Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
cœur de notre chère Alsace, je voudrais vous remercier d'être là pour nous dire combien l'Alsace nous tient à cœur, comme elle nous tient à cœur à nous. En tout cas, vous le savez, nous sommes sur la bonne voie et nous comptons sur vous, sur votre soutien, pour arriver à faire passer la loi au Sénat, chers collègues sénateurs, après l'Assemblée nationale. Un immense merci aussi à celui qui va nous rejoindre dans un instant. Il y a, paraît-il, quelques petits soucis de TER. Voilà. Eh bien, c'est le cas de Gabriel Attal aussi. Voilà, je pense qu'on va demander également la compétence ferroviaire, et puis on va espérer que ça se passera mieux. En tout cas, je voudrais d'ores et déjà remercier Gabriel Attal, qui va nous rejoindre dans une dizaine de minutes, dès que le TE arrivera, et qui a tenu à faire le déplacement pour être ici, en plein cœur d'Alsace, avec nous ce soir. Mais je suis déjà bien entourée, comme vous le voyez. Je voudrais remercier mes collègues parlementaires, les députés Charles Zitzenstuhl, Françoise Buffet, Hubert Haute. Et c'est grâce à vous, c'est grâce à ce formidable travail d'équipe que nous avons mené ensemble, que nous avons réussi à faire passer cette loi à l'Assemblée nationale. Merci à chacune et à chacun d'entre vous. Merci à tous les élus qui sont présents, qui sont là autour de nous, conseillers régionaux, conseillers d'Alsace, maires, adjoints maires, conseillers municipaux. Et merci surtout à celui qui nous accueille ce soir, Eric Stroman, le maire de Colmar. Merci cher Eric. Et merci à Frédéric Berry, président de la collectivité européenne d'Alsace, de nous avoir rejoints. Merci enfin à nos sénateurs, Laurence Muller-Bronne, Marc Senet, qui nous ont rejoints. Et un peu plus tard, nous devrions avoir également Ludovico qui vient parmi nous, parce que, chers collègues sénateurs, nous avons à présent besoin de vous pour franchir l'étape cruciale du Sénat. Chers amis, chères Alsaciennes, chers Alsaciens. Sans vous, je vous le dis, sans la détermination qui est la vôtre, sans votre mobilisation, ce projet qui semblait, il y a encore deux mois, quasiment impossible, n'aurait jamais avancé. Aujourd'hui, oui, nous sommes en bonne voie. pour faire reconnaître nos particularités alsaciennes, pour faire reconnaître une organisation institutionnelle qui est à l'image de l'Alsace, qui nous ressemble. Vive la future région Alsace ! Je donne sans plus attendre la parole à Éric Stromann, maire de Colmar, qui se bat depuis toujours pour l'Alsace. Merci à toi, cher Éric. A toi la parole.
Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue à Colmar. Le microclimat fonctionne bien, pas de pluie prévue, au moins jusqu'à 21h. Et on nous a demandé de meubler un petit peu. Alors c'est vrai que le train était en retard. Pour une fois, la région n'y est pour rien. Apparemment, il y a des gens qui se promènent sur les voies. Bon, c'est des choses qui arrivent. En tout cas, merci d'être présents aussi nombreux. Nous sommes ici devant le... Devant le Coifus. Que veut dire Coifus ? En Seine-Douagne. Alors Coifus en Alsacien, parce que c'est de l'Alsacien, c'est pas de l'Allemand. Coifus, voilà, c'est un grand magasin en quelque sorte. Alors je ne vais pas refaire toute l'histoire de l'Alsace devant le Coifus, mais vous rappelez que ce bâtiment a été construit en 1480. C'est le plus ancien bâtiment civil de la ville. Et la salle à l'étage accueille autrefois les réunions des députés de la... Décapol, qui est une grande institution, c'était une fédération de 10 villes alsaciennes, de 10 villes impériales, qui a existé entre 1354 et 1679. En fait, c'est la première forme de constitution administrative de l'Alsace. Aujourd'hui, on dirait que c'est un syndicat intercommunal qui a duré 325 ans. avec une solidarité militaire, mais aussi financière, qui a contribué à la prospérité de toutes ces villes. Vous pouvez aussi distinguer... Alors je suis là, je fais un petit peu un cours d'histoire, mais qu'est-ce qu'on voit là, sur ma gauche, au-dessus de la porte ? Voilà, c'est à l'aigle à deux têtes. Alors on a quelques touristes qui traversent ici et disent « Est-ce que ça date de la période nazie ? » Non, effectivement, c'est l'aigle impérial. Voilà, on n'est pas tout à fait dans le sujet. C'est le