce qui se passe du côté de l'enfant et l'aberration presque scientifique que représente la GPA à mesure qu'on progresse sur les connaissances que nous avons de la psychologie d'un bébé avant même sa naissance, je suis très étonnée. 'entendre, ou plutôt de ne pas entendre justement les femmes défendre la situation de vulnérabilité des femmes qui finalement dans ce piège d'une GPA, qu'elle soit marchande ou éthique, de toute façon le principe est le même.
D'ailleurs le mot éthique qu'on pourrait tout à fait, enfin qu'on utilise par défaut quelque part, mais... qui serait largement à remettre en question. Je pense qu'on sera d'accord là-dessus. On vient de recevoir avec grand plaisir Olivia Morel qui finalement a pu se joindre à nous. Je rappelle que vous êtes membre de la déclaration de Casa, que vous êtes aussi l'autrice de Où es-tu, maman ? Et que vous-même êtes née d'une GPA, Olivia Morel. Vous êtes très engagée à ce sujet. En réalité, justement, je reviens un petit peu sur ma question initiale. Vous avez constaté, je pense comme nous, une sorte de nouvelle offensive pro-GPA. C'était un sujet qui était un petit peu passé sous le tapis. On avait eu quelques victoires au niveau européen. Pourquoi ce retour selon vous
Non, je ne pense pas qu'il y ait un retour en arrière, pas du tout. Je pense qu'aujourd'hui, on remet ça sur le tapis parce qu'il y a les élections présidentielles et que quelques personnalités publiques aiment se faire des clients. Ils ont besoin de quelques votes et de grappiller quelques votes parce qu'ils sont désespérés. Et je vais citer Gabriel Attal parce que c'est de lui dont on parle aujourd'hui. Donc il remet ça sur le tapis parce que lui aussi veut faire une gestation pour autrui. Il faut le dire et il l'a dit très clairement. Donc, je ne pense pas qu'il y ait un retour en arrière. Au contraire, on ne voit que du progrès aujourd'hui de notre côté, en notre faveur, pour l'abolition de la gestation pour autrui, au niveau européen, mais aussi au niveau de l'ONU. Au niveau de l'ONU, il y a eu un excellent rapport de la rapporteure spéciale contre la violence faite aux femmes et aux filles qui a dit que la GPA était une atrocité et devait être abolie. On voit au Chili... Ils sont en train de passer une loi contre la GPA. En Équator, c'est pareil. On a vu l'Italie. Donc bref, en Slovaquie, ça a été banni dans la Constitution. Donc voilà, je... Non, non, au contraire, moi, je vois le vent tourner vraiment en notre faveur. Et je suis extrêmement positive. Et il ne faut pas penser que c'est parce que... Un Gabriel Attal a décidé de remettre ça sur la table pour les élections de 2027, que tout est perdu, au bien au contraire.
Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui la GPA a une si mauvaise presse que ça auprès des Français ? Parce qu'on sait qu'en réalité, souvent par ignorance de ce qu'est vraiment le sujet, parfois il y a une sorte d'acquiescement latent, on va dire, à ce niveau-là.
Non, je pense qu'il y a vraiment une offensive contre la GPA de la part des Français. Je suis très, très lière. Je vois la tollée qui se prenne sur les réseaux sociaux. Je parle aux personnes, là je suis en ce moment à Bordeaux et je suis en train de rencontrer des gens sur le terrain. Je fais le tour du sud-ouest de la France et c'est magnifique. Donc j'ai la chance de discuter avec les Français sur le terrain. Il y a vraiment une offensive contre la gestation pour autrui aujourd'hui. Et ceux qui sont pour la GPA, en réalité c'est parce qu'ils ne sont pas au courant de ce que c'est. Donc aujourd'hui notre devoir c'est de faire des conférences, c'est de faire comprendre aux Français ce que c'est la vraie gestation pour autrui. contrairement à ce qui est montré dans nos médias aujourd'hui, qui est une propagande pro-GPA sur nos médias français, et je parle bien du service public aujourd'hui, et d'autres médias, d'autres grands médias. Donc voilà, on doit vraiment les avertir de la réalité de la gestation procédée, leur montrer le vrai côté, et ensuite, en fait, ils ouvrent les yeux et ils comprennent très vite. Mais on a de la chance en France encore.
