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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
J'ai bien écouté que vous disiez que Mme Vogel, Mme Narassillen et moi-même n'avons jamais été maires, c'est vrai. Pour ma part, je n'ai jamais célébré de mariage. Mais qu'un ministre d'Etat vienne dire qu'en nous stigmatisant, comme nous prenons la parole sur cette question et comme nous n'avons pas célébré de mariage, nous aurions finalement pas notre mot à dire, ou en tout cas à moins d'égalité que celles et ceux qui se sont exprimés et qui ont déjà été maires. Je le dis sincèrement, ici nous légiférons tous à égalité, nous sommes toutes et tous élus à égalité. Et je comprends que pour ma part, par exemple, j'ai été 10 ans au SMIC. Et je comprends que beaucoup d'entre vous ne parlent pas du salaire et du SMIC parce qu'ils ne l'ont pas vécu. Voyez, jamais je n'oserai le dire. Je vous remercie de ce ministre.
proposition vise à encadrer juridiquement le mariage des personnes séjournant irrégulièrement sur notre territoire. Pour le dire plus simplement, cette proposition vise à ce que le mariage ne soit autorisé qu'aux personnes séjournant de manière régulière sur notre territoire.
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, mes chers collègues. Je dois vous avouer quelque chose, assez sincèrement. J'ai hésité à venir ce matin. Vraiment. Je suis un peu attristé. Attendez, je n'ai coupé personne. Essayons de nous écouter, voire un peu sidérer. Et je dois vous avouer que j'ai un peu honte collectivement. Je suis arrivé il y a 8 ans ici, et je le pense sincèrement, je pense qu'il y a 8 ans, nous n'aurions pas eu ce genre de débat ici. Je pense, en vérité, je vous le dis, je pense que... La question n'est pas le mariage entre un Français et une Française et un étranger et une étrangère en situation irrégulière. Je pense que c'est tout autre chose. Je pense que vous avez peur. Et vous nourrissez un fantasme, des illusions, parce que nous sommes dans un mouvement mondial où l'extrême droite est en train de ratisser partout, dans une alliance avec le grand capital, et que, ici... Laissez-moi parler, et je ne pense pas qu'il y a un hasard du calendrier, quand on fait d'affilée Mayotte remise en cause du droit du sol. le 51e fois sur l'excuse de minorité et la justice des mineurs, la laïcité dans le sport, restreindre l'AME ou encore bientôt le débat sur restreindre les prestations sociales, je pense que vous donnez à chaque fois le point à l'extrême droite. Et je vous le dis, chers collègues, je pense que vous vous ferez avaler. Parce qu'ils ne vous reconnaîtront pas en réalité ce que vous essayez de porter, ils le reconnaîtront à l'extrême droite. Mais si la seule question était est-ce que vous allez vous faire avaler ou pas par Marine Le Pen, je pourrais dire que ce n'est pas mon débat. Mais je pense que nous allons tous nous faire avaler. Et ça c'est un problème. Écoutez bien. On sait quand arrive l'extrême droite au pouvoir, on ne sait jamais quand elle part en réalité et comment elle laisse l'état de la République. Pardon de vous le dire, mais l'amour, on parle d'amour. Il y a deux choses dont on... Vous pourrez faire toutes les lois d'interdiction, restreindre. Il y a deux choses que vous ne pourrez jamais enfermer. La liberté de penser et la liberté d'aimer. C'est ça la question. Et vous ne restreindrez pas ça avec un tampon administratif. Enfin, je vous dis une chose puisque ça a l'air de... Vous ne croyez pas que les gens puissent se marier par amour. Alors revenons aux faits. Nourrissons pas les fantasmes. Nourrissons pas un bouc émissaire. Les faits, les mariages blancs sont interdits. D'accord ? Et nous pouvons saisir le procureur, monsieur le ministre l'a dit, ou le maire demander une enquête administrative. Mais sérieusement, vous faites une proposition de loi comme si c'était un problème ? qui dont, j'ai entendu l'auteur de la proposition de loi, les gens viennent l'interpeller. Je le dis sincèrement, personne ne m'a jamais parlé de cette question. Mais oui, mais monsieur le ministre, vous n'avez donné aucun chiffre dans votre intervention. Ici, écoutez, on se bat sur les faits, on n'est pas sur un plateau télévision de désinformation à la CNews. Écoutons les faits, donnez-nous les chiffres. Est-ce que c'est par dizaines, centaines, milliers ou dizaines de milliers ? Donnez-nous un chiffre. Enfin, la dernière chose, nourrissons pas un fantasme. Un homme ou une femme qui se marient avec une personne en situation irrégulière n'ouvre pas automatiquement le fait d'avoir un titre de séjour. D'accord ? Ça n'ouvre pas automatiquement le fait d'avoir un titre de séjour. Donc la question est ailleurs. Et je vous dis, chers collègues, je pense que sincèrement, c'est trop. Et si nous continuons sur cette pente et à ne pas s'occuper des véritables problèmes, la question du réchauffement climatique, la question sociale... Vous vous ferez avaler, mais pire, nous avalerons tous. Et dans trois ans, nous serons confrontés à un autre problème. Et là, vous porterez une responsabilité parce que vous avez ouvert une fenêtre d'Overton et permis que ces idées prennent place dans la société, mais aussi dans cet hémicycle. Voilà. Et