Saint-Empire germanique. Alors il faut quand même rappeler à nos visiteurs que ce Saint-Empire s'est étendu de la mer du Nord à la Méditerranée. Et qu'il y avait par exemple la Corse qui faisait partie de ce Saint-Empire. Ce bâtiment donc illustre l'histoire singulière de l'Alsace, mais aussi la lente et parfois difficile construction de l'Europe. Entre nous, quand je vois des maires décrocher le drapeau européen de la façade de leur mairie, je trouve qu'à titre personnel, on est vraiment en train de reculer. Notre continent est en paix depuis plus de 80 ans. Je crois que ça doit le rester. Les bruits de bottes qu'on entend à l'est du continent, derrière l'Oural, nous rappellent que rien n'est gagné dans ce domaine. Évidemment, le texte qui a été adopté à l'Assemblée nationale sous l'impulsion de la députée colmarienne Brigitte Linkert, on peut l'applaudir, et ancienne ministre, le dernier ministre colmarien, c'était lors de la Révolution, donc on a dû attendre quelques siècles pour avoir ministre à Colmar. Ce texte vient réparer une injustice que beaucoup d'Alsaciens ont profondément ressentie. Et je crois que tous les élus ici, et moi qui étais parlementaire en 2015, nous savions tous au fond de nous que cette évolution s'inscrivait dans le sens de l'histoire. Mais mon expérience parlementaire aussi me disait que ça va être compliqué. Il n'est pas évident de réunir une majorité autour de ce texte. On avait peur qu'il y ait une mobilisation contre. D'ailleurs, le soir même, on inaugurait l'exposition Schoen Goer au Louvre. Alors je dis à Brigitte, viens pour 20 heures. D'ailleurs, entre nous, l'exposition rencontre un grand succès. L'art rénant intéresse les Parisiens et les visiteurs du monde entier. Elle m'a dit que c'est probablement 20h30 parce que mon texte va certainement être rejeté dans la motion préalable. Elle était pessimiste comme je pouvais l'être aussi. La motion est rejetée et donc le texte est discuté. Alors on a tous serré les fesses. Il y avait quand même du monde pendant deux jours dans l'hémicycle parce que ce type de texte ne mobilise que les gens qui sont intéressés. Il y avait quand même plus d'une centaine de députés, ce qui est beaucoup. Et je me suis dit, vous savez, on mobilise plus contre que pour. Et le texte est passé quand même avec une belle majorité. C'était totalement... inespérée. Et on se dit, je crois qu'on a vécu un moment historique. Alors j'entends aussi certains nous dire, les Alsaciens, vous n'êtes plus des Français, vous avez des aigles sur vos façades, des maisons à colombage. Je veux juste rappeler ici, il y a l'attachement de la France à notre patrie. Cette loi de 2015, loi socialiste, qui a fait disparaître les contours institutionnels de l'Alsace, va rester gravée dans nos mémoires comme une décision injuste, on l'a dit, profondément irrespectueuse à l'égard des Alsaciens, que ce soit de l'identité, de l'histoire, des contours géographiques et même sur la dimension économique. Rien n'est encore gagné, on le sait. Et nous devons rester pleinement mobilisés pour que ce texte poursuive sa marche vers une adoption définitive. Alors il y a une échéance majeure qui se profile en 2027 avec les élections présidentielles. Bien sûr, on souhaiterait que l'adoption se fasse avant 2027. Enfin, il peut y avoir des aléas d'ici, d'ici là. Et il ne faut surtout pas laisser d'autres parler à notre place. C'est un sujet qui concerne les Alsaciens, qui concerne aussi les grands démocrates, les grands républicains. Alors, le contour de l'élection présidentielle qui risque de faire perdre le pays tout entier. Voilà, donc il faut vraiment partir unis. Alors je sais pas comment, j'ai pas la recette. Mais j'espère qu'on sera suffisamment intelligents aux droits, à la droite et au centre pour atteindre cet objectif. L'Alsace a toujours été une terre d'équilibre, de dialogue et d'engagement européen. Puissons dans cette histoire la force de construire l'avenir avec lucidité, détermination et confiance. Vive l'Alsace ! Vive la France ! Vive l'Europe ! Et vive la paix aussi en Europe. Merci à vous. Vive Colmar. Il paraît que j'en fais trop sur Colmar. Il paraît que ça vexe les Barinois quand j'en parle trop de Colmar. On ne veut pas vous piquer la capitale. Mais ce soir, la capitale de l'Alsace, c'est bien entendu Colmar. Merci à vous.