Je reviens vers vous, Anne Choub, il y a quand même plusieurs pays qui ont légalisé la GPA. ou en tout cas qui reconnaissent même la parentalité dans la GPA. D'une certaine façon, qu'est-ce qu'on observe chez les enfants qui, effectivement, sont nés de la GPA ? Olivier Morel, vous êtes une de ces personnes, mais peut-être à un niveau plus macro, quelque part. Anne Chope, qu'est-ce qu'on observe ?
déjà par rapport à la Belgique, la Belgique n'a pas encore légalisé, la GPA est autorisée mais n'est pas légalisée, mais elle se pratique dans quatre cliniques ici en Belgique, donc en fait l'étranger vient en Belgique pour faire des GPA. Les histoires commencent à sortir au niveau de la GPA. Personnellement, j'ai énormément de situations de PMA, donc des procréations médicalement assistées, pas encore officiellement, si je puis dire, des situations de GPA. Je connais très bien Olivia et je connais bien son histoire. Je trouve qu'elle est largement suffisante et représentative, à mon avis, d'une série d'autres histoires qui n'osent pas encore sortir. Parce qu'en effet, les jeunes sont ligotés quelque part par un conflit de loyauté. C'est-à-dire que c'est très difficile de remettre en question les conditions de sa propre naissance. C'est presque d'abord pour un enfant, il y a des émissions. Donc en fait, ce qu'on essaie aussi de faire croire au public, c'est que les enfants vont très bien. Il y a des émissions qui passent et qui font... par l'histoire à l'eau de rose, alors il y a peut-être des très belles histoires, je ne dément pas cela, mais quand même, les enfants sont à l'âge de l'adaptation, c'est-à-dire qu'en fait un nouveau-né qui est séparé, qui est arraché de sa mère de naissance, il va naturellement recréer, à moins qu'il soit atteint d'une pathologie, je dirais presque psychiatrique, dès le début de sa vie, il va se laisser mourir. Mais, ou tout simplement, une dépression de nouveau-né, ça existe. Françoise D'Auto le disait, les enfants qu'on sépare de leur mère de naissance peuvent être atteints de dépression. Donc, ces enfants, finalement, vont tout faire. Il y a cet élan, cette pulsion de vie qui est là et qui va, ces enfants vont recréer un nouvel attachement. Et le gros problème, c'est lorsqu'on filme des enfants. voire même des jeunes adolescents, ils ne peuvent pas remettre en question leur mode de naissance. C'est tout à fait impossible parce que ce serait accuser leur pilier de vie. Ce serait se retourner contre ceux qui sont leur sécurité, qui sont devenus leur nouvelle sécurité dans la vie. Donc je trouve que c'est soi-disant, d'ailleurs je ne peux absolument pas parler d'études, pour moi il ne s'agit pas d'études, ça épate la galerie si je puis dire, c'est pour faire croire qu'en fait tout va bien. Alors qu'en fait, en dessous de cela, je ne serais pas étonnée de découvrir pourquoi dans des naissances naturelles, des situations que j'observe depuis 25 ans et qui ont touché le temps de la grossesse ou la naissance, telles que certainement la séparation de naissance, mais avant la naissance, il y a aussi tous les problèmes de filiation. On sait que combien des enfants qui sont nés sous X ou des enfants qui sont issus d'un déni de grossesse, on sait ce que cela produit. Et il y a des très, très grandes souffrances qui vont être observées à ce moment-là. Sans parler même
de la souffrance pour la mère elle-même, qui évidemment, on le sait, on l'imagine, ça peut être très difficile effectivement d'abandonner son enfant. Alors c'est un autre
pan, c'est un pan extrêmement important, parce qu'on parle de psychologie, la psychologie touche autant la femme, donc la mère porteuse bien sûr que les enfants. Et pour la mère porteuse, en fait, on lui enjoint... Elle est devant cette injonction de ne pas s'attacher, ce qui est non seulement une aberration, mais j'ai presque envie de dire, et je me permets, Olivia, d'utiliser un terme que vous utilisez, c'est-à-dire d'une monstruosité. Je ne me permettrai pas, mais vous l'utilisez, vous êtes légitime pour le faire, étant donné qu'en effet, cette séparation, enjoindre une femme, qui va, dès la grossesse, elle va être inondée d'hormones d'attachement. Et on lui demande de ne pas s'attacher. Donc c'est une injonction tout à fait contre nature et qui va