pas de leçon de morale. Je ne vous ai pas ressorti les propos de Georges Marchais sur les étrangers, sur leur main d'oeuvre, sur le territoire national. Le lien entre capitalisme et immigration a déjà été dénoncé par le Parti communiste depuis très longtemps. Je m'étonne d'ailleurs que le Parti communiste qui évoquait le mariage comme un statut de petit bourgeois soit désormais devenu le pourfendeur de cette question ici. Mais c'est évidemment pour faire sourire l'auditoire, y compris vous-même, monsieur Gué. Je parle devant la chambre des représentants des collectivités locales et il n'y a aucune attaque personnelle, malgré ce que vous avez pu faire tout à l'heure à la tribune, évoquant le fait que je puisse regarder ce qui n'est pas soucieux à la fois de l'état de droit et de la constitution. Mais les trois premiers orateurs du groupe NUPES n'ont jamais été maires. Ceux qui ont pris la parole, c'est étonnant de la part des groupes de la gauche, ce n'est pas un maire. Ce n'est pas un maire, monsieur le parlementaire, vous avez évidemment toute légitimité à vous exprimer, mais je constate qu'aucun de vous trois n'a été en responsabilité de maire, comme nous l'avons été ici, je crois, à certains nombres, y compris, me semble-t-il, dans certains groupes de gauche qui ont le bon sens, me semble-t-il, de considérer que quand on est maire, on est pragmatique et on est en face de situations... Inacceptable. Et vous savez, quand on est maire, on voit aussi, vous qui portent protégés les plus faibles, et vous avez bien raison, on voit aussi des personnes qui ne peuvent pas... dire leur consentement libre et éclairé. L'officier d'état civil, l'agent municipal, comme le maire, voit bien qu'il y a une difficulté dans ce consentement libre et éclairé et qu'il essaie de demander au procureur de la République des moyens d'aider ces personnes pour qu'effectivement le mariage ne soit pas un passe-droit. Donc je pense que c'est assez révélateur que ceux qui se sont exprimés contre cette proposition de loi n'aient jamais été officier d'état civil. Ou d'ailleurs je veux dire à madame Narassiguin que justement vous dites le maire n'est pas un juge mais le procureur de la République n'est pas un juge. Et le maire agit au nom du procureur de la République en tant qu'officier d'état civil. D'ailleurs si le maire porte une écharpe bleu blanc rouge, ce n'est pas parce qu'il est élu local, c'est parce qu'il est représentant de l'État, officier d'état civil et représentant du préfet. Et donc bien sûr, comme le procureur de la République, il est la continuité de l'État. Il est aussi un agent de l'État, le maire. C'est ce qui fait sa différence fondamentale avec les autres élus qui n'ont pas le droit de porter l'écharpe bleu blanc rouge avec le bleu au début de son épaule. Bon, nous avons
un débat gauche-droite. Gauche-droite ? Non mais... Et assumer, ce n'est pas grave. On est ici dans un Parlement pour débattre, échanger autour des idées, des faits. Je vous repose d'ailleurs la question, monsieur le ministre, et j'espère que vous pourrez apporter cette réponse pour qu'on ait un fait, de combien de cas parlons-nous ? De combien ? Parce qu'on m'a dit ici, quand je suis arrivé au Sénat, on légifère sur l'essentiel et donc sur la majorité des cas. Donc, je repose la question sur plusieurs dizaines, centaines de milliers de mariages chaque année, de combien de cas parlons-nous ? La deuxième question, je réponds à ce domini, moi je fais exact, j'essaie, et parfois il m'arrive de m'emporter, mais de faire attention aux mots. Oui, je n'ai pas dit que vous étiez d'extrême droite. Je dis que vous courez après l'extrême droite. C'est le réel. Mais vous pourrez relire, vous pourrez réécouter l'ensemble de mes propos. Et je sais qu'on est dans un moment d'inversion des valeurs. Les défenseurs, la liberté d'expression le sont pour porter leur racisme. Mais en réalité, monsieur Demili... Moi, je ne fais pas partie d'un gouvernement qui, aujourd'hui, ne tient que par, en réalité, la laisse de Mme Le Pen. C'est ça le réel. Et vous pourrez dire que c'est la gauche qui fait monter le racisme, c'est y compris nous qui sommes en bataille face aux idées du Front National et les idées racistes. Et celles et ceux qui passent le plat, ce sont vous. Enfin, la dernière chose, je vous le dis, M. le ministre, J'ai bien écouté que vous disiez que Mme Vogel, Mme Narassien et moi-même n'avons jamais été maires, c'est vrai. Pour ma part, je n'ai jamais célébré de mariage. Mais qu'un ministre d'Etat vienne dire qu'en nous stigmatisant, comme nous prenons la parole sur cette question et comme nous n'avons pas célébré de mariage, nous aurions finalement pas notre mot à dire, ou en tout cas, à moins d'égalité que celles et ceux qui se sont exprimés et qui ont déjà été maires. Je le dis sincèrement. Ici, nous légiférons tous à égalité. Nous sommes toutes et tous élus à égalité. Et je comprends que pour ma part, par exemple, j'ai été 10 ans au SMIC. Et je comprends que beaucoup d'entre vous ne parlent pas du salaire et du SMIC parce qu'ils ne l'ont pas vécu. Voyez ? Jamais je n'oserai le dire. Merci mon cher collègue.
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