Merci, merci, cher Eric, pour tes mots, pour tes mots forts et engagés. C'est vrai que tu incarnes depuis longtemps ce combat que nous menons pour l'Alsace et ta présence à nouveau ce soir en est la meilleure des preuves. Je souhaite maintenant passer la parole à Frédéric Biry. président de la collectivité européenne d'Alsace. Cher Frédéric, c'est ensemble que nous avons bataillé pour créer la collectivité européenne d'Alsace. Première étape, nous l'avions dit déjà à l'époque, vers une collectivité unique d'Alsace. Après de longs mois d'échanges à l'époque avec le gouvernement, nous avons réussi à l'obtenir en 2019. Et c'est la raison, cher Frédéric, c'est la raison pour laquelle je sais que nous avons... Tu incarnes cette continuité, tu incarnes cette détermination qui nous ont toujours animés. A toi la parole, cher Frédéric.
Merci. Merci beaucoup, chère Brigitte. m'associe, bien sûr. Aux salutations que tu as eues, ainsi que je suis très heureux d'être sur scène avec toute cette équipe d'élus qui s'investit au quotidien pour ce projet. J'associe bien sûr à mes propos tous les conseillers d'Alsace qui sont dans l'assistance et que je remercie aussi parce que ce soutien-là, Brigitte, l'ensemble de la majorité est là, présente au quotidien sur ce combat que nous portons tous ensemble. Mais si nous sommes ici sur scène collectivement, c'est d'abord grâce à vous, parce que vous avez été sur le sujet, toujours en soutien, un soutien indéfectible pour ce projet Alsace. Quand on a fait la consultation et que plus de 150 000 Alsaciens se sont exprimés en disant à 92% qui veulent le retour d'une région Alsace. On a donné légitimité démocratique à ce combat. On est le seul territoire national qui a eu autant de personnes qui se sont rendues aux urnes pour défendre un projet de territoire. Et c'est cette volonté-là collective que vous incarnez et qui reste une volonté intacte puisque tous les sondages qui se sont ensuite passés ont tous rappelé la même ambition, plus de 80% des Alsaciens. qui veulent le retour d'une région Alsace. Et à un moment où il y a une volonté démocratique aussi forte, comment notre pays ne pourrait-il pas entendre cette expression ? C'est bien évidemment à travers un engagement territorial que nous pouvons obtenir les choses, mais si sans engagement... au niveau national, sans texte de loi qui va avec, ce ne serait pas possible. Et je voudrais te remercier, chère Brigitte et tous les collègues députés de la séance, parce que bien évidemment ne pas parler, ne pas pouvoir communiquer et ne pas pouvoir même envoyer un SMS pendant ce moment de débat où j'aurais bien aimé être avec mes collègues pour bien évidemment répondre aux critiques qui ont pu être formulées. C'était compliqué que le texte soit examiné au Parlement. Vous avez réussi à relever, chère Brigitte, avec l'ensemble des collègues, ce défi. Moi, je voudrais vraiment vous remercier. Je voudrais qu'on les applaudisse encore parce que c'était vraiment extrêmement important. Et que ce texte puisse être présenté de manière aussi transpartisane et accompagné par plusieurs mouvements politiques, je pense que c'est aussi quelque chose de très précieux. Et dans ce moment particulier que nous avons vécu à l'Assemblée, ça n'aurait pas été possible non plus sans l'engagement de Gabriel Attal. Et je tiens à le remercier pour cet engagement-là. Il m'avait dit au mois de novembre dernier, on trouvera une niche, on se battra pour cette... Sa volonté a été déterminante pour que le texte soit validé. Alors maintenant, on est dans une étape, une deuxième étape très importante. Je suis heureux que madame la sénatrice, monsieur le sénateur, vous soyez là aussi ce soir, parce que maintenant, c'est au Sénat qu'il appartient de valider, de porter aussi ce texte. La difficulté aujourd'hui, c'est d'obtenir que ce texte soit présenté le plus