atteindre évidemment profondément le fœtus, étant donné que lui, c'est un capteur de relations. Nous ne donnons pas des êtres de relations à la naissance. C'est Catherine Dolto qui le dit et elle dit à la naissance, si ma mère est bien là, je suis bien moi. Ce qui veut dire qu'en fait l'enfant, il a sa conscience de... comment dire, d'être vivant à partir de ce lien avec sa mère. Donc on ne peut pas, vous parliez de GPA éthique, c'est un oxymore, c'est comme dire une douce violence. Quel que soit le type de GPA, qu'elle soit consentante, qu'elle soit rémunérée, non rémunérée, qu'elle soit chouchoutée, j'ai envie de dire, quelles que soient les conditions d'une GPA, on ne pourra jamais dire que c'est une GPA éthique.
Laurence, trop chou un petit peu aussi avec cette question. C'est qu'il y a un argument qui vient très très régulièrement quand même pour défendre la GPA. C'est le même qu'on utilise d'ailleurs pour la loi sur la fin de vie. C'est qu'en réalité, ça n'enlève aucun droit à personne. Et finalement, cet argument-là, on l'entend depuis 25 ans, à chaque nouvelle loi sociétale. Qu'est-ce qu'on répond à ça ?
crois qu'Anne Schaub vient de faire la réponse la plus argumentée qui soit, puisque de fait, elle vient de nous montrer tout ce que cela enlevait à l'enfant lui-même et à la femme également. Et encore une fois, à mesure que nous connaissons les méandres de la psychologie et de l'enfant et de la mère, nous comprenons à quel point il y a une contradiction scientifique dans le processus de GPA de part et d'autre. Ce qui est terrible, c'est qu'aujourd'hui, l'offensive est lancée essentiellement sur la GPA éthique. Parce que je pense que beaucoup de reportages ont eu lieu qui ont montré la réalité de la GPA marchande dans ce qu'on peut appeler les usines à bébés dans différents pays, où très clairement, il est difficile quand même de soutenir que la femme fait ça. de manière consentie, sans pression, que c'est un choix complètement altruiste, parce que, bien évidemment, et pour le coup, c'est même Jean-Luc Mélenchon qui le dit, montrez-moi une situation où une femme n'aurait pas un besoin financier pour proposer ses services de mère porteuse. Et Jean-Luc
Mélenchon qui avait cette phrase, qui est sans doute la meilleure que j'ai jamais entendue sur la GPA, qui est « Je serai pour la GPA le jour où une femme riche loura. » Son ventre est une femme pauvre.
Exactement. Mais l'offensive, elle est sur la GPA dite éthique. Alors l'expression est affreuse parce qu'elle n'est d'ailleurs pas vraie. Parce qu'autour d'une conception par GPA, il y a... un tas de prestataires de services. Il y a des services juridiques, il y a des services médicaux, paramédicaux, et tous ces intermédiaires-là, évidemment, sont rémunérés, ils ne travaillent pas gratuitement. Donc il y a malgré tout, même si la femme elle-même n'est pas directement rémunérée, des prestataires qui, eux, font partie de ce cercle de business. Et puis il faut aussi dire que même lorsque la femme n'est pas censée être rémunérée, elle touche des compensations pour les frais qu'elle doit... Et ces compensations, ces défraiements sont parfois gonflés précisément pour cacher une rémunération. Donc l'offensive, nous, nous devons la mener là, et c'est ce que je fais au Parlement européen pour dénoncer cette GPA soi-disant éthique. Alors c'est vrai que j'ai pu obtenir, suite à la publication du rapport de la rapportrice spéciale de l'ONU, dont Olivia Morel, parler, que se tienne au Parlement européen un débat sur la question de la gestation pour autrui, débat que la gauche a tenté de fuir, mais qui s'est malgré tout tenu et qui nous a permis à nous députés. des conservateurs et réformistes européens, de prendre justement, on va dire, le leadership sur cette question. Et puis chaque session, nous organisons des événements pour faire connaître la réalité de la GPA. Et puis nous avons une pétition également que nous avons lancée pour justement obtenir l'abolition. universelle de la GPA, interdiction-gpa.fr, parce qu'il faut absolument travailler. D'une part à cette prise de conscience et d'autre part à obtenir cette abolition avant que nos adversaires n'obtiennent la légalisation de la GPA. Pour ne pas être en réaction, mais pour prendre vraiment les devants.