rapidement possible, parce qu'on est quand même dans des délais courts. Et si on veut que cette loi puisse être applicable pour le renouvellement des futures échéances départementales et régionales prévues en 2028, on n'a pas le temps d'attendre. Il faut se battre et obtenir rapidement ce texte de loi. Il y a quelques minutes avant de vous rejoindre, j'avais un échange encore avec Françoise Gattel, qui est ministre de l'aménagement du territoire. Il y aura une étude d'impact qui va être faite par rapport à ce projet, volont voulu par le gouvernement. J'ai dit qu'on répondrait bien évidemment à cette étude d'impact parce qu'on peut démontrer aujourd'hui que... à la fois l'Alsace serait gagnante à redevenir une région à part entière, mais que nous pourrions être un laboratoire de la décentralisation. Nos concitoyens attendent depuis longtemps qu'on réduise le millefeuille institutionnel. A travers ce projet de collectivité unique, on réduirait ce millefeuille. Vous savez, en créant la collectivité européenne d'Alsace, en fusionnant nos deux conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, on a réduit les dépenses administratives de 12 millions par an. Et bien si nous pouvions aujourd'hui faire une... Région Alsace, collectivité unique. Et Jean-Philippe Atzenhofer, ici présent, a fait une étude sur le sujet. C'est 100 millions d'économies par an que nous pourrions faire. Et 100 millions, c'est des moyens pour l'action publique, pour mieux servir nos concitoyens, pour être dans une politique qui a plus de sens, une politique efficace, plus proche, plus simple, plus compréhensible pour nos concitoyens. Qui sait aujourd'hui la différence entre les compétences d'un département et d'une région ? La plupart des gens, j'étais encore dans un lycée, le lycée Freppel à Aubernay il y a quelques jours, avec des jeunes terminales, je me suis rendu compte qu'ils ne connaissent pas le fonctionnement de notre démocratie, des institutions et des collectivités a fortiori. Et bien là, à travers cette collectivité unique, ce serait beaucoup plus simple. Un seul dossier. Et quand je vois par exemple qu'aujourd'hui on supprime à Tannes, Madame la première adjointe de Tannes que j'ai vue près d'ici, on supprime des formations d'infirmières. qu'on sait. en faisant ce travail à la collectivité européenne d'Alsace sur le vieillissement, qu'on va avoir besoin de plus de 7000 professionnels pour faire face au doublement des personnes de plus de 85 ans dans les 10 ans à venir, c'est pas le moment de supprimer des formations professionnelles. Eh bien, si nous avions une seule collectivité qui pense à la fois aux besoins et qui peut anticiper la formation professionnelle, j'ai des anciens spécialistes de la formation professionnelle en face de moi, je peux vous assurer qu'on améliorerait aussi encore l'efficacité de l'action publique. Aujourd'hui, on a un vrai défi, un défi pour l'Alsace, mais aussi un défi pour que l'Alsace puisse de nouveau être un laboratoire de la décentralisation. Sur le ferroviaire, souvenez-vous du travail ici du BRNL qui a été déterminant. On a été les premiers à expérimenter, à la fois, je vois Justin Vogel qui est au pin du chef. On a été les premiers à expérimenter, bien évidemment, le ferroviaire à l'échelle régionale. On a expérimenté aussi les fonds européens. L'Alsace a toujours été précurseur. Elle pourrait le redevenir et ça pourrait servir d'exemple à notre pays. On pourrait donner un nouveau souffle aussi démocratique parce qu'on a bien besoin d'un souffle démocratique. C'est aujourd'hui ce que vous voulez, ce que vous exprimez. En étant très nombreux ce soir, vous montrez cet attachement-là. Donc on est là pour tous ensemble réussir à relever ce défi, faire revenir l'Alsace pour qu'elle redevienne une région florissante avec un nouveau souffle démocratique. Merci de votre écoute.