Vous ouvrez aussi ça sur un problème un petit peu plus global. Une question que je vais vous poser à vous, Olivia Morel, c'est que la GPA, c'est un problème mondial dans le sens où, évidemment, à partir du moment où certains pays légalisent la GPA, certains parents pourront... trouver un moyen d'acheter des enfants dans ces pays-là. D'une certaine façon, un argument qui est largement utilisé pour défendre la GPA, c'est l'idée que faire des enfants nés de la GPA et justement utiliser le fait que c'est un phénomène qui existe pour finalement le légaliser. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Oui, en ce moment, je voudrais juste revenir très vite fait parce que j'ai reçu un message d'une enfant née par gestation pour truie. Moi, je me suis constitué un petit groupe d'enfants nés par GPA sur WhatsApp et j'ai reçu un message hier et je voulais juste vous en faire part parce que tout à l'heure, on a parlé de GPA éthique, on a parlé d'enfants, on a parlé de ce que ça fait à l'enfant. Mais dans n'importe quel GPA, c'est l'enfant qui subit les conséquences, la femme aussi, mais l'enfant également parce qu'il a arraché à sa mère. Et j'ai reçu un message d'une enfant née par gestation pour truie. qui m'a dit comment allez-vous tous j'ai le fait qu'une amie de longue date me déclenche vraiment des blessures d'abandon m'a beaucoup remué aujourd'hui donc évidemment j'ai pensé à vous tous c'est vraiment difficile pour moi de savoir quand je dois faire attention à garder dans ma vie les personnes qui réveillent ses sentiments quand je dois plutôt travailler sur mes propres blessures ou s'il existe un juste milieu entre les deux est ce que d'autres vous d'entre vous se reconnaissent là dedans donc ça montre vraiment que même et cette fille elle a 38 ans donc cette blessure de l'abandon elle est à chaque fois dans un n'importe quel GPA, éthique ou non éthique. Je voulais juste faire ce point-là, ce message m'a vraiment troublée hier. J'ai eu du mal à y répondre, je vous avoue, et ça m'a fait énormément de peine. Sur le fait qu'aujourd'hui on dit que ça existe, donc on doit le légaliser, c'est un... Pour les enfants.
Pardon ? Pour les enfants, c'est ce qu'il est toujours dit.
Pour les enfants, non. Parce que, regardez, l'Italie a passé une magnifique loi. Aujourd'hui, un Italien ne peut pas aller à l'étranger et revenir avec un enfant. Et ensuite, ça s'est fait parce qu'on le fait, ils ont fait cette loi pour prévenir, évidemment, que les Italiens ne puissent pas faire une GPA et se disent « Ah mince, je ne vais peut-être pas aller à l'étranger faire un enfant pour revenir avec et potentiellement me prendre un million d'euros d'amende et deux ans d'emprisonnement ». Donc je pense qu'il faut agir comme ça. Et puis en fait, après, traiter au cas par cas et j'en ai parlé avec la ministre de la justice belge d'abord il n'y a pas si longtemps que ça je lui dis que quand on a des enfants qui reviennent comme ça il faut traiter vraiment au cas par cas et faire passer absolument les parents commanditaires par le processus de l'adoption. Parce qu'en fait, la GPA contourne l'adoption. Aujourd'hui, n'importe qui peut s'acheter un enfant. Il n'y a pas de garde-fous pour protéger les enfants. Il n'y a pas si longtemps que ça. Le premier couple homosexuel qui a eu recours à la GPA en Angleterre aujourd'hui sont traduit devant la justice pour des faits de viol et de trafic d'êtres humains. Donc c'est bien montrer qu'il faut protéger les enfants de la GPA et le seul moyen de le faire aujourd'hui, c'est de l'interdire, c'est-à-dire d'interdire les Français d'aller à l'étranger de revenir avec un enfant, de l'interdire évidemment universellement, mais aussi que si on voit des enfants revenir dans notre pays, il faut que les parents soient vraiment mis à travers le processus de l'adoption et que ça soit fait en bonne et due forme.
Olivier Morel, Laurence Trochu, Anne Chaub, vous restez avec nous. Simplement, juste avant, il y aura la chronique d'Arthur de Vatrigan qui va venir pendant quelques minutes. On vous retrouvera jusqu'à 8h15. Je rappelle également à nos auditeurs que vous pouvez écouter toutes ces radios courtoisies en podcast. Arthur de Vatrigan, est-ce que vous êtes bien avec nous ? Ligne à droite,
nous avons la visite. Le face
à face. Et pour ce face-à-face, nous restons donc avec Arthur de Vatrigan, mais nous retrouvons aussi Anne Schaub, Laurence Trochu et Olivia Morel. Nous parlions donc de la GPA. Il y a un point qui est assez intéressant dans ce que vous disiez avant la longue chronique d'Arthur de Vatrigan, Olivia Morel, c'est justement qu'il y a une idée de contourner l'adoption. Et ça c'est quelque chose qui est assez étonnant avec la GPA, même qu'on peut retrouver d'autres manières. Pourquoi est-ce qu'il y a une telle crainte de l'adoption en France ? Comment vous l'expliquez justement ? Anne Schaub, pour répondre à ça directement, comment ça se fait que l'adoption soit si peu plébiscitée
posez la question à Olivia ?
Non, à vous Anne Schaub.
Écoutez, en effet, je pense qu'en Belgique, il y a de tels mouvements qui apparaissent aussi. Et en fait, je pense que c'est… Je ne sais pas si c'est vraiment lié, Olivia pourra peut-être compléter, mais il se fait qu'il y a eu pas mal d'histoires qui sont montées à la lumière, des histoires d'adoption d'il y a une vingtaine, trentaine d'années et qui ont été en fait… qui faisaient l'objet de trafic d'enfants. Alors, est-ce que c'est l'occasion justement de… d'empêcher, enfin maintenant, d'empêcher, je crois qu'il y a dans les régions enversoises ou dans le pays flamand, où on va diminuer ou même empêcher certains centres de procéder à des adoptions. Alors, est-ce que c'est pour justement augmenter et faciliter les GPA ? Je suis bien normale de vous répondre. étant donné que ça reste malgré tout une solution également pour des couples qui sont véritablement infertiles et c'est une réponse au désir d'enfant, mais qui respecte. Je dirais que l'adoption, c'est un accident de vie. Ce sont des aléas de vie qui font qu'une mère se voit obligée de confier son enfant à l'adoption, voire quelquefois c'est dans un mouvement d'abandon. très clair, et on sait que cela laisse des blessures. Mais je dirais qu'à l'adolescence, un enfant qui va à un moment donné, parce que c'est le réveil des mémoires, l'adolescence aussi, c'est toute la connexion avec son identité qui peut émerger à ce moment-là. L'enfant ne va pas pouvoir en vouloir. Il ne va pas en vouloir à ses parents par rapport à son propre moment d'abandon. C'est-à-dire qu'au contraire, les parents ont cherché à compenser, à réparer une blessure de naissance, alors qu'en fait, dans la GPA, elle est programmée, elle est induite. Et donc, ça reste bien sûr une réponse qu'il faut absolument favoriser et qu'il faut, je dirais, peut-être faciliter pour empêcher cette grande facilité, en effet, de la GPA qui contourne. Alors qu'en fait, les adoptions, c'est quand même très compliqué. Ce n'est pas simple. Ceux qui font un parcours d'adoption, c'est extrêmement compliqué. s'obtient presque d'un claquement de doigts. On dit qu'il y a des comités d'éthique, de psychologie, mais ce sont des... Enfin, je veux dire que ce n'est pas possible que ce soit sérieux parce qu'on voit des situations, je connais des situations complètement hallucinantes où des GPA ont passé alors qu'en fait, sur le plan psychologique, ce ne serait pas spécialement indiqué. Voilà.