Voilà, merci, cher Frédéric, pour ces paroles qui sont fortes et aussi pour ton engagement, on le sait, sans faille pour notre Alsace. À mon tour de vous adresser un petit mot, chères Alsaciennes, chers Alsaciens, chers collègues. Vous le savez, le combat de l'Alsace, et je le dis avec émotion, c'est le combat de ma vie. Je vous avais promis d'aller jusqu'au bout. Eh bien, nous irons jusqu'au bout. Je l'ai fait. C'est ce que j'ai fait en 2017, souvenez-vous, lorsque j'étais présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et que nous avions porté avec Frédéric le combat de cette collectivité européenne d'Alsace que nous avons réussi à créer et qui existe aujourd'hui. C'est ce que j'ai fait en 2021 lorsque je me suis présentée, souvenez-vous, aux élections régionales, cher Justin. C'était dans un contexte difficile, mais je l'ai fait. Je l'ai fait pour porter la voix de l'Alsace et je l'ai fait pour porter le projet d'une nouvelle région d'Alsace. Et puis c'est ce que j'ai fait aussi. On me le reprochait quelques fois à Paris. C'est ce que j'ai fait lorsque j'étais au gouvernement de 2020 à 2022, lorsque j'étais ministre. Et vous le savez, je continue de le faire depuis 2022, lorsque j'étais élue députée. Alors oui, chers collègues, chers amis, le 8 avril dernier, nous avons remporté une bataille décisive, une bataille décisive, mesdames, messieurs, à l'Assemblée nationale. Vous êtes là, nous aussi, merci. On est là, on est là. Et je voudrais vous dire, on est là, on est là tous ensemble. Et c'est une équipe, je tiens à le redire, qui a permis de faire voter cette loi le 8 avril dernier. Je voudrais vraiment encore vous remercier toutes et tous, chère Françoise, chère Hubert et chère Charles. Sans vous, sans ce travail d'équipe et sans le travail déterminant de Gabriel Attal, que je tiens à remercier et que je remercierai tout à l'heure. On n'en serait jamais là, il faut bien le savoir. C'est un grand pas, un pas de géant que nous avons fait le 8 avril dernier pour l'Alsace, un pas historique. Mais maintenant, ça n'est pas tout à fait terminé. Et nous serons là à vos côtés, chers amis sénateurs. Il va falloir transformer cet essai au Sénat. Mais nous serons à vos côtés, chère Laurence et chère Marc. Vous pouvez compter sur nous. En tout cas, je vous le promets, mesdames, messieurs. Je continuerai de me battre jusqu'à ce que nous voulons aller de l'avant avec une collectivité Alsace qui soit efficace, qui soit utile, qui soit à votre service. Vous le savez bien, notre projet, le projet alsacien, n'est pas un projet identitaire et ça n'est pas non plus, je tiens à le dire, un gadget politique. C'est un vrai projet pour notre territoire alsacien, un projet de liberté. pour l'Alsace, un projet de reconnaissance pour notre singularité et un projet de simplification pour notre République. Je sais que, et vous le savez aussi, que Gabriel Attal veut déparisianiser la France. Et il a bien raison. Il veut simplifier l'organisation territoriale de la France et rapprocher les services des concitoyens. C'est bien cela que nous voulons faire avec la région Alsace. C'est le but. de cette région Alsace. Et pour cause, vous le savez concrètement, avec une nouvelle région Alsace, eh bien nos collèges et nos lycées seront gérés par une seule et même collectivité, ce qui va permettre, cher monsieur Hatsunoffer, de faire des économies d'échelle. de faire davantage d'investissements. Et aussi, si nous avons à la fois la charge des collèges et des lycées, nous pourrons développer le bilinguisme, non seulement derrière les collèges, mais aussi dans les lycées. Et puis, ça nous tient à cœur, le bilinguisme. Et puis concrètement, avec une nouvelle région Alsace, nous mettrons en lien les entreprises du territoire et les demandeurs d'emploi. Concrètement aussi, et je m'adresse à tous les amateurs de foot qui sont là, tous les sportifs, vous n'aurez plus de 10 heures de trajet à faire tous les week-ends pour participer à des matchs. Et nous accueillons maintenant notre ami Gabriel Attal. Merci Gabriel pour ta présence. Eh bien, tu tombes juste bien, cher Gabriel. Cher Gabriel, nous avons dit tout à l'heure, tous ensemble, qu'on est là et on est tous là. Voilà. Oui, oui, si, tu le connais, tu l'as déjà rencontré. Mais oui, mais bien sûr. Mesdames, Messieurs, je voudrais... dire avec vous toutes et vous tous à Gabriel un grand merci pour sa présence ici ce soir à Colmar. Merci, cher Gabriel, pour ton engagement. Tu n'es pas venu en simple soutien de l'Alsace, tu es venu en ami de l'Alsace et cela nous touche énormément, cela nous va droit au cœur. Nous l'avons tous dit. Ton action a été déterminante pour inscrire notre proposition de loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, mais aussi pour faire voter ce texte qui répond aux aspirations profondes des Alsaciennes et des Alsaciens. Et le 8 avril dernier, grâce à ton aide, grâce à ton soutien et grâce à notre travail d'équipe, chers collègues, nous avons réussi à faire voter cette loi à l'Assemblée nationale. Merci à toi. Cette création... d'une nouvelle région Alsace que nous avons portée à l'Assemblée nationale, eh bien ce vote-là du 8 avril, nous te le devons. Alors chers amis, chers amis, un grand merci à toi Gabriel. Mesdames, Messieurs, je ne sais pas si vous le savez, sinon je vous l'apprends, il a des racines alsaciennes et il va certainement nous le dire. Il a compris, lui, notre désir d'Alsace. Il a compris nos spécificités. Il a compris aussi notre besoin de simplification, notre besoin de reconnaissance de l'histoire particulière qui est la nôtre. Avec nous, il en a fait son combat. à l'Assemblée nationale, mais pas seulement parce qu'il nous a dit qu'il ira jusqu'au bout. Et ce soir, l'Alsace, avec vous toutes et vous tous, lui dit merci. Et à présent, je lui donne la parole. Gabriel, à toi.
Merci beaucoup. Bonsoir à tous. D'abord, je vous prie d'excuser mon retard. Le TER qui m'emmenait de Strasbourg jusqu'à Colmar a eu une heure de retard. Et donc, malheureusement, je n'ai pas pu être là au début de la réunion. Je suis très heureux d'être avec vous ce soir. Merci, chère Brigitte, d'avoir pris l'initiative de ce rassemblement, Toi qui te bats, à l'Assemblée nationale, avec vigueur, évidemment, pour défendre les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi pour défendre l'Alsace. aux côtés évidemment de Charles, de Françoise, d'Hubert, que je salue et qui sont ici ce soir. Merci monsieur le maire, cher Eric, de m'accueillir à nouveau à Colmar. Je crois que c'est la troisième fois que je viens à Colmar depuis que j'ai quitté Matignon à l'été 2024 et je suis très heureux d'être à nouveau ici dans cette si belle ville. Merci monsieur le président, cher Frédéric, toi aussi qui te bats, et on en a parlé ensemble encore quand je suis venu te voir il y a quelques mois, qui te bats évidemment pour les Alsaciennes. pour les Alsaciens et pour donner encore plus de force à la collectivité que tu présides aujourd'hui et je salue l'ensemble des élus qui sont présents ici. Ce rassemblement, il a quelque chose d'historique parce qu'il y a évidemment ici et parmi vous des personnes qui ont des sensibilités, des convictions politiques différentes. sur les questions nationales notamment, parfois très différentes. Des personnes donc qui ne pensent pas la même chose sur beaucoup de sujets au niveau national, mais qui finalement ici, ce soir à Colmar, se retrouvent unis. Unis pour l'Alsace, unis pour les Alsaciens, unis pour ce territoire, unis pour son histoire et unis pour la force de ce territoire dans la République française. Merci à tous d'être là ce soir et de faire vivre ce moment. Ce moment, il est particulier parce que nous sommes à un moment de vérité. Ça fait 10 ans, 10 ans que des femmes, des hommes se battent pour réparer ce qui est une erreur et une injustice. Quand il a été décidé en 2015, au mépris de toute consultation et concertation des élus locaux, des Alsaciennes et des Alsaciens, de diluer l'Alsace dans une région Grand Est. On se souvient de cette réforme de 2015, avec ce sentiment qui avait été donné finalement que la France... serait une forme de tétris géant dans lequel on pourrait empiler des collectivités les unes avec les autres. Mais les collectivités locales, nos provinces, nos terroirs ne sont pas des légos qu'on empile les uns avec les autres. Et de la même manière... Et de la même manière qu'à l'époque la Corse n'a pas été fondue dans une région Grand Sud, que la Bretagne n'a pas été fondue dans une région Grand Ouest, il n'y avait pas de justification à ce que l'Alsace soit fondue dans une région Grand Est. Ça fait 