Olivier Morel.
Non, je pense que oui. En tout cas, le problème aujourd'hui, c'est que l'adoption est devenue tellement compliquée, tellement longue, tellement fastidieuse, tellement intrusive. Alors oui, c'est pour protéger les enfants et c'est tant mieux. Mais c'est devenu tellement compliqué qu'aujourd'hui, les gens se tournent vers la GPA pour faciliter.
En fait, ce qui est impressionnant, c'est que c'est plus simple de réaliser un acte illégal et coûteux qu'est la GPA plutôt que de réaliser un parcours d'adoption.
Absolument, c'est beaucoup plus facile de partir à l'étranger, au Mexique, se procurer une mère porteuse et même peut-être se la procurer à distance depuis la France, envoyer ses gamètes au Mexique et puis s'obtenir un enfant, aller le chercher quand il est prêt. Bien plus simple et ça prend moins de temps. Et bon, oui, ça coûte un petit billet, mais ça coûtera toujours moins cher que de passer dix ans sur les bancs à attendre un enfant.
On voit aujourd'hui toutes ces situations d'adoption qui ont été parfaitement illégales et qui ont fait partie d'un trafic d'enfants, mais comment peut-on qualifier autrement que la GPA qui est en un trafic d'enfants ? Et donc, faut-il attendre encore 50 ans pour que ça vienne au jour et qu'on réalise ce que ça a représenté ? Et justement, si c'est plus facile, parce que ça se paye très cher, ce qui met en évidence tous les intermédiaires qui sont... qui en tire profit. Probablement bien plus qu'une adoption.
Justement, c'est un point sur lequel je voulais vous interpeller, Laurence Trochu, vous me faites une transition parfaite, Anne Jobe, merci. C'est que, finalement, c'est quelque chose sur lequel vous avez travaillé aussi au niveau européen. Il y a un marché. de la GPA, il y a un vrai business, c'est le terme, où en réalité, pour le coup, évidemment, on achète des enfants. Je ne sais plus laquelle d'entre vous évoquait également, même dans le cadre d'une GPA pseudo-éthique, cette idée sur laquelle, effectivement, il y a aussi des services juridiques, il y a aussi plein d'intermédiaires qui font partie de ce petit écosystème. Mais finalement, on se retrouve avec aussi des intérêts financiers derrière.
c'est un business qui prospère sur la vulnérabilité des femmes, ça c'est certain. Encore une fois, elles le font parce qu'elles ont un intérêt financier à le faire. Et puis, vous voyez, c'est aussi un état d'esprit. Le mot « désir » revient très fréquemment dans le langage de ceux qui promeuvent la GPA, le « désir d'enfant », le salon « désir d'enfant ». Il faut vraiment comprendre que l'état d'esprit de la GPA, c'est se procurer un enfant. Là où l'adoption, à l'inverse, c'est donner des parents à un enfant qui n'en a pas. Et donc cet état d'esprit, évidemment, n'est absolument pas le même. On a très clairement vu toutes les tentatives pour contourner... on va dire les garde-fous, il y a en France la retranscription à l'état civil des enfants nés de GPA à l'étranger, donc très clairement ça facilite justement et voire même ça encourage parce que les... passeurs de commandes savent que quand ils reviendront, l'État civil français leur facilitera les choses. Il y a le certificat européen de parentalité qui est dans cette même logique. Donc évidemment que les choses sont faites pour que la GPA soit contournée. Et c'est là la grande hypocrisie. ça appelle évidemment de notre côté une énorme mobilisation, parce que vous voyez bien que finalement le vert est dans le fruit. Et ça, il faut le dire, il faut l'expliquer, pour que justement les Français puissent élever la voix, et notamment à l'approche des élections, en faire aussi un critère de choix des candidats.
D'ailleurs, j'en profite comme ça aussi pour inviter nos auditeurs, s'ils ont envie de faire le test, à taper GPA Europe sur Internet. Ils verront tout de suite toutes sortes d'offres qui viendront. C'est assez abominable de voir ça de manière aussi étalée. Le rostrochus, simplement, ça représente combien, justement, tous ces intérêts financiers ? Est-ce qu'on parle de quelques personnes par-ci, par-là ? Ou alors, est-ce qu'on parle vraiment de... de milliards d'euros
je pense qu'il y a des projections qui ont été faites dans le rapport de l'ONU, justement, de Mme Riemam Salem. Elle fait des projections pour voir ce que donnera le développement du business de la GPA. Ça se compte évidemment en centaines de millions d'euros d'ici 2030. milliards d'euros, exactement.
200 milliards d'euros en 2033. Exactement.
Et donc, il y a bien sûr des intérêts qui font que le combat est difficile à mener aussi, dès lors qu'il y a des intérêts financiers derrière, et encore une fois, des intérêts qui... qui prospèrent et qui se développent, qui sont l'exploitation d'une misère. Et pour moi, le mot qui caractérise le mieux la GPA, c'est l'esclavage. C'est un esclavage moderne. Et là encore, c'est assez intéressant de voir comment se répartissent les forces politiques concernant la question de la GPA. En fait, tous ceux qui se rangent dans la catégorie, en tout cas à l'échelle européenne, des libéraux, considèrent que finalement, c'est un... c'est un marché comme un autre, et ils articulent leur justification autour de la notion de consentement, qu'on trouve de plus en plus, la définition du viol par consentement, la GPA par consentement, bientôt on aura peut-être l'inceste à partir du moment où l'enfant est consentant, donc il se joue quelque chose autour de la notion de consentement, et dès lors que la femme est consentante, allons-y, et finalement il n'y a pas d'autre. considération pour regarder la GPA.
Il nous reste deux minutes. Je voudrais poser une dernière question peut-être à Olivia Morel. En réalité, tout ce qu'on vient d'exposer, ce n'est pas quelque chose non plus qu'on vient de réinventer, c'est quelque chose qui se sait, les conséquences justement de la GPA sur tout le monde. On a l'impression que finalement, les parents qui réalisent une GPA, on ne peut pas imaginer qu'ils soient inconscients. Donc est-ce que c'est des sortes de monstres d'égoïsme selon vous ? Comment vous expliquez justement qu'en sachant, en ayant au moins une idée de tout ça, des GPA soient quand même réalisés ?
Je pense que le marché de la gestation pour autrui, ce monstre de 200 milliards de dollars en 2033, utilise le désir et le désespoir des parents d'intention comme des proies. Je ne prends pas du doigt les personnes qui sont en désir et en mal d'enfants. Je peux comprendre mes propres parents qui, fut un temps, ont voulu un enfant et ont eu ce désir incroyable d'avoir des enfants, d'avoir un enfant et m'ont eu. Mais voilà, je le dis toujours, moi, je ne lutte pas contre des gens. Je lutte contre des gouvernements, je lutte contre un système, je lutte contre un marché. Mais je ne pense pas qu'il faut pointer du doigt des parents commanditaires et les traiter d'absolument de narcissiques à tout prix. Ça serait mal vu de notre part. Par contre, j'en veux, par exemple, encore une fois, je reparle de Gabriel Attal, mais quand je vois qu'il veut légiférer pour la gestation pour autrui, pour ses propres intérêts, et là, oui, c'est un propre intérêt narcissique, et plus les intérêts de la société, je suis un petit peu énervée.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous toutes les trois, Laurence Trochu, Anne Chaub, Olivia Morel, d'avoir justement intervenu à ce sujet et d'avoir rappelé toutes ces choses cruciales. Et on vous dit à très bientôt ici sur Ligne Droite.
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