10 ans que des femmes, des hommes, des élus ne cessent de le dire et de le répéter. me suis toujours engagé dans les fonctions qui étaient les miennes pour la valorisation de nos identités locales. Je l'ai fait en tant que ministre de l'éducation nationale en renforçant les moyens pour que les langues régionales puissent être enseignées dans l'école publique. C'est une richesse évidemment pour nos jeunes, pour l'avenir de notre pays. Je l'ai fait... Je l'ai fait à Matignon aussi en faisant avancer le dossier de la Corse pour reconnaître aussi un certain nombre de particularismes. Et j'avais en tant que Premier ministre pris l'initiative de réunir à Matignon les parlementaires alsaciens de la majorité pour avancer sur le dossier de l'Alsace. En quelques mois, on n'avait pas tout à fait réussi à convaincre l'Elysée qu'il fallait avancer de manière décisive sur ce sujet. Et puis il y a eu la dissolution. Et on s'est dit avec Brigitte, avec Charles, avec Françoise, Hubert, Olivier notamment, qu'il fallait qu'on prenne l'initiative d'avancer dans une assemblée qui était pourtant extraordinairement morcelée. Beaucoup nous ont dit que ce n'était pas possible. Beaucoup nous ont dit qu'on n'y arriverait pas, il n'y avait plus de majorité et donc on n'arriverait pas à convaincre une majorité de voter à l'Assemblée nationale pour le retour de la région Alsace. Et pourtant on s'y est mis, on s'est battu, Brigitte a pris son bâton de pèlerin, elle est allée voir tous les députés les uns après les autres et on a eu ce vote absolument historique qui a concrétisé, qui a permis de concrétiser par un vote à l'Assemblée nationale le retour de la région Alsace. Mais évidemment le chemin n'est pas terminé. Le chemin n'est pas terminé et si on veut concrétiser définitivement cette avancée historique, il va falloir maintenant que le texte soit définitivement adopté par le Parlement. Et le message qui nous rassemble ce soir ici à Colmar, c'est évidemment d'appeler le gouvernement à inscrire au plus vite ce texte au Sénat pour que le Parlement puisse définitivement adopter cette réforme. Ne pas inscrire le texte finalement c'est refuser que le Sénat et que le Parlement se prononcent définitivement. Il doit y avoir un moment de vérité au Sénat de la même manière qu'il y a eu un moment de vérité à l'Assemblée nationale. On ne cesse de le dire à l'exécutif, on continue à passer des messages en ce sens mais chacune, chacun par notre mobilisation ce soir, par la mobilisation au quotidien, on va pouvoir faire avancer ce dossier. Je veux terminer en disant que pour moi il n'est pas ici question d'une quelconque décision ou réforme contre qui que ce soit. C'est pas contre la région Grand Est. C'est pas contre d'autres territoires. C'est tout simplement pour l'Alsace. Et c'est pour la République. Je le dis ici aussi, puisque qu'est-ce qu'on n'a pas entendu quand on a défendu ce texte à l'Assemblée nationale ? On a été accusé de vouloir affaiblir la République. Mais ce qui affaiblit la République, c'est précisément de prendre des décisions administratives tombées d'en haut depuis Paris sans se préoccuper de ce qu'attendent les élus locaux et les habitants des différents territoires. C'est ça qui affaiblit la République. Au contraire. Ce texte, il vient renforcer la République parce que notre conviction et notre vision de la République, c'est une République riche de la diversité de ses territoires qui ont des histoires particulières, des paysages particuliers, une culture particulière. Plus on met en valeur et on respecte l'identité de nos territoires, plus la République se renforce parce que plus les Français font confiance à leurs institutions et c'est de ça qu'il est question aujourd'hui. Merci d'être là ce soir. Comptez sur nous pour continuer à nous mobiliser et ne rien lâcher dans les mois qui viennent pour faire aboutir ce texte. Vive l'Alsace, vive la République et vive la France. Merci à tous. Alors Brigitte me confie la responsabilité d'annoncer la bonne nouvelle de la soirée, c'est qu'il y a un pot qui est organisé, auquel vous êtes tous conviés, qui est où ? A l'étage, voilà là-haut il y a des gens qui font coucou. Rendez-vous à l'étage pour boire un verre de l'amitié tous ensemble et continuer le combat. Merci à